23/08/2019
11:07:18
Index du forum Continents Aleucie Icamie

💡 DIED | Direction de l'Information et des Etudes de DĂ©fense

Voir fiche pays Voir sur la carte
3862
Diretoria de InformaçÔes e Estudos de Defesa
ć›œé˜Čæƒ…ć ±ç ”ç©¶ć±€ - DIED


La Direction de l'information et des Etudes de Défense a été fondée à Rio Formosa à la fin du XIXÚme siÚcle par édit de l'Empereur de Listonie afin de développer et de renforcer les capacités militaires de la colonie face aux luttes plus ou moins actives qui l'opposait à l'Union Icamienne nouvellement formée par les cités-états natives de l'Icamiaba et les anciennes colonies du Burujoa nouvellement indépendantes constituées en Républiques Heimin. Cette création avait pour objectif d'étudier les capacités des forces ennemies, leurs armes, leurs tactiques et leurs stratégies afin de pouvoir élaborer en retour des plans pour s'en prémunir et, à terme, pour les vaincre et ainsi récupérer l'intégralité de la péninsule icamienne.

Influent et prolifique dans la sphÚre listonienne de l'époque, le DIED a contribué activement au rayonnement du "joyau aleucien" de la couronne listonienne par ses productions. L'étude de l'art de la guerre sous toutes ses coutures, ainsi que des matériels, techniques et technologies qui permettent sa conduite a eu une résonance certaine et durable dans les forces armées impériales grùce à l'apport indéniable des rencontres des forces et milices coloniales face aux techniques caractéristiques des guerriÚres de l'Icamiaba et à leur refus farouche de se conformer aux rÚgles de la "guerre civilisée".

Durant la Guerre d'Indépendance de 1959 à 1969, le DIED est le "cerveau" des pratiques et armes nouvelles qui se développent pour lutter contre les insurgés et les forces icamiennes, participant notamment à l'emploi généralisés de tactiques de terreur comme l'utilisation indiscriminée de la Legio Mortis sur les populations civiles dans le but de les plier.

En 1969, lors de l'indĂ©pendance de la Colonie de la Costa de Cobre et la dissolution de l'intĂ©gralitĂ© des forces armĂ©es icamiennes, la question de la dissolution du DIED se pose : en tant que creuset des techniques de guerres listoniennes, c'est un symbole de l'oppresseur colonial particuliĂšrement fort. Pour autant, c'est Ă©galement une structure d'information, de recherche et de formation efficace qui a fait ses preuves durant son quasi-siĂšcle d'existence. L'une des premiĂšres dĂ©cisions du gouvernement de celui qui deviendra le "dictateur" PetĂșlio Ademir Ishii est de conserver le DIED quasiment en l'Ă©tat Ă  l'exception de ses cadres les plus extrĂ©mistes qui seront rapatriĂ©s vers Listonia, comme tous les plus extrĂ©mistes des anciens colons qui songent encore aujourd'hui Ă  reconquĂ©rir l'honneur de l'Empire.

Si l'Union Icamienne - puis la République Fédérative d'Icamie aprÚs elle, en 1984 - ne dispose que de forces de sécurité, le DIED est ce qui lui permet de ne pas perdre l'intégralité de ses connaissances, et lui permet de conserver une base solide de connaissances et de compétences qui permettront le réarmement rapide de la République lors de la refondation des Forces Armées acté par la nouvelle constitution de 1984.

Mi-structure de formation, mi-institut de recherche, comptant un musée ouvert au public et se constituant direction gouvernementale au-delà de tout cela, le DIED est transféré dans la nouvelle capitale de Tàvusu Pyàhu dÚs l'achÚvement de celle-ci. Le but est ainsi de la détacher de son ancrage en Costa de Cobre historique - et avec lui de son influence listonienne latente - afin de pouvoir en faire une structure véritablement "icamienne" et agnostique dans ses considérations.

Aujourd'hui, le DIED est une structure rattachĂ© Ă  l’État Icamien tout en Ă©tant nĂ©anmoins un Ă©tablissement disposant de grandes latitudes pour ses recherches, qui se veut tout Ă  la fois ĂȘtre un incubateur des nouvelles thĂ©ories et techniques militaires et le rĂ©ceptacle de tous les savoirs militaires de la planĂšte, et non plus seulement uniquement de l'Icamie. C'est donc aussi une structure trĂšs ouverte aux partenariats Ă  l'Ă©tranger pour ses oeuvres de recherche ... Et une structure particuliĂšrement Ă©troitement surveillĂ©e par les services de renseignement icamien pour la criticitĂ© de ses travaux.


Sommaire.

1. Histoire Militaire
2. Pensées
3. Techniques
4. Technologies
5. Matériels
4569
Une Mine Listonienne sommes toutes normale.
Une Mina Naval m/22 "Coco" listonienne au musée du DIED.


Mina Naval m/22 "Coco" & m/22 "Reformado"

  • Nation d'Origine : Empire Listonien / RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie
  • Date de CrĂ©ation : 2004 (version originale) / 2016 (rĂ©tro-ingĂ©nierie et adaptation icamienne)

  • DiamĂštre: 650 millimĂštres
  • Longueur: 2.79 mĂštres
  • Masse: 1.770 kilogrammes (version originale listonienne) - 2.500 kilogrammes (version adaptĂ©e icamienne)
  • Type: Torpille lourde immergĂ©e Ă  dĂ©tection et dĂ©clenchement diffĂ©rĂ©
  • Charge explosive: 800 kilogrammes
  • DĂ©clenchement: Quadruple (Acoustique / MagnĂ©tique / Pression / Manuel) avec possibilitĂ© d'ajouter un IFF sĂ©curisĂ© basĂ© sur les technologies d'informatique quantique propriĂ©taires de Fang Industries.
  • Profondeur d'utilisation: De 12 Ă  125 mĂštres
  • DurĂ©e de vie de la mine: 1 an (version originale listonienne) - Plus de 10 ans (version adaptĂ©e icamienne)
  • DurĂ©e de vie entreposĂ©e: Plus de 10 ans

  • Classification InGame: Mine Navale Lvl.10


La mine navale m/22, dans ses versions listoniennes comme icamiennes, reprĂ©sente l'aboutissement de toute la doctrine de protection des cĂŽtes partagĂ©es tant par l'intelligentsia militaire de feu l'Empire Listonien que par celle de l'Ă©tat-major du syndicat des forces armĂ©es de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie - qu'elle a expliquĂ© et transmise aux Ă©lites politiques, qui soutient pleinement l'approche dudit Ă©tat-major -. Dans un monde oĂč aucun traitĂ© ne rĂ©git les limites des zones d'influence maritime, alors ces zones d'influence maritimes revendiquĂ©es doivent pouvoir ĂȘtre dĂ©limitĂ©es par des mesures Ă  mĂȘme de dissuader des acteurs Ă©trangers non-autorisĂ©s Ă  contester cette revendication. Les mines navales font partie de ces mesures. Des mesures efficaces, comme elles ont pu l'ĂȘtre dĂ©montrĂ©es Ă  l'encontre des pĂȘcheurs Ă©trangers qui ont par maintes fois tentĂ© de braver les interdictions et les mises en garde des autoritĂ©s coloniales impĂ©riales listoniennes.

FidĂšles aux doctrines d'emploi listoniennes, et aux doctrines icamiennes hĂ©ritĂ©es de la guerre contre les Listoniens, la m/22, dans ses deux versions, est une arme effroyable qui bĂ©nĂ©ficie de tous les avantages d'absence de convention internationales sur des armes, types d'armes, types d'usage ou types de charge "illĂ©gales" ou "immorales". En effet, la majeure partie de la charge utile de m/22 ne reprĂ©sente pas l'explosif en lui-mĂȘme - celui-ci, dans le cadre d'un emploi contre des bateaux, ne nĂ©cessite pas d'ĂȘtre si important que cela, tant le poids et la forme de la coque du navire agit elle-mĂȘme contre son intĂ©rĂȘt dans un environnement si inhospitalier -, mais toute une variĂ©tĂ© d'agents offensifs ajoutĂ©s parallĂšlement Ă  la charge utile pour garantir le plus de dĂ©gĂąts possibles contre les matĂ©riels embarquĂ©s du navire et le plus de lĂ©talitĂ© possible Ă  l'encontre de son Ă©quipage, et des potentiels survivants qui pourraient chercher Ă  trouver refuge dans l'eau ou sur des canots de sauvetage.

Ainsi, la m/22 listonienne se focalise sur l'emport d'une quantitĂ© d'agent incendiaire gĂ©lifiĂ© spĂ©cialement conçu pour coller et s'enflammer au contact de l'air et mĂȘme sur l'eau pendant plusieurs heures. Le gĂ©nie chimique listonien n'ayant rien Ă  envier aux plus joyeuses forfanteries carnavalaises, le "PromĂ©cio" créé dans les laboratoires listoniens - et plus tard rĂ©pliquĂ© par l'Icamie - est mĂȘme suffisamment combustible et vicelard pour brĂ»ler sous l'eau et mĂȘme en l'absence d'atmosphĂšre, ne requĂ©rant qu'une surface Ă  laquelle s'attacher pour prendre feu - il se raconte que le programme spatial listonien prĂ©voyait son emploi lors de potentiels combats avec des Ă©quipages de spationautes Ă©trangers, notamment loduariens -. Se basant sur l'Ă©tonnant et radical hĂ©ritage chimique listonien, la version icamienne lui rajoute du phosphore blanc pour marquer l'explosion plus efficacement aux alentours et brĂ»ler les Ă©quipages sur les ponts des navires touchĂ©es, ainsi qu'une petite quantitĂ© de gaz de combat projetĂ©e sous pression dans l'air et surtout, dans l'eau, en appui du PromĂ©cio, pour s'assurer que ceux qui auraient survĂ©cu aux flammes de quelque maniĂšre que ce soit succombent tout de mĂȘme Ă  l'agent innervant. Enfin, pour s'assurer de la lĂ©talitĂ© Ă  long terme contre les Ă©quipages qui auraient survĂ©cu aux flammes, au phosphore et l'agent neurotoxique, la m/22 Reformado lĂąche Ă©galement Ă  sa dĂ©tonation cinq petites "bouĂ©es" destinĂ©es Ă  attirer les requins grĂące Ă  des Ă©missions basse-frĂ©quence reproduisant les sons de formes de vie marines agonisantes, ainsi que des appĂąts Ă  base d'abats de poissons rĂ©cupĂ©rĂ©s dans les dĂ©chets des usines de poissons panĂ©s si populaires dans le monde icamien.

Les deux types de m/22 emportent également dans leur charge une quantité de "paillettes" de brouillage, destinées à brouiller les organes de détection modernes en les saturant, tandis que la m/22 Reformado emporte également plusieurs dizaines de kilogrammes de peinture haute-visibilité destinée à asperger le navire touché pour faciliter son identification, et son marquage pour de potentielles frappes ultérieures par l'aviation et la marine icamienne.

En sommes, la mina Naval m/22 "Coco" et sa comparse icamienne m/22 "Reformado" sont des armes abominables, pour une époque et un monde abominable.


>>> RETOUR AU SOMMAIRE
9724
Une belle brochette de syndicalistes prĂȘts pour la fĂȘte de l'Huma !

União da Forças Armadas Icamiabas
ć›Čç„žć›œè»ćŠŽćƒç”„ćˆ - UFAI


L'organisation militaire de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie reprĂ©sente un casse-tĂȘte Ă©tonnant pour quiconque essayerait de s'y pencher sans disposer de connaissances prĂ©-existantes sur l'Histoire de la pĂ©ninsule, et en particulier sur le fonctionnement historique particulier des citĂ©s-Ă©tats natives de culture icamiaba, et sur le traitĂ© de paix qui a consacrĂ© l'indĂ©pendance de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie - Ă  l'Ă©poque Union Icamienne - et le retrait dĂ©finitif de l'Empire Listonien de la pĂ©ninsule, Ă  la suite de la Guerre d'IndĂ©pendance Icamienne. Pour faire simple et concis, la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie n'a pas d'armĂ©e, elle a un grand syndicat militaire, l'UFAI, qui regroupe et coordonne l'ensemble des "gardes nationales" de la FĂ©dĂ©ration en une seule structure cohĂ©rente.

Le premier point Ă  connaĂźtre est l'interdiction pour la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie, en vertu du traitĂ© du paix, Ă  disposer de forces armĂ©es Ă  l'Ă©chelle fĂ©dĂ©rale. Cette interdiction est une consĂ©quence directe que l'escalade dramatique qui a pu ĂȘtre observĂ©e au cours de la guerre, et du choc dans la plupart des opinions publiques eurysiennes de voir la brutalitĂ© des forces icamiennes face aux colons et aux institutions civiles coloniales listoniennes. Si la pression internationale a fait plier l'Empire Listonien en le forçant Ă  se retirer devant l'indignation globale face aux pratiques de massacres indiscriminĂ©es au lance-flammes contre sa propre population coloniale et contre les populations civiles icamiennes au-delĂ  de la frontiĂšre - sans dĂ©claration de guerre prĂ©alable -, le traumatisme a Ă©tĂ© Ă  peine moins important devant les opĂ©rations menĂ©es par les forces armĂ©es de l'Union Icamienne en reprĂ©sailles, et notamment devant les images d'"escadrons de la mort" akahimes n'hĂ©sitant pas Ă  rendre coup sur coup, et Ă  massacrer tous les civils et Ă  raser mĂ©thodiquement toutes les structures reprĂ©sentant l'autoritĂ© listonienne, ou toute influence culturelle eurysienne : Ă  commencer par les Ă©glises et les missions, qui n'offraient aucune refuge des civils pour les civils contrairement Ă  ce qui pourrait ĂȘtre observĂ© de maniĂšre gĂ©nĂ©rale en Eurysie. LĂ , les Akahimes s'en servirent volontiers de lieux de rassemblement pour massacrer les civils, crucifier tous les membres du clergĂ©, et se filmer en train de se livrer Ă  des festins anthropophages dans les sacristies profanĂ©es. Tout cela avant de dĂ©truire les structures et de piĂ©ger les dĂ©combres dans une volontĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e de causer davantage de pertes lorsque les secours se prĂ©senteraient Ă  la recherche de survivants. ImmortalisĂ©es par les camĂ©ras et les objectifs du monde entier mais oubliĂ©s au profit de l'image bonhomme et joyeuse de l'Icamie contemporaine, ces images ont Ă©tĂ© au centre d'intenses dĂ©bats sur le droit ou non de l'Empire Listonien de se dĂ©fendre contre un risque non plus seulement colonial, mais bel et bien culturel et civilisationnel.

C'est l'anti-colonialisme et la paix qui ont finalement triomphé au bout de dix ans d'une guerre particuliÚrement brutale, avec la dissolution des forces armées de l'Union Icamienne élargie aux anciennes possessions listoniennes et l'interdiction pour celle-ci d'en disposer à grande échelle sur le modÚle le plus commun à l'échelle de la planÚte, avec sa centralisation, son organisation pyramidale et son rattachement direct au concept de nation.

Cette interdiction a été maintenue et respectée pendant des années, et en particulier sous le Président Ishii, le "quasi-dictateur" qui exerça sans partage le pouvoir sur l'Icamie libérée entre 1969 et 1984. AprÚs celle-ci et avec la rédaction d'une toute nouvelle Constitution en 1984, les esprits les plus vifs des mondes juridique et philosophique icamien se réunirent pour permettre de contourner ce qui était vu comme un bùillon de l'étranger qui risquait de finir par desservir la République Fédérative d'Icamie, si elle venait à devoir combattre à nouveau pour l'intégrité de son territoire : qui, en effet, viendrait défendre l'Icamie ?

L'Union des Forces ArmĂ©es Icamiennes (UniĂŁo da Forças Armadas Icamiabas dans la langue listonienne, ou ć›Čç„žć›œè»ćŠŽćƒç”„ćˆ en burujois et dans la transcription qui a Ă©tĂ© adoptĂ©e pour la langue icamiaba), reprĂ©sente cette solution, dans un montage juridique qui reprĂ©sente tout Ă  la fois une forme particuliĂšre d'organisation militaire fĂ©dĂ©rale et une rĂ©ponse "juridiquement entendable" Ă  l'interdiction qui pĂšse thĂ©oriquement encore aujourd'hui sur la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie. L'UFAI est, dans les faits, le syndicat fĂ©dĂ©ral qui regroupe toutes les forces armĂ©es militaires des diffĂ©rentes entitĂ©s qui composent l'Union Icamienne. On y retrouve tout autant les Akahimes de la citĂ©-Ă©tat Ă©ponyme que les armĂ©es d'inspiration listonienne des rĂ©gions organisĂ©es sur un systĂšme monarchique des anciennes possessions coloniales, ou bien les myriades de milices et gardes nationales des diffĂ©rents Ă©tats. Il n'existe thĂ©oriquement pas de "Force ArmĂ©e FĂ©dĂ©rale" Ă  l'Ă©chelle de l'Icamie, mais uniquement une organisation professionnelle chargĂ©e de reprĂ©senter l'ensemble des professionnels du secteur militaire Ă  l'Ă©chelle de la FĂ©dĂ©ration face Ă  la DiĂšte FĂ©dĂ©rale et au Gouvernement. Une organisation indĂ©pendante, mais Ă©galement trĂšs rĂ©glementĂ©e et disposant en son sein de trĂšs nombreux reprĂ©sentants et gardes-fous fĂ©dĂ©raux, et la nĂ©cessitĂ© de rendre compte sur ses activitĂ©s auprĂšs des autoritĂ©s gouvernementales.

Camions-Essence de la Centrale des Energies de l'UFAI
Camions-citernes de la "Centrale des Energies" de l'UFAI, l'une des "unités" centralisé de l'"armée icamienne"

L'existence de l'UFAI fait que, dans son fonctionnement et sa logique, l'"armĂ©e" icamienne est construite sur un modĂšle beaucoup plus proche de Grand Kah (qui a inspirĂ© les plus anciens mouvements rĂ©volutionnaires icamiens) que de l'OND, ou mĂȘme d'autres structures que l'on aurait plus croire moins centralisĂ©es, comme l'Estalie. En effet, les cadres de l'UFAI ne sont pas nommĂ©s, mais bel et bien Ă©lus par leurs pairs lors de grandes convention oĂč chaque organisation rĂ©gionale va tenter de faire jouer ses atouts et de dĂ©fendre sa place dans l'Ă©cosystĂšme militaire icamien. Cela fait Ă©galement que l'UFAI dispose d'une latitude beaucoup plus grande dans son organisation et son fonctionnement pour suivre ses objectifs et ses prĂ©occupations que dans d'autres Ă©tats oĂč l'armĂ©e serait complĂštement subordonnĂ©e Ă  l'autoritĂ© civile : l'UFAI, en tant qu'organisation fĂ©dĂ©rale, peut opĂ©rer ses propres usines et ses propres infrastructures, tout comme elle peut investir, acheter, vendre et globalement agir avec une certaine indĂ©pendance Ă  l'Ă©chelle de la FĂ©dĂ©ration et mĂȘme, en se coordonnant avec le Gouvernement, la DiĂšte et les services Ă©tatiques fĂ©dĂ©raux, Ă  l'Ă©tranger. Cela a permis Ă  l'UFAI de construire un Ă©cosystĂšme sur le papier trĂšs dĂ©centralisĂ©, mais s'Ă©tant organisĂ© pour regrouper et coordonner les parties les plus complexes de l'organisation armĂ©e, avec une "Centrale des Energies", une "Centrale Logistique" ou une "Centrale des Personnels" trĂšs importante, de mĂȘme que ses services de renseignement majoritairement centralisĂ©s quand il s'agit des moyens techniques lourds, comme dans le domaine des renseignements satellitaires, informatiques ou Ă©lectromagnĂ©tiques. Cette organisation trĂšs particuliĂšre, qui dĂ©tache en thĂ©orie totalement l'Ă©tat icamien des forces armĂ©es de ses diffĂ©rentes composantes, permet aussi la trĂšs commode fiction juridique que la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie n'est pas responsable des actions de ses forces armĂ©es : d'une certaine maniĂšre, l'UFAI peut ĂȘtre vue comme l'une des plus importantes forces mercenaires du Monde, et celle disposant de la lĂ©gislation la plus favorable.

L'intĂ©gration centralisatrice des grandes forces armĂ©es de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative au sein d'une mĂȘme structure ne lisse cependant pas tout, et l'armĂ©e de chaque Ă©tat se retrouve ainsi Ă  dĂ©velopper ses propres spĂ©cificitĂ©s tout autant selon la vision de la "Centrale des Centrales" ("l’État-major" d'Icamie, avec Ă  sa tĂȘte un ou une "GĂ©nĂ©ralissime") qu'en coordination avec ses forces locales pour tirer son Ă©pingle du jeu dans le grand Ă©chiquier stratĂ©gique et sĂ©curiser sa place et sa stature au sein de l'UFAI. Chaque force distincte au sein de l'UFAI garde par ailleurs ses propres codes, ses propres traditions, sa propre organisation (dans le cadre des critĂšres normatifs de l'UFAI, pour permettre une interopĂ©rabilitĂ© aussi grande que possible au sein de l'Union) et ses propres matĂ©riels (qui doivent cependant rĂ©pondre Ă  des critĂšres Ă  l'Ă©chelle de l'Union, eux aussi).

DĂ©tachement de troupes Akahimes lors du dĂ©filĂ© de la FĂȘte de la FĂ©dĂ©ration
Troupes Akahimes participant au dĂ©filĂ© de la FĂȘte de la FĂ©dĂ©ration

Certains exemples marquants pourraient ĂȘtre les forces armĂ©es d'Akahim et, dans une moindre mesure, d'Akakor : les citĂ©s-Ă©tats natives matriarcales de la FĂ©dĂ©ration sont organisĂ©es depuis l'AntiquitĂ© sur un modĂšle Ă©litiste Ă  bien des Ă©gards proche de l'organisation des citĂ©s hellĂ©niques d'Eurysie, oĂč la discipline, la tactique, l'armement, l'agressivitĂ© et des tactiques de terreur permettaient Ă  des armĂ©es d'"amazones" de s'affirmer et de dominer la pĂ©ninsule face Ă  leurs concurrents. AprĂšs une tentative malheureuse de se moderniser sur un modĂšle "de ligne" eurysien qui mĂšnera au carnage du Lac Pemtyhuaty en 1600 face aux terços listoniens et Ă  la disparition pure et simple de la citĂ©-Ă©tat d'AshĂĄninka, les natives Icamiabas ont solidement ancrĂ© leur tradition dans la guerre asymĂ©trique, les opĂ©rations de harcĂšlement, les coups de force et les tactiques de terreur. C'est notamment Ă  cette pĂ©riode que l'anthropophagie, remplacĂ©e par l'introduction de l'Ă©levage d'animaux eurysiens, devient une tradition destinĂ©e Ă  effrayer l'ennemi. Au contraire de celles-ci, les forces armĂ©es des anciennes colonies de la Costa de Cobre se sont concentrĂ©es dans les opĂ©rations interarmes Ă  grande Ă©chelle, en privilĂ©giant les avantages offerts par leur base industrielle solide et leur population importante, ainsi que sur la tradition listonienne historique. Avec les annĂ©es et le progrĂšs technologique progressif, la guerre Ă©lectronique et les nouvelles technologiques prennent Ă©galement une place prĂ©pondĂ©rante dans les opĂ©rations de certains Ă©tats, poussĂ©s par les investissements d'une UFAI dont les cadres, majoritairement issus des Ă©lites Akahimes, a une prĂ©fĂ©rence assumĂ©e pour le fait d'adopter la moindre innovation, quasiment sans regard sur son Ă©thique, avant de se retrouver Ă  la traĂźne.

En conclusion, l'Union des Forces Armées Icamiennes est une solution de convenance à un problÚme à l'origine purement juridique, mais qui permet aujourd'hui à la République Fédérative d'Icamie de disposer d'une "armée" quasi-fédérale en se défaussant de la responsabilité sur les différents membres de la Fédération, tout en gardant influence et contrÎle sur une structure syndicale dont l'autonomie ressemble beaucoup plus à une structure communaliste qu'à la force militaire d'un état d'inspiration démocratique libéral.


>>> RETOUR AU SOMMAIRE
12924
L'Académie Militaire Royale d'Akahim, plus prestigieuse institution du genre en Icamie, située dans la cité-état d'Akahim dans le nord montagneux du pays

S'instruire pour vaincre : de la nécessité de savoir comment fonctionnent ses équipements et comment les incorporer dans une force armée cohérente
Est-ce bien malin d'acheter tout sur étagÚre à prix cassés ou de se reposer sur des dons gracieux de l'étranger ?


Il existe en RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie et au sein de l'Union des Forces ArmĂ©es Icamiennes une tradition dans la pensĂ©e stratĂ©gique assez Ă©tonnante et inhabituelle Ă  l'Ă©chelle de la planĂšte : la tradition de la farouche indĂ©pendance stratĂ©gique. Cette tradition, qui trouve son origine dans les stratĂšges de la citĂ©-Ă©tat d'Akahim aux alentours des XVIĂšme et XVIIĂšme siĂšcles avec l'importation par les puissances Ă©trangĂšres coloniales, avancĂ©es technologiquement, de la poudre Ă  canon, de l'acier et de la cavalerie, se caractĂ©rise par la volontĂ© de l'Icamie de penser, d'intĂ©grer et d'innover sur les derniĂšres innovations internationales, mais sans jamais devoir se rendre dĂ©pendant de l'extĂ©rieur et sans jamais penser que ce qui a fait ses preuves Ă  l'Ă©tranger sera automatiquement ce qui fera ses preuves dans la pĂ©ninsule icamienne. Cela s'est vu au cours de la Guerre d'IndĂ©pendance Icamienne, et cela s'est Ă©galement vu, dĂšs la grande Ă©poque de la colonisation, avec l'intĂ©gration rapide des prodiges technologiques eurysiens et nazumĂ©ens. Les dĂ©fauts d'une intĂ©gration aveugle sont Ă©galement connus de longue date, car la tentative de transposer directement les tactiques de combat eurysiennes et les fameux "terços" listoniens tant redoutĂ© de l'autre cĂŽtĂ© de l'EspĂ©rance se solda par un Ă©chec dĂ©vastateur Ă  la bataille du Lac Pemtyhuaty en 1600. A cette bataille, une armĂ©e native icamiaba fraĂźchement rĂ©formĂ©e sur le modĂšle listonien fut Ă©crasĂ©e par une armĂ©e listonienne beaucoup plus expĂ©rimentĂ©e dans ses pratiques, qui avaient fleuries en rĂ©ponse au bouillon incessant d'innovation de l'Eurysie occidentale. Les terços Ă©taient un modĂšle solide et clairement adaptĂ© aux batailles en ligne sur des plaines dĂ©gagĂ©es, entre nations de populations suffisamment importantes pour encaisser les pertes potentiellement dĂ©sastreuses de duels au canon, Ă  l'arquebuse ou Ă  la pique. Les Icamiabas se rendirent compte qu'il n'Ă©tait absolument pas adaptĂ© Ă  leurs jungles denses et Ă  leur environnement fracturĂ© ; surtout, elles dĂ©couvrirent qu'il n'Ă©tait simplement pas envisageable de perdre la quasi-totalitĂ© de la caste guerriĂšre d'une citĂ© lors d'une seule bataille, qu'elle se finisse en victoire ou en dĂ©faite. L'organisation des citĂ©s-Ă©tats natives de la pĂ©ninsule icamiaba elle-mĂȘme ne permettait tout simplement pas le passage Ă  un mode de fonctionnement eurysien calquĂ© sans rĂ©flexion. Ce constat fait, pourquoi alors se risquer Ă  se mettre au niveau de l'ennemi, et lui proposer une bataille selon ses termes sur les berges dĂ©gagĂ©es d'un grand lac oĂč il pourrait exploiter tous les artifices et les raffinements de sa stratĂ©gie sans devoir s'adapter aux particularitĂ©s d'un territoire dont il est Ă©tranger ?

Cette constatation, qui abonde dans la littĂ©rature stratĂ©gique icamienne, et donc dans sa pensĂ©e, ne semble pas ĂȘtre partagĂ©e par beaucoup de nations de par le monde. Aujourd'hui, en l'an 2018 du calendrier catholan, au jour oĂč ces lignes sont Ă©crites, deux nations se partagent l'immense majoritĂ© du grand gĂąteau des ventes d'armes Ă  l'Ă©chelle de la planĂšte toute entiĂšre : les Îles FĂ©dĂ©rĂ©es de l'Alguarena, par le truchement du groupe Benca et des Industries Marbone, les deux principaux exportateurs agréés de la fĂ©dĂ©ration, et les Communes Unies du Grand Kah, avec Danger Systems, l'organisme quasi-Ă©tatique qui regroupe les producteurs d'armes kah-tanais soucieux de voir leurs productions quitter le territoire des communes. D'innombrables autres acteurs se partagent les miettes que les deux colosses ont laissĂ©, avec des catalogues hĂ©tĂ©roclites aux rĂ©sultats variables et aux doctrines qui le sont tout autant. En rĂ©alitĂ©, le systĂšme actuel est complĂštement dĂ©rĂ©glĂ©, et dictĂ© par la volontĂ© de rĂ©gimes trop prĂ©occupĂ©s par leurs dĂ©penses pour pleinement s'interroger sur leurs achats. On achĂšte au prix le plus bas sur l'Ă©tagĂšre la mieux fournie, au mĂ©pris de toutes les prĂ©occupations les plus Ă©lĂ©mentaires de la logique : dispose-t-on des armes pour Ă©quiper ce sous-marin derniĂšre gĂ©nĂ©ration kah-tanais ? Dispose-t-on des personnels formĂ©s Ă  son opĂ©ration ? A-t-on seulement penser Ă  comment opĂ©rer ce matĂ©riel, dont la complexitĂ© dĂ©passe la comprĂ©hension de nos experts, et avec lequel nous risquons de perdre un consĂ©quent investissement Ă  la moindre sortie, parce que nous ne savons mĂȘme pas comment fonctionne la moitiĂ© des sous-systĂšmes qui composent ce fleuron de technologie ? Un exemple assez Ă©clairant de cette approche est celle du Tsarat parlementaire du Khardaz, au Nazum, un rĂ©gime qui fut, tout au long des annĂ©es 2017 et 2018 aux prises avec la ConfĂ©dĂ©ration Socialiste du Nazum, dont certains des membres ne cachaient pas leur volontĂ© d'annexer son territoire, avant la crise terrible de l'inflation causĂ©e par le recours massif de l'une de ses rĂ©publiques socialiste Ă  la falsification des comptes. Le Khardaz, face Ă  cet adversaire menaçant, a cherchĂ© Ă  s'Ă©quiper massivement auprĂšs des industriels alguarenos. Une dĂ©marche hĂątive et peu rĂ©flĂ©chie, comme en tĂ©moigne la mĂ©connaissance de l'industrie alguareno, au point que les formulaires soient simplement adressĂ© Ă  l'autoritĂ© de tutelle du groupe Benca et des Industries Marbones avec un simple "Ă  destination du plus rapide des fournisseurs". Aucun appel d'offre, aucune prise de contact prĂ©alable, aucune tentative de qualification, un cahier des charges vague, sans prĂ©cision sur ce sur quoi il portait et Ă  la tangibilitĂ© facilement remise en question (tourelle inhabitĂ©e ? utilisation d'"IA" ?). Les industriels alguarenos ont acceptĂ©, et on ne pourrait leur en vouloir : le prix promis est consĂ©quent et leur matĂ©riel est connu, rĂ©putĂ© et abondamment couvert par les experts. Aucune mention de modifications spĂ©cifiques apportĂ©es au matĂ©riel, aucune mention de modĂšles nouveaux dĂ©veloppĂ©s pour les besoins fantasques des bureaucrates Ă  l'origine de la commande. Selon toutes les sources disponibles dans l'ouvert, le Khardaz a donc Ă©tĂ© fourni en matĂ©riels sur catalogue comme des chars Benca TAP-10, dĂ©veloppĂ©s et testĂ©s dans les conditions tropicales de l'Alguarena et exportĂ©s vers les latitudes plus clĂ©mentes de Velsna et de Teyla et Ă©quipĂ©s de canons de 105mm Ă©loignĂ©s des spĂ©cifications demandĂ©s par le gouvernement khardazien. On pourra Ă©galement se livrer Ă  l'exercice du cĂŽtĂ© des Ă©quipements aĂ©riens comme des F-X1000 d'ancienne gĂ©nĂ©ration, dĂ©pourvus des derniĂšres innovations (les sources laissent Ă  penser que des F-X1000 "Pack 7" auraient Ă©tĂ© livrĂ©s quand l'armĂ©e de l'air Alguareno opĂšre des "Pack 10") : des avions compĂ©tents mais commençant Ă  accuser leur Ăąge, s'ils ne sont pas mis Ă  jour avec les derniers kits de mise Ă  niveau.

Je me doutais que les gens risquaient de s'emmerder sur un pavé de 12k sans images, alors voici un joli navion.
Un Marbone F-X1000 de génération indistincte, dans la livrée de l'un des trÚs nombreux pays vers lesquels ils ont été exporté : cet appareil représente bien l'absence de considération tant chez l'acheteur étatique que chez le fournisseur industriel pour les besoins particuliers ou les compétences réelles des utilisateurs finaux

En apparence, cela ne semble pas causer de souci. Pas plus que lorsque l'on se pose la question des appareils de transmission radar ou de dĂ©tection radar de derniĂšre gĂ©nĂ©ration qui ont Ă©tĂ© commandĂ©s. Le problĂšme commence Ă  se poser lorsque l'on rĂ©flĂ©chit aux implications de l'utilisation de tels dispositifs au sein des forces armĂ©es khardaziennes, et au sein juste de la sociĂ©tĂ© khardazienne. Le Khardaz est en effet un pays dont les connaissances dans les domaines des tĂ©lĂ©communications et des radars sont encore peu matures. De la mĂȘme maniĂšre, ses connaissances aĂ©ronautiques sont trop limitĂ©es pour ĂȘtre en mesure de saisir de maniĂšre autonome toutes les subtilitĂ©s du bombardier furtif ultra-moderne qu'il a commandĂ© et reçu des industriels alguarenos. Aucun instructeur ou spĂ©cialiste alguareno n'a Ă©tĂ© vu au Khardaz pour former au maniement de leurs nouveaux Ă©quipements les forces khardaziennes, et au-delĂ  de cette mĂ©connaissance des technologies, il n'y a mĂȘme aucune preuve factuelle que les Ă©quipements livrĂ©s aient Ă©tĂ© adaptĂ© Ă  l'environnement rude du Nord-Nazum, ou mĂȘme simplement aux langues parlĂ©es par les Khardaziens : en effet, avant le froid capable de ruiner les appareils Ă©lectroniques sensibles de ces matĂ©riels militaires de pointe, il y a la barriĂšre de la langue, car le Khardaz n'est pas connu pour ĂȘtre hispanophone, anglophone, lusophone ou locuteur des langues natives alguarenos. Face Ă  une invasion communiste venant de la ConfĂ©dĂ©ration Socialiste du Nazum, l'armĂ©e khardazienne se retrouverait donc Ă  se battre tout autant contre une dĂ©ferlante socialiste que contre son propre matĂ©riel, dont elle n'aurait ni la maturitĂ© technique ou opĂ©rationnel, ni la connaissance la plus rudimentaire du langage pour opĂ©rer. On pourra opposer Ă  cela que la prĂ©sence du groupe mercenaire du Jaguar Paltoterran au Khardaz, trĂšs proche des rĂ©gimes d'Aserjuco et de Santialche, les deux principaux opĂ©rateurs de matĂ©riel du Groupe Benca et des Industries Marbone, pourrait permettre la familiarisation des personnels khardaziens Ă  l'usage de leurs systĂšmes d'armes exotiques. Cela ne semble pas ĂȘtre le cas. Les spĂ©cialistes de la gĂ©opolitique du Nord-Nazum connaissent les relations tendues entre le Jaguar Paltoterran et le rĂ©gime de Kharinsk : la prĂ©sence du Jaguar au Khardaz a surtout vocation a protĂ©ger le gouvernement en place et se focalise sur l'installation de relais d'influence, ainsi que sur la diversification des sources de revenus de l'organisation pour permettre la continuation de ses opĂ©rations au-delĂ  du simple commerce du combat ; rien ne laisse Ă  penser que la situation devrait Ă©voluer Ă  court terme pour donner lieu Ă  la formation de l'armĂ©e khardazienne et de ses cadres Ă  l'usage de matĂ©riels avancĂ©s, et encore moins Ă  leur application dans le cadre d'une doctrine structurĂ©e et cohĂ©rente adaptĂ©e aux rigueurs du théùtre nord-nazumĂ©en, dans lequel le Jaguar Paltoterran semble devoir lui-mĂȘme se former avant de pouvoir songer Ă  former d'autres organisations.

L'exemple khardazien n'en est qu'un parmi tant d'autres. La plupart des nations plus modestes se concentrent sur leur Ă©quipement par l'un ou l'autre des acteurs principaux, avec bien peu de gouvernements s'interrogeant sur les implications d'une telle politique d'acquisition. Certains vont mĂȘme plus loin et se lancent dans l'aventure de se fournir chez les kah-tanais et les alguarenos en parallĂšle, avec des systĂšmes d'armes dont les modalitĂ©s et les doctrines d'emploi sont rigoureusement opposĂ©es et, par essence, conçues pour ne pas ĂȘtre complĂ©mentaires en raison de l'opposition entre les deux principales puissances contemporaines. Par ailleurs, les prix sacrifiĂ©s prĂ©sentĂ©s par les entreprises de ces deux acteurs, justifiĂ©es par une modernisation des lignes de production vers une "industrie 4.0" par exemple en Alguarena, pourrait cacher des dĂ©sirs moins avouables. On pourrait en effet s'interroger si en se plaçant comme principaux fournisseurs dans une course Ă©ternellement poussĂ©e vers le bas, les deux principales Ă©conomies du monde, dont les nĂ©cessitĂ©s Ă©conomiques ne sont plus tellement dans la croissance Ă  tout prix (Le Grand Kah et l'Alguarena se situant tout deux confortablement devant leurs potentiels concurrents) ne seraient pas en fait dans une course Ă  l'Ă©tablissement d'un monopole hĂ©gĂ©monique sur les armements. En Ă©quipant la majoritĂ© des armĂ©es du monde en produits standardisĂ©s, ces deux puissances s'assurent la connaissance fine et prĂ©cise des capacitĂ©s potentiels de chaque nation qui se rend chez eux. Ils disposent Ă©galement de la connaissance de leurs points forts et de leurs points faibles. Ces deux puissances pourraient mĂȘme ĂȘtre en mesure de disposer (mĂȘme si cela n'a pas encore Ă©tĂ© prouvĂ©) de disposer de portes dĂ©robĂ©es dans les matĂ©riels technologique avancĂ©s mis Ă  disposition de leurs clients. Ces rĂ©flexions pourraient alors justifier pourquoi l'Alguarena n'a aucun scrupule Ă  fournir communistes et anarchistes, et le Grand Kah des ennemis de la RĂ©volution. En pensant Ă©conomiser, les puissances mĂ©dianes qui ne se soucient que de leur porte-monnaie et de la rapiditĂ© d'une potentielle "montĂ©e en puissance" ne sont en fait qu'en train de prĂ©cipiter leur vassalisation tacite.

Pour Ă©viter cela, la doctrine icamienne repose sur la connaissance et la familiarisation avec les technologies avant leur mise en circulation. Par ailleurs, les experts de l'UFAI et du DIED privilĂ©gie, comme l'Alguarena, la montĂ©e en puissance, en autonomie et en technicitĂ© de leur industrie, notamment pas le biais de technologies de pointe comme le recours de plus en plus assumĂ© Ă  la fabrication additive tout autant dans le civil que dans le militaire, et Ă  toutes les Ă©tapes nĂ©cessaires, que ce soit dans les manufactures ou au plus prĂšs du besoin, pour l'impression de piĂšces de rechanges Ă  partir de matiĂšres premiĂšres plus aisĂ©ment transportables. L'objectif de l'Icamie est d'opposer la flexibilitĂ© de son Ă©cosystĂšme et la montĂ©e en gamme rapide de sa base industrielle et technologique de dĂ©fense pour lui permettre d'ĂȘtre pleinement autonome Ă  long terme. Si les dĂ©bats existent au parlement sur la faisabilitĂ© ou non d'une autonomie complĂšte de l'appareil de dĂ©fense icamien, notamment Ă  l'Ă©gard du volet maritime, le consensus penche pour l'instant davantage vers l'agrandissement des lignes de production pouvant permettre une Ă©ventuelle mise en vente de produits que vers un achat sur Ă©tagĂšre. Pour autant, si achat il devait y avoir, celui-ci se ferait selon des conditions draconiennes et avec l'implication de tous les acteurs icamiens nĂ©cessaires pour permettre un transfert de technologie et de savoir-faire, et pas une dĂ©pendance. C'est cela Ă©galement qui serait mis en avant dans le cadre de ventes de matĂ©riels Ă  l'Ă©tranger : le facteur diffĂ©renciant du matĂ©riel icamien serait la capacitĂ© d'adaptation et d'intĂ©gration du matĂ©riel Ă  l'environnement du client, facilitĂ© par le recours Ă  l'impression 3D dans les phases de prototypage et par la coopĂ©ration entre l'UFAI et les industries icamiennes pour comprendre l'environnement cible et intĂ©grer ses attentes aux produits qui seraient proposĂ©s.

Effet Recherché :

Accroßtre le malus en combat des gouvernements un peu trop aventuriers militaristes qui se présentent en grandes puissances en achetant des armées complÚtes sur étagÚre sans trop se soucier des implications du processus, par rapport aux pays qui essayent de faire quelque chose de cohérent avec leur base industrielle et technologique de défense, ou avec leurs achats à l'extérieur.


>>> RETOUR AU SOMMAIRE
16235
Un vol de deux avions de chasse de derniÚre génération icamiens Emicaer CF-44A Saci lors d'un exercice au-dessus du Lunalto, les hauts plateaux de montagne de l'intérieur des terres icamiennes
Un vol de deux avions de chasse de derniÚre génération icamiens Emicaer CF-44A Saci lors d'un exercice au-dessus du Lunalto, les hauts plateaux de montagne de l'intérieur des terres icamiennes


CF-44A "Saci" et CF-44AE "Tzimisce"
  • Nation(s) d'Origine : RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie
  • Concepteur(s) : Section Recherche & DĂ©veloppement du Diretoria de InformaçÔes e Estudos de Defesa (DIED), Emicaer, Fang Industries, Centrale de Recherche & DĂ©veloppement de l'UniĂŁo da Forças Armadas Icamiabas (UFAI).
  • Fabricant(s) : Emicaer (aĂ©ronef, moteur et avionique embarquĂ©e), Fang Industries (Avionique embarquĂ©e avancĂ©e, Ă©lectronique de pointe)
  • Date de CrĂ©ation : 208 (DĂ©but du projet)/2015 (Mise en production)/2017 (EntrĂ©e au service actif au sein de l'UFAI)

  • Longueur : 24,04 mĂštres
  • Envergure : 14,58 mĂštres
  • Hauteur : 5,03 mĂštres
  • Masse (Ă  vide) : 18 500 kilogrammes
  • Moteur(s) : 2 × EMI XTX-8000 GTX "Pa'Ć©" (turbopropulseurs Ă  poussĂ©e vectorielle en trois dimensions avec aubes monocristallines ultra-rĂ©sistantes)
  • Rayon d’action (hors rĂ©servoirs additionnels) : 1 360 kilomĂštres
  • Vitesse maximale : Mach 2,2 (environ 2 695 kilomĂštres par heure)

Classification InGame: DĂ©pendant des profils d'emploi. Le CF-44A "Saci" reprĂ©sente un Avion de Chasse Niveau 10, mais il est Ă©galement disponible en version Chasseur-Bombardier Niveau 8 pour les missions d'appui-feu au sol. Le CF-44AE "Tzimisce" est quant Ă  lui reprĂ©sentĂ© par un Avion de Guerre Électronique Niveau 8

Le programme CF-44A "Saci" s’inscrit dans une dynamique de transformation profonde des capacitĂ©s aĂ©riennes de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d’Icamie pour le vingt-et-uniĂšme siĂšcle. DĂšs le dĂ©but des annĂ©es 2000 en effet, le gouvernement icamien, en collaboration avec l’Union des Forces ArmĂ©es Icamiennes (UFAI), engage un effort soutenu pour dĂ©velopper une industrie de dĂ©fense souveraine capable de concevoir, produire et maintenir des systĂšmes complexes sans dĂ©pendance extĂ©rieure. Depuis 1984 en effet, la succession de gouvernements d’extrĂȘme-droite natifs et matriarcaux voyaient d’un mauvais oeil la nĂ©cessitĂ© pour les diffĂ©rentes forces armĂ©es des Ă©tats et autres composantes de la FĂ©dĂ©ration de devoir se reposer sur des achats sur Ă©tagĂšres Ă  des puissances Ă©trangĂšres dont les intĂ©rĂȘts pouvaient venir Ă  interfĂ©rer avec les intĂ©rĂȘts souverains de l’Icamie.

C’est dans ce contexte que le programme CF-44 est officiellement lancĂ© en 2004, dans le cadre d’un plan de modernisation de l’UFAI visant Ă  doter le marchĂ© souverain de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d’Icamie d’un appareil de rupture technologique standardisĂ© destinĂ© Ă  ĂȘtre adoptĂ© par l’ensemble des gardes nationales et autres organisations paramilitaires des entitĂ©s composant la FĂ©dĂ©ration. C’est pour se faire que le programme de recherche a mobilisĂ© trĂšs tĂŽt une grande partie des forces vives de la base industrielle et technologique de dĂ©fense aĂ©ronautique de l’Icamie, avec Ă  leur tĂȘte les sections recherche & dĂ©veloppement de l’UFAI et du DIED ainsi que le construction aĂ©ronautique icamien de rĂ©fĂ©rence Emicaer. Fang Industries est Ă©galement intĂ©grĂ© trĂšs tĂŽt dans le projet en raison de l’expertise du groupe dans les technologies de pointe, malgrĂ© l’opposition initiale de la direction d’Emicaer Ă  partager le gĂąteau du marchĂ© captif militaire icamien. Le programme entre dans ses phases finales Ă  partir de 2015, avec le dĂ©ploiement progressif de prototypes de CF-44A dans les unitĂ©s de chasse de diverses gardes nationales icamiennes Ă  des fins d’évaluation, puis la mise en production progressive. La mise en service active commence Ă  l’horizon 2018-2019, aprĂšs un retard dont l’origine se trouve dans la « cyber-anarchie » de 2017. Il reste Ă©galement Ă  noter que certaines capacitĂ©s clĂ©s demeurent incomplĂštes en 2019 et sont encore en phase de dĂ©veloppement active, comme l’emport de missiles multi-spectre/multi-missions Ă  sous-munitions capable d’engager plusieurs cibles d’un coup, ou l’emport direct d’aĂ©ronefs sans pilote de combat (UCAV) pour Ă©tendre les capacitĂ©s de l’appareil dans les domaines du combat, de l’appui au sol, de la guerre Ă©lectronique, de la reconnaissance ainsi que de la coordination opĂ©rationnelle.
Un aspect dĂ©terminant du programme CF-44 rĂ©side dans l’intĂ©gration massive des technologies issues de l’industrie 4.0 au fur et Ă  mesure de l’évolution du projet, en observant et en adaptant progressivement au théùtre icamien, dans les annĂ©es 2010, des technologies et pratiques observĂ©es notamment en Alguarena. La conception et la production reposent sur des chaĂźnes numĂ©riques intĂ©grĂ©es, combinant modĂ©lisation avancĂ©e, simulation en environnement virtuel, fabrication additive (aussi connu sous le nom « d’impression 3D ») de composants critiques et, Ă  partir de 2019 et des premiĂšres ventes Ă  destination d’acteurs militaires Ă©trangers comme les Communes-Unies du Grand Kah, une maintenance prĂ©dictive basĂ©e sur l’analyse de donnĂ©es en temps rĂ©el dĂ©veloppĂ©e par Future Dynamique, la filiale des innovations de pointe de Fang Industries. Cette approche a permis de rĂ©duire les cycles de dĂ©veloppement tout en augmentant la prĂ©cision et la flexibilitĂ© industrielle, une capacitĂ© dĂ©veloppĂ©e par la base industrielle et technologique de dĂ©fense icamienne pour tenter de rattraper rapidement le retard accusĂ© sur les industries Ă©trangĂšres, et en particulier alguareno et kah-tanaise.

Dans son architecture et sa conception gĂ©nĂ©rale, le CF-44A « Saci » adopte une configuration aĂ©rodynamique sophistiquĂ©e, pensĂ©e pour maximiser les performances en rĂ©gime supersonique tout en conservant une maniabilitĂ© acceptable en combat rapproché : une capacitĂ© nĂ©cessaire dans le contexte de la dĂ©centralisation des forces armĂ©es icamiennes, nĂ©cessitant, sous la coordination de l’UFAI de pouvoir rĂ©pondre d’un Ă©tat Ă  l’autre en Ă©tant nĂ©anmoins sous la juridiction effectives d’entitĂ©s rĂ©gionales diffĂ©rentes ; cette capacitĂ© sera dĂ©veloppĂ©e et restera une composante centrale du projet, mĂȘme si l’UFAI finira en 2014 sous le ministĂšre Goias par dĂ©velopper un cadre de dĂ©ploiement harmonisĂ© fĂ©dĂ©ral des escadrons de chasse sur l’ensemble du territoire icamien. Nonobstant ce dĂ©tail administratif utile (et coulant de source dans nombre d’autres Ă©tats), l’appareil se caractĂ©rise ainsi par une cellule hybride combinant ailes en flĂšche, surfaces canard et d’un fuselage porteur fortement intĂ©grĂ©.
L’utilisation de matĂ©riaux composites avancĂ©s, dĂ©veloppĂ©s localement grĂące l’implication d’acteurs locaux aux capacitĂ©s d’innovation et de production importantes comme Fang Industries ou Novo Quimica sous l’égide du fond d’investissement souverain du ministĂšre de la dĂ©fense icamien, contribue Ă  allĂ©ger la structure tout en amĂ©liorant la rĂ©sistance thermique et la discrĂ©tion Ă©lectromagnĂ©tique. Ainsi, bien que l’appareil n’ait pas Ă©tĂ© conçu comme un appareil furtif au sens strict du terme, des efforts significatifs ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s pour rĂ©duire sa signature radar au fur et Ă  mesure du programme pour lui permettre d'Ă©voluer dans des théùtres de plus en plus compromis.

La propulsion repose sur deux turborĂ©acteurs Emicaer Ă  poussĂ©e vectorielle de haute performance, des EMI XTX-8000 GTX « Pa'Ʃ », dĂ©veloppĂ©s spĂ©cialement pour le projet par la division propulsion interne d’Emicaer. En collaboration avec Fang Industries, ces turborĂ©acteurs ont Ă©tĂ© optimisĂ©s grĂące aux derniĂšres innovations des outils de simulation numĂ©rique issus des outils d’ingĂ©nierie paramĂ©trique (dits Ă©galement de « conception assistĂ©e par ordinateur ») de TennĂŽ, la filiale logicielle de Fang Industries, que l’on peut retrouver dans d’autres secteurs de pointe comme, par exemple, la Formule 1. En outre, l’intĂ©gration de capteurs intelligents dans les moteurs permet une surveillance continue de leur Ă©tat, facilitant une maintenance conditionnelle plutĂŽt que programmĂ©e : une Ă©tape obligatoire pour permettre la maintenance prĂ©dictive.
Cette forme caractĂ©ristique, basĂ©e sur des prototypes loduariens dont les plans avaient fuitĂ© dans les annĂ©es 1990, et ces rĂ©acteurs Ă  poussĂ©e vectorielle font Ă©galement partie intĂ©grante de la vision du combat aĂ©rien un brin dĂ©suĂšte des cadres de l’Union des Forces ArmĂ©es Icamiennes et des forces aĂ©riennes des Ă©tats de l’Icamie, pour lesquels un avion dotĂ©s de capacitĂ©s de supermanoeuvrabilitĂ© assistĂ©e par Ă©lectronique permettra d’acquĂ©rir et de conserver l’ascendant dans le cadre d’un combat aĂ©rien rapprochĂ©, tout en permettant de simplifier des esquives de derniĂšres minutes.

Dans le domaine de l’avionique, le CF-44 bĂ©nĂ©ficie d’une avionique parmi les plus avancĂ©es du monde, reposant sur une architecture ouverte facilitant les mises Ă  jour logicielles. Cette modularitĂ© est directement hĂ©ritĂ©e des principes de l’industrie 4.0 tels qu’envisagĂ©s par les principes de fonctionnement par Fang Industries, oĂč les systĂšmes sont conçus pour Ă©voluer en continu. Dans la mĂȘme logique de facilitation d’usage par les pilotes, le cockpit intĂšgre une interface homme-machine hautement numĂ©risĂ©e reposant sur la fusion de donnĂ©es multi-capteurs : plusieurs Ă©crans haute-dĂ©finition permettent au pilote de disposer ainsi d’une reprĂ©sentation synthĂ©tique du champ de bataille, construite Ă  partir des informations radar, infrarouges et Ă©lectromagnĂ©tiques. Autre innovation rĂ©cente de Fang Industries, une intelligence embarquĂ©e agentique assiste la prise de dĂ©cision en priorisant les menaces, en proposant des solutions tactiques et en Ă©tant en capacitĂ© de rĂ©agir aux alertes et aux dĂ©parts de munitions hostiles en dĂ©ployant les contre-mesures.

Le CF-44 dĂ©ploie Ă©galement de nombreuses innovations dans le domaine des systĂšmes de guerre Ă©lectronique, avec des capacitĂ©s de brouillage adaptatif et de dĂ©tection avancĂ©e. Leur efficacitĂ© dĂ©pend cependant fortement de la qualitĂ© des donnĂ©es et de la rĂ©silience des rĂ©seaux, ce qui constitue un point critique dans des environnements contestĂ©s. Ces capacitĂ©s sont encore plus poussĂ©es dans la variante « CF-44XE » spĂ©cialisĂ©e dans la guerre Ă©lectronique, qui accroĂźt les capacitĂ©s de l’agent avec des capacitĂ©s potentielles de liaison offensives, ainsi que des modules adaptables comme des missiles anti-radiations destinĂ©s Ă  frapper les capacitĂ©s de dĂ©tection adverses, et des modules de brouillage avancĂ©s pouvant s’installer dans les baies d’armement Ă  la place de munitions.

Sur un autre plan, l’ des axes les plus ambitieux du programme CF-44 sur lequel les diffĂ©rents concepteurs du programme continuent de plancher et envisagent de s’associer avec d’autres constructeurs Ă©trangers (notamment kah-tanais, Ă  la suite du premier contrat de vente Ă  l’étranger de l’appareil) concerne l’intĂ©gration d’une plateforme de drones embarquĂ©s. Ce concept repose sur, dans un premier temps, la capacitĂ© de l’appareil Ă  coordonner plusieurs drones de combat ou de reconnaissance directement en vol pour des opĂ©rations conjointes, mais Ă©galement une protection et une survivabilitĂ© accrue. Il est prĂ©vu Ă  terme que l’appareil puisse emporter directement des petits drones dans ses baies d’armement pour les lancer en vol.

Cependant, en 2019, cette capacitĂ© demeure en cours de dĂ©veloppement. Les prototypes testĂ©s ont permis de valider certains aspects fondamentaux, notamment la communication sĂ©curisĂ©e – avec l’aide des nouveaux systĂšmes de chiffrement quantiques de Fang Industries implĂ©mentĂ©es Ă  la suite de la « cyber-anarchie » et la coordination basique, mais des difficultĂ©s persistent dans les domaines de l’autonomie dĂ©cisionnelle des drones, de la robustesse des liaisons de donnĂ©es et de l’intĂ©gration tactique en environnement fortement brouillĂ©. Une vĂ©ritable problĂ©matique continue en effet de se poser dans l’usage de modĂšles agentiques capables de prendre la dĂ©cision de combattre ou non en totale autonomie et sans aucune intervention humaine.

En consĂ©quence, le CF-44 et ses variantes sont entrĂ©es en service actif sans disposer pleinement de cette fonctionnalitĂ©. Les appareils dĂ©ployĂ©s sont nĂ©anmoins prĂ©-Ă©quipĂ©s pour accueillir ce systĂšme Ă  terme, ce qui illustre une approche Ă©volutive typique des programmes fondĂ©s sur des architectures ouvertes, s’inscrivant pleinement dans les doctrines d’usages icamiennes visant l’adaptabilitĂ©, la simplicitĂ© d’utilisation et l’innovation en prioritĂ©.

Dans sa configuration initiale, le CF-44A se distingue par une combinaison de vitesse Ă©levĂ©e, de puissance de feu importante et une capacitĂ© de supĂ©rioritĂ© aĂ©rienne dans les spectres cinĂ©tiques et informationnels. Au regard du cahier des charges de l’UFAI et des doctrines d’emploi icamiennes le vouant Ă  servir de nombreux rĂŽles, il est cependant aussi capables d’assurer des missions d’interception, de frappe au sol, de reconnaissance, de suppression des dĂ©fenses aĂ©riennes avec une efficacitĂ© notable.
Sa vitesse maximale dĂ©passe Mach 2, et son rayon d’action est optimisĂ© pour couvrir rapidement l’ensemble du territoire de l’Icamie. Sa charge utile importante permet quant Ă  elle l’emport d’un large Ă©ventail d’armements conventionnels guidĂ©s produits par des Ă©quipementiers icamiens, des rĂ©servoirs supplĂ©mentaires, ou d’autres piĂšces de manufacturiers Ă©trangers Ă  la demande de gouvernements et de forces armĂ©es Ă©trangĂšres dans le cadre de ventes.

La performance globale de l’appareil est renforcĂ©e par l’exploitation des donnĂ©es en temps rĂ©el, rendue possible par l’infrastructure numĂ©rique du programme soutenue par Fang Industries. Cette capacitĂ© Ă  intĂ©grer et exploiter l’information constitue un avantage dĂ©cisif dans les environnements opĂ©rationnels modernes : elle se base sur le trĂšs fort volet de connectivitĂ© que veut pousser l’UFAI et le gouvernement icamien Ă  l’adresse des diffĂ©rentes gardes nationales et organisations paramilitaires icamiennes contribuant Ă  l’UFAI, par le biais de l’intĂ©gration de plus en plus forte d’avions de guet aĂ©riens permettant la coordination des théùtres d’opĂ©ration. Les CF-44A peuvent ainsi accroĂźtre leur discrĂ©tion via « l’internet de combat » en dĂ©lĂ©guant les opĂ©rations de dĂ©tection et de supervision Ă  d’autres appareils et voler ainsi sans la nĂ©cessitĂ© d’activer leurs radars propres.

Par ailleurs, le CF-44A, malgrĂ© l’absence d’une composante aĂ©ronavale icamienne propre a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© conçu de maniĂšre Ă  ĂȘtre emportĂ© sur les futurs projets de portes-aĂ©ronefs icamiens, par le biais de trains d’atterrissage renforcĂ©s pour ĂȘtre utilisĂ©s conjointement avec des catapultes Ă©lectromagnĂ©tiques, d’une perche destinĂ©e Ă  agripper les brins d’arrĂȘts, ainsi que d’ailes repliables pour le stockage Ă  l’intĂ©rieur des navires. Cette variante, le CF-44AE, ainsi que sa variante spĂ©cialisĂ©e en guerre Ă©lectronique CF-44AXE, sont notamment celles qui ont Ă©tĂ© vendues Ă  la flotte des Communes Unies du Grand Kah.

Si le CF-44A prĂ©sente une puissance offensive Ă©levĂ©e et une grande flexibilitĂ© d’emploi, soutenues par une base industrielle capable en essor constant d’en assurer l’évolution continue, notamment par l’intĂ©gration des technologies radicales de l’industrie 4.0 permettant une adaptation rapide aux nouvelles menaces et une amĂ©lioration progressive des Ă©quipements et des performances, il connaĂźt aussi quelques limites.
La dĂ©pendance aux innovations numĂ©riques expose ainsi l’appareil aux perturbations Ă©lectroniques et aux attaques de nature cybernĂ©tiques, tandis que la complexitĂ© du systĂšme entraĂźne des exigences logistiques Ă©levĂ©es, nĂ©cessitant une infrastructure de soutien avancĂ©e. C’est lĂ  que l’on peut voir les limites de la « sixiĂšme gĂ©nĂ©ration » dans laquelle l’appareil s’inscrit thĂ©oriquement, avec sa dĂ©pendance technologique que le recours important aux matĂ©riaux de protection de pointe ne peuvent complĂštement bloquer.

Par ailleurs, l’absence actuelle de la capacitĂ© de drones embarquĂ©s limite la pleine expression du concept du programme, en rĂ©duisant son potentiel de projection distribuĂ©e. C’est indubitablement la plus grande limite dans le projet en 2019, plus encore que les autres branches du projet restant sur les planches Ă  dessin des bureaux d’études, comme les canons Ă  rails, les missiles multi-spectres/multi-missions ou encore les armes Ă  Ă©nergie dirigĂ©es.

Pour ce qui est de sa doctrine d’emploi par rapport aux canons de l’UFAI et des traditions militaires icamiennes historiques, le CF-44A est envisagĂ© comme un vecteur de supĂ©rioritĂ© aĂ©rienne de pointe, capable d’intervenir en premiĂšre ligne pour dĂ©sorganiser les forces aĂ©riennes adverses, tout en contribuant Ă©galement Ă  la lutte dans le spectre Ă©lectronique et Ă©lectromagnĂ©tique. Son rĂŽle n’a cependant pas Ă  se limite pas Ă  l’engagement direct, et il peut inclure Ă©galement, comme de nombreux appareils et vĂ©hicules icamiens de nouvelle gĂ©nĂ©ration se reposant sur l’électronique de pointe, la coordination des opĂ©rations aĂ©riennes en se reposant sur ses capacitĂ©s de traitement de l’information, sa connectivitĂ© Ă  un rĂ©seau de combat distribuĂ© et sa capacitĂ© Ă  servir de relais pour des troupes au sol avec des appareils et installations spĂ©cialisĂ©es prĂ©sentes en arriĂšre du champ de bataille.
À mesure que les diffĂ©rentes composantes du programme atteindront leur pleine maturitĂ©, et notamment la plateforme de drones embarquĂ©s, l’appareil devrait pouvoir Ă©voluer au moins partiellement vers un rĂŽle de centre de commandement aĂ©rien distribuĂ©, capable de projeter une puissance de combat dĂ©centralisĂ©e via des drones de diffĂ©rentes natures tout en rĂ©duisant l’exposition directe de son Ă©quipage.

En conclusion, on pourra dire que le programme CF-44A "Saci" illustre une tentative ambitieuse de redĂ©finir les standards de l’aviation de combat contemporaine Ă  travers une intĂ©gration poussĂ©e des technologies numĂ©riques et industrielles avancĂ©es, notamment face Ă  des appareils Ă©trangers comme ceux de l’industriel Marbone alguareno se focalisant sur des amĂ©liorations incrĂ©mentales d’une plateforme vieillissante pour se tenir Ă  la page. DĂšs 2018 et 2019, son dĂ©ploiement progressif marque une Ă©tape importante dans la montĂ©e en puissance technologique de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d’Icamie : une montĂ©e en puissance trĂšs vite concrĂ©tisĂ©e par la commande de 105 appareils par les Communes-Unies du Grand Kah pour sa composante aĂ©ronavale, au terme d’un appel d’offre trĂšs concurrentiel.
Bien que certaines capacitĂ©s restent inachevĂ©es, notamment dans le domaine des drones embarquĂ©s, le CF-44A constitue dĂ©jĂ  une plateforme opĂ©rationnelle redoutable, qui prĂ©figure une Ă©volution vers des systĂšmes de combat de plus en plus connectĂ©s, autonomes et adaptatifs. Une Ă©volution qui s’inscrit au cƓur des transformations contemporaines de la guerre aĂ©rienne, bĂąties sur les leçons de conflit comme celui qui a opposĂ© l’OND Ă  Carnavale, ou le conflit hotsalien..


>>> RETOUR AU SOMMAIRE
L'industrie 4.0, un concept initialement alguareno repris et perfectionné par la République Fédérative d'Icamie

L'Industrie 4.0 : Un concept nébuleux aux applications réelles pour la base industrielle et technologique de défense icamienne
Théorisé par les industriels alguarenos, l'industrie de pointe se réalise maintenant aussi en Icamie


...

>>> RETOUR AU SOMMAIRE
634
Un pistolet de service de l'Union des Forces Armées Icamiennes
Un pistolet de service Jaguar Armas Predador Modelo S standard au sein des forces composant l'Union des Forces Armées Icamiennes


Jaguar Armas Predador Modelo S / Pistola m/244
  • Nation d'Origine : RĂ©publique FĂ©dĂ©rative d'Icamie
  • Concepteur : Jaguar Armas S.A.
  • Fabricant : Jaguar Armas S.A.
  • Date de CrĂ©ation : 2000 (DĂ©but du projet)/2004 (Mise en production de la premiĂšre version)/2015 (Mise en production du Modelo S / Adoption au registre de standardisation de l'UFAI sous la dĂ©signation "m/244")

  • Calibre: 238 gr m/45.
  • Masse (Ă  vide): 810 grammes
  • CapacitĂ©: 15 cartouches (+1 dans la chambre)

Classification InGame: Fait partie du kit des Armes LégÚres Individuelles Icamiennes

...

>>> RETOUR AU SOMMAIRE
Haut de page