06/11/2020
03:54:18
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Otukhan, capitale de l'Unification Aykhanide

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Otukhan, Capitale de l'Unification Aykhanide.
Sur la voix pour être la capitale unificateur du GRAND TURAN

Liste des invités
  • Royaume de Morakhan, délégation remplaçant le Tsar
  • Quatre Vallées, délégation de représentants des communautés turcique
  • Khanat de Moritonie, sa majesté la Tsarine Anastasiya Ivanovna Rhemianova II
  • Califat Constitutionnel d'Azur, sa majesté le Khalife Kubilay al-Marwâni Bin Seyyid
  • République Translavique, son éminence le Président Thorsten Savchenko
  • Kaderstan, son éminence le Président Abdal-il-Mahouid
  • Alaskhanie, son éminence le Président Batyrkhan Nurzhanov

Mise en contexte :

En 1909, une grande guerre que l’on appel aujourd’hui “la guerre de l’unification” éclate en Yözidie entre les sept beylicats yözids. L’une d’entre elle sort vainqueur de la guerre, le beylicat d’ Aykhan avec à sa tête le désormais Grand Bey Selim Ier, paix et miséricorde à son âme. Au lieu de former un empire, un khanat ou un sultanat, Selim Ier prend l’initiative d’unifier les beylicat yözid qui sont tous en soit issu du même peuple ; les yözid, un peuple turcique venant de loin dans l’histoire depuis le Beylicat Yözid. Il unifie les beylicats sous le régime monarchique de Grand Beylicat, s’attribuant le titre de Grand Bey, et fondant ainsi le Grand Beylicat Aykhanide. Cette première unification à marqué les cœurs des peuples turciques de la Yözidie, depuis plus de 100 ans maintenant, les yözids aspirent à une grand unification des nations et des peuples turciques. Des nations qui partagent une histoire, une culture et un patrimoine en commun, sont voués à s’attirer et à s’unifier. Voilà l’idée faisant rêver tout enfant yözid du Grand Beylicat, venant des récit turciques anciens, où une grande nation turc unifié subsistait, allant des grandes steppes de l’Est jusqu’aux plaines verdoyantes de l’Ouest et des déserts du Sud jusqu’aux collines rocheuses du Nord. Un empire composé de nations turciques partageant des traditions et culture linguistique communes, avec une culture ancrée dans le monde depuis des millénaires, et dont les branches atteignent désormais les quatre coins du monde en 2015. Si Sélim Ier est l’unificateur de la Yözidie, le Grand Bey Orkhan Ier vise à être l’un des unificateurs d’un Grand Turan (Turan= terres des turcs). Une union dont les membres seraient officiellement soeurs, collaborant ensemble sur une coopération d’abord culturelle, puis économique, technologique, commerciale et même militaire. Car nul autre peut se défendre mieux que des frères et des sœurs.

Si aujourd’hui le Grand Bey Orkhan Ier accueille les grandes nations turciques du monde, c’est pour réunifier la grande famille turc autour d’un projet et d’une collaboration commune, où chacun mettra le pas sur l’échange et la coopération. La mission première, sera évidemment de valoriser et de découvrir la culture turcique dans sa globalité et sa sublimité. C’est en défendant leur culture que les nations permettront de faire perpétuer et améliorer leur population turcique tant dans leur traditions que leur bien-être quotidien. Ce projet doit être tel que grâce à elle aucune nations, aucun peuple, aucune communauté turc ne soit dévalorisé et opprimé dans le monde. Elle devra être à point unificateur, où les turcs devront se sentir chez eux et en paix partout où les nations de l’union sont souveraines et législateurs. Elle devra être assez puissante pour faire monter dans l’estime de chacun l’importance de l’identité turc tant chez les peuples que dans les gouvernements de chaque Etat participant. Elle devra-être tel que toutes ces nations devront retrouver l’héritage historique dont ils sont le résultat, pour retrouver la mémoire de la solidarité et l’esprit fraternel turcique. Si aujourd’hui, les nations turciques arrivent à mettre la main l’un au dessus de l’autre, pour marcher épaule à épaule vers une organisation des nations turciques, cela fera changer le cours des choses quant à la portée de l’influence de toutes les nations face à d’autres organisations et nations menaçant de près ou de loin quiconque et quoi que ce soit se trouvant dans chacun des nations. Il n’y a aucun doute sur cela, et c’est un fait ; Le turc est voué à toujours retrouver ses pairs.


Rencontre des Nations Turcique au Sublime Palais :

20.12.2015 - Otukhan, Beylicat Aykhanide : En ce jour saint du vendredi, le Grand Bey Orkhan Ier a invité les nations turciques et leur dirigeants à se retrouver au Sublime Palais Beylical d’Otukhan. Chacun des dirigeants ont été accueillis à l’Aéroport de Kibres, île au Sud d’Otukhan, d’où ils ont été pris par les ferry du Grand Bey pour longer le fleuve de Kuser jusqu’au cœur de la ville et atteindre le grand quais de celle-ci. De là, un convoi fut préparé pour chacun des invités afin d’accompagner leur véhicule avec les Süvari, unités terrestres à cheval du Grand Beylicat Aykhanide. Chaque cavalier à la tête d’un convoi accompagnant les invités, portait en main le drapeau de la nation invitée. Ils arrivèrent tous au Sublime Palais à 16 heure, où les attendaient une grande cérémonie d’accueil. Tous les Süvaris étaient en uniformes bleus, couleur traditionnel turcique, tous les enfants criaient les louanges du Grand Bey Orkhan Ier et de ses invités tout au long du trajet vers le Palais, toutes les mères chantaient la marche de l’unification en portant un drapeau bleu vide, qui manquait plus qu’à être remplie.

Visualiser le convoi

Arrivée au Sublime Palais, où le Grand Bey va bientôt se montrer pour accueillir ses invités, une bande de “Mehteran” se sont organisés pour jouer une marche en l’honneur des peuples turciques. Alors que des gardes viennent ouvrir les portes des voitures des dirigeants, les délégations sont placées à l’entrée avec le corps ministériel et beylical Aykhanide afin de laisser entrer en premier les représentants et dirigeants des nations. Enfin, un grand silence se fait, les gardes en salue face aux invités tapent des pieds, deux grand coups de canons se poursuivent, et par haut-parleur un homme s’annonce d’abord en yözid, puis dans toutes les langues des invités un par un ;

Ecouter la marche

“ Ulu Orhan Bey Hazretleri, Emir-ül Sama Daima! Aleyke Avnullah ! Aleyke Avnullah ! Aldığın yol açık olsun, ikbalin mesud olsun Ulu Beyim! Devletinle, milletinle, bin yaşa! Türk milletlerine ettiğin iş hayrola Ulu Beyim! Maşallah! Maşallah! Mağdur olma Ulu Beyim! Senden büyük allah var! Şahane gelişinle, bu istiraf başlasın! ”

Traduction qu'entendrons les invités ;

“ Son excellence le Grand Orkhan Bey, émir du ciel eternel! Qu’Allah soit avec toi! Qu’Allah soit avec toi! Que ton chemin soit éclairé, que ta voie soit enchantée mon Grand Bey! Avec ta nation, avec ton peuple, vive milles fois! Que tes actions envers le monde turcs soit toujours mieux mon Grand Bey! MachAllah! MachAllah! Ne soit jamais déçu mon Grand Bey! Plus haut que toi il y a Allah! Avec ta venue, que cet événement commence! ”

Le Grand Bey se montre alors à l’entrée du Palais, où il approche ses invités pour les saluer et les inviter à entrer au Sublime Palais Aykhanide dans la salle principale. Un trône de type divan yözid était préparé pour chaque dirigeant et représentant ainsi que des sièges pour chaque membre de délégation. Tout autour de la salle, les drapeaux des nations étaient visibles en grand au-dessus de chaque divan. Au fond de la salle, un grand rideau rouge remplissant l’entièreté du mur, devant lequel se trouvait le divan du Grand Bey, les sièges de ses fidèles agents. Une fois tous les invités présents, le Grand Bey s’exprima ;

“ Nations sœurs par plus que le sang du Grand Beylicat, et mes invités les sublimes dirigeants, vous êtes tous là bienvenue au sein du Sublime Palais d’Otukhan, cœur battant du Grand Beylicat unifié.
L’objet de cette rencontre, comme évoqué dans nos échanges avec chacun de vos organismes aux affaires étrangères, est de faire rencontrer les grandes nations turciques du monde.”

Le grand bey regarde chacun de ses invités dans les yeux, les laissant eux aussi s’observer les uns et les autres pendant une pause de 6 secondes, suite auquel il reprend ;

“ Avec la volonté de Dieu, je voudrais que nos nations puissent après cette rencontre, travailler mains dans les mains autour d’un grand projet en commun. Pour ce faire, moi-même et mon gouvernement avons travaillé sur des sujets que nous allons pouvoir évoquer durant cette grande rencontre. Les documents avec la liste des sujets vous sont passés au moment où je vous parle, sachez que cette liste dépend d’abord de l’ouverture officielle d’une organisation des nations turciques, sur laquelle nous discuterons afin d’établir des réponses à ces sujets. Chacun des sujets seront voté de sorte à être : non-présente, peu présente, moyennement présente ou activement présente dans les accord de l'organisation. Je vais lire les sujets à voix haute, bien que nous en parlerons après ;

-L'aspect culturelle ; comprenant une coopération des nations sur la culture turcique et les domaines de l'histoire ainsi que de l'éducation.

-L'aspect économique et commercial ; un soutient, des projets et des échanges concret entre les membres de l'organisation. Eventuellement l'établissement d'une seconde monnaie en commun entre les membres de l'organisation.

-L'aspect technologique ; un échange d'information technologique et scientifique ainsi que le travail sur des projets en communs ainsi que l'incitation de nos laboratoires et industries à travailler sur des évènements lancé par l'organisation.

-L'aspect juridique et diplomatique ; l'établissement de consulats et un accès touristique libre entre nos nations, ainsi que l'établissement d'un conseil voire d'un parlement pour l'organisation.

-L'aspect militaire ; des échanges militaires concrets, travaux sur des licences et modèles d'engins militaires en communs, voire plus encore un soutient militaire en cas de grande nécéssité.

-Enfin, tout aussi important, administratif. L'organisation aura certes un président, mais le choix d'un Khagan peut également être possible.

Avant de parler sur ces sujets, il faudra donc discuter sur l'établissement de cette organisation. Cela pourra paraître évident pour certains d'entre vous, et tôts pour d'autres. Mais cela fait déjà bien assez longtemps que nos nations pourtant voisines sur plusieurs aspects sont éloignées les unes et les autres. Il est du ressort de cette rencontre, de changer au plus vite cette situation fâcheuse, afin d'assouvir l'ambition de nos peuples turciques, et de reprendre l'une de nos identités ou notre identité en mains, s'en vanter et l'affirmer. Que Dieu soit avec les turcs, chers invités, vous pouvez voire devant vous des sehpa, tables basses aykhanides, où vous retrouverez loukoums et café yözid, ainsi que des plateaux de fruits de saison. Sur la prière envers Allah que cette rencontre se passe sans encombre, je vous laisse la parole afin d'émettre vos avis quant à cette organisation, en précisant la position de votre gouvernement sur un tel projet. Encore une fois, bienvenue à la délagation du Morakhan. Bienvenue à la délégation de représentants turcs des Quatre Vallées. Bienvenue majesté Anastasiya Ivanovna Rhemianova. Bienvenue majesté Kubilay Al-Marwâni Bin Seyyid. Bienvenue Président Thorsten Savchenko. Bienvenue Président Abdal-il-Mahouid. "
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Abdal-il-Mahouid
le Président Abdal-il-Mahouid


Abdal-il-Mahouid, pour la première fois depuis la prise de ses fonctions, devait se rendre à l'étranger, en terres turciques. Précisément en Yözidie, à Otukhan, capitale de l'illustre état. Ce pays, au nord-ouest du continent nazumi, est l'épicentre de la culture des peuples turciques. Depuis plusieurs années, de nombreuses campagnes apportant l'idéologie d'un "Panturanisme" avait profondément touché le Kaderstan, historiquement très proche des Aykhanides.

Il est important de rappeler que l'illustre fondateur de l'Empire Yudjénide, Tuğrul Ier, selon les sources d'époque, était originaire, du moins ses ancêtres, du territoire des Aykhanides. Et c'est à partir de cet homme que naitra l'un des plus grands empires que le nazum ait porté et qui durera pendant plus de 1000 ans. De facto, le Kaderstan, ou "terre du destin" en langue turque, a une relation intime proche avec les turciques du nord.

Cette rencontre a donc de nombreuses raisons d'avoir été acceptée par le président de l'état. Outre le lien historique, cette rencontre ouvrait l'espoir de voir naitre une nouvelle relation entre Imnakad et Otukhan. Et au delà de ces aspects, peut être s'attirer le soutien d'une des puissances locales, cela pouvant même servir pour la Yukanaslavie dans sa totalité.

Après avoir assisté à la grande procession Aykhanide digne d'un triomphe de généraux antiques, et après avoir écouté attentivement le discours de bienvenue du grand bey, avant de dire :

"Puisse Allah bénir ce jour si singulier pour nous autres peuples de la même famille ! Puisse Allah bénir sa majesté le grand bey pour son message de bienvenue et pour l'avenir qu'il souhaite bâtir avec nous pour tous les turciques ! Ce jour marque un tournant pour nos cultures si fraternelles, et nous espérons qu'il sera glorieux !

Nous avons tant à parler, et tant à découvrir de nos cultures et de nos passés si liés malgré les tempêtes de l'autarcie. Nous avons tant à négocier, à dialoguer, qu'à la fin de cette sublime rencontre il ne devra rester, je l'espère, que la fondation du Grand-Turan !"


Après ce petit discours, il attendit patiemment la réponse des autres délégations étrangères. Autant de pays turciques... c'était tout bonnement inimaginable ! Jamais dans l'histoire du Nazum du Nord il y eu une aussi grande assemblée de dirigeants de cultures si proches.

Au delà de cette impressionnante rencontre, dès les sujets de discussions cités, Abdal-il-Mahouid savait pertinemment quelle réponse adopter. Le Kaderstan serait très clair sur certains thèmes abordés, et défendrait tout de même ses intérêts, car bien que la cause turcique soit profondément encouragée par la population kaderstanaise, il ne reste pas à oublier que si le Kaderstan veut survivre, il faut savoir se défendre efficacement, se trouver des alliés, et disposer d'un réseau de relations diplomatiques. La Yukanaslavie est encore trop faible pour totalement pouvoir défendre ses états-membres, et cela Abdal-il-Mahouid l'avait bien compris. En bref, une défense efficace et un avenir prospère pour le Kaderstan passait inévitablement par la rencontre à Otukhan ainsi qu'au développement d'une sincère amitié avec le grand bey Aykhanide.
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Visite du Khalife d'Azur à Otukhan

Sultan Bayazid III

Dès l'arrivée de la délégation à Otukhan, le Khalife d'Azur, Kubilay al-Marwâni ibn Sayyid, et tous ceux de sa suite, furent entourés de dignitaires du Beylicat. La cérémonie et les attentions, le faste et la grandeur, les musiques, la réception au coeur de la capitale d'Orkhan résonnaient de la même manière que lors des grandes époques. Le rouge, couleur écarlate des Akhanides, se mêlait au bleu des tribus et aux autres couleurs. Le grand palais fut en vue, après avoir remonté le fleuve dont les rivages brumeux étaient entourés par la ville. Là, les représentants des sept Etats invités pour la rencontre interturcique à l'initiative du Beylicat se retrouvèrent. Dans le faste et le raffinement, ils purent s'installer autour des mets qui furent servis pour agrémenter la conversation ; leurs délégations, se tenant derrière chacun d'eux, organiseraient la conversation. Avant de s'asseoir, au moment de se saluer, Kubilay et le Grand Bey se donnèrent une poignée de main pleine de symbole et de respect. Derrière le Khalife, le Ministre des Affaires étrangères, Jamal al-Dîn al-Afaghani, salua en s'inclinant légèrement, la main posée sur son coeur.

S'asseyant légèrement en retrait de son maître, Afaghani se pencha légèrement en avant, en signe de concentration. Sa famille persophone n'était pas d'origine turque, comme la majorité de la population de l'Azur, composée essentiellement d'Arabes, de Perses et de gens de langue aryenne. Au contraire, Kubilay, comme son nom l'indiquait clairement, était originaire de cette aristocratie turcophone descendante de la tribu des Altaïs. Ce clan, l'un de ceux qui avait participé aux grandes épopées des Turco-mongols, avait fondé en Azur un sultanat qui avait perduré. A des milliers de kilomètres de la Yözidie, un Etat turcique s'était donc perpétué, avec sa culture et ses traditions. Le Khalife, au-delà de son identité religieuse, portait sur ses traits et dans ses vêtements le signe de ses origines. Issu d'une grande famille de conquérants installée dans la riche province du sud, il n'en gardait pas moins le grand manteau, les bottes, l'épée, le nom, la pratique de l'équitation et de la langue altaï, souvenirs d'une autre époque où cette aristocratie commandait au reste de la population. Bien que la Révolution de Safran ait eu lieu en 1876, renversant le Sultan Bayazid, et instaurant à la place un gouvernement des oulémas et un califat de langue arabe, les grands Altaïs avaient survécu. Ils constituaient encore une bonne part des classes supérieures du pays, et dans certaines localités, ils étaient majoritaires. Garants de l'identité et de la continuité du pays, ce n'était sans doute pas un hasard si, en 1997, c'était justement un ouléma d'origine turcophone qui avait accédé à la fonction suprême ; Kubilay, dont les yeux en amande témoignaient de son origine, s'assit dans la grande salle de réception.

Afaghani maîtrisait un peu le turc, mais dans son dialecte altaï, aussi chaussa-t-il des oreillettes de traduction. Si à ses yeux la coopération entre l'Azur et les Aykhanides ne pouvait être que bienvenue, les deux pays partageant un héritage culturel évident, il demeurait réservé. En effet, les liens entre l'Azur et les pays de Yözidie étaient distendus par la Mer Blême, et surtout, pour un représentant du régime théocratique, la langue ou l'ethnie devaient forcément passer après l'appartenance religieuse. Moins nationaliste que panislamiste, le Ministre des Affaires étrangères recommandait plutôt une approche tempérée face aux propositions d'organisation commune.


– Misafirimize, kardeşimiz büyük Bey'e selamlar. Maşallah, Türk ailesi sonunda yeniden bir araya geldi.

S'exprimant en turc altaï, Kubilay ouvrit l'intervention de la délégation azuréenne. Il laissa ensuite le soin à son secrétaire particulier, Mohammed Badie, un Arabe turcophone, de continuer le propos.

– En introduction je voudrais remercier encore une fois, au nom de l'Azur, Sa Majesté le Grand Bey et le peuple aykhanide pour avoir rendu cette rencontre possible. C'est un symbole étincelant de notre entente et de notre confraternité. Grâce soit rendue à Dieu, cela a été possible.

Il marqua une pause.

– D'abord je tiens à associer pleinement l'Azur aux propos qui ont été tenus. Oui, il est bon et nécessaire qu'une nouvelle coopération culturelle aie lieu, notamment pour mettre en valeur notre patrimoine matériel et immatériel, pour conduire de nouvelles recherches, et valoriser notre civilisation devant le monde entier. Cela devrait, bien entendu, impliquer une meilleure harmonisation diplomatique entre nous, afin que nous puissions plus facilement défendre nos intérêts réciproques... C'est un point sur lequel j'aimerais insister : nous avons un besoin de solidarité face aux problèmes et aux menaces du monde. Si alliance culturelle il y a, il serait impensable pour nous qu'elle ne soit pas doublée d'un accord stratégique... Comment ceux, qui se proclament frères, n'agiraient pas comme tels ?

Il passa ensuite aux autres sujets.

– Sur les questions que vous avez évoquées, en matière scientifique et technologique, il pourrait y avoir un cadre commun comme cela a été fait entre l'Azur et les républiques d'Icamie et de Jashuria, qui ont passé avec nous un traité de coopération scientifique. Sur les questions juridiques, il me semble qu'un accord de coopération judiciaire serait opportun parmi les points à l'ordre du jour. Sur la question militaire, nous avons déjà travaillé ensemble dans le passé ; nos pays ont des compétences techniques complémentaires ; un point qui pourrait être à discuter serait, selon nous, la possibilité que chacun se spécialise dans certains équipements de pointe, de sorte que tous pourraient bénéficier de fournisseurs fiables et d'armements de haute qualité. Par ailleurs, il serait souhaitable, après qu'on ait vérifié que nos Etats partagent les mêmes objectifs, d'envisager des coopérations militaires poussées, par des exercices en commun et le déploiement, pourquoi pas, de nouvelles bases militaires.

Il passa au dernier point.

– Néanmoins, sur la question de l'organisation que nous voulons donner à ces coopérations, l'Azur tient à dire qu'il ne saurait reconnaître un Khagan, la seule souveraineté appartenant à Dieu et, en l'état, au Commandeur des Croyants en ce qui nous concerne. Par ailleurs, l'Azur, dans son identité propre, ne peut faire abstraction des dimensions non-turques de son identité, et donc, ne pourrait en tant que tel rejoindre une organisation qui se verrait comme un supra-état turcique. En revanche, si elle permettait de mettre en avant l'identité musulmane, cette organisation serait beaucoup plus attrayante à nos yeux pour en devenir un membre à part entière. Excellences, Majesté Beylicale, je vous remercie pour votre attention.
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https://i.ibb.co/Hk1zWRS/Votre-texte-de-paragraphe-34.png

Miqail (Mikhaïl) était un des rares représentants du pouvoir mor, et donc slave, dans une rencontre de Turcs. Il devait donc défendre les intérêts de la Morakhan et du tsar, tout en étant étouffé par plus d'une dizaine de nobles turcs et tataro-mongoles, qui, quant à eux, voulaient défendre les intérêts de leurs états/peuples. C'était un véritable défi pour Miqail (Mikhaïl) de défendre la position du pouvoir slave et de gérer, modérer, et coordonné tout ce petit monde turc. Il devait donc pesé ses mots et s'entretenir avec la délégation. Chose qu'il avait réalisée dans l'un des avions dédié.

La délégation mor, composé de seize membres sans compter le personnelle (on a dû faire des compromis, sinon quoi elle serait plus nombreuse), était arrivée à Kibres, puis avait pris le ferry vers le quai et aller à Otukhan. La délégation était si nombreuse, qu'elle a dû être emmenée en trois vagues.

La cérémonie d'ouverture était grandiose, digne des plus belles du pays des dragons. Après que son éminence le Président Abdal-il-Mahouid et Sa Majesté, le Khalife Kubilay al-Marwâni Bin Seyyid, ait parlé, la Gurkhan introduisis le second vice-ministre :


« — Мында бар түрктер болгаш түрк эвес чоннарга экии. Бодумну таныштырып тур мен. Мен дээрге бүгү-ле йүрталарның гурханы, Дээрги-Чаяакчы Монгге Орлинговна Төлүмэн-дир мен. Мээң оң таламда кижи болза, Мŏрахан күрүнезиниң күрүнелериниң болгаш Мŏрахан чоннарының ийи аңгы федерациязының даштыкы херектер сайыдының ийиги оралакчызы, Хүндүлүг монсиньор Миxаил Апостолович Вил Вий Гарэску. »

Traduction :

« — Bonjour à tous les Turcs et nons-Turcs ici présents. Je me présente. Je suis Sa Majesté Mongge Orlingovna Tölümen, Gurkhan de tous les yourtes. La personne à ma droite est Son Excellence Monseigneur Miqail Apostolovič Vil Vij Garescu, second vice-ministre des affaires étrangères de la double fédération des états du royaume de Morakhan et des peuples de la Morakhan. »

Une fois cela fait, le second-vice ministre pris la parole, dans un Turc approximatif :

« — Bonjour à tous, encore une fois. Je ne vais plus m'attarder sur la présentation, étant donné que Sa Majesté la Gurkhan l'a déjà fais. Mais avant d'entrée dans le vif du sujet, je voudrais faire part des vœux et cadeaux du tsar pour le nouvel an à venir à toutes les délégations ici présentes.

Ainsi, à la délégation de représentants des communautés turcique des Quatre Vallées, seront offerts trois vases en céramique de luxe.https://i.ibb.co/N6bd0Vyc/61ir-Ynm-WMc-L-AC-SX679.jpg
À Sa Majesté, la Tsarine Anastasiya Ivanovna Rhemianova II du Khanat de Moritonie, sera offerte une bague en diamant marin de Morakhan.https://i.ibb.co/Q7JDKbFs/diamant-hope-02.jpg
À Sa Majesté le Khalife Kubilay al-Marwâni Bin Seyyid du Califat Constitutionnel d'Azur, sera offert un sabre d'or.https://i.ibb.co/KcTT9DrD/produit-image2-33184-1578586836.jpg
À son éminence, le Président Thorsten Savchenko de la République Translavique, sera offert un ensemble de meubles royaux taillés sur mesure par nos plus compétents artisans.https://i.ibb.co/bMvqQgm1/palace-design-ideas-1920x600-webp.webp
À son éminence, le Président Abdal-il-Mahouid du Kaderstan, sera offert une statue en or massif d'un dragon.https://i.ibb.co/mV7kHFPc/25948588-statue-de-dragon-d-or-gratuit-photo.jpg
À son éminence, le Président Batyrkhan Nurzhanov d'Alaskhanie, sera offert le Tableau d'Iakroutsk, fait à partir de miettes d'or.https://i.ibb.co/zVXjT2Wt/1440x-AUTO-processed-article-2023-08-7b1edd68-b6b9-42d5-a6c7-34f9fb351ad7-banner-master.jpg
Et enfin, à Sa Majesté le Grand Bey Orkhan Ier du Grand Beylicat Aykhanides, sera offert un cheval de Morakhan, l'une des meilleures races du monde.https://i.ibb.co/YBbnX1DV/Friesian-Stallion.jpg
»

Miqail (Mikhaïl) s'arrêta pendant une minute, et en même temps que les cadeaux furent distribués, il reprit la parole, s'étant concerté avec ses conjoints plus tôt et encore une fois maintenant :

« — Notre présence ici témoigne de nos faveurs pour l'établissement possible de cette organisation. Seul problème étant que la Morakhan est un amas de culture. Même si la majorité de la population est tataro-mongol de façon large, dans les faits, le pays est plutôt slave. Nous pourrons discuter de ce problème.

Pour l'aspect culturel, notre pays est certainement maître dans l'art, il dispose d'une division fédérale justement consacrée à la culture. Il est très certainement très envisageable.

Pour l'aspect économique et commercial, nous sommes très ouverts. Nous sommes également en train de discuter du détroit avec de nombreuses nations à Rusalka, nous pourrons nous y adapter ou défendre les intérêts de cette possible organisation. Cependant, il faudrait voir pour l'établissement d'une seconde monnaie. Il faudrait également un certain respect des juridictions de chaque nations/états/états-nations.

Sur l'aspect technologique, nous sommes vraiment favorables. Il se peut que la Morakhan et plus généralement les pays d'Eurysie de l'Est, aient un retard technologique plus ou moins considérable à certains niveaux. Si cela permet à tout les pays ici présents de développer leurs technologies, et d'entrer plus facilement dans la modernité, nous ne nous y opposerons pas.

Nous sommes également ouverts pour ce qui est de l'aspect juridique et diplomatique. Mais, pour établir un accès touristique libre, il faudrait établir un genre de passeport ou de laissez-passer ainsi qu'une vérification accrue des personnes demandant ladite juridiction. L'aspect administratif rentre aussi dans cette catégorie. Nous y sommes ouverts.

Pour ce qui est de l'aspect militaire, du point de vue que vous nous avez présenté, nous y sommes favorables – actuellement, la Morakhan cherche à développer sa flotte de façon massive et rapide –.
»

Une fois que son discours, fut terminé, il concerta à nouveau sa délégation, et laissa la parole à d'autres.


Second vice-ministre des Affaires Étrangères, Miqail Apostolovič Vil Vij Garescu
Fait le 20/12/2015
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Rencontre des Nations Turcique au Sublime Palais, du point de vue des représentants des communautés turciques des Quatre Vallées ayant accepté de s'y rendre :

Les membres de la délégation visant à représenter les communautés turciques des Quatre Vallées, dans le cadre de la rencontre prévu à Otukhan, se composent logiquement d'une personne par communauté engagée ; personnes désignées par les membres de leur propre communauté dans les modalités décidées par eux-mêmes. Lors du trajet aller, pour se rendre à la capitale Aykhanide, le moral et l'ambiance était au beau fixe. En effet, cette rencontre arrivait à point nommé pour de nombreuses communautés turciques, beaucoup espéraient y trouver un intérêt qu'il soit stratégique, diplomatique, politique, religieux, économique ou bien culturel. Après de nombreuses années d'instabilités pour les communautés turciques des Quatre Vallées, les membres de la délégation et ceux qu'ils représentaient trouvèrent dans cette rencontre un peu d'espoir.

Une discutions se lança pendant le trajet.

"Vous pensez qu'ils vont réagir comment à Dzun Tovli ? "
"Bah, si c'étaient seulement eux nos ennemis ça irait, mais bon, c'est pas le cas, donc ça risque d'être un raz de marée partout dans le pays. Même chez notre propre peuple sa divise."
"C'est quand même eux les plus menaçants et les moins compatibles avec nous."
"Parle pour toi."
"Je parle toujours pour moi."
"Arrête alors, c'est mieux pour tout le monde."
"Vous avez intérêt à avoir l'air moins diviser devant tout le gratin. Si vous êtes ici, c'est que vous reconnaissez l'importance de cette rencontre, donc nous foutez pas la honte."
"Ouais, c'est ça..."


Arriver a destination, la délégation suivie le programme d'intronisation proposé par les organisateurs et ils parurent ravis du début à la fin. Ils laissèrent parler leur congénère sans jamais s'immiscer dans la conversation par pure politesse. Jusqu'à ce que Ilbasan Buyuk (le membre le plus important de la délégation) décide de prendre la parole.

"Sana merhaba représentants, diplomates étrangers. Qu'Allah soit avec vous pour éclairer cette rencontre au combien importante. Nous souhaitons d'abord, remerciez le Grand Bey Orkhan Ier pour cette accueil chaleureux et plein d'entrain que nous avons su apprécier à sa juste valeur. Cette rencontre ne peut que bien se dérouler dans cette ambiance. Enfin. Nous avons tout de même une petite chose à notifier. Miqail, nous acceptons vos cadeau, mais sachez que chez nous, il n'est pas de bon ton d'en offrir. Cela est généralement vu comme une humiliation par la personne recevant le cadeau. Comment vous expliquer clairement... Cette personne pourrait se sentir mal, car une chose d'une telle valeur donnée gratuitement, peut-être interpréter comme "vous n'avez pas d'argent, je vous aide". Enfin, ce n'est pas grave, nous ne vous en voulons pas, vous ne pouviez pas savoir."

L'intervention d'Ilbasan Buyuk laissa un petit froid dans la salle, mais il poursuivit comme si de rien n'était.

"Nous vous avons clairement écouté dans vos prise de parole fort intéressante. Toutefois, avant d'aller trop vite en besogne, nous souhaitons clarifier un certain point. Nous approuvons l'établissement de cette organisation, mais nous souhaitons, pour nous même, avoir un statut particulier. En effet, comme vous le savez nous ne représentons pas un Etat mais seulement des communautés avec des système de fonctionnement très différent entre eux. Ainsi, nous souhaitons obtenir un statut intermédiaire du fait de notre structure institutionnelle très différente de vous tous. Pour le dire plus simplement, vu les mesures colossales que vous souhaitez mettre en place, il nous sera impossible de tous mettre en place à notre échelle. Pour le dire encore plus facilement, nous ne pourrons vous suivre dans toutes vos mesures. J'espère que cela ne vous gêne pas trop, car nous ne pouvons faire autrement. Merci de m'avoir écouté."
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MAE
Emir Levchenko, Commissaire des Affaires Étrangères.


Emir Levchenko avait du travail dernièrement. Entre les rencontres avec les États-membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, la participation à une réunion de l'Organisation des Nations Démocratiques suite à des transferts d'armes de la Loduarie Communiste vers la Démocratie Communiste de Translavya ou encore le sommet de Rusulka. Dorénavant, Emir Levchenko était en déplacement en terre étrangère pour un sujet beaucoup plus joyeux que ses anciens déplacements. Ici, on parlera d'unité d'une culture. Le nom complet d'Emir démontrait qu'il avait en héritage en partie cette culture turcique.

Toutefois, il dut avouer à soi-même que les dernières années, il n'était pas concentré sur son héritage culturel. En outre, la République Translavique avait vécu des années traumatisantes. Tout d'abord, le pays dut vivre sous un régime fasciste sous l'ancien régime. Un traumatisme pour tous les habitants qui avaient abouti à un affrontement militaire entre la Loduarie Communiste et la Translavya. Puis l'Organisation des Nations Démocratiques et le Duché de Gallouèse avaient rejoint la partie afin de ne pas laisser le pays passer sous contrôle communiste. Suite à cette invasion et face à l'impossibilité d'entente entre les deux camps, le pays vécut une scission qui fut traumatisante pour tout le monde. C'était il y a deux ans. La République Translavique était au plus bas avec un produit intérieur brut à cinquante milliards quand sa voisine communiste, la Démocratie Communiste de Translavya, en avait cent cinquante milliards.

Désormais, la République Translavique s'était relevée à quatre cent quarante milliards pour deux cent quatre milliards pour la Démocratie Communiste de Translavya. Une réussite totale pour le Gouvernement par intérim, qui d'ici à six mois serait remplacé par un gouvernement légitime. Toutefois, ce gouvernement est né de l'actuelle composition de l'Assemblée constituante. La République Translavique ne savait pas à quoi s'attendre suite à ce rassemblement et espérait dans le meilleur des cas avoir des promesses d'investissements pour que la croissance économique reste aussi élevée que précédemment. Les communistes se rassemblaient et offraient des dons d'argent et d'armes à sa voisine communiste, ce qui inquiétait le pouvoir d'Anapol.

Le faste et l’opulence qui entouraient cette réception contrastaient violemment avec la réalité que la République Translavique avait connue ces dernières années. Emir Levchenko, bien que conscient de l’importance de la diplomatie et des relations internationales, ne pouvait s’empêcher de ressentir un léger malaise face à cette démonstration de grandeur, de richesse et d'opulence. La République Translavique restait sobre dans ses réceptions par respect pour son histoire. Toutefois, le Commissaire salua respectueusement les chefs d'État, de gouvernement et les ministres des Affaires Étrangères des nations autres que la République Translavique.

Déjà que la cérémonie d'ouverture avait gêné Emir, le discours d'ouverture eut le même effet sur lui. Tout n'était que Dieu ici ? La République Translavique avait fait le choix de la laïcité pour son État, au regard du nombre de religions représentées sur son sol. Il eut l'impression d'entrer dans une secte religieuse, un sentiment accentué par la prise de parole d'Abdal-il-Mahouid. La prise de parole du représentant de l'Azur était plus sensée, plus respectueuse des croyances de tous et toutes, un élément qu'il apprécia. Il prit la parole sur un ton neutre :

- Vos Excellences, tout d'abord, je tenais à remercier vivement le Grand Beylicat Aykhanide et Son Excellence Grand Bey Orkhan Ier pour l'organisation de ce sommet et de cette rencontre diplomatique. Toutefois, nous nous étonnons fortement de toutes ces représentations religieuses. Chacun a ses croyances, Vos Excellences, et la République Translavique est une nation laïque, du moins un État. Nous accueillons beaucoup de religions et l'État ne peut pas prendre parti pour l'une d'entre elles, vous en conviendrez. Je suis ici en tant que représentant officiel de la République Translavique et je dois avouer qu'observer toutes ces références religieuses est hors de propos et me met mal à l'aise. Nous ne sommes pas ici pour évoquer une organisation religieuse, je laisse cela aux intellectuels. Vous le comprenez, si l'organisation contient des notions religieuses, la République Translavique ne pourra pas participer à l'organisation, que ce soit en tant que membre plein ou observateur.

En cela, l'idée d'un Khagan est là aussi hors de propos. De plus, nous n'avons pas vocation à être un empire. Sur le plan philosophique, une organisation internationale peut-elle être un empire, Vos Excellences ? Je crois que non, pour plusieurs raisons que je développerai si on me le demande. Mais une organisation ne doit pas répondre uniquement aux aspirations de ses membres, elle doit s'inclure dans un environnement, un contexte international. Je crains, qu'outre la non-acceptation de certains membres ici présents, que la communauté internationale n'accepte pas un Khagan. Ce qui nous couperait de relations bien utiles pour l'avenir.


Émir observa pendant quelques secondes le Grand Bey Orkhan Ier. L'homme semblait obnubilé par sa culture, ce qu'il ne jugea pas négativement. Ce qu'il jugea négativement, ce fut sa capacité intellectuelle qui semblait s'effacer totalement lorsqu'il était question de la culture turcique. Le Khagan allait forcément nuire à l'organisation, une idée ridicule pour Emir Levchenko. Il était inquiet pour la suite de l'organisation si elle voyait le jour. Il était certain que le Grand Beylicat Aykhanide allait être la nation la plus écoutée, la plus influente de l'organisation avec le califat constitutionnel d'Azur. La République Translavique voulait des hommes sensés à la tête de l'organisation et non un homme qui se croyait prophète.

Je vais être vu comme un rabat-joie, décidément, dit-il en gloussant. Après quelques secondes, il reprit. En effet, outre la Fédération de Yukanaslavie, la République Translavique n'a eu aucun contact avec vos nations. Ainsi, nous ne pouvons décider de concevoir des armements communs, avec tout le respect qui vous est dû, Vos Excellences. Je trouve étonnant cette proposition et comment des nations qui ne se connaissent pas, ne savent pas si elles ont des intérêts stratégiques communs, peuvent être ouvertes dès à présent à cette proposition. N'y voyez pas un non catégorique, définitif, je vous prie. Seul le temps pourra dire si nous avons des intérêts stratégiques communs. De plus, la République Translavique a des relations privilégiées, très poussées avec les membres de l'Organisation des Nations Démocratiques. Nous nous employons à avoir un matériel interopérable avec les États-membres de cette organisation, ce qui est vital face aux menaces auxquelles nous faisons face.

En outre, la Démocratie Communiste de Translavya est une nation sous le joug de la Loduarie Communiste. Rendez-vous compte, dans le gouvernement de cette nation prétendument indépendante, des membres étrangers à la Translavya s'y sont trouvés. Nul ne peut croire que cette nation est indépendante quand nous avons eu un long processus, mais nécessaire pour ancrer notre indépendance. Une constitution proposée par l'Assemblée constituante et qui fut adoptée par référendum par le peuple. Cette nation est menaçante, alors que nous n'avons reçu que des livraisons très mineures, le nécessaire pour une police militaire, la Loduarie Communiste a livré semble-t-il une cargaison importante d'armes à notre voisine communiste. Bref, bien que nous ne soyons pas membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, elle reste vitale pour notre survie à court et moyen terme. Mais je le redis, si nous avons des intérêts stratégiques communs, nous ne sommes pas contre le développement de matériel commun à long terme.

Concernant un soutien militaire en cas de conflit, nous n'y sommes pas opposés, mais nous attendons de voir le traité final et comment cela sera matérialisé par écrit. Par ailleurs, vous n'avez pas présenté les objectifs des mesures que vous proposez, ce qui est troublant, je dois bien l'avouer. Les mesures que vous proposez s'inscrivent dans une vision, un objectif, du moins c'est ma pensée. Si nous pouvions savoir, Votre Excellence, votre vision sur cette organisation que vous proposez, cela serait d'une grande aide.

Sur le reste des sujets, nous rejoignons la parole sage du Califat constitutionnel d'Azur, Vos Excellences, outre la seconde monnaie bien évidemment. Pour l'instant, vous n'avez aucunement présenté les objectifs d'une seconde monnaie. Sans explication des objectifs, nous ne pouvons pas nous prononcer pour, j'espère que vous le comprenez. Outre les objectifs, la question du contrôle de la monnaie reste une question relativement importante pour les politiques monétaires. La banque centrale devra être absolument indépendante du pouvoir politique et de quelconque pouvoir, pour s'assurer une politique monétaire répondant aux besoins de tous les États adoptant la monnaie.
4437
« ⎯ Où se situe la Yözidie?
⎯ Là. Au Nord-Ouest du Nazum à la frontière du Grand-Duché. »


Sans s’agacer; Anastasiya commençait à s’impatienter des dames de compagnies qui la suivaient partout. Ce n’était pas leur faute, ça non! C’est après l’éducation que leurs parents leur ont inculqué et qu’eux-mêmes avaient reçu des leurs qu’elle en a; l’apprentissage de bien choisir sa toilette au lieu de savoir placer des terres lointaines sur une carte, savoir bien s’exprimer face à un homme en lieu et place d’apprendre des langues étrangères et de savoir bien s’exprimer face à un diplomate. . .
De la chance, elle en avait eu; la chance de naître comme l’héritière d’une monarchie séculaire lui permettant, à elle comme à ses sœurs, de ne pas recevoir l’éducation classique de toutes jeunes filles bien nées mais une éducation que l’on donne à un individu qui un jour devra porter seul le poids de l’État. Un poids qui tomba assez brutalement sur ses épaules à la mort de son père en 2013. Alors a-t-elle pris la décision de relever son pays grâce à l’immense pouvoir que peut donner une autocratie à un homme; ou ici une femme.
Travaillant d’arrache-pied à émanciper ses terres de la tutelle Xin mais aussi de l’obscurantisme; à vouloir le démocratiser. Anastasiya se dit que cette invitation du Grand Bey à ce sommet culturel ne pouvait qu’être le bienvenu; des sujets à première vue plus légers que de forcer la modernisation et la démocratisation d’une élite qui lui obéit plus sur le papier que dans les faits.

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L’escorte jusqu’au palais Beylical s’était bien passée pour la petite délégation Moriton qui avait pu observer avec enthousiasme et admiration les unités à cheval les escortant, particulièrement les Moritons ethniques pour qui cet animal était, et est encore, un membre à part entière du clan. N’était-ce pas grâce au cheval que les Moritons avaient pu créer le plus vaste empire du monde; s’étendant du Nazum à l’Eurysie et poussant même jusqu’en Afarée?

Concernant la délégation justement. Cette dernière était composée d’Anastasiya comme Tsar certes, mais ici surtout comme Khan de Moritonie (ou Khatan étant donné que c’est une femme). À ses côtés, en plus de quelques conseillés, se tenaient sa sœur, Miroslava Rhemianova en uniforme du premier régiment de uhlans qu’elle a sous son commandement, son Grand Chambellan(= premier ministre) le Duc Iossif Vladimirovitch Vavilov et enfin Yoartuk Yul-Galbai dit Yoartuk Khan, premier Khan de Moritonie et vassal d’Anastasiya; ici pour représenter l’ethnie Moriton(= Mongole), majoritaire en Moritonie.

Une fois chaque délégation installée, et chaque représentant ayant pris la parole ; Anastasiya répondit à leur suite, les Saints soient loués pour l’existence des oreillettes :

« — Pour commencer, j’aimerais remercier Sa Majesté le Grand Bey et son administration pour avoir organisé cette conférence. La culture est importante si l’on veut savoir d’où est-ce que l’on vient afin de savoir où l’on va.

Car c’est bien la préservation d’une, ou plutôt de cultures qui nous sont communes, que la Moritonie et ses peuples aimeraient appuyer. Même si les domaines économiques et financiers, de la recherche ou de la défense sont importants, mon pays n’est pas totalement indépendant. Voyez-vous, la Moritonie est, malgré la distance, encore une province de l’Empire Xin. Mon administration n’a pas le pouvoir de battre la monnaie par exemple. Au niveau militaire, les hordes Moritons et les troupes Moryaks font partie intégrante de l’armée Xin au sein de la XXXIVe Bannière impériale ; voilà l’étendue de la domination que les Xin exercent depuis maintenant cinq siècles. Si cette future organisation devait prendre, dans son entièreté, un tournant militariste ; alors la Double-Monarchie ne pourra, malheureusement, y participer. Une solution à ce problème serait de se baser sur le fonctionnement de cette Organisation des Nations Démocratiques qui possède deux chartes : l’une civile et l’autre militaire.

Cependant, il est des disciplines qui ne nécessitent point la validation d’un pouvoir suprême et qui peuvent même servir de terreau fertile sur la voie de l’indépendance totale ; le commerce raisonné, la diplomatie et enfin la culture.

Anastasiya s’arrête et laisse la parole à son vassal Yoartuk Khan.

— Frères et sœurs Turks, musulmans pour la plupart. Nous autres Moritons, nous qui avons permis à nos peuples frères réunis aujourd’hui de s’étendre sur les trois continents de l’ancien monde ; nous qui avons été opprimé par les Xin et leurs auxiliaires Moryaks venus par delà la mer, voyons en cette future organisation un moyen de lutte et d’assurer notre indépendance en permettant à notre culture, nos traditions et notre langue de perdurer pour toujours. Telle est là notre vision : assurer à notre peuple des relations diplomatiques solides avec les peuples frères et centraliser en un forum de discussion des mesures de préservation de nos langues, nos traditions, nos cultures : NOTRE Culture. Merci, Votre Majesté, chers frères et sœurs de sang, de langue et de traditions, de m’avoir écouté. »
18483
Le Grand Beylicat Aykhanide est depuis la révolution de 2012 une monarchie constitutionnelle élective. Le Grand Bey Orkhan Ier, en s’inspirant des réformes de son aïeul le Grand Bey Selim Ier, à mené longtemps une politique de centralisation mais surtout de réunification culturelle. Certes, le régime instauré en 1912 après la guerre de l’unification Aykhanide était un régime monarchique et absolu de droit divin. Et puis certes il était un peu plus inspirée des régimes monarchiques Eurysiennes, où le monarque exerce un pouvoir absolu en détenant par Dieu le pouvoir souverain, ne devant en principe aucun rendement de compte à ses sujets. Pourtant elle a toujours gardé une part du système unique aux anciennes formes d’Etats beylicaux, seulement, avait par ses réformes réussi à enlever les principes et fonctionnements devenus trop archaïque pour son époque. Sélim Ier s’était inspiré du Bey Aykhan IIème, dit “le fondateur du Yenibeylik (nouveau beylicat)”. C’était le Bey du Beylicat d’Aykhan en 1514 qui a réformé entièrement le système de beylicat tribal auquel les Beylicats yözids et turciques étaient restés coincés. Il a ajouté une administration plus moderne à son époque en introduisant notamment un système de législation écrit et obligatoire dans l’entièreté de son beylicat. Son texte judiciaire et législatif avait pour but de décrire comment fonctionnait son État et y transcrire les normes fondamentales de la Teuret (coutume yözid) de la religion musulmane (sharia) mais aussi une forme de législation étatique nouveau et unique de jurisprudence et de droit beylical (décrets/réformes/arrêts beylicales). Cet ouvrage, le “Kanun-u Ayhanî” marqua le début d’une ère de réformes et surtout de procès de justices féconds en droit qui ont malheureusement finis par s’assécher à partir du 18ème siècle et ce jusqu’en 1876 avec l’alliance des Beylicat (HRP: je développerai l’ouvrage et son histoire plus tard si ça intéresse certains). Ce Kanun, qui signifie droit en yözid, est aussi la première forme de compilation de lois, qui n’est certes pas encore une constitution moderne, mais qui va être utiliser par l’entièreté des Beylicats yözids, dont aussi le Luzestan à la fin du 17ème siècle. Ainsi, ce fut la première fois de l’histoire, que des nations turciques bien qu’ayant des coutumes différentes s’étaient accordés sur des fondements externe à leur nation, bien qu’en l’intégrant évidemment avec quelques retouches selon leurs besoins. Ce qui différencie donc les nations turciques et leur gouvernement, est d’une par le fait qu’ils aient depuis toujours été capable de suivre une seul et même Teuret (code coutmier) et qu’ils aient en plus été capable au 17ème siècle, à une période ou en Eurysie les nations cherchent à prévaloir leurs différences et leur souveraineté que tout nouvellement, de s’accorder en plus de la forme de leur gouvernement, des lois et des systèmes administratifs mis en communs. Pour mieux dire, c’est la preuve que les peuples turciques ont toujours été capable de s’unir autour de lois et de normes à l'échelle internationale et entre les divers nations turciques. Que par rapport aux nations Eurysiennes leurs alliances et leurs accords n’étaient pas que de l’ordre d’intérêt, mais surtout de l’ordre culturel et au nom du code de la Teuret. Qu’ils aient pu être, même en étant en guerre, liés les unes et les autres.

C’est ce qui va mener en 1876 les sept grandes nations yözids à s’unir. Officiellement, ce n’est pas une union, ce pourquoi on l'appelle l’alliance des Beylicats. Et pourtant, ce n’est pas non plus une alliance, puisqu'elle se base sur une charte unique qui est appliquée par les sept Beylicats. Pour la qualifier d'une meilleure manière juridiquement parlant, c’était une réelle organisation inter-étatique des sept Beylicats. Plus qu'une charte, une administration qu’est le conseil beylicale et une Teuret (code coutumière), mais surtout, un peuple. En effet, c’est ici qu’est né officiellement l'affirmation selon lequel les habitants de toutes les nations yözid ne formeraient qu’un peuple, le peuple yözid. Cette charte, la “Kanun-u Yözidî”, connaît encore certaines de ses dispositions présentes dans la sublime constitution aykhanide, la “Kanun-u Shane-i Ayhanî”. Cela s’explique par le fait que malgré qu’elle soit fortement inspirée des codes, chartes et constitutions eurysienne, elle ait été capable de conserver l’identité yözid et la culture administrative des sept Beylicat. Certes, cela n’a pas très bien fonctionné à partir du 20ème siècle où ces lois et le fonctionnement restaient encore très anciennes, mais a permis à minima l’élaboration très équilibrée de la “Kanun-u Selimül Ayhanî”, compilations de lois du Grand Bey Selim Ier. De l’alliance de 1876 et de l’unification des Beylicats en 1912, est née une idée chez les yözids, qu’ils n’ont pas pu durant le siècle dernier où leur pays est passé après le règne de Selim dans une période absolutiste inefficace qui à mener à la révolution de 2012, mais est restée dans les esprits de tous. Ainsi même est née l’organisation des loups-gris qui au début avaient vocation à défendre les peuples turciques du monde et à les unir, avant bien sûr de devenir dangereuse et d’être reconnu même par le gouvernement Aykhanide comme hostile. Mais les politistes Aykhanides vous diront que c’est la réaction la plus naturelle qu’un peuple peut avoir suite à l’émergence d’une idée de s’unir. La Kanun-u Ayhanî du Haut Bey Aykhan IIème, puis la Kanun-u Yözidî de l’alliance des Beylicats et ensuite la Kanun-u Selimül Ayhanî du Grand Bey Selim Ier avec l’unification des sept beylicats, ont chacun été des évènements qui ont prouver que la réunification des peuples qui partagent le sang et la coutume était possible et ce tout en conservant leurs différences et leurs identités différentes qu’aurait par exemple un cousin avec un autre. Cela à naturellement fait émerger au sein des berceaux des enfants yözid la pousse d’un rêve possible ; celle où toutes les nations turciques ne formeraient qu’un seul peuple. Si l’on contraint alors ces enfants, par l'inaction des gouvernements, à atteindre leur rêves, c’est une réaction tout à fait naturelle que certains se manifestent de manière pacifique comme en politique et d'autres un peu moins comme par des organisations armées. Tout ça n’est que l’expression de la volonté des peuples turciques. C’est pourquoi, aussi, les Aykhanides n’aiment pas utiliser le terme “les peuples”, mais “le peuple” turcique. Car au finale, ce n’est qun seul peuple, qu'une seule ethnie, qui est composé seulement de sous-peuples cousins ou même plus encore de de sous-ethnies frères.

Avant d’en arriver à organiser une telle rencontre, il s’est donc passé depuis 2012 des réformes dans l’administration et le gouvernement, plus encore dans la législation et la justice Aykhanide même. Ont été menés des actions et des travaux qui avaient pour but de mener le pays à un projet culturelle aussi immense. Aucune autre organisation régionale et internationale aussi puissante dans ses liens culturelles n’avait existé auparavant. Alors il a fallut pour les politiciens, les politistes, les membres du gouvernement, les législateurs et les juges Aykhanides, travailler chacun sur leur domaine en l’adaptation des fonctions de l’Etat, sur la constitution et sur les lois ou même encore sur les institutions et les politiques à développer pour atteindre ce but. Le Grand Bey Orkhan Ier, depuis le début de son règne mène ce bâteau vers un large précis, la rencontre des nations turcique n’est pas la découverte et la pénétration dans une terra incognita, c’est un terrain déjà connu par les yözid, qui est depuis 2012 aménagée de sorte à ce que ce projet puisse voir le jour. Leur but n’est pas seulement une liaison culturelle avec leur frères ou de fêtes en fêtes on se saluait et s'enverraient des présents, il faut que les sous-ethnies turciques travaillent ensemble sur tous les sujets qui leur semblent nécessaire et possible. Et qu’au fur et à mesure, si ce n’est pas encore possible pour tous, de travailler et de mener la nation à une situation où ça le serait. Les Aykhanides ne mènent donc pas ce projet pour faire prévaloir leurs intérêts, ils voient les autres nations turciques comme des sœurs, et dans une fraternité les frères et sœurs s’entraident et partagent leurs intérêts. A l’égard d’une nation sans liaison outre que l’intérêt, faire prévaloire ses intérêts avant tout est un opportunisme positif auquel s’adonne toute nation qui pense au bien de son peuple et à l’accomplissement de toutes ses fonctions. Mais à l’égard d’une nation auquel on est liée par plus que de l’intérêt, par la culture, le sang, l’histoire, la religion ; donc une nation sœur, avec lequel on ne peut faire prévaloir ses intérêts qui serait la de l’opportunisme négatif et de l’égoïsme. Il faut partager avec elle des intérêts communs et s’efforcer à les faire passer avant les intérêts individuels. Voilà ce que veulent faire les Aykhanides, et ce qu’ils attendent des autres nations turciques ; tout simplement parce que c’est dans leur nature, donc dans leur fonctionnement de devoir agir ainsi.



Pendant que les représentants et dirigeants des nations s'expriment, on pouvait entendre, comme derrière les murs, des étirements, des bruits de bas, des chuchotements et des papiers qui s’entassent de plus en plus entre elles. Les diplomates qui connaissent assez bien le Grand Beylicat, sauront à peu près de quoi il s’agit, ou du moins d’où viennent ces bruits. Les palais beylicaux, dans la tradition Aykhanide, sont normalement conçus en deux parties. L’une est consacrée aux affaires auxquelles le palais est dédiée, ce qui est d’ordre administratif et gouvernemental s’il s’agit du siège beylicale. L’autre, est consacrée soit aux habitants du palais, il s’agit très souvent d’un harem mais peut aussi s’agir d’un lieu ouvert au public ou dédié aux étudiants universitaires. En ce qui concerne le Sublime Palais, siège du gouvernement du Grand Beylicat, le palais est constitué de trois sections ; la première, le “Sublime Divan”, est celle du gouvernement, des cabinets ministériels, des salles de réunion ou comme ici d’un divan (un conseil). Pour le second il s’agit du “Sublime Harem” et s’agit là de la cour dédiée aux femmes et aux enfants de la dynastie Aykhanide et de ses pupilles. Dans ce dernier déjà, aucun homme autre que ceux autorisés par le Grand Bey ne peut y avoir accès hors mis les Eunuques beylicaux. Le troisième, est encore plus restreint que cela. Seuls ceux munis d’un sceau de passage du Grand Bey ou du Beylerbey y ont accès, et souvent ce sceau n’est que provisoire à l’occasion de réunions comme celle-ci. Certains lieux de cette section peuvent être dédiés à la Khatoune, reine mère des Aykhanides et aux filles et fils qui ont un lien direct avec le Grand Bey, jamais outre une autorisation de la Khatoune ni le frère ni l’oncle du Grand Bey ou leurs fils ne peuvent y accéder. Il est question là de la section de la Sublime Tour vitré, ou de la Sublime Fenêtre. Elle est appelée ainsi, car les murs décoratifs des divans, des couloirs et de presque toutes les salles administratives ont des trous parfois très petits et parfois assez large derrière lequel il y a un adoubement de mur, parfois même une salle entière. Tous ces couloirs sont reliés à une tour dont on peut observer les grandes salles de réunion et la cour administrative. Ces salles et ses couloirs, sont appelées aussi les fenêtres beylicales, puis ce que derrière chaque salle de réunion, dans les couloirs, peuvent se trouver les plus fidèles agents du Grand Bey et même sa propre personne. Souvent, le Grand Bey n’assiste pas aux réunions ministérielles, mais il peut lui arriver soit de poster un agent derrière les murs pour lui faire rapport de ce qui s’y est passé, soit même rester lui-même derrière ces murs pour écouter en personne ce qui s’y passe. Cela permet au Grand Bey de vérifier qu’aucune faute ou corruption n’est de rigueur aux conseils et cabinets ministériels du Sublime Palais. Dans le cas de cette salle, il ne sera caché à ceux qui le demandent aux fonctionnaires du Grand Bey postés dans la salle, qu’il y a derrière les murs des fonctionnaires qui prennent en note tout ce qui est dit par les représentants et les dirigeants. Mais que ce n’est pas tout, qu’à chaque demande, exigence et problème soumis au Grand Bey, les agents derrière les murs travaillent à pas agité sur le contenu du traité qui va être proposée et ajoutent des modifications et des suggestions à soumettre au Grand Bey. Qu’avec acharnement, d’autres travaillaient à étudier le comportement et la psychologie de tous les représentants et diplomates des nations. Que plus encore, d’autres agents travaillaient à corriger les dossiers d’informations qu’à le Grand Beylicat sur les nations réunis ici, à ajouter si nécessaire des intérêts et des objectifs de ces nations qui étaient inconnus aux archives Aykhanides. Rien de tout cela, bien sûr, n’est tenu secret ni ne présente un travail de surnoisité, il s’agit là de seulement mieux comprendre, pour mieux coopérer avec toutes les nations représentés ici. Tout ce travail n’est donc que le fruit de l’estime que porte le Grand Beylicat envers ses nations sœurs.

Une fois tout les représentants écoutés, et avant de proposer la charte finale et le projet de l’organisation qui va faire déterminer la réaction et l’adhésion de toutes les nations réunit à la réunion, le Beylerbey, fidèle main droite du Grand Bey et chef du gouvernement Aykhanide au nom de Sa Majesté, s’avance aux côtés d’Orkhan Ier et prononce son discours ;

“Représentants des nations, probablement législateurs qui réétudierons notre réunion, et enfin frères et soeurs de lien de confessions ; Je suis Mehmed Guermin Bey, mandataire absolue du Grand Beylicat et Bey des Beys. J’avoue avoir préparé un long discours, qui avait vocation à exprimer ce que nous les Aykhanides ressentons à l’élaboration de ce projet, à expliquer pourquoi et à quel point il est important pour nous. Mais alors que ces derniers jours nous préparions votre venue, j’ai reçu dans mon bureau une lettre d’une jeune fille habitant la capitale, Aïla (Ayla). Elle m’a expliquer à quel point elle était heureuse d’avoir appris le matin du soir où elle écrit sa lettre, la venue des autres “beys” et “khatuns” du monde, en voulant parler des dirigeants turcique du monde sans connaître dans sa naïveté d’enfant les titres divers que nous nous adonnons haha... Aïla m’a demandée dans sa lettre, si je pouvais lire à ces beys et khatun un poème qu’elle à écrit pour eux, alors, chers dirigeants et représentants, je lis aujourd’hui devant vous ce poème qui exprimera et expliquera mieux toutes ces choses que je voulais vous dire, mais d’une meilleure manière que jamais je n’aurai pu dire…”

Le Beylerbey prend une longue inspiration, et commence par lire avec une voix ferme qui s’attendrit au fur et à mesure de sa lecture ;

“Ces émotions qui traversent mon poul,
Sont les voix profondes de l’histoire.

Ce ne sont pas dans ses pages,
Mais dans toutes les victoires.

Dans les belles, dans les glorieuses,
Tout ce qui de près et de loin est de mon peuple.

Je les lis, je les comprend,
Je les ressens dans un coin de mon cœur.

Je ne le connaît pas par ses pages,
Mais par Aruktai et Tughrul qui incitèrent ses récits.

Dans ces cadres poussiéreux qui,
Calomnié par le silence suffoquent.

Alors qu’à une époque lointaine,
Ni rhêmien ni xin ne pouvait l’abêtir.

Oui, je le ressens dans mon poul,
Car la connaissance elle est faible.

Mon coeur connaît parfaitement Aykhan Bey,
Il vit dans mes veines avec sa magnificence.

Otuk Khan, voilà ce qui inspire mon esprit,
Voilà ce qui fait battre mon coeur.

La patrie, n’est ni la Yözidie pour les turcs ni la Translavie,
La patrie est une terre grande et éternelle : elle est le Touran.”

Mehmed guermin serre la lettre de la jeune fille sur sa poitrine, et s'exclame ;

“Aucun discours est nécessaire, car fera l’effort pour son confrère que celui qui ressentira les sentiments qu’Aïla à transcrit. Honorables représentants du peuples, vos Excellences les monarques et les bien-aimés représentants des communautés turciques ; toutes vos demandes ont été entendu par le Sublime Palais, et ce que nous allons vous proposer à été travaillée durement depuis des années avec prudence et depuis le début de la rencontre retravaillée et acheminée avec consistance. Ce que nous voulons élaborer, est une organisation où chacun recevra les intérêts et problèmes de l’autre et exprimera le sien. Où main dans la main nous travaillerons jusqu’aux traces de l’histoire qui lie, pour ainsi relier notre future et celle de notre peuple. Ce que nous cherchons, c’est que la Yözidie soit plus que la Yözidie, que l’Azur soit plus que l’Azur, que la Translavie soit plus que la Translavie, que la Moritonie soit plus que la Moritonie, que le Turkij soit plus que le Turkij, que le Kaderstan soit plus que le Kaderstan et que toutes les autres terres turciques soient plus que ce qu’elles sont, qu’elles soient le Touran.

Cette organisation aura pour but de traiter tous les sujets et domaines de fonction étatique et interétatique. Mais nous comprenons que certains d’entre vous ne veulent encore ou ne peuvent adhérer à certaines d'entre elles. Il a été entendu de la Sublime Porte que chacune de vos prétentions, qu’elles étaient ou non à nos yeux légitimes, nous les avons toutes étudiées et tous pris en considération car c’est l’esprit même recherché par cette organisation. Ainsi, cette organisation va être structurée de sorte à ce que chacune des nations turcs puisse y trouver son intérêt et porter de l’intérêt pour les autres. Je laisse désormais donc le Juriste-Linguiste du ministère des Affaires étrangères vous lire le projet de l’organisation, puis la charte de cette dernière en commençant par son préambule. Au même moment, les formes écrites dans vos langues respectives vous seront distribuées et un traducteur vous les lira.”

Le Beylerbey se retire alors, et le rideau derrière le Grand Bey s’ouvre. Petit à petit elle laisse paraître un fond bleu, qui paraît une fois entièrement ouverte être un drapeau ; tout le monde le devinera, c’est le drapeau de l’organisation qui reprend les codes des anciennes nations turciques et la couleur bleu clair, l’une des grandes couleur dominante du tengrisme et de la coutume turcique. Paraît aussi derrière le rideau, une lignée d’hommes vêtus en costumes et portant des fezs plus foncés que les autres, qui suivent en ligne le premier de leur rangée jusqu’au centre du Divan (de la salle de réunion) et se placer en ligne derrière lui. Il s’agissait du fameux juriste-linguiste et de son équipe de juristes et diplomates qui tiennent en main tous les documents. Alors que le Juriste-linguiste relève son texte et met ses lunettes, les hommes derrière lui s’empressent d’aller distribuer de manière toujours courtois et élégante la charte écrites et traduites de l’organisation aux dirigeants. Le juriste-linguiste prend alors parole ;

“De sorte à ce que les prétentions de toutes les nations soient respectées, en comprenant que nos nations malgré les liens qui les lient et les visions qu’ils partagent, avaient des différences pouvant être difficile de contourner ou qu’elles souhaitent simplement préserver. Il est normal que pour les membres fondateurs de l’organisation, sa structure et sa charte doive être adaptée à leur constitutions et leurs normes fondamentales internes. Il va néanmoins de soit qu’en adhérant à cette charte, vous allez accepter comme l’exige le droit internationale à ce que le droit et les lois émanant de l’organisation soient en dessous des lois fondamentales des pays mais au dessus des lois ordinaires comme le présente la hiérarchie des normes auquel se structurent les juridictions internationales et internes. Les organisations internationales ayant un ou plusieurs buts, pouvant être profondes et étendues ou précises, nous avons décidé d’appliquer à la charte une fonctionnalité divisée en ces deux types d’objectifs. Ainsi, la charte présentera un préambule et un traité de dispositions générales profondes qui sera obligatoire à l'adhésion à l’organisation et qui conditionnera dans l’un de ses titres la condition des membres et la procédure d’adhésion a posteriori de sa mise en vigueur. Puis, la charte présentera plusieurs traités qui traiteront de dispositions plus précises telles qu’un traité de coopération économique ou un traité de coopération technologique. Seule l’adhésion à trois de l’ensemble des traités sera exigée pour pouvoir faire partie de l’organisation, donc chaque nation peut tout à fait en adhérer à seulement trois d’entre elles comme adhérer à chacunes d'entre elles. Chacun de ces traités pour légiférer et exécuter son but sera doté d’un ou plusieurs organes compétents à l’objectif poursuivi. Pour l’heure, chaque adhésion à un traité équivaudra l’adhésion à un conseil assigné à poursuivre l’objectif du traité et auquel chaque Etat-membre pourra nommer son ou ses représentants. La structure de chaque conseil pourra évoluer ou se voir subdivisée en d’autres organes compétents au fil des sommets de réunions. Mais pour l’heure, chaque conseil de domaine d’objectif sera constitué d’un président élu par les représentants, d’un vice-président nommé par le président parmi les autres représentants et des représentants des états-membres. A la mise en vigueur de l’organisation, les domaines traités seront d’ordre culturel, technologique, religieux, militaire, administratif, juridique/diplomatique, politique et économique. Au dessus de tout les conseils suivant les traités à but précis, sera trouvera le conseil générale de l’organisation qui traitera soit de sujets nouvelles qui ne peuvent être catégoriser dans l’un des traité, et donc peut être aboutir à un nouveau traité, soit de sujets généraux qui concerne l'entièreté de l'organisation et de ses Etats-membres. L’organisation se nommera “à remplir”. Voici chers dirigeant les dispositions que vous allez pouvoir apprécier ;
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Préambule

L’organisation des Nations du Grand Turan poursuit l’objectif de développer les échanges, la coopération et la communication entre les Etats turciques du monde et mettre en valeur les liens historiques, culturels et linguistiques qui les unis. L’organisation est interétatique mais a aussi vocation d’agir en interne pour la coopération entre les différents peuples turciques en structurant une unité de langue, de volonté et d’action. En conséquence, le but est de faire valoir l’intérêt commun des peuples au-dessus des intérêts individuels et minoritaires. Bien qu’aucune atteinte ne sera portée à celles-ci, l’objectif est de les placer en dessous des besoins communs des peuples turciques qui méritent primauté. Pour celà l’organisation prend en compte plusieurs principes primaires et nécessaires pour atteindre les objectifs poursuivis, ces principes seront précisés et enjoints dans les dispositions générales de la charte. Pour les résumer, ils vont traiter de la vocation à unir les peuples turciques non seulement par leur histoire et leur passé glorieux, mais aussi par les volontés communes qu’ils partagent sur le présent et sur l’avenir de leurs nations respectives et sœurs. Elle vise à englober en zones régionales le Nazum du Nord, le Nazum médian, l’Eurysie de l’Est et les alentours de la Mer Blême. L’idée sera de reconnaître et redécouvrir l’histoire de la grande civilisation turque depuis les plus anciens Etats turciques jusqu'à nos jours, et utiliser ces informations comme base pour adapter les pays des nations turciques dans l’avenir, afin d’assurer et renforcer leur intégration au future de notre monde.

Le peuple turcique qui en manquant à l’histoire la laisserait bien vide, ses archives doivent être retrouvées, préservées et rajeunies. Cette civilisation turcique qui fut vivre des âges d’or à ses nations et à celles des autres tant pour les pré-islamique que les turco-islamiques. Du yaourt aux loukoums, des tapis aux tactiques de guerres les plus impressionnantes de l’histoire, les turcs ont été d’une contribution incontestable à l’humanité, et ce dans tous les domaines, que ce soit dans celui scientifique, théologique, technologique, artistique, militaire ou culturelle ; elle a su affirmer son identité propre et traverser l’histoire sans perdre cette dernière.

De cette façon, et en reconnaissant que toute civilisation repose sur des piliers fondamentaux telle qu’une langue et une culture commune ainsi que des valeurs idéologiques et religieuses partagées, l’organisation et sa charte aura pour but de faire valoir ces aspects tant par ses dispositions générales que précises. Il sera donc attendu pour les Etats membres et observateurs de l'organisation de chercher à coopérer, tisser des relations sincères entre elles, faire des rencontres régulières et toujours dialoguer dans le respect des intérêts communs, afin donner à cette entente multilatérale un élan pour son développement et l’aboutissement de ses objectifs.

Dans l’optique que tous les éléments susdits puissent aboutir, l’organisation internationale et sa charte devra être reconnue comme étant du droit international par ses États membres et observateurs ainsi que les nations avec qui ils coopèrent.




TITRE PREMIER : Dispositions générales : charte conventionnelle

Préambule du titre ;

Le titre premier de la charte est le corps écrit instituant l’organisation, son statut, ses critères d’adhésion et ses normes les plus fondamentales. En adhérant à l’organisation les Etats-membres seront soumis aux dispositions générales et ses exigences. Cette organisation sera également dédiée à chaque individu et organisation ayant pour but de travailler dans le monde turc en respectant les principes émises par la charte conventionnelle.


ARTICLE I : Sur le Statut et la structure de l’organisation

L’organisation (à remplir) est reconnue comme émanant et représentante de ses Etats-membres. Elle reste cependant autonome dans sa vocation à représenter la volonté générale du peuple turcique, ce donc de manière indépendante à une quelconque autorité externe à elle. Ainsi, elle est détenteur de la personnalité juridique internationale distincte.

Article I.I : Organe principale de l’organisation

Le Conseil Turcique est l’organe la plus haute de l’organisation et représente son organe principal en prenant en compte ses dispositions générales. Elle est constituée de représentants des Etats-membres qui ont chacun une voix au conseil. La charge de nomination des représentants au conseil est laissée aux Etats-membres.

Article I.II : Rôle et fonction de l’organisation

Le Conseil est tenu de se réunir pour discuter et trouver solution aux questions qui concernent l’organisation à une portée générale et/ou directe. Elle doit également veiller à ce que les objectifs principaux de l’organisation soient suivis et atteints dans les délais prévus. Ainsi, n’importe quel Etat-membre peut demander la réunion du Conseil Turcique tant que la question ou le problème concerne les éléments susdits. Alors, les Etats-membres auront un délai de 2 semaines pour fixer une date de réunion qui ne doit pas dépasser les 2 mois suivant le jour de fixation de la date. Outre les demandes de réunions, à minima, l’organisation doit se réunir une fois tous les 3 ans pour faire compte-tenu de l’avancement vers les objectifs, afin de fixer les priorités ou en changer le contenu ou l’ordre d’importance de certaines en fonction des situations. Ces réunions devront avoir lieu le jour de la première pleine lune de la troisième année suivant la dernière. Ainsi, elles sont appelées les “réunions de pleine lune.”.

Article I.II : Siège et capitales de l’organisation

Le siège de l’organisation est celle où sera installé l’Office de secrétariat de l’organisation. Celà ne veut pas dire que le Conseil se réunira au lieu du siège, mais que les affaires de l’organisation se feront là-bas. Le siège changera lors des réunions de pleine lune par tirage au sort de sorte à ce que le dernier lieu ne puisse être rechoisit.

Les capitales de l’organisation, sont des sortes de sièges pour les Etats-membres et les affaires plus externes à l’organisation. Elles sont définis par la charte de sorte à ce qu’il y en ait un par continent, et dans des critères de stratégie politique, géographique, militaire et culturelle. En cas d’un Etat-membre venant dans l’organisation d’un nouveau continent, sa capitale sera reconnu comme une des capitales de l’organisation.

Pour l’heure, les capitales de l’organisation sont ;

Pour le Nazum ; Otukhan

Pour l’Eurysie ; Anapol

Pour l’Afarée ; Agatharchidès (si l’Azur devient membre)

Article I.III : Organes secondaires de l’organisation

La charte est composée de plusieurs traités sous formes de titres qui seront tenus d’être suivis par les Etats signataires de ces derniers.

Chaque titre aura un organe dit secondaire à l’organisation, celle d’un conseil de domaine de titre. Comme l’organe principal, les organes secondaires auront l’habileté de pouvoir créer des sous-organes au leur afin de remplir des fonctions spécifiques du domaine qu’ils sont tenus de suivre.


ARTICLE II : Sur le statut des Etats.

L’organisation présente trois qualités d’adhésion, elles sont ouvertes aux Etats souverains comme aux entités, organisations et groupes indépendants ou autonomes. Celles-ci se distingue en trois catégories: la qualité de membre permanent, la qualité de membre observateur et la qualité membre provisoire. Les dispositions de chacunes d’entre elle sont prévus par l’article présent.

Article II.I : La qualité de membre permanent

Sont membres permanents originaux les Etats ayant participé à la réunion des nations turciques adhérant à la charte qui y a été soumise ainsi qu’à trois de ses traités et conseils.

Sont membres permanents admis tous les Etats passant la procédure d’adhésion de membre précisée dans le paragraphe IV de l’article II des dispositions générales de la charte.

Tous se soumettent à reconnaître la compétence de l’organisation dans les domaines qui lui sont accordés par les Etats et traités fondateurs.

Article II.I.I : Les originaux

Les Etats membres permanents originaux disposent du droit de siège légitime au Comité des Aksakal (alias “des anciens”), qui veillera à ce que les objectifs des conseils et les directives générales soient atteints avec des résultats et des moyens qui vont dans le sens de l’intérêt des peuples turciques.

Article II.I.I.I : Le Comité des Aksakal

Le Comité des Aksakal ou des “anciens” est un conseil de représentant nommé de chaque Etat membre originaux seulement, qui est tenu de veiller au respect des principes fondamentaux turciques émis par la charte et de l’accomplissement des directives du Conseil général et des conseils de traités. Elle se réunit uniquement dans le cas où l’un des Etats membres originaux en fait la demande, et sa réunion reste strictement fermée aux participants ayant été invités par un des Etats membres originaux.

(HRP : Le Comité des Aksakal (des anciens ou de sa traduction des barbes blanche), ne publient pas leurs réunions mais uniquement les réponses qui en découlent, celà est un moyen de pouvoir discuter avec les joueurs des pays membres permanents originaux des questions subtilent et de l’adhésion des nouveau membres en hrp, d’abord pour garder confident les discutions et les avis, et enfin pour ne pas engager des réunions longs inutelement à chaque adhésion ou question généraux ; suite à une coordination hrp des joueurs du comité, l’un d’entre eux pourra résumer en rp les discussions dans l’anonymat de leur référents, afin de soumettre la solution que propose le Comité et ses arguments à une question ou un problème en rigueur. Pour donner un exemple, lors de l’adhésion d’un membre, on pourra en discuter en hrp, et simplement émettre une réponse au nom de tout l’organisation et du comité, les raisons rp pour laquelle l’Etat est refusée ou accepté. Un topic sera dédiée aux réponses et ordonnances du Comité avec un format résumant et claire.)

Article II.I.II : Les admis

Les Etats membres permanents admis sont ceux qui sont passés par la procédure d’adhésion et qui ont accepté les dispositions et obligations de la charte de l’organisation.

Article II.II : La qualité de membre observateur

Sont membre observateur les États, les groupes et les organisations turciques qui ont passé la procédure d’adhésion des Etats turciques observateurs. Ils ont la compétence de pouvoir participer aux réunions du conseil général et des conseils de domaines.

Ils n’ont cependant ni le droit de d’action participative ni le droit de vote.

Article II.III : La qualité de membre provisoire

Sont membre provisoire les États, les entités et groupes qui y ont été agréé ou invités à l’être au sein de l’organisation pour un durée et un domaine déterminée et provisoire.

L’étendue de leurs droit de participation voire même de vote est déterminée par le conseil compétent sous le contrôle du Comité des Aksakal.

ARTICLE III : Sur les Procédures d’adhésion

Il existe plusieurs procédures d’adhésion pour les trois qualités de membre définies et prévues dans les dispositions de paragraphe I à III de l’article présent.

Celles des membres permanents originaux ne nécessitant que les conditions de l’article II.I.I, ne sera disposée par cet article de procédure d’adhésion des originaux.

Article III.I : Des membres permanents (admis)

Les membres permanents seront tous tenues, pour l’adhésion à l’organisation, de respecter les conditions suivantes qui seront étudiés par le Comité des Aksakal ;

1. L’adhésion et la promesse de respecter et de se soumettre aux dispositions générales de la charte et à la nature juridique de l’organisation.

2. L’affiliation à au moins trois des traités et conseils de domaine de l’organisation, ainsi qu’aux organes ayants été institués par elles.

3. L’appartenance affirmée et promulgué de l’Etat au patrimoine culturelle et politique turcique, n’ayant de ce fait aucune idéologie, politique, coutumes, lois et positions ou actions internationales allant à l’encontre des normes des peuples turciques.

4. L’intègration aux principes fondamentaux de l’organisation et le respect de celles de ses Etats membres en vêrtu des dispositions de la charte et des lois fondamentaux des Etats et peuples turciques.

5. La promesse de respecter les principes relationnelles des Etats membres de l’organisation, sur la base de la confiance mutuelle et d’une coopération affirmée et loyale.


Article III.II : Des membres observateurs

Les membres observateurs, bien que n’ayant aucune obligation similaire aux Etats membres, sont soumis d’avoir à minima le respect de la condition 3°) de l’Article III.I “Des membres permanents”, en plus de respecter les conditions suivantes ; *

1. N’avoir aucune affiliation diplomatique ou politique, donc externe comme interne, avec des régimes contraire aux principes fondamentaux des peuples turciques.

2. Ne soutenir aucune entité ou groupe armé reconnus dangereuse à l’organisation.

3. N’avoir maintenu aucune position hostile à l’organisation ou les Etats turciques, et de ce fait avoir une légitimité culturelle, ethnique, politique ou religieuse éligible à la qualité de membre observateur de l’organisation.


Article III.III : Des membres provisoires

Les membres provisoires ne sont soumis à aucune condition définis par cette article. Seule procédure leur est obligatoire à avoir été invités ou acceptés par les Nations permanents originaux.

Cette article est prévue, dans le but de légitimer l’appréciation des memnres permanents originaux qui seront tenu d’agir en retenance des valeurs de l’organisation et dans l’intérêt de ses finalités.


ARTICLE IV : Sur les Principes de l’organisation

Afin de les clarifier et d’assurer leur bon respect, les principes seront divisés en trois types distincte avec une primauté d’importance suivant l’ordre des articles sous-jacentes à celle-ci.

Article IV.I : Principes fondamentaux

Les principes fondamentaux de l’organisation prend comme base les valeurs et normes fondamentaux du patrimoine turcique, elle vise à valoriser, défendre et faire primer au sein des nations membres et dans leur politiques externes les principes et intérêts partagés des peuples turciques.

L’organisation reconnaît deux types de principes fondamentaux, dont l’un émane d’elle et l’autre de ses États membres, tous deux au nom des peuples turciques et de leur intégrité patrimoniale.

Article IV.I.I : Principes fondamentaux organisés

Ces principes sont émis par l’organisation et prennent force par la charte et les traités de l’organisation. Elles sont des principes de directives pour l’organisation et ses Etat membres dans leur directives.

Les principes fondamentaux organisés présentés ci-dessous, sont émis de sorte à présenter de manière large de sorte à pouvoir être contenants de principes plus précis. Celà à pour objectif de ne pas figer les principes fondamentaux des peuples turciques pour ne pas bloquer le progressisme et l’avancement de son patrimoine, et de pouvoir laisser au Comité d’Aksakal un pouvoir interprétative des cas non précisés par la charte et ses principes fondamentaux organisés.

En cas de silence absolu sur une question pourtant inquiétante des principes fondamentaux organisationnels, le comité pourra se référer aux principes fondamentaux étatiques.

Sont des principes fondamentaux ;

1. La souveraineté nationale des Etats turciques.
2. L’unité des peuples turciques.
3. La valorisation d’un patrimoine turcique en commun.
4. Le respect du multiculturalisme et de la pluralité religieuse des peuples turciques.
5. La solidarité des peuples turciques.
6. La coopération des Etats turciques.


Article IV.I.II : Principes fondamentaux étatiques

Ces principes sont émis par les Etats turciques de l’organisation, prenant la forme de normes fondamentales ou/et constitutionnelles, dans le but de donner force aux principes fondamentaux de l’organisation en commun entre les Etats, mais aussi de faire valoriser au sein de celle-ci les principes fondamentaux des Etats dans leur individualité.

Les principes fondamentaux étatiques sont reconnus par l’organisation comme ayant une force légitime sur et par le peuple turcique souverain émetteur de celles-ci. N’empêchant pas qu’ils restent inférieur sur l’échelle internationale turcique aux principes fondamentaux émis dans l’article III.I.I.


Article IV.II : Principes constitutives

Ces principes sont émis par l’organisation et sont les principes constitutifs de cette dernière, en plus de plus largement comprendre les institutions et organisations inter-étatiques turciques.

Sont des principes constitutifs ;

La complémentarité de l’organisation : L’organisation vient compléter le vide constitutifs entre les peuples, nations, groupes, organisations et individus turcique.

Le droit international turcique : L’organisation vise à faire reconnaître un droit international turcique sur les fondements des principes fondamentaux de l’organisation.

Le respect de l’intégrité territoriale turcique ; L’organisation veille à défendre l’intégrité territoriale de ses Etats membres et des territoires des peuples turciques.

La promotion du patrimoine turcique ; L’organisation, en plus de ses Etats-membres, veille elle-même à assurer la promotion du patrimoine turcique par la publication des travaux des conseils et par leur affirmation à l’internationale.

La transparence et responsabilité institutionnelle ; L’organisation et ses institutions se conforment aux standards exigés de transparence et de responsabilité au regard des normes internationales et étatiques turciques.


Article IV.III : Principes relationnelles

Ces principes sont émis par l’organisation dans l’objectif de régir les principes relationnels des Etats et des peuples turcique au sein de l’organisation, mais également les principes relationnels de l’organisation à l’internationale.

Sont des principes relationnelles ;

1. La confiance et la solidarité mutuelle
2. L’égalité souveraine
3. La coopération loyale
4. Le respect des droits étatiques
5. La coordination patrimoniale turcique
6. L'impérativité de la paix
7. L’abstention conflictuel
8. La primauté de l’intérêt générale turcique

Sur le premier principe, les Etats membres sont tenus de se faire confiance mutuellement. Ce dans leur politique interne comme externe, ainsi que dans leur ordonnances gouvernementales et leurs jurisprudences. Cette obligation de coopération loyale impose aux États d’adopter toutes les mesures nécessaires pour exécuter les obligations des directives conventionnelles. Mais aussi de s’abstenir de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les objectifs de l’organisation. L’esprit de cette obligation de la coopération est celui de la bonne foi ; qui est nécessaire à parvenir à la réalisation effective des objectifs de l’. On peut donc dire que le principe de coopération loyale rejoint le principe de primauté. Il exige que les Etats mettent tout en œuvre pour que le droit de l’UE prime sur le droit national.


Sur le second principe, les Etats turciques doivent reconnaître leur égalité souveraine au sein de l’organisation.

Sur le troisième principe, les Etats membres reconnaissent et respectent les décisions politiques, administratives, diplomatiques et judiciaires prises par les autres Etats membres, dans le sens où elles ne doivent pas remettre en cause la validité de ces décisions prises par d'autres Etats membres pour d’emblée les accepter comme tel. Cette confiance mutuelle est possible pour une seule raison, qui est que tous les États membres sont présumés respecter les valeurs et les droits de l’organisation, qui est une condition de l’adhésion à celle-ci.

Sur le quatrième principe, qui rejoint le principe de primauté en droit, il est exigé que les Etats mettent tout en œuvre pour que le droit de turcique prime sur le droit national dans la mesure du possible.

Sur le cinquième principe, les Etats doivent transposer la coordination turcique sur leur politique externe et agir en conséquence avec les autres États membres mais aussi toutes les autres nations, de sorte à ce qu’aucune interférence ne bloque cette coordination du patrimoine turcique.

Sur le sixième principe, il est rendu obligatoire aux Etats-membres d’assurer la paix entre eux afin d’assurer la sécurité et la paix interne aux peuples turciques. Mais également de privilégier les solutions pacifiques dans leur actions externes à l’organisation.

Sur le septième principe rejoignant le sixième, il est demandé aux Etats-membres de régler les confrontations à l’amiable et de s’abstenir de créer des conflits entre eux.

Sur le huitième principe, les Etats membres sont tenus, avec ce qui est en leur moyens, d’agir dans l’intérêt général des peuples et des nations turciques.


ARTICLE V : Sur les Organes et attributs de l’organisation

L’organisation, en plus de l’organe principal et de ceux qui lui sont liés, sera de manière plus autonome que ces derniers subordonnée à des organes secondaires. Celles-ci tiennent leur attributions des traités de domaine/ de titres, eux même tenant force par la charte conventionnelle de l’organisation.

Ces attributions sont définies dans les titres suivant celles-ci qui seront transposées à la charte et feront donc partie de la convention. Elles s'instaurent dans des domaines de l’organisation et dans des directives qui leur sont confiés, ces domaines étants ;

1. Le domaine ethnico-culturelle
2. Le domaine scientifique et technologique
3. Le domaine religieux
4. Le domaine politique et diplomatique
5. Le domaine judiciaire
6. Le domaine militaire
7. Le domaine économique et écologique

Ces domaines disposés dans les articles des traités qui sont distincts, contrairement aux dispositions de la charte, ne seront pas générales à l’organisation et ne seront que tenus à la compétence des Etats signataires ; chaque Etat-membre devant être assigné à au moins trois d'entre-elles.

Sur le premier domaine, il s'agit d’une coopération ethnico-culturelle qui sera une étendue de celle déja obligatoire dans la charte conventionnelle. Il en sera donné aux Etats-signataires des directives plus précises sur l'ethnie et la culture turcique avec une attribution de détermination sur les questions qui découlent de ce domaine ; tel que la détermination du patrimoine turcique du monde actuel et dans l’histoire.

Sur le second domaine, il s’agit d’une coopération scientifique et technologique qui consistera à ce que les nations partagent sur ces deux sujets des directives quant au partage de connaissance et de technologies ainsi qu’au travaux en communs dans ce domaine. Il s’agit là de faire valoir un savoir-faire en commun au Nations et peuples turciques.

Sur le troisième domaine, il s’agit d’une coopération religieuse pour un travail contemporain et historique sur l’élaboration et la détermination des diverses caractéristiques religieuses des peuples turciques. En s’adonnant à des échanges et travaux théologiques qui sont en commun entre les Etats membres et les peuples.

Sur le quatrième domaine, il s’agit d’une coopération de mise en commun politique et diplomatique. S’étendant sur des principes et procédures politiques et diplomatiques et s’adonnant aux travaux qui en découlent.

Sur le cinquième domaine, il s’agit d’une coopération judiciaire pour le droit étatique des Nations membres et de leur juridiction, à ne pas confondre avec la Cour Turcique des droits qui est un organe juridictionnel indépendant à l’organisation seulement reconnu et non attribuée par elle. Le travail qui y sera accompli sera sur la mise en relation et en coopération des juridictions turciques afin de faire valoir les droits des peuples et nations turciques à un échelle plus étendue. La cour de justice turcique sous la charge du conseil découlant de ce domaine sera chargée de représenter un organe de haute juridiction pour les citoyens de l’organisation. C’est d’ailleurs le seule domaine qui possède un organe pouvant s’impliquer à l’échelle internationale d’une manière aussi large, dans les limites de la charte, à tous les Etats-membres et non membres de l’organisation.

Sur le sixième domaine, il s’agit d’un partenariat militaire reposant uniquement sur une coopération pacifique d’échanges d’informations, de projets militaires en commun et d’un partage de connaissance accentuée.

Sur le septième domaine, il s’agit du d’un partenariat collectif au niveau commercial et de projets économiques externes mis en commun. L’objectif sera de permettre aux Etats et à leur particulier d’échanger, de commercer et d’entreprendre dans de meilleures conditions.



TITRE II: Dispositions ethnico-culturelle: traité

Préambule du titre :

Le second titre porte sur le traité ethnico-culturel de l’organisation, elle vise à une coopération culturelle accrue entre les Etats signataires, notamment concernant des projets historiques et sociologiques en commun.

Article I : Sur les objectifs principaux

Ce traité vise à encourager et encadrer la coopération ethnico-culturel entre les Etats signataires. Elle a été créée dans le but de mener des études et activités conjointes dans les domaines de la langue, de l’histoire, de la culture et de la société turques, ainsi que de mener des études afin de constituer un champ commun d’idées et d’activités. Cela se fera par le biais de programmes en communs, de normes conventionnelles et d’institutions dédiées aux buts suivants ;

1. La promotion linguistique
2. La valorisation historique
3. La protection du patrimoine
4. L’éducation et la jeunesse
5. La coopération médiatique et artistique


Article II : Sur les directions

L’organe principal et le traité décideront de plusieurs directions à prendre pour atteindre les objectifs, ces directions peuvent changer ou évoluer au fil du temps.

1. Promotion du patrimoine turcique.
2. Préservation de l’héritage matériel et immatériel turcique.
3. Reconnaissance et valorisation des communautés turciques dans le monde.
4. Actions à but culturel et humanitaire.


Article III : Sur l’organe principale

L’organe principal institué par ce traité est le Conseil ethnico-culturel (CEC) où chaque Etat signataire pourra nommer un représentant chargé de gérer les affaires lié au traité concerné. Ce conseil se réunit tous les 3 ans ou par l’invocation d’un des Etats afin de définir les projets à finir pour les 3 ans à venir ou délibérer sur la nécessité d’action concernant une urgence d’ordre ethnico-culturelle.


Article IV : Sur les organes secondaires

Les organes secondaires sont toutes les institutions qui seront créées dans le but de remplir des fonctions précises au nom de l’organisation. Ces organes seront définis et institués par l’organe principal et prendront leur fonction au sein des Etats signataires de ce traité ou des Etats ayant conclu un accord culturel avec l’organisation ou l’un des Etats membres.


Article V : Sur le financement

Le conseil ethnico-culturel et ses projets seront financés par un budget décidé tout les 3 ans pour l’accomplissement des projets décidés par les Etats qui pourront également décider de faire appel à des investisseurs internes ou externes. Les dépenses sont soumises à un rapport annuel au conseil ethnico-culturel et au secrétariat général de l’organisation.


Article VI : Sur les attributions diverses

La CEC pourra faire l’object de conventions et partenariats avec d’autres institutions, organisations internationales et nations dans les limites de ses fonctions et de l’approbation des États membres.


TITRE II: Dispositions scientifique et technologique: traité

Préambule du titre :

Le titre III porte sur le traité scientifique et technologique de l’organisation. En signant ce traité, les Etats membres s’engagent à coopérer mutuellement dans les dits domaines et leurs projets.


Article I : Sur les objectifs principaux

Le traité ethnico-culturel vise à organiser la coopération scientifique et technologique entre les Etats-membres, cela incluant la recherche, l’innovation et le développement mutuelle des nations turciques. Cela se fera par le biais de programmes en communs, de normes conventionnelles et d’institutions dédiées aux buts suivants ;

1. Un partage de recherche scientifique
2. Une systématisation efficace des technologies
3. Un échange libre des savants de science
4. Un usage loyal et non-concurrentiel des découvertes


Article II : Sur les directions

L’organe principal et le traité décideront de plusieurs directions à prendre pour atteindre les objectifs, ces directions peuvent changer ou évoluer au fil du temps.

1. Programmes de recherche et de développement en communs pour la santé, les énergies, les ressources, l’agriculture, l’élevage, l’intelligence artificielle et la recherche spatiale.
2. Mutualisation des infrastructures de recherche et subventions des laboratoires de recherches dans l’accomplissement de projets en communs.
3. Investissements et encouragements pour rendre l’accès à l’éducation scientifique plus efficace et juste.


Article III : Sur l’organe principale

L’organe principal du traité présent sera la Direction-Général Scientifique et Technologique [CGST]. Chaque Etat y nommera un représentant pour la direction des projets et affaires communs choisis collégialement entre les Etats. Elle sera tenu de rendre un rapport annuelle au Conseil Turcique.


Article IV : Sur les organes secondaires

La CGST sera compétent dans la création d’institutions de recherche et d’organes compétences dans diverses matières requises à l’accomplissement de ses fonctions. Des organismes et institutions nationales pourront également être partiellement rattachés à l’organisation avec l’autorisation de l’Etat signataire concerné.


Article V : Sur le financement

Tous les projets scientifiques ayant vocation à servir aux Etats signataires mais également aux particuliers avec une participation accrue à l’innovation, la CGST se verra alloué d’un budget annuel et d’un appel aux subventions tous les 2 ans.


Article VI : Sur les attributions diverses

La CGST pourra faire l'objet de conventions et partenariats avec d’autres institutions, organisations internationales et nations dans les limites de ses fonctions et de l’approbation des États membres. Elle aura également un accès aux ressources informatives scientifiques et technologiques des Etats signataires sur le principe directionnel d’un partage de connaissance commun.



TITRE IV : Dispositions religieuses: traité

Préambule

Le traité religieux a pour vocation l’encadrement et la structuration de la coopération d’ordre religieuse, théologique et patrimonial entre les Etats signataires, ce dans le respect des principes fondamentaux posés par la charte conventionnelle. Il s’inscrit dans la reconnaissance d’une pluralité religieuse au sein des peuples turciques et dans la volonté d’assurer une transmission éclairée, loyale et fidèle des traditions religieuses, qu’elles soient de l’héritage pré-islamique, turco-islamique ou venant d’autres confessions reconnus parmi les peuples turciques de l’organisation.


Article I : Sur les objectifs principaux

Le traité religieux vise à favoriser le dialogue et les échanges entre les autorités, les savants et les institutions religieuses compétentes nationales. Le but est d’étendre et d’encourager les recherches et la conservation sur l’histoire des religions et sur les écoles de pensées théologiques turciques. Par extension de préserver, de protéger des lieux de cultes, des documents religieux et des rituels ancestraux. Ainsi lutter contre toute forme d’extrémisme et d’instrumentalisation du fait religieux ou de discrimantion fondée sur la religion. Elle visera donc à défendre l’intérêt de l’ensemble des turciques sur leur liberté de foi et sur la préservation de celle-ci.


Article II : Directions

Afin d’atteindre les objectifs fixés par cette charte, les Etats signataires s’engagent à développer des programmes d’études et de recherches religieuses, de favoriser les échanges de représentants et de procéder à un recueil des biens religieux relevant du patrimoine turcique afin de les préserver et de leur donner une reconnaissance juridique.


Article III : Sur l’organe principale

Il sera institué un organe principal neutre auquel sera lié des organes secondaires plus spécialisés dans les diverses religions reconnues. Le Conseil turcique des religions se réunira périodiquement dans le but de prendre des décisions et de fixer les directions générales sur les questions d’une importance majeure affectant le patrimoine religieux des peuples turciques.


Article IV : Sur les organes secondaires

Le Conseil Turcique des religions sera tenu de superviser la réunion des conseils de religion qui auront pour but de favoriser les échanges religieux entre les représentants religieux des divers Etats signataires nommant à ces conseils leur représentant. Chaque Etats signataires nommeront leurs représentants en fonction de la présence ou de la non-présence de religieux en question pour chaque conseil. Sont institués à ce jour, le Conseil Islamique Turcique ; le Conseil des religions Tengristes Turcique ; le Conseil Chrétien Turcique ; Le Conseil Juif Turcique ; Le Conseil des Fois minoritaires Turcique. Ces conseils ne se réuniront que lorsque les Etats signataires en prendront l’initiative, leur devoir en dehors de ces réunions sera de travailler continuellement sur l’échange de connaissance, sur l’étude religieuse et sur le développement académique et spirituelle de leur religion.


Article V : Sur le financement

Le financement des activités relevant du présent traité devra être assuré par la libre contributions des particuliers ou des institutions étatiques religieuses présentes au sein des pays des Etats signataires. Selon les modalités décidées par les conseils, des partenariats pourront être entrepris avec d’autres organisations ou Etats étrangers. Un rapport financier devra être transmis annuellement aux Etats signataires.


Article VI : Sur les attributions diverses.

Le Conseil Turcique des Religions pourra conclure des accords de coopération avec les institutions religieuses et académiques nationales ou internationales dans la limite de ses compétences ou sous la réserve de l’approbation des Etats signataires concernés.



TITRE V : Dispositions politiques et diplomatique : traité

Préambule

Le présent titre à pour objectif d’organiser la coopération politique et diplomatique entre les Etats signataires afin d’assurer une coordination stratégique durable à l’internationale et de protéger les intérêts communs des peuples turciques à cette échelle. Il s’inscrit dans un prolongement des relations énoncées par la charte.


Article I : Sur les objectifs principaux

Les Etats signataires s’engagent à harmoniser, dans la mesure du possible, leurs positions diplomatiques sur la scène internationale. Ils devront favoriser la concertation régulière de leurs gouvernements sur les questions géopolitiques afin de défendre au mieux les intérêts en commun de ces Etats et des peuples turciques. En prenant des positions politiques conjointes avec l’organisation, ils assureront le poids de ces positions à l’internationale. L’objectif principal primaire sera la préservation et la défense de la paix éternelle et perpétuelle des Nations et peuples turciques. Les États membres et les observateurs s’engagent à intensifier la coopération sur les plateformes internationales et à agir en coordination plus étroite afin de rassembler et d'exprimer d'une seule voix leurs positions sur les sujets d'intérêt et de préoccupation communs et d'accroître la visibilité et l'influence du monde turcique dans les processus décisionnels mondiaux, et, à la lumière de l'évolution rapide des développements mondiaux et régionaux, à inviter les ministres des Affaires étrangères de l’organisation à se réunir plus fréquemment afin de permettre des consultations multilatérales approfondies.


Article II : Sur les directions

Cette coopération devra se matérialiser par la création de plateformes de médiations, de délibérations et de concertations diplomatiques avec l’élaboration de directions communes avant les conférences internationales et régionales majeures concernant directement les peuples turciques ou plusieurs Etats signataires de ce traité. Cette concertation peut demander une rencontre officielle comme officieuse afin d’aligner leurs positions. Les Etats encouragent les échanges diplomatiques et la formation de normes et de procédures diplomatiques conjointes.


Article III : Sur l’organe principal

L’organe principal institué par le traité politique et diplomatique est le Conseil Turcique de la Politique et de la Diplomatie (CTPD). Composé de représentants ministériels, ils se réuniront lorsque l’un des Etats signataires en fera l’initiative et se concertent régulièrement de manière officieuse. L’organe principale pourra représenter l’organisation turcique et ses Etats-membres lors de grandes conférences internationales ou au sein d’autres organisations internationales si le Conseil Turcique l’approuve.


Article IV : Sur les organes secondaires

Le CTPD peut constituer des institutions et des groupes de travail spécialisés, notamment en matière de sécurité régionale, de droit international turcique et de médiation interétatique.

Les activités du Conseil Politique et Diplomatique sont financées par les contributions des États membres selon une clé adoptée d’un commun accord. Un fonds spécifique peut être institué afin de soutenir les missions de médiation ou d’assistance diplomatique. Les comptes sont soumis à un contrôle périodique.

Article VI : Attributions diverses
Le Conseil peut proposer des positions communes, coordonner des initiatives diplomatiques et négocier des accords-cadres non contraignants au nom des États signataires, dans le respect de leur souveraineté.


TITRE VI : Dispositions judiciaires : traité

Préambule du titre ;
Les Etats signataires du traité judiciaire reconnaîtrons l’existence d’un droit international turcique qui prendra force par les dispositions de leur constitutions. Ce droit international sera axé sur les droits des Hommes, des communautés, des peuples et des Etats turciques. Dans cette optique, un droit de l’organisation sera créé et aura un caractère primant sur le droit interne ordinaire. Ce traité affirme que l’organisation constitue un ordre juridique autonome, distinct des systèmes nationaux, mais intégré à eux par la délégation consentie de compétences souveraines. Il vise ainsi à garantir l’unité interprétative du droit turcique, la protection des droits fondamentaux des peuples turciques et la cohérence normative entre les États membres.

Article I : Objectifs principaux
Les objectifs de ce traité seront d’instituer et de donner forme à un droit international turcique garante des droits fondamentaux et des normes conventionnelles au sein et entre les Etats membres signataires. Elle visera également à garantir la conformité des lois ordinaires internes avec ces normes conventionnelles et ce droit international universellement reconnus entre les Etats et les individus des peuples turciques. L’objectif des organes institués par ce traité sera donc d'ériger un droit primaire de l’organisation dans le respect et le prolongement des principes généraux émis par la charte. Inférieur au droit primaire ayant une mrimauté sur le droit interne, le droit dérivé sera également reconnu comme émanant de la jurisprudence des savants du droit officielles de l’Organisation Turcique. Ce traité sera donc suivi de la reconnaissance de deux traités ; le traité fondateur du droit de l’organisation turcique ; et le droit dérivé émanant de la charte.

Article II : Directions
Cette coopération se concrétise par une mise en œuvre structurée des savants du droit et de la jurisprudence turcique en matière de droit international. Les directions ou directives de ce traité seront décidés par l’organe principale sur le principe des résultats à atteindre

Article III : Sur les organes principaux
Le premier organe principal est le Conseil Judiciaire Turcique. Ce conseil constitue l’organe de coordination et d’orientation des politiques judiciaires communes. Il ne dispose pas d’un pouvoir contraignant général ni de pouvoir d’imposition matériel, mais exerce principalement une compétence consultative et préparatoire. Les représentants du conseil sont élus pour un mandat de trois ans et sont renouvelés par tiers chaque année. Chaque État membre pourra disposer d’un représentant élu par le second organe parmi une liste de dix candidats. Chaque membre dispose d’une voix et les décisions sont adoptées à la majorité simple des membres présents et votants. Ces décisions prennent forment de règlement avec une reconnaissance juridique de droit dérivée.

Le second organe principal du traité judiciaire sera un organe juridictionnel indépendant des Etats membres. C’est la Cour de Justice Turcique qui sera régi par un principe de spécialité juridique. Cet organe aura une compétence de contrôle et de sanction, s’assurant que tous les membres et organes respectent le droit de l’organisation. Elle n’aura en revanche aucune compétence opérationnelle afin de respecter le caractère souverain des Etats membres.


Article IV : Organes secondaires
Le Conseil peut instituer des comités spécialisés chargés de l’harmonisation législative, de l’entraide judiciaire ou du suivi des droits fondamentaux. Ces organes exercent leurs missions sous son contrôle.

Article V : Financement
Le financement des activités judiciaires sera assuré par une participation des États signataires destinés à la modernisation et à la numérisation des systèmes judiciaires. Un rapport d’activité sera publié périodiquement.

Article VI : Attributions diverses
Le Conseil Judiciaire Turcique peut émettre des avis consultatifs, formuler des recommandations législatives et conclure des conventions de coopération judiciaire dans le respect des souverainetés nationales.


TITRE VII : Dispositions militaires : traité

Préambule du titre ;
Le présent titre établit un cadre de coopération militaire fondé sur la transparence, la confiance mutuelle et la non-agression. Il vise à structurer une assistance défensive et une collaboration technique conforme aux principes du droit international et aux objectifs pacifiques de l’organisation. Les Etats signataires actent leur engagement et leur reconnaissance quant à l'importance d'utiliser tout le potentiel et les opportunités des États turciques dans les directives de la charte. Ils adhèrent au traité militaire de l’organisation afin de renforcer et d'approfondir davantage leurs partenariats stratégiques et de façonner la stratégie commune de l’organisation;

Article I : Objectifs principaux
Les États signataires entendent promouvoir la confiance entre leurs forces armées, organiser des échanges d’expertise et d’informations, développer des exercices conjoints à vocation défensive et assurer une assistance mutuelle en cas de catastrophe ou de menace affectant la stabilité régionale par : une lutte accrue contre le terrorisme ; une défense des territoires civiles et militaires au sein des Etats signataires ; fournir protéger les opérations d’aide humanitaire menés par l’organisation ou des associations partenaires.

Article II : Directions
La coopération militaire se traduit par l’élaboration de protocoles d’échange d’informations, par l’organisation d’exercices conjoints de défense civile et de gestion de crises, ainsi que par le développement de projets communs de recherche à finalité non offensive. Les États s’engagent également à favoriser la maîtrise des armements conventionnels dans un esprit de responsabilité collective.

Article III : Organe principal
L’organe principal est le Conseil de Sécurité et de Coopération Militaire, composé de représentants militaires désignés par les États signataires. Il se réunit au moins une fois par an.

Article IV : Organes secondaires
Le Conseil peut instituer des comités techniques chargés des exercices, de la recherche et développement ou de la coordination en cas d’urgence. Ces comités rendent compte de leurs travaux.

Article V : Financement
Les activités militaires communes sont financées par les contributions des États signataires et par des mécanismes de cofinancement pour les projets conjoints. Des rapports annuels sont transmis au Secrétariat général.

Article VI : Attributions diverses
Le Conseil peut proposer des normes de transparence, coordonner l’assistance technique et faciliter l’échange d’experts dans les domaines relevant de sa compétence.


TITRE VIII : Dispositions économiques et écologiques : traité

Préambule du titre ;
Le présent titre vise à structurer une coopération économique durable entre les États turciques, en intégrant des objectifs de développement équilibré, de commerce équitable et de protection de l’environnement. Il poursuit la prospérité commune et la sauvegarde des ressources naturelles des territoires turciques.

Article I : Objectifs principaux
Les États signataires s’engagent à favoriser l’intégration économique et commerciale, à promouvoir un développement respectueux des écosystèmes régionaux, à stimuler l’innovation et l’investissement mutuel, et à coordonner leurs politiques en matière énergétique, agricole et de gestion des ressources naturelles. Les Etats signataires se réjouiront de constater que le volume des échanges régionaux entre les États membres de l’organisation augmentent de manière constante. Ils ss’engagent à accueillir favorablement les accords facilitant les échanges, services et investissement pour le développement durable entre les gouvernements des Etats signataires. Ils conviennent à prendre ensemble l’entreprise d’une coopération commerciale et économique dans leurs régions, en facilitant tout lancement de négociations sur cette finalité.
Article II : Directions
La coopération économique et écologique se traduit par la mise en place d’espaces de coopération commerciale privilégiée, par le développement de projets d’infrastructures communs et par l’élaboration de stratégies partagées de transition énergétique et de protection de la biodiversité. Les États encouragent également le soutien aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux projets transfrontaliers durables.

Article III : Organe principal
L’organe principal institué par le présent traité est le Conseil Économique et Écologique (CEE), composé de représentants ministériels compétents. Il se réunit annuellement et peut être convoqué de manière extraordinaire. Les Etats signataires expriment leur appréciation pour les activités du CEE visant à faciliter la coopération commerciale, douanière, logistique, à garantir la liberté de passage et à renforcer la coopération entre les institutions frontalières.

Article IV : Organes secondaires
Le CEE peut instituer des commissions spécialisées en matière de commerce, d’infrastructures, de climat ou de développement. Un fonds de développement peut être créé afin de soutenir les projets transnationaux.

Article V : Financement
Le financement repose sur les contributions des États signataires, sur des mécanismes de partenariat public-privé et, le cas échéant, sur la mobilisation de fonds internationaux approuvés par le CEE. Des audits et rapports de performance sont rendus publics.

Article VI : Attributions diverses
Le CEE peut négocier avec approbation des États signataires des accords de coopération, coordonner des appels d’offres communs et promouvoir l’établissement de normes conventionnelles favorables aux finalités économiques et environnementales partagées au sein de l’espace turcique.
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Illustration

« Talaristan, l'avant-garde de la paix nazumie et de la coopération turcique » : cette affiche qui reflète nos politiques étrangères actuelles peut paraître quelque peu démagogique ou disproportionnée, mais résume en somme la place centrale qu'occupent les notions de stabilité et de paix au Nazum pour la République du Talaristan et, plus spécifiquement aujourd'hui, à Otukhan, les principes de la coopération des États turciques que nous avons soutenus depuis notre ouverture sur la communauté internationale. Cette ligne directrice, restée inchangée quels que soient nos gouvernements, nous a poussés à favoriser un rapprochement notable avec la communauté turcique, et notamment avec les États composant la Sublime Maison Aykhanides.

La République du Talaristan se félicite d'avoir contribué, avec les autres nations, à l'édification d'une nouvelle identité turcique qui ne remet nullement en cause la souveraineté nationale, les cultures et les traditions des peuples turcs et leur grande mixité ethnique et religieuse, qui conceptualise l'idée que nous nous faisons de la communauté turcique : un grand rassemblement de peuples aux ancêtres communs favorisant leur coopération et leur entente, et pourvu d'une grande richesse culturelle et d'une tolérance religieuse dont devraient parfois s'inspirer certaines nations bâties sur des concepts qui ne devraient plus avoir lieu de nos jours. Nos fondements reposent sur la foi, sur notre histoire, sur nos racines culturelles et traditionnelles, tout en souhaitant de manière commune le dialogue et l'unité turcique.

Nous saluons avec ferveur le travail accompli jusqu'à présent et tenons à féliciter la Maison Aykhanides et les acteurs politiques du Grand Beylicat qui ont permis la rédaction de cette Charte conventionnelle et la tenue de cette rencontre. Les Aykhanides sont les capitaines qui ont tenu fermement le grand gouvernail du navire des peuples turciques pour les conduire jusqu'à cette réunion à Otukhan et à la réalisation de nos aspirations communes. La République du Talaristan salue également l'ensemble de ses frères et sœurs turcs, ou représentant les peuples turciques nationaux de vos États, qui ont contribué, collectivement, à ce progrès civilisationnel majeur pour le Nazum, l'Eurysie et l'ensemble de la communauté turcique internationale.

Vous aurez compris, Excellences, que la République du Talaristan adhère pleinement, par la signature de Son Excellence Monsieur le Président de la République et l'adoption unanime par la majorité de l'Assemblée suprême de ses textes fondamentaux, au principe de la Communauté turcique naissante. Après étude de l'ensemble des documents mis à notre disposition par le Grand Beylicat, nation hôte de cet événement historique, nous annonçons avoir signé et ratifié la Charte conventionnelle de l'Organisation et ses dispositions générales, le traité relatif aux dispositions ethnoculturelles, le traité relatif aux dispositions politiques et diplomatiques, le traité relatif aux dispositions judiciaires, le traité relatif aux dispositions militaires et le traité relatif aux dispositions économiques et écologiques.

Nous exprimons, au nom de la nation talar, certaines réserves quant aux sujets des dispositions diplomatiques et militaires, non pas que la République du Talaristan n'entende pas se soumettre à ses principes fondamentaux, mais bien qu'elle considère que la coopération turcique doit être universelle pour les peuples turcs et ne pas reposer sur des notions idéologiques fondamentalistes ou contraires aux aspirations communes de stabilité, de paix et de justice communes à plusieurs des présentes nations et délégations, notamment celles participant à la Communauté des États Nazumis. Nous devons œuvrer dans l'intérêt commun de la communauté turcique, sans considération politique autre que la préservation de notre identité.

Enfin, de manière plus unilatérale, la République du Talaristan propose de reconsidérer le nom officiel défini dans le préambule de la Charte conventionnelle de notre organisation commune : en dépit de son sens historique, nous pensons que nous gagnerions en clarté et en limpidité au sein de la communauté des nations en optant pour un nom plus transparent que celui d'« Organisation des Nations du Grand Turan » (ONGT). Nous sommes pour la préservation de notre héritage et de notre identité commune, mais nous proposons à l'inverse le nom d'« Organisation de la Communauté turcique » (OCT), pour dépasser le cadre historique « de la steppe », qui ne parlera pas nécessairement à l'ensemble des peuples turciques modernes, et ainsi véhiculer à la fois une image de rassemblement au-delà des nations et favoriser la compréhension des volontés de notre organisation par l'aspect « turcique » clairement intégré.

Nous sommes bien entendu ouverts au dialogue, et nous précisons qu'aucune des déclarations faites ici ne remet en question notre attachement aux principes de la communauté turcique que nous avons toujours eu à cœur de défendre. Nous annonçons également que la signature et la ratification définitives de la Charte conventionnelle et des différents traités qui y sont liés seront effectives après la clôture de cette rencontre par la Présidence de la République et l'Assemblée suprême talar.


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