27/03/2016
10:59:09
Index du forum Continents Nazum Poëtoscovie

📺 Activités intérieures

Voir fiche pays Voir sur la carte
1052
🌸ꗥ~ꗥ🌸 𝐀𝐂𝐓𝐈𝐕𝐈𝐓𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐓𝐄𝐑𝐈𝐄𝐔𝐑𝐄𝐒 🌸ꗥ~ꗥ🌸

Ministère de l'Information

Par défaut, les informations ci-dessous sont publiques. Toutefois, si cela devait n'être pas le cas, un mention serait apportée au niveau de la source.

Description des sources :
• P-News : Journal télévisé de droite possédé par un proche du Parti Lovecraftien.
• La Petite Plume : Journal papier orienté divers-gauche.
• Les Ministères et administrations publiques : Informations contrôlées par l'État.

Articles publiés :
L'hiver en Poëtoscovie
La défense terrestre de la Poëtoscovie
Le soutien des minorités du Pravoslavnyy par la Poëtoscovie
Le développement de l'économie en Poëtoscovie
La Sécurité d'État de Poëtoscovie
Le référundum de Tesson pour devenir le Deuxième Tsar de Poëtoscovie
Les armes à feu en Poëtoscovie
L'intervention militaire dans le désert par la Poëtoscovie
L'alcoolisme en Poëtoscovie
Le discours d'un résistant vélèsien au Sénat de Poëtoscovie
L'investissement culturel à l'étranger par la Poëtoscovie
Le nouveau test de missiles balistiques de la Poëtoscovie
3556
L'hiver en Poëtoscovie
Un défi logistique d'ampleur

Source : P-News

Compte-tenu de la position géographique de la Poëtoscovie, il est tout à fait normal que celle-ci subisse soit mise à l'épreuve par un climat peu acomodant. En particulier sur la saison hivernale, la météo suscite des adaptations sociétales considérables afin d'empêcher une immobilisation totale tant sur le plan économique que sur le plan social.

La Poëtoscovie, quoique n'étant pas d'une superficie particulièrement grande (113 159 km²), voit pour premier déjà la maîtrise de son territoire. Essentiellement sauvage, la faible population dont une partie importante est concentrée dans les cinq premières villes du pays rend l'immense majorité du territoire rural, et il n'est pas rare de voir des provinces entières dont le nombre d'agglomérations est trop faible pour justifier l'entretenir de réseaux de transports performents, créant ainsi une véritable rupture entre les zones essentiellement urbaines et celles principalement rurales.

Pour la Poëtoscovie, l'hiver est avant-tout synonyme de ralentissement des activités économiques et sociales. On considère que 12% des sociétés sont à l'arrêt au moins trois semaines par an, et qu'environ 45% des établissements scolaires ferment au moins un mois durant des périodes d'enseignement. Par ailleurs, sur les mois de décembre à mars, le nombre de trains en circulation est réduit au minimum pour assurer un service convenable, et toutes les lignes inter-rurales sont mises à l'arrêt pour des questions financière, car le déblaiement des voix de fer est trop coûteux pour se permettre de s'occuper de toutes. Chaque année, une cellule de crise du Ministère des Transports est mise en place pour pallier ces problèmes là, et des alternatives sont proposées. Dans le cas du commerce, les frets par train sont rempalcés par des livraisons aérienne, augmentant considérablement le prix des biens, ce qui a des répercussions directes sur le pouvoir d'achat des Poëtoscoviens.

Sur l'hiver 2014-2015, le gouvernement avait débloqué 7 milliards d'æuros pour l'entretien des routes, des chemins de fers et principalement tout axe de communication dont l'efficacité était compromise principalement en raison de la neige qui le recouvrait, ou bien de la glace qui empêchait d'emprunter ces voies. Ainsi, l'ensemble la plupart du réseau autoroutier et routier de la Poëtoscovie a pu être utilisé par les usagers. Toutefois, au-delà des initiatives à l'échelle de l'État, les provinces et municipalités ont également dû investir dans les mesures préventives et les moyens d'adaptation au climat. Au total, on estime le coût représenté par ces initiatives à hauteur de plus de 13 milliards d'æuros.

Le coeur du dispositif tient à l'organisation général des moyens déployés par l'État. En effet, une répartition préétablie des axes de communication permet un dégagement autrement plus rapide des voies, et donc parallèlement un ralentissement moins important des activités. L'État central, lui, s'occupe des réseaux autoroutiers et des axes routiers majeurs. Il est également en charge des liaisons ferroviaires dont une extrémité joint l'une des cinq villes les plus importantes : Hernani-centre, La Révoltée, Rome, Loreïgrad et Tienne. Chaque Province, elle, se voit contraire de traiter les routes entre les principales agglomérations ainsi que les lignes ferroviaires de son choix. Enfin, les municipalités s'occupent des routes en leur sein. Une telle organisation permet ainsi, en un minimum de temps, de dégager les espaces de transport pour permettre le passage de flux de personnes ainsi que de marchandises.

Une telle gestion comporte donc des enjeux essentiels pour la Poëtoscovie, qui ne saurait subvenir aux besoins même les plus primaires de sa population sans ce genre de fonctionnement. La période hivernale pose de véritables problèmes techniques à l'échelle de l'État, notamment financièrement, car les coûts de l'entretien des axes de communicaton s'avèrent importants et reviennent chaque année.

Image

HRP : inspiré des problématiques rencontrées par l'Estonie dans sa gestion des voies de transport.
4631
La défense terrestre de la Poëtoscovie
Une stratégie territoriale

Source : P-News

Tandis que le monde connait des conflits d'une ampleur encore inégalée, la Poëtoscovie se hisse comme puissance économique et culturelle. Toutefois, la défense de son territoire demeure l'un des enjeux phares de son ascension parmi les États les plus influents au monde. L'armée de terre poëtoscovienne, afin de pallier les limites qui lui sont imposées, use alors de stratégies multiples afin de remplir ses missions.

L'armée poëtoscovienne figure parmi celles, dans les États les plus développés économiquement, disposant du moins d'hommes. En effet, pour celle-ci compte pour l'heure 4000 soldats, 5000 réservistes et 3000 conscrits. Pour donner un ordre d'idée, le pays succédant la Poëtoscovie en terme de PIB, le Maronhi, possède 190 000 soldats, tous types confondus. Le Burujoa, prédécesseur de la Poëtoscovie en terme de PIB, ne possède que 60 000 soldats, tous types confondus, ce qui se veut plus rassurant. Cela s'explique par différents facteurs. Tout d'abord, le fait que la Poëtoscovie se trouve au Nazum ne donne pas la nécessité d'avoir un nombre de soldat très élevé, le continent ne connaissant pas de conflit majeur et demeurant plutôt stables. Ensuite, il retourne d'un choix de la Poëtoscovie d'investir davantage dans ses services de renseignement que dans son armée.

En outre, la recherche militaire n'est, en Poëtoscovie, pas aussi poussée qu'elle l'est pour d'autres puissances d'un rang économique environ équivalent. Le peu de financement public dans les sciences allant dans une recherche plus fondamentale, la production militaire ayant lieu dans le pays se contente donc d'armement de basse génération. Or, en armant les soldats Poëtoscoviens de la sorte, ceux-ci sont donc désavantagées face à un potentiel ennemi d'un point de vue matériel.

Pour pallier ces problèmes que rencontrent l'armée de terre, le gouvernement a lancé une vaste campagne de recrutement. En une semaine, ce sont plus de 5 000 nouvelles recrues qui ont été envoyées dans une formation d'un an pour regagner le corps d'infanterie. Le coeur de la formation porte principalement sur la défense d'un territoire rural, comme on en compte de nombreux en Poëtoscovie. Par ailleurs, afin de moderniser son équipement, l'État s'est récemment fait acquéreur de matériel auprès de sociétés militaro-industrielles basées au Grand Kah. Ainsi, la Poëtoscovie bénéficie d'instruments technologiques de pointe, comme une dizaine d'avions de chasse de dernière génération, assurant un atout incontestable de l'Armée de l'Air de Poëtoscovie.

Le territoire poëtoscovien est au coeur de la politique nationale menée, depuis plusieurs décénies, par l'État. Afin de correspondre au type de stratégie souhaité en cas de guerre sur son sol, l'armée de terre a développé un fonctionnement singulier des troupes de défense. Se démarquant par leur autonomie, chaque groupe de soldats est en charge d'un territoire à défendre. Il parait très clair qu'en cas de guerre, la Poëtoscovie ayant un réseau de transport relativement limité compte-tenu du peu d'habitant, les infrastructures liées aux communications seront les premières cibles. Ainsi, dans une armée traditionnelle, les soldats ne pourraient agir sans les ordres de leur hiérarchie. En Poëtoscovie en revanche, chaque groupe est parfaitement indépendant et n'a pour seul objectif que de garder la maîtrise sur le territoire qui lui est dédié quel qu'en soit le prix. Chargés eux-mêmes de la protection de leur zone, on retrouve dans chacune d'elles un poste militaire dans lequel on retrouve le nécessaire pour lutter un maximum de temps coupé de tout autre corps de l'armée. Ainsi nourriture, munitions et autre sont disponibles en quantité suffisante pour tenir trois mois sur une ligne de front. Cette autonomie en terme de commandement est alors redoutable pour assurer la maîtrise du territoire par l'armée.

Toutefois, en cas d'intervention extérieure, mobilser l'armée devient un tâche d'une extrême complexité. Les ressources militaires étant dispersées de manière environ homogènes sur le territoire poëtoscovien, mener des opérations en dehors du pays relève alors d'une logistique minutieuse. Quoiqu'il existe évidemment des forces mobilisables, il serait vraiment difficile pour la Poëtoscovie de mobiliser l'ensemble de ses hommes et de son matériel dans une zone de conflit étrangère.

Afin de se montrer à la hauteur des enjeux internationaux en terme de défense, l'armée poëtoscovienne a recourt un maximum aux exercices militaires en conditions réalistes. La géographique poëtoscovienne présentant un nombre varié de terrains sur lesquels les soldats peuvent s'entraîner, ceux-ci voient s'oppérer quelques mutations de zone en zone afin d'apprendre à s'adapter à l'environnement. Toutefois, les soldats restent majoritairement spécialisés dans la zone qu'ils défendent, et demeurent bien souvent des experts de la province qu'ils occupent. Aussi n'est-il pas rare d'avoir comme réserviste des guides, des sauveteurs, etc. Par ailleurs, des exercices de logistique ont également lieu. C'est une spécificité purement poëtoscovienne, durant laquelle on ne simule aucun combat, l'enjeux étant l'organisation générale, notamment le déplacement des unités au sol et leur ravitaillement.

Image

HRP : inspiré de la gestion militaire du territoire finlandais
0
Le soutien des minorités du Pravoslavnyy par la Poëtoscovie
Un engagement humaniste

Source : La Petite Plume

Dans son "1er décret" et "2e décret", le Tsarat Pravoslavnyy a décidé de criminaliser l'homosexualité, la bisexualité et la transexualité. Ces dernières infractions sont passibles, dans le pays, de la peine de mort. Plus de 5 milliers d'individus ont été arrêtés dans le cadre de cette loi, provoquant la colère internationale.

Quoique la Poëtoscovie se soit toujours inscrite dans la défense des intérêts des populations face à l'autoritarisme de certains États, comme dans le cas du Diambée où la Nation Littéraire avait eu l'occasion de négocier avec les autorités, aboutissant à la condamnation des responsables du génocide, cette fois-ci le Ministère des Relations Internationales n'a pas réagi. En effet, alors que différents pays commençaient à s'insurger des pratiques tout à fait cruelles perpétrées au Pravoslavnyy, l'État poëtoscovien a préféré garder une position neutre afin d'être en mesure de s'imposer comme force essentielle au coeur des négociations.

Toutefois, le Ministère des Relations Internationales n'est pas resté sans rien faire, car il est du devoir de toute puissance qui en a les capacité d'oeuvrer pour la protection des libertés les plus fondamentales. S'agissant d'un grave manquement aux droits essentiels de tout citoyen, la Poëtoscovie s'est alors employée à déployer une stratégie dans l'objectif de convenir à la fois aux autorités locales, à la fois aux exigences humanitaires de toute nation davantage progressiste que ne l'est le régime ultra-nationnalite du Tsarat. Procédant dans la même idée que lors de la fin du conflit opposant la Vélèsie à la Poëtoscovie, cette dernière s'est proposée d'envoyer des avions de ligne chercher les supposés criminels afin de les exfiltrer légalement vers le Nazum. Le Ministre des Relations Internationales a alors proposé cela à son homologue, lui exprimant ses sincères préoccupation quant au respect des droits humains les plus fondamentaux. Les négocitations ne durèrent pas longtemps, et le Tsarat accepta, conscient qu'il en allait de son image sur la scène internationale auprès des autres puissances avec lesquels il devrait bien, un jour ou l'autre, composer.

Alors que nul autre pays n'avait émis d'alternative à l'exécution des supposés criminels du Pravoslavnyy, la stratégie diplomatique poëtoscovienne s'annonce gagnante, puisque le régime a accepté cela, sans doute par peur des représailles d'autres États ayant exprimé leur soutien aux individus accusés. Cette victoire n'est donc pas celle d'Hernani-centre, car elle résulte d'un engagement collectif pour les droits des peuples et contre l'autoritarisme.

Les avions réquisitionnés par la Poëtoscovie pour cet immense déplacement de personnes a constitué un convoi aérienne exceptionnel d'une longueur presque inégalée dans l'histoire de l'aviation civile. Escortés par une dizaine d'avions de chasse de l'Armée de l'air poëtoscovienne, les appareils n'ont connu aucun problème. Bien que l'aviation militaire n'entra pas dans l'espace aérien du Pravoslavnyy, l'embarquement, géré par les autorités locales, ne connut aucune encombre. En 36h, l'ensemble des accusés ont pu regagner Hernani-centre sain et sauf sans incident diplomatique ou militaire quelconque.

La Poëtoscovie souffrant d'un nombre trop faible d'habitants, l'arrivée en masse de populations étrangères n'a provoqué aucune objection, même parmi les partis de droite, dont le Parti Lovecraftien. Bien au contraire, il s'agit ici d'une opportunité d'offrir à la Poëtoscovie des perspectives de développement économique et démographique. Quand bien même l'impact d'un tel déplacement de populations serait minime, cette dernière renvoie un signal fort à travers le globe, exprimant la volonté de la Nation Littéraire de demeurer une terre d'accueil pour l'ensemble de ceux qui le souhaitent.

L'intervention diplomatique de la Poëtoscovie s'inscrit pleinement dans la nouvelle politique internationale menée par le Ministre des Relations Internationales, Piotr Vassia, lequel souhaite réformer en profondeur les relations que l'État entrentien avec le reste du monde. Souhaitant un ouverture sur le monde, au delà même des frontières continentales, le pays souhaite s'impliquer dans les luttes à l'échelle planétaire afin de lutter collectivement dans le soucis des grands enjeux contemporains. En outre, la résolution de cette crise avec le Tsarat de Pravoslavnyy acte une présence géographique qui n'a désormais plus de borne pour la diplomatie poëtoscovienne qui se veut prête à relever l'ensemble des défis se présentant aux sociétés libres et démocratiques.


Image
4904
Le développement de l'économie en Poëtoscovie
Un essor fulgurant

Source : La Petite Plume

La Poëtoscovie, pays du Nazum, s'est longtemps inscrit parmi le Tiers-Monde. Faiblement peuple, n'exploitant pas les nombreuses ressources naturelles à sa disposition, le pays a toujours privilégié le développement culturel et social sur celui économique. Toutefois, la nouvelle politique intérieure menée depuis Sandro jusqu'à nos jours change la donne, et relance une industrie qui jusqu'à présent figurait au second plan.

L'ex-président de la République et Premier Tsar de Poëtoscovie en période de crise, Jolan Sandro, avait de hautes ambitions, qu'il qualifiait "à la hauteur de la Nation". Convaincu que nul régime ne peut tenir sans diversité économique, celui-ci s'est inscrit dans la ligne de son parti, et a encourragé le développement culturel du pays. Toutefois, rompant avec une certaine tradition pacifiste au regard de l'actualité internationale brûlante et des tensions dans lesquelles était plongé l'État - crise avec la Vélèsie et crise avec Sterus principalement -, Sandro a débloqué des fonds spéciaux pour l'armée, laquelle a permi à des entreprises d'armement de se développer. L'ouverture permanente de telles usines ont généré des centaines d'emplois stables. Par ailleurs, l'État s'est aussi engagé dans un plan d'investissement massif dans la recherche scientifique. Aucunement développée sur ce plan là, la Poëtoscovie s'est en effet saisi du problème et a fait ouvrir ses premiers laboratoires sur son sol. C'est là une innovation économique par rapport aux politiques précédentes, lesquelles étaient bien plus réticentes à ouvrir le pays au monde et aux domaines de la recherche. La Poëtoscovie aurait ainsi pu ratrapper le retard qu'elle avait accumulé si Sébastien Tesson, président de la République depuis 2015 et dont le mandat prendra fin en 2016, avait poursuivi dans le même esprit que son prédécesseur. Propre au Pari Lovecraftien, lequel se montre profondémment obscurantiste, considérant les avancées scientifiques néfastes pour l'Église, celui-ci réduit drastiquement les budgets alloués la recherche. On estime aujourd'hui que 14 centres de recherche sur 15 auraient été construit grâce à l'investissement de l'État durant le mandat et le règne de Jolan Sandro.

Avec la disparition des problèmes liés à la légère hausse du chômage, lequel n'avait jamais été l'une des grands problématiques poëtoscoviennes, mais surtout la modernisation de l'industrie et la répartition plus équitable des richesses, le pays a pu compter une diminution du taux de misère. Par ailleurs, tous les indices relatifs au pouvoir d'achat indiquent que celui-ci a été réhaussé par l'innovation suscité par une telle politique économique. Cet élan d'industrialisation de la Poëtoscovie lui vaut, en 2015, d'être compté parmi les 5 États nazumis avec le meilleur PIB/habitant (cf Rapport sur le Nazum).

Se modernisant et s'inscrivant dans une ouverture sur le monde sans précédent, la Poëtoscovie s'est donc vite rendu compte qu'il lui fallait un lieu de concentration des activités économiques et financières où pourraient s'opérer les grandes discussions d'ordre national, continental et international. C'est alors que le Gouvernement a ordonné, en 2012, de raser l'un des quartiers défavorisés de la ville pour y établir un centre d'affaires. En parallèle, des immeubles ont été bâtis en banlieue pour pouvoir y loger plus dignement des individus qui souffraient de mauvaises conditions de vie dans la capitale. Quoique critiqué très nettement par les Anarchistes et tout un pan du Parti Zolien, les travaux eurent tout de même lieu. Comptant plusieurs gratte-ciel, le nouveau centre de commerce international voit bien vite des firmes transnationales y établir leur siège social, comme HydroCommerce ou encore la Société du Marché d'Influence (SMI). Par ailleurs, des institutions bancaires s'y établissent également, c'est le cas notamment de Crédit Direct, première banque et assurance de Poëtoscovie, laquelle compte l'État comme actionnaire majoritaire.

Le 24 janvier 2016, la Poëtoscovie devient officiellement la deuxième puissance du Nazum en matière d'économie. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 980 milliards d'æuros, la Nation Littéraire passe devant l'Empire Burujoa, et s'inscrit comme acteur majeur des questions financières du continent. Quoique n'appartenant pas aux Accords signés par le pays du Nazum du Sud, pour des questions géographiques et géopolitiques, la Poëtoscovie tente de se faire entendre et diversifie ses rapports notamment commerciaux avec les puissances étrangères. Par l'intermédiaire de sociétés, par exemple agroalimentaires, la Poëtoscovie devient partenaire commercial d'États comme l'Akaltie ou le Wanmiri. Plus récemment, le Gouvernement a même expliqué vouloir se rapprocher commercialement du Drovolski afin de s'équiper convenablement et d'être client de nucléaire pour un usage civil.

L'essor économique de la Poëtoscovie n'étant toujours pas achevé, il est prévu que celle-ci aille même jusqu'à dépasser son allié de l'UICS, la Nation Communiste de Loduarie, en terme du PIB. Aussi est-il à supposer que la Poëtoscovie pourrait prendre une place plus importante dans les rapports interétatiques en terme financier, s'extirpant du Tiers-Monde pour se hisser parmi les États dont le stade de développement économique est important. La Poëtoscovie s'inscrit donc pleinement comme pays émergent.

Note : le terme d'émergent est une notion économique qui n'est pas liée au développement d'un pays (lequel est lui-même la capacité de répondre aux besoins) d'une population donnée.


Image
6091
La Sécurité d'État de Poëtoscovie
Un panoplie d'ingérences commandées à distance

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel

Les services secrets d'un pays ont, de manière générale, deux missions à l'étranger. Tout d'abord, ceux-ci peuvent être chargés d'espionnage, lequel consiste en le fait d'obtenir des informations à caractère confidentiel par des moyens détournés. D'autre part, les services peuvent être à l'origine d'ingérences sur un sol étranger, soit le fait de déstabiliser un État étranger en éprouvant le modèle politique concerné. Nous détaillerons ici des types d'ingérences que les services secrets poëtoscovien, la SEP, sont susceptibles d'utiliser, ou du moins auxquelles ils sont formés. Nous nous intéresserons

L'un des moyens de destabiliser un État étranger est de s'attaquer au coeur de son pouvoir. En démocratie, là où l'opposition peut avoir un rôle important, il est facile de la manipuler pour qu'elle oriente les débats vers un point arrangeant la Poëtoscovie. Par idéologie, égo, chantage ou corruption financière, ammener des opposants à oeuvrer soit en faveurs d'éléments désignés par la SEP, soit de semer le chaos, devient facile et permet de s'attaquer de manière assez nette au régime ennemi. Toutefois cette méthode n'est pas sans risque, car si l'ingérence est découverte, il sera relativement aisé de mettre en lien l'acte de manipulation de la personnalité politique et la SEP.

Pour déstabiliser une Nation, il n'y a rien de plus efficace que de susciter la peur de toute une population. Chiffres de la criminalité augmentés artificiellements, exagérations de scandales alimentaires, invention de rumeurs sur la corruption, élaboration de complots sur les vaccins : l'importance n'est pas la véracité des fait, mais bien leur degré de crédibilité. L'ensemble des ces informations doivent être introduites via de faux médias, lesquels peuvent suivre plusieurs modèles. Dans un cas, il est possible de créer des médias de toutes pièces, notamment sur les réseaux sociaux, pour manipuler l'opinion publique. L'autre méthode consiste à la copie du design d'un média existant et perçu comme une autorité reconnue pour y faire circuler des informations déstabilisantes. Bien évidemment, la portée de tels actes reste limités. La seconde étape d'une l'élaboration d'un tel plan est de faire reprendre par des journaux officiels ces informations-là. Pour cela, de manière générale, un minimum de temps suffit, surtout lorsque d'autres moyens sont employés par ailleurs pour s'attaquer au système ciblé.

En piratant des structures sensibles, la SEP peut montrer la vulnarébilité d'un État étranger. Par exemple, en coupant à distance le courant d'un hôpital ou en prennant la distance de ses machines, il est possible d'incarner une supériorité technologique effrayante pour la population qui en est la victime. De plus, de tes actes seront nécessairement relayés par la presse, ce qui donnera d'autant plus d'impact au piratage informatique qui a eu lieu. Les écoles, hôpitaux et sites associatifs sont bien souvent trop peu protégés pour des attaques ordonnées par des organisations derrière lesquelles se trouve un État. Aussi est-il aisé d'user et abuser de failles qui permettent, bien souvent, de destabiliser l'État ennemi en suscitant la peur et, ou la panique de sa population. Pour cela, il est également possible de s'attaquer aux institutions financières. Même dans le cas où le piratage n'aboutirait pas, le fait de savoir qu'un raid informatique a eu lieu diminuera la confiance que les habitants ont dans leurs instances économiques, soit en le socle du système dont ils font partie.

Toujours pour jouer sur la peur du peuple de l'État adverse, il est bien souvent facile de manipuler l'opinion publique via les réseaux sociaux, et en particulier des générations les plus jeunes. Pour cela, il convient d'innonder en masse les réseaux les plus utilisés par des propos politiques extrémistes, révolutionnaires et, ou incitant à la haine des communautés minoritaires marginalisées dans le pays ciblé. L'objectif est alors de créer des tensions internes, lesquelles sont un terreau fertile pour toute autre intervention sur le sol de la puissance étrangère.

Pour déstabiliser un État, il convient également de s'en prendre à ses fondements et aux plus vulnérables. Principalement, la démocratie réside sur les élus locaux, les magistrats et les enseignants. Lancer une large campagne de menace de mort pour les individus exerçant ces professions permet alors de nettemment augmenter les craintes au sein du pays, et d'instaurer un climat de peur. Par ailleurs, le fait de cibler les enseignant impactera nécessairement tout le système scolaire, lequel sera alors davantage protégé et fera entrer la jeunesse dans une constante atmosphère de guerre. Or, cette tension constante est, d'une part la base de mobilisations violentes, et d'autre part le fondemment de la pyramide citoyenne, constituant à l'avenir le nouveau corps électoral.

Les lieux religieux et les transports sont, dans beaucoup de sociétés, une forme de substrat de toute vie sociale et économique. L'immobilisation, même temporaire et partielle, de tels endroit démontre avant tout la capacité des services secrets de pouvoir geler le système ciblé. Cela peut notamment passer par de fausses alertes à la bombe. Ainsi, on peut stopper le trafic aérien d'un pays entier par un simple coup de téléphone et sans crainte quelque répercussion, tout cela pour des conséquences tout de même phénoménales compte tenu du peu de temps nécessaire à la réalisation d'une telle opération. D'autre part, s'attaquer aux lieux de culte parait un point clef de la destabilisation d'un régime, puisque cela ravive des tensions entre communauté, et renforce le sentiment de victimisation de certaines confessions.

Enfin, pour affirmer directement sa supériorité sur un État étranger, il convient de faire planter ses sites internets, lesquels représentent une version numérique du pouvoir. Tout service secret réussisant à rendre inoppérationnel un site gouvernemental adverse manifeste alors le caractère vulnérable de l'État en question, et permet de s'illustrer comme puissance dominante. Les attaques par déni de service étant d'une simplicité enfantine à mettre en place, et ayant pour unique possibilité pour la contrer une augmentation drastique de moyens, ce mode opératoire s'annonce plutôt facile pour des résultats impressionnants. En effet, en piratant les bons sites au bon moment, comme les impôts les derniers jours où l'on peut encore rendre ceux-ci, voire les sites des université lors de voeux, les conséquences d'actes aussi simples peuvent être grandes et paralyser tout un État.

Depuis la Poëtoscovie, la SEP a de nombreux moyens pour demeurer autrice d'inférences étrangères et agir sur l'ennemi. Dans le contexte géopolitique actuel, les services secret poëtoscoviens se tiennent prêts à toute éventualité, défensive comme offensive.


Image

Inspiration HRP : la Fédération Russe et ses tentatives répétées de déstabilisation des démocraties européennes.
5095
Le référundum de Tesson pour devenir le Deuxième Tsar de Poëtoscovie
Un refus massif de la population

Source : La Petite Plume

Après avoir interdit l'accès au Parlement à l'ensemble des élus Anarchistes pour se former une majorité dans la Chambre des gouverneurs et à l'Assemblée Constitutionnelle, un ensemble de gouverneurs s'étaient alliés afin de former la Poëtoscovie Démocrate, soit un territoire où les actes législatifs passés sous l'administration de Tesson seraient jugés inconformes au droit et donc inapplicables. Cette vaste coalition républicaine empêche alors de nouveau le chef de l'État de diriger selon son souhait.

Devant l'impossibilité de pouvoir régner, Sébastien Tesson ne rouvre pas le Parlement à ses opposants politiques, mais décide à la place de se placer en retrait. La Poëtoscovie Démocrate ayant récupéré le siège de la République de Poëtoscovie à l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme, plusieurs observateurs politiques internationaux craignaient de voir des affrontements armés éclater. En effet, la Poëtoscovie Démocrate aurait par exemple pu demander aux Casques rouges de l'UICS une aide militaire, du moins logistique, afin de permettre l'émergence d'un pouvoir suspendu au jugement de Lyonnars, auquel il apparait clairement que tout l'UICS est vassalisée. Par ailleurs, il n'était pas exclu que l'armée refuse de se battre contre le reste de la population, soutenant majoritairement le Parti Zolien. Jolan Sandro fut effectivement responsable de l'ouverture de milliers de postes dans l'armée afin de combattre le chômage quelques années plus tôt. Pour ces deux raisons, conscient qu'il serait perdant en cas de conflit, Sébastien Tesson s'est jusqu'à présent borné au silence, du moins aux affaires courantes, et n'a mis à exécution aucun point de son programme, comme par exemple la « censure des termes wokes », la dépénalisation de la distinction salariale femme-homme ou bien au contraire la criminalisation de l'homosexualité. Chacune de ces mesures aurait, en effet, enflammé la politique intérieure du pays et aurait sans aucun doute résulté par la défaite de Sébastien Tesson.

Du côté du Parti Zolien, les choses n'ont pas beaucoup bougé non plus. Depuis la mort de Jolan Sandro, le parti semble comme à l'arrêt et se complait à se remémorer les grandes réformes passées. Si pour eux la création de la Poëtoscovie Démocrate est pleinement justifiée, Sébastien Tesson est bien arrivé au pouvoir de manière démocratique et sans aucune fraude électorale. Ainsi, si les membres du Parti Zolien, à la tête duquel figure Roxane Rostand, étonnent par leur inaction, ceux-ci poursuivent les avancées sociales et progressistes dans leurs provinces sans rechercher non plus quelque affrontement avec les autorités nationales du pays.

Le 28 janvier 2016, Sébastien Tesson demande à être nommé Tsar par référundum, comme le prévoit la constitution poëtoscovienne et suivant un schéma similaire à celui de son prédécesseur. Dans un long discours prononcé à la télévision, celui-ci explique que plusieurs éléments le conduisent à demander un pouvoir absolu à la population. Tout d'abord, celui-ci explique que différentes puissances nazumies, dont le Jashuria, s'opposeraient à la politique internationale poëtoscovienne et à sa souveraineté, notamment à la stratégie balistique déployée par le gouvernement et le ministère de la Défense. Par ailleurs, la montée des tensions géopolitiques et diplomatiques partout dans le monde, comme au Gondo où la Poëtoscovie ne s'est positionnée que par une déclaration internationale commune, nécessiterait une réponse forte et ferme, qui montrerait une affirmation de la puissance poëtoscovienne dans le monde. Il en appelle alors à la responsabilité collective du peuple et des élus de tous bords « républicains » afin de voir l'émergence d'un pouvoir poëtoscovien fort.

Immédiatement après la déclaration du Président de la République, des milliers de citoyens sont descendus pour protester contre cette demande. Le Parti Zolien, le Parti Anarchiste et le Parti Beauvoirien ont, eux, exprimé leur sincère inquiétude quant à la concentration de tous les pouvoirs dans les mains d'un seul homme, qui plus est Sébastien Tesson. Ils dénoncent des moyens détournés pour mettre fin à la Poëtoscovie Démocrate, le chef de l'État possédant alors tous les pouvoirs dès sa nomination en tant que Tsar. Enfin, même le journal pro-lovecraftien P-News s'est montré réticent à cette nomination, déclarant que la politique menée par Tesson n'avait été à la hauteur d'aucune ambition et que le programme lovecraftien n'avait jamais été mis en place. Dans la rue, la population condamne fermement les positions militaires de la Poëtoscovie et prône l'amitié poëtojashurienne comme symbole de paix sur tout le continent.

Un référendum précipité, afin de ne pas donner la possibilité à l'opposition de s'exprimer, s'est organisé le même soir que la déclaration. En effet, chaque citoyen ayant à sa disposition une "tablette électorale" dans laquelle il rentre sa pièce d'identité, Sébastien Tesson a demandé, pendant son discours, aux citoyens de sortir cette tablette pour voter le "oui". Or, la population en a décidé du contraire, car, bien qu'ayant remporté les élections moins d'un an auparavant, le "non" a remporté le référendum avec 87 % des suffrages. Le porte-parole du gouverment a alors annoncé que le chef de l'État avait pris acte de cette décision à 20 h, heure de clôture du scrutin. Il s'en tiendra à la parole de la Nation, donnant raison au régime démocratique et évitant, sans aucun doute, une violence inutile entre le régime de Tesson et la Poëtoscovie Démocrate. Il a toutefois déclaré qu'il ne démissionnerait pas.


Image

Inspiration HRP : L'inaction du Parti Démocrate à l'arrivée de Donald Trump au pouvoir et la vive réaction de la part de la société civile.
4772
Les armes à feu en Poëtoscovie
Un fléau incontrôlable

Source : La Petite Plume

Le trafic d'armes se fait grandissant en Poëtoscovie. Les saisies d'armes à feu comme les blessures par balle sont en constante augmentation depuis 2015. Si les services de police mènent des actions afin d'endiguer le phénomène, cela semble de loin dépasser les autorités. Cette perte manifeste de contrôle intervient alors que la Poëtoscovie se trouve dans une crise politique majeure et que l'État se veut mener une politique où l'aspect militaire est plus présent.

L'usage d'armes à feu est un vestige du passé, et plus particulièrement de la guerre de décolonisation. Auparavant colonie de la Lutharovie, la population poëtoscovienne s'est en effet livrée à une lutte sanglante pendant plusieurs années pour reconquérir son territoire aux mains de l'envahisseur. Si les derniers survivants de ces combats sont morts à l'heure actuelle, les armes à feu ayant servi durant cette révolution contre le pouvoir impérialiste étranger luthaovien n'ont jamais cessé d'être en circulation, alimentant des réseaux clandestins de vente d'armes et rendant impossible la traçabilité de celles-ci par les forces de police du pays.

Une grande partie de ces armes sert notamment à la chasse. Si celle-ci est autorisée dans une moindre mesure, la Poëtoscovie étant un milieu principalement rural, elle demeure normalement contrôlée et chaque achat de fusil comme de munitions doit être soigneusement recensé dans des carnets envoyés chaque semaine à la préfecture par les commerces spécialisés en la matière. Alors que la chasse se popularise y compris dans les milieux urbains, plusieurs influenceurs se mettent en scène avec des fusils et organisent des tournois de tir. Plusieurs administrations provinciales se sont montrées en défaveur de telles compétitions, quoique Sébastien Tesson ait lui-même ouvert son propre championnat de chasse dont l'objectif est d'attraper un maximum de proies dans un temps imparti. Bien évidemment, une telle annonce a fait scandale, et la Poëtoscovie Démocrate a assuré que de tels agissements ne sauraient avoir lieu dans les provinces contrôlées par le Parti Zolien et le Parti Beauvoirien. Les Anarchistes, en revanche, ne se sont pas opposés publiquement à ces méthodes. Il faut toutefois noter que ces pratiques se sont davantage démocratisées dans le sud du pays que dans le nord.

En parallèle de l'augmentation drastique de la chasse, les incidents allant avec ont plus que doublé en un an. Le ministère de l'Intérieur recensait ainsi plus d'une centaine de morts en 2015, contre environ une cinquantaine en 2014. Interrogé sur ces questions par le Sénat, le ministre a expliqué avoir en réflexion des mesures afin de prévenir les accidents dus à un mauvais usage des armes. Par ailleurs, les crimes avec usage d'une arme à feu sont aussi en pleine augmentation.

Si Sébastien Tesson semble défendre le fait de posséder chez soi des armes, bien que cela soit explicitement illégal au regard de la loi, cela engendre une situation paradoxale. En effet, dans les tensions politiques actuelles, le Président de la République de Poëtoscovie ne saurait imposer son autorité sur l'ensemble du territoire, notamment les zones rurales, alors que des individus armés s'y opposent fermement et ont, à plusieurs reprises déjà, menacé de mener une révolution contre le régime en place, qualifié de démocrature. Les manifestations, particulièrement contrôlées ces temps-ci, pourraient, en cas d'extrême crise politique et sociale, se muer en carnage. Les autorités veillent ainsi à une certaine stabilité pour des raisons de sécurité, bien que la situation reste tendue à un degré élevé.

Sur l'ordre du Président de la République, Sébastien Tesson, l'armée a également déployé en parallèle un programme pour apprendre le tir aux citoyens volontaires, afin de constituer une réserve de citoyens importante en cas de conflit armé avec une puissance étrangère. Cela entre pleinement dans le cadre de la stratégie militaire défensive à l'excès soutenue par le Parti Lovecraftien depuis qu'il est au pouvoir. Les conséquences d'une telle initiative demeurent inconnues. Certains, dont le Parti Zolien, avancent que cela normaliserait l'usage des armes à feu et susciterait pour elles des intérêts inutiles voire dangereux. De son côté, l'extrême droite prétend qu'une éducation militaire est indispensable à la protection de la nation, que les citoyens inscrits s'y intéressaient déjà, étant volontaire, et que ce programme permettrait au contraire d'éviter les accidents dus aux armes à feu, dont les fusils de chasse. Il a même été question, dans le système scolaire et plus spécifiquement pour les élèves en classe de collège et de lycée, de dispenser des cours de prévention afin de lutter contre les risques liés à la possession d'armes à feu.

Afin d'endiguer le phénomène, l'armée a lancé un vaste processus de suivi extrême des armes à feu. Si les forces de l'ordre peuvent garder leurs armes chez elles par pure protection de leur personne et de leur famille, celles-ci vont être pointées chaque matin auprès d'un officier accrédité dans chaque caserne. Par ailleurs, les commerces fournissant des armes à feu vont devoir s'enregistrer sur une base de donnée et devront, tous les deux ans, demander une license pour de telles ventes auprès de la préfecture. Par ailleurs, une branche de la police sera mise sur pied, laquelle sera spécialisée dans la recherche et l'intervention dans le milieu des armes à feu, et plus particulièrement des armes de chasse.


Image
0
L'intervention militaire dans le désert par la Poëtoscovie
Un pas vers la neutralisation des groupes terroristes

Source : Ministère de la Défense - Confidentiel

Alors que des militaires poëtoscoviens sont déployés via une base située dans le désert sous l'autorité de la Cité du Désert, ceux-ci interviennent au nom de la puissance littéraire et luttent activement contre le terrorisme.

En quelques années, la contrebande et le terrorisme ont drastiquement augmenté dans le désert, en faisant une forme de lieu où ne s'exerce plus le droit. Or, s'il existe en effet des espaces désertiques sans que l'autorité d'aucun État ait lieu, il n'en demeure pas moins que la dignité humaine exclut le vol, la prise d'otage ou l'exécution comme mode d'action. Rétranchés dans le désert et se réfugiant dans des abris lors des tempêtes de sable, de violents groupes armés sèment la terreur sur les principaux axes de communication employés par les quelques personnes traversant le désert sous la protection de la Garde Princière.

Toutefois, face aux méthodes de certains groupuscules, la Garde Princière se montre inefficace. Effectivement, car le trajet est toujours le même et s'effectue à découvert, il est aisé pour les individus malintentionnés de tendre un piège aux voyageurs. C'est dans ce contexte que, ce 16 février, plusieurs attaques ont eu lieu. L'une d'entre elles, particulièrement violente, a opposé les forces de la Cité du Désert à celles d'un réseau terroriste ayant vraisemblablement des intérêts dans le contrôle de la région. Alertée par radio, la base militaire de la Poëtoscovie, qui se trouvait non loin, a immédiatement envoyé des renforts qui ont permis de venir en soutien de l'armée régulière de la Cité.

Durant l'affrontement, un garde de la Cité a été grièvement blessé, et un voyageur ainsi qu'un terroriste ont été abattus. Un autre individu a été neutralisé au moyen d'un tir dans l'épaule par les forces poëtoscoviennes. L'hélicoptère militaire a alors transféré le blessé et les deux morts à la base, étant plus proche que la Cité. Le membre de la Garde Princière touché s'en remettra d'après les équipes médicales poëtoscoviennes, et l'individu interpellé a été remis aux autorités locales.

Pour remercier la Poëtoscovie d'être intervenue, la Princesse a décoré le militaire en charge de la coordination des opérations militaires poëtoscoviennes dans le territoire soumis à la Cité du Désert. Le garde blessé a également été décoré. Par ailleurs, la Sécurité d'État de Poëtoscovie (SEP, les services secrets poëtoscoviens) aura l'autorisation d'interroger l'individu sans pour autant qu'il quitte l'enceinte de la Cité du Désert.

Cela intervient alors que des débats ont actuellement lieu dans la Chambre des Seigneurs, notamment quant à l'accord signé entre la Poëtoscovie et la Cité du Désert en matière de défense et de ressources hydriques. Monsieur le ministre des Relations Internationales rappelle que "les forces militaires poëtoscoviennes présentes dans le désert sont au service de Sa Majesté la Princesse de la Cité du Désert afin de subvenir aux besoins en termes de sécurité sur le territoire". Il a également ajouté qu'il entendait que l'accord bilatéral conclu entre les deux États puisse être soumis au débat des Seigneurs, et que la Poëtoscovie accepterait d'en revoir certains termes si cela pouvait favoriser l'entente entre les deux nations.

Sur autorisation de Sa Majesté la Princesse de la Cité du Désert, ce dernier État ne possédant pas de service de renseignement –  la Garde Princière étant chargée de l'ensemble de la sécurité –, la SEP a eu l'autorisation d'infiltrer les groupes responsables des violences notamment sur le territoire où s'exerce l'autorité de la Cité. Hernani-centre a déjà fait savoir que des opérations seraient menées dans ce cadre-là, toujours en concertation avec les autorités locales et selon leurs souhaits.

Par ailleurs, dans ce cadre de lutte contre le grand banditisme et le crime organisé en milieu désertique, la Poëtoscovie a annoncé étendre son champ d'action en Afarée notamment au niveau diplomatique avec tout État le souhaitant. Il n’a été établi aucune condition, ni qu'il soit victime de pareilles attaques, sans lien nécessaire avec celles subies dans le désert sous le contrôle de la Cité du Désert, ni qu'il soit en possession d'informations intéressant la SEP. Pour l'heure, les seules informations connues du grand public sont celles relatives à l'attaque du 16 février. Les chefs d'États afaréens et les responsables de la diplomatie des États afaréens, eux, sont au courant que la Poëtoscovie s'intéresse de près aux actions commises par les groupes terroristes ou pseudo-terroristes sur le continent.


Image
4056
L'alcoolisme en Poëtoscovie
Un fléau historique prénommé "vodka"

Source : P-News

Quoique la Poëtoscovie connaisse une émergence économique significative, de fortes inégalités sociales persistent et une misère demeure, notamment dans les banlieues des grandes villes telles qu'Hernani-centre, Rome, Loreïgrad ou Tienne. Par ailleurs, les coutumes sociales ont de tout placé la vodka comme boisson ordinaire accessible à toutes les populations.

Depuis la guerre d'indépendance et les famines causées par celle-ci, la population a trouvé en l'alcool une forme de refuge. Popularisée par certains grands intellectuels, parmi lesquels des auteurs de renommée internationale, la vodka a ainsi gagné les foyers les plus modestes comme remède au froid et à la faim. Avec le blé, l'orge et le seigle, les pommes de terre se hissent parmi les végétaux les plus cultivés dans le pays depuis plus d'un siècle. Dans les campagnes, la vodka apparaissait donc comme une forme de produit local consommé universellement. L'État lui-même, en temps de guerre, était l'un des plus gros clients de vodka pour ses armées. Toutefois, avec l'avènement de la paix sur le territoire, la vodka a perdu sa connotation de produit populaire et est restée comme un vestige luxueux de l'ancien temps. Servie dans tous les grands hôtels et restaurants, ce nouveau fait de société a entraîné un effet de mode notamment auprès des jeunes publics peinant à trouver une place dans cette Poëtoscovie en reconstruction.

L'alcoolisme reste un fléau actuellement pour la Nation littéraire. Avec les taux de comas éthiliques et d'hospitalisations pour addiction à l'alcool les plus élevés au monde par habitant, la Poëtoscovie voit en effet ce fait de société comme un problème majeur considéré comme une question prioritaire de santé publique depuis les années au pouvoir de Jolan Sandro. Les autorités sanitaires du pays, bien qu'étant pleinement conscientes de ces problématiques, peinent encore à mettre en œuvre des moyens suffisants pour traiter l'alcoolisme sur le territoire, si bien que l'addiction semble gagner plus de terrain qu'il n'en est repris par l'État. En concertation avec les entreprises, les fonds servant des programmes de lutte contre les addictions – dont celles à l'alcool – dans le secteur privé ont été exonérés de taxes, afin d'user de moyens déjà disponibles et qui touchent l'ensemble du territoire, y compris les zones reculées où la mise en œuvre de centres spécialisés coûterait extrêmement cher.

Afin de pallier l'alcoolisme, l'administration Sandro avait entrepris de "détruire la misère", considérée comme le terreau fertile de cette épidémie. Ainsi, des centres de distribution alimentaires avaient vu le jour grâce aux subventions publiques, et des locaux municipaux non occupés avaient pu servir à loger les personnes à la rue, y compris dans des gymnases surveillés par les forces de police. Toutefois, si des progrès avaient été remarqués et salués par le milieu de la santé ainsi que par des observateurs internationaux, l'arrivée de Sébastien Tesson a mis fin à toute la gestion de crise qui était opérée sur ce thème. Cela a permis aux problèmes de s'aggraver sans grande préoccupation de l'État. Certains journaux, comme La Petite Plume accusent le Président de la République d'agir de la sorte car ayant des actions chez de grands groupes dont le fond de commerce est la vente de vodka.

Plus récemment, un rapport du ministère de l'Éducation et de la Jeunesse démontre que l'alcoolémie touche des publics de plus en plus jeunes. Face à ce fléau qui se répand jusque dans les écoles, où l'on ressent une forte augmentation des cas d'ivresse en cours, l'État a mis en place des programmes scolaires de sensibilisation. Mis en œuvre depuis plusieurs années, ceux-ci contribuent à renforcer l'information du citoyen vis-à-vis de ces grandes problématiques contemporaines et communes à l'ensemble de la nation. Afin de s'assurer que les débits de boissons ne vendent pas d'alcool à des mineurs, le ministère de l'Intérieur a indiqué que le nombre de contrôles administratifs en ce sens serait doublé prochainement. Par ailleurs, un décret serait en préparation pour pénaliser la non-dénonciation aux services sociaux de mineurs en détresse liée à l'alcoolisme. Critiquée par le monde enseignant, ce décret n'aurait, selon eux, pas l'effet escompté et marginaliserait les élèves tout en contraignant la communauté éducative à davantage d'administratif. Les syndicats, eux, disent préférer la présence en plus grand nombre de psychologues dans les établissements scolaires, ce qui permettrait de traiter les causes de cet alcoolisme, et non pas le symptôme qu'est le fait de boire.


Image
0
Le discours d'un résistant vélèsien au Sénat de Poëtoscovie
Un témoignage quant à l'horreur de la Vélèsie

Source : La Petite Plume

La Poëtoscovie, terre d'accueil, s'inscrit dans une politique internationale prônant la bienveillance et le respect des droits humains fondamentaux. À ce titre, toutes les initiatives allant en ce sens sont encouragées par les institutions républicaines, notamment l'intervention de résistants vélèsiens opposés à la dictature.

À la suite, sans prévenir, de l'exécution du personnel diplomatique en Vélèsie par le pouvoir en place, un grave conflit a vu le jour au nord-Nazum. Tandis que la Vélèsie se contentait de proférer des menaces, les services secrets poëtoscoviens ont, de manière conséquente, déstabilisé l'une des régions de la Vélèsie. Profitant de l'isolement du territoire concerné, pour des raisons d'insularité, les services secrets ont alimenté la résistance qui se mettait en place dans l'optique de rendre la région indépendante. Afin de normaliser les interventions poëtoscoviennes et la possible sécession de cet espace, la Poëtoscovie a également envoyé différents appareils parés de drapeaux poëtoscoviens, comme narguant l'ennemi et prouvant l'autorité de la nation littéraire.

Consciente que la poursuite ne serait en rien avantageuse pour elle-même, la Vélèsie a fait savoir au gouvernement poëtoscovien sa volonté de mettre fin à la situation critique qui avait lieu. Alors favorable à une sortie de ce conflit, la Poëtoscovie a fait exfiltrer, tout en informant la Vélèsie de cela, l'ensemble des agents et des résistants servant les causes de la république littéraire. À l'arrivée à Hernani-centre, l'ensemble des Vélèsiens exfiltrés a pu bénéficier du statut de réfugié politique par défaut, grâce au dialogue entre le ministre de l'Intérieur, le ministre des Relations internationales et le ministre de la Sécurité d'État. D'après les associations de protection des droits des réfugiés, notamment des personnes ayant obtenu l'asile politique, les Vélésiens ont été extrêmement bien traités, tant par l'État que par la population, laquelle s'est montrée compatissante à leur égard.

Il est important de comprendre que, si un tel conflit a été un véritable bouleversement pour les deux nations, aucun autre État ne s'est opposé publiquement et de manière efficace à l'exécution du personnel de l'ambassade poëtoscovienne en Vélèsie. Quoique la Poëtoscovie fût relativement isolée en termes diplomatiques, le fait que nul ne réagisse ni ne s'implique dans ce conflit entamé par la puissance vélèsienne a démontré à la Poëtoscovie que les puissances, y compris nazumies, n'avaient d'autre moteur que celui de leurs intérêts personnels. Aujourd'hui que la Poëtoscovie s'inscrit comme deuxième puissance économique du continent, il n'est pas douteux que le ministre des Relations internationales entend bien ne pas se justifier pour chacune des actions commises par l'État souverain de Poëtoscovie auprès notamment du Jashuria. Cet abandon de la communauté internationale, tant sur le plan militaire que diplomatique, a révélé à la Poëtoscovie qu'en toute situation elle ne pouvait que faire cavalier seul, expliquant par là sa politique en matière d'emploi des services secrets. Ainsi, la Poëtoscovie est indépendante de tout autre État et peut tout à fait s'afficher comme un ennemi contre lequel peu sont en capacité de lutter individuellement.

Toutefois, au-delà de ne pas avoir réagi, les grandes puissances ne semblent même pas se souvenir de ce passage de l'histoire. En effet, au sommet de Rusalka, lequel concernait la Poëtoscovie, la Vélèsie était invitée à l'inverse de la république littéraire. Cela montre bien le peu d'intérêt porté aux bonnes conduites sur le plan diplomatique, puisque même l'exécution avarée d'un personnel d'ambassade n'a provoqué aucune sanction, voire a même introduit la puissance vélèsienne comme acteur majeur au sein de la région.

Quelques années sont passées depuis la crise poëto-vélèsienne, et pourtant jamais la Poëtoscovie n'a été aussi prête pour affronter le passé et mettre au clair la situation historique dont peu d'États se sont emparés. Dans ce contexte, le ministre des Relations internationales a invité, avec l'accord du Président du Sénat, l'un des résistants vélèsiens à prendre la parole devant les sénateurs afin de témoigner de son expérience tout en rappelant combien la politique internationale poëtoscovienne doit, pour le bien du monde, se concentrer sur la défense des droits fondamentaux de tous les êtres humains. Boycotté par le Parti Lovecraftien, qui, à l'époque, avait eu un positionnement ambigu, le discours a été retransmis en direct à la télévision et a été applaudi par l'ensemble des parlementaires présents.


Image
0
L'investissement culturel à l'étranger par la Poëtoscovie
Une ouverture de centre culturel en UC Sochacia

Source : P-News

Conformément à ses engagements nationaux et internationaux, la Poëtoscovie a toujours recherché à protéger la culture par tous les moyens. C'est dans cet objectif que l'État a alors encouragé le développement de relations internationales en ce sens, notamment à travers la fondation Poëtky Mir. Avec plusieurs centres culturels à travers le monde, notamment en Antegrad ou dans la Cité du Désert, l'installation de tels centres témoigne de la confiance des institutions poëtoscoviennes quant à la stabilité des rapports entretenus entre deux puissances.

L'UC Sochacia est, cette année, l'heureuse élue chez laquelle la fondation Poëtky Mir va établir un centre culturel. Tandis que ce même organisme est un acteur culturel majeur de la scène internationale, faisant la promotion de la culture poëtoscovienne et donnant accès à des cours gratuits tels qu'en littérature, l'UC Sochacia semble être l'un des pays dont le développement en cours semble rendre pertinent tout investissement sur une longue durée. Les gouvernements de ce pays afaréen ayant toujours favorisé l'accès à la culture, rendant son budget même supérieur à celui de l'armée, il parait important que des passerelles puissent se créer entre les deux puissances culturelles les plus importantes au monde. Il est à ne pas douter que cela est une forme d'appel de la Poëtoscovie à l'UC Sochacia, comme l'invitant à lui rendre la pareille. Si les pays venaient à devenir des carrefours de la culture à une échelle mondiale, il pourrait effectivement être important que ceux-ci coopèrent, car la culture est l'un des milieux dans lesquels les rivalités peuvent donner place à l'amitié sans pour autant abandonner son pouvoir, car bien au contraire ceux-ci se cumulent. C'est dans cet esprit que les différentes puissances culturelles, au-delà des deux seules concernées par l'événement, pourraient s'aider mutuellement afin de parvenir à faire entendre leurs intérêts bien au-delà de ceux poussés sur le devant de la scène par les multiples pays militaristes.

Par ailleurs, il semble ne faire aucun doute que la Poëtoscovie cherche à montrer son implication dans les affaires Afaréennes. Après avoir demandé à l'ensemble des États présents l'ouverture d'une ambassade, avoir participé à une rencontre bilatérale avec le Califat constitutionnel d'Azur, s'être intégré comme acteur de la lutte contre le grand-banditisme auprès de la Cité du Désert, voire, il y a plus longtemps, s'être inscrit comme allié de l'Antegrad en termes de renseignement, la nation littéraire semble effectivement démontrer son attachement à l'Afarée qui, si elle est longtemps restée en retrait du monde diplomatique, laisse présager un grand avenir. Certains géopolitologues parleraient même du réveil d'un continent parmi les plus prometteurs. Il est vrai que l'Eurysie est en proie aux guerres intestines, que le Nazum est vassalisé au Jashuria et que le Paltoterra compte seulement les plus grandes puissances qui n'ont besoin d'aucune alliance. L'Aleucie demeure tout de même dans une forme de coopération interétatique aux niveaux économique et politique, mais beaucoup de divergences rendent impossible une émergence totale du continent en tant qu'acteur soudé auprès de la scène internationale. L'Afarée a encore cette chance, et la fondation Poëtky Mir semble miser sur l'UC Sochacia pour en prendre la tête, quoique des dialogues existent également avec bien d'autres États afaréens. Du moins, il est indéniable que cette nation jouera l'un des rôles clefs dans les domaines culturels du continent.

La construction d'un tel centre n'est donc pas anodine. Sans doute le ministère des Relations internationales, Piotr Vassia, y a-t-il donné son assentiment. Peut-être est-il lui-même impliqué dans la prise de décision de manière plus accrue. Quoi qu'il en soit, cela démontre une volonté de la Poëtoscovie d'accentuer les rapports entretenus avec l'UC Sochacia, sinon de lui exprimer la sympathie de la nation littéraire. Le centre étant tout naturellement établi au cœur de la capitale du pays concerné, il est à espérer que les hommes et femmes de la politique locale feront le déplacement pour son inauguration, d'ici la fin de l'année. Bien évidemment, cela s'inscrit également de manière plus générale dans la politique internationale voulue par le ministère des Relations internationales, explicitée lors de la conférence des ambassadeurs. Le fait de s'ouvrir ainsi sur le monde témoignerait d'une politique poëtoscovienne plus avenante et plus partie-prenante concernant les grands enjeux mondiaux. La préservation du patrimoine en faisant partie, la Poëtoscovie compte bien trouver de l'aide auprès des acteurs y étant déjà sensibles, comme cela parait être vraisemblablement le cas pour l'UC Sochacia.


Image
4743
Le nouveau test de missiles balistiques de la Poëtoscovie
Une nouvelle fois, la nation littéraire s'affirme

Source : La Petite Plume

La Poëtoscovie a tout fait pour s'affirmer sur la scène internationale. Au-delà des enjeux culturels dont la République littéraire est pleinement consciente, la dissuasion militaire semble être l'un des points clefs de la politique internationale menée par le ministère des Relations internationales.

Outre les récentes mobilisations militaires ayant lieu en Poëtoscovie, le déploiement d'un large programme balistique poëtoscovien démontre les ambitions du pays quant au fait d'être indépendant quant à sa défense nationale. Les travaux, toujours suivant l'avancée voulue et prévue par les autorités, n'ont rencontré aucun obstacle et les populations locales ne semblent pas s'en être inquiétées. En revanche, sur la scène internationale, les conséquences de l'entraînement en cours ne devraient pas laisser indifférent, notamment à l'échelle du continent. Toutefois, il s'agit là d'une manière de démontrer sa puissance pour la Poëtoscovie qui, jusqu'alors, s'était plutôt tournée vers ses services de renseignement. Ces deux piliers de la puissance poëtoscovienne, tous deux renforcés récemment, font s'affirmer la Poëtoscovie comme un État fort qui n'a pas peur des représailles. La dissuasion est un moyen comme un autre de se prémunir de tout conflit armé, mais est également un bon moyen d'éloigner toute volonté d'hostilité. Cela s'inscrit pleinement dans la dynamique voulue par le pays qui use de missiles pour ses actions officielles et de la Sécurité d'État de Poëtoscovie (SEP) lorsque cela a vocation à être effectué "sous le manteau".

Ces essais de missiles sont également un moyen de répondre aux réactions du Jashuria dénoncées par le pouvoir poëtoscovien. Ainsi, cela s'annonce comme une manière de tester la capacité pour cet État impérialiste d'accepter la souveraineté de ses voisins, ce qui ne s'annonce pas être gagné d'office. Le fait de procéder à des exercices balistiques, au-delà donc de montrer les capacités effectives de frappe par la Poëtoscovie, permet de rappeler que la Poëtoscovie est à l'aise avec l'idée qu'elle a de sa propre souveraineté et que nulle menace, d'où qu'elle puisse venir, ne saurait faire se muer cette souveraineté en vassalisation à une quelconque puissance. La défense des intérêts de la nation littéraire passe donc irrémédiablement par la confrontation avec l'idée préconçue selon laquelle le Nazum serait la chasse-gardée de tel ou tel État : cela est faux et les peuples sont pleinement libres d'être protégés comme bon leur semble et par les moyens qu'ils souhaitent mettre en œuvre.

S'il fut un temps dans les esprits que cette politique militaire n'avait pour vocation que d'être éphémère, cela était sans compter les remarques d'États étrangers, confortant les autorités quant à l'utilité d'un tel programme. Remettant en cause les normes préétablies, il semble alors indispensable de pouvoir prouver à la communauté internationale que la défense de l'un des pays du Nazum est autonome et indépendante. La Poëtoscovie ne saurait se suspendre aux autorisations de quelque puissance, jashurienne ou autre, et entend bien mener les actions sur son territoire ou sur des territoires qui lui seraient confiés de la manière dont elle l'entend. Bien évidemment, le dialogue n'est jamais fermé, dans quelque domaine que ce soit. Toutefois, le chantage ni la menace ne feront jamais bouger la Poëtoscovie dont la volonté en termes de défense nationale ne changera pas.

Cette politique militaire accompagne l'essor économique de la nation. En effet, la protection des intérêts poëtoscoviens vient conforter cette croissance exponentielle réalisée par la Poëtoscovie dans différents domaines, notamment au niveau financier. En effet, deuxième puissance du Nazum, la nation littéraire se projette également comme dixième État en termes de PIB à l'échelle internationale. Ces statistiques, fournies par le ministère de l'Économie, se prononcent ainsi en prévision de la construction d'usines civiles et militaires en cours.

L'entrainement balistique, en soi, n'avait rien d'extraordinaire, allant simplement plus loin dans la logique souscrite préalablement. Avec l'aval du Président de la République et les avis positifs tant du ministre des Relations internationales que de la Défense, les missiles ont été tirés depuis la base dont la construction est aujourd'hui achevée. Quoique n'entrant véritablement en service que dans quelques mois, cet essai sonne l'heure à laquelle la Poëtoscovie devient la première puissance nazumie en termes de frappes balistiques. Les missiles poëtoscoviens, de première génération jusqu'à la huitième, permettent de toucher presque n'importe quelle cible sur le globe, du moins le pourront dès la mise en service de la base, qui manque de quelques détails pour la rendre définitivement opérationnelle. Les missiles balistiques, donc, lancés depuis cette base située en Poëtoscovie du Sud, sont atterris avec minutie au lieu voulu, en pleine mer. Zone économique exclusive de la Poëtoscovie protégée par des navires de guerre en empêchant l'accès et ayant fait l'objet d'annonces préalables aux compagnies maritimes envoyant régulièrement des bateaux dans ces eaux, aucun accident n'a été à déplorer. Les missiles sont ainsi arrivés quelques dizaines de mètres avant la haute mer où la souveraineté poëtoscovienne prenait fin.


Image
Haut de page