Lieu: Palais Présidentiel, Bradis, République de Lermandie
Date: 10/01/2016
Aujourd'hui, le 10 janvier 2016, un sommet de nature économique a lieu dans le Palais Présidentiel à Bradis en République de Lermandie. Cette rencontre, organisé par le Président Duval, permettra de discuter d'un véritable partenariat économique dans le domaine de l'industrie du chemin de fer, un domaine auquel la République de Lermandie en est expert grâce à la Société Nationale des Transports ferroviaires (ou SNTF).
En faite, le Président Duval souhaitait cette rencontre pour acter à la fois une nouvelle phase du projet de Ligne à Grande Vitesse entre Bradis et Columbia (et donc débuter son chantier) mais aussi de bénéficier du soutiens économique et technologique dans le cadre du Traité de coopération Lermando-nordiste du 4 septembre 2014 et du Traité de coopération et de sécurité Lermando-westalien du 1er avril 2013.
De plus, cette rencontre aurais pour but de discuter sur divers points concernant l'ASEA dans un objectif d'améliorer une cohésion entre les membres de l'organisation et ainsi continuer à réformer l'ASEA (et tirer des leçon suite à la Crise diplomatique Lermando-Sterusienne).
Mais en tout cas, le Président Duval attend devant la porte d'entrée principale de sa résidence de fonction habillée chaudement à cause du froid de l'hiver 2015-2016, prêt à serrer la main à son homologue westalien aisni que le Ministre des affaire etrangère de l'Empire du Nord.
[Lermandie-Westalia-Emp.Nord] Un sommet stratégique et économique entre partenaires
Posté le : 15 mars 2025 à 12:01:01
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Posté le : 16 mars 2025 à 23:59:02
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Le Président Fédéral de la Grande République de Westalia, Simeon Belagri.
Victor Hardenbor, au cours de sa présidence, avait travaillé avec ardeur pour la construction de relations fortes avec la République de Lermandie. Un objectif ayant abouti à des résultats positifs, qui avaient pu être particulièrement visible dans les différents échanges qu'ont entretenus les deux nations depuis lors. Il faut dire que la gouvernance conservatrice avait été un peu timide dans sa diplomatie et avait limité son réseau de contact à quelques pays de confiances, dans un contexte politique où une certaine partie des membres du PUR, l'ancien mouvement politique au pouvoir, démontrée toujours de la méfiance à la sortie de l'isolationnisme. En 2013, si l'adhésion de la Grande République à l'ASEA avait été vue comme naturelle depuis l'extérieur, elle fut assez surprenante au niveau national. Une participation internationale qui n'aurait pas pu être possible sans l'initiative de la Lermandie, qui a, indirectement, aidé la population westalienne à se faire à l'inévitable présence de la mondialisation, inarrêtable et impossible à fuir. Depuis fin 2015, la diplomatie westalienne avait drastiquement changé. L'arrivée de cette nouvelle force politique au pouvoir avait chamboulé l'attitude traditionnellement timorée des westaliens pour une ouverture encore plus accentuée et une multiplication des initiatives diplomatiques. La Grande République s'oriente vers de nouveaux pays, cherche à constituer de nouveaux partenariats et des alliances. Les rapprochements initiés avec des nations comme l'Empire du Nord ou le Wanmiri sont des preuves irréfutables de ce constat : Westalia porte son regard ailleurs et beaucoup plus loin qu'avant. L'arrivée de Simeon Belagri et de Richard Kaylor, son chef de la diplomatie, au pouvoir était un grand changement, aussi bien pour le pays que pour l'Aleucie de l'Ouest. Désormais, il reste à savoir si le nouveau chef de l’État sera dans la volonté de reprendre la même relation très forte qu'ont entretenue Victor Hardenbor et Michel Duval ces dernières années. Cette rencontre, la première officiellement entre les deux hommes, est ainsi la parfaite occasion pour s'assurer du renforcement des liens qui unissent les deux pays.
Le convoi de voitures ornées de drapeaux westaliens et lermandiens arriva devant le Palais Présidentiel, à Bradis. Sortant de son véhicule, emmitouflé d'un épais manteau gris foncé, le madrerian était bien loin du climat méditerranéen de Terracristo, là où il a passé la plus grande partie de sa vie. Le Président Fédéral s'approcha de son homologue pour échanger une première poignée de main, devant les nombreux journalistes photographiant la scène, avant de s'exprimer :
Simeon Belagri : Monsieur le Président Duval, c'est un plaisir de pouvoir venir vous rendre visite à Bradis. Je n'ai pas l'habitude d'un froid aussi rigoureux, mais je sais que c'est ce dernier qui fait des lermandiens des personnes fortes et au cœur particulièrement chaleureux. J'espère que nous arriverons à produire des avancées significatives pour notre alliance aujourd'hui, avec nos amis nordistes. Votre initiative de rencontre est une bonne chose pour notre cohésion commune.
Un point que partagent les deux hommes est une volonté commune de réformer l'ASEA en une organisation plus stable et plus solidaire. Une vision que Victor Hardenbor n'appréciait pas particulièrement et qui aurait bien eu du mal à aboutir lors de son mandat. Parmi tous les candidats à la présidentielle, Simeon Belagri avait été le seul à afficher cette volonté de réforme de l'alliance et de voir la Grande République s'y investir plus que par le passé. Depuis la transition politique, il n'était donc pas devenu étonnant de voir que les positions westaliennes sur certains sujets étaient devenues beaucoup plus souple au Conseil, voir ouvertes au changement.
Posté le : 05 avr. 2025 à 12:22:46
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"La grande course", huile sur toile, 100 x 120 cm, Ernest Brian, peint en 1932, exposé au Musé des Arts Alternatifs à Warstead (Empire du Nord)
Le sommet se déroulant à Bradis, capitale de la République de Lermandie était un évènement majeur. Bien que le sujet de la conférence puisse paraître somme toute relativement anodin, il fallait remettre ce sommet dans un contexte plus global. Cette rencontre se porte sur l'élaboration d'un projet ferroviaire de Ligne à Grande Vitesse entre le territoire lermandien et le territoire westalien. Que vient faire l'Empire ici ?
Et bien dans les rencontres et accords précédemment conclus entre Estham et Bradis, les deux pays se sont entendus pour une coopération renforcée en matière ferroviaire du fait de l'expérience accrue des deux pays en la matière et dans l'optique d'une volonté commune de rapprochement, notamment sur les plans économiques et technologiques. Cette coopération qui avait comme axe principal les Trains à Grande Vitesse s'est étendue de manière naturelle à l'ensemble du secteur ferroviaire qui, dans les deux pays, a pu bénéficier de cette coopération. Des expérimentations communes, des temps d'échange sur les méthodes de travail et les savoir-faire nationaux ainsi que des travaux conjoints de rénovation de certaines lignes au sein des deux territoires ont créé une émulation stratégique et ont renforcé les alliances bilatérales lermando-nordistes.
C'est donc fort de ces échanges et de cette expérience, à la fois histoire, mais aussi récente sur le sujet de la coopération ferroviaire, que l'Empire fut convier à ce sommet à propos de ce projet. Sans que cela le concerne pleinement, l'Empire peut apporter à cette entreprise une expertise et des moyens au nom des alliances qui lient ces trois pays et de sa volonté d'une coopération continentale forte en matière de déplacements, d'industrie, de technologies et d'infrastructures comme l'avait appelé de ses vœux le désormais Premier Ministre démissionnaire, Émilien Charpentier, dans son discours au Parlement du 14 juillet 2013.
Maintenant, il faut prendre de la hauteur pour comprendre mieux les enjeux de cette rencontre. L'Empire s'est solidement ancré dans le groupe des dix plus grandes puissances économiques de ce monde et continu son développement, bien que quelque peu ralentis ces derniers temps. Son implication dans l'Organisation des Nations Démocratiques est toujours aussi forte, mais force est de constater qu'il est dépassé par plusieurs de ses alliés en termes d'influence et de poids militaro-économique. C'est en partant de ce constat que l'Empire construit aujourd'hui sa stratégie globale à l'internationale. Trop longtemps concentré sur son propre développement, la reconstruction de son armée et considérant que sa place au sein de l'Organisation des Nations Démocratiques lui conférait en soit un certain poids mondial, il considère aujourd'hui qu'en maintenant son investissement fort au sein de l'alliance, il doit disposer de sa propre influence séparée des Traités de Manticore et de Bandarhan.
Cela passe notamment par une importance conséquente donnée à l'Aleucie sur lequel se trouvent la majorité des terres, des habitants et des armées de l'Empire. Il est donc installé dans l'esprit des dirigeants nordistes que son investissement au sein de l'Alliance pour la Sécurité Économique de l'Aleucie doit s'accroitre. En effet, l'Empire reste pour le moment la première puissance de ce bloc et peut jouer un rôle important dans son développement et la construction d'une stratégie continentale forte et à long terme. Il est également clair que l'Empire doit redynamiser ses échanges et sa coopération avec les États aleuciens alors que de nouvelles puissances importantes émergent. Ces nouvelles puissances ne sont pas vues comme des rivaux, mais comme des partenaires par Estham, comme un moteur supplémentaire au continent sur lequel l'Empire peut s'appuyer pour poursuivre à croissance et son développement. Et il semble que ces nouvelles puissances affichent les mêmes intentions. Une coopération et non pas une rivalité, un continent uni, stable et en paix dont les nations travaillent ensemble pour prospérer.
Une nation a, semble-t-il, voulu freiner le multilatéralisme dans la coopération globale du continent : Stérus. Si l'Empire n'a en soi pas de tensions avec ce pays, ce dernier en a de très fortes avec d'autres alliés de l'Empire, ce qui met Estham dans une position délicate. Barba est un nouveau pôle important en matière d'économie et de défense, cependant les tensions qui ont presque dégénéré en conflit ouvert récemment menacent la paix du continent et l'agenda stratégique impérial. L'équilibre des forces est en train de changer, et les autorités impériales doivent s'adapter rapidement. Le choix qui a été fait est celui de réaffirmer les engagements impériaux auprès de ses alliés, notamment de l'ASEA, tout en cherchant à avoir un dialogue constructif avec Barba pour mettre fin aux tensions et engager une collaboration annexe qui neutralise une possible résurgence de ces mêmes tensions.
Ce sommet n'est donc pas seulement une discussion entre trois pays au sujet d'une ligne de train, c'est une rencontre entre trois grands pôles de puissance du continent dans un contexte où deux de ces pôles sont dans une situation de crise avec un pôle extérieur, soutenu à demi-mots par la première puissance du continent qui s'isole. C'est donc un message fort mais aussi l'occasion pour l'Empire de lancer l'application d'une nouvelle stratégie globale par la coopération aleucienne. Il est clair que Estham a une partition singulière à jouer dans l'actualité, considérant ses liens avec les deux protagonistes des crises en cours et de son poids non négligeable sur plusieurs axes, notamment économique et militaire.
François-Adolphe Rouzet : Excellences, chers amis, je me joins à Son Excellence, le Président Belagri, dans l'expression de son plaisir au sujet de notre présence ici. L'Empire est toujours ravi de pouvoir participer à des travaux multilatéraux sur notre continent pour renforcer notre coopération. Nous sommes très heureux que cela débute par le secteur ferroviaire, secteur cher aux yeux d'Estham et dont nous sommes fiers de disposer d'une certaine expérience en la matière, accentuée par notre coopération antécédente avec Bradis. Nous espérons pouvoir contribuer de manière constructive à ce projet passionnant, et remercions Son Excellence, le Président Duval, pour son invitation. Notre continent peut s'enorgueillir d'une paix et d'une prospérité singulière qui dépasse celle de tous les autres continents, et dans un contexte où certaines tensions et défis apparaissent, il est nécessaire que renforcer notre coopération, et je le crois, notre amitié.

François-Adolphe Rouzet, Ministre des Affaires Extérieures Impériales
