31/03/2016
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[Karty-Sterus]

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30/11/2015, Aéroport de Volkingrad,
Musique d'Ambiance

Le Saint Empire de Karty et l'Aleucie, nous pouvons résumer les contacts entre ces deux entités simplement par des tensions. Avec notamment l'Alliance de la Sécurité Economique Aleucienne, qui compte pour chef de file l'Akaltie selon le Tsarat, de nombreuses relations d'ordre conflictuelles sont advenues. Ce fut également le cas avec l'état Sterusien, bien que ce ne soit que par des échanges oraux. Ainsi et à première vue, Karty ne compterait pas Sterus dans ses bonnes relations. Et pourtant, une entrevue d'initiative Sterusienne a été conclue, couronnée d'un échange d'ambassades assuré par son Excellence Haltaï.

La Grande Ambassadrice Oskana Haltaï du Cercle des Six mandatée au secteur Aleucien. En d'autres termes, elle est la représentante Kartienne au territoire Aleucien et pour tous ses états présents. C'est donc évidemment le cas de Sterus, nation avec laquelle Oskana a échangé une ou deux missives afin de rapidement conclure une rencontre diplomatique sur ses terres natales. C'est donc en tant que bonne diplomate que renseignements et observations ont été effectués afin de veilleur au bon déroulement de ladite rencontre. La principale conclusion a été que suite à l'élection d'un nouveau consul, la fédération Aleucienne s'est retirée de l'ASEA sous le joug des tensions. Nous pouvons qualifier cela d'événement heureux pour Karty qui voit l'affaiblissement d'une organisation rivale ainsi qu'un futur et éventuel partenaire.

Sur le tarmac des pistes d'atterrissages de Volkingrad, la diplomate Kartienne attendait l'arrivée du jet Sterusien qui ne se fit guère attendre. Après quelques minutes passées sous un froid hivernal, ce dernier atterrit avant de laisser sortir la délégation concernée avec pour principal diplomate le nouveau Consul Cristobal Pandoro. C'est cependant avec une certaine méfiance qu'Oskana accueillit ses interlocuteurs, le doute lui faisait prendre ce ressentiment. En outre, un revirement aussi soudain de Sterus était assez inquiétant, là était la raison de la présence plus fournie de militaires Kartiens. Ce fut tout de même d'un large sourire que dame Haltaï annonça aux nouveaux-venus.


Grande Ambassadrice Oskana Haltaï du Cercle des Six mandatée au secteur Aleucien

Grande Ambassadrice Oskana Haltaï: Je vous souhaite bien le bonjour, soyez les bienvenus en terre Eurysienne et au Saint Empire de Karty. Je me nomme Oskana Haltaï et suis la personne avec qui ces quelques missives ont été échangées, vous pouvez maintenant mettre un visage derrière ces écritures.

Dit-elle de son habituel sourire diplomatique, bien qu'imprégné d'un doute non décelable. Les présentations et formalités faites, Oskana invita ses homologues à la suivre à travers le seul aéroport de l'Empire. La délégation traversa donc l'infrastructure, sous le regard attentif des militaires Kartiens armés de leur fidèle StG XI de production nationale. Chaque soldat salua le Consul et ses subalternes lorsqu'ils passaient devant lui, d'un signe de respect certes, mais aussi et surtout pour montrer qu'ils étaient en terre impériale. Arrivés devant la suite de voitures diplomatiques, Oskana invita le Consul à prendre place à l'intérieur d'une des Steinhart. Marque de voiture du Saint Empire de Karty fondée en 1935, chaque véhicule de cette marque est unique en offrant un luxueux confort, en particulier les voitures diplomatiques. Tous les appareils étaient assez récents, des Steinhart 2014, le nombre étant l'année de création dudit véhicule.

Steinhart 2014

Oskana se trouvait dans la même Steinhart que le consul, laissant la possibilité d'une éventuelle discussion. Si son Excellence Stérusienne n'en voulait point, il pouvait admirer les bâtisses de Volkingrad qui défilaient au rythme de l'avancée du convoi. Le trajet avait été soigneusement dessiné par l'ambassadrice Kartienne, passant notamment du quartier des affaires à la Place Etoile, faisant découvrir un temps soit peu l'architecture et le mode de vie au Saint Empire.
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Le consul Pandoro était très satisfait de la réponse favorable de Karty à cette visite d'État. Pour autant, il n'était pas naïf : la réputation de Karty était loin d'être bonne au sein des gouvernements mondiaux, et encore moins parmi les gouvernements aléuciens… Pourtant, le consul appréciait la mentalité de Karty. Au fond, c'était un homme très conservateur, bien que classé parmi les modérés.

Le consul Pandoro attendait beaucoup de cette rencontre. Il ne lui était pas tolérable d’en ressortir sans accords de libre-échange ni sans entente militaire. L’amélioration des relations avec Teyla et le rapprochement avec l’Antérinie marquaient le début d’un renouveau de la diplomatie stérusienne. Désormais plus tournée vers le monde et moins centrée sur l’Aleucie, celle-ci devait permettre à la nation de se tailler une nouvelle place dans le concert des nations.

À son arrivée sur le tarmac, le consul aperçut l’ensemble de la délégation kartienne. Il s’était pourtant promis de ne plus se rendre dans les pays du Nord en hiver : le froid ici était bien trop intense pour qu’il soit aussi à l’aise que dans la chaleur habituelle de la Fédération. Une fois sorti, il s’avança en direction de l'ambassadrice. Il fut d’abord surpris de ne pas voir Sa Majesté le Tsar Stanislas, mais se dit que cela viendrait sûrement plus tard.

Kamoulox
Bonjour, Ambassadrice, c'est un plaisir et un honneur d'être ici aujourd'hui.

Une fois dans la voiture, le consul se permet de questionner l'ambassadrice sur son dirigeant.

"Le Tsar Stanislas... Permettez-moi de vous demander : est-il un homme avec qui le dialogue est fluide et agréable ? Ou bien est-il plutôt froid, peu enclin aux longues rencontres ? Car je dois dire que nos sujets à aborder sont nombreux, et je ne sais guère comment m'adresser à lui.De même, afin d’être parfaitement conscient de la vision kartienne, j'aimerais, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, que vous me résumiez la position de Karty vis-à-vis des États Aleuciens. Il est vrai que la distance qui nous sépare ne facilite pas toujours la compréhension de votre perspective."

Il se contenta ensuite d’observer calmement les paysages visibles sur la route menant au lieu de la rencontre. Il prit soin d’admirer l’architecture kartienne, ayant toujours été fasciné par les merveilles architecturales de la Renaissance eurysienne. La Fédération avait dû conserver ou recréer des styles architecturaux datant de plusieurs siècles, voire de millénaires. Alors, forcément, pour lui, les bâtiments paraissaient particulièrement chics.
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30/11/2015, Aéroport de Volkingrad,
Oskana écouta le Consul Stérusien et fut assez étonnée de ses demandes. Tout d'abord, ce dernier avait appelé Tsar Stanislas et non Tsar Stanislas I ou bien son excellence. Les Kartiens ne sont pas très à cheval sur ce genre de choses, contrairement à certaines nations du moins. Nonobstant, cette manière d'appeler le dirigeant de l'Empire était une première. Sur cela, la Grande Ambassadrice décida d'outrepasser, son interlocuteur étant venu de loin.
Le plus surprenant restait que le diplomate Aleucien souhaitait un portrait du Tsar, non pas un officiel mais le point de vue personnel d'Oskana. C'était bien la première fois qu'on lui demandait cela, la seule demande normale restait d'expliquer le point de vue de Karty sur l'Aleucie.


Grande Ambassadrice Oskana Haltaï du Cercle des Six mandatée au secteur Aleucien

Grande Ambassadrice Oskana Haltaï: Sa majesté le Tsar Stanislas I n'est pas très froid, si vous cherchez ce type de diplomate il faut vous tourner vers le Chancelier ou bien le Ministre de la Défense. Tous deux ont une sacré réputation en la matière si vous voulez mon avis, notamment le chef des armées impériales. Je ne vais point vous compter ses exploits, je vous assure simplement qu'il n'y a pas plus antipathique dit-elle en riant. Le Tsar est quant à lui plutôt chaleureux à vrai dire, il vous traitera comme son égal. Pour illustrer mes dires, le Tsar s'est toujours montré cordial, même avec des dirigeants ennemis comme le secrétaire général de la Loduarie. Ce n'est donc pas vous, qui venez avec de bonnes intentions, que sa majesté va blâmer, rassurez vous. Si vous voulez mes conseils, être franc et direct sont des valeurs appréciées de son Excellence Stanislas Valaski, tout comme l'honneur ou le patriotisme. À noter que tous mes dires que je vous ai communiqué ne sont que mon avis personnel, évidemment. Je vais à présent passer à quelque chose qui concerne un temps soit peu moins mon avis, la position de Karty sur l'Aleucie.
Nous nous entendons principalement très bien avec la Yukanaslavie et Saint Marquise. Hormis ces deux états, nous résumons cela à la neutralité ou au conflit. Les relations d'ordre conflictuelles sont notamment avec les nations membres de l'ASEA et notamment l'Akaltie.

La berline Steinhart s'arrêta pile après les explications de l'ambassadrice, offrant une magnifique vue sur le Kremlin, bâtiment administratif du Saint Empire.

Palais Impérial du Saint Empire de Karty, le Kremlin
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Le consul Pandoro avait l'habitude de surprendre les individus qu'il rencontrait lors de ses rencontres diplomatiques. Ce n'était pas vraiment parce que son charisme naturel faisait son œuvre, ou sa beauté rare. Non, c'était surtout parce que Pandoro avait pour habitude de dire assez haut ce qu'il pensait, sans vraiment se soucier du protocole.Évidemment, il se renseignait toujours en amont sur les traditions et cultures locales d'un pays avant de s'y rendre. Mais le fait de se comporter lors d'une rencontre diplomatique comme il se serait comporté dans la vie, sans son titre, était pour lui une façon d'assurer la proximité avec son interlocuteur. En adoptant une attitude opposée à la froideur diplomatique habituelle, le consul s'affranchissait des distances naturelles et se montrait favorable à de vraies relations profondes.Peut-être était-ce une stratégie du dirigeant : en marquant ses interlocuteurs par ses gestes et paroles décontractés, il s'assurait de rester dans leurs esprits et de graver la rencontre dans leur mémoire. Cela permettait de mettre en avant la valeur stérusienne pour un partenariat. Tout comme les Stérusiens, depuis presque toujours, avaient pour coutume de ne pas hésiter à employer des mots forts ou à être particulièrement crus dans leurs prises de parole.

C'était évidemment un héritage de la culture stérusienne, un pays assez viriliste où la franchise faisait foi. Mais c'était aussi un choix et une véritable orientation politique. En multipliant les coups d'éclat, la fédération de Stérus pouvait s'assurer de polariser les idées et les dirigeants. De cette manière, il devenait plus simple de gérer la diplomatie.Entretenir des liens ambigus avec des états, ne pas être sûr de leur positionnement ou douter de leur soutien était pour Stérus bien plus dangereux que d'avoir des ennemis. Car les ennemis sont généralement prévisibles, et, comme leur nom l'indique, on sait à quoi s'attendre venant d'eux. Alors que de faux alliés, ou des alliés susceptibles de changer de camp à la moindre épreuve, n'étaient que de faux piliers menaçant d'emporter l'ensemble du pays dans leur chute.De même, l'emploi régulier de la force verbale dans les missives stérusiennes à l'égard des autres nations était, là aussi, une stratégie bien déterminée. Il fallait soigner ses alliés et insulter ses ennemis. C'était la politique stérusienne, une politique simpliste et extrême, mais qui, jusque-là, avait particulièrement aidé la fédération.Ainsi, le consul avait remarqué que son interlocutrice n'était pas forcément très à l'aise avec ses questions ni vraiment capable d'y répondre en toute honnêteté dans cette situation. Mais il ne pouvait s'empêcher de sourire, non par mépris, mais au contraire par conscience de ses propres actes. En aucun cas sa volonté n'était de mettre mal à l'aise qui que ce soit.

Dans la voiture, le consul était un peu gêné par l'aveu des tensions entre Karty et l'Akaltie. Ce pays représentait beaucoup pour la fédération. L'Akaltie était un des partenaires historiques de la fédération en Aleucie. Ensemble, ils avaient bâti les fondations de ce qu'était aujourd'hui devenue l'ASEA. C'étaient également les deux principales nations engagées dans le domaine spatial au sein de l'Aleucie. Mais la fédération ne pouvait se cantonner à ses alliances.Après tout, l'Akaltie restait une nation chère à la fédération, mais qui ne s'était pas précipitée pour venir en aide à la fédération lors des différents conflits. Alors, il était important pour Stérus, comme pour toute nation du monde, de diversifier ses sources de relations.En arrivant au Kremlin, le consul fut très agréablement surpris par la beauté de ce bâtiment. Il eut envie de se hâter pour se balader et en découvrir les secrets et les richesses. Mais l'heure n'était pas à la détente ni à la flânerie. Pour autant, il se dit que d'ici quelques années, il pourrait y revenir et profiter, comme simple visiteur, de la beauté d'un bâtiment si imposant.
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30/11/2015, Kremlin de Volkingrad,
Tel un dragon se dressant contre un chevalier, le palais impérial s'érigeait face à l'homme d'état Sterusien. C'était la première fois qu'un diplomate de ladite nation foulait les terres du Tsarat Euryisien, symbole fort et prometteur. Lorsque ses Excellences s'annoncèrent à la porte du Kremlin, deux soldats du 166ème régiment, la Garde Impériale, saluèrent fièrement dame Oskana Haltaï mais aussi son interlocuteur. Guidant ce dernier à travers l'immensité de cette infrastructure, l'ambassadrice entama une marche rythmée par les va-et-vient des fonctionnaires Kartiens. Certains prenant le temps de saluer, d'autres remarquant à peine leur présence.


Grande Ambassadrice Plénipotentiaire Oskana Haltaï du Cercle des Six mandatée au secteur Aleucien

Grande Ambassadrice Oskana Haltaï: Monsieur le Consul, nous voilà arrivés !

Dit-elle de son sourire rayonnant, tout en posant lentement la main sur la poignée d'une porte qui signifierait le début officiel de cette rencontre. Coupée dans son élan par quelques paroles d'une autre diplomate Kartienne, Oskana s'arrêta soudainement. Une femme âgée de la quarantaine, une membre du Cercle des Six, déclara finalement.

Grande Ambassadrice plénipotentiaire du secteur Afaréen, Irina Meldeva

Grande Ambassadrice Irina Meldeva: Oskana ? Vous attendez le Tsar ?
Grande Ambassadrice Oskana Haltaï: Oh eh bien, son Excellence Sterusienne et moi-même étions sur le point d'entamer une entrevue avec Stanis-... sa majesté, pourquoi donc ?
Grande Ambassadrice Irina Meldeva: Il n'est point dans son bureau, une urgence me semble-t-il. dit-elle en saluant le Stérusien. Le voilà qui arrive justement !

Son Excellence Valaski marchait d'un pas assuré, impérial même, toutefois d'une lourdeur certaine annonçant son arrivée imminente. Bien que miné par le devoir diplomatique et politique, Stanislas n'en affichait rien lorsqu'arrivé à la délégation, il annonça.

Dirigeant du Saint Empire de Karty, Tsar Stanislas I

Tsar Stanislas I: Veuillez excuser ce léger retard Consul, j'espère de tout cœur ne point vous avoir fait trop attendre. Dame Meldeva, que me vaut votre venue ?
Grande Ambassadrice Irina Meldeva: Simplement vous avertir du bon fonctionnement et déroulé de l'Opération Katézia, rien de suffisamment important pour retarder davantage son Excellence Pandoro.

Ce bref échange passé, le Tsar ouvrit largement la porte afin d'inviter la délégation à y entrer. Une fois installée, sa majesté prit la parole, annonçant le réel début de l'entrevue.

Tsar Stanislas I: Je vous souhaite la bienvenue en Karty, bien que dame Haltaï a sans aucun doute déjà effectuer les salutations. Allons droit au but, la raison de votre venue. Pour ma part, je n'attends guère plus que des accords économiques à la suite de ces événements, je pourrais nonobstant être surpris. Permettez-moi d'être franc en abordant directement une phase importante: L'Alliance de la Sécurité Economique Aleucienne. Tout comme moi, vous savez que Karty n'est pas en bons termes avec ses membres, or vous en êtes tout juste sortis. Quelle est la raison de ce revirement et, plus important, quelle est la position Stérusienne sur le tout ?
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Le Consul était un homme qui avait de l'humour, mais qui était froid, très froid en matière de diplomatie. Les seuls qui avaient la capacités de déclencher son coté humoristique était ses alliés ou ceux avec qui il s'entendait bien, pour autant ce jour la le Consul préféra prendre la situation de manière cocasse plutôt que de s'impatienter. Il espérait surtout au fond que c'était bel et bien un imprévu et que ce n'était pas une manière pour le Tsar d'imposer sa présente en faisant patienter tel de simple hommes de mains qui attendent le rendez-vous avec le chef. Cependant, le Consul était très surpris de voir que la personne en face de lui n'était même pas au courant qu'un dirigeant étranger était en visite d'état aujourd'hui. C'était réellement du jamais vu pour Pandoro, alors pour détendre l'atmosphère il se permis une petite blague dans la langue de son interlocutrice lorsque celle-ci révèla l'urgence du Tsar, Pandoro la regarda en souriant et lui dit :

"Je dois lui donner mon CV pour cet été."


Mais lorsque le Tsar se fit entendre, le Consul changea radicalement d'attitude. Dès l'instant où le Tsar fit son apparition, la rencontre prit un ton officiel. Le Consul referma son esprit, se concentra et fit disparaître son sourire. Il n'était pas pour autant agacé d'être là, mais son expression devint fermée et impassible. Une nouvelle fois, il fut surpris : il venait probablement d'assister à un échange auquel, en tant que dirigeant, il n'aurait jamais permis à un représentant étranger d'assister.Qu'était donc cette opération Katézia ? Pourquoi se déroulait-elle si bien ? Quels étaient ses objectifs ? Les questions se multipliaient dans l'esprit du Consul, mais il les garda pour lui. Le questionnement direct du Tsar était intéressant, et le fait qu'il impose d’emblée que les discussions soient exclusivement économiques constituait un autre point notable. Mais, comme souvent, le Consul demeura observateur, son visage impassible ne trahissant rien de ses pensées.

"Tsar Stanislas I, je dois dire que vous me posez ici la question à laquelle je m'attendais le moins pour débuter cette rencontre. Alors, comme vous l'avez dit, allons droit au but. L'ASEA est pour nous, à l'heure actuelle... comment vous dire... inutile au possible ? Je veux dire, les États membres tiennent des réunions en excluant certains autres États membres pour discuter de sujets concernant l’alliance. La présidence est presque morte et peine à se relever.Je parle de se relever parce que, vous comprenez, le président Duval, à force de se mettre à genoux pour satisfaire le Westalien, commence à avoir mal aux articulations. D'ailleurs, c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles on ne l'entend plus beaucoup parler. Trop bien élevé, Duval ne peut parler la bouche pleine."

Les propos du Consul étaient durs, inappropriés et probablement choquants pour le Tsar, mais Pandoro souhaitait affirmer sa personnalité dès le départ. Il voulait que le Tsar comprenne la franchise des Stérusiens et leur approche directe. Il cherchait également à illustrer l'intensité de sa rancune envers certains États. En utilisant des mots forts, il marquait son opposition. Après une brève pause, il s’apprêta à poursuivre son argumentaire.

"La raison principale pour laquelle nous avons quitté cette alliance, c'est parce que nous nous sommes rendu compte que nous vivrions mieux sans elle. Sans les idiots qui en font partie et qui ne connaissent rien à la vie, pas même à l'économie. Paradoxal pour des dirigeants. Nous avons quitté l'ASEA également parce que nous ne voulions pas devenir ce qu'est aujourd'hui la Lermanstalia ou la Westalo-Lermandie (Lermandie), c'est-à-dire un État soumis à son maître, un maître qui aujourd'hui lui-même s'agenouille devant les communistes."

Notre vision est simple concernant l'ASEA. En tant qu'institution, nous n'avons rien contre elle. Quant aux États membres, nous n'avons pas d'animosité non plus, au contraire, beaucoup d'entre eux sont des partenaires de confiance. Cependant, si les deux "Tic et Tac" que j'ai mentionnés plus haut s'imaginent pouvoir jouer avec le feu, peu m'importe que cette organisation me menace : je leur ferai connaître le feu et le sang de nos armées. Je ne laisserai certainement pas un État communiste venir dicter à un pays comme Stérus ce qu'il doit faire.La Westalia s'arme beaucoup en ce moment. Peut-être pensent-ils qu'avec plus de navires, ils parviendront à mieux s'imposer. C'est un rêve. Réalisable ? Je ne sais pas, mais je ne vais pas les empêcher de rêver. Ils bâtissent une armée qui finira en poudre à canon pour nos défenses et nos navires. Qu'ils fassent donc. Vous savez, les grands hommes, avant de se lancer dans des conflits ou des actions dangereuses, se posent souvent la question : "Suis-je prêt à tout perdre pour cela ?". À cette question, je répondrais sans même hésiter : oui. Peuvent-ils en dire autant ? Sont-ils prêts à sacrifier d'importantes forces juste pour s'imposer dans des zones géographiques situées à des centaines de kilomètres de leur frontière ? J'en doute.

D'ailleurs, nous enseignons souvent une leçon à nos jeunes militaires, celle d'une bataille marquante. Si vous me permettez, Tsar Stanislas Ier, je vais vous la résumer, car elle illustre parfaitement mes propos. Lorsque la Fédération menait une guerre coloniale en Transernikse, nous étions engagés sur le front d'Ishimaka, au Nazum. Nos forces étaient largement supérieures, près de 36 000 soldats contre 2 500 Nazumis. Nous dominions par le nombre, la force et la technologie.En dix jours, nous avions réduit de 60 % la zone contrôlée par l'ennemi, et nous n'étions plus qu'à deux ou trois semaines d'une victoire totale. Mais à quel prix ? Nous avions déjà perdu 20 000 hommes, tandis qu'ils n'en avaient perdu que 1 000. La Fédération envoya alors 20 000 soldats supplémentaires. Quatre jours plus tard, nous avions conquis 70 % du territoire, mais encore 10 000 de nos hommes étaient tombés. C'est à ce moment-là que nos dirigeants (des incompétents il faut le dire) ont pris une décision logique : ils se sont demandé si cela valait la peine de continuer à perdre des dizaines de milliers d'hommes pour un territoire que le peuple Stérusien ignorait presque. Nos forces se faisaient décimer, même si elles dominaient. Finalement, la Fédération a négocié avec les rebelles.Nous aurions pu attendre encore dix jours et remporter une victoire certaine grâce à notre supériorité, mais dans quel but ? Pourquoi s'obstiner à s'emparer de ce qui appartient aux autres ? Ceux qui défendent leur propre terre donneront leur vie pour protéger celle de leurs enfants. C'est cela, l'enjeu. Une armée venue de loin aura-t-elle la même détermination ? J'en doute.Voyez donc, je suis pragmatique. Je n'ai rien contre cette organisation et je la laisse agir librement, car c'est le droit le plus strict d'un État. Mais tant que je serai en vie, je veillerai à ce qu'ils restent bien loin de nos frontières.

Et vous, Tsar Stanislas Ier, que pensez-vous de cette organisation ? Quelle est votre politique future vis-à-vis des États qui en font partie ?

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30/11/2015, Kremlin de Volkingrad,
La Grande Ambassadrice Meldeva fut étonnée par la boutade du Consul, affirmant qu'il devait "donner son curriculum vitae" à sa majesté. Elle n'eut guère le temps de réagir, le Tsar l'invitant à retourner à ses occupations, la foudroyant par ailleurs du regard. L'évocation de l'Opération Katézia devant un diplomate étranger, bien qu'il n'en savait rien, était une erreur qui aurait pu être évitée si facilement. Pandoro changea radicalement d'habitude à la venue de Stanislas, retirant ce ton blagueur et même moqueur en réalité.

Trônant face au Sterusien, le Tsar ne semblait afficher aucune marque d'émotion, croisant et liant ses deux mains sur la table faite de bois massif des forêts de Wikingia. Lorsque le Consul fustigeait ce "Duval", son Excellence Valaski comprit succinctement qu'il était d'une franchise assez rare. Analysant les dires qui allaient des raisons du départ de Sterus de l'ASEA jusqu'à une volonté d'autodéfense claire, le monarque répondit par ces quelques phrases.


Dirigeant du Saint Empire de Karty, Tsar Stanislas I

Tsar Stanislas I: Je vois que votre état nourrit une certaine émotion à l'encontre de la Lermandie et de Westalia. Vous ne manquez pas d'audace Consul, remettre en cause la souveraineté nationale en ces lieux peut être une erreur impardonnable. Bien que je ne partage pas votre avis, je le comprends rassurez-vous. Avant de répondre à votre questionnement, laissez-moi vous expliquer la politique Kartienne dans ses grandes lignes.
Le Saint Empire de Karty est isolationniste quant à toutes ces organisations supranationales, nous ne faisons partie d'aucune institution, notre état est souverain et indépendant. Une médaille à deux faces me diriez-vous, car si l'on y réfléchit, personne ne soutiendrait Karty en cas de crise. Ce à quoi je vous répondrais que notre diplomatie intervient, ce que nous appelons celle du "cas par cas". L'allié Kartien est irrémédiablement le Royaume de Teyla, j'y place une certaine estime.
Je vois que vous abordez des conflits et conquêtes passés, je vais également vous partager mon point de vue. Sachez tout d'abord que je n'accorde aucune gloire aux conquêtes d'un état passé, la force réside dans l'armée actuelle et non celle d'antan. Une nation pouvait très bien être la plus puissante du monde il y a cent ans et une des plus faibles aujourd'hui. Karty est militariste, pour des raisons que je vous ai évoquées. Ma patrie ne pouvant que compter sur elle-même, nous devons assurer une autodéfense qui est garantie par cette militarisation, les traités de défense ne suffisent point.
J'en viens enfin à un autre trait de l'échiquier politique et international Kartien: La neutralité. Nous ne nous mêlons presque jamais des affaires intérieures d'un pays étranger, évitant ainsi tout conflit extérieur. Cela a fait ses preuves, bien qu'il est parfois nécessaire de se positionner, je fais notamment référence à la Pravoslavnyy qui déporte sans aucun problème sa population LGBT. Karty s'est positionné, nous ne pouvons tolérer une telle chose, cela va à l'encontre des droits les plus fondamentaux. Le Saint Empire de Karty est attaché à ses valeurs, la militarisation donc, mais aussi notre culte orthodoxe, l'égalité des sexes, ces magnifiques bâtisses, cette gastronomie, notre culture en bref. Je réponds ainsi à ce questionnement sur l'ASEA qui est assez simple et comme vous l'auriez compris: La neutralité. Nous sommes certes en tension avec quelques de ses membres, nous cherchons cependant à éviter tout problème indésirable.
Ce sujet clos, passons à ceux commerciaux voulez-vous ? Je vous fournis ici un document résumant nos ressources primaires comme l'huile de tournesol ou bien certains minerais. Quant au secteur secondaire et tertiaire, nous avons une expertise automobile via l'industrie Steinhart ou encore l'industrie lourde.
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