19/05/2020
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ENCYCLOPÉDIE GÉNÉRALE DU BEYKHANAT DE YURTIE
JÜRTIÂNYÑ BEG-HAANLYĞYNYN NIITI ÉNCIKLOPEDIÂZY · ЙҮРТИЯНЫҢ БЕГ-ХААНЛЫҒЫНЫҢ НИИТИ ЭНЦИКЛОПЕДИЯЗЫ

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À gauche, le bâtiment du ministère de l'Histoire, aussi Bibliothèque nationale et musée national ; et à droite, le bâtiment du ministère des Affaires étrangères.

Jürtiâ šimčep bilir siler be? Čaa, siler silerge tanyštyrar-dyr bis! A bir éves siler am-daa bilbes, bodunarny sikčip alynar!Traduction française : « Vous savez ce qu'est la Yurtie ? Eh bien, nous allons vous la présenter ! Et si vous ne la connaissez toujours pas, vous allez vous prendre une sacrée raclée ! »

Ce message se veut être un résumé de l'histoire des mouvements yurts (qu'ils soient extrémistes ou pas), ainsi que des spécificités culturelles yurtes, et permettent de faciliter leur compréhension pour ceux qui souhaitent participer au RP. Ces informations sont pour certaines secrètes (indiquées en vert) et, hormis si vous êtes proches du Beykhanat, vous n'êtes pas censées les connaitre en RP.


Sommaire

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GÉNÉRALITÉS SUR LE BEYKHANAT DE YURTIE
JÜRTIÂNYÑ BEG-HAANLYĞY TURALUU NIITELERI · ЙҮРТИЯНЫҢ БЕГ-ХААНЛЫҒЫ ТУРАЛУУ НИИТЕЛЕРИ

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Campement de yourtes yurtes.

Nom officiel : Beykhanat de Yurtie.
Nom courant : Yurtie.
Gentilé : Yurt(s) (masculin) ; Yurte(s) (féminin).

Inspirations culturelles : Touva, Tibet, Mongolie, Iran, Afghanistan, Asie Centrale, Syrie, Liban, autres Arabes et Turcs.

Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Le yurt (touvain)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Le turc-yözid (turc-ottoman), le turc-bozyurt (turc moderne, avec quelques éléments du touvain), le luze (turc d'antioche), et le morsaman (russe de 1833) qui est très parlé, mais qui n'est pas reconnu.

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : « Je suis turc, Yurt est mon nom » (en yurt : Мен түрк мен, йүрт дээрге мээң адым-дыр, Men türk men, jürt déérge mééñ adym-dyr).

Hymne officiel :

Monnaie nationale : Le Balkansk nazuméen, imprimé par la VOSO.

Capitale : Kazhan-Bolup (en yurt : Кажан болур, « Kažan bolup »).

Population : ~3 000 000 habitants


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COMMENT FONCTIONNE LA NOMINATION D'UN GURKHAN
GÜRHANNY TOMUJLALY KANČAAR KYLDYR? · ГҮРХАННЫ ТОМУЙЛАЛЫ КАНЧААР КЫЛДЫР?

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Kouroultaï au XIVe siècle.

Gurkhan (en yurt : Гүрхан, Gürhan) est un titre turco-moriton traditionnellement traduit par « Grand Khan ». Il désigne un souverain de rang supérieur au khan, mais inférieur au khagan, et constitue l’un des principaux titres de souveraineté de la tradition turco-moritonne. Dans la hiérarchie des titres turco-moritons, le gurkhan se situe au-dessus du bey (yurt : Бег, Beg), du beykhan (yurt : Бегхан, Beghan) et du khan (yurt : Хан, Han), mais demeure inférieur au khagan (yurt : Хаған, Hağan). Un territoire gouverné par un gurkhan est ainsi appelé gurkhanat.

Durant la période de la Double-Fédération, la Yurtie constituait un gurkhanat, son souverain portant officiellement le titre de gurkhan.

Du temps de la Yurtie indépendante, bien avant l'arrivée des navires mors et le concept de « Nation », les gurkhans étaient les dirigeants absolus. Ils étaient également les guides suprêmes de la religion, du chamanisme, au tengrisme, puis au bouddhisme, pour finalement embrasser (partiellement) l'islam. Le gurkhan était alors l'incarnation vivante de l'autorité temporelle et divine sur les steppes.

L'intégration de la Yurtie au sein du système vladimirien a changé la fonction du gurkhan. Pendant cette période de domination post-coloniale, le gurkhan a perdu son statut de monarque absolu pour endosser un rôle d'intermédiaire entre le pouvoir central mor et la communauté yurte. Icelui participait activement à la proposition de lois visant à préserver et améliorer le mode de vie de son peuple face à l'assimilation coloniale. C'est paradoxalement durant cette perte de pouvoir exécutif que s'est forgé un mysticisme autour de sa personne. En Yurtie, le gurkhan a pris le rôle de père de la nation, de médiateur incontournable et de grand juge. Aimé par toute la population, il est devenu le sanctuaire de l'identité yurte face à l'occupant, une figure d'autant plus vénérée qu'elle n'exerçait plus la coercition d'un pouvoir d'État classique.

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L'actuel gurkhan de Yurtie, Sajana Orlankys Salčak

Aujourd'hui, au sein du beykhanat moderne, le pouvoir réel du gurkhan s'est encore dilué au profit du triumvirat des trois beykhans, qui dirigent de facto le pays. Cependant, de jure, la Yurtie reste formellement sous son égide. Bien qu'icelui n'ait plus d'emprise directe sur l'exécutif, il conserve un droit de veto. Ce droit n'est nonobstant pas absolu et ne peut être invoqué que dans une situation de crise institutionnelle précise, à savoir lorsque les trois beykhans, incapables de statuer à l'unanimité, font remontrance au gurkhan pour qu'il tranche leur différend. Ce rôle d'arbitre ultime garantit la stabilité de la Nation. Actuellement, le siège du gurkhan est marqué par une particularité notable : le titulaire officiel étant absent, c'est sa petite-fille qui assure cette lourde charge symbolique et juridique, prouvant que l'aura du titre transcende les genres et les générations.

La nomination d’un nouveau gurkhan se fait dans la plus pure tradition politique turco-moritonne : le Kouroultaï. Cette grande assemblée politique et militaire rassemble tous les notables, les descendants des administrateurs de l'ancien Empire moriton, les nobles (au sens strict turc, tatar et mongol du terme) et les autres personnalités influentes de la Yurtie. C'est ce conclave souverain qui a la lourde tâche d'élire le nouveau gurkhan à la mort ou au retrait du précédent. Le gurkhan n'est pas obligatoirement le fils aîné du défunt, et une femme peut très bien être élevée à cette dignité suprême par le Kouroultaï.


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QUI SONT LES BEYKHANS DE YURTIE ?
YÜRTIENIÑ BEGHANNARY KEMNER? · ЙҮРТИЕНИҢ БЕГХАННАРЫ КЕМНЕР?

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Palais du gouverneur Kazhan-ool, lieu de siège du gouvernement et des trois beykhans de Yurtie.

Si la Yurtie est de jure sous la houlette du gurkhan — fonction actuellement occupée avec une immense charge symbolique par la petite-fille du titulaire absent —, l'exercice concret et de facto du pouvoir repose entre les mains d'un triumvirat rigoureux. La Yurtie compte ainsi trois beykhans, qui forment ensemble le sommet absolu de l'État au quotidien. Actuellement, cette trinité exécutive est incarnée par le premier d'entre eux, Kyzyl-ool Begsaltaan, dit Kyzyl Beykhan, yurt d'origine, dont la stature impose le respect aux factions les plus traditionnelles ; le second, Hassan Muhamméd Kolviždan (Hassan Beykhan), yözid d'origine et figure incontournable de premier plan de l'échiquier politique et sécuritaire yurte ; et le dernier, Šamseddin Ahmed Hakkyoğlu, ou Šamseddin Beykhan, lui aussi yözid d'origine, qui complète cette alliance gouvernementale. Ces trois hommes incarnent les différents courants de la société yurte post-coloniale : terroristes bozkurt, les TAU et les anciens du gouvernement colonial.

L'autorité dévolue à ces trois dirigeants est proprement titanesque, puisqu'ils concentrent et possèdent conjointement l'intégralité des trois pouvoirs régaliens de la Yurtie : l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Dans la pratique, les beykhans décident de concert de toutes les affaires d'importance nationale ou stratégique, se réservant les grandes orientations politiques, économiques et militaires. Les tâches inférieures et l'administration quotidienne de l'État sont, quant à elles, déléguées à un cabinet de ministres — à l'instar du ministre des Affaires étrangères, qui n'est que l'exécutant des volontés du triumvirat sur la scène internationale. La singularité et la difficulté de ce système résident dans l'obligation stricte d'unanimité : aucune décision majeure ne peut être actée sans l'accord total des trois hommes. C'est précisément ici qu'intervient la mécanique du droit de veto du gurkhan. Si une crise idéologique ou politique éclate et qu'un accord unanime s'avère impossible, risquant de paralyser complètement les institutions, les trois beykhans doivent officiellement faire remontrance au gurkhan. Ce n'est qu'à cet instant précis, et uniquement dans ce cas de figure d'incapacité manifeste à se décider, que le gurkhan sort de sa réserve pour trancher souverainement le litige, exerçant un veto ou un arbitrage qui met fin, de manière irrévocable, aux querelles du triumvirat.

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Kyzyl-ool Begsaltaan, Hassan Muhamméd Kolviždan et Šamseddin Ahmed Hakkyoğlu, les trois beykhans de Yurtie.

S'élever au rang de beykhan est l'un des accomplissements politiques les plus complexes et périlleux de la Yurtie. Au même titre que pour l'élection d'un gurkhan, la nomination d'un nouveau membre de ce triumvirat exige la convocation d'un Kouroultaï (yurt : Курултай, Kurultaj). Cette assemblée politique exceptionnelle n'est réunie qu'à la suite du décès naturel d'un beykhan en exercice, ou après la révocation pure et simple de ses fonctions par une institution judiciaire suprême. Cette procédure de destitution est d'une extrême gravité et reflète les jeux d'influence internes : elle peut d'ailleurs être initiée par les deux autres beykhans eux-mêmes en cas de trahison ou de parjure. Les conditions d'éligibilité pour rejoindre ce cercle très fermé sont strictes et marquent une différence notable avec la fonction de gurkhan : le candidat doit impérativement être un homme, avoir atteint l'âge minimum de vingt-et-un (21) ans, et présenter un casier judiciaire absolument vierge, gage de sa probité face à la Nation. Ce n'est qu'une fois ces prérequis validés par l'assemblée, et au terme d'intenses tractations entre les nobles, les élites militaires et les représentants tribaux, que le candidat élu est solennellement intronisé pour rejoindre le triumvirat.


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DÉCOUVRIR KAZHAN, CAPITALE DU BEYKHANAT DE YURTIE
YÜRTIENIÑ BEGHANATYNYÑ KAŽAN SUURNUN TANYP BILIR · ЙҮРТИЕНИҢ БЕГХАНАТЫНЫҢ КАЖАН СУУРНУН ТАНЫП БИЛИР

Héraldique de la ville de Kazhan.
Armorial de la ville de Kazhan.

Kazhan (en yurt : Кажан, « quand ») de son nom complet Kazhan-Bolup (en yurt : Кажан болур, « Quand cela aura-t-il lieu ») est une ville de Yurtie et la capitale du beykhanat de Yurtie. Sa population s'élève à 1 113 333 habitants en 2018.

L'apparition de la ville de Kazhan est due à l'arrivée des mors en Yurtie, région autrefois peuplée uniquement de peuples d'ethnie turque et à la notion de sédentarité qu'ils apportèrent avec eux. En effet, la ville est fondée le 2 janvier 1721 par Cyrille Miroslavovitch Val Stanislav, chef de la marine impériale more qui débarque en Yurtie pour y établir la première colonie more.

Image satellite de la ville de Kazhan.
Image satellite de la ville de Kazhan, avec le portrait, sur l'herbe, d'un puissant khaghan moriton.

À sa fondation, la ville s'est d'abord appelée Belotsarsk, puis en 1860, avec l'arrivée au pouvoir des communistes, Dzhugalyevov. En 2005, elle a pris son nom actuel, Kazhan, après l'accession au trône de Vladimir Ier, sous son impulsion à fin de « respecter les cultures locales ». Depuis 1721, elle est la capitale de la colonie de Yurtie, puis de la RS de Yurtie, du gurkhanat puis du beykhanat de Yurtie. On y parle le yurt. Foyer culturel, la ville abrite notamment un institut de recherche en littérature, fondé en 1953, un complexe islamique et un complexe bouddhiste.

Kazhan abrite la majeur partie des industries du pays (des briqueteries, des scieries, des fabriques de meubles, des usines de raffinage du pétrole, et des usines de transformation alimentaire). La pollution atmosphérique y est particulièrement importante. Ainsi, la concentration de benzopyrène, un hydrocarbure fortement cancérigène produit par l’industrie et les gaz d’échappement, dépasse 116 fois les niveaux recommandés. Kazhan est le nœud de communication le plus important du beykhanat de Yurtie. Elle est reliée à la ville d'Ak-Dovourak. Elle est reliée également à Abakan au nord. Kazhan possède un aéroport (code IATA : KAZ) avec des vols réguliers pour Kybres, Voïvograd et Otukhan.

La ville de Kazhan est devenue en 2011 le siège d'un diocèse orthodoxe, l'éparchie de Kazhan, issue d'un territoire cédé par l'éparchie d'Abakan. La ville possède deux Eglises orthodoxes, la Cathédrale de la Nativité et l'Eglise de la Trinité, et deux mosquées. Elle accueille aussi un centre de chamanisme et plusieurs temples bouddhistes. La raison en est que la Yurtie est un pays profondément multi-religieux. Le bouddhisme tibétain est la religion majoritaire, avec 34,2 % de la population, suivit par l'islam chiite avec 32,1 %, puis le christianisme orthodoxe avec 21 %, et les 12,7 % restant sont soit tengristes, chamanistes, ou alors appartiennent à des petites communautés juives, hindouistes, ou d'autres religions étrangères — généralement et presque exclusivement pratiquées par des étrangers résidants en yurtie.

Danse chamane.
Danse chamanique yurte.


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QUI SONT LES TAWAT AL-UMMA ?
TAWAT AL-UMMA KEMNER? · ТАВАТ АЛ-УММА КЕМНЕР?

https://i.ibb.co/0jGTCx3J/image.pnghttps://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bb/DiezAlbumsEnthronization3.jpg
Rassemblement des TAU dans leur QG nouvellement construit.

Les TAU (Tawat Al-Umma ; littéralement Obéissance de la communauté, de l'arabe طاعة الأمة : ṭāʿat al-umma) sont le plus grand groupe paramilitaire islamiste de Yurtie. Ils ont mené la résistance contre le colon mor, et on permis à la Yurtie d'obtenir son indépendance en 2016. Le mouvement fut dirigé par le Père Muhammed-ool Bašar jusqu'à sa mort des suites d'une longue maladie.

Après l'indépendance, les TAU se sont fait relégués au second plan, notamment par les Bozkurt et le nouveau pouvoir mis en place par Kolvijdan. Initialement constituée d'une coalition de tribus, de chefs religieux et d'anciens combattants de la guerre d'indépendance, l'organisation s'est progressivement centralisée autour d'un Conseil suprême (Majlis al-Shura) chargé de définir sa ligne idéologique et stratégique.

L'idéologie des TAU combine le nationalisme yurte, l'islam chiite conservateur et un fort rejet de l'influence étrangère. Le mouvement affirme vouloir préserver les traditions culturelles et religieuses du pays tout en garantissant son indépendance politique et économique. Ses opposants l'accusent cependant d'autoritarisme, de répression des minorités religieuses et ethniques, ainsi que de violations des droits humains dans les territoires qu'il contrôle.

Durant la guerre d'indépendance (2008-2016), les TAU ont mené une campagne de guérilla contre les forces mores et leurs alliés locaux. Le mouvement a acquis une réputation d'efficacité militaire grâce à sa connaissance du terrain montagneux du centre et du sud de la Yurtie. Plusieurs attentats et opérations de sabotage revendiqués par les TAU ont néanmoins suscité de vives critiques au niveau international.

À la mort de Muhammed-ool Bašar, la direction du mouvement fut reprise par le cheikh Abdallah-ool Yürtik, ancien responsable militaire et membre fondateur des TAU. Sous son commandement, le mouvement chercha à renforcer son contrôle administratif sur les régions rurales tout en développant ses relations avec plusieurs États voisins.

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Combattants des TAU, arborant un portrait du Père de la révolution, Muhammed-ool Bašar

Selon les estimations, les TAU compteraient entre 1000 et 2000 combattants actifs ainsi qu'un vaste réseau de sympathisants civils. Leur influence demeure particulièrement forte dans les villes de Naryn, Kyzyl et Makzyr, considérées comme les bastions historiques du mouvement.

Les TAU sont classés comme organisation terroriste par plusieurs pays et organisations internationales, tandis que certains États les considèrent comme un mouvement de libération nationale ayant joué un rôle déterminant dans l'indépendance de la Yurtie. Cette divergence de perception contribue à faire du mouvement l'un des acteurs les plus controversés de la politique yurte contemporaine.

Les origines des TAU remontent à la fin des années 1990, lorsque plusieurs groupes religieux et nationalistes yurtes commencèrent à s'organiser contre l'administration coloniale more. Sous l'impulsion de Muhammed-ool Bašar, ces mouvements furent progressivement unifiés au sein d'une même structure politico-militaire.

Entre 2008 et 2016, les TAU constituèrent la principale force de résistance armée. Ils participèrent à plusieurs offensives majeures contre les garnisons mores et jouèrent un rôle central lors du soulèvement général de 2014. La signature des accords de Naryn en 2016 et la proclamation de l'indépendance de la Yurtie furent largement attribuées à leur pression militaire. Après l'indépendance, les dirigeants civils du nouvel État cherchèrent à limiter l'influence des organisations armées. La montée en puissance des Bozkurt au sein des institutions sécuritaires et gouvernementales contribua à réduire progressivement le poids politique des TAU. Plusieurs anciens commandants furent intégrés à l'armée nationale tandis que d'autres refusèrent leur démobilisation. En 2020, des affrontements éclatèrent entre des miliciens liés aux TAU et les forces gouvernementales dans la région de Makzyr à la suite de l'arrestation de plusieurs responsables religieux. Bien que de courte durée, cette crise révéla les tensions persistantes entre le mouvement et le gouvernement central.

Les TAU sont dirigés par un Majlis al-Shura composé de chefs religieux, de commandants militaires et de représentants tribaux. Le conseil élit un Émir général, chargé de superviser les activités politiques et militaires du mouvement. L'organisation est divisée en trois branches principales : l'aile militaire, l'aile religieuse, et l'aile sociale et caritative.

Les principales sources de financement des TAU proviendraient des dons privés, des fondations religieuses, des contributions de la diaspora yurte, des aides des Bozkurts, et des activités économiques menées dans les zones sous leur influence. Le mouvement rejette les accusations de trafic et affirme financer ses activités exclusivement par des moyens légaux.


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