Posté le : 23 mai 2026 à 15:04:29
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Analyse du système Teylais - Du rapport au régime parlementaire et à la monarchie teylaise.
Auteur : Parti Eurycommuniste Teylais.
Date de Parution : XX/XX/2019.
Catégorie : Politique.
Lieu de Publication : Note interne au parti - Non publique.
« Je ne désespère pas de voir les Travailleurs triompher. Le dernier Homme debout, lors du jugement dernier sera un travailleur, j'en ai la certitude en regardant au-délà du continent Eurysien. »
Valérie Blacard, figure du communiste teylais catholique, se prononcant lors de la guerre civille Kah-Tanaise.
Le Royaume de Teyla répond à deux vérités. Le Royaume de Teyla est en premier lieu un système monarchique, représenté par Catherine III, de la dynastie Courvoisier et défendant les droits des élites en place. Le pays répond aussi à l'une des formes des démocraties les plus courantes au sein de l'Organisation des Nations Démocratiques, la démocratie libérale à travers un régime parlementaire. L'Assemblée nationale est élue par le peuple et le Gouvernement est nommé en fonction de l'Assemblée nationale. La deuxième chambre qui compose ce Parlement, la Chambre des nobles, est une chambre au scrutin indirect. Elle est renouvelée tous les dix ans par l'ensemble des pairs du Royaume, c'est-à-dire tous les élus politiques à l'échelle nationale, régionale et locale et les personnes portant un titre de noblesse ou royal.
Cette architecture est à elle seule une démonstration plus éloquente que tous nos discours portés au public. L'Assemblée nationale, la chambre basse, la chambre que les responsables politiques de la classe bourgeoise et libérale présentent comme la chambre représentante des volontés populaires et pour certains de l'intérêt général. Cinq cent quatre-vingt-onze députés élus au suffrage universel direct. Pour ces classes, c'est l'apogée de la démocratie, or cette affirmation est facilement démentie par la réalité des faits. Tout d'abord, la représentation des classes sociales et des professions parmi les députés élus est éloquente en tout point. L'origine sociale des députés provient à soixante pour cent d'un métier intellectuel supérieur et de professions favorisées. Les cadres représentent, pas la majorité absolue, mais la majorité de l'ancienne profession des députés. À cela s'ajoute des députés anciennement ouvriers au nombre de six sur cinq cent quatre-vingt-onze. Les couloirs de l'Assemblée nationale ne perçoivent pas la réalité des classes sociales du Royaume de Teyla, mais perçoivent l'entre-soi d'un pouvoir politique et, plus grave, d'une captation de ce pouvoir politique par la bourgeoisie et le libéralisme en tant que pensée politique.
On peut analyser ce système plus en profondeur, car c'est bien un mécanisme du système. En outre, pour pouvoir se présenter à une élection générale dans l'une des circonscriptions, il faut de l'argent, un réseau, mais il faut aussi du temps. Un temps que l'ouvrier ou les travailleurs précaires n'ont pas. Ces classes sociales n'ont pas d'argent non plus, car l'argent est immédiatement dépensé pour la survie de l'humain, qui doit dépenser son argent pour répondre à ses besoins vitaux dans une économie trop chère pour les travailleurs et face à une réglementation du travail très faible, voire inexistante qui rend toute situation instable. Pour les réseaux, la réalité est beaucoup plus brutale humainement parce qu'il faut bel et bien des réseaux pour mener une campagne. Cela permet d'ouvrir des portes qui resteront fermées sans ce réseau pour la campagne. Les banques, les imprimeries, les médias, etc. Ce n'est pas un hasard si les travailleurs précaires, l'ouvrier, n'ont pas ce réseau. Les cercles dans lesquels peuvent se créer ces réseaux restent fermés à ces classes sociales en tout point. Si par "hasard" les cercles s'ouvrent, alors ces classes sociales n'ont pas les codes sociaux des cercles et ne peuvent réussir à capter l'audimat, l'assemblée et à rassembler des personnes pour se créer un réseau. Il y a des exceptions, nous l'avons observé dans les dernières élections, mais il faut souligner qu'il s'agit d'exceptions et non de la norme au Royaume de Teyla.
En dernier lieu et sûrement l'un des points les plus importants, il faut de la visibilité médiatique pour pouvoir émerger à l'intérieur du système et être tout simplement connu des électeurs et électrices lors des élections. Cependant, les groupes de médias sont très majoritairement détenus par des hommes et des femmes qui sont soit millionnaires, soit milliardaires, et dont les intérêts ne sont pas de voir émerger une majorité de députés anciennement ouvriers. Ces propriétaires des médias ne dînent pas ou ne participent pas aux cercles où des ouvriers sont présents, mais bien avec des cadres ou les députés déjà élus. L'influence de ces personnes est grande, très grande.
Cette analyse est encore plus édifiante quand nous l'appliquons à la Chambre des nobles, la deuxième chambre législative du Royaume de Teyla. Une chambre législative, un point important, très important de l'analyse du système du Royaume de Teyla. L'apogée du parlementarisme bourgeois et anti-démocratique par nature. Le nom dit tout ce qui doit être dit. Le nom de Chambre des nobles, datant de plusieurs siècles et prenant racine dans sa forme la plus primitive, dans la monarchie féodale, démontre que la bourgeoisie n'est qu'une continuité de la domination des dominants sur les dominés, à savoir le peuple, les travailleurs, les ouvriers, en somme le prolétariat. Elle est désignée par un collège de pairs, c'est-à-dire, en termes clairs, par les élus eux-mêmes et par les porteurs de titres de noblesse et de titres royaux. C'est la bourgeoisie et l'aristocratie qui choisissent leurs propres représentants dans une chambre qui dispose d'un pouvoir législatif réel, qui peut amender, retarder, bloquer les textes votés par l'Assemblée nationale. Le peuple n'a aucune prise sur cette chambre. Aucune. Il ne vote pas pour elle. Il ne peut pas la dissoudre.
Les conditions de réforme de la forme du scrutin, indirect, doivent être remplies par une réforme de la Constitution, dont les conditions des mécanismes de réforme de la Constitution sont très difficiles à réunir pour un seul parti. Il convient d'émettre, dès lors, que la Chambre des nobles est une institution qu'il sera très difficile de faire basculer dans le camp des prolétaires en jouant le jeu des institutions du Royaume de Teyla. La Chambre des nobles est un point bloquant pour tout projet réformiste démocratique de gauche et, à vrai dire, pour toute idéologie réformiste. Le Parlement ayant sa propre garde, ses propres soldats, il est aussi très compliqué pour un régime révolutionnaire de faire basculer l'ensemble du Parlement dans un mouvement révolutionnaire national ou cantonné à la capitale et sa région.
La Chambre des nobles est renouvelée tous les dix ans, tandis que l'Assemblée nationale offre une impossibilité de conquête pendant dix années. Les partis, pendant ces dix années, cherchent des moyens de se renforcer dans les élections régionales et municipales afin d'avoir dans le corps électoral le plus de partisans possibles afin d'avoir le plus de nobles de leur idéologie à l'intérieur de la Chambre des nobles. La composition du corps électoral, issue en majorité des deux grands partis, bien que les élections municipales et régionales soient à la proportionnelle intégrale ne créant aucun effet de fausse majorité, est issue des deux grands partis bourgeois, à savoir le Mouvement Royaliste et d'Union et les Royalistes. Et l'écrasante majorité de ces élus provient de partis politiques qui ne remettent pas en cause le système teylais, le libéralisme et la fausse démocratie teylaise. L'ensemble forme un cercle fermé, auto-reproducteur, dans lequel le peuple n'entre pas, n'est jamais entré, et n'entrera jamais tant que cette structure existera sous sa forme actuelle.
Lors des dernières élections de la Chambre des nobles, l'idéologie de "centre-gauche" du Mouvement Royaliste et d'Union y était majoritaire, mais cependant, comme le démontre la politique menée par Angel Rojas lors de son mandat de Premier ministre, la politique menée n'est pas celle d'une politique eurycommuniste et encore moins communiste, d'une vraie gauche, défendant les prolétaires. Comme prévu par les intellectuels de la gauche, la Chambre des nobles a freiné, voire parfois bloqué, les rares tentatives de mesures en faveur des travailleurs du Gouvernement Rojas. La réforme du temps de travail, dès le début du mandat d'Angel Rojas, en est la preuve. La réforme a mis beaucoup plus de mois à être mise en place qu'elle n'aurait dû l'être, car les débats à la Chambre des nobles se sont faits patiemment et l'opposition s'est montrée habile pour user des mécanismes parlementaires, notamment dans cette chambre, pour ralentir lesdits débats.
Enfin, en dernier lieu de cette analyse sur le système teylais, qui n'est en aucun cas une analyse complète du Royaume de Teyla et de ses systèmes, mais une analyse de deux éléments importants : la Couronne et la monarchie, partie intégrante du Royaume de Teyla.
La Couronne n'est pas un symbole. C'est un pouvoir. Il convient de le dire clairement et sans détour car la confusion entretenue par le système teylais entre le rôle symbolique et le rôle effectif de la monarchie est l'un des instruments les plus efficaces de la domination bourgeoise au Royaume de Teyla. Catherine III de la dynastie Courvoisier n'est pas une figure protocolaire comme veulent le faire croire les partis politiques en faveur de la monarchie. Le Souverain au Royaume de Teyla nomme le Premier ministre, la Constitution de mille huit cent quarante-huit met des limites à ce pouvoir, notamment avec un vote de confirmation du Premier ministre par l'Assemblée nationale, ce qui permet au Souverain d'avoir une influence considérable sur l'orientation politique de la nation, d'autant plus dans les périodes de troubles ou dans les moments où aucune majorité ne se dégage à l'Assemblée nationale. Une négociation officieuse s'érige entre l'Assemblée nationale élue et la Souveraine.
Comme à chaque nomination du Premier ministre la Souveraine consulte, les consultations sont inscrites à l'agenda officiel du Souverain, mais le contenu des entretiens ne fuite jamais, ou très sommairement. La mécanique est huilée et n'est pas digne d'une démocratie transparente. C'est la Souveraine qui choisit, dans les faits, à qui confier la formation du gouvernement. C'est elle qui tranche lorsque les partis bourgeois ne parviennent pas à s'entendre entre eux. Ce pouvoir d'arbitrage, présenté comme un gage de stabilité, est en réalité un pouvoir politique de premier ordre exercé par une personne qui n'a été élue par personne. Elle a aussi, toujours selon la Constitution, le pouvoir de dissolution de l'Assemblée nationale, sans qu'aucune condition ne soit nécessaire pour user de ce pouvoir. C'est un pouvoir puissant pour la bourgeoisie permettant de continuer la bataille contre le prolétariat une fois que celui-ci gagne l'Assemblée nationale.
Avec une Chambre des nobles bloquant et retardant le programme du prolétariat, si ce dernier arrive à gagner l'Assemblée nationale, il est pratiquement certain que la bourgeoisie gagnera la bataille d'opinion en rejetant la faute du blocage sur le gouvernement, qui sera un gouvernement du prolétariat. Il ne s'agit pas d'une simple bataille, mais d'une guerre totale que mènera la bourgeoisie et cette dernière aura les institutions pour elle, car les institutions en place répondent bel et bien à un système bourgeois, libéral et capitaliste. La bourgeoisie pourra récupérer le pouvoir très facilement et rapidement, d'autant plus avec le pouvoir de dissolution du Souverain.
Le domaine militaire est sûrement la partie la plus importante des pouvoirs du Souverain du Royaume de Teyla. Le Souverain, au même titre que le Premier ministre, est le chef des armées du Royaume de Teyla. À ce titre, le Bureau militaire de la Maison Royale, organe faisant la liaison entre le Souverain et les organes militaires, relève directement de l'autorité du Souverain. De plus, deux régiments, dont l'un blindé, ne répondent ni au chef d'état-major général, ni au ministre des Armées, ni au Premier ministre. Ils répondent uniquement au Souverain, sous l'autorité et le commandement du Souverain, par l'intermédiaire du Bureau militaire de la Maison Royale, formant un état-major qui se charge de la transformation en ordres opérationnels des ordres du Souverain.
Il faut mesurer ce que cela signifie concrètement. Il existe au Royaume de Teyla un régiment blindé, équipé de chars et de véhicules de combat, stationné à proximité de la capitale, dont le commandant est nommé par la Souveraine, dont les soldats obéissent à la Souveraine, et dont la mission première est de protéger la Souveraine et la Famille Royale, ainsi que les biens de cette même famille. Ces forces armées peuvent être déployées dans l'ensemble du Royaume de Teyla sans que le Premier ministre (de Sa Majesté) en soit informé en amont ou soit consulté, ni aucun membre du Gouvernement. Ces forces armées, dont le budget est soumis à l'approbation du Parlement, restent en dehors de tout contrôle démocratique et restent subordonnées à la volonté d'une seule et même personne, le Souverain, Catherine III actuellement. C'est sans doute possible du prétorianisme.
En tant que chef des armées, le Souverain préside, quand il le souhaite, le Conseil de défense et de sécurité nationale. Il a accès, bien entendu, aux renseignements les plus sensibles, extérieurs comme intérieurs, produits par les services de renseignement du pays qui, eux, répondent au Gouvernement et au Parlement. CONDURG, plaçant les forces armées du Royaume de Teyla en posture offensive, peut être activé unilatéralement soit par le Premier ministre qui répond au Parlement, soit par la Souveraine qui n'a à répondre à personne. Le Souverain peut décider, sans aucun contrôle, d'envoyer des prolétaires mourir pour des guerres impérialistes et toutes les institutions suivront, car c'est le commun de la bourgeoisie. Le Cercle, la mallette de commandement d'urgence, est portée en permanence par un officier qui la suit.
La Souveraine nomme le Premier ministre, peut dissoudre la chambre basse, commande des forces armées indépendantes du gouvernement, dispose d'un pouvoir de décision sur les opérations militaires offensives, préside à sa guise le plus haut organe de sécurité nationale et a accès au renseignement d'État dans sa totalité. Tout cela sans avoir jamais reçu un seul bulletin de vote, sans avoir jamais comparu devant un électeur, sans avoir jamais été soumise à un contrôle démocratique quelconque. Son pouvoir est héréditaire. Son pouvoir est dynastique. Le Royaume a créé pour sa Souveraine un environnement dans lequel elle peut exercer un coup d'État militaire sans forcément de grandes difficultés, vu qu'elle a accès à tous les outils, y compris les plus précieux, les forces militaires et les renseignements. Du moins, si la volonté du Souverain n'est pas le coup d'État, il a un pouvoir de pression immense sur le pouvoir en place, d'autant plus si ce pouvoir est un pouvoir prolétaire qui a toutes les institutions contre lui, hostiles, notamment l'armée régulière et professionnelle.
On nous opposera, comme toujours, l'argument de la popularité. Catherine III est aimée. Les sondages le disent. La foule qui se presse aux cérémonies royales le confirme. Soixante pour cent d'opinions favorables environ, c'est quelque chose d'important parce que les Teylais voient dans la Souveraine un rempart, une protectrice, un symbole d'unité nationale face aux menaces extérieures, face à la Loduarie communiste, face à Carnavale, face à un monde dangereux. Nous ne devons pas entrer dans le piège du mépris de ces gens qui ont peur, nous devons dire d'ores et déjà qu'une cote de popularité, dont les institutions appartiennent au monde bourgeois, ne fonde pas une légitimité à prendre des décisions, à régner et encore moins à gouverner un peuple et une nation.
La question qui doit être posée est grave : qu'arrivera-t-il si le prolétariat, via le Parti eurycommuniste teylais, arrive au pouvoir par les élections générales ? C'est une expérience de pensée, un exercice théorique qui mérite d'être posé. Que nous arrivions au pouvoir seul ou alors avec une coalition de gauche, excluant de fait le Mouvement Royaliste et d'Union qui n'est qu'une parodie de la gauche.
Tout d'abord, comme nous l'avons vu précédemment, la Chambre des nobles agirait pour bloquer nos réformes et nos mesures. Nous pouvons gouverner par décrets, mais ces derniers sont très limitants dans leurs champs de possibilités, car le Royaume de Teyla est un régime parlementaire. Nous pouvons aller au bout du processus d'une adoption d'une loi pour l'ensemble de notre programme, mais cela va prendre du temps. En outre, en cas d'impossibilité d'entente sur un projet ou une proposition de loi entre les deux chambres législatives, la navette parlementaire est longue et plusieurs chemins existent pour faire adopter une loi, dont l'Assemblée nationale qui a le dernier mot ou le référendum durant la procédure parlementaire. Mais ces chemins sont des chemins longs et risqués politiquement dans une nation encore gouvernée par des réflexes capitalistes. Perdre un seul référendum pourrait déstabiliser les diverses forces du gouvernement et celles qui le soutiennent. Le Congrès royal est l'une des options possibles mais ne permettrait pas la réussite de l'adoption de nos projets, étant donné que la Chambre des nobles y est incluse dedans, tout comme l'Assemblée nationale. Les nobles n'oseront jamais voter une loi d'un gouvernement prolétaire.
Chaque mesure en faveur des travailleurs sera combattue par une chambre non élue par le peuple mais disposant d'un pouvoir législatif réel. Le gouvernement du prolétariat passera ses premiers mois, peut-être ses premières années, non pas à gouverner mais à négocier avec une chambre aristocratique dont les membres n'ont aucun intérêt à la réussite du programme eurycommuniste.
Ensuite, deuxièmement, les médias feront leur part. Les médias de la bourgeoisie mèneront une campagne intense de discréditation des lois, des mouvements, du gouvernement eurycommuniste et prolétaire. À chaque étape, à chaque échec, à chaque mouvement, et à chaque corruption de l'un de nos membres, par la faute même du système capitaliste entraînant de la corruption, nous aurons le droit, non pas à un mot en troisième page, mais à une guerre menée par ces médias et les intérêts des propriétaires. L'opinion publique, travaillée jour après jour par cette machine médiatique, basculera. Non pas parce que le programme a échoué, mais parce qu'on lui aura dit qu'il a échoué. Nous aurions beau montrer les comptes rendus des séances de la Chambre des nobles, de noter chaque obstacle rencontré, dans une nation qui a encore des réflexes capitalistes, nous serons morts avant d'en avoir conscience. Les armes médiatiques n'appartiennent pas au prolétariat, nous perdrons sur ce terrain et par conséquence sur d'autres, faute de ces armes en nos mains.
Troisièmement, nous perdrons le pouvoir avant la fin de notre mandat à cause de la Souveraine. Comme dit précédemment, cette dernière a le pouvoir légitime, par le droit bourgeois, de dissoudre l'Assemblée nationale, seule assemblée que nous pouvons conquérir objectivement par les urnes. La seule chambre potentiellement conquérable pour la plupart des partis politiques, sauf le Mouvement Royaliste et d'Union et les Royalistes qui peuvent conquérir la Chambre des nobles, peut être dissoute sans condition par la Souveraine ou le Souverain. Alors que nous perdrons du crédit auprès d'une population à laquelle nous avons promis du changement (changement n'arrivant pas à cause des institutions bourgeoises bloquant notre projet), en ajoutant à cela une campagne médiatique dévastatrice contre nous, nous ne pourrions gagner une campagne électorale face à tout cela. La Souveraine n'aurait qu'à utiliser son pouvoir de dissolution pour mettre fin au pouvoir eurycommuniste à Teyla, nous faisant perdre l'Assemblée nationale, dont le mode de scrutin est très favorable au parti arrivant en tête au niveau national en termes de voix.
En dernier lieu, et c'est probablement le point le plus dangereux pour la démocratie prolétarienne et un pouvoir eurycommuniste, la Souveraine détient des pouvoirs sur les forces armées et contrôle des forces armées qui sont sous son commandement unique. Bien qu'on dise que le système à deux chefs d'État est fait pour éviter qu'une des deux têtes de l'État ne puisse faire un coup d'État, le Parti eurycommuniste teylais ne croit pas en cette fantaisie utopique bourgeoise. Il croit au contraire que ce système permet de créer un statu quo lorsque le pouvoir est aux bourgeois pour que ce pouvoir ne puisse pas basculer dans une autre idéologie que le capitalisme libéral en place, lors d'un coup d'État pouvant être mené par un Premier ministre d'une toute autre idéologie et ayant la légitimité constitutionnelle de chef des armées.
En outre, les régiments sous le commandement de Sa Majesté pour sa protection peuvent obéir à tout ordre de Sa Majesté sans le recul nécessaire pour comprendre les réelles conséquences des ordres donnés et exécutés. La possibilité existe, et rien que le fait que cette possibilité existe dit quelque chose de l'organisation du Royaume de Teyla et des chances d'une gouvernance du Parti eurycommuniste teylais en jouant le jeu de la démocratie représentative.
En ces mots, nous présenterons, dans une autre note interne, comment surmonter ces obstacles par la révolution et la rue.
Ceci est une vision Eurycommuniste. Elle peut-être vraie comme fausse.