
L'entrée du Palais des Patrices (aile du gouvernement communal)
Les velsniens eux mêmes sont très peu friands des termes comme "changement", "instabilité", "imprévisible"... Le gouvernement communal actuel, mené par un camp conservateur déterminé à conservé un système sans trop céder de terrain, est particulièrement alerte au sujet de toute dynamique de ce genre. Or, les visiteurs du jours correspondaient trait pour trait à ces qualificatifs, selon leurs hôtes en tout cas. L'Empire de Karty n'était pas particulièrement perçu négativement en soi par les autorités locales: les deux gouvernements ne partageaient pas grand chose, si ce n'est une ambassade. De plus, ce pays était peut-être trop loin de la Manche Blanche pour présenter à lui un intérêt géopolitique majeur. Mais les rumeurs ont tendance à enfler sur la scène internationale, et se retrouvait à la table de gens qui à l'origine, n'étaient pas concernés par ces dernières. Il ne fait pas de secret pour quiconque en Eurysie, que Karty avait une diplomatie des plus erratiques et imprévisibles...ou tout du moins, c'était ce que la majorité pensaient. Parce que pour les membres du gouvernement velsnien, et certains des sénateurs les plus au fait de la question, la politique de Karty consistait simplement à suivre le mouvement du pendule de la grande politique eurysienne, en s'associant à des organisations dont ils esperaient qu'elles renforcent sa propre position.

La galerie dorée (exemple de baroque velsnien)
Dans l'une des annexes du Palais des Patrices, siège du pouvoir législatif et executif de la cité, la Maîtresse du Grand Commerce Cavali, secondée par deux greffiers sénatoriaux et un sénateur, était déjà installée. Des petites salles de réunions aux décorations baroques, le bâtiment en comptait des dizaines. Ce devait être une réunion de routine, et ne constituait pas une justification à des parades extraordinaires dans les rues de Velsna. L'entrée de la délégation étrangère se fit par celle réservée au membres du Conseil communal, et on accompagna les représentants du pays leucytalien avec une simple escorte, laquelle était menée par un membre du Sénat qui au passage, prit la peine de leur présenter quelques unes des nombreuses toiles classiques au travers des longs couloirs du palais. Certes, le décorum était un délice pour des yeux sensibles au style baroque, mais malgré cette richesse apparente, la visite était des plus simples, surtout compte tenu du fait qu'il s'agissait là de la 4ème puissance mondiale. Il y eu juste un rappel protocolaire pour les visiteurs:
- Tous les velsniens ayant le rang de sénateur doivent être nommés "Exellence" et être saluer par un légère révérence.
- Il y avait stricte interdiction d'entrer dans l'aile du bâtiment réservée au Patrice, le chef de l’exécutif, ainsi que dans la partie du bâtiment abritant l'hémicycle du Sénat.
- Les visiteurs seraient accompagnés d'un sénateur dans leurs déplacements au sein du bâtiment.
- La Maîtresse du Grand Commerce devait être nommée "Excellence" ou "Maître Cavali".
Finalement, les deux délégations se rencontrèrent dans cette petite salle de réunion annexe, et fut toute en politesse. Tout en saluant ses homologues, la quarantenaire n’attendit guère avant d'un geste de main, d'indiquer aux invités de s'installer:
- Excellences. C'est un véritable plaisir de faire votre connaissance. Installez vous je vous prie.
La membre du gouvernement montra l'exemple en s’affalant dans sa chaise de velours, avant de reprendre.
Pour être honnête, nous ne nous attendions pas à une telle visite. Non pas que nous n’apprécions pas votre compagnie, mais beaucoup pensent ici que nos deux pays évoluent dans des contextes différents qui ne rendent pas nécessaire une telle interaction. Je vous rassure: le conférence de Velcal n'engageait nullement ses participants à signer le texte final, même si nous avons été laissés perplexes devant les raisons que vous aviez évoqué à ne pas aller jusqu'au bout du processus.
Nonobstant, je vais vous laisser exposer les raisons de votre visite. Ne le prenez pas mal, mais votre courrier était des plus flous sur ce sujet. Vous évoquiez des accords. Lesquels sont-ce donc ?