31/03/2016
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Otukhan, capitale de l'Unification Aykhanide

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Otukhan, Capitale de l'Unification Aykhanide.
Sur la voix pour être la capitale unificateur du GRAND TURAN

Liste des invités
  • Royaume de Morakhan, délégation remplaçant le Tsar
  • Quatre Vallées, délégation de représentants des communautés turcique
  • Khanat de Moritonie, sa majesté la Tsarine Anastasiya Ivanovna Rhemianova II
  • Califat Constitutionnel d'Azur, sa majesté le Khalife Kubilay al-Marwâni Bin Seyyid
  • République Translavique, son éminence le Président Thorsten Savchenko
  • Kaderstan, son éminence le Président Abdal-il-Mahouid
  • Alaskhanie, son éminence le Président Batyrkhan Nurzhanov

Mise en contexte :

En 1909, une grande guerre que l’on appel aujourd’hui “la guerre de l’unification” éclate en Yözidie entre les sept beylicats yözids. L’une d’entre elle sort vainqueur de la guerre, le beylicat d’ Aykhan avec à sa tête le désormais Grand Bey Selim Ier, paix et miséricorde à son âme. Au lieu de former un empire, un khanat ou un sultanat, Selim Ier prend l’initiative d’unifier les beylicat yözid qui sont tous en soit issu du même peuple ; les yözid, un peuple turcique venant de loin dans l’histoire depuis le Beylicat Yözid. Il unifie les beylicats sous le régime monarchique de Grand Beylicat, s’attribuant le titre de Grand Bey, et fondant ainsi le Grand Beylicat Aykhanide. Cette première unification à marqué les cœurs des peuples turciques de la Yözidie, depuis plus de 100 ans maintenant, les yözids aspirent à une grand unification des nations et des peuples turciques. Des nations qui partagent une histoire, une culture et un patrimoine en commun, sont voués à s’attirer et à s’unifier. Voilà l’idée faisant rêver tout enfant yözid du Grand Beylicat, venant des récit turciques anciens, où une grande nation turc unifié subsistait, allant des grandes steppes de l’Est jusqu’aux plaines verdoyantes de l’Ouest et des déserts du Sud jusqu’aux collines rocheuses du Nord. Un empire composé de nations turciques partageant des traditions et culture linguistique communes, avec une culture ancrée dans le monde depuis des millénaires, et dont les branches atteignent désormais les quatre coins du monde en 2015. Si Sélim Ier est l’unificateur de la Yözidie, le Grand Bey Orkhan Ier vise à être l’un des unificateurs d’un Grand Turan (Turan= terres des turcs). Une union dont les membres seraient officiellement soeurs, collaborant ensemble sur une coopération d’abord culturelle, puis économique, technologique, commerciale et même militaire. Car nul autre peut se défendre mieux que des frères et des sœurs.

Si aujourd’hui le Grand Bey Orkhan Ier accueille les grandes nations turciques du monde, c’est pour réunifier la grande famille turc autour d’un projet et d’une collaboration commune, où chacun mettra le pas sur l’échange et la coopération. La mission première, sera évidemment de valoriser et de découvrir la culture turcique dans sa globalité et sa sublimité. C’est en défendant leur culture que les nations permettront de faire perpétuer et améliorer leur population turcique tant dans leur traditions que leur bien-être quotidien. Ce projet doit être tel que grâce à elle aucune nations, aucun peuple, aucune communauté turc ne soit dévalorisé et opprimé dans le monde. Elle devra être à point unificateur, où les turcs devront se sentir chez eux et en paix partout où les nations de l’union sont souveraines et législateurs. Elle devra être assez puissante pour faire monter dans l’estime de chacun l’importance de l’identité turc tant chez les peuples que dans les gouvernements de chaque Etat participant. Elle devra-être tel que toutes ces nations devront retrouver l’héritage historique dont ils sont le résultat, pour retrouver la mémoire de la solidarité et l’esprit fraternel turcique. Si aujourd’hui, les nations turciques arrivent à mettre la main l’un au dessus de l’autre, pour marcher épaule à épaule vers une organisation des nations turciques, cela fera changer le cours des choses quant à la portée de l’influence de toutes les nations face à d’autres organisations et nations menaçant de près ou de loin quiconque et quoi que ce soit se trouvant dans chacun des nations. Il n’y a aucun doute sur cela, et c’est un fait ; Le turc est voué à toujours retrouver ses pairs.


Rencontre des Nations Turcique au Sublime Palais :

20.12.2015 - Otukhan, Beylicat Aykhanide : En ce jour saint du vendredi, le Grand Bey Orkhan Ier a invité les nations turciques et leur dirigeants à se retrouver au Sublime Palais Beylical d’Otukhan. Chacun des dirigeants ont été accueillis à l’Aéroport de Kibres, île au Sud d’Otukhan, d’où ils ont été pris par les ferry du Grand Bey pour longer le fleuve de Kuser jusqu’au cœur de la ville et atteindre le grand quais de celle-ci. De là, un convoi fut préparé pour chacun des invités afin d’accompagner leur véhicule avec les Süvari, unités terrestres à cheval du Grand Beylicat Aykhanide. Chaque cavalier à la tête d’un convoi accompagnant les invités, portait en main le drapeau de la nation invitée. Ils arrivèrent tous au Sublime Palais à 16 heure, où les attendaient une grande cérémonie d’accueil. Tous les Süvaris étaient en uniformes bleus, couleur traditionnel turcique, tous les enfants criaient les louanges du Grand Bey Orkhan Ier et de ses invités tout au long du trajet vers le Palais, toutes les mères chantaient la marche de l’unification en portant un drapeau bleu vide, qui manquait plus qu’à être remplie.

Visualiser le convoi

Arrivée au Sublime Palais, où le Grand Bey va bientôt se montrer pour accueillir ses invités, une bande de “Mehteran” se sont organisés pour jouer une marche en l’honneur des peuples turciques. Alors que des gardes viennent ouvrir les portes des voitures des dirigeants, les délégations sont placées à l’entrée avec le corps ministériel et beylical Aykhanide afin de laisser entrer en premier les représentants et dirigeants des nations. Enfin, un grand silence se fait, les gardes en salue face aux invités tapent des pieds, deux grand coups de canons se poursuivent, et par haut-parleur un homme s’annonce d’abord en yözid, puis dans toutes les langues des invités un par un ;

Ecouter la marche

“ Ulu Orhan Bey Hazretleri, Emir-ül Sama Daima! Aleyke Avnullah ! Aleyke Avnullah ! Aldığın yol açık olsun, ikbalin mesud olsun Ulu Beyim! Devletinle, milletinle, bin yaşa! Türk milletlerine ettiğin iş hayrola Ulu Beyim! Maşallah! Maşallah! Mağdur olma Ulu Beyim! Senden büyük allah var! Şahane gelişinle, bu istiraf başlasın! ”

Traduction qu'entendrons les invités ;

“ Son excellence le Grand Orkhan Bey, émir du ciel eternel! Qu’Allah soit avec toi! Qu’Allah soit avec toi! Que ton chemin soit éclairé, que ta voie soit enchantée mon Grand Bey! Avec ta nation, avec ton peuple, vive milles fois! Que tes actions envers le monde turcs soit toujours mieux mon Grand Bey! MachAllah! MachAllah! Ne soit jamais déçu mon Grand Bey! Plus haut que toi il y a Allah! Avec ta venue, que cet événement commence! ”

Le Grand Bey se montre alors à l’entrée du Palais, où il approche ses invités pour les saluer et les inviter à entrer au Sublime Palais Aykhanide dans la salle principale. Un trône de type divan yözid était préparé pour chaque dirigeant et représentant ainsi que des sièges pour chaque membre de délégation. Tout autour de la salle, les drapeaux des nations étaient visibles en grand au-dessus de chaque divan. Au fond de la salle, un grand rideau rouge remplissant l’entièreté du mur, devant lequel se trouvait le divan du Grand Bey, les sièges de ses fidèles agents. Une fois tous les invités présents, le Grand Bey s’exprima ;

“ Nations sœurs par plus que le sang du Grand Beylicat, et mes invités les sublimes dirigeants, vous êtes tous là bienvenue au sein du Sublime Palais d’Otukhan, cœur battant du Grand Beylicat unifié.
L’objet de cette rencontre, comme évoqué dans nos échanges avec chacun de vos organismes aux affaires étrangères, est de faire rencontrer les grandes nations turciques du monde.”

Le grand bey regarde chacun de ses invités dans les yeux, les laissant eux aussi s’observer les uns et les autres pendant une pause de 6 secondes, suite auquel il reprend ;

“ Avec la volonté de Dieu, je voudrais que nos nations puissent après cette rencontre, travailler mains dans les mains autour d’un grand projet en commun. Pour ce faire, moi-même et mon gouvernement avons travaillé sur des sujets que nous allons pouvoir évoquer durant cette grande rencontre. Les documents avec la liste des sujets vous sont passés au moment où je vous parle, sachez que cette liste dépend d’abord de l’ouverture officielle d’une organisation des nations turciques, sur laquelle nous discuterons afin d’établir des réponses à ces sujets. Chacun des sujets seront voté de sorte à être : non-présente, peu présente, moyennement présente ou activement présente dans les accord de l'organisation. Je vais lire les sujets à voix haute, bien que nous en parlerons après ;

-L'aspect culturelle ; comprenant une coopération des nations sur la culture turcique et les domaines de l'histoire ainsi que de l'éducation.

-L'aspect économique et commercial ; un soutient, des projets et des échanges concret entre les membres de l'organisation. Eventuellement l'établissement d'une seconde monnaie en commun entre les membres de l'organisation.

-L'aspect technologique ; un échange d'information technologique et scientifique ainsi que le travail sur des projets en communs ainsi que l'incitation de nos laboratoires et industries à travailler sur des évènements lancé par l'organisation.

-L'aspect juridique et diplomatique ; l'établissement de consulats et un accès touristique libre entre nos nations, ainsi que l'établissement d'un conseil voire d'un parlement pour l'organisation.

-L'aspect militaire ; des échanges militaires concrets, travaux sur des licences et modèles d'engins militaires en communs, voire plus encore un soutient militaire en cas de grande nécéssité.

-Enfin, tout aussi important, administratif. L'organisation aura certes un président, mais le choix d'un Khagan peut également être possible.

Avant de parler sur ces sujets, il faudra donc discuter sur l'établissement de cette organisation. Cela pourra paraître évident pour certains d'entre vous, et tôts pour d'autres. Mais cela fait déjà bien assez longtemps que nos nations pourtant voisines sur plusieurs aspects sont éloignées les unes et les autres. Il est du ressort de cette rencontre, de changer au plus vite cette situation fâcheuse, afin d'assouvir l'ambition de nos peuples turciques, et de reprendre l'une de nos identités ou notre identité en mains, s'en vanter et l'affirmer. Que Dieu soit avec les turcs, chers invités, vous pouvez voire devant vous des sehpa, tables basses aykhanides, où vous retrouverez loukoums et café yözid, ainsi que des plateaux de fruits de saison. Sur la prière envers Allah que cette rencontre se passe sans encombre, je vous laisse la parole afin d'émettre vos avis quant à cette organisation, en précisant la position de votre gouvernement sur un tel projet. Encore une fois, bienvenue à la délagation du Morakhan. Bienvenue à la délégation de représentants turcs des Quatre Vallées. Bienvenue majesté Anastasiya Ivanovna Rhemianova. Bienvenue majesté Kubilay Al-Marwâni Bin Seyyid. Bienvenue Président Thorsten Savchenko. Bienvenue Président Abdal-il-Mahouid. "
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Abdal-il-Mahouid
le Président Abdal-il-Mahouid


Abdal-il-Mahouid, pour la première fois depuis la prise de ses fonctions, devait se rendre à l'étranger, en terres turciques. Précisément en Yözidie, à Otukhan, capitale de l'illustre état. Ce pays, au nord-ouest du continent nazumi, est l'épicentre de la culture des peuples turciques. Depuis plusieurs années, de nombreuses campagnes apportant l'idéologie d'un "Panturanisme" avait profondément touché le Kaderstan, historiquement très proche des Aykhanides.

Il est important de rappeler que l'illustre fondateur de l'Empire Yudjénide, Tuğrul Ier, selon les sources d'époque, était originaire, du moins ses ancêtres, du territoire des Aykhanides. Et c'est à partir de cet homme que naitra l'un des plus grands empires que le nazum ait porté et qui durera pendant plus de 1000 ans. De facto, le Kaderstan, ou "terre du destin" en langue turque, a une relation intime proche avec les turciques du nord.

Cette rencontre a donc de nombreuses raisons d'avoir été acceptée par le président de l'état. Outre le lien historique, cette rencontre ouvrait l'espoir de voir naitre une nouvelle relation entre Imnakad et Otukhan. Et au delà de ces aspects, peut être s'attirer le soutien d'une des puissances locales, cela pouvant même servir pour la Yukanaslavie dans sa totalité.

Après avoir assisté à la grande procession Aykhanide digne d'un triomphe de généraux antiques, et après avoir écouté attentivement le discours de bienvenue du grand bey, avant de dire :

"Puisse Allah bénir ce jour si singulier pour nous autres peuples de la même famille ! Puisse Allah bénir sa majesté le grand bey pour son message de bienvenue et pour l'avenir qu'il souhaite bâtir avec nous pour tous les turciques ! Ce jour marque un tournant pour nos cultures si fraternelles, et nous espérons qu'il sera glorieux !

Nous avons tant à parler, et tant à découvrir de nos cultures et de nos passés si liés malgré les tempêtes de l'autarcie. Nous avons tant à négocier, à dialoguer, qu'à la fin de cette sublime rencontre il ne devra rester, je l'espère, que la fondation du Grand-Turan !"


Après ce petit discours, il attendit patiemment la réponse des autres délégations étrangères. Autant de pays turciques... c'était tout bonnement inimaginable ! Jamais dans l'histoire du Nazum du Nord il y eu une aussi grande assemblée de dirigeants de cultures si proches.

Au delà de cette impressionnante rencontre, dès les sujets de discussions cités, Abdal-il-Mahouid savait pertinemment quelle réponse adopter. Le Kaderstan serait très clair sur certains thèmes abordés, et défendrait tout de même ses intérêts, car bien que la cause turcique soit profondément encouragée par la population kaderstanaise, il ne reste pas à oublier que si le Kaderstan veut survivre, il faut savoir se défendre efficacement, se trouver des alliés, et disposer d'un réseau de relations diplomatiques. La Yukanaslavie est encore trop faible pour totalement pouvoir défendre ses états-membres, et cela Abdal-il-Mahouid l'avait bien compris. En bref, une défense efficace et un avenir prospère pour le Kaderstan passait inévitablement par la rencontre à Otukhan ainsi qu'au développement d'une sincère amitié avec le grand bey Aykhanide.
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Visite du Khalife d'Azur à Otukhan

Sultan Bayazid III

Dès l'arrivée de la délégation à Otukhan, le Khalife d'Azur, Kubilay al-Marwâni ibn Sayyid, et tous ceux de sa suite, furent entourés de dignitaires du Beylicat. La cérémonie et les attentions, le faste et la grandeur, les musiques, la réception au coeur de la capitale d'Orkhan résonnaient de la même manière que lors des grandes époques. Le rouge, couleur écarlate des Akhanides, se mêlait au bleu des tribus et aux autres couleurs. Le grand palais fut en vue, après avoir remonté le fleuve dont les rivages brumeux étaient entourés par la ville. Là, les représentants des sept Etats invités pour la rencontre interturcique à l'initiative du Beylicat se retrouvèrent. Dans le faste et le raffinement, ils purent s'installer autour des mets qui furent servis pour agrémenter la conversation ; leurs délégations, se tenant derrière chacun d'eux, organiseraient la conversation. Avant de s'asseoir, au moment de se saluer, Kubilay et le Grand Bey se donnèrent une poignée de main pleine de symbole et de respect. Derrière le Khalife, le Ministre des Affaires étrangères, Jamal al-Dîn al-Afaghani, salua en s'inclinant légèrement, la main posée sur son coeur.

S'asseyant légèrement en retrait de son maître, Afaghani se pencha légèrement en avant, en signe de concentration. Sa famille persophone n'était pas d'origine turque, comme la majorité de la population de l'Azur, composée essentiellement d'Arabes, de Perses et de gens de langue aryenne. Au contraire, Kubilay, comme son nom l'indiquait clairement, était originaire de cette aristocratie turcophone descendante de la tribu des Altaïs. Ce clan, l'un de ceux qui avait participé aux grandes épopées des Turco-mongols, avait fondé en Azur un sultanat qui avait perduré. A des milliers de kilomètres de la Yözidie, un Etat turcique s'était donc perpétué, avec sa culture et ses traditions. Le Khalife, au-delà de son identité religieuse, portait sur ses traits et dans ses vêtements le signe de ses origines. Issu d'une grande famille de conquérants installée dans la riche province du sud, il n'en gardait pas moins le grand manteau, les bottes, l'épée, le nom, la pratique de l'équitation et de la langue altaï, souvenirs d'une autre époque où cette aristocratie commandait au reste de la population. Bien que la Révolution de Safran ait eu lieu en 1876, renversant le Sultan Bayazid, et instaurant à la place un gouvernement des oulémas et un califat de langue arabe, les grands Altaïs avaient survécu. Ils constituaient encore une bonne part des classes supérieures du pays, et dans certaines localités, ils étaient majoritaires. Garants de l'identité et de la continuité du pays, ce n'était sans doute pas un hasard si, en 1997, c'était justement un ouléma d'origine turcophone qui avait accédé à la fonction suprême ; Kubilay, dont les yeux en amande témoignaient de son origine, s'assit dans la grande salle de réception.

Afaghani maîtrisait un peu le turc, mais dans son dialecte altaï, aussi chaussa-t-il des oreillettes de traduction. Si à ses yeux la coopération entre l'Azur et les Aykhanides ne pouvait être que bienvenue, les deux pays partageant un héritage culturel évident, il demeurait réservé. En effet, les liens entre l'Azur et les pays de Yözidie étaient distendus par la Mer Blême, et surtout, pour un représentant du régime théocratique, la langue ou l'ethnie devaient forcément passer après l'appartenance religieuse. Moins nationaliste que panislamiste, le Ministre des Affaires étrangères recommandait plutôt une approche tempérée face aux propositions d'organisation commune.


Misafirimize, kardeşimiz büyük Bey'e selamlar. Maşallah, Türk ailesi sonunda yeniden bir araya geldi.

S'exprimant en turc altaï, Kubilay ouvrit l'intervention de la délégation azuréenne. Il laissa ensuite le soin à son secrétaire particulier, Mohammed Badie, un Arabe turcophone, de continuer le propos.

– En introduction je voudrais remercier encore une fois, au nom de l'Azur, Sa Majesté le Grand Bey et le peuple aykhanide pour avoir rendu cette rencontre possible. C'est un symbole étincelant de notre entente et de notre confraternité. Grâce soit rendue à Dieu, cela a été possible.

Il marqua une pause.

– D'abord je tiens à associer pleinement l'Azur aux propos qui ont été tenus. Oui, il est bon et nécessaire qu'une nouvelle coopération culturelle aie lieu, notamment pour mettre en valeur notre patrimoine matériel et immatériel, pour conduire de nouvelles recherches, et valoriser notre civilisation devant le monde entier. Cela devrait, bien entendu, impliquer une meilleure harmonisation diplomatique entre nous, afin que nous puissions plus facilement défendre nos intérêts réciproques... C'est un point sur lequel j'aimerais insister : nous avons un besoin de solidarité face aux problèmes et aux menaces du monde. Si alliance culturelle il y a, il serait impensable pour nous qu'elle ne soit pas doublée d'un accord stratégique... Comment ceux, qui se proclament frères, n'agiraient pas comme tels ?

Il passa ensuite aux autres sujets.

– Sur les questions que vous avez évoquées, en matière scientifique et technologique, il pourrait y avoir un cadre commun comme cela a été fait entre l'Azur et les républiques d'Icamie et de Jashuria, qui ont passé avec nous un traité de coopération scientifique. Sur les questions juridiques, il me semble qu'un accord de coopération judiciaire serait opportun parmi les points à l'ordre du jour. Sur la question militaire, nous avons déjà travaillé ensemble dans le passé ; nos pays ont des compétences techniques complémentaires ; un point qui pourrait être à discuter serait, selon nous, la possibilité que chacun se spécialise dans certains équipements de pointe, de sorte que tous pourraient bénéficier de fournisseurs fiables et d'armements de haute qualité. Par ailleurs, il serait souhaitable, après qu'on ait vérifié que nos Etats partagent les mêmes objectifs, d'envisager des coopérations militaires poussées, par des exercices en commun et le déploiement, pourquoi pas, de nouvelles bases militaires.

Il passa au dernier point.

– Néanmoins, sur la question de l'organisation que nous voulons donner à ces coopérations, l'Azur tient à dire qu'il ne saurait reconnaître un Khagan, la seule souveraineté appartenant à Dieu et, en l'état, au Commandeur des Croyants en ce qui nous concerne. Par ailleurs, l'Azur, dans son identité propre, ne peut faire abstraction des dimensions non-turques de son identité, et donc, ne pourrait en tant que tel rejoindre une organisation qui se verrait comme un supra-état turcique. En revanche, si elle permettait de mettre en avant l'identité musulmane, cette organisation serait beaucoup plus attrayante à nos yeux pour en devenir un membre à part entière. Excellences, Majesté Beylicale, je vous remercie pour votre attention.
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https://i.ibb.co/Hk1zWRS/Votre-texte-de-paragraphe-34.png

Miqail (Mikhaïl) était un des rares représentants du pouvoir mor, et donc slave, dans une rencontre de Turcs. Il devait donc défendre les intérêts de la Morakhan et du tsar, tout en étant étouffé par plus d'une dizaine de nobles turcs et tataro-mongoles, qui, quant à eux, voulaient défendre les intérêts de leurs états/peuples. C'était un véritable défi pour Miqail (Mikhaïl) de défendre la position du pouvoir slave et de gérer, modérer, et coordonné tout ce petit monde turc. Il devait donc pesé ses mots et s'entretenir avec la délégation. Chose qu'il avait réalisée dans l'un des avions dédié.

La délégation mor, composé de seize membres sans compter le personnelle (on a dû faire des compromis, sinon quoi elle serait plus nombreuse), était arrivée à Kibres, puis avait pris le ferry vers le quai et aller à Otukhan. La délégation était si nombreuse, qu'elle a dû être emmenée en trois vagues.

La cérémonie d'ouverture était grandiose, digne des plus belles du pays des dragons. Après que son éminence le Président Abdal-il-Mahouid et Sa Majesté, le Khalife Kubilay al-Marwâni Bin Seyyid, ait parlé, la Gurkhan introduisis le second vice-ministre :


« — Мында бар түрктер болгаш түрк эвес чоннарга экии. Бодумну таныштырып тур мен. Мен дээрге бүгү-ле йүрталарның гурханы, Дээрги-Чаяакчы Монгге Орлинговна Төлүмэн-дир мен. Мээң оң таламда кижи болза, Мŏрахан күрүнезиниң күрүнелериниң болгаш Мŏрахан чоннарының ийи аңгы федерациязының даштыкы херектер сайыдының ийиги оралакчызы, Хүндүлүг монсиньор Миxаил Апостолович Вил Вий Гарэску. »

Traduction :

« — Bonjour à tous les Turcs et nons-Turcs ici présents. Je me présente. Je suis Sa Majesté Mongge Orlingovna Tölümen, Gurkhan de tous les yourtes. La personne à ma droite est Son Excellence Monseigneur Miqail Apostolovič Vil Vij Garescu, second vice-ministre des affaires étrangères de la double fédération des états du royaume de Morakhan et des peuples de la Morakhan. »

Une fois cela fait, le second-vice ministre pris la parole, dans un Turc approximatif :

« — Bonjour à tous, encore une fois. Je ne vais plus m'attarder sur la présentation, étant donné que Sa Majesté la Gurkhan l'a déjà fais. Mais avant d'entrée dans le vif du sujet, je voudrais faire part des vœux et cadeaux du tsar pour le nouvel an à venir à toutes les délégations ici présentes.

Ainsi, à la délégation de représentants des communautés turcique des Quatre Vallées, seront offerts trois vases en céramique de luxe.https://i.ibb.co/N6bd0Vyc/61ir-Ynm-WMc-L-AC-SX679.jpg
À Sa Majesté, la Tsarine Anastasiya Ivanovna Rhemianova II du Khanat de Moritonie, sera offerte une bague en diamant marin de Morakhan.https://i.ibb.co/Q7JDKbFs/diamant-hope-02.jpg
À Sa Majesté le Khalife Kubilay al-Marwâni Bin Seyyid du Califat Constitutionnel d'Azur, sera offert un sabre d'or.https://i.ibb.co/KcTT9DrD/produit-image2-33184-1578586836.jpg
À son éminence, le Président Thorsten Savchenko de la République Translavique, sera offert un ensemble de meubles royaux taillés sur mesure par nos plus compétents artisans.https://i.ibb.co/bMvqQgm1/palace-design-ideas-1920x600-webp.webp
À son éminence, le Président Abdal-il-Mahouid du Kaderstan, sera offert une statue en or massif d'un dragon.https://i.ibb.co/mV7kHFPc/25948588-statue-de-dragon-d-or-gratuit-photo.jpg
À son éminence, le Président Batyrkhan Nurzhanov d'Alaskhanie, sera offert le Tableau d'Iakroutsk, fait à partir de miettes d'or.https://i.ibb.co/zVXjT2Wt/1440x-AUTO-processed-article-2023-08-7b1edd68-b6b9-42d5-a6c7-34f9fb351ad7-banner-master.jpg
Et enfin, à Sa Majesté le Grand Bey Orkhan Ier du Grand Beylicat Aykhanides, sera offert un cheval de Morakhan, l'une des meilleures races du monde.https://i.ibb.co/YBbnX1DV/Friesian-Stallion.jpg
»

Miqail (Mikhaïl) s'arrêta pendant une minute, et en même temps que les cadeaux furent distribués, il reprit la parole, s'étant concerté avec ses conjoints plus tôt et encore une fois maintenant :

« — Notre présence ici témoigne de nos faveurs pour l'établissement possible de cette organisation. Seul problème étant que la Morakhan est un amas de culture. Même si la majorité de la population est tataro-mongol de façon large, dans les faits, le pays est plutôt slave. Nous pourrons discuter de ce problème.

Pour l'aspect culturel, notre pays est certainement maître dans l'art, il dispose d'une division fédérale justement consacrée à la culture. Il est très certainement très envisageable.

Pour l'aspect économique et commercial, nous sommes très ouverts. Nous sommes également en train de discuter du détroit avec de nombreuses nations à Rusalka, nous pourrons nous y adapter ou défendre les intérêts de cette possible organisation. Cependant, il faudrait voir pour l'établissement d'une seconde monnaie. Il faudrait également un certain respect des juridictions de chaque nations/états/états-nations.

Sur l'aspect technologique, nous sommes vraiment favorables. Il se peut que la Morakhan et plus généralement les pays d'Eurysie de l'Est, aient un retard technologique plus ou moins considérable à certains niveaux. Si cela permet à tout les pays ici présents de développer leurs technologies, et d'entrer plus facilement dans la modernité, nous ne nous y opposerons pas.

Nous sommes également ouverts pour ce qui est de l'aspect juridique et diplomatique. Mais, pour établir un accès touristique libre, il faudrait établir un genre de passeport ou de laissez-passer ainsi qu'une vérification accrue des personnes demandant ladite juridiction. L'aspect administratif rentre aussi dans cette catégorie. Nous y sommes ouverts.

Pour ce qui est de l'aspect militaire, du point de vue que vous nous avez présenté, nous y sommes favorables – actuellement, la Morakhan cherche à développer sa flotte de façon massive et rapide –.
»

Une fois que son discours, fut terminé, il concerta à nouveau sa délégation, et laissa la parole à d'autres.


Second vice-ministre des Affaires Étrangères, Miqail Apostolovič Vil Vij Garescu
Fait le 20/12/2015
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Rencontre des Nations Turcique au Sublime Palais, du point de vue des représentants des communautés turciques des Quatre Vallées ayant accepté de s'y rendre :

Les membres de la délégation visant à représenter les communautés turciques des Quatre Vallées, dans le cadre de la rencontre prévu à Otukhan, se composent logiquement d'une personne par communauté engagée ; personnes désignées par les membres de leur propre communauté dans les modalités décidées par eux-mêmes. Lors du trajet aller, pour se rendre à la capitale Aykhanide, le moral et l'ambiance était au beau fixe. En effet, cette rencontre arrivait à point nommé pour de nombreuses communautés turciques, beaucoup espéraient y trouver un intérêt qu'il soit stratégique, diplomatique, politique, religieux, économique ou bien culturel. Après de nombreuses années d'instabilités pour les communautés turciques des Quatre Vallées, les membres de la délégation et ceux qu'ils représentaient trouvèrent dans cette rencontre un peu d'espoir.

Une discutions se lança pendant le trajet.

"Vous pensez qu'ils vont réagir comment à Dzun Tovli ? "
"Bah, si c'étaient seulement eux nos ennemis ça irait, mais bon, c'est pas le cas, donc ça risque d'être un raz de marée partout dans le pays. Même chez notre propre peuple sa divise."
"C'est quand même eux les plus menaçants et les moins compatibles avec nous."
"Parle pour toi."
"Je parle toujours pour moi."
"Arrête alors, c'est mieux pour tout le monde."
"Vous avez intérêt à avoir l'air moins diviser devant tout le gratin. Si vous êtes ici, c'est que vous reconnaissez l'importance de cette rencontre, donc nous foutez pas la honte."
"Ouais, c'est ça..."


Arriver a destination, la délégation suivie le programme d'intronisation proposé par les organisateurs et ils parurent ravis du début à la fin. Ils laissèrent parler leur congénère sans jamais s'immiscer dans la conversation par pure politesse. Jusqu'à ce que Ilbasan Buyuk (le membre le plus important de la délégation) décide de prendre la parole.

"Sana merhaba représentants, diplomates étrangers. Qu'Allah soit avec vous pour éclairer cette rencontre au combien importante. Nous souhaitons d'abord, remerciez le Grand Bey Orkhan Ier pour cette accueil chaleureux et plein d'entrain que nous avons su apprécier à sa juste valeur. Cette rencontre ne peut que bien se dérouler dans cette ambiance. Enfin. Nous avons tout de même une petite chose à notifier. Miqail, nous acceptons vos cadeau, mais sachez que chez nous, il n'est pas de bon ton d'en offrir. Cela est généralement vu comme une humiliation par la personne recevant le cadeau. Comment vous expliquer clairement... Cette personne pourrait se sentir mal, car une chose d'une telle valeur donnée gratuitement, peut-être interpréter comme "vous n'avez pas d'argent, je vous aide". Enfin, ce n'est pas grave, nous ne vous en voulons pas, vous ne pouviez pas savoir."

L'intervention d'Ilbasan Buyuk laissa un petit froid dans la salle, mais il poursuivit comme si de rien n'était.

"Nous vous avons clairement écouté dans vos prise de parole fort intéressante. Toutefois, avant d'aller trop vite en besogne, nous souhaitons clarifier un certain point. Nous approuvons l'établissement de cette organisation, mais nous souhaitons, pour nous même, avoir un statut particulier. En effet, comme vous le savez nous ne représentons pas un Etat mais seulement des communautés avec des système de fonctionnement très différent entre eux. Ainsi, nous souhaitons obtenir un statut intermédiaire du fait de notre structure institutionnelle très différente de vous tous. Pour le dire plus simplement, vu les mesures colossales que vous souhaitez mettre en place, il nous sera impossible de tous mettre en place à notre échelle. Pour le dire encore plus facilement, nous ne pourrons vous suivre dans toutes vos mesures. J'espère que cela ne vous gêne pas trop, car nous ne pouvons faire autrement. Merci de m'avoir écouté."
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MAE
Emir Levchenko, Commissaire des Affaires Étrangères.


Emir Levchenko avait du travail dernièrement. Entre les rencontres avec les États-membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, la participation à une réunion de l'Organisation des Nations Démocratiques suite à des transferts d'armes de la Loduarie Communiste vers la Démocratie Communiste de Translavya ou encore le sommet de Rusulka. Dorénavant, Emir Levchenko était en déplacement en terre étrangère pour un sujet beaucoup plus joyeux que ses anciens déplacements. Ici, on parlera d'unité d'une culture. Le nom complet d'Emir démontrait qu'il avait en héritage en partie cette culture turcique.

Toutefois, il dut avouer à soi-même que les dernières années, il n'était pas concentré sur son héritage culturel. En outre, la République Translavique avait vécu des années traumatisantes. Tout d'abord, le pays dut vivre sous un régime fasciste sous l'ancien régime. Un traumatisme pour tous les habitants qui avaient abouti à un affrontement militaire entre la Loduarie Communiste et la Translavya. Puis l'Organisation des Nations Démocratiques et le Duché de Gallouèse avaient rejoint la partie afin de ne pas laisser le pays passer sous contrôle communiste. Suite à cette invasion et face à l'impossibilité d'entente entre les deux camps, le pays vécut une scission qui fut traumatisante pour tout le monde. C'était il y a deux ans. La République Translavique était au plus bas avec un produit intérieur brut à cinquante milliards quand sa voisine communiste, la Démocratie Communiste de Translavya, en avait cent cinquante milliards.

Désormais, la République Translavique s'était relevée à quatre cent quarante milliards pour deux cent quatre milliards pour la Démocratie Communiste de Translavya. Une réussite totale pour le Gouvernement par intérim, qui d'ici à six mois serait remplacé par un gouvernement légitime. Toutefois, ce gouvernement est né de l'actuelle composition de l'Assemblée constituante. La République Translavique ne savait pas à quoi s'attendre suite à ce rassemblement et espérait dans le meilleur des cas avoir des promesses d'investissements pour que la croissance économique reste aussi élevée que précédemment. Les communistes se rassemblaient et offraient des dons d'argent et d'armes à sa voisine communiste, ce qui inquiétait le pouvoir d'Anapol.

Le faste et l’opulence qui entouraient cette réception contrastaient violemment avec la réalité que la République Translavique avait connue ces dernières années. Emir Levchenko, bien que conscient de l’importance de la diplomatie et des relations internationales, ne pouvait s’empêcher de ressentir un léger malaise face à cette démonstration de grandeur, de richesse et d'opulence. La République Translavique restait sobre dans ses réceptions par respect pour son histoire. Toutefois, le Commissaire salua respectueusement les chefs d'État, de gouvernement et les ministres des Affaires Étrangères des nations autres que la République Translavique.

Déjà que la cérémonie d'ouverture avait gêné Emir, le discours d'ouverture eut le même effet sur lui. Tout n'était que Dieu ici ? La République Translavique avait fait le choix de la laïcité pour son État, au regard du nombre de religions représentées sur son sol. Il eut l'impression d'entrer dans une secte religieuse, un sentiment accentué par la prise de parole d'Abdal-il-Mahouid. La prise de parole du représentant de l'Azur était plus sensée, plus respectueuse des croyances de tous et toutes, un élément qu'il apprécia. Il prit la parole sur un ton neutre :

- Vos Excellences, tout d'abord, je tenais à remercier vivement le Grand Beylicat Aykhanide et Son Excellence Grand Bey Orkhan Ier pour l'organisation de ce sommet et de cette rencontre diplomatique. Toutefois, nous nous étonnons fortement de toutes ces représentations religieuses. Chacun a ses croyances, Vos Excellences, et la République Translavique est une nation laïque, du moins un État. Nous accueillons beaucoup de religions et l'État ne peut pas prendre parti pour l'une d'entre elles, vous en conviendrez. Je suis ici en tant que représentant officiel de la République Translavique et je dois avouer qu'observer toutes ces références religieuses est hors de propos et me met mal à l'aise. Nous ne sommes pas ici pour évoquer une organisation religieuse, je laisse cela aux intellectuels. Vous le comprenez, si l'organisation contient des notions religieuses, la République Translavique ne pourra pas participer à l'organisation, que ce soit en tant que membre plein ou observateur.

En cela, l'idée d'un Khagan est là aussi hors de propos. De plus, nous n'avons pas vocation à être un empire. Sur le plan philosophique, une organisation internationale peut-elle être un empire, Vos Excellences ? Je crois que non, pour plusieurs raisons que je développerai si on me le demande. Mais une organisation ne doit pas répondre uniquement aux aspirations de ses membres, elle doit s'inclure dans un environnement, un contexte international. Je crains, qu'outre la non-acceptation de certains membres ici présents, que la communauté internationale n'accepte pas un Khagan. Ce qui nous couperait de relations bien utiles pour l'avenir.


Émir observa pendant quelques secondes le Grand Bey Orkhan Ier. L'homme semblait obnubilé par sa culture, ce qu'il ne jugea pas négativement. Ce qu'il jugea négativement, ce fut sa capacité intellectuelle qui semblait s'effacer totalement lorsqu'il était question de la culture turcique. Le Khagan allait forcément nuire à l'organisation, une idée ridicule pour Emir Levchenko. Il était inquiet pour la suite de l'organisation si elle voyait le jour. Il était certain que le Grand Beylicat Aykhanide allait être la nation la plus écoutée, la plus influente de l'organisation avec le califat constitutionnel d'Azur. La République Translavique voulait des hommes sensés à la tête de l'organisation et non un homme qui se croyait prophète.

Je vais être vu comme un rabat-joie, décidément, dit-il en gloussant. Après quelques secondes, il reprit. En effet, outre la Fédération de Yukanaslavie, la République Translavique n'a eu aucun contact avec vos nations. Ainsi, nous ne pouvons décider de concevoir des armements communs, avec tout le respect qui vous est dû, Vos Excellences. Je trouve étonnant cette proposition et comment des nations qui ne se connaissent pas, ne savent pas si elles ont des intérêts stratégiques communs, peuvent être ouvertes dès à présent à cette proposition. N'y voyez pas un non catégorique, définitif, je vous prie. Seul le temps pourra dire si nous avons des intérêts stratégiques communs. De plus, la République Translavique a des relations privilégiées, très poussées avec les membres de l'Organisation des Nations Démocratiques. Nous nous employons à avoir un matériel interopérable avec les États-membres de cette organisation, ce qui est vital face aux menaces auxquelles nous faisons face.

En outre, la Démocratie Communiste de Translavya est une nation sous le joug de la Loduarie Communiste. Rendez-vous compte, dans le gouvernement de cette nation prétendument indépendante, des membres étrangers à la Translavya s'y sont trouvés. Nul ne peut croire que cette nation est indépendante quand nous avons eu un long processus, mais nécessaire pour ancrer notre indépendance. Une constitution proposée par l'Assemblée constituante et qui fut adoptée par référendum par le peuple. Cette nation est menaçante, alors que nous n'avons reçu que des livraisons très mineures, le nécessaire pour une police militaire, la Loduarie Communiste a livré semble-t-il une cargaison importante d'armes à notre voisine communiste. Bref, bien que nous ne soyons pas membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, elle reste vitale pour notre survie à court et moyen terme. Mais je le redis, si nous avons des intérêts stratégiques communs, nous ne sommes pas contre le développement de matériel commun à long terme.

Concernant un soutien militaire en cas de conflit, nous n'y sommes pas opposés, mais nous attendons de voir le traité final et comment cela sera matérialisé par écrit. Par ailleurs, vous n'avez pas présenté les objectifs des mesures que vous proposez, ce qui est troublant, je dois bien l'avouer. Les mesures que vous proposez s'inscrivent dans une vision, un objectif, du moins c'est ma pensée. Si nous pouvions savoir, Votre Excellence, votre vision sur cette organisation que vous proposez, cela serait d'une grande aide.

Sur le reste des sujets, nous rejoignons la parole sage du Califat constitutionnel d'Azur, Vos Excellences, outre la seconde monnaie bien évidemment. Pour l'instant, vous n'avez aucunement présenté les objectifs d'une seconde monnaie. Sans explication des objectifs, nous ne pouvons pas nous prononcer pour, j'espère que vous le comprenez. Outre les objectifs, la question du contrôle de la monnaie reste une question relativement importante pour les politiques monétaires. La banque centrale devra être absolument indépendante du pouvoir politique et de quelconque pouvoir, pour s'assurer une politique monétaire répondant aux besoins de tous les États adoptant la monnaie.
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