22/06/2018
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Bureau du Développement [Économie]

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4020
embleme ministere du developpement

Ministère du Développement
Bureaux de l'Économie, du Commerce, des Comptes, des Ressources et des Monnaies

Sheikha Lubna al-Qasîmi

Son Excellence Madame Lubna bint Adel Sharim al-Qasîmi, Ministre du Développement (2010 - présent)
[Consulter la biographie de la Ministre]


Bureau de l'Économie - politique économique et observatoires statistiques

Voir le détail du Bureau de l'ÉconomiePrésentation
Le Bureau de l'Économie est le premier et le principal département du Ministère du Développement. Il est en charge du suivi des données économiques nationales et internationales, et de la mise en oeuvre de la politique économique nationale. Pour cela il dispose de services statistiques (Bureau des Statistiques) et d'un réseau permettant la distribution de subventions publiques, l'information des acteurs économiques et la coordination entre les différents maillons de l'Etat.

Le Bureau de l'Économie a été adjoint au Ministère du Développement, "super-ministère" créé en 2010 afin de réunir les compétences des départements financiers, commerciaux, analytiques et d'en fusionner une série d'unités redondantes. De ce fait, le Ministre du Développement dispose de moyens politiques importants et d'une influence prépondérante pour impulser les doctrines économiques décidées par le Diwan (Conseil des Ministres).

Cadre réglementaire de l'économie en Azur
Corpus juridique azuréen sur les questions économiques
  • Fîqh relatif aux questions économiques
  • Loi sur la finance
  • Loi portant création du Fonds Souverain
  • Loi sur la frappe monétaire "Loi de Santé Financière"

Études économiques et chiffres du Bureau des Statistiques


Bureau du Commerce - commerce extérieur et entreprises azuréennes

Voir le détail du Bureau du CommerceEntreprises azuréennes
  • PETRAZUR - Compagnie nationale des Pétroles
  • Acteur public monopolistique sur l'extraction, la production et le commerce des hydrocarbures azuréens à destination du marché mondial et du marché intérieur.

  • AZURIUM - Consortium azuréen des acteurs du secteur minier
  • Acteur à dominante de capitaux privés azuréens, rassemblant l'essentiel des producteurs nationaux de minerais et des opérateurs de première transformation, essentiellement à destination de l'export.

  • SKYRAVAN - Société Caravanière des Airs
  • Concepteurs et fabricants de ballons dirigeables pour le transport civil des voyageurs et des marchandises depuis 1907. Entreprise d'Etat libéralisée en 2013.

  • Qanat - coopérative d'irrigation et d'ingénieurie hydraulique
  • Gestionnaire du réseau de captages et de distribution de l'eau d'irrigation à des fins agricoles et partiellement de consommation urbaine depuis 1979. Concepteur et exportateur de technologies hydrauliques.

  • Maison Shamsûr - coentreprise de luxe, spécialisée dans la savonnerie, la parfumerie, le textile et la marquetterie
  • Issue d'une tradition familiale, recréée dans les années cinquante, restructurée en 1998 pour acquérir de nouvelles productions. Concepteur et fabricant de parfums, cosmétiques, meubles de luxe, articles de décoration, et tapis traditionnels ou réinventés.

Actualités du commerce extérieur azuréen

Entreprises étrangères présentes en Azur

Template entreprise[indent=20%][indent-right=20%]imagelogo[/indent-right][/indent]

[indent=12%][indent-right=12%][b]Nom complet :[/b]
[b]Secteur d'activités :[/b]
[b]Forme juridique :[/b]
[b]Valeur :[/b]
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[b]Histoire :[/b]


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Bureau des Comptes - décisions budgétaires

Voir le détail du Bureau des ComptesPrésentation
Le Bureau des Comptes est en charge de la production annuelle du budget de l'État et de l'information auprès des décideurs politiques. C'est lui qui structure et coordonne les attributions de budget décidées par le politique, et qui formule, le cas échéant, des recommandations pour assurer la bonne tenue budgétaire ; il est en lien étroit avec le Bureau des Statistiques (voir Bureau de l'Économie) pour anticiper les recettes fiscales liées à la productivité économique nationale. Les lois constitutionnelles azuréennes prévoient que le Sérail vote le budget, cependant des ajustements peuvent être décidés par le Diwan dans certains cas.
Registre des décisions budgétaires
03.08.2015 - Gel de 574 Milliards de Dirhams de crédits gouvernementaux (43'050 unités monétaires internationales)



Bureau des Ressources Naturelles - gisements et données d'extraction

Voir le détail du Bureau des Ressources NaturellesPrésentation
Informations par type de ressource


Hôtel des Monnaies - politique monétaire

Voir le détail de l'Hôtel des Monnaies et le TAUX DE CHANGE en vigueurHistoire

Informations monétaires
Taux de change
Au 1er avril 2016

1 AZD = 0,000000075 PMI
1 PMI = 13 333 333 AZD


AZD : Dirham azuréen
PMI : Point monétaire international
$ : Dollar international de référence

Rappel du taux d'échange international en vigueur
1 AZD = 0,03341 $
1 $ = 29,93 AZD

1 PMI = 333 333 $
1 $ = 0,000003 PMI
6564
https://i.imgur.com/oDJzc6U.png
Nom complet : Société Caravanière des Airs
Secteur d'activités : Aéronautique / Transport de marchandises / Transport de voyageurs
Forme juridique : Mushāraka (société à participations)
Valeur : 270 milliards AZD (9 milliards de dollars internationaux selon le taux de change de 2018)
Taille : 12'000 employés, dont plus de la moitié sur les sites de construction et de maintenance des ballons dirigeables
Dirigeant : Madame Dilara Kurbanzadeh
https://i.pinimg.com/1200x/db/9a/cd/db9acd1c176eeb104712c0c10abc4d52.jpg
Madame Dilara Kurbanzadeh
Propriétaire(s) : Dilara Kurbanzadeh (80 %), autres (20 %)

https://i.pinimg.com/736x/3b/43/cc/3b43cc127afc334898db07d0f06dc37b.jpg

Aperçu :

SKYRAVAN, officiellement « Société Caravanière des Airs », est une entreprise azuréenne refondée en 2013, mais qui s'inscrit dans la continuité d'une compagnie existant depuis 1907. Spécialisée dans la construction, la maintenance et l'utilisation de ballons dirigeables (exclusivement pour le secteur civil à partir de 1960), elle a été l'un des fleurons techniques de la République azuréenne dans les années trente à soixante, puis a décliné. La propriétaire principale actuelle, Dilara Kurbanzadeh, ambitionne d'en faire un leader du transport ecofriendly ; à partir de l'histoire azuréenne dans l'utilisation des aérostats, le projet Transafareair 2020 veut propulser la compagnie dans un nouvel âge d'or des géants des cieux.

Histoire :

L'histoire de SKYRAVAN remonte à celle de l'importation de la technologie des ballons dirigeables rigides en Azur, à l'époque du comte Frederikus von Zeppelin, résident lofotènois, exilé de son pays à la suite d'un procès perdu pour espionnage industriel et installé en Azur à partir de 1907, où il participe à doter, pendant le califat parlementaire et à partir de 1922, l'armée de la République azuréenne de ballons d'observation. En parallèle, il développe ses activités et son projet de construire un ballon dirigeable capable d'affronter de grandes distances pour le voyage circumterrestre. Son ambition est également de prouver sa supériorité à ses concurrents et compatriotes. Ses prototypes lofoténois, puis azuréens se perfectionnent (le Luftschiff Zeppelin-Azur-1 effectue son premier vol en 1913 ; il mesure 130 mètres de long, un record mondial à cette époque). S'il décède en 1923, l'entreprise se perpétue, mais échoit à son neveu, August Riesman (plutôt qu'à Ugo Echner, le célèbre publiciste), qui ne partage aucun des objectifs de faire de la société Zeppelin la maîtresse des voyages continentaux au-dessus de l'Afarée. Riesman abandonne les activités de recherche pour les dirigeables civils, et démantèle la compagnie en 1931 au profit des constructeurs lofoténois qui avaient fait la guerre à son oncle au sujet des brevets des dirigeables rigides.

Les Azuréens rachètent les quelques « LZA » en service, notamment sous l'impulsion d'Ahmet Rıza Pasha, qui a été Grand Vizir pendant les années 1910 et qui, malgré son éloignement de la faction républicaine Jeune-Altaï qui vient prennent en 1922 le pouvoir derrière Karaman Pasha, voit dans l'industrie aérostatique un enjeu important pour le développement du pays, à la fois d'un point de vue technique et symbolique ; à la même époque, le dirigeable s'impose pour les voyages de luxe entre l'Eurysie et le Nouveau-Monde, grâce aux publicités géniales d'Ugo Echner, directeur technique de Cielestins Armateurs. Les Azuréens recréent une compagnie aérostatique, qui deviendra en 1935 la Caravanière des Airs, et qui fera flotter une douzaine d'appareils de grande taille (plus de 180 mètres), dont un appareil de très grande taille (227 mètres de long, 160'000 mètres cubes de volume), le LZA 25 Sycomore, qui effectuera 109 voyages et contribuera à la renommée de la compagnie azuréenne jusqu'en 1948.

Dans les années quarante, puis cinquante, l'aviation se développe rapidement et concurrence bientôt les ballons dirigeables dans les trajets à moyenne et longue distance, tandis que le train, en Eurysie du moins, permet des voyages de plus en plus rapides et confortables. La plupart des compagnies aérostatiques dans le monde accusent un déclin rapide et la plupart ferment boutique, face à l'essor d'avions de voyageurs équipés de moteurs à réaction. Plus rapides, moins coûteux, plus sûrs (les accidents sont encore nombreux à l'époque à cause du gaz de sustentation inflammable ; l'usage de l'hélium n'est que progressivement introduit et ne fait que renchérir les coûts), les avions de ligne réduisent considérablement le marché des dirigeables civils. La Caravanière des Airs souffre de cette évolution, mais se maintient, du fait d'une caractéristique propre à l'Azur et à l'Afarée : la nécessité de couvrir de très longues distances, à travers une géographie difficile à franchir. En Afarée, franchir le désert et les montagnes demeure un enjeu important qui contribue à conserver aux dirigeables un léger avantage comparatif, à condition de voir leur architecture adaptée à de nouveaux enjeux.

Les Azuréens perfectionnent des modèles proprement nationaux à partir de 1964, grâce à Nawâz Mosqandir, ingénieur et lui-même constructeur de dirigeables, qui prend la tête de la Caravanière des Airs en 1968. La classe Kandarhan, brevetée en Azur, est lancée sur le concept d'un dirigeable capable de livrer des charges lourdes, en conservant son équilibre grâce à un système de poulies hydrauliques. Utile pour le développement d'infrastructures en haute montagne, comme la construction des Grands Barrages de Dariane, la classe Kandarhan ne rencontre toutefois que peu de succès à l'étranger et s'avère être un succès technique mais un échec économique. Par ailleurs, le contexte n'est pas favorable à la multiplication des dépenses dans le secteur, du fait de la guerre Azur-Faravan des années soixante puis de la violente décennie de contestations et de répressions. La dictature républicaine, qui tient à faire des dirigeables l'un des marqueurs de ses réussites technologiques, s'effondre finalement en 1978, après avoir lancé une ultime classe de dirigeables pour le transport des voyageurs ; la classe Sîrwanpûr, dont seulement quatre exemplaires seront construits.

En 1978, l'insurrection dans la capitale et la restauration du Califat, doté l'année suivante d'une Constitution de compromis avec les sociaux-démocrates, amène à des bouleversements pour la petite industrie nationale. Le Califat mise sur de nouveaux projets routiers et abandonne définitivement la recherche technique dans les dirigeables. Vus comme des réussites nostalgiques, mais dépassés par une économie mondiale qui a besoin de moyens de transports plus rapides, plus sûrs, et bon marché, les dirigeables ne sont plus utilisés que pour des voyages coûteux. La durée de vie des derniers appareils en fonctionnement est sans cesse prolongée, mais la maintenance s'allonge aussi. Bien qu'ils n'aient pas été démantelés, les derniers zeppelins azuréens du vingtième siècle, le Sheikh Abd-al-Qadîr et le Sheikh Ibn Khaldûn, restent au hangar à partir de 1995. L'Azur ne produit plus que de petits ballons pour les loisirs ou l'envoi de sondes météorologiques.

En 2013, Dilara Kurbanzadeh, héritière d'Abdulla Kurbanzadeh, chef d'un clan important dans l'est du pays et propriétaire de manufactures de savons et de parfums, rachète à l'Etat azuréen les anciens sites de construction de ballons dirigeables, et surtout récupère les anciens brevets. Elle reconstruit une filière pour lancer le projet Transafareair 2020, afin de doter l'Afarée de dirigeables high-tech, adaptés aux contraintes techniques, écologiques et financières du vingt-et-unième siècle. SKYRAVAN dévoile son premier prototype en 2017, fortement soutenue par le Diwan qui y voit un secteur d'avenir.

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https://i.imgur.com/MzfMviL.png

Nom complet : Qānāt
Secteur d'activités : Ingénieurie hydraulique
Forme juridique : Mushāraka (coopérative islamique sans syndicat institué)
Valeur : 5'390 milliards AZD (18 milliards de dollars internationaux)
Taille : Environ 900'000 salariés dans plusieurs milliers d'unités coopératives au sein de la Mushāraka
Dirigeant :
Monsieur Abdulkarim Sakir
https://static.lematin.ma/files/lematin/images/articles/2022/07/ea5725bd14afcaac5e2ce692a890cd3d.jpg
Monsieur Abdulkarim Sakir
Propriétaire(s) : Plusieurs milliers d'entreprises dans la coopérative, 90 % étant des exploitations agricoles

https://cdn.generationvoyage.fr/2015/12/irrigation-caroussel-wadi-rum-jordanie.jpg

Aperçu :

La Qānāt est une coopérative de type Mushāraka, ce qui implique qu'elle réunit des milliers de fermes et d'entreprises coopératrices pour la gestion et le développement du réseau national de captage et d'acheminement d'eau d'irrigation agricole. Elle gère plus de 300'000 kilomètres de canalisations à travers le pays, notamment dans la région du Plateau (centre et nord du pays), dont l'aridité contraste avec la présence de grandes métropoles urbaines et d'activités industrielles et agricoles majeures. La Qānāt investit considérablement la recherche et développement depuis les années 2010, en raison des circonstances particulières liées à des pressions sur la ressource en eau et à une demande toujours croissante de la part des producteurs ruraux et des consommateurs urbains. Pour plusieurs technologies, tels que la micro-irrigation dans les systèmes arboricoles par canal autofouisseur, la Qānāt est un exportateur de matériel à destination du marché mondial. Ses principaux clients sont situés en Afarée et en Aleucie, pour le développement de l'agriculture dans des milieux arides difficiles.

Histoire :

La coopérative de type Mushāraka « Qānāt » est fondée en 1979 ; elle réunit alors, selon les voeux du « mutualisme islamique » voulu par le régime restauré du Califat et du parti de la Nahda, des milliers d'exploitants agricoles à travers le pays, pour l'exploitation et le développement des réseaux d'irrigation dont ils dépendent. La création de la coopérative est un événement considérable dans l'histoire agraire de l'Azur, car elle intervient après les infructueuses et injustes réformes agraires de la République (1963, 1969 puis 1975) qui visent à stimuler la productivité agricole dans un pays de plus en plus lourdement déficitaire, mais où l'agriculture traditionnelle emploie encore près de la moitié de la population. La « socialisation des moyens d'irrigation » est un enjeu-clé du ralliement des couches paysannes à la contestation anti-républicaine, puis au régime de la Nahda. Le contrôle de l'eau revient alors enfin aux paysans, une première depuis l'introduction des technologies de la Révolution verte dans l'agriculture azuréenne.

La Qānāt emprunte au mot persan qui désigne les ouvrages hydrauliques présents en Azur depuis la haute Antiquité. Les qanats sont des puits creusés dans les collines et les montagnes, jusqu'aux nappes phréatiques sous-jacentes, qui font communiquer des canaux souterrains et distribuent l'eau de l'aquifère aux champs cultivés en fond de plaine. Cette technique, développée dans la vallée du Syr et du Daria, est constitutive du développement de la haute civilisation azuréenne avant la conquête perse, et fait partie de l'identité des agriculteurs du plateau en même temps qu'elle explique leur organisation sociale. Contrairement à d'autres ouvrages hydrauliques complexes, les qanats nécessitent peu de main-d'oeuvre pour leur construction, et peuvent être exploités indépendamment les uns des autres. L'organisation sociale à la fois égalitariste et individualiste des Azuréens du Plateau du Syr-Daria semble découler du mode de gouvernance du réseau d'irrigation selon des sociologues et des historiens. Ainsi, la reprise de ce terme pour désigner la grande coopérative nationale d'usage des réseaux fait référence à l'un des thèmes préférés des socialistes azuréens pour la mise en valeur de leur idéologie.

Dans les années quatre-vingt, les problématiques sanitaires et environnementales sont une pression extrême sur les pouvoirs publics et la société azuréenne. Le développement des activités industrielles, des forages pétrogaziers notamment, entre en conflit avec les activités agricoles. Par ailleurs, la mauvaise gestion des eaux usées dans des villes-champignons qui tendent à proliférer accroissent gravement la pollution des eaux de surface. En 1987, une crise éclate même dans la capitale, du fait du manque d'eau potable en raison de la sursollicitation du lac Shediz qui en est la ressource principale depuis des millénaires. Le système azuréen fait alors face à de lourds investissements et des réformes considérables pour préserver la ressource essentielle à la vie.

La Qānāt se spécialise alors à nouveau dans l'ingénieurie hydraulique, champ d'études favori des Azuréens en raison de l'aridité de la région, et de l'histoire liée à l'invention de pratiques agricoles adaptées à un contexte de désert et de haute montagne. Les pistes de développement des années cinquante et soixante, notamment le recours sans mesure à la pluie artificielle pour entretenir des champs de grandes cultures (notamment de coton) dans les plaines sont modifiés en faveur d'un recours à l'exploitation d'aquifères très anciens. De profonds captages sont ainsi réalisés, notamment en Dariane et dans les Cyrisiades. A la fin des années 1990, le déploiement des axes d'irrigation permet la mise en culture de nouvelles terres en plein coeur du désert, pour la production de céréales et de fourrages notamment.

A partir des années 2010, la Qānāt spécialise ses technologies dans la micro-alimentation en eau des cultures sous serres et des cultures en milieu aride. L'utilisation de capteurs sensoriels dans les palmeraies permet un apport plus adapté aux variétés d'arbres fruitiers, que l'Azur cultive de mémoire ancienne. Cependant, malgré le développement d'outils techniques intéressants, leur déploiement est conditionné à la gouvernance de la coopérative. Entre des agriculteurs faiblement dotés, adeptes des espèces et des pratiques traditionnelles, et une génération d'agri-entrepreneurs désireux de se lancer à la conquête du marché mondial (la production d'encens et de dérivés de teintures pour l'industrie du luxe pourrait répondre à une demande mondiale en constante augmentation), des divergences de vues se font régulièrement sentir, pesant sur les choix de recherche et développement poursuivis par la coopérative.

L'enjeu principal de la Qānāt à partir de 2015 a été d'approvisionner l'agriculture azuréenne en eau d'irrigation dans un contexte de demande croissante et de contraintes de plus en plus aiguës. La salinisation des terres, la recrudescence de sécheresses régionales, sont certes des défis pris en compte depuis longtemps par les Azuréens ; cependant, le recours de plus en plus intensif à l'exploitation des aquifères fossiles profonds, tels que le Grand Quinternaire de Dariane occidentale, agite de plus en plus la question de la durabilité de cette exploitation. Longtemps considérés comme des réserves virtuellement inépuisables d'eau douce pour l'irrigation et les villes, les aquifères profonds sont de plus en plus sollicités, avec des risques en croissance. En 2015, le projet de Plan Gazier qui aurait multiplié par trois la production nationale de gaz naturel via des forages par fracturation de la roche mère avait été considéré par le directeur de la Qānāt comme un « risque existentiel » pour la qualité des eaux des aquifères exploités. En vue de faire face à la déplétion graduelle des ressources, du fait d'un rechargement insuffisant des réserves hydrogéologiques depuis les années 2000, la Qānāt mène des projets de recherche dont les plus prometteurs semblent être ceux touchant au développement de technologies de collecte de la vapeur d'eau atmosphérique par siphonnement des nuages.

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Nom complet : Maison Shamsûr
Secteur d'activités : Luxe (Parfumerie / Cosmétiques / Textiles / Décoration)
Forme juridique : Mushāraka (société à participations)
Valeur : 124 milliards de dirhams AZD (4 milliards de dollars internationaux)
Taille : Quinze mille employés
Dirigeant :
Madame Dilara Kurbanzadeh
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Madame Dilara Kurbanzadeh
Propriétaire(s) : Dilara Kurbanzadeh (57 %), Abdalrashid Shamsûr (11 %), autres (32 %)

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Aperçu :

La Maison Shamsûr est une entreprise produisant des articles de luxe. Issue d'une ancienne famille de savonniers, restructurée en entreprise à vocation internationale en 1998 par les nouveaux repreneurs, elle détient un quasi-monopole sur la production du traditionnel « savon de Sarranshah » réalisé à partir d'huile d'olive et d'huile de laurier. Ses activités s'étendent aussi à la parfumerie, qui est le cheval de bataille favori de l'actuelle propriétaire principale, Dilara Kurbanzadeh, et à la décoration. En rachetant des ateliers de fabrication d'objets en bronze, en cuivre, ou de marquetterie, la Maison Shamsûr s'est développé au cours des années 2000 mais surtout 2010 comme un acteur majeur du luxe en Azur, avec l'ambition de conquérir des marchés à l'étranger. La Maison Shamsûr est également en lutte contre des petits concurrents sur le marché du henné. La production locale de roses, de jasmin, de tubéreuses et d'iris donne à la filière parfum de la Maison Shamsûr une marque de fabrique que l'entreprise veut faire monter comme gage de qualité. L'entreprise est cependant régulièrement pointée du doigt pour des pratiques dommageables à l'écosystème, en particulier à travers la recherche du très précieux bois d'Aniba rosaedora, une espèce sauvage dont le bois a un parfum caractéristique, et du Dalbergia utilisé en ébénisterie et en marquetterie. Ces pratiques d'abattage sauvage, menées dans les forêts du Mirobansar mais aussi dans d'autres pays, peuvent être dénoncés par des militants écologistes qui déplorent la surexploitation d'espèces menacées.

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Histoire :

Installée à Sarranshah depuis le XVIIème siècle, la famille Shamsûr, d'origine perso-mirobansarie, fait fortune dans la confection de savons traditionnels qu'elle exporte dans tout le pays, et jusqu'en Eurysie à partir du dix-neuvième-siècle ; les savons à l'huile d'olive et aux éléments végétaux de l'Orient attirent une clientèle bourgeoise intéressée par ces produits. Cependant, la filière demeure très traditionnelle, les savons étant fabriqués, selon l'ancienne méthode, à la main et dans des chaudrons par des artisans spécialisés, concentrés à Sarranshah en Syrane, et dans la région. Le savon surgras à base d'olive et de laurier, dit vulgairement « Savon de Sarranshah », est le principal produit de l'entreprise familiale.

A partir de 1950, notamment sous la houlette d'Ismail Shamsûr, qui a poursuivi des études d'ingénieurie en Occident, le process est modernisé et industrialisé. La famille rachète aussi les ateliers textiles alentours, et se crée bien vite, notamment avec l'aide des autorités politiques de l'époque, un quasi-monopole sur la production des tapis en laine et en coton, dont la teinture et le filage complexes sont aussi des objets d'exports importants pour de nombreuses localités.

En 1998, la famille Shamsûr, endettée et divisée, doit consentir à la vente de l'essentiel de ses participations au sein de la Mushāraka (un mode d'organisation de production instauré à partir de 1978 par le Califat) à la famille Kurbanzadeh. A partir des années 2000, c'est notamment Abdulla Kurbanzadeh qui restructure les activités de savonnerie et diversifie les productions de l'entreprise, se lançant notamment dans les cosmétiques et la parfumerie, en rachetant des brevets à l'étranger et en misant sur une production locale de fleurs, de roses notamment, qui étaient jusque-là exportées au Banairah ou au Faravan pour cette application.

En 2011, Abdulla Kurbanzadeh cède ses parts à sa fille Dilara Kurbanzadeh, qui devient la principale propriétaire au sein de la Mushāraka, en éclipsant la famille Shamsûr. Jouissant du prestige de ce nom en Eurysie, très associé aux articles de luxe importés, Madame Kurbanzadeh poursuit les intentions de son père et initie un développement majeur dans la mode et le textile, ainsi que la décoration, en ciblant les classes moyennes aisées de toute la planète. De nouveaux ateliers sont ouverts, ailleurs en Azur et à l'étranger, en particulier pour confectionner des meubles de bois précieux, de la vaisselle, et bien sûr des parfums qui sont de plus en plus le produit phare de la Maison, éclipsant les savons.

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