10/04/2019
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Activités étrangères à Qadisha

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Activités étrangères à Qadisha

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants à Qadisha. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur de Qadisha, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
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Les sicaires


Gina Di Grassi (2019)



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C'est dans le désert que naissent toutes les religions. Le désert pousse les hommes dans leurs extrémités les plus insoupçonnées, il fat advenir de la difficulté et de la douleur une réflexion sur le monde, bien plus profonde, bien plus que jamais l'occident ne pourra jamais produire d'idées. Nous, nous avons porté le commerce à son paroxysme, nous avons construit des navires pour franchir l'océan, nous avons franchit des barrières qui ne devaient pas être dépassées. Les gens de l'orient, eux, ils ont inventé Dieu, rien que cela: ils ont désigné l'existence des barrières que nous avons brisé. Du désert naissent toujours les plus grandes et vertigineuses idées. Le centre de l'univers n'est ni Fortuna, ni Velsna, ni un point dans le Nouveau Monde, le centre de l'univers est là, dans le vieux monde délaissé, sur cette langue de Théodosine qui n'en finit pas de dépérir. Partitionnée, déchirée, divisée, répartie comme un puzzle entre les orthodoxes et les sans religions, les gentils.

Intolérable, absurde, scandaleuse. Pour certains, telle était la situation vécue par certains individus, de ceux qui vivent dans le désert, de ceux qui vivent leur foi par leurs gestes et leur souffrance. Depuis des temps anciens, la langue de Rhême était ainsi divisée, le centre pour les gentils théodosiens, et les deux extrémités pour le peuple de Juda. Les deux patries se revendiquant du royaume de dieu se faisaient face dans cette langue aride, sans que leurs classes politiques respectives ne trouva inacceptable l'existence de l'autre. Les travaillistes laics au pouvoir à Juda en étaient indifférents, tout comme le pouvoir de Qadisha n'avait jamais daigné mot sur le sujet. Mais c'est dans le désert, là où les Hommes subissent les pus grandes souffrances de la nature, que ceux-ci développent les convictions les plus inébranlables. La paix n'était du goût de tout le monde. Comment la paix pourrait advenir sur une terre qui a été donnée au peuple de Juda par dieu ? Comment la paix pourrait advenir lorsque deux patries se disputent l'honneur d'être le vrai temple ? Il y avait, en pays de Juda, de Qadisha et en terre impériale "occupée", de plus en plus de ces rassemblements nocturnes de ceux qui se font à la lumière de la bougie. Il était coutume pour les sicaires de se regrouper dans la maison de l'un d'entre eux, et laisser une lampe allumée quelques pas plus loin, de sorte de sonner le signal aux frères de foi, que la voie fut libre.

Les sicaires rejetaient tout pouvoir: que ce soit celui de l'empereur, celui du faux temple de Qadisha, et même ceux qu'ils estimaient usurpateurs parmi les gens ayant pris le contrôle du gouvernement judéen, et du Temple. Tous ceux là s'étaient fourvoyés dans l'alliance avec les étrangers, et même le simple fait du dialogue leur paraissait hors de propos, sinon intolérable. Ce que les autres appelaient "la loi", eux l'appelaient "tyrannie". La liberté avait sa place dans toutes les bouches, la liberté de constater que le pouvoir terrestre était un terme grossier, inimaginable, et que le seul royaume qui avait lieu d'exister, était celui du dieu de Juda, dont on ne pouvait point prononcer le nom. Nul roi, nul prince ne pouvait se hisser au dessus de lui, et à ce titre tous ceux qui s'en réclamaient dans la langue de Théodosine étaient des ennemis. Certains dirent qu'ils étaient courageux, mais le courage est un terme vain pour ceux qui n'ont pas conscience du danger. Les genres de mort les plus extraordinaires, les supplices de leurs parents et amis les laissaient indifférents, pourvu qu'ils n'aient à appeler aucun homme du nom de maître, pourvu que jusqu'au dernier rhémien disparaisse de l'Isthme, et que chaque canal creusé en son sein soit bouché. Ses adeptes préconisaient l'action violente contre les rhémiens et les autres judéens et quadishans qui collaboreraient avec des forces refusant la réunification de la langue de Téodosine. Cela, et afin d'aider la venue de cette rédemption.

Ils se réunissaient ainsi, et comme il n'y avait point de maître parmi eux, il partageaient tous leurs biens à égalité, comme si ils ignoraient la valeur de tout ce qu'ils possédaient, et que rien ne comptait. Les objets n'étaient pas à eux, ils les empruntaient et méprisaient ceux qui en éprouvaient de l'attachement. Ce fait leur permettait de légitimer le pillage des biens des riches, considérés comme les alliés des pouvoirs établis. Il y avait nul roi parmi eux, simplement certains d'entre eux qui portaient la parole du dieu de Juda plus fort et plus loin que les autres, quelques leaders charismatiques qui furent souvent à la base de ces communautés.

Le groupe était ainsi animé par la conviction que la rédemption prophétique ou messianique fut imminente, par le renversement des grands de ce monde, ainsi que par la passion de cette liberté. Ils discutaient ainsi entre eux, de la présence des rhémiens qui était une souillure faite à la terre de Juda, et que tolérer le pouvoir rhémien sur l'Isthme était une offense faite à Dieu par tout judéen acceptant ce fait.

Les membres de ce groupe remplissaient à la fois un objectif politique, et un objectif spirituel: chercher à hâter une intervention divine en "purifiant" le pays, au besoin par la violence. Pour eux, le combat contre Théodosine et le faux temple censé être purificateur et sanctificateur, se devait en premier lieu être mené au sein de la nation judéenne, en éliminant physiquement ceux qui acceptaient ou souhaitent le maintien du Statut quo dans l'isthme de Rhême, que ce soit à Juda, Théodosine ou Qadisha. C'est ainsi qu'ils tentèrent de mener "une guerre sacrée", contre les rhémiens et leurs alliés, passant par une politique de liquidation des collaborateurs judéens avec le pouvoir rhémien.

A ce discours religieux venait s'ajouter ce qui faisait leur force: le soucis des pauvres, de ceux qui n'avaient rien, de ceux qui n'étaient rien, et que les sicaires n'avaient de cesse de vouloir intégrer dans leurs rangs. Parmi le peuple de Juda, il y avait de ceux qui les qualifiaient de bandits, mais beaucoup d'autres qui les traitaient comme des héros, car ils dispensaient au peuple la charité et l'eau fraiche. Avec l'appui du peuple, ils espéraient hâter la punition du dieu sans nom, celui qui mettrait tout l'univers à table rase, qui détruirait tous les pouvoirs terrestres: le palais impérial de Théodosine, le faux temple de Qadisha, et les occupants illégitimes du temple de Juda. Le monde pour ennemi, mais dieu comme allié, ils quittaient leurs repères avant la levée du jour, et un poignard à la main, une lame longue et fine, tranchante à en trancher le beurre: les sicaires.

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Vos idées la rendront encore plus belle

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Les esséniens et Ben Mathiatthas

La prophétie de l'Isthme brisé: un sombre présage



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" Moi qui possède les songes du seul roi du ciel, j'ai vu les canaux de l'Isthme de Théodosine être rebouchés par sa main."



Sur un contrefort rocheux du mont Ararat, une petite communauté avait dressé ses tentes, qui étaient devenues des cabanes, et qui devinrent elles-mêmes de petites masures. Nous étions dans le froid d'un février sans fin, sur un haut plateau aride qui coupait l'accès de son sommet au reste de l'univers. La région elle-même fut très peu peuplée à cette époque, et la grande ville la plus proche, Ben Guvrin, ne pointait même pas l'horizon lorsqu'un observateur se dressait de tout son long au sommet de l'Ararat. L'air était froid et sec, mais surprenamment sain. Y prendre une bouffée, c'était comme en prendre cinq dans l'une de ces villes putrides où le peuple de Juda, et celui des autres nations "modernes" se sont rassemblées. Une attirance irrépressible frappait tous ceux qui s'attardaient en cet endroit: on était comme figé dans cette forêt de poignards dressés, au milieu des ravins et des plateaux, qui étaient là, à nu, sans le moindre feuillage ou végétation pour les recouvrir. La solitude des lieux se devinait à la pureté du ciel: il était sans nuage, sans lumière pour en cacher les étoiles. La voûte formait une couverture étoilée et réconfortante. Au sommet de l'Ararat, deux vieux hommes encapuchonnés et vêtus de rien d'autre de linceuls pointaient du doigt, discutaient et observaient les yeux ouverts comme des veilleuses.

" Le jeune homme. Son rêve. Cela correspond t-il avec un tel déplacement de la voute ?"

"Il n'y a point de doute à avoir mon frère. Ce Ben Matthiattas a bien vu ce que nous pensions. Nous devons en avertir qui l'entendra. Tout le monde doit savoir, le maître en premier."


Les deux vieillards descendirent en trombe de leur point d'observation pour u regagner leur village, comme on pourrait appeler un tel regroupement de minuscules maisons. C'est qu'il ne s'agissait en rien d'un village ordinaire, tout comme cet endroit n'avait rien d'ordinaire. Ces lieux là relèvent d'autre chose que de l'envie d'en prendre des photos. Ce sont ces endroits qui apparaissent dans nos rêves, qui provoquent une épiphanie, une révélation sur la somme de toutes nos actions vaines qui ont déjà parcourues nos existences. Les gens qui vivaient ici étaient là pour la même raison que tous les autres: chercher. Mais chercher quoi ? Bonne question. Eux mêmes ne savent pas répondre, peut-être parce que l'acte de la recherche est plus important que la trouvaille.

Le village d'Ararat n'en était pas un: ses habitants étaient tous des hommes, vieux, pauvrement vêtus, s'aventurant dans le froid en sandales et enroulés dans des draps. Dans n'importe qu'elle autre nation, ils auraient été traités comme des indigents, et pourtant, rarement personnages à l'apparence aussi décharnée et maigrelette ne suscitaient à la fois la révérence et la crainte de leurs mots. Ces montagnes appartenaient aux esséniens, une secte parmi d'autres dans ce pays de Juda, si prompte à donner des rêves différents à chacun.

Les esseniens mangent peu, ils boivent peu, ils dorment peu, ne travaillent pas. Ils ont sacrifié ces considérations au profit d'un ascétisme et d'une rigueur de vie, qui rend leur dévouement louable aux yeux des habitants de la région, et au delà. Loin d'être fermés, ils étaient au contraire, prompts à partager leur vérité avec le monde, à condition que lors de l'adhésion d'un nouveau memebre, les biens personnels et la richesse accumulée étaient partagés avec tous les autres membres, selon les besoins, ainsi qu'envers tous les pauvres vivant dans la région avoisinante. Peu nombreux, ils sont pourtant éminemment respectés en pays de Juda, écoutés jusque dans les couloirs du Sanhédrin du temple d'Irushlim, et même au delà. Même des gentils de la Pal et de la Polkême voisine traversent la frontière pour écouter ce qu'ils ont à dire, et parfois leur apporter à manger, à boire, et de quoi réparer et entretenir leurs masures. En échange, ils rendent des services d'ordre spirituel: on disait les esséniens capables de lire l'avenir dans les étoiles, les songes et les signes.

La communauté essénienne d'Ararat était établie depuis plusieurs siècles. Ils copiaient encore et encore des livres des Écritures de Juda, mais également des commentaires sur les livres des Prophètes. Ils n'étaient pas cabotteurs-radoteurs, ils étaient créateurs d'autres choses. Ils se servaient de la somme de tous les songes, de toutes leurs requêtes, de tous leurs constats sur l'univers, afin d'en dresser une grande Histoire qui devait être prédestinée par toutes les actions passées, entre tout ce qui relevait de l'équilibre dualiste entre les deux forces centrifuges du monde: le bien et le mal. Qu'importe leurs méthodes, que ce soit l'interprétation des écritures existantes ou l'interprétation de nouveaux signes, la révélation d'un savoir caché ou d'un secret accessible uniquement si le roi du ciel en donnait le chemin, était au centre de tout.

Prompts à partager et transmettre, ils se séparaient toutefois physiquement et spirituellement des autres habitants de Juda, pour attendre seuls l'intervention dernière de Dieu. Les esséniens observaient et avertissaient ceux qui faisaient confiance à leur parole, ils n'agissaient pas sur le monde autrement que dans l'aide des pauvres. La politique leur était chose indifférente, pas plus que les atermoiements du pays de Juda ne les intéressait fondamentalement. Les problèmes venaient à eux, et non l'inverse. Et un problème, les esséniens durent frappés de l'une d'entre eux ces jours durant d'hiver, et de grande taille.

Au beau milieu du blizzard et des pluies, un jeune homme apparut dans le courant de février devant les portes de la communauté d'Ararat, qui l’accueillirent comme ils honoraient tous ceux qui vinrent leur faire visite. On accueillit le garçon, pas plus vieux que vingt hivers, et on lui donné du pain et de l'eau en quantité. Il n'était ni un habitant de Ben Gevir, ni un fils de cultivateur, ni un blême traversant la frontière. Amichadai Ben Matiattas était un jeune homme cultivé, issu d'un milieu proche des élites politiques du pays de Juda. Ses deux parents étaient députés du Sanédhrin du temple, l'un proche des milieux pharisiens, l'autre des milieux laïcs. Le judéen n'avait donc rien de l'apparence d'une personne recherchait à l'habitude le concours des ésséniens. Trop jeune pour supposer s'intéresser aux affaires du monde, trop bien pourvu pour se plaindre des maux du monde. Pourtant, il se tint là, devant le chef de la communauté des esséniens, le vieux Zacharias.

Le vieil homme, après l'avoir pris au chaud, et l'avoir amené devant la joie réconfortante d'un diner, lui demandé des lors la raison de sa venue. A cet instant, cette entrevue prit un tournant qui pu étonner jusqu'au plus ascète et au plus sage des ésséniens. Le jeune homme fut ici pour des tourments spirituels et terrestres, tous deux réunis. Il narra à Zacharias l'ensemble de ses pérégrinations, qui furent bien plus longues et intéressantes que la plupart des jeunes gens de son âge, sans nul doute, qui n'avaient certainement pas voyager ne serait-ce qu'une portion congrue que ce que Ben Mathiattas avait traversé. Il parla politique, pendant un très long moment, ayant été témoin des malheurs de ses parents dans l'exercice de leurs fonctions. Juda était une nation pauvre, hors du temps, et dont le peuple était divisé en tant de courant, politiques ou religieux, qu'il fut impossible de tous les énumérer. Le pays de Juda était faible et divisé, remuant sur lui-même à défaut d'avoir un os à ronger. Amichadai était donc ici, devant le meneur d'une modeste communauté religieuse, à demander au vieil homme les moyens que la misère des judéens cesse, et que leurs divisions s'arrêtent, ce à quoi Zacharias ne répondit dans un premier temps qu'avec l'expression d'un silence songeur.

" Me demandes tu de trouver les solutions de tout un peuple en une phrase, et par une spontanéité de l'esprit ? Cela, je ne peux. Mais donne moi des signes, et je te dirai les raisons de tes maux."


Ces tourments, oui, n'étaient point les seuls, et se partageaient l'attention d'Amichadai avec des cernes fatiguées qui ne devraient pas se trouver gravées sur le visage d'un jeun homme dans la fleur de l'âge. Et pourtant, son esprit était davantage en proie à des phénomènes inexplicables: des songes étranges qui n'avaient eu de cesse de déranger son sommeil la nui, et de le perplexe et anxieux le jour. Il décrit ainsi ses rêves, qui semblent si lucides qu'il serait bien difficile de les oublier, des semaines après leur apparition. Une récurrence que personne d'autre n'avait pu luo expliquer et lui déchiffrer, de par le pays de Juda jusqu'à l'étranger. Ainsi, Amichadai s'était entretenu avec tous les autres groupes de pensée, avec les pharisiens, avec les sadducéens et avec les sicaires, mais aucun n'avait donné satisfaction par ses réponses. Pas même la réponse des étrangers, et de leur "science".

Des trombes d'eau se déversant sur les terres de l'Isthme, arrachant jusqu'au moindre des arbres, par une tempête sans fin, un flot si puissant, si immense qu'il emporta tout ce qui pu être construit par l'Homme, un flot si puissant, à même d'user les montagnes les plus grandes. il y a vu la destruction du Palais impérial de Théodosine, tout comme celle du temple d'Irushlin, condamné à la ruine, et de toutes les autres patries se partageant l'isthme, laissé nu et pur après le passage de la mer sur son corps.

Les mêmes rêves durant des mois, qui ne purent simplement être le fruit du hasard. Cette fois-ci, le vieux Zacharias pu donner réponse aux inquiétudes d'Amichadai:

"Donne à nous autres une nuit pour y réfléchir, et tu auras la réponse."

La nuit fut celle où l'on vit les deux vieillards scruter les étoiles depuis le point d'observation du mont Aararat, et un petit matin, Zacharias revint vers Ben Mathattas, la mine grave, en lui annonçant l'interprétation la plus probable de son rêve:

" Moi qui possède les songes du seul roi du ciel, j'ai vu les canaux de l'Isthme de Théodosine être rebouchés par sa main. Bientôt, l'isthme n'aura plus de canaux, et les judéens seront de nouveau réunis en une seule nation, et une seule pensée. Mais j'ai aussi vu la fin du pays de Juda. Il est fort probable que l'un n'aille pas sans l'autre. Juda ou ses enfants partiront en guerre contre les rhémiens et les autres colons, ce sera le début de la libération de tous les judéens, mais la fin du pays de Juda. "



Que faire, à un âge si jeune, lorsque vient l'annonce de la fin prochaine de tout ce que l'on connait ? Doit-on croire un vieux fou sur une montagne ? Plus particulièrement lorsque personne d'autre ne peut répondre à nos questions ? Doit-on prendre les armes lorsqu'on nous assure de la défaite ? Les esséniens sont indifférents à ces questions, ils se tiennent loin du monde. Ce n'est pas le cas de Ben Mathiattas.

Du reste, cette prophétie, finalement en disait long sur la finalité et très peu sur les moyens de sa mise en œuvre, si bien que le jeune homme n'avait point de piste. Qui parmi les judéens causeraient la perte du pays ? Les sicaires, ces rebelles pratiquant l'action directe ? Les pharisiens, qui se contentent das leur statut quo ? Les sadducéens, et leur rigidité morbide quant au dogme ? Ou les laïcs, qui attirent le mauvais oeil ? Comment libérer les judéens si ceux ci n'ont plus de patrie ? Ben Mathiattas repartit avec davantage de questions que de réponses, et avec une boule lui saisissant le ventre: Juda paraissait condamné.

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