Le référundum de Tesson pour devenir le Deuxième Tsar de Poëtoscovie
Un refus massif de la population
Source : La Petite Plume
Après avoir interdit l'accès au Parlement à l'ensemble des élus Anarchistes pour se former une majorité dans la Chambre des gouverneurs et à l'Assemblée Constitutionnelle, un ensemble de gouverneurs s'étaient alliés afin de former la Poëtoscovie Démocrate, soit un territoire où les actes législatifs passés sous l'administration de Tesson seraient jugés inconformes au droit et donc inapplicables. Cette vaste coalition républicaine empêche alors de nouveau le chef de l'État de diriger selon son souhait.
Devant l'impossibilité de pouvoir régner, Sébastien Tesson ne rouvre pas le Parlement à ses opposants politiques, mais décide à la place de se placer en retrait. La Poëtoscovie Démocrate ayant récupéré le siège de la République de Poëtoscovie à l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme, plusieurs observateurs politiques internationaux craignaient de voir des affrontements armés éclater. En effet, la Poëtoscovie Démocrate aurait par exemple pu demander aux Casques rouges de l'UICS une aide militaire, du moins logistique, afin de permettre l'émergence d'un pouvoir suspendu au jugement de Lyonnars, auquel il apparait clairement que tout l'UICS est vassalisée. Par ailleurs, il n'était pas exclu que l'armée refuse de se battre contre le reste de la population, soutenant majoritairement le Parti Zolien. Jolan Sandro fut effectivement responsable de l'ouverture de milliers de postes dans l'armée afin de combattre le chômage quelques années plus tôt. Pour ces deux raisons, conscient qu'il serait perdant en cas de conflit, Sébastien Tesson s'est jusqu'à présent borné au silence, du moins aux affaires courantes, et n'a mis à exécution aucun point de son programme, comme par exemple la « censure des termes wokes », la dépénalisation de la distinction salariale femme-homme ou bien au contraire la criminalisation de l'homosexualité. Chacune de ces mesures aurait, en effet, enflammé la politique intérieure du pays et aurait sans aucun doute résulté par la défaite de Sébastien Tesson.
Du côté du Parti Zolien, les choses n'ont pas beaucoup bougé non plus. Depuis la mort de Jolan Sandro, le parti semble comme à l'arrêt et se complait à se remémorer les grandes réformes passées. Si pour eux la création de la Poëtoscovie Démocrate est pleinement justifiée, Sébastien Tesson est bien arrivé au pouvoir de manière démocratique et sans aucune fraude électorale. Ainsi, si les membres du Parti Zolien, à la tête duquel figure Roxane Rostand, étonnent par leur inaction, ceux-ci poursuivent les avancées sociales et progressistes dans leurs provinces sans rechercher non plus quelque affrontement avec les autorités nationales du pays.
Le 28 janvier 2016, Sébastien Tesson demande à être nommé Tsar par référundum, comme le prévoit la constitution poëtoscovienne et suivant un schéma similaire à celui de son prédécesseur. Dans un long discours prononcé à la télévision, celui-ci explique que plusieurs éléments le conduisent à demander un pouvoir absolu à la population. Tout d'abord, celui-ci explique que différentes puissances nazumies, dont le Jashuria, s'opposeraient à la politique internationale poëtoscovienne et à sa souveraineté, notamment à la stratégie balistique déployée par le gouvernement et le ministère de la Défense. Par ailleurs, la montée des tensions géopolitiques et diplomatiques partout dans le monde, comme au Gondo où la Poëtoscovie ne s'est positionnée que par une déclaration internationale commune, nécessiterait une réponse forte et ferme, qui montrerait une affirmation de la puissance poëtoscovienne dans le monde. Il en appelle alors à la responsabilité collective du peuple et des élus de tous bords « républicains » afin de voir l'émergence d'un pouvoir poëtoscovien fort.
Immédiatement après la déclaration du Président de la République, des milliers de citoyens sont descendus pour protester contre cette demande. Le Parti Zolien, le Parti Anarchiste et le Parti Beauvoirien ont, eux, exprimé leur sincère inquiétude quant à la concentration de tous les pouvoirs dans les mains d'un seul homme, qui plus est Sébastien Tesson. Ils dénoncent des moyens détournés pour mettre fin à la Poëtoscovie Démocrate, le chef de l'État possédant alors tous les pouvoirs dès sa nomination en tant que Tsar. Enfin, même le journal pro-lovecraftien P-News s'est montré réticent à cette nomination, déclarant que la politique menée par Tesson n'avait été à la hauteur d'aucune ambition et que le programme lovecraftien n'avait jamais été mis en place. Dans la rue, la population condamne fermement les positions militaires de la Poëtoscovie et prône l'amitié poëtojashurienne comme symbole de paix sur tout le continent.
Un référendum précipité, afin de ne pas donner la possibilité à l'opposition de s'exprimer, s'est organisé le même soir que la déclaration. En effet, chaque citoyen ayant à sa disposition une "tablette électorale" dans laquelle il rentre sa pièce d'identité, Sébastien Tesson a demandé, pendant son discours, aux citoyens de sortir cette tablette pour voter le "oui". Or, la population en a décidé du contraire, car, bien qu'ayant remporté les élections moins d'un an auparavant, le "non" a remporté le référendum avec 87 % des suffrages. Le porte-parole du gouverment a alors annoncé que le chef de l'État avait pris acte de cette décision à 20 h, heure de clôture du scrutin. Il s'en tiendra à la parole de la Nation, donnant raison au régime démocratique et évitant, sans aucun doute, une violence inutile entre le régime de Tesson et la Poëtoscovie Démocrate. Il a toutefois déclaré qu'il ne démissionnerait pas.

Inspiration HRP : L'inaction du Parti Démocrate à l'arrivée de Donald Trump au pouvoir et la vive réaction de la part de la société civile.