31/03/2016
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Liste des clubs politiques du Congrès

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Clubs politiques du Congrès International des Travailleurs :

Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

  • Nota Bene sur le positionnement idéologique en Estalie : Compte tenu du caractère plus restreinte des idées politiques en Estalie et de sa focalisation autour de l'idéologie libertaire comme porte-étendard de son régime politique, l'opinion publique estalienne a tendance à considérer les concepts de gauche et de droite de façon plus restreinte aux idéologies représentées au sein du Congrès, ce qui explique par ailleurs la place choisie par les blocs au sein de l'hémicycle du Congrès. Ainsi, on considère les husakistes comme une force politique de gauche ou d'extrême gauche, tandis qu'on considère les anarchistes plus traditionnels issus de l'ALO comme des centristes. Enfin, en dehors des indépendants qui sont généralement placés à l'extrême droite de l'hémicyclé (mais politiquement affiliés comme centristes en général ou de droite révolutionnaire), on considère que les substrats des idées eurycommunistes et surtout les clubs issus de l'ancienne Assemblée des Soviets comme issus de la droite que l'on nomme en Estalie la droite révolutionnaire afin de la différencier sémantiquement de la droite traditionnelle qui se veut plus nationaliste, conservatrice et proche du libéralisme économique. L'axe gauche-droite en Estalie a donc été volontairement reformulé puisqu'il se formule non pas sur un axe économique et social pur mais sur l'attitude vis-à-vis e l'Etat et des moyens d'action révolutionnaires prônés par l'Estalie et non pas seulement sur une question économique et sociale. Les husakistes sont classés à gauche de part leur soutien au maintien d'un Etat fédéral semi-décentralisé mais aussi par leur militarisme, leur rejet du capitalisme et surtout leur pragmatisme utilitariste qui les positionnent à part du spectre politique traditionnel du reste des anarchistes. Les anarchistes, bien qu'ils soient historiquement positionnés à l'extrême gauche, deviennent dans le contexte estalien une force plus modérée que les husakistes volontairement radicaux (radicaux mais non pas extrémistes, bien qu'on puisse l'interpréter ainsi, un extrémiste refuse par définition toute contradiction ou modération et n'accepte aucune alternative à celle que sa doctrine lui dicte ; dans les faits, les husakistes sont des démocrates radicaux, ils veulent le plus possible laisser la démocratie directe s'exprimer et ne consentent à l'autorité que lorsque cela devient nécessaire dans un contexte de crise). On en revient donc aux critères de classification : les anarchistes sont au même banc que les husakistes en théorie puisque les deux rejettent le capitalisme, la classification se base davantage sur la tolérance des deux blocs à une organisation étatique et aux moyens d'action révolutionnaires entrepris. Enfin, bien que cela peut paraître contre-intuitif dans un cadre plus classique, les eurycommunistes et les éco-communistes sont plus favorables à un degré de structuration et de planification de la société plus élevé à travers un Etat plus fort, une organisation plus rigide et une transition vers le communisme plus encadrée, ce qui brise complètement avec la flexibilité et la décentralisation prônée à gauche par les husakistes et les anarchistes.


  • Bloc Anarchiste Renouvelé (BAR).

    Bannière officielle de l'Alliance de l'Anarchisme Renouvelé.

    Le Bloc Anarchiste Renouvelé est un bloc politique du Congrès considéré comme de gauche au sein de l'hémicycle du Congrès. Tous les clubs regroupés au sein de ce bloc se revendiquent de ce que l'on nomme l'Anarchisme Renouvelé, que l'on nomme plus vulgairement l'husakisme (du nom de son idéologue principal, Piotry Husak). L'Anarchisme Renouvelé est une idéologie anarcho-communiste militariste prônant la destruction totale du capitalisme par la force et l'instauration d'un Etat fédéral temporaire afin d'assurer la défense et la stabilité jusqu'à l'avènement d'une société libertaire. Les Anarchistes Renouvelés considèrent comme nécessaires l'idée d'une forte décentralisation sous une forme fédérale mais souhaitent que l'Etat fédéral conserve des pouvoirs régaliens essentiels à la survie de la Fédération (armée, industrie, ressources naturelles, etc.). Ils prônent de surcroit un militarisme exacerbé afin de mener une lutte mondiale contre le capitalisme (ceux qu'ils nomment comme la "Dernière des Grandes Guerres"), la mise en place d'une économie organisée (rejet du troc, maintien d'une monnaie contrôlée démocratiquement), la démocratie directe, l'anti-libéralisme, l'anti-nationalisme (estimant le nationalisme et le patriotisme comme des poisons qui divisent volontairement le genre humain inutilement), l'industrialisation, le collectivisme, l'égalité absolue (race, langue, sexe, religion, etc.), la protection de la famille traditionnelle (vue comme un rempart sain et souhaitable comme le libéralisme progressiste et l'ultra-consumérisme capitaliste et comme un moyen de résistance utile contre des forces coercitive supérieures) et enfin un internationalisme total.

    Bien que cette idéologie semble au premier abord laisser peu de place à l'interprétation et peut donc laisser transparaître une certaine unité idéologique autour du mouvement, il existe des divergences d'opinions au sein des husakistes. La première et la plus importante, c'est le rôle de l'Etat fédéral. En effet, si les husakistes se revendiquent comme anarchistes, laisser trop de place à l'Etat fédéral, même dans les cas très restrictifs que sont l'armée et l'industrie, c'est aussi le risque de trahir la nature profondément libertaire de l'idéologie et de faire preuve d'une certaine schizophrénie idéologique (en souhaitant réduire l'Etat à de simples fonctions régaliennes mais en promouvant sa montée en puissance). Sur ce point, on retrouve déjà une certaine division entre ceux qui se tiennent à la stricte définition régalienne tandis que d'autres veulent étendre la fonction régalienne à tout un pan de la société (ce qu'on nomme généralement la faction statocrate) en faisant du militarisme le fer de lance de l'idéologie (or, bien que le militarisme soit mis en avant originellement chez les husakistes, il est promu dans l'idée de combattre les forces libérales et capitalistes et non comme un modèle de société en soit). Un autre point de divergence entre husakistes est tout simplement le principe de coopération socialiste : certains sont sans faveurs auprès des autres mouvements et considèrent généralement les anarchistes, les communalistes ou les eurycommunistes comme dévoyés (bien que personne ne les considèrent comme nuisibles ou indésirables à l'inverse des nationalistes et des libéraux) tandis que d'autres pensent que l'empathie et la solidarité socialiste et libertaire doit aller au-delà des visions de chaque mouvement sur les moyens d'actions révolutionnaires. Enfin, il subsiste aussi des divisions sur les moyens d'organiser la démocratie directe (certains estimant notamment l'existence du Congrès comme contraire à l'idéologie, d'autres prônant plutôt une forme de démocratie liquide) avec notamment l'existence de différents mouvements de démocratie directe (conseillistes, anarcho-syndicalistes, syndicalistes-révolutionnaires) ; on trouve également la place de l'internationalisme (bien que l'écrasante majorité des husakistes sont de fervents internationalistes, il existe une division sur la politique internationale estalienne entre ceux qui souhaitent agrandir la Fédération aux autres peuples tandis que d'autres souhaitent que les peuples étrangers se fédèrent eux-mêmes, indépendamment du pouvoir estalien fédéral).

    Association collectiviste :

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    L'association collectiviste est un des clubs principaux du BAR qui prône avant tout le caractère collectiviste de l'husakisme, se revendiquant comme des collectivistes libertaires. De manière plus claire, les collectivistes husakistes considèrent plusieurs principes comme nécessaires, notamment que la propriété des moyens de production et de distribution ainsi que les choix d'exploitation de ces mêmes moyens doivent être socialisés puis administrés par les propres travailleurs réunis autour d'associations de travail (réunis dans le cadre estalien sous la forme de coopératives de travail). Respectant ainsi le principe du "de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins", ils sont les ardents défenseurs de la solde méritoire graduée qui institue une forme de justice du travail par la rémunération de celui-ci qui permet au travailleur d'ajuster en fonction de ses besoins le travail qu'il veut bien donner au sein de la coopérative de sa commune. C'est donc un système qui permet, aux yeux des collectivistes, à la fois efficacité d'un point de vue strictement macroéconomique mais également d'un point de vue idéologique, ne se fiant ainsi plus au système salarial classique, rigide, fixe et décidé par une quelconque instance supérieure et patronale en fonction de ses besoins du moment. Le travailleur ne devient plus l'exploité à qui on verse une maigre solde pour continuer d'exister et de remplir une case de formulaire mais bien un acteur qui décide du travail qu'il fournit et de la contribution qu'il souhaite apporter à sa coopérative en échange d'une rémunération ajustée à l'effort fourni. Bien que ce soit une forme de méritocratie économique, les collectivistes ont souvent tendance à rejeter ce terme, estimant qu'une méritocratie s'appuie sur l'idée qu'il y a naturellement des individus plus méritants que d'autres, là où le collectivisme considère la masse elle-même comme méritante et qu'en fonction de la période, un individu peut fournir plus ou moins d'efforts (sans oublier que comme tout anarchiste qui se respecte, l'association collectiviste considère de manière classique que la méritocratie est une justification honteuse permettant aux riches de justifier qu'ils sont riches et aux pauvres de justifier leur pauvreté ("quand on veut, on peut", "un riche mérite d'être riche, il a fourni un effort")). Du fait du caractère collectiviste du club, il est aussi courant qu'en dehors des questions économiques, l'association collectiviste est un fervent défenseur du modèle décentralisé et fédéral de l'Etat avec une libre auto-gestion des communes, des travailleurs et des coopératives sans ingérence d'une bureaucratie centralisée. Ils sont profondément antiautoritaires et surtout antiparlementaristes, cherchant à favoriser qu'en dehors des pouvoirs régaliens stricts considérés comme nécessaires par les husakistes (ce que les collectivistes acceptent nominalement) que les décisions politiques soient prises au niveau locale par les assemblées communales. Ils sont également fermement internationalistes.

    Comité de Défense Internationale :

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    Le Comité de Défense Internationale est un club dont la vision politique repose sur une vision militariste et interventionniste de la politique révolutionnaire. Peu favorables (bien que non-hostiles à l'idée) de l'autonomie locale et de l'auto-organisation, ils considèrent que la survie de la Révolution et l'extension des luttes prolétariennes à l'échelle mondiale doivent passer par une centralisation politique et militaire modérée. Le Comité de Défense Internationale croient fermement que les pouvoirs régaliens de l'Etat (notamment en ce qui concerne l'armée et l'industrie stratégique) doivent rester sous le contrôle strict de l'Etat révolutionnaire fédéral. Ils promeuvent une Armée Rouge forte et organisée car, à leurs yeux, l'absence d'une telle force risquerait de laisser l'Estalie vulnérable aux capitalistes, aux révisionnistes et aux réactionnaires, qu'ils soient internes ou externes. Ils sont radicalement interventionnistes, préconisant l'utilisation de la force armée afin de protéger les intérêts de la Révolution, tant au niveau national qu'international, défendant l'idée d'une révolution mondiale qui ne peut être réalisée sans un usage stratégique de l'armée afin de soutenir les révolutions populaires dans le monde et étendre la Fédération à l'échelle mondiale. Economiquement, le Comité de Défense Internationale soutient un programme productiviste afin de soutenir les efforts de guerre et de garantir un niveau de vie sain pour la population (certains ayant tendance à rapprocher cette idée du keynésiasme militaire). Bien qu'ils ne considèrent pas l'autogestion des travailleurs comme une mauvaise chose (ils ont tendance d'ailleurs à promouvoir les principes d'autogestion au sein des entreprises publiques), ils estiment que ces principes peuvent cohabiter avec un pouvoir centralisé si celui-ci se limite à un contrôle de la mobilisation des industries clés dans la "Dernière des Grandes Guerres". Considérés comme faisant partie d'une frange relativement pragmatique de la classe husakiste, ils reconnaissent le principe de l'Etat au service de classe ouvrière mais centré sur leur défense face aux menaces extérieures et intérieures. Plusieurs choses sont à noter sur ce club néanmoins : beaucoup considèrent qu'en tenue de son électorat cible, le club est dans les faits un parti du SRR. En effet, le Comité de Défense Internationale adopte beaucoup de points de vue internationalistes et interventionnistes des radicaux issus des services de renseignements estaliens et leur radicalité sur la position diplomatique estalienne ainsi que leur hostilité évidente pour ce qu'ils considèrent comme des "révisionnistes" (eurycommunistes, loduaristes, (taihoranistes et même certains considèrent le communalisme kah-tanais comme dévoyé) montre à quel point le Comité de Défense Internationale est une représentation abstraite mais réelle de la radicalité husakiste partagée généralement dans les niches comme celle du SRR.

    Groupe d'Autonomisation de la Révolution :

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    Le Groupe d'Autonomisation de la Révolution se distingue des autres mouvements husakistes comme un mouvement beaucoup plus modéré et centré davantage sur une approche décentralisée et autonome, estimant que la décentralisation de l'Etat et de ses prérogatives constitue la base de l'Anarchisme Renouvelé, quoi qu'on en dise. Le groupe met l'accent sur le renforcement du pouvoir des communes et la mise en place d'une organisation révolutionnaire allant de bas en haut, cherchant à rendre le Congrès International des Travailleurs plus dépendant des décisions communales et en réduisant le pouvoir de l'Etat fédéral sur les communes et au contraire renforcer celui des communes et du peuple sur les institutions fédérales qui ne sont, à leurs yeux, que l'émanation commune de toutes les communautés locales de la Fédération. Ils promeuvent aussi l'idée que les coopératives de travail doivent aller au-delà de leurs fonctions économiques. En effet, la Fédération actuelle divise le pouvoir au sein des communes sur le plan économique et politique : les assemblées communales disposent du pouvoir politique, les coopératives de travail le pouvoir économique. Considérant que le pouvoir revient d'abord aux travailleurs, le club estime donc que l'autogestion économique et politique sont indissociables. Cela repose sur la conviction que, dans une société libre, il ne peut y avoir de distinction nette entre la structure de gouvernance locale (politique, ici les assemblées communales) et les formes de gestion de la production (économique, ici les coopératives). Dans ce modèle, les coopératives et les assemblées ne sont plus seulement des instances parallèles (comme c'est actuellement le cas en Estalie) mais des organes complémentaires et interdépendants qui fonctionnent en symbiose pour garantir une gestion collective et horizontale de la société. Sur ce point, ils sont étonnamment d'accord avec les prodayskistes : structure horizontale, processus d'émancipation collective, réseau d'entraide des communautés. Idéologiquement, ils sont donc dans la pure tradition anarchiste mais avec une nuance : ils ne rejettent pas la nécessité d'une planification sociale mais considèrent plutôt que cette planification doit émaner du peuple lui-même et ne doit pas être imposée par le pouvoir fédéral, ce qui explique leur approbation envers le KROMEVAT par exemple. A l'échelle internationale, bien qu'ils approuvent l'interventionnisme, ils préfèrent largement que l'Estalie établisse une ingérence indirecte dans les révolutions : envoyer des volontaires, des armes, des conseillers mais avant tout laisser les peuples s'insurger eux-mêmes contre le capitalisme et les puissances réactionnaires. Ils sont également partisans du multi-fédéralisme intégral (l'établissement à l'international de plusieurs fédérations de communes regroupant divers peuples dans un effort commun de libération du prolétariat). Bien qu'ils soient beaucoup plus libertaires que la majorité des autres clubs husakistes, ils restent partisans du fédéralisme intégral à l'estalienne et respectent l'idée de la mainmise de l'Etat fédéral sur l'armée et les secteurs strétagiques.

    Société de Défense Familiale :

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    La Société de Défense Familiale est un club qui s'attache à la défense de la famille traditionnelle comme un fondement central et résistant au sein de la société husakiste. Bien qu'issus de l'anarchisme, la vision des husakistes sur la famille nucléaire est grandement motivée par des considérations sociétales et pratiques profondément ancrées dans l'histoire et la culte estalienne. Dans cette perspective, la famille est perçue non seulement comme une institution intemporelle mais aussi comme la première structure sociale et résistante contre l'oppression et la coercition. Pour les husakistes, la famille est un rempart contre l'individualisme et les forces du consumérisme qui, selon eux, découleraient directement du libéralisme. Ils considèrent qu'en l'absence de la famille, l'individu serait déconnecté de toute forme de solidarité, de valeur ou de morale, et donc plus vulnérable face aux autorités coercitives. Un autre point fondamental de la défense husakiste de la famille traditionnelle réside dans la perpétuation des valeurs révolutionnaires. En effet, les husakistes estiment que la famille est une structure stable qui permet de maintenir un ancrage moral, politique et social à long terme. Contrairement à d'autres mouvements anarchistes qui considèrent la famille nucléaire comme une institution oppressive, les husakistes y voient un moyen de garantir l'autonomie individuelle et la continuité des idéaux révolutionnaires. Selon cette conception, la famille est essentielle pour former les individus capables de résister à l'oppression et de maintenir des liens solides qui se construisent sur des valeurs communes à travers le lien du sang, en dehors de toute forme de valeur marchande et donc éloignées de la logique consumériste. Les husakistes réfutent néanmoins l'idée d'une famille patriarcale et répressive et insistent sur l'importance de l'égalité entre les sexes au sein du couple. Dans leur vision, la hiérarchie entre parents et enfants n'est pas nécessairement coercitive car ils considèrent que l'enfant a naturellement besoin de l'autorité et de l'encadrement de ses parents dans sa période d'apprentissage et d'émancipation et que cette hiérarchie est un moyen de structurer son identité avant son passage à l'âge adulte. Selon les husakistes, cette hiérarchie ne doit pas être vue comme une oppression mais comme un élément d'éducation naturelle nécessaire à l'épanouissement des enfants, même s'ils reconnaissent que des dérives autoritaires peuvent se produire La structure familiale traditionnelle, selon eux, permet donc de préserver une certaine stabilité émotionnelle et sociale des individus face aux risques d'effondrement des autres institutions. D'une certaine manière, cette rhétorique pousse les membres de la Société à se considérer comme la bouée de sauvetage de la Révolution : si l'Estalie est envahie et son régime anéanti par les forces du capitalisme et du nationalisme, que restera-t-il de la Révolution ? Les familles. La base de la nation, la structure la plus résiliente de la Révolution et gardienne des valeurs révolutionnaires. C'est donc la clé pour assurer à la fois la liberté individuelle en créant une base stable et cohésive pour les individus mais aussi un contrepoids aux dangers de destruction de la Révolution et de l'individualisme débridé en éloignant les individus des mécanismes aliénants du capitalisme.

    Club de Coopération Anarchiste :

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    Le Club de Coopération Anarchiste est un courant libertaire radical qui représente dans les faits l'ancienne faction conformiste de l'AAR qui se centre principalement sur la promotion de la démocratie directe et de la gestion démocratique des structures sociales et économiques. C'est un club qui défend avant tout l'émancipation sociale à travers des structures coopératives autogérées. Ils sont donc les fervents défenseurs du système actuel créé sur une base de compromis entre husakistes, libertaires classiques et droite révolutionnaire après la Révolution de 2013. Néanmoins, contrairement à certains qui prônent une forme de démocratie directe localisée, le Club de Coopération Anarchiste laisse une large place à la démocratie liquide où chacun peut participer à l'organisation des affaires communes en fonction de ses intérêts et de ses compétences tout en déléguant de manière flexible à ceux qui sont plus qualifiés dans chaque domaine. Ce principe permet ainsi, selon eux, d'éviter les dérives autoritaires et de garantir une bonne gestion de la Fédération par un système démocratique efficace. C'est donc une synthèse de démocratie directe et représentative qui est proposée et bien que ce ne soit pas purement de la démocratie directe, ils considèrent le principe de démocratie liquide déjà bien entamée en Estalie et souhaitent donc poursuivre sa structuration de manière institutionnelle. Néanmoins, là où ils diffèrent du système actuel, c'est sur le plan économique. Ils considèrent tout d'abord que le système actuel de coopératives encourage toujours les inégalités socio-économiques entre communes et continue de se jouer de certains mécanismes du système capitaliste comme la concurrence et estiment que l'établissement d'une économie coopérative doit primer sur l'efficacité. Ils sont considérés, pour cette position, comme des idéalistes par le reste des husakistes généralement empreints d'un certain pragmatisme sur le plan économique. Une des autres pierres angulaires du club est sa volonté de coopérer activement avec les autres mouvements anarchistes en mettant en place des alliances stratégiques afin d'amener le tout vers une convergence des luttes. Contrairement aux autres clubs husakistes, souvent plus sectaires sur le plan politique, ils cherchent à unir les forces libertaires afin de construire une alternative crédible au capitalisme. Enfin, ce sont des fervents défenseurs de la démocratie en Estalie et parmi les premiers à s'opposer aux tours de vis autoritaires du régime, notamment les pouvoirs conférés aux services de renseignements après les attentats de Stepishir en Août 2015. Ils sont partisans d'une ouverture politique à droite : bien qu'anti-libéraux par nature, ils ne sont pas contre l'idée de conférer une représentation politique aux idéologies non-socialistes au sein du Congrès, estimant que leur interdire l'accès à la politique serait antidémocratique et ne correspond pas aux valeurs de la Fédération qui est sensée promouvoir davantage la coopération, la gestion démocratique et l'autonomie individuelle.

    Club Stratocratique Renouvelé :

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    Le Club Stratocratique Renouvelé est une sorte d'OVNI dans la politique estalienne de par son radicalisme profond et assumé. En effet, ce club prône un militarisme exacerbé et ouvert qui serait directement l'émanation d'une société elle-même militarisée à outrance. Contrairement au Comité de Défense Internationale qui voit le militarisme comme un moyen et différencie la société militaire et civile, le Club Stratocratique fait fi de cette différenciation et promeut l'idée de synthétiser civil et militaire dans la société estalienne afin que l'Estalie ne se voue qu'à un seul objectif : la guerre contre le capitalisme. Opposés complètement au capitalisme, au libéralisme, aux idées réactionnaires et aux révisionnistes, ils ont tendance à promouvoir la violence armée comme seul moyen d'aboutir à la Révolution et pour mener à bien cet objectif, la société doit être militarisée. L'économie, l'éducation, la société, la politique : tout doit tourner autour de l'objectif militaire de défendre et d'étendre la Révolution Véritable. Considérés comme les plus centralistes de tout le Congrès, ils estiment que les communes doivent être cantonnés à certains domaines stricts qu'ils identifient comme la justice, l'administration et l'autogestion des coopératives non-essentielles à l'économie de guerre. Economiquement, ils prônent la centralisation des moyens de guerre autour de l'Etat fédéral et tout secteur économique pouvant apporter sa pierre à l'effort de guerre doit être nationalisé et détenu par l'Etat (cela comprend les industries mais aussi l'agriculture, vue comme essentielle à la logistique militaire). Politiquement, le Club Stratocratique estime rien de moins que les assemblées communales doivent avant tout donner le pouvoir aux soldats. Prônant la démocratie militaire, ils sont favorables à ce que les élections se tiennent auprès des militaires, que l'Etat fédéral soit détenu par des militaires et avec des élus militaires et que l'Armée Rouge ne soit plus un corps séparé de l'organe politique fédéral mais une partie prenante de l'appareil politique. L'éducation et son organisation doit tourner autour de la discipline militaire. En fin de compte, le Club est animé par une idéologie de guerre du prolétariat permanente. La guerre permanente contre le capitalisme est non seulement un objectif stratégique mais aussi une condition de survie de la Révolution : tant que le capitalisme et ses structures existent, la guerre doit être un état permanent, au sens figuré comme au sens propre. L'idée de paix est vue comme une illusion bourgeoise, une manière pour le capitalisme de masquer ses contradictions. Par conséquent, le Club considère toute forme de détente internationale ou de pacifisme comme une trahison de la Révolution. Dans la société militarisée des stratocrates, la discipline et l'obeissance ne sont pas seulement des valeurs militaires mais des principes organisateurs de toute la société. Les citoyens, tout en étant également des travailleurs, sont d'abord considérés comme des soldats de la Révolution, à la fois dans leur rôle de défenseurs du projet révolutionnaire et dans leur participation active à la construction du communisme final. La hiérarchie militaire se reflète à tous les niveaux : structure économique, éducation, etc. Le Club rejette de plus la société civile qui est vue comme bourgeoisie, corrompue et incompatible avec la révolution permanente qu'ils envisagent. Tout ce qui relève des institutions civiles (lois, droits de l'homme, culture bourgeoisie) est vu comme une forme de décadence et d'aliénation de l'individu par le capitalisme. La valeur des institutions militaires dépasse de loin celle des institutions civiles : dans cette optique, l'idée d'une loi martiale devient l'expression d'une société débarrassée des mœurs capitalistes. Contrairement à d(autres mouvements qui pourraient voir une distinction de genre dans la participation à la guerre, le Club voit la militarisation des femmes comme essentielle à l'égalité révolutionnaire. Les femmes doivent être intégrées à l'effort militaire sur tous les fronts, que ce soit au combat en première ligne, dans l'industrie ou dans les services à l'arrière. La guerre est un combat de tous contre tous, selon les stratocrates et doit inclure toute la population, sans distinction de genre. Il est à noter que bien qu'ils soient considérés comme membres du Bloc Anarchiste Renouvelé de part leur revendication de l'idéologie husakiste, la très grande majorité des husakistes ne les considèrent qu'avec beaucoup de mépris, les considérant comme des extrémistes militaires qui ne souhaitent rien d'autre que la dictature militaire. La seule raison de leur existence légale réside surtout dans le fait que la majorité de leur électorat sont évidemment des militaires en activité et donc de ce fait, la peur d'un nouveau Coup d'Etat militaire, bien que la présence stratocrate reste assez faible proportionnellement au reste de l'Armée Rouge qui reste majoritairement fidèle et loyale aux institutions en place et à la démocratie.

    Club Libertaire Renouvelé :

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    Le Club Libertaire Renouvelé constitue l'aile modérée de l'ancienne AAR. Regroupant plus généralement les grandes têtes pensantes de l'AAR et ses principaux idéologues post-révolutionnaires, le Club Libertaire Renouvelé se positionne au sein du bloc comme une force conciliante entre les conformistes plus proches du Club de Coopération Anarchiste et les radicaux de l'Association collectiviste ou du Comité de Défense Internationale. Proches de la modération qui anime le même mouvement du Groupe d'Autonomisation de la Révolution, le club défend généralement les valeurs de liberté individuelle et d'autogestion sans pour autant adopter une position ultra-radicale contre l'organisation sociale existante, étant convaincus que le projet husakiste peut se réaliser sans recourir à la centralisation excessive ou à la violence révolutionnaire extrême. S'en tenant aux principes originels de l'husakisme, ils favorisent un équilibre entre autogestion des travailleurs et gestion efficace des ressources et de l'économie au niveau local. Fervents défenseurs du fédéralisme, ce sont les plus pragmatiques du bloc anarchiste renouvelé, souhaitant un équilibrage correcte qui puisse permettre une coordination souple et efficace de l'économie au sein de l'Etat fédéral tout en respectant les principes de démocratie directe au niveau communal et des coopératives autogérées. Sur le plan économique, le club soutient l'existence des coopératives de travail mais avec un certain paternalisme, c'est-à-dire que les décisions doivent être prises de manière démocratique mais en tenant compte des besoins pratiques afin d'assurer la stabilité et l'efficience de l'économie. C'est donc un modèle décentralisé mais couvert d'une certaine planification dans certains secteurs que le club prône. Ils privilégient donc une approche plutôt gradualiste et cherchent à maintenir des compromis afin de préserver le projet révolutionnaire en restant fidèles aux principes anarchistes originels. A l'international, compte tenu de l'influence de la vision du Club au sein de la Commission aux Relations Extérieures, elle a tendance à promouvoir l'interventionnisme modéré, essayant de rallier ses voisins et ses camarades socialistes à l'husakisme et en ne fermant pas la porte de la négociation aux non-socialistes dès lors que cela va dans l'intérêt de la Fédération.


    Bloc Anarchiste et Communiste (BAC).

    Drapeau officiel de l'Association de la Lutte Ouvrière.

    Le BAC est le bloc politique centriste principal au sein du Congrès International des Travailleurs. Issus de l'ancienne ALO, la division de l'ALO en un très grand nombre de mouvements démontrait la fragilité du club quant à son objectif principal qui était de créer un front libertaire uni face à l'husakisme et aux réactionnaires et autres révisionnistes de la droite révolutionnaire. Le militarisme accepté à contrecœur de l'ALO face à la menace kartvélienne et les inquiétudes des ambitions de la droite révolutionnaire a cependant obligé l'ALO à plusieurs reprises à mener des alliances stratégiques temporaires avec l'AAR afin de faire barrage aux non-libertaires vus comme trop conservateurs pour l'ALO et mettant en danger la démocratie estalienne. De ces choix politiques peu judicieux a fini par découler une profonde incompréhension qui a mené à la division interne une fois le spectre du sargakovisme anéanti par le Coup d'Etat raté du 2 Novembre. La reconfiguration de Novembre a donc été une occasion pour les factions internes du club de faire fi des factions majoritaires tenus par les prodayskistes et les anarcho-communistes.

    Contrairement au BAR qui s'organise solidement autour du socle de l'Anarchisme Renouvelé et de certains principes fondateurs inhérents à chacun de ses clubs, le BAC n'a pas de direction idéologique commune mais est plutôt animé par deux idées principales. La première, c'est que le BAC est avant tout libertaire, la très grande majorité des clubs qui l'habitent se revendiquent du libertarisme (bien que certains se revendiquent seulement du socialisme) mais restent très divisés sur les moyens de faire prospérer une société libertaire en Estalie. La deuxième idée principale, c'est évidemment leur opposition aux husakistes. Bien que la plupart des clubs aient abandonnés l'idée de faire face au militarisme des husakistes ou de simplement les considérer comme des non-anarchistes et de couper le dialogue avec eux, le BAC est en somme le rassemblement hétéroclite de tout ce qui est libertaire et non-husakiste. Il n'y a donc, de ce postulat-là, aucune unité idéologique dans ce bloc contrairement au BAR.

    Club Prodayskiste :

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    (HRP : un prodayskiste, en Estalie, est l'équivalent d'un proudhonien)

    Le Club Prodayskiste se définit comme un club attaché principalement aux principes prodayskistes du mutualisme, de l'autogestion et de la décentralisation. Inspirés par Janko Prodaysk, le club se distingue par une forte opposition à la centralisation étatique et à l'autoritarisme tout en cherchant une société fondée sur l'indépendance individuelle et le fédéralisme. Le club défend l'idée que la guerre est futile, même pour l'extension de la Révolution, et que la violence d'Etat, notamment à travers la militarisation de la société, est contre-productive et néfaste pour l'émancipation des indvidus. Le club défend l'abolition de la propriété privée telle que l'entend le capitalisme et défend la mutualisation complète du secteur bancaire, en particulier via la création de crédits gratuits pour faciliter l'épanouissement des communautés et des travailleurs. Selon les prodaykistes, la démocratie ouvrière est donc primordiale et considèrent que l'organisation sous une forme de fédéralisme intégral est néfaste pour la gestion autonome des communes, privilégiant un fédéralisme coopératif basé non sur un système institutionnel mais une suite d'accords mutuels de coopérations volontaires au sein d'une Fédération qui n'aurait que la charge de faire respecter ces accords. Le club s'oppose de ce fait frontalement à la politique militariste du Comité de Défense Internationale et aux pratiques autoritaires des husakistes en estimant que la révolution ne peut passer par l'imposition de la guerre mais par un changement profond des structures sociales à travers l'autogestion et la solidarité. De ce fait, ils sont aussi de fervents défenseurs de la démocratie directe. Enfin, ils promeuvent une forme de socialisme scientifique et estiment également que la propriété individuelle doit être remplacée par une propriété collective fondée sur l'intérêt commun et l'égalité dans un cadre décentralisé et libre de toute forme de hiérarchie.

    Action Communiste libertaire :

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    L'Action Communiste libertaire est un club anarcho-communiste qui s'oppose fermement à l'Etat et aux différentes formes de domination de celui-ci. Fondée sur les principes du communisme libertaire et du syndicalisme révolutionnaire de Pyotri Kroposki, elle cherche à abattre l'ordre social établi afin d'instaurer une société sans hiérarchie fondée sur l'autogestion des travailleurs. Elle rejette comme les prodayskistes la violence d'Etat et la militarisation de la Révolution des husakistes. Pour eux, la révolution est l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes par la création de communes autonomes et décentralisées où chacun aurait une part égale dans la gestion des ressources et des décisions politiques. Préconisant une démocratie directe autogérée et horizontale, le combat des anarcho-communistes en Estalie vise l'idée d'un fédéralisme libertaire différent du fédéralisme intégral des husakistes où les communes joueraient un rôle plus grand dans la gestion des ressources, la production, les services publics et la politique. Ils prônent également la décentralisation des forces armées, souhaitant décentraliser les capacités de défense de la Fédération au sein des communes en promouvant une armée de citoyens révolutionnaires et de milices communales chargées de la défense locale et non d'une armée professionnelle qui tendrait naturellement vers l'autoritarisme. Contrairement aux husakistes, ils sont donc plus partisans d'un cantonnement de la Révolution aux frontières estaliennes et bien qu'ils soient internationalistes, ils pensent que le rôle internationaliste de l'Estalie ne se joue pas seulement sur les armes (que l'Estalie doit certes produire mais surtout fournir aux révolutionnaires dans le monde) mais aussi et surtout sur le plan sociétal : ils estiment que si l'Estalie souhaite contribuer au succès de la Révolution, ce n'est pas par l'invasion et la destruction des régimes capitalistes ainsi que l'imposition de l'idéologie aux peuples voisins mais par la construction d'une contre-société mondiale qui donnera l'exemple au reste du prolétariat mondial qui s'émancipera de ses chaînes lui-même sans l'ingérence d'étrangers. Bien que husakistes et anarcho-communistes semblent se rejoindre sur le principe d'un Etat à travers le fédéralisme, la vision internationaliste des deux mouvements s'opposent vigoureusement, les anarcho-communistes s'approchent davantage du modèle de rayonnement civilisationnel organisé par le Grand Kah que par le militarisme des husakistes qui ne laissent que peu de place dans leur idéologie à la contre-culture socialiste dans leur "guerre contre le capitalisme".

    Club communaliste :

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    Enfants du communalisme à la kah-tanaise, le club communaliste ne cache pas son souhait d'importer le modèle kah-tanais en Estalie. Partisans du confédéralisme, ils estiment que le fédéralisme en vigueur en Estalie gâche à la fois le potentiel d'expansion de la Révolution en Eurysie et surtout, elle créait une contradiction profonde entre le besoin de l'anarchisme d'abolir toute hiérarchie coercitive et le fédéralisme qui créait naturellement une forme d'organisation verticale avec un Etat fédéral au sommet de la pyramide, laissant les communes en état d'infériorité hiérarchique. Les communalistes promeuvent à la place un modèle confédéral inspiré du Grand Kah qui serait plus prompt à une organisation horizontale du fait du principe d'égalité des communes dans les organes confédéraux démocratiques, souhaitant ainsi transformer le Congrès International des Travailleurs en une forme d'Assemblée des Communes similaire à celle du Grand Kah et souhaitant réformer les Commissions actuelles du gouvernement fédéral afin que ceux-ci soient non plus élues mais ne soient plus que des petites assemblées tenues par des représentants communaux au sein d'un gouvernement exécutif plus large, cette fois-ci sur le modèle organisé par les Kartvéliens, considéré comme novateur. Toutefois, bien que les communalistes estaliens empruntent beaucoup à leurs compères kah-tanais, on note des points de divergence entre les deux communalismes, davantage sur le plan économique que politique. En effet, ils estiment tout d'abord que l'absence de mécanisme de prix clair dans l'économie kah-tanaise rend bien trop difficile l'établissement d'une coordination efficace entre l'offre et la demande, les décisions économiques y sont prises collectivement et peut donc mener à des délais longs, voire des blocages en cas de divergence d'intérêts entre différentes coopératives ou communes, de tels blocages entravent la flexibilité d'une telle économie et sa rapidité d'intervention en cas de choc économique, qu'il soit interne ou externe. La décentralisation des décisions et l'absence de pouvoir centralisé pour réguler certains pans de l'économie ou certains domaines comme la monnaie, la rémunération, la réglementation du travail et de l'exploitation des moyens de production peut à son tour entraîner une désorganisation et de ce fait une surproduction ou une pénurie de certains biens en cas de mauvaise évaluation des prévisions de production. Les communalistes estaliens sont donc, à l'inverse de leurs collègues kah-tanais, favorables à la conservation d'un système de rémunération monétaire, estimant que l'absence de rémunération différencié entraîne une perte de motivation pour les travailleurs, notamment en ce qui concerne les tâches ingrates ou pénibles. Enfin, bien que les deux économies estalienne et kah-tanaise vise tous deux en finalité l'autarcie, les communalistes estaliens ne ferment pas la porte au commerce et acceptent le jeu de l'économie internationalisée par le commerce et les risques qu'elle comporte, s'appuyant sur les moyens d'intervention et de régulation des institutions économiques pour compenser les pertes et les mutualiser en cas de crise. Ainsi, si le Club semble de prime abord très similaire aux idées kah-tanaises du communalisme, on constate une certaine différence lorsqu'il s'agit d'économie. La rhétorique communaliste estalienne tente néanmoins d'apprendre des erreurs du Club Loduariste qui, lui aussi, avait tenté d'importer une idéologie étrangère en Estalie avant de se prendre la réalité en face de la méfiance du public estalien envers l'ingérence idéologique étrangère, même quand les porte-paroles de ces idéologies étaient des Estaliens pur sang. Ainsi, les communalistes estaliens ont tendance à mettre l'accent sur les discussions sur le confédéralisme que sur la remise en question des idéaux husakistes prônés au sein des institutions et ne se prononce pas généralement sur la politique internationale afin que l'on évite de dénoncer le club de kah-tanaiphilie.

    Société ruraliste :

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    La Société ruraliste est un club qui promeut principalement le socialisme agraire, cherchant à accorder le plus possible la propriété sociale de la production agraire et agricole aux paysans en impliquant dans cette optique une distribution égale des terres agricoles entre les communes. Ils sont généralement favorables à la poursuite de la collectivisation des populations rurales en cherchant à faire contribuer l'efficacité et la productivité agricole à grande échelle en atténuant les problèmes connexes liés à l'absence de terres ou l'exode rural. Le socialisme agraire promu par la Société ruraliste met davantage l'accent sur le contrôle, la propriété et l'utilisation socialisée des moyens de productions au sein de la société rurale. Ils considèrent que les communes doivent adopter un modèle proche de la communauté villageoise à travers le partage des terres de manière équitable, la propriété locale des communes sur les terres agricoles et sur la mise en place d'un réseau dense de confiance mutuelle et d'interdépendance entre les paysans qui doit ainsi réduire le besoin d'établir une quelconque hiérarchie dans le travail paysan. Enfin, d'un point de vue sociétal, les ruralistes ont tendance à la fois à favoriser le retour à la terre, estimant cette étape comme nécessaire et permettant la reconnexion du peuple avec sa terre et avec la rusticité de la campagne, l'empêchant ainsi de succomber aux sirènes de consumérisme ; de plus, ils considèrent également qu'il existe une séparation entre ouvriers et paysans, estimant la classe paysanne comme une classe sociale à part du monde ouvrier du fait de besoins économiques strictement différents, d'intérêts divergents et favorisent donc des politiques sociales adaptées au monde paysan et rural et sont donc de fervents partisans de la conservation du système communal actuel qui fait la distinction entre communes rurales et communes urbaines (villes).

    Club ouvriériste :

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    L'ouvriérisme, également connu sous le nom d'autonomisation marxiste, consiste à partir du postulat que l'idée communiste traditionnelle selon laquelle la lutte des classes des ouvriers serait une réaction au développement des sociétés capitalistes est en fait inversé et que c'est plutôt le développement des sociétés capitalistes qui est une réaction aux luttes des classes provoqués par les ouvriers. Partant de ce postulat, les ouvriéristes centrent l'attention de la Révolution autour de l'importance de l'ouvrier dans la machine révolutionnaire. Selon les ouvriéristes, qui sont généralement d'obédience marxistes sans réellement se référer aux libertaires ou aux eurycommunistes, la classe ouvrière est non seulement la seule force révolutionnaire en capacité de porter la bannière de la Révolution d'une part mais aussi comme une classe sociale moralement supérieure à toutes les autres car étant les seuls à l'origine de la lutte des classes et donc les plus à même de mener cette dite lutte. Le club, dans cette optique, vise donc de ce fait à faire exalter dans la société estalienne la culture ouvrière et ses valeurs au dépend de la culture plutôt militariste et conquérante des husakistes à travers des valeurs de solidarité, d'honnêteté et de travail, au détriment d'autres catégories sociales comme les paysans, les intellectuels ou les classes moyennes. Selon les ouvriéristes, il faut de surcroît que la classe ouvrière rejette toute forme d'alliance à la fois avec les bourgeois "sympathisants et progressistes" qui ne sont que des chevaux de Troie visant à saper la lutte des classes et il faut également rejeter l'alliance des partis d'avant-garde qui sont exploiteurs et ne cherchent qu'à s'assurer de l'emprise politique et bureaucratique des mouvements ouvriers pour leurs propres comptes, ce qui explique généralement l'hostilité du club envers toute forme de centralisme démocratique, leur haine pour l'eurycommunisme et leur soutien aux politiques favorisant plutôt la décentralisation et l'autogestion (sans forcément être des libertaires, ils ne leur sont pas notoirement hostiles).

    Fondation de l'Anarchisme Chrétien :

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    La Fondation de l'Anarchisme est un club qui promeut de manière assez large ce que l'on nomme de manière assez générique le socialisme chrétien qui rassemble dans les faits un ensemble de croyances qui repose sur une synthèse des enseignements du Christ et des théoriques économiques marxistes. Ce mélange de spiritualisme et de matérialisme peut sembler être un oxymore à première vue mais n'a pas empêché, avec l'émergence d'une société libertaire en Estalie, tout un pan de la population orthodoxe chrétienne d'Estalie (qui représente tout de même un bon tiers de la population) et de rejeter l'opinion marxiste selon laquelle la religion est un "opium des masses". Bien que beaucoup de socialistes aient tendance à dire que le socialisme s'oppose au christianisme et à ses valeurs, les chrétiens socialistes ont tendance de leur côté à considérer que c'est plutôt le capitalisme qui entre en contradiction avec le christianisme du fait de la quasi-idôlatrie que les sociétés capitalistes vouent à l'argent, ce qui tue toute forme de charité et encourage la cupidité, ce qui est l'inverse de ce que promeut les valeurs chrétiennes. Pour étayer leurs propos, ils s'appuient généralement sur la Bible dans laquelle Jésus explique notamment qu'on "ne peut servir à la fois Dieu et l'argent" et soulignent le collectivisme très soutenu des communautés de premiers chrétiens en Eurysie et en Afarée. Selon le socialisme chrétien, seules les politiques collectivistes sont en capacité de permettre à l'Homme de se rapprocher de Dieu et des enseignements du Christ par la solidarité collective au sein de la société. En ce qui concerne la Fondation de l'Anarchisme Chrétien, bien que ces idées socialistes soient le socle commun de tous ceux qui en sont membres, la faction libertaire de la Fondation reste dominante, estimant que les chrétiens ont en commun avec les anarchistes l'idée d'une liberté absolue d'une part et un rejet massif de l'Etat, le seul maître des chrétiens restant avant tout Dieu et non une quelconque forme d'institution politique terrestre. Néanmoins, la Fondation reste assez minoritaire, y compris au sein de la communauté chrétienne orthodoxe pour une raison assez paradoxale : la Fondation, surtout sa frange libertaire, se veut franchement anticléricale. Estimant que le clergé est une autorité supérieure illégitime en soit et que le rapport à l'autorité ne doit se faire qu'entre l'individu et le Christ, ils rejettent toute forme d'autorité de l'Eglise sur les croyants. C'est pour cela qu'une large partie des chrétiens estaliens, attachés à leur Eglise, refusent généralement d'adhérer à un tel club et se recentrent généralement chez les husakistes qui prétendent ne faire preuve d'aucun anticléricalisme et voient la Fondation comme un club de chrétiens dévoyés.

    Club ultravisionnariste :

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    Le Club ultravisionnariste est lui aussi une sorte d'OVNI dans la scène politique estalienne puisqu'il représente une tendance politique rarement observée à l'étranger que l'on nomme le socialisme ultravisionnaire. Le socialisme ultravisionnaire trouve sa croyance dans l'idée d'une accélération du progrès scientifique st social dans un investissement massif de l'Etat dans les institutions académiques, éducatives et scientifiques et de mettre sur pied une politique scientifique à l'échelle fédérale afin de favoriser l'apparition d'une nouvelle révolution scientifique devant faire progresser considérablement l'Humanité sur le plan technologique, psychologique et sociologique. Prêts à tous les sacrifices afin d'atteindre l'idéal d'une technologie futuriste visant à améliorer la société, les ultravisionnaristes voient le progrès social révolutionnaire comme un objectif secondaire car ils conssidèrent qu'une société socialiste ultravisionnaire doit nécessairement rompre avec les anciennes normes sociales et sociétales afin de créer un nouveau comportement social chez les individus qui doit favoriser la création d'une société avancée afin d'établir dans sa finalité une superculture mondiale. Contrairement aux libertaires décentralisateurs ou aux capitalistes promouvant l'économie de marché, les socialistes ultravisionnaires croient plutôt en une détention totale et absolue de l'économie par l'Etat avec une agriculture basée autour de fermes collectives et le contrôle complet des industries par le gouvernement avec un Etat qui donne la priorité au développement technologique et universitaire ainsi qu'au progrès technique afin d'accroître la productivité économique et ainsi atteindre malgré tout l'idée d'une économie d'abondance. Ils rejettent également les idées ruralistes et agrariennes, promouvant une société très urbanisée. Sur le plan international, c'est assez simple : ils sont radicalement interventionnistes, n'ayant en tête que d'unir l'Humanité afin de percer en un seul corps le Dôme céleste qui bloque le genre humain sur Terre afin de propager le socialisme à travers les étoiles. Néanmoins, malgré cette radicalité apparente, les ultravisionnaires ne sont pas aussi unis qu'on peut le prétendre, divisés entre une faction totalitaire qui souhaite l'établissement d'un parti unique d'avant-garde et une gouvernance tenue entre les mains de technocrates, de spécialises et de scientifiques nommés à partir d'un système méritocratique et scientifique. De l'autre, on croise la seconde faction qui est politiquement plus modérée et qui refuse l'idée d'établir une société totalitaire et cherche plutôt à créer une société socialiste, technocratique et scientocratique libertaire. Néanmoins, le club s'ouvre d'une certaine comparaison avec le scientisme translave qui a fait des ravages en Eurysie de l'est, ce qui limite grandement sa popularité.

    Mouvement Anarcho-Syndicaliste :

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    Le Mouvement Anarcho-Syndicaliste, comme son nom l'indique, est un club qui est fermement ancré dans la tradition anarcho-syndicaliste et qui se distingue des autres formes d'anarchisme par la promotion de son mouvement à l'industrialisation de l'économie et de la société, la promotion de la décentralisation économique et l'abolition de toute forme de spécialisation et de division du travail. Bien que le mouvement soit apolitique en principe, les anarcho-syndicalistes estaliens ont prit pour principe de s'investir malgré tout dans la vie politique de la Fédération afin de promouvoir au sommet de l'Etat la participation socialiste aux syndicats, l'anticapitalisme sous toutes ses formes (ce qui les met parfois en antagonisme avec les husakistes en les accusant de perpétuer certaines pratiques issues du capitalisme). Ils sont généralement favorables à l'accroissement du pouvoir des syndicats à la fois pour organiser les travailleurs afin d'améliorer leurs conditions de vie et de travail mais également afin que ce soit les syndicats qui puissent assurer un cadre à l'autogestion et établir un contrôle ouvrier cohérent sur la production et éviter ainsi sa bureaucratisation. Ils considèrent, à l'inverse des eurycommunistes, que ce sont les syndicats et non pas les partis qui constituent l'avant-garde des mouvements ouvriers car ils sont les responsables principaux de la richesse sur laquelle la société compte pour exister. C'est en partant de ce postulat qu'on en conclut également que le Mouvement Anarcho-Syndicaliste est un club défenseur du fédéralisme à l'estalienne et de la libre association, ce qui explique leur ambition à continuer la décentralisation principalement économique de la Fédération. Ainsi, bien qu'ils soient favorables aux coopératives, ils sont vigoureusement opposés à l'existence des entreprises publiques car ils estiment que le centralisme de ces entreprises affaiblit et inhibe la capacité des travailleurs à agir et à prendre des décisions de manière indépendante tout en poussant inévitablement vers l'inertie et la stagnation alors qu'à l'inverse, ils estiment qu'une réforme des entreprises publiques vers une organisation plus fédéralisme fournira à l'avenir aux travailleurs des moyens d'agir rapidement dans leurs luttes individuelles. De part leurs objectifs communs, le mouvement s'allie généralement avec le Club ouvriériste auquel il est très proche idéologiquement.

    Société Féminine Libertaire :

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    La Société Féminine Libertaire est l'émanation de ce qui était la faction anarcha-féministe de Volkiva Cloroski au sein de l'ALO. La Société Féminie Libertaire s'est construite autour de l'idée que la premières des oppressions au sein des sociétés et ce qui encourageait réellement à la hiérarchisation coercitive au sein des sociétés n'était rien de moins que la domination des hommes sur les femmes, les anarcha-féministes font donc de la destruction du patriarcat leur combat principal. Bien que la grande majorité de la scène politique estalienne ne s'oppose guère au féminisme et s'attache souvent à l'être, la plupart des anarchistes considèrent dans les faits que les inégalités sociétales entre les hommes et les femmes n'est qu'une conséquence du capitalisme qui favorise la domination masculine sur les femmes. C'est là que les anarcha-féministes interviennent : celles-ci estiment que la domination masculine remonte à bien avant la création des sociétés capitalistes et découle plutôt du rapport au pouvoir d'une part et de part la structure familiale hérité d'il y a plusieurs millénaires déjà. Ainsi, les anarcha-féministes s'opposent farouchement aux husakistes sur le domaine de la famille puisque celles-ci s'opposent vigoureusement à la famille traditionnelle et nucléaire promue par la Société de Défense Familiale. Les anarcha-féministes ont tendance à critiquer vigoureusement l'institution du mariage comme une forme "d'esclavage sexuel" de l'homme sur la femme, bien que d'autres considèrent le mariage uniquement comme un arrangement économique sans valeur. Ainsi, les anarcha-féministes ont plutôt tendance à défendre des familles non-hiérarchiques libres. Néanmoins, même au sein de cette société, on compte des courants assez divergents sur la vision de la domination masculine sur la femme et les moyens d'y remédier. Le courant dit radical souhaite une débridation complète de la sexualité autant chez l'homme que la femme avec une promotion de la contraception, de l'amour libre, de la libre maternité, l'éducation sexuelle dès le plus jeune âge et de l'homosexualité. En face, on compte une faction plus modérée qui milite surtout pour la fin de ce que les modérées nomment le "triple esclavage de la femme" qui fait référence à trois maux touchant les femmes à toute période : l'ignorance, le capital et les hommes. Et pour remédier à cela, les modérées envisagent la promotion de l'éducation libre et populaire des femmes, l'égalisation des chances économiques entre hommes et femmes et la prévention des violences sexuelles vis-à-vis des femmes ainsi qu'une éducation sexuelle des hommes afin de leur apprendre à respecter les femmes, leurs droits et leur sexualité. Enfin, on trouve un troisième courant qui est pour le coup purement anarcho-primitiviste, poussant l'idée que c'est la révolution agricole qui a déterminé le rôle des classes au sein de la société et qui, par conséquent, a instauré l'ordre hiérarchique masculin sur les femmes. Ce courant reste cependant minoritaire. Dans tous les cas, les anarcha-féministes restent unies sur un point essentiel: leur opposition à la famille traditionnelle, ce qui en fait un des clubs les plus anti-husakistes du Congrès.

    Club de l'Individualité :

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    Le Club de l'Individualité est un club qui s'est créé en réaction à la prolifération des clubs d'obédience libertaire et collectivistes au sein de la grande famille libertaire estalienne. Club foncièrement nihiliste par nature, le Club de l'Individualité promouvoit l'anarcho-individualisme et se dresse en opposition avec le collectivisme libertaire de la plupart des grands clubs libertaires du Congrès, que ce soit des husakistes ou des prodayskistes et des communistes libertaires, bien que les individualistes restent globalement d'accord avec le postulat marxiste de base. Le club part du principe philosophique que toute forme de pouvoir, que ce soit l'Etat, la religion et toute forme de hiérarchie coercitive de manière générale n'avait aucune légitimité à imposer son autorité sur l'individu qui est son antagoniste par excellence. Les anarchistes individualistes mettent en avant la libre association entre les individus comme l'unique et seule organisation collective acceptable et légitime car elle permet à chaque membre de conserver sa liberté individuelle au sein du groupe, ils s'opposent donc par principe à l'autogestion et y préfèrent la libre association.


    BSDR et Indépendants dans un autre post.
    18449
    Bloc des Soviets de la Droite Révolutionnaire.

    Bannière officielle de l'Assemblée des Soviets.

    Le BSDR est le bloc représentatif de ce qui reste de ce que l'on nomme la droite révolutionnaire. Après le Coup d'Etat rate du 2 Novembre, la droite révolutionnaire avait achevé son déclin politique entre 2013 et 2015 par un bain de sang dans les rues de la capitale estalienne. Les clubs sargakovistes et loduaristes ont étés alors interdits en Estalie par la suite et en peu de temps, le peu de ce qui restait des structures de la droite révolutionnaire avaient disparus. Il ne restait de la droite que ceux qui ne s'étaient pas rebellés et qui avaient refusés de suivre le mouvement de leurs homologues sargakovistes et loduaristes : les éco-communistes de l'Assemblée des Soviets. Ce club, qui avait eu une rapide ascension sur les deux dernières années, était passé du club le plus minoritaire dans la période immédiate après la Révolution au troisième club le plus important d'Estalie, derrière l'AAR et l'ALO. Bien que les Soviets n'étaient pas forcés de se dissoudre et de se diviser en clubs plus petits comme leurs homologues libertaires, l'Assemblée a préféré suivre le mouvement afin de ne pas perdre en crédibilité politique d'une part, dans un souci de démocratie d'autre part mais aussi et surtout car l'Assemblée, bien qu'unie en apparence, faisait face à deux mouvances majeures qui s'étaient introduites par la destruction des factions sargakovistes et loduaristes et l'affluence des électeurs de ces deux anciens clubs vers le dernier club de droite révolutionnaire qui subsistait. Or, la ligne directrice éco-communiste trop prononcée du club ne plaisait pas aux nouveaux électeurs et rapidement, le club dût faire face à son tour aux divisions internes, accélérant sa scission en plusieurs clubs.

    Malgré que ces divisions ont étés fatales à l'Assemblée des Soviets, le BSDR reste en apparence unie en tant que bloc sur le plan idéologique à l'inverse de leurs homologues libertaires du BAC centriste. En effet, là où le BAC s'inscrit dans une vague continuité libertaire et anti-husakiste, le BSDR ne se caractérise pas par l'opposition au mouvement husakiste (bien qu'elle en rejette la plupart des grandes idées) mais par une fibre eurycommuniste principale qui dicte la pensée du BSDR. Contrairement à leurs homologues libertaires qui sont en écrasante majorité fédéralistes, le BSDR est animé par l'idée d'établir un régime politique plus unitaire et ne se montre pas spécialement favorable à l'idée d'autogestion. Pacifistes, progressistes et bien souvent antimilitaristes, ils ne semblent pas pour autant proposer le centralisme démocratique comme la plupart des eurycommunistes, d'abord pour des raisons électorales (l'idée de centralisme démocratique est devenu très mal vu dans l'opinion publique) mais aussi pour des raisons d'adaptation : loin de s'opposer aux institutions, ils préfèrent de loin le progressisme et le réformisme, estimant qu'à contrario des régimes capitalistes et libéraux, la Fédération était une plateforme de discussion de nature socialiste, le réformisme devenait donc envisageable dans ce contexte. Ce sont en somme le regroupement de tous les modérés de la droite révolutionnaire, survivants de la purge de tous les éléments radicaux tués ou purgés au cours du Coup d'Etat du 2 Novembre.

    Assemblée éco-communiste :

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    Issus de la branche principale de l'ancienne Assemblée des Soviets, l'Assemblée éco-communiste se revendique de l'écosocialisme, promouvant une économie socialisée à travers une socialisation des moyens de production, l'assemblée estime que la démarche du socialisme doit se faire dans une optique avant tout environnementale, estimant tout d'abord le capitalisme comme inconciliable à l'idée de protection environnementale du fait de son mode de croissance nécessitant toujours plus d'exploitation de la nature et des ressources. C'est d'ailleurs sur quoi ils semblent s'opposer sur le plan économique avec les husakistes ou encore avec les communalistes (et avec, à dire vrai, beaucoup de mouvements d'origine marxiste) avec une opposition assez claire à une forme d'économie d'abondance, estimant que la démarche toujours plus productiviste des mouvements marxistes modernes ne se concilieraient jamais avec la protection environnementale et étaient donc irrecevables. De plus, ils s'opposent à l'idée libertaire d'établir au sein de la société une autorité de forme verticale, estimant qu'une hiérarchie verticale aura tendance à isoler et infantiliser les individus qui seront ainsi incapables d'être responsables eux-mêmes, ils prônent à l'inverse une hiérarchie collaborative qui reposerait sur la circulation des informations de manière égalitaire et les décisions collectives. Partisans de l'établissement d'un revenu universel, ils sont opposés à l'idée trop collectiviste à leur goût de la solde méritoire graduée en Estalie mais dans le même temps, ils estiment qu'en plus de la hiérarchie collaborative, celle-ci doit être inclue dans l'Etat et ce, pour une bonne raison : l'autogestion étant vouée à échouer selon les éco-communistes, la nationalisation et la socialisation des moyens de production devra passer par cette dite hiérarchie collaborative. C'est donc une vision beaucoup plus proche de l'eurycommunisme mais dont la finalité environnementale rend les méthodes d'atteindre le communisme assez différentes dans la pratique.

    Conseil communiste :

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    Le Conseil communiste est la deuxième frange la plus importante de l'ancienne Assemblée des Soviets. Animés du même esprit eurycommuniste que leurs camarades, ils mettent non pas l'accent sur l'écosocialisme mais sur le conseillisme. En effet, contrairement aux éco-communistes, les conseillistes estiment pour le coup que les écrits marxistes restent de nature profondément productiviste et que le marxisme pousse naturellement et inconditionnellement au progrès technique et à l'exploitation des ressources de la nature au bénéfice des travailleurs. Le propos principal des conseillistes est beaucoup plus politique. Contrairement aux eurycommunistes qui voient le centralisme démocratique comme un moyen sûr d'amener la dictature du prolétariat et en opposition aux réformistes sociaux-démocrates, ils estiment que la dictature du prolétariat adviendra directement de conseils ouvriers démocratiques issus des communes et des coopératives de travail de façon naturelle. En opposition aux eurycommunistes, ils estiment qu'une révolution issue d'un parti d'avant-garde est de facto dévoyée de part son postulat réformiste de départ, le parti d'avant-garde se contente de réformer les institutions capitalistes mais ne les détruisent pas alors que l'ouvrier, lui, est parfaitement en capacité de s'organiser au sein de conseils démocratiques afin d'exercer directement le pouvoir indépendamment d'un organe central quelconque qui est déjà considéré aux yeux des conseillistes comme semi-capitalistes et donc n'étant pas dignes d'exercer une quelconque forme de dictature du prolétariat. Que ce soit le gouvernement ou l'économie, tout devrait être géré directement par ces conseils ouvriers qui, localement et nationalement, exercent le pouvoir politique et économique, ces conseils étant représentés par des représentants élus directement dans les communes et sur les lieux de travail et qui seraient révocables à tout moment, ne laissant ainsi aucune place à la bureaucratisation de s'implanter et de corrompre les acquis révolutionnaires. Ils s'opposent de ce fait à l'idée d'un parti révolutionnaire car ils estiment à terme que la direction de la révolution par un parti entraînera forcément à son tour une dictature du parti. Bien qu'ils soient donc de premier abord d'accord avec l'idée de décentralisation politique et économique des libertaires, les conseillistes estaliens se distinguent néanmoins par l'idée d'une nation unitaire, estimant que les communes, en dehors des pouvoirs locaux qui leur sont conférés, ne sont que des circonscriptions administratives pour les conseils ouvriers, ils ne sont pas fédéralistes à l'inverse de leurs homologues libertaires et husakistes.

    Société Utopique :

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    Bien que cela puisse paraître anachronique, il semble bien que l'Estalie accueille encore au XXIe siècle ce que l'on nomme des socialistes utopistes en son sein. Bien qu'eurycommunistes en principe, les utopistes constituent un troisième OVNI dans la politique estalienne de part leur atypisme malgré leur revendication aux idéaux marxistes. Dans un premier temps, contrairement à la quasi-totalité des idéologies issues du marxisme, les socialistes utopistes ne croient pas en la lutte des classes, ils croient plutôt fermement à l'idée que l'Humanité est perfectible et de ce fait que la société peut l'être également. S'ils sont d'accord sur l'idée de créer des communes locales avec des pouvoirs locaux étendus, ils ne sont pas fédéralistes pour autant et rejoignent généralement les conseillistes sur la structure politique de l'Estalie. Ils estiment que l'amélioration de l'efficacité de l'industrie doit passer par la nationalisation des secteurs clés et la suppression de toute forme d'autogestion au sein des entreprises publiques et sont favorables en un Etat plus interventionniste à l'échelle locale, s'octroyant de plus larges pouvoirs de financement et d'intervention économique, notamment sur les services publics et la réglementation économique des marchés. La plus grande distinction qui subsiste entre les utopistes et leurs camarades socialistes restera néanmoins leur aversion pour la lutte des classes ou l'action révolutionnaire, y préférant plutôt une cohabitation des classes sociales entre elles afin de les concilier et de les convaincre de faire société dans un seul et même idéal socialiste ; cela va donc à l'encontre du matérialisme historique même des marxistes et du pragmatisme socialiste qui a tendance à chercher davantage la mise en place de coalitions stratégiques entre les ouvriers et toutes les classes du prolétariat afin d'accéder au pouvoir et établir la dictature du prolétariat. Les utopistes sont généralement vus comme des idéologues naïfs dans les faits, beaucoup méprisent leur postulat niant l'existence de la lutte des classes.


    Indépendants.

    Lorsque la reconfiguration politique du Congrès s'est déroulé en Novembre 2015, seuls quatre clubs avaient survécus aux purges de la droite révolutionnaire : l'AAR, l'ALO et l'Assemblée des Soviets qui ont finis par se scinder en plusieurs entités et le Mouvement Eurysien. Ce club était très particulier et assez atypique dans la politique estalienne puisque la quasi-totalité de son électorat provenait plus généralement de la diaspora étrangère exilée en Estalie, souvent pour des raisons politiques. Fondé par des Kartvéliens en exil, le Mouvement Eurysien avait été rejoint dans un élan idéaliste d'eurysianisme par tout un tas de mouvements plus ou moins socialistes issus de la diaspora exilée d'Estalie : Kartvéliens, Kartiens, Soldaves, Grisoliens, Tcharnoves, Kaulthes, Samariens, Polks, Translaves, Mors et beaucoup d'autres encore, souvent des déçus de la conduite politique de leurs nations respectives, des persécutés politiques ou des opposants politiques qui ont vus dans l'Estalie et son ouverture aux frontières un moyen de créer la base-arrière crédible à leurs ambitions souvent révolutionnaires et anti-systémiques. La liberté d'expression permise en Estalie et la protection juridique et physique offerte par le pays avait permis l'émergence du Mouvement Eurysien, un rassemblementt d'exilés politiques qui ont étés séduits par les perspectives de l'anarchisme estalien et qui ont vus en Estalie un candidat crédible à l'unification du continent eurysien à travers la rhétorique très husakiste de la "Dernière des Grandes Guerres". L'idée que l'Estalie se lancerait dans une croisade anti-libérale avait fait du Mouvement Eurysien un allié assez évident des husakistes. A ce jour, le Mouvement Eurysien est toujours fondamentalement husakiste au fond mais laisse néanmoins la liberté à ses membres de proposer des alternatives à l'husakisme afin d'unifier le continent eurysien.

    Le Mouvement Eurysien était le plus petit des autre clubs en Novembre 2015 et son petit nombre de délégués et son statut particulier de représentant de la diaspora avait fini par lui éviter la division. Néanmoins, il fut décidé par la suite de n'inclure le Mouvement Eurysien dans aucun des trois blocs issus de la reconfiguration car, malgré la proximité entre husakistes et eurysianistes, il existait une diaspora qui n'était pas nécessairement husakiste et afin d'éviter de faire fuir l'électorat non-husakiste, la décision de rester indépendant fut prise. Néanmoins, le Mouvement Eurysien ne fut pas le seul à prendre cette décision. D'autres factions issus principalement de la division de l'ALO et de l'Assemblée des Soviets, ne se reconnaissant absolument plus dans le projet commun promu par les deux blocs, ont décidés de faire jeu solitaire et de conserver une étiquette indépendante de tout bloc.

    Mouvement Eurysien :

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    Le Mouvement Eurysien est un club indépendant issu de la diaspora étrangère estalienne. Symbiose d'un nombre assez important de factions politiques mineures ou discriminées de nombreux pays eurysiens, bien que majoritairement issus d'Eurysie centrale ou d'Eurysie orientale, ils sont favorables au fédéralisme révolutionnaire eurysien, estimant que la Fédération des Peuples Estaliens doit se transformer en Fédération des Peuples Eurysiens et doivent s'unir sous la bannière révolutionnaire de cette dite Fédération. En raccord avec l'idée du militarisme estalien, ils estiment cette partie de l'idéologie husakiste comme très utile dans l'unification du continent eurysien, estimant que peu de nations libérales, réactionnaires ou même révisionnistes seraient aptes à se disposer de rejoindre la Fédération pacifiquement et seraient plutôt prêts soit à imposer leur propre ordre géopolitique eurysien réactionnaire ou capitaliste, soit à détruire le plus vite possible l'idée d'unification politique de l'Eurysie (et l'Estalie avec). Le militarisme est donc au cœur du Mouvement Eurysien et la préparation des révolutions prolétariennes dans les nations étrangères au cœur de ses préoccupations, le Mouvement se revendiquant comme très interventionniste, les électeurs se refusant à vivre une vie d'exil en Estalie et souhaitant retourner chez eux, triomphalement, en libérant leur nation de la tyrannie et de l'oppression. Enfin, bien qu'il existe des divergences sur la forme politique que devrait prendre la future nation eurysienne (république fédérale sans présidence sur le modèle de l'ancienne Astérie, une confédération à la kah-tanaise, une république socialiste à la loduarienne), la tendance majoritaire veut que le fédéralisme estalien reste adapté à l'adaptation des peuples au régime politique de l'Eurysie unie par la conservation de leurs identités et cultures propres dans un objectif libertaire commun et décentralisé. Il est à noter également que le Mouvement Eurysien est présent en Estalie mais aussi en Kartvélie où elle est également un club politique étant partie prenante de la politique intérieure kartvélienne, et généralement représentée par d'anciens Kartvéliens exilés en Estalie qui ont étés bercés dans le fédéralisme révolutionnaire eurysien.

    Société des Disparates :

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    La Société des Disparates est assez atypique puisque son existence reste globalement un mystère pour beaucoup du fait de l'idéologie qu'elle prône. En effet, originellement proches des anarcho-individualistes, les Disparates se sont rapidement éloignés du Club de l'Individualité et briser leurs liens avec le BAC pour fonder leur club qui promeut principalement l'anarcho-primitivisme. Bien que leur projet semble irréalisable dans les faits, leur discours semble toucher un certain nombre de partisans. Les Disparates sont favorables à un retour à un mode de vie non-civilisé, leur rôle au sein du Congrès étant de faire avancer cet état de fait par la désindustrialisation (d'abord au profit de l'agriculture, puis en seconde étape au retour à l'état de nature), l'abolition de la spécialisation et de la division du travail, l'abandon des grandes structures hiérarchiques et sociétales et sont favorables à l'abandon de toute forme de technologie et un retour aux technologies primitives et préhistoriques et à terme la disparition de l'agriculture. Considérant que le passage de la chasse et la cueillette à l'agriculture a mené à l'aliénation des individus, à la coercition et à la stratification sociale, ils prônent un retour à l'état tribal. Hué de manière générale par la scène politique estalienne qui voient ces anarcho-primitivistes comme des idéologues naïfs et croyant à tort que le retour à l'état de nature serait un retour à un passé "utopique" qui n'est au fond qu'idéalisé et qui n'a jamais existé, leur existence démontre néanmoins une révolte d'une partie de la population (notamment de la jeunesse rurale qui est majoritaire dans le vote de ce club) contre les vices de la civilisation, bien que certains husakistes aient avancés l'idée que les anarcho-primitivistes existant encore en Estalie sont dans les faits des ultranationalistes déçus par la Révolution et cherchant sa destruction par un retour à l'état sauvage.

    Club antimoderniste :

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    Eux aussi issus de l'anarcho-individualisme du Club de l'Individualité, les antimodernistes se sont également décidés à se mouvoir sous une étiquette indépendante et à raison car le club antimoderniste est bien le seul club de toute l'Estalie a être dans les faits de droite. En effet, les antimodernistes sont classés comme des anarchistes de droite (bien que le terme en lui-même est un oxymore car l'anarchisme n'est pas de gauche non plus, l'appellation gauche/droite étant traditionnellement rejetée par les anarchistes dans un système parlementaire classique mais les valeurs portées généralement à droite restent globalement incompatibles à la révolte contre le système et le conformisme). Pessimistes anthropologiques, les antimodernistes restent fondamentalement individualistes et rejettent à la fois l'utopisme, le rationalisme, l'égalitarisme, le libéralisme, l'humanisme et le progressisme, y préférant à la place une société moraliste dont les principes moraux seraient issus des valeurs aristocratiques de la grande noblesse d'autrefois : justice, honneur, devoir, droiture. Ils sont critiques du conformisme des foules et bien qu'ils rejoignent les anarcho-individualistes sur ce point, ils s'opposent aux valeurs progressistes promues par le Club de l'Individualité, y préférant une fois de plus des valeurs moralistes. Les anarchistes de droite sont donc symboliquement très paradoxaux et leur existence reste aussi un mystère pour beaucoup : pour le pouvoir en place, l'absence de volonté des anarchistes de droite à renverser le pouvoir et à promouvoir avant tout des valeurs moralistes plus qu'à proposer un projet politique sérieux élimine le besoin de les interdire, surtout que malgré qu'ils soient en contradiction avec l'égalitarisme promu au sein de la Fédération, ils restent fermement antilibéraux, ce qui a tendance à rassurer le régime et donc à les laisser exister malgré tout. Fidèles à eux-mêmes, les anarchistes de droite jouent néanmoins un rôle de figuration au sein du Congrès, ils ne croient absolument pas en la démocratie mise en place par les husakistes et préfèrent jouer le jeu de l'abstention. L'intérêt d'une telle démarche ? Je sais pas, allez leur demander.

    Club d'Avant-Garde :

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    Bien que le Coup d'Etat du 2 Novembre ait mis à bas les idées sargakovistes et loduaristes dans la société estalienne, il existe encore une faible minorité d'électeurs eurycommunistes qui croient encore à la mise en place d'un parti d'avant-garde et au centralisme démocratique. Ils devaient originellement faire partie du BSDR mais suite à des protestations internes au sein du bloc du fait de la promotion du club du centralisme démocratique, le club a dû être obligé de s'extirper du bloc et faire jeu solitaire en indépendant. Les cadres de ce club, substrats des quelques loduaristes qui ont refusés de participer au Coup d'Etat du 2 Novembre et qui ont donc étés gracieusement épargnés par le SRR, ont appris de leurs erreurs pour la plupart. Ne se revendiquant plus loduaristes, de part la connotation désormais fortement péjorative en politique, les avant-gardistes proposent un compromis plus acceptable entre le centralisme démocratique (en réutilisant cette fois-ci plutôt la rhétorique du PEV velsnien) et la social-démocratie. Le Club d'Avant-Garde reste néanmoins très divisé, beaucoup se tournant vers le taihorianisme en désespoir de cause afin de justifier un centralisme démocratique, d'autres préfèrent une république sociale et égalitaire unitaire d'Estalie. Le club n'a dans le fond aucune ligne directrice tant la désorganisation post-Coup d'Etat a impacté le peu de ce qui restent des deux anciens clubs disparus du Congrès. Ce dont on peut être sûr, c'est que les avant-gardistes sont bien l'un des seuls à prôner encore le centralisme démocratique et sont dans les faits unitaristes, n'approuvant guère le fédéralisme des libertaires.
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