29/03/2016
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[Lermandie-Sterus] Une rencontre de dernière chance?

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Lieu: Palais Présidentiel, Bradis, République de Lermandie
date: 20/11/2015

Alors que les relations entre la République de Lermandie et la Fédération de Sterus étaient en pleine croissance sous l'impulsion du Président Michel Duval et de l'ancien Consul Bondamet, les relations entre les deux pays se sont drastiquement refroidie avec la prise de fonction du Consul Pandoro.

En effet, alors que le gouvernement de la République de Lermandie cherchait à réconcilier la rivalité entre la Grande République de Westalia, l'allié historique de la République Lermandie, et la Fédération de Sterus pour éviter un blocage au sein du Conseil de Sécurité et de Coopération de l'ASEA, le gouvernement lermandien fut abasourdit sur un manque de volonté de la part du gouvernement sterusien de Pandoro de montrer des preuves concrètes officielles sur les raisons de cette crise. Cette situation, montrant à nos responsables politique une certaine incompétences du gouvernement de Pandoro sur les relations internationales semble être le point de départ du dégradation profonde entre nos deux pays. D'autant plus que notre gouvernement à bien compris la volonté du Consul Pandoro de quitter l'ASEA sous n'importe quel prétexte.

Et cette relation a atteint une méfiance de la part de notre gouvernement fut tel qu'une goûte d'eau fit déborder le vase ce qui provoqua la fin théorique de l'Accord BEPAL-Lermandie / ANTS-Stérus le 01/01/2016 prochain par décret. Mais heureusement que le gouvernement Miller ai pris des précautions depuis quelques mois en cherchant des partenaires internationaux.

Par conséquent, les dégâts collatéraux de cette dégradation des relations provoquèrent des dégâts collatéraux tels que l'impossibilité des employés de BEPAL de travailler sur les plateformes pétrolères de l'ANTS.

C'est pourquoi, aujourd'hui le 20/11/2015, une rencontre diplomatique aura lieu au Palais Présidentiel à Bradis dans le but de tenter de résoudre cette crise et par conséquent déterminera les relations futures entre la République de Lermandie et la Fédération de Sterus.
Le Président Michel Duval, ayant épuisé ses émotions suite au comportement inacceptable de son homologue sterusien, est d'une humeur...

Sceptique et résigné.

Néanmoins, en tant que Président de la République de Lermandie, le Président se doit de se montrer forte ferme. Mais, bien qu'il sache que ce n'est pas dans l'intérêt de la Lermandie d'être en conflit avec la Fédération de Sterus, il ne se laisserait pas insulté par cet insolent de consul de pacotille. Après tout, c'est à cause du Consul Pandoro qui a saboté leurs relations lermando-sterusienne bâtit entre le Président Duval et l'ancien Consul Bondamet.
C'est pourquoi il attend devais la porte d'entrée principale de sa résidence de fonction habillée chaudement à cause des première neige de l'hiver 2015-2016 près à rencontrer en face-à-face le Consul Pandoro dans le but de lui serrer la main (et laissez les journalistes prendre quelques photos) pour garder les apparences, ainsi que de rencontrer les autres membres de la délégation diplomatique sterusienne. Espérons que les joies des fêtes de Noël portera chance à la Lermandie

En pendant ce temps, dans la salle de réunion situer dans l'Aile Sud du palais Présidentiel, le Ministre de l’Économie Ferrano n'est pas vraiment d'humeur à plaisanter. En effet, la Premiere Ministre Élisabeth Miller lui a strictement interdit d'apporter son fusil personnel, un FSA-49 (mais non-chargé), dans le Palais Présidentiel. L'argument du Ministre Ferrano est que le Consul Pandoro ne considère que les personnes ayant de très forts caractères. Et la vice-Présidente de BEPAL, Daphne Renoix, présente dans la salle de réunion, subissa des caprices de ce ministre sans bronché.

Bref, le convoi de la délégation sterusienne arrive dans la cour en gravier du Palais Présidentiel devant la porte d'entrée ...

Note:
- Lien de l’article de presse concerné
- Lien sur l'état des relation avec la Fédération de Sterus
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Ce matin-là, Pandoro savait qu’une journée très, très longue allait commencer. C’était le jour de sa visite d’État à Bradis, en Lermandie. Une visite de courtoisie ? Non… C’était une visite placée sous le signe de la froideur, des tensions et d’un mal de crâne persistant. Car oui, la plus grande antagoniste de Pandoro serait présente : Miranda Céprus. Pandoro aurait largement préféré se retrouver seul face à Duval, car selon lui, les hommes d’État ne sont que des pantins.Pandoro était un homme très particulier, évoluant avec une vision du monde particulièrement virilisée. Il se considérait presque comme l’empereur de la fédération. Prêt à toutes les manigances politiques pour rester au pouvoir, il n’hésitait pas à trahir, parfois, son propre camp. Pour cette raison, il n’était en rien impressionné par des hommes politiques qu’il considérait comme faibles, tels que M. Duval ou de vieux messieurs comme Hardenbor. Pour lui, le fait que certains États se liguent contre Stérus pour tenter de contrer ses idées était la preuve qu’ils étaient incapables d’agir seuls. Tandis que, selon lui, Stérus faisait figure d’exception en n’hésitant pas à se marginaliser pour garantir son intégrité.

Mais la vision de la politique de Miranda Céprus était bien différente. Miranda était une véritable Lermandophile. Elle était tombée amoureuse de ce pays lorsqu’elle avait décidé d’y développer ses affaires commerciales. Bien que l’ANTS soit implantée à l’international dans de nombreux pays, la Lermandie était le second marché le plus important pour l’entreprise. Miranda avait d’ailleurs investi en Lermandie : elle y possédait des biens, avait fait construire des immeubles qu’elle louait à ses employés, etc. La Westalia ? Pour Miranda, c’était un État comme un autre.Son désintérêt pour la politique diplomatique la rendait totalement imperméable aux petites disputes interétatiques.

La priorité de Miranda n’était certainement pas de suivre la politique de Pandoro. Son unique priorité était les affaires : développer son industrie. Alors, les fois où elle s’était ouvertement moquée de Pandoro étaient nombreuses. Cette femme était la personne la plus puissante du pays, au point que même le consul ne pouvait prétendre avoir autant de poids politique qu’elle. Très appréciée, elle employait énormément de monde et, surtout, elle était extrêmement riche.Ainsi, alors qu’il prenait son petit déjeuner en peignoir au palais, Pandoro tentait de trouver, au fin fond de son être, la force de rester zen et de ne pas céder à la tentation de trouver un prétexte pour faire enfermer cette femme. Car Cristobal Pandoro et Miranda Céprus se connaissaient en réalité depuis de nombreuses décennies. En vérité, ils faisaient presque partie de la même famille : l’oncle de Pandoro était marié depuis plus de quarante ans avec la tante de Miranda. Bien qu’ayant grandi dans des États différents, ils avaient partagé de nombreux repas de famille et, surtout, ils avaient été scolarisés dans le même lycée.

Depuis toujours, une haine viscérale les opposait. Ils ne pouvaient se supporter longtemps dans la même pièce.

Un majordome arriva pour servir un jus de fruit au consul.

"Dites-moi, Arius, parmi toutes les personnes avec qui vous travaillez, il doit bien y en avoir que vous ne supportez pas ?"

Le majordome, circonspect, hésita avant de répondre, puis se redressa, droit comme un piquet.

" Majesté, je ne dirais pas que certaines personnes m’insupportent, mais il est vrai que certains caractères sont plus difficiles à apprécier que d’autres."

"Et comment faites-vous pour travailler avec eux au quotidien ?" ajouta le consul.

"Eh bien, je n’ai pas le choix, c’est mon travail. Je ne suis pas payé pour apprécier ni pour détester, alors je fais ce pourquoi je suis ici."

"Et vous les côtoyez souvent, ceux que vous détestez ?"

Le majordome hésita à nouveau quelques instants, reprit en main les éléments nécessaires à son départ, regarda le consul et dit :

" Je leur sers à boire chaque matin, Monsieur."

Puis il se tourna et se dirigea vers les cuisines.

Pandoro s’en alla dans son vestibule pour choisir un costume. Toujours d’un air fatigué et dédaigneux, il n’avait absolument aucune envie de participer à cette rencontre. Il se posta devant le miroir et s’entraîna à dire bonjour avec un sourire de façade. Mais malgré ses multiples essais, rien n’y faisait. Son visage restait fermé, incapable de feindre la moindre amabilité.Soudain, un tambour retentit dans la cour. Miranda arrivait. Il prit une grande inspiration et sortit de sa chambre.Chaque pas qu’il faisait en direction de l’entrée, chaque centimètre carré du mur qu’il parcourait du regard durant sa longue marche, ne faisait que raviver ses regrets. Celui d’avoir laissé Bondamet choisir la Lermandie pour implanter le fief international de l’ANTS. Il aimait Bondamet, mais sérieusement ? Était-il un si piètre visionnaire pour choisir un État avec lequel les tensions étaient devenues si vives ?

Il ne l’avait pas encore vue, mais il était presque certain d’entendre déjà le bruit de son chewing-gum mâché bruyamment, le claquement de ses talons sur le sol, et d’imaginer ses lunettes de soleil dont elle ne se séparait que rarement. Sa longue chevelure rousse, toujours impeccablement attachée et immobile. Ses magnifiques vêtements de chez CAXTA, qui la rendaient presque divine à chacun de ses pas.Dans une autre vie, cette femme aurait pu être la plus belle et la plus charismatique des mannequins de la fédération. Mais non, elle était pétrolière.Pandoro lui-même était fasciné par sa beauté éclatante et son charisme inégalable. Mais il ne supportait rien chez elle. Rien dans sa manière d’être ne lui convenait.Alors, lorsqu’il entendit enfin, pour de bon, les talons de Miranda résonner sur le sol immaculé du palais, il prit une profonde inspiration et entra dans la pièce.Miranda le regardait droit dans les yeux, sans laisser le moindre doute sur ses intentions.

Il s’approcha pour lui serrer la main. Elle le fixa et lui dit :

"Je serre la main du consul, pas celle de l’homme."

Le consul, tentant de rester impassible, répliqua…

« Merci de votre disponibilité dans ces moments difficiles. Je vous prie de bien vouloir me suivre, l'hélicoptère pour l'aéroport nous attend dans la cour principale. »Miranda esquissa un sourire face au ton contrôlé de Pandoro. Elle savait pertinemment que le consul se retenait, mais il ne fallait jamais jouer à ce jeu avec elle. Si Pandoro croyait qu’il pourrait garder son calme, il se trompait. Elle comptait bien passer le plus clair de son temps à le pousser à bout, juste pour l’humilier.Dans l’hélicoptère, pas un mot.Sur le tarmac, pas un mot.Après quelques minutes d’attente, le jet privé du consul décolla.Alors que Pandoro était confortablement installé, les yeux clos, dans son luxueux fauteuil, un verre de rhum posé devant lui sur la table, il entendit le claquement des talons de Miranda se rapprocher. Elle s’assit en face de lui, attrapa son verre et le but d’un trait. Pandoro ouvrit lentement les yeux et la fixa.

« Je compte sur toi pour arrêter tes bêtises une fois arrivés. C'est une rencontre d'État, pas un de tes nombreux shows. »

Miranda esquissa un sourire amusé.

« Cristobal, si nous en sommes là aujourd’hui, c’est entièrement de ta faute. C’est toi qui me fais perdre mon temps et bouleverser mon planning. Alors crois-moi, tu vas m’écouter très attentivement. »

Pandoro ricana légèrement avant de répondre, d’un ton sec :

« Miranda, ferme-la. Je ne suis pas ton copain. Tu pouvais te permettre ce que tu voulais quand je n’étais qu’un simple juge pour enfants, mais maintenant je suis ton consul. Tu n’as qu’à t’incliner et te taire. »

Miranda ne réagit pas immédiatement. Elle termina son verre d’une seule gorgée, inspira profondément et, calmement, planta son regard dans celui de Pandoro.

« Tu vois, Cristobal, c’est là que je perçois la médiocrité de ton raisonnement. Cette incapacité presque viscérale que tu as à impressionner qui que ce soit. Tu n’es qu’un enfant. Un enfant pourri gâté. Et tu le resteras à vie. »

Elle se pencha légèrement vers lui, son sourire s’effaçant au profit d’un regard glacial.

« Alors écoute-moi bien, petite merde. Si, encore une seule fois dans ton existence, tu te permets de me parler comme ça... Si, encore une seule fois, tu essaies de m’intimider... Je jure de t’écraser comme jamais tu n’aurais osé l’imaginer. »

Pandoro, toujours silencieux, serra son verre de rhum, les mâchoires crispées.

« Je suis la femme la plus riche de ce pays. Je suis la femme la plus aimée de ce pays. Même ta traînée de femme n’a pas assez de légitimité pour prononcer mon nom. Regarde bien qui tu as en face de toi. Tu veux peut-être que je parle de ce que je sais sur toi ? »

Elle marqua une pause, savourant son ascendant.

« Qui sait ? Peut-être que les journaux stérusiens seraient ravis d’apprendre ce que faisait leur consul lorsqu’il était juge. Tu crois qu’ils diraient quoi, les sénateurs, en découvrant que Cristobal Pandoro, lorsqu’il était juge, organisait le passage à tabac de certains condamnés ? »

Elle s’approcha encore, à quelques centimètres de lui, et murmura :

« Regarde-moi bien, Cristobal. Regarde bien mon visage. Si tu oses ouvrir la bouche ne serait-ce que pour dire une seule chose négative sur quoi que ce soit, ce visage sera le dernier que tu verras. J’en fais le serment. »Pandoro resta figé. Il savait qu’il ne pouvait rien répondre. C’était peine perdue. Miranda avait trop de moyens de pression, trop de poids médiatique et politique pour qu’il puisse tenter quoi que ce soit. Il avait cru, un instant, pouvoir l’impressionner. Mais c’était impossible.

Une fois dans la cour du palais Présidentiel, c'est Miranda qui sorti en premier. Habillé dans un long manteau noir en cuir de chez CAXTA elle portait de geosses lunettes de soleil qui cachait son émotion nerveuse et presque animal de peter la gueule à tout ceux qui etaient présent. Elle arriva face au dirigeant Lermandien.

Président Duval, j'esperais vous revoir dans de meilleur circonstance, et à vrai dire en étant un peu plus chaude qu'ici.

Le deuxieme à arriver fut Bondamet, il salua avec un large sourir le président Duval comme un ancien collégue.

Monsieur le président c'est un plaisir de vous revoir, depuis le temps. Il fait un peu froid je dois dire, mais la Lermandie m'avait manqué.

Pandoro fut le dernier à arriver. Il sorti de sa voiture avec un visage fermé, pas la moindre émotions ne pouvait être lisible. Il remis une derniere fois les boutons de sa veste de costume en place et serra la main du Président.

Monsieur Duval, je pense que cette rencontre est à l'image de votre climat. Alors tachons de travailler pour améliorer cela.
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Ayant remarqué que la Mme Ceprus sortirent la première de la voiture transportant la délégation diplomatique et qu'elle se rapprocha du Président Duval, le Président Duval salua Mme Céprus avec le sourire.

Michel Duval: "Bonjour, Mme Ceprus. C'est un honneur de nous rencontrer pour la première fois malgré un contexte tragique entre la Lermandie et Sterus. Mais ne vous inquiétez pas. Il fait bien plus chaud à l'intérieur."

Le Président Duval embrassa le dos de la main de Mme Ceprus proposée par cette dernière. Puis il se tourna vers M. Bondamet, ancien Consul de la Fédération de Sterus et ami du Président Duval.

Michel Duval: "Bonjour, M. Bondamet. C'est un infiniment plaisir de nous revoir."

Le Président Duval tapota amicalement le dos de M. Bondamet avec le sourire. Et enfin, ayant vu le Consul Pandoro avec un visage fermé, pas la moindre émotion ne pouvait être lisible (ce qui n'étonna pas du tout le Président), le Président Duval se force à sourire à ce Consul.


Michel Duval: "Bonjour M. le Consul. J'espère que vous avez fait bon voyage"

Le Président Duval sera la main du Consul Pandoro tout en se tournant vers les journalistes qui les prirent en photos pour les news télévisuelles et la presse avec le sourire pour garder les apparences.

Michel Duval: "Bien madame, messieurs, suivez moi s'il vous plaît. On va se réfugier dans ma résidence de fonction pour se réchauffer et discuter".

Le Président Duval escorta la délégation sterusienne vers la salle de réunion tout en étant saluer par les membres de la Garde Présidentielle et en croisant tous les portraits des anciens présidents de la République de Lermandie.

Après que le Président Duval et la délégation sterusienne soient rentré dans la salle de réunion, le Président Duval débuta les présentations.

Michel Duval: "Madame, messieurs, je vous présent Mme Miller, ma Premire ministre, M. Ferrano, notre nouveau premier ministre de l'économie, Mme Renoix, vice-présidente de BEPAL et le juge M. Ferdinant Duret, un juge membre de la Cours Suprême de la République et ancien président de la République de Lermandie."

Les membres de la partie lermandienne saluèrent poliment les membres de la délégation sterusien mais le Ministre Ferrano fronça très fortement les sourcils dès que son regard croisa celui du Consul Pandoro.
Tout le monde prit leurs places dans les sièges autour de la table.


Michel Duval: " Bien avant tout chose, je tenais à déclarer à Mme Ceprus notre compassion envers sa société par rapport à notre conflit entre le gouvernement lermandien et le gouvernement sterusien. En effet, il est regrettable que l'ANTS subisse des dégâts collatéraux de cette relation de plus en plus... problématique mais au vu de la politique mener par l'actuel gouvernement sterusienne, nous devons tout faire pour empêcher un chantage économique de la part de son gouvernement isolationniste; un point qui a été prouvé durant la négociation de sortie de la Fédération de Sterus de l'ASEA. Donc je pense qu'il serait pertinent de conclure un potentiel accord entre BEPAL et l'ANTS sans interférence politique, ce qui signifie la fin du monopole sterusien sur l'exportation pétrolière en Lermandie, car elle nécessiterait la garantie de mon gouvernement pour l'imposer."
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Comme d'habitude, pour Pandoro, l’entrée en matière n’était jamais propice à une discussion calme et réfléchie. Le président Duval, connaissant sans doute les tensions internes au camp stérusien, devait en profiter pour essayer d’asseoir une opinion qui ne reflétait en rien la réalité.À vrai dire, pour le consul Pandoro, le départ de l’ASEA était jusqu’ici une réussite. Cela lui avait permis de développer des partenariats avec des nations du monde entier sans restrictions et, surtout, la politique étrangère stérusienne semblait bien mieux adaptée à des relations négociées au cas par cas qu’à une organisation gangrenée de l’intérieur par des velléités impérialistes et individualistes.Le symbole même de cette réussite était les nouvelles relations avec le Lofoten. La première puissance d’Aleucie avait envoyé un message fort au continent ces derniers jours. Elle avait marqué son intention de développer en profondeur ses liens avec les États aleuciens, mais aussi de s’engager dans des relations importantes avec la Fédération. Elle l’avait également choisie en ce qui concerne l’Oskalie.Le consul ressentit un instant le besoin viscéral de se moquer de Duval. L’ASEA, en cherchant à mettre Stérus au banc des nations et à l’isoler sur la scène internationale en l’excluant d’un sujet où il était déjà impliqué puisqu’il avait été le premier État à se saisir de la question de l’Oskalie, avait fini par subir un véritable revers. Leur rencontre s’était complètement enlisée, ils avaient réussi à isoler l’un de leurs propres membres (prouvant ainsi que la cohésion n’était pas une priorité dans cette organisation) et avaient largement contribué à offrir à la Fédération un nouveau partenaire de choix en la personne du Lofoten.

La preuve en était que cette réunion devait initialement organiser la suite des discussions, mais c’était finalement Stérus qui avait été choisi par le Lofoten pour mener des inspections conjointes en Oskalie. Une humiliation diplomatique pour l’ASEA, une victoire pour la Fédération. D’autant plus que certaines nations de l’ASEA avaient tenté de retourner la veste de Saint-Marquises, avec qui la Fédération était en pourparlers.Mais Pandoro se trouvait dans une situation bien trop délicate pour se permettre une provocation. Si Miranda n’avait pas été présente, il aurait sans doute abandonné toute tentative de négociation avec la Lermandie, se contentant de faire le voyage uniquement pour narguer l’échec de ce pays et la réussite du sien. Pourtant, il préféra ignorer la tentative d’invective de Duval.

Miranda, quant à elle, n’appréciait pas non plus ce qui venait d’être dit. Elle connaissait le président Duval et savait pertinemment qu’il s’agissait là d’une forme de vengeance personnelle contre Pandoro. Peu importe. Ils n’étaient pas ici pour cela.Comme à son habitude, Miranda n’avait pas l’intention de rester les bras croisés à attendre que la situation dégénère. Dans un énième élan d’audace, elle se leva et se mit à déambuler dans la pièce, observant chaque objet, chaque bijou présent.

Miranda — Monsieur Duval, vous savez à quel point j’affectionne la Lermandie. Ici, je suis propriétaire d’une maison, d’une entreprise, et mon choubidou d’amour est de votre nationalité. D’ailleurs, j’ai récemment adopté un lama trop mignon que j’ai appelé "Biloute".

Elle sourit légèrement avant de reprendre :

Miranda — Je comprends votre position par rapport à Cristobal... Le consul, pardon. Mais moi, je ne fais pas de politique. Je fais du fric, énormément de fric. Et même si je ne suis pas une gauchiste, je partage. Je récompense généreusement tous ceux qui travaillent avec moi, parce que sans eux, je ne suis rien.

Elle jeta un regard à l’assemblée et ajouta d’un ton plus posé :

Miranda — Dans cinq ans, qui, autour de cette table, peut affirmer avec certitude qu’il sera encore là ? Personne, pas même moi. Vous êtes tous deux des responsables élus. Que voulez-vous que l’on retienne de votre mandat ? Pandoro, veux-tu qu’on dise de toi que tu as rompu le contrat du siècle ? Monsieur Duval, voulez-vous qu’on dise de vous que vous êtes responsable de la rupture diplomatique avec Stérus ?

Elle haussa les épaules.

Miranda — Moi, je m’en fiche de ce que vous pensez l’un de l’autre. Je suis une entrepreneuse, une putain de gonzesse qui fait plus de fric que des milliards d’hommes sur cette planète. Ma priorité, c’est mon bébé, mon entreprise. Je l’ai vue naître, je l’ai vue grandir, et maintenant, je la vois souffrir de son premier chagrin d’amour.

Elle soupira et se tourna vers Duval.

Miranda — Je comprends que vous souhaitiez revoir certaines choses, vous êtes des hommes, viril, avec une bonne paire dans le slibard avec un fort égo et j’y suis prête à faire avec. Je suis vraiment prête à faire des concessions. Mais ce que vous me proposez aujourd’hui ne change absolument rien à ce que vous avez déjà promulgué par décret. Ou alors, je ne saisis pas bien la différence, ce qui est possible.

Elle marqua une pause, le temps de mesurer ses mots.

Miranda — Je vais vous dire comment j’ai compris la situation, pour éviter tout malentendu.

Elle prit une inspiration.

Miranda — Il y a plusieurs semaines, vous avez signé un décret mettant fin au traité. Comme vous l’avez précisé via vos canaux de communication, cela signifie la fin du monopole de l’ANTS, mais pas l’interdiction pour elle de poursuivre ses activités en Lermandie. Or, aujourd’hui, nous sommes ici pour négocier, et vous me proposez… exactement la même chose que ce que vous avez déjà décrété. Je comprends votre besoin de marquer le coup, mais si nous voulons sortir de cette réunion dans un meilleur état d’esprit qu’à notre arrivée, il y a deux ou trois choses dont nous devrions parler en amont.

Pandoro tenta d’intervenir :

Pandoro — Je pense que la priorité…

Miranda — Merci, Monsieur le Consul, mais je gère la situation, répondit Miranda avec un grand sourire, lui faisant comprendre que ce n’était clairement pas le moment.

Bondamet, voyant que les tensions ne s’apaisaient pas, prit alors la parole dans une tentative de médiation.

Cameus Bondamet — Je me permets d’intervenir. Je pense qu’ici, que ce soit le Consul ou le Président Duval, vous êtes tous deux dans une situation où vos différends personnels prennent le pas sur la discussion. Or, nous devons rester focalisés sur les intérêts de nos pays respectifs.

Il marqua une pause avant de poursuivre :

Cameus Bondamet — Monsieur Duval, si cela ne vous dérange pas, j’aimerais que vous détailliez au mieux les raisons qui ont motivé ce choix de votre gouvernement. Car c’est en comprenant ces raisons que nous pourrons vous proposer la meilleure alternative à une rupture pure et simple.

Il balaya la salle du regard.

Cameus Bondamet — Personnellement, j’ai foi en l’avenir des relations stéruso-lermandiennes, car je sais que si nous le voulons, nous pouvons trouver un terrain d’entente.
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Le président Duval et la Premiere Ministre Miller se regarda dans les yeux. Et la Premiere Ministre fit signe au Président Duval de commencer le dialogue:

Michel Duval: "Je vais d'abord répondre à M. Bondamnet avec de laisser Mme Miller s'exprimer.

Tous prend sa source au niveau de l'ASEA. Car suite à un changement de gouvernement, des tension entre le nouveau gouvernement sterusien et le gouvernement westalien ce qui fait naître une rivalité entre ces derniers. Et dans le but de tenter une réconciliation entre les deux parties, j'ai pris la décision d'envoyer ma ministre des affaires étrangères de rencontrer l'ambassadeur sterusien et ambassadeur westalien dans cet ordre dans le but d'avoir des éléments officiels.
Hors d'après le compte-rendu concernant l'entretient avec l'ambassadeur de Sterus, votre ambassadeur ne nous a pas donné des éléments concrets et nous incite à faire nos propres recherches. Et ce que c'est lié à l'incompétence de votre ambassadeur ou de votre gouvernement. Franchement, je ne sais pas. En fait, nous avons bien l'impression de voir un individu se plaindre d'un crime très grave sans apporter des preuves concrètes.

Vous pouvez donc imaginez que suite à cette rencontre, nous n'avons pas une très bonne images de votre gouvernement et moi et mon gouvernement sommes donc devenue très méfiant, d'autant plus que nous remarquons que l'actuel gouvernement sterusien cherche à se débarrasser de leurs alliés de l'ASEA pour en trouver d'autres.
Et n'osez pas me dire qu'il faut que nous regardions toutes vos transcriptions intergouvernementales car là c'est de l'espionnage et nous évitons d'espionner nos alliés.
Donc, c'est à partir de là que nous avons commencer à prendre des précautions diplomatiques et économique pour éviter que votre gouvernement tente de remettre en cause notre alliance avec la Grande République de Westalia.

Après plusieurs mois, avec la sortie de la Sterus de l'ASEA, une séance extraordinaire a eu lieu pour négocier un accord, le représentant de la Sterus nous a littéralement pris avec condescendance en nous faisant un cours d'économie devant tout les représentant des nations membre de l'ASEA!
C'est pourquoi, aux vues que votre gouvernement souhaite renverser tout ce qu'on avait construit avec le gouvernement de Bondamnet parce que le Consul Pandoro n'apprécie pas par notre allié westalien. Ce qui est à notre avis une gestion diplomatique sterusienne à très cours termes et donc non viable.

Et pour éviter toute surprise du gouvernement Pandoro, nottament pour éviter un chantage lié à sa diplomatie pour prouver qu'il est supérieur à tous, nous avons donc pris des mesures via ce fameux décret.

Et c'est franchement dommage car nous avons en partie misé sur la Fédération de Sterus pour nous sortir de notre dépendance de Westalia, ce qui a été réussi. Mais le gouvernement de Pandoro a préféré utiliser leurs arrogances en prouvant qu'il sont supérieur à tout les peuple d'Aleucie ce qui me rappelle bien la diplomatie eurysienne. MAIS bon dieu! Nous sommes en Aleucie, la terre des démocraties, pas des dictatures eurysiennes!"

Le Président Duval fit signe à sa Premiere Ministre:

Élisabeth Miller: "Je vous remercie M. le President. Mme Ceprus, Pour revenir à ce que vous avez dit, le décret est ... un décret. C'est-à-dire qu'un décret peut être actif dès la signature du Ministre concerné, du Premier Ministre et du Président de la République (ce dernier étant facultatif mais ajout un poids politique). En effet, la validé d'un décret dépendent entièrement de notre bon vouloir dans le respect des lois et de la Constitution Républicaine.

Dans le fameux décret que vous avez évoqué, signé par moi-même et le Président de la République (le ministre de l'économie ne fut pas présent en raison de sa démission), il est stipulé noir-sur-blanc qu'il prend effet le 01/01/2016 et non à la date de la signature. Et c'est fait exprès dans le but de préparer votre société à faire la transition et à permettre de poursuivre ses activités jusqu'à cette date et donc de négocier avec BEPAL.

Et cette transition pourra donc permettre à l'ANTS de récupérer ses installations pétrolières maritimes sans avoir à dépendre de BEPAL. L'ANTS sera donc une entreprise pétrolière mis au même rang juridique que BEPAL (pour rappel, avant l'ANTS, BEPAL avait le monopole). Et de cette manière l'ANTS gagnera plus de revenus avec moins de contraintes politique.
Après, avoir si votre société souhaite négocier quelques éléments supplémentaires, mais il faudrait mieux limiter les implications gouvernementales pour éviter les aléas politiques."

Le Ministre Ferrano souhaitait s'exprimer sur un élément mais la Première Ministre l'en dissuada.
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Au moment de la prise de parole, Pandoro ne put s’empêcher de sourire. Il savait que ces propos avaient été sortis de leur contexte et totalement orientés. Une fois de plus, il eut envie de répondre pour humilier celui qui osait proférer de telles inepties. Mais il se retint, se contentant d’observer calmement la scène qui se jouait, tout en anticipant déjà le moment où Miranda viendrait lui cirer les pompes après qu’il lui aurait négocié de meilleurs contrats avec des États bien plus stables.

Cameus Bondamet était surpris. C'était la première fois, depuis qu'il connaissait le président Duval, qu'il le voyait faire preuve de mauvaise foi. Certes, Bondamet n’était plus consul, mais il continuait à observer et à analyser les situations avec acuité. Monsieur Duval, certaines choses dans vos propos sont compréhensibles. Vous connaissez mon point de vue, il est de notoriété publique, sur la question du départ de la fédération de l’ASEA. J’y étais formellement opposé et, encore aujourd’hui, si j’avais le choix, je m’y opposerais fermement. Mais je pense que nous devons ici, dans cette salle, faire preuve d’honnêteté.

"En ce qui concerne la rencontre avec l’ambassadeur, je crois qu’il y a simplement eu une incompréhension quant à son objectif. Après avoir échangé avec lui, j’ai compris qu’il souhaitait avant tout que vous puissiez vous faire votre propre idée des événements, d’où son insistance à ce que vous les relatiez vous-même, sans être influencé par la position de la fédération.

"Maintenant, soyons réalistes, Monsieur Duval. Lorsque j’étais consul, les tensions avec la Westalia existaient déjà. Je n’ai jamais porté ce pays dans mon cœur. C’est sous mon mandat que la Westalia a mené des opérations militaires et maritimes à la frontière stérusienne. C’est également sous mon mandat que la Westalia a passé le plus clair de son temps à insulter la diplomatie stérusienne et à réduire les droits des minorités sur son territoire. Il est vrai que Pandoro a une vision plus tranchée que la mienne, mais les problèmes ne datent pas de lui. Et même à mon époque, aucune nation n’a apporté son soutien à la fédération.

"Enfin, Monsieur Duval, avec tout le respect et l’amitié que je vous porte, vous ne pouvez pas reprocher à la fédération de s’être détournée de l’ASEA. Pour le coup, je suis généralement d’accord avec vous, notamment sur les critiques stérusiennes concernant la session extraordinaire et l’économie. Mais les faits sont là : c’est l’ASEA qui a bloqué toute possibilité de coopération. Si je ne m’abuse, c’est la fédération qui a pris l’initiative de demander à négocier son départ. C’est la fédération qui, tout au long du processus, a tenu à préciser qu’elle ne souhaitait pas couper les liens avec l’ASEA. C’est encore la fédération qui a été la première à définir ses conditions de départ. Et enfin, sauf erreur de ma part, c’est l’ASEA qui cherche à effacer la fédération. C’est bien cette organisation qui a tenu à organiser des discussions avec l’Oskalie sans même avertir la fédération, tout en acceptant les accusations de la Westalia selon lesquelles notre pays sympathisait avec des terroristes communistes.

"Alors, bien que j’aie un profond respect pour l’ASEA, la fédération ne pouvait pas rester les bras croisés à attendre que l’organisation daigne s’intéresser à elle. Et la preuve en est : sans notre démarche proactive, nous serions aujourd’hui totalement isolés, et l’ANTS serait sous la menace d’une récession.

"Mais je vous rejoins sur un point : il n’est dans l’intérêt de personne que la fédération et l’ASEA entrent dans une logique de confrontation. Profitons donc de cette réunion pour redéfinir nos relations et, notamment, pour discuter de la place de la fédération en tant que partenaire de l’ASEA."

Pendant ce temps, Miranda observait la scène, mais n’écoutait pas vraiment. La politique, les débats interminables, les hommes en général… Qu’est-ce que c’était chiant. Puis, lorsque Bondamet eut terminé, elle saisit immédiatement l’occasion pour répondre à la Première ministre.

" Je comprends ce que vous dites, mais deux mois pour se préparer à ça, c’est franchement court. Mais bon, admettons."

"Honnêtement, les loulous, je vous aime bien, j’adore vos fromages, mais je préfère largement faire du fric que de perdre du temps à ce genre de discussions. Alors trouvons un terrain d’entente.

"Nous ne sommes absolument pas prêts, pour le moment, à perdre l’exclusivité du marché. Mais, en même temps, nous comprenons votre volonté de ne plus être dépendants de la Westalia et de ne pas être soumis aux menaces ou aux diktats du consul.

"Alors voici ce que je vous propose :

La Lermandie annule son décret et s’engage à ne pas remettre en cause sa légitimité jusqu’à son expiration, soit dans deux ans. À cette échéance, vous serez libres de mettre fin au traité si vous le souhaitez.En attendant, nous poursuivons la construction de nos plateformes et nous continuons à approvisionner le marché lermandien.En échange, la fédération de Stérus nomme un commissaire aux relations stéruso-lermandiennes. Cameus, mon loulou, tu reprendras du service. Ce commissaire aura pour mission de gérer les relations bilatérales jusqu’à la fin du mandat de Pandoro, de sorte que les deux dirigeants n’aient pas à s’affronter verbalement… ou à se supporter tout court.Enfin, l’ANTS s’engage à rétrocéder à la Lermandie l’intégralité des plateformes construites si celle-ci décide de ne pas renouveler le contrat à l’échéance.Ça me semble être un compromis raisonnable. Alors, qu’en dites-vous ?"
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Le Président Duval (ainsi que sa Premier Ministre) était au courant de la naissance de cette rivalité avant l'accession au pouvoir du Consul Pandoro, soit peu après la naissance de l'ASEA. Mais estimant que cette affaire ne concernait qu'entre la Fédération de Sterus et la Grande République de Westalia, il n'y avait aucune opportunité d'intervenir. Enfin, jusqu'à ce que le nouveau consul annonce son départ de l'ASEA.
Après tout, un pays n'est pas obligé de s'entendre avec un autre... .
Et bien que la proposition de Mme Ceprus pour nommé M. Bondamnet commissaire aux relations stéruso-lermandiennes soit séduisante, le Président Duval estime que c'est légèrement compromis, mais n'est pas impossible, notamment à cause de ce sourire du Consul Pandoro qui semble planifier un piège... .

Quant à la demande de Mme Ceprus d'annuler purement et simplement le DÉCRET n°09112015-01, au vu du manque de confiance actuel de la République de Lermandie envers la Fédération de Sterus. Le Ministre de l'économie refuse cette idée pour éviter que le gouvernement sterusien puisse exercer un potentiel chantage politique en utilisant l'ANTS, justifié par un changement d'attitude brutale de la diplomatie sterusienne.


Michel Duval: "M. Bondamnet. Je suis surpris par vos propos que vous avez exprimés. Je n'ai pas reproché aujourd'hui au gouvernement de Pandoro de quitter l'ASEA. Car ce départ est déjà acté et je doute qu'il change d'avis, notamment que sa sortie a été voté par referendum. Je n'ai fait qu'apporter un contexte sur notre relation.

Quant à la rivalité naissante durant votre gouvernement, pour nous, c'est juste une affaire entre la Fédération de Sterus et la Grande République de Westalia. Nous n'avons même pas noté une dénonciation officielle de votre gouvernement ou de celui du Consul Pandoro. Et je m'appuie sur l'action (ou l'inaction) de l'Union des Cités d'Akaltie, votre plus vieille allés à ce jour. Et ce n'est pas à l'ASEA de venir intervenir s'impliquer dans les affaires internes si elle n'y est pas invitée. À moins que vous souhaitiez à l'époque que l'ASEA se comporte de manière paternaliste envers votre pays quand il en était encore membre.

BREF...

Concernant la proposition de Mme Ceprus de nommé M. Bondamnet en tant que commissaire aux relations stéruso-lermandiennes, se semble être une bonne idée, mais il faudrait mieux atteindre de résoudre le problème lié au monopole pétrolier.

Donc, je laisse M. le Ministre Ferrano s'exprimer sur ce sujet."

Le Ministre Ferrano, déjà lassé de cette discussion politicienne, pris enfin la parole. Et il ira droit au but. D'autant plus qu'il a le sourire insolent du Consul Pandoro.

Richard Ferrano: "Merci M. le Président.
Mme Céprus, vous êtes une sacré bonne femme. Et je vous aime bien.

Mais bien que je peux comprendre que vous souhaitez que mon gouvernement annule ce décret (j'aurais fait la même chose à votre place), je pense que c'est franchement compromis par rapport à l'actuel gouvernement du Consul Pandoro cherchant un rapport de force et sans doute à nous piéger. Et il est hors de question qu'un gouvernement étranger puisse utiliser un accord international dans le but de pratiquer un futur chantage pour forcer mon très cher pays à lui obéir.
D'autant plus que, d'après le mémo de l'ancien ministre Legrain, vous avez fait mention de vouloir renégocier cet accord lors du Salon de l'Industrie et de Commerce de Barba de 2014 car vous estimiez, et avec raison, que cet accord ne permet pas de les rentabiliser.

Je vous donne alors l'opportunité de le faire avec, bien sûr, la condition de ne plus avoir le monopole sur l'exportation pétrolière à destination de la République de Lermandie.
Alors, on deals?"
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La totalité de la délégation stérusienne était tout simplement au bord d’une explosion générale de rire. Que Miranda s’exprime avec son style habituel était une chose : elle ne représentait ni un gouvernement ni un pays. Mais la médiocrité inhabituelle du vocabulaire du président Duval méritait d’être soulignée. Dire « ... BREF ... » de cette manière, comme si l’on écoutait une storytime d’un influenceur quelconque, avait une fois de plus surpris les Stérusiens. Eux, à qui l’on reproche régulièrement un manque de diplomatie, constataient que ce titre pouvait largement être partagé.Le consul se dit alors : Remarque, ce n’est pas la première fois que nous assistons à de tels moments de la part du président Duval. Il gardait en mémoire plusieurs déclarations vides de sens, qui n’avaient pas manqué de faire réagir la sphère médiatique stérusienne. Il pensa alors : D’un côté, si l’ASEA est dirigée par des personnalités de ce calibre, nous n’avons aucun souci à nous faire, ni pour notre argent ni pour notre économie.

Par ailleurs, la fédération de Stérus envisageait de plus en plus sérieusement de revoir ses exportations vers la Lermandie. Peut-être ces dirigeants avaient-ils davantage besoin d’un accès à des cours, même basiques, en économie et en commerce. À vrai dire, la délégation stérusienne commençait à se lasser d’expliquer à ses interlocuteurs que le monde réel ne fonctionne pas comme dans les films. L’argument du type « Nous ne supprimons pas le décret parce que vous nous faites peur avec votre chantage » ne faisait que ridiculiser encore davantage une délégation qui s'était déjà mise en mauvaise posture.

Il fallait tout de même une certaine audace pour supprimer un traité par crainte qu’il soit utilisé. Peut-être qu’en Lermandie, on recommande de se tirer une balle dans la tête « au cas où l’adversaire décide d’essayer ». Un affrontement militaire contre la Lermandie devait être d’une efficacité rare : ils bombardaient sûrement leurs propres entrepôts et leurs propres villes « au cas où » l’ennemi décide de le faire.

Quoi qu’il en soit, il fallait maintenant répondre en gardant son sérieux. Évidemment, impossible de leur faire remarquer leurs erreurs, sinon ils auraient l’impression qu’on les prend de haut, et ils refuseraient de négocier. Impossible aussi de leur expliquer comment fonctionne réellement l’économie, sinon ils se sentiraient humiliés et, là encore, refuseraient de négocier. Et bien sûr, il fallait respecter le fait qu’eux puissent nous prendre de haut... sinon, ils trouveraient un nouveau prétexte pour être mécontents.

Alors, pour éviter de froisser une nouvelle fois la Lermandie, le consul et Bondamet restèrent silencieux, préférant écouter la storytime du président, à deux doigts de le voir lancer un live.

Miranda, quant à elle, était restée calme et conciliante depuis le début de la rencontre. Initialement, elle avait menacé le consul pour l’empêcher d’intervenir, mais elle réalisait à présent qu’en réalité, même face à des personnalités amicales envers la Lermandie, celle-ci persistait dans une posture de confrontation, tentant de provoquer le consul ou de piquer son pays. Ces manœuvres dignes d’une cour de récréation ne donnaient pas à Miranda l’impression d’avoir en face d’elle des personnes avec qui elle devait négocier.


Non monsieur le ministre, nous n’avons pas de deals,. Je ne suis pas prête à retirer le monopole de l’ANTS, mais je suis disposée à en négocier le format et à envisager une plus grande coopération entre ma société et BEPAL. Oui, effectivement, lors du salon, nous avions envisagé de revenir sur certains points de cet accord, mais aujourd’hui, le contexte n’est plus le même. Si, de votre côté, vous avez des éléments à ajouter, allez-y. Si vous souhaitez que nous le négociions point par point, je suis là.
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Le juge Duret fut surpris par la réponse de Mme Ceprus. En effet cette rencontre devait permettre une négociation concernant la remise en cause du monopole de l'ANTS sur l'exportation d'hydrocarbure en République de Lermandie. Pas à être une exigence.
De toute sa carrière en tant qu'ancien Président de la République de Lermandie, il n'avait jamais vu ça.
De plus, qu'espère Mme Ceprus en tentant d'exercer un apport de force entre son entreprise et un Etat? Dominer l'Etat Lermandien? Est-ce qui se passe actuellement en Fédération de Sterus? Après tout, il voit bien qu'elle ne permet pas au Consul Pandoro de s'exprimer ce qui semble être une forme de domination de facto à l'avantage de Mme Ceprus.
Est ce qu'elle va essayer de mobiliser le Tribunal du commerce lermandien pour attaquer l'Etat lermandien à cause de cet accord; sachant qu'il n'y a aucun traité international signé avec la Lermandie qui cadre les exécutions des accords ou traités entres Etats? Et le seul moyen de pression qui aurais pu être valable aurait été que la fédération de Sterus soit rester à l'ASEA mais au vue de la non volonté du gouvernement de Pandoro de porter plainte... .
C'est pourquoi, vue que la délégation ne veut pas négocier pour trouver une solution mais exiger au gouvernement de tenir ces engagements, ce qui est la raison de cet entretien éxiger par le gouvernement de Panoro, le juge Duret ne va pas intervenir.

Du point de vue du Président Duval, de la Premiere Ministre Miller, du Ministre Ferrano et de la vice-présidente de BEPAL, la réponse de Mme Ceprus les surpris. En fait, là toute suite, ils se demandent pourquoi ils sont venus en Lermandie si ce n'est pas pour négocier une sortie de crise. Est-ce qu'ils avaient exigé de venir en Lermandie dans le but de les insulter en exigeant l'application stricte de l'accord suspendu qui exigerait une première puissance mondiale ou continentale?
Et la vice Présidende de BEPAL, Mme Renoix, au vu de comment se déroule cette réunion, a bel et bien l'impression de perdre son temps, du temps précieux pour sauver son entreprise. En fait, elle qui voulait faire entrer l'ANTS dans le capital de BEPAL, considère que c'est juste une perte de temps d'argent. Alors elle préféra saisir son smartphone et écrire des sms pour communiquer avec ces principaux collaborateurs mais aussi sa famille. D'autant plus qu'une certaine entreprise westalienne pourrait l'aider à sauver son entreprise.


Richard Ferrano: "Madame Ceprus, je suis sûr que vous êtes une femme raisonnable. Le souci est justement le monopole de votre entreprise en Lermandie, ce qui au vu de ce que vous dites, représente pour nous un point de blocage, ce qui a des conséquences diplomatiques. Et comme vous l'avez dite, la situation a changer.
C'est pourquoi, je vous demande de réfléchir très sérieusement sur notre demande ou le décret que vous conteste sera mis à exécution le premier janvier prochain.
A moins que vous souhaitiez secrètement que ce décret soit mis à exécution pour que votre entreprise soit celui qui les exploites et non plus la société BEPAL... ."
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Miranda Céprus, trouvant l’occasion trop belle, ne put s’empêcher de la saisir.

Je ne comprends pas bien, Messieurs, Mesdames. Vous reprochez à la fédération de refuser de négocier, mais vous nous dites : « Ou vous négociez sur ce que nous voulons, ou il n’y a pas de négociation. » Drôle de conception du dialogue.

Vous affirmez vous être braqués suite à une soi-disant menace de la fédération à l’ASEA sur votre économie, et pourtant, vous venez de me menacer directement. Une étrange demi-mesure.

Vous osez blâmer la diplomatie stérusienne, mais vous êtes incapables de faire respecter un minimum de tenue à cette bonne femme, absorbée par son téléphone. Est-ce en restant scotchée à son écran, comme une adolescente de 12 ans, que l’on gère un pays ? Que l’on règle des enjeux mondiaux ? Je vous parle d’économie, de diplomatie, de géopolitique... et j’ai l’impression d’être face à des scouts.

Sans oublier que vous venez de suggérer que ma présence ici ne sert qu’à envenimer la situation. Après vous avoir donné un cours d’économie, j’aimerais m’abstenir de vous donner une leçon de diplomatie. Mais soit. Allons droit au but et négocions.Si vous ne souhaitez pas négocier ou si vous voulez ne négocier que sur ce qui vous arrange, sachez que j’ai un avion à quelques kilomètres et que je n’hésiterai pas à le prendre. L’ANTS n’a aucune crainte face à vos menaces. Comme vous, nous avons des solutions de repli, et croyez-moi, je ne comptais pas sur l’économie lermandienne pour vivre. Il y a des moments où l’on joue, et d’autres où l’on crée de la richesse et où l’on accepte la réalité.

Alors, ce monopole, vous n’en voulez pas, et moi, je le veux. On fait quoi ? On s’arrête là et on boude chacun de notre côté ? Si nous étions à l’école primaire, peut-être. Mais pour ma part, j’ai évolué. Vous êtes le politicien, vous êtes la personne responsable de cette réunion : faites-moi donc des propositions.


Miranda était à bout de nerfs. Elle commençait sérieusement à se demander si le manque d’intellect était une tradition lermandienne, si les bourdes diplomatiques étaient une habitude et si l’inefficacité était une culture locale. Après quelques secondes de réflexion, elle se dit qu’au final, il valait peut-être mieux ne pas poursuivre cet accord avec la Lermandie. Employer des travailleurs aussi doués qu’eux revenait à un suicide économique à petit feu.Elle eut un instant l’envie pure et simple d’humilier ses interlocuteurs, mais elle préféra garder ses cartes en main. Sa colère, bien que forte, n’était pas prioritaire. Un instant, elle s’imagina avec des navires-bulldozers géants, détruisant toutes les installations et laissant le pétrole se déverser dans l’océan. Mais cette vision fugace fut vite chassée de son esprit. Il fallait se concentrer. Travailler.
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Les représentants politique lermandiennne ont bel et bien l'impression que cette rencontre "urgente" convoquer par la diplomatie sterusienne ne sert à rien.
En effet, le gouvernement lermandienne voulait mettre fin au monopôle des exportation pétrolière sterusienne en Lermandie dans le but d'éviter que des conflit politiques puisse impacter les échanges économiques entre la Lermandie et la Fédération de Sterus.
En faite, le gouvernement lermandien avait espérer que l'ANTS puisse être d'accord sur la fin de ce monopole mais avec des conditions mais Mme Ceprus semble vouloir tenter la politique du chantage alors qu'elle n'en a pas les capacités de le faire en Lermandie; d'autant plus que le gouvernement lermandien avait pris des précautions avec des accords commerciaux avant d'autres pays aleucienne.
Quant à la vice-présidente de BEPAL, Mme Renoix, elle ne réagit pas comme aurait prévu Mme Céprus car elle souriait. En fait, de son point de vue, Mme Céprus avait montrer une excentricité qui ne respectait même pas les formes de l'art de la discussion diplomatique et économique, un comble pour une femme de son rang.


Michel Duval:"Veuillez nous excuser, je vais discuter en privé avec mes collègues."

Toute les représentants politique lermandiennne sortient de la salle de réunion pour rejoindre une salle annexe.

Richard Ferrano: "MAIS elle est complètement conne cette femme ou quoi? Elle n'a pas vu qu'elle avait une opportunité de donnée une contrepartie en échange de la fin du monopole?"

Élisabeth Miller: "Je crois bien qu'elle ne soit juste une des femmes sterusienne les plus fortunés en raison d'avoir acquis un héritage important et non en faisant augmenter les bénéfices de ces sociétés."

Richard Ferrano: "Ouais, fortuné, peut-être. Mais est ce qu'elle a déjà subis un de nos fameuses contrôle fiscale lermandienne? Ce serait dommage que l'ANTS ne puisse plus faire ses activités en Lermandie par un manque de déclaration de revenus à l'Etat Lermandien."

Michel Duval: "Mais ce qui est sur, c'est qu'elle n'a toujours pas compris que les personnes ayant le pouvoir en Lermandie ne sont pas ceux ayant le plus de frics mais par l'attribution de postes de dirigeants légitimés par les victoires électorales."

Mme Renoix:"De tout façon avec son comportement du "je suis excentrique mais personne n'a le droit de l'être" m'énerve au plus au point. Et j'ai quand même le droit de prévenir les principaux responsables de BEPAL par sms. Mais bon ce n'est pas grave, j'ai reçu confirmation que nous ne vendrons pas des actions de BEPAL à l'ANTS. En revanche, il semblerait bien que des sociétés westalienne pourrais être interessé mais cela restera à discuter."

Michel Duval: "M. Duret, quand pensez vous de cette réunion?"

Ferdinant Duret:"Franchement, pour une réunion exiger par la diplomatie sterusienne, elle ne sert à rien. En faite, je ne vais pas revenir dans cette salle de réunion dans le but de rendre à rapport à la Cours Supr^ème de la République. Mais vous pouvez être sur, M. Duval, que vous avez notre soutien. Mais juste, éviter que les prochains traité diplomatique créer des monopole au détriment de notre pays, et ceux même si ce fut à cause de l'ancien ministre de l'économie qui vous a mis dans cette situation."

Trente minutes de discussion plus tard, les représentants politique lermandien, sauf la vice présidente de BEPAL MMe Renoix, et M. Duret, rentrent dans la pièce mais ne s'asseyent pas à leurs place restant debout.
Le Président Duval se prépara alors à annoncer alors une nouvelle à la délégation diplomatique sterusienne.


Michel Duval:"Mesdames, Messieurs les représentants de la Fédération de Sterus. Suite à une discussion franche avec mes collègues, j'ai le regrées de vous dire que nous poursuivront pas les négociations à cause d'un manque de progrès sur la mise en place d'un compromis.
Ce qui veux dire qu'à partir du 01/01/2016, l'ANTS pourra récupérer ses installations de forages en mer qu'elle a investie mais sans soutien de BEPAL, l'ANTS n'aura pas l'autorisation de mener des activités économiques lié à l'extraction en Lermandie, sauf les vendre à une autre société ayant les autorisation s avec le gouvernement lermandien.
Nous vous souhaitons un bon retour en Fédération de Sterus".
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