
OFFICIEL I Conseil Shōgunal
Posté le : 30 mars 2025 à 15:34:14
3589
(10 Mars 2016)
Nous nous adressons à vous en ce jour de deuil continental, le cœur lourd mais l'esprit résolu. La mer d'Azur, cette artère sacrée qui unit depuis l'aube des temps les nations nazumi, a été souillée par le sang innocent de neuf âmes pures. Neuf pêcheurs de l'Empire du Burujoa, arrachés à leurs familles tandis qu'ils pratiquaient l'art ancestral de la communion avec les profondeurs nourricières. Le chalutier Heiwana, dont le nom même évoque ironiquement la paix, a été pulvérisé par les instruments de mort que l'occupant listonien a semés dans des eaux qu'il prétend contrôler, mais qu'il souille de sa présence illégitime. Ces mines navales, vestiges d'une mentalité guerrière étrangère à nos valeurs nazumi, constituent une profanation de l'harmonie millénaire que nos ancêtres ont tissée avec l'océan nourricier.
Le Conseil Shogunal, réuni en session extraordinaire pendant trois jours et trois nuits, a communié avec les esprits des Kamis pour déterminer la réponse appropriée à cette transgression intolérable. Les oracles ont parlé, les signes se sont manifestés dans les crépitements des flammes sacrées et les mouvements des vagues autour de nos sanctuaires côtiers.
Notre décision est unanime.
Premièrement, nous demandons à chaque foyer fujiwan d'allumer une lanterne bleue à la tombée du jour, guidant symboliquement les esprits des disparus vers le repos éternel.
Deuxièmement, nous exigeons de l'administration coloniale listonienne :
- Le déminage immédiat et complet des eaux de la mer d'Azur sous supervision nazumi.
- Des compensations financières substantielles pour les familles des victimes.
- Des excuses publiques et sans équivoque pour cette négligence criminelle.
- L'ouverture d'une enquête nazumi sur les pratiques militaires listoniennes dans les eaux nazumi.
Troisièmement, et c'est là notre décision la plus grave, nous annonçons la suspension immédiate de tous les échanges commerciaux et diplomatiques avec l'enclave coloniale de Macao. Cette péninsule, artificiellement détachée du continent nazumi par l'avidité eurysienne, ne recevra plus ni marchandises, ni visiteurs, ni communications officielles en provenance du Fujiwa jusqu'à ce que justice soit rendue. Les postes-frontières seront fermés dès ce soir, à l'heure où les premiers encens du deuil seront allumés. Notre flotte de surveillance côtière établira une zone d'exclusion maritime de cinquante milles nautiques autour de Macao, non pour semer la mort comme le fait l'occupant listonien, mais pour protéger nos eaux et nos concitoyens d'une puissance qui a démontré son mépris pour la vie nazumi.
Peuple du Fujiwa, frères et sœurs du continent sacré, l'heure est venue de nous souvenir que le Nazum est un corps unique, dont les membres ont été artificiellement séparés par les colonisateurs eurysiens. La tragédie du Heiwana nous rappelle douloureusement que les cicatrices de cette division saignent encore.
Nous tendons la main à toutes les nations nazumi pour qu'elles se joignent à nous dans une réponse unifiée face à cette provocation. Le temps est venu de parler d'une seule voix, de faire comprendre aux derniers vestiges des empires coloniaux que notre patience a des limites, que notre souffrance collective exige réparation.
Aux citoyens listoniens de Macao, dont beaucoup sont nés sur cette terre et ne connaissent pas la métropole lointaine qui prétend les gouverner, nous disons ceci: vous n'êtes pas nos ennemis. Vos dirigeants, enfermés dans leurs illusions de grandeur passée, portent seuls la responsabilité de cette escalade. Lorsque le moment viendra de reconsidérer l'avenir de Macao, sachez que le Fujiwa envisagera avec bienveillance le sort de ceux qui auront choisi la voie de l'harmonie nazumi plutôt que celle de l'arrogance eurysienne.
Que les esprits de nos ancêtres guident nos actions. Que le sacrifice des neuf pêcheurs ne soit pas vain, mais devienne la semence d'un Nazum renouvelé, réunifié dans la conscience de son destin commun.
