23/03/2016
17:58:06
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La Manche Silice déroule le tapis rouge pour Fiumiglia

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Le Triumvirat de Manche Silice a organisé mi-mars 2016 une rencontre officielle avec les dirigeants de la République de Fiumiglia à Rio de l'Estuaire.

Par temps clair, les habitants des deux pays peuvent s'apercevoir. Justement, l'événement s'est tenu dans la vice-capitale siliquéenne, Rio de l'Estuaire.

Pour l'occasion les autorités locales ont pavoisé aux couleurs du voisin. Longtemps il a été dit qu'il n'y avait pas de meilleur allié dans la région de la trépublique que la Youslévie. Le couple évasien ainsi soudé avait porté le projet désormais à l'arrêt d'union des nations évasiennes.

Depuis les relations se sont distendues entre Sedjan et Rio. Elles restent fortes mais la Manche Silice qui se trouve à un moment charnière du mandat triumviral, doit affirmer son leadership sur la région.

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Les trois triumvirs assurent l'accueil protocolaire de la délégation de Fiumiglia. Le roi Vittorio est particulièrement mis en avant. Sa langue maternelle, le landrin, est très proche de celle parlée par les invités.
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Cette entrevue diplomatique avec le grand voisin siliquéen ne pouvait qu'être important pour Fiumiglia. Tout le monde savait au pays que la petite et pauvre île ne représentait qu'un grain de sable à coté des moyens militaires et économiques de la Manche Silice. Pour faire ressortir l'importance de l’événement, et le respect accordés à leurs interlocuteurs, une délégation de choix avait été choisie, Maurizio Vittori, le Ministre des Affaires Étrangères, Cosimo Sabbatini, le Président du Conseil et donc chef du gouvernement, et Gianluca Antonelli, le Président de la République. S'affichait donc là, à Rio de l'Estuaire, tout le gratin de l'élite démocrate-chrétienne qui régnait hégémoniquement sur le pays insulaire depuis la début de la Seconde République.

Si officiellement les trois membres de cette délégation devaient s'en tenir à leurs tâches respectives, il était officieusement connu qu'Antonelli était celui qui tirait les ficelles, qui prenait véritablement les décisions. Son apparence d'un homme recroquevillé sur lui-même, avec une peau légèrement boursoufflée et un cou quasiment absent masque une bête politique qui a gravit les échelles de l'appareil démocrate-chrétien en enchainant les stratagèmes, coups-bas et retournements de vestes jusqu'à devenir la figure politique la plus importante du pays. Mais c'est sa "légende noire" qui en fait l'une des personne les plus craintes de Fiumiglia, ce qui n'est pas mince à faire dans un pays où la violence politique et criminelle est devenue pratiquement usuelle. L'opposition communiste lui impute l'organisation, avec les services secrets, de nombreux attentats suspects qui auraient été en réalités des opérations de couvertures pour déstabiliser la gauche ou se débarrasser d'opposants politiques. Ces rumeurs qui fleurissent depuis des années dans les couloirs des différents palais institutionnels n'ont jamais pu être prouvés, et les nombreux procès qui lui ont été imputés, par rapport à ces faits ou à des affaires plus classiques de détournement de fonds ou de corruption en lien avec le crime organisé, ont également tous été des échecs cuisants face à une défense qui pointe le manque de preuves et de témoignages.

Ainsi cette délégation prit la direction de Rio de l'Estuaire dans un bel avion privé de fonction. Une fois installé dans la voiture qui les attendait à l'aéroport, les trois hommes purent profiter de la vue des drapeaux installés dans les principales artères de la capitale. Même si ils connaissaient l'importance de la discussion qu'ils allaient devoir tenir dans quelques heures ils ne semblaient pas particulièrement stressés, anxieux ou tendus. Sabbatini et Vittori parlaient de football et des résultats des matchs qui s'étaient déroulés la veille tandis qu'Antonelli, plus discret, regardait les rues de la capitale silicienne par la fenêtre, en jetant, lors des feux rouges, un regard vers les notes qui lui avaient été confié par son cabinet avec les principaux points à faire valoir et à défendre.

Une fois la voiture arrivée au point de rendez-vous, les trois hommes en sortirent quand la porte leur fut ouverte. Ils se dirigèrent alors tout d'abort vers le roi Vittorio auquel ils adressèrent une révérence diplomatique, laissant à l'invité, comme c'est la tradition, l'honneur de prononcer les premiers saluts.



Gianluca AntonelliAntonelli

Cosimo SabbatiniSabbatini

Maurizio VittoriVittori
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