19/05/2020
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[RP] Activités intérieures au Negara Strana

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Activités intérieures au Negara Strana

Ce topic est dédié à l'ensemble des écrits ayant traits à des activités ou actions se déroulant au Negara Strana mais n'ayant pas leur place dans les autres topics. Le caractère public ou non de ces écrits sera systématiquement précisé.
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Comité Bilatéral pour une Installation Réussite des Industries Touristiques Stranéennes en Sylva

Rapport Annuel du Comité BIRITSS



Créé à la suite de la rencontre bilatéral du 11 novembre 2013 portant sur le tourisme, le Comité Bilatéral pour une Installation Réussite des Industries Touristiques Stranéennes en Sylva (dit Comité BIRITSS) vise à faciliter l'introduction de l'entreprise Boyaji! au sein du Duché de Sylva pour concilier les avantages des investissements étrangers et ceux du protectionnisme sylvois.

Le Comité BIRITSS est notamment composé:
  • D'un représentant diplomatique de chaque pays
  • D'un représentant de l'autorité chargée des affaires économiques de chaque pays
  • D'un représentant de Boyaji!
  • D'un représentant du département industriel sylvois compétent sur le projet

Chaque année, le Comité BIRITSS élabore un rapport annuel afin de rendre compte des difficultés et réussites du projet commun. Ce rapport est transmis aux autorités compétentes des différentes parties.



Des ouvrages réalisés

Au sortir des négociations stranéo-sylvoises, deux principaux projets d'infrastructures avaient été désignés. Le premier correspond à la construction d'une nouvelle aile pour l'aéroport du Bourg des Mahoganys, dans un délai de 2 ans. Cette extension est effectuée pour accueillir les correspondances réalisées par Boyaji! (tout pays confondu) et celles à destination ou en provenance du Negara Strana (toute compagnie confondue). Dans les faits, les premiers travaux ont débuté en avril 2014 suite à des études préliminaires réalisées par Boyaji! avec l'aide logistique des autorités sylvoises et aéroportuaires. La fin du chantier était annoncée pour avril 2016, comme prévu par l'accord bilatéral. Cependant, celui-ci s'est terminé avec 4 mois de retard, prenant donc fin en août 2016. La mise en service de cette nouvelle aile aéroportuaire a eu lieu le 23 septembre 2016, accueillant ainsi ses premiers avions. Parallèlement, l'aéroport de la capitale, mais également celui de Baobab Ville, a participé à la création de nouvelle ligne internationale à destination et en provenance de Kotarakyat et Pradipta.

Deuxièmement, Boyaji! a investit largement dans l'établissement de cinq nouveaux complexes hôteliers et touristiques dont trois situés sur le littoral sylvois entre le Bourg des Mahoganys et Baobab Ville, un situé à X sur le fleuve Chimindlo et un situé à X au coeur de la forêt de mangroves. L'ensemble des projets ont été préalablement soumis à une étude de terrain et une étude de marché. En effet, il est ressorti de la rencontre bilatérale que les investissements réalisés par Boyaji! ne s'effectueraient pas pour son seul et propre intérêt mais seraient effectués parallèlement à des investissements privées et publiques sylvois (voir la section suivante sur le protectionnisme sylvois). Dans les faits, ces études préliminaires ont été effectué en différé et n'ont pas pris toute le même temps à se conclure. De façon évidente, cela a lourdement retardé le début des travaux. A date de ce rapport (octobre 2016), seul un des complexes touristiques prévues accueille une clientèle (bien que l'ensemble du complexe ne soit pas achevé). Ce dernier est le complexe de Baobab Ville (situé à 30km de la ville), ayant bénéficié d'un afflux rapide de capitaux sylvois. Selon les prévisions apportées par l'entreprise Boyaji!, le complexe du Bourg des Mahoganys (le plus gros des projets) sera prêt pour le printemps 2017. En l'état, les trois autres complexes ne seront prêts que pour l'automne 2017 au plutôt, notamment dû à des problèmes logistiques sur les chantiers.


Du protectionnisme sylvois

Depuis sa création, la principale mission donnée Comité BIRITSS a portée sur la coordination entre les acteurs économiques locaux et stranéens. De fait, sa raison même d'exister tient au protectionisme sylvois prégnant et aux règles particulières des deux pays dans le domaine du travail. Il convient alors d'effectuer un compte rendu de l'insertion de l'industrie touristique stranéenne sur le marché sylvois.

En ce qui concerne les projets relatifs à l'agrandissement de l'aéroport du Bourg des Mahoganys et la multiplication des correspondances Sylva - Negara Strana, le Comité BIRITSS et les différents acteurs n'ont pas rencontré de problème majeur. Effectivement, les délégations diplomatiques avaient déjà plus ou moins établit l'ensemble des modalités du projet: la nouvelle aile est construite à la charge de Boyaji! mais lui est dû, et les nouvelles correspondances sont également répartit entre les compagnies sylvoises et Boyaji!. Aujourd'hui, 5 lignes pérennes sont comptabilisées depuis la mise en place des accords:
  • Bourg des Mahoganys <=> Kotarakyat
  • Bourg des Mahoganys <=> Pradipta
  • Baobab Ville <=> Kotarakyat
  • Baobab Ville <=> Pradipta
  • Baobab Ville <=> Sokcho (réalisée exclusivement par Boyaji!)

En revanche, la médiation entre les différents acteurs a été plus compliqué sur le sujet des complexes touristiques. Il est d'abord à souligner que le projet en lui-même a été mal accueilli par la population commerciale locale, ce qui a ralenti le lancement du processus. Pour autant, les Départements Industriels du Duché ont largement appuyé le Comité BIRITSS pour favoriser la planification de ces politiques touristiques. Bénéficiant d'un large soutient des autorités de Baobab Ville, le complexe situé dans la banlieue de la ville a été le premier à être approuvé en octobre 2014. Les deux autres complexes littoraux ont ensuite été validé en janvier 2015, juste avant ceux situés dans les terres jouissant d'une autorisation à partir de mars 2015. Néanmoins, dès le lancement des travaux, des problèmes logistiques se sont posés. Alors que certains chantiers ont finalement manqué de financement, d'autres ont subit des baisses considérables de matériels et/ou mains d'oeuvre. D'après les études des autorités économiques sylvoises et stranéennes, ces troubles peuvent être attribués majoritairement à la conjoncture économique des deux pays, même si la mauvaise coordination est également pointé du doigt. Bien que les deux pays sont acclimatés à la planification, le Comité BIRITSS effectue les mêmes constats relevant plusieurs erreurs de choix humains.


Des conséquences économiques

A date de ce rapport (octobre 2016), il est difficile d'établir les conséquences économiques réelles de ces investissements. Effectivement, le Comité BIRITSS estime que celles-ci ne seront que visibles une fois les différents complexes ouverts. Un véritable bilan économique ne peut être fourni avant 2018.

Pour autant, il est à relevé que les vols créés bénéficient d'un nombre de voyageur constant, semblable à d'autres lignes pérennes. Ces derniers jouissent notamment des politiques de transport stranéenne sur la régulation des prix des billets d'avion et, dans une moindre mesure, celles effectuées par le Duché de Sylva. En outre, lors de la saison 2016, le complexe touristique de Baobab Ville a généré un chiffre d'affaire en dessous des attentes préétablies. Pour autant, la direction locale de Boyaji! précise l'impact qu'a pu avoir l'ouverture de seulement 20% des capacités d'accueil du centre hôtelier.


De la démocratie d'entreprise

Au delà des considérations économiques, les autorités stranéennes et sylvoises ont définit la démocratie d'entreprise comme objectif secondaire du projet bilatéral. Alors que l'économie sylvoise est portée par les coopératives et les gros actionnaires privées, le modèle d'entreprise stranéen a dû s'adapter à l'environnement local. Le Comité BIRITSS a été chargé de son inspection.

Dans le cadre des projets aéroportuaires, l'installation de Boyaji! s'est traduit par une implantation pure et simple de la démocratie d'entreprise stranéenne. Comme chacune de ces entreprises, les travailleurs participent au Conseil Local des Travailleurs qui est représenté dans des instances régionales (à savoir, le Conseil Régional des Travailleurs du Paltoterra) et nationales (à savoir, le Conseil Central des Travailleurs de Boyaji!). La seule différence logique est l'affiliation des travailleurs à des syndicats sylvois, et non stranéen.

Au contraire, dans le cadre des complexes hôteliers, l'organisation a été différente. En ce qui concerne les chantiers, Boyaji! a seulement participé au financement des travaux et a envoyé des cadres stranéens, affiliés à leurs postes et Conseils au Negara Strana. Une fois les infrastructures construites, seul les cadres des différents services sont directement affiliés à Boyaji!, bénéficiant ainsi des avantages de l'entreprise notamment en terme de démocratie interne. Ainsi, l'ensemble des salariés ne dépendent pas de l'entreprise stranéenne mais du complexe en lui-même. Bien qu'il ait été salué par les investisseurs privées et les coopératives locales, ce choix a été critiqué par certains salariés et syndicats dénonçant les différences de traitement.
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Commissariat aux Armées Populaires
Exercices AUBE AZUR: Conclusions et futur des Armées Populaires Stranéennes



Le présent document est dévoilé lors de la réunion du Conseil des Commissaires du Peuple. Son contenu est secret et ne peut être divulgué sous aucun prétexte. L'ensemble du rapport écrit est transmis uniquement au Premier Commissaire du Peuple et à la Présidente de la République Socialiste du Negara Strana.



1. Du déroulement des exercices AUBE AZUR

Du 5 au 19 octobre 2016, les exercices militaires, baptisés "AUBE AZUR" et réalisés conjointement avec les Communes Unies du Grand Kah et la République Démocratique du Wanmiri, ont eu lieu. Ces derniers avaient quatre objectifs d'ordre politique, stratégique, opérationnel et technique. Le but premier était d'envoyer un signal au Shogunat du Fujiwa sur la constitution d'un front commun pour la démocratie et la paix, tout en effectuant des exercices relatifs à la coordination des unités militaires.

Au sortir de ces deux semaines, il est possible d'établir que les exercices se sont correctement déroulé. Effectivement, ces derniers ont surtout permis de renforcer la synergie de nos forces armées avec celles du Grand Kah, et avec celles du Wanmiri dans une moindre mesure. De nombreux correctifs ont pu être effectué afin de fortifier la structure de commandement et assurer son intelligibilité par les trois parties. Ces différentes journées ont également permis aux Armées Populaires Stranéennes de corriger en son sein des problèmes de coordination ou de logistique.

Enfin, il apparait que le message politique envoyé au Shogunat est clair. Au delà de son aspect technique, l'exercice "AUBE AZUR" marque un tournant dans la position diplomatico-militaire tenu par le Negara Strana vis-à-vis de son voisin fujiwan.


2. Des axes de développement des APS

Ces exercices ont mis en avant les forces mais aussi des faiblesses de nos armées. Ces conclusions ne sont pas pour autant surprenantes. Si le corps marin des Armées Populaires Stranéennes est un atout, le corps aérien est un point faible d'autant plus important. Sa caducité constitue une faille béante dans la défense stranéenne qui ne peut se reposer uniquement sur son corps marin et terrestre.

Dans ce cadre, le Commissariat aux Armées Populaires jugent nécessaire et urgent un renouvellement de son corps aérien. Bien que plusieurs voies s'offrent au Negara Strana à ce moment, il est préférable d'opter pour une doctrine d'armement qualitative, et non quantitative. Pour se faire, la collaboration avec le Grand Kah est fortement préconisée. Celle-ci peut s'effectuer sur deux volets: l'achat de matériel militaire et le transfert de connaissances. Allié de notre République Socialiste, ces aides peuvent être obtenues aisément. Le Commissariat aux Armées Populaires appellent à s'en saisir.

Plus généralement, le Commissariat aux Armées Populaires appelle le Negara Strana à embrasser pleinement sa position de pays membre de l'Internationale Libertaire. De fait, celle-ci offre un cadre idéal à la standardisation du matériel militaire mais aussi à la coopération en matière de renseignement ou à une formation commune des Etats-majors. Avant de se faire grande, la République Socialiste doit profiter de la grandeur de l'Union, et ne doit surtout pas vivre ou se compl aire dans son ombre.


3. D'un plan d'action et de la levée de fonds

Ainsi, le Commissariat aux Armées Populaires estime nécessaire la levée de fond pour la mise en oeuvre d'un plan d'action détaillé ci dessous. Une fois validée en Conseil des Commissaires du Peuple, ce plan d'action sera présenté à l'Assemblée Populaire autorisant la modification du budget, ce conformément à l'article 17 alinéa 2 de la Constitution. Afin de protéger les intérêts supérieurs de la Nation, l'examen de ce plan par la Commission Permanente des Affaires Extérieures et Militaires de l'Assemblée Populaire se réalisera à huis clos et ne fera pas l'objet d'un vote en assemblée plénière.

  • Axe 1: Renouvellement de la puissance aérienne stratégique. Acquisition d'engins aériens de bombardements de génération récente. Coûts estimés à 20 000 UMI, soit 1,33 milliards d'emas perkerja.
  • Axe 2:Renouvellement des défenses anti-aériennes. Acquisition massive de matériels de défense anti-aérienne en tout genre de dernière génération. Coûts estimés entre 13 275 à 22 125 UMI, soit entre 885 et 1 475 millions d'emas perkerja.
  • Axe 3: Transfert de connaissances sur l'ingénierie aérienne. Capacité des industries à produire des engins aériens de génération récente par les industries Etaui Militaris.
  • Coûts totals maximum estimés à 42 125 UMI, soit 2,805 milliards d'emas perkeja.


Prakosa Pradona, Commissaire aux Armées Populaires
8900
Université de Kotarakyat
Conférence étudiante : Le Kah au Negara Strana



Comme dans toutes universités, la vie d'étudiant à Kotarakyat ne se limite pas aux cours magistraux, séminaires ou aux cours de méthodes. Supportées par la direction universitaire, de nombreuses organisations participent à la mise en place de conférence contribuant aux débats publics, à l'élargissement intellectuel des étudiants et à la communication entre académiciens et politiques. En ce sens, le Groupe d'Action Universitaire pour le Kah au Negara Strana (GAUK-NS) tient ce jeudi 23 janvier 2020 une conférence intitulé "Le Kah au Negara Strana". Celle-ci propose de réfléchir à la place de l'idéologie communaliste au sein de la société stranéenne et de penser aux interactions qu'elle entretient, et doit entretenir, avec les institutions politiques socialistes. Pour ce faire, le GAUK-NS a invité Samsul Hutagalung, figure du Kah Stranéen à l'Assemblée Populaire mais surtout Commissaire au Socialisme Économique, au Commerce et à la Mer délégué à l’Agriculture et à la Pêche, William Kagal, représentant kahtanais ayant notamment les affaires économiques au sein de l'intercommunalité de Heon-Kuang, ainsi que Farida Hidayat, conseillère communale du Kah Strannéen de Kotarakyat. Le débat est animé par Nila et Wira, deux étudiants du GAUK-NS. Ce texte propose quelques brefs extraits de cette conférence.



Nila (étudiante / animatrice) : Nous l'avions dit en introduction, l'introduction du pluralisme politique affiché au Negara Strana a été un véritable tournant pour le mouvement kah ici. Plus encore, les scores électoraux du Kah Stranéen sont meilleurs à chaque élection. Pour autant, la période est parfois décrite comme trouble : il est difficile de savoir si on observe un mouvement de fond ou si le pluralisme instauré amène de faux signaux. Ma question s'adresse ici aux représentants stranéens : Peut-on dire que l'idéologie kah gagne réellement du terrain au Negara Strana ?

Samsul Hutagalung (Commissaire au Socialisme Économique, au Commerce et à la Mer délégué à l’Agriculture et à la Pêche) : Non, je ne pense pas particulièrement. Je serai même provocateur, et vous répondrai que l'idéologie kah tend à regresser dans certaines zones. Si on observe une hausse des scores du Kah Stranéen partout dans le pays, je pense que celle-ci est trompeuse. Tout d'abord car notre mouvement existait déjà dans les faits à travers le PSLP (Parti Socialiste de Libération du Peuple) qui était alors Parti Unique. Ce constat, je pourrais le faire pour n'importe quel parti politique stranéen. L'institutionnalisation du pluralisme a surtout eu comme logique d'étriller un à un les courants internes du Parti, qui gouvernait depuis déjà longtemps en courantocratie. Aujourd'hui, les plus libéraux sont partis au Nouveau Parti Socialiste, les communistes ont fait leur propre parti et nous autres influencés par le Kah avons suivi le mouvement. Mais nous existions déjà, nous gagnions déjà des élections en interne face à des communistes, conservateurs ou libéraux.

Au delà, il ne faut pas oublié que la période récente a été marqué par une hausse de la participation électorale. Je ne suis pas sûr que les stranéens soient plus tentés par les idées kahtanaises aujourd'hui qu'hier, mais nombreux sont ceux qui ne votaient par manque de confiance ou incompréhension du système. Le pluralisme a, pour sûr, le mérite de rendre plus clair les lignes politiques de chacun. Donc, les gens votent plus ! Mais bon, nos zones fortes ont toujours été les mêmes ! On a pas gagné Perdijona du jour au lendemain...

Farida Hidayat (Conseillère communale de Kotarakyat) : Si je rejoins certains constats, notamment sur le fait qu'il ne faut pas sur-interpréter les résultats électoraux, je pense tout de même que le kah progresse au Negara Strana. De façon générale, un vent de liberté a soufflé sur le pays. Si nos concitoyens font toujours de l'égalité une boussole supérieure, il est évident que la liberté a pris de l'importance dans le discours politique ces vingts dernières années. Ce n'est pas étonnant que, parallèlement, le Nouveau Parti Socialiste se développe à vitesse grand V avec un prisme libéral. Loin de moi l'idée que kah et libéralisme sont égaux, mais ces idéologies proposent une alternative à la doctrine socialiste et centralisatrice portée par Pradipta, qui a peiné à survivre à son concepteur et son incarnation.

D'autre part, l'influence du Grand Kah dans notre pays est bien plus grande aujourd'hui que dans les années 1990. S'il y a bien une chose qu'il ne faut pas oublié, c'est que l'ouverture diplomatique et économique de la République Socialiste s'est faite dans les bras de l'Union. Si Perdijona et le Wilayah-Baru était déjà un foyer du Kah stranéen, la porosité grandissante des frontières n'a fait que renforcé et étendre notre influence sur la région. Je m'accroche ici beaucoup à une vision territoriale et électorale, mais le kah s'est largement diffusé dans le débat d'idées. Comme l'a souligné Samsul, nous avons notre mouvement autonome mais l'idéologie kah est toujours aussi fertile au sein du PSLP qui constitue, sous l'égide de Kawaya Haryanto, un relai important dans la diffusion de nos idées.



Wira (étudiant / animateur) : Comment le Kah Stranéen conçoit son action au sein des institutions stranéennes ? Avec une approche manifestement réformatrice, la révolution communaliste n'est-elle pas destinée à mourrir dans l'oeuf au Negara Strana ?

Farida Hidayat (Conseillère communale de Kotarakyat) : Ah, la fameuse question ! Est-ce qu'on abandonne l'idéal révolutionnaire ? Peut-être... Maintenant, agir dans les institutions nous parait indispensable. Sans vouloir parler à la place de mes collègues, je ne pense pas que le Kah Stranéen ait une vision accélérationniste de la révolution où favoriser l'apparition des contradictions d'un système permettrait plus facilement de faire advenir la révolution communaliste avec le dépérissement de l'Etat. Je vois l'Etat socialiste comme une chance. Bien sûr, la révolution socialiste n'a jamais "finie le travail". Pour autant, elle nous laisse des outils intéressant pour avancer vers un Etat communalisé et façonné à nos idées.

Aujourd'hui, je pense qu'on ne mesure pas assez l'impact qu'a la camarade Mangunsong, Commissaire déléguée aux Politiques du Socialisme Libertaire, sur la transformation de l'administration publique stranéenne. En ce sens, le PSLP de Haryanto nous offre une liberté importante. Je suis persuadée que la révolution communaliste est déjà en train de se faire !

Samsul Hutagalung (Commissaire au Socialisme Économique, au Commerce et à la Mer délégué à l’Agriculture et à la Pêche) : Je crois ici rejoindre les propos de ma camarade. Pour le vivre moi-même, le Kah Stranéen n'est pas marginalisé par le gouvernement socialiste. Au contraire, le PSLP veut être saillant sur les thèmes communalistes et tend à reprendre nos propositions, nos mesures... Je suis assez réformiste sur ce coup, mais ce ne fut pas toujours le cas ! Quand je me suis engagé en politique, j'étais persuadé que seule une révolution pouvait nous sauver de cette centralisation. Pourtant, ce sont les socialistes qui ont mené la voie vers une libéralisation de nos espaces politiques et territoriaux. Grâce à l'entre-ouverture de cette porte, notre discours peut aujourd'hui s'engouvrer dans les décisions politiques. Chercher à faire les révolutionnaires me semble presque contre productif !

William Kagal (Représentant de l'intercommunalité de Heon Kuang) : Je parle ici avec un peu plus de recul, sur des affaires qui me concernent moins, mais la philosophie kahtanaise s'adapte, il me semble, à son environnement et à son contexte. Dans le monde contemporain, les régimes communalistes émergent de révolution mais pas que. Bon nombre de pays voit naître des mouvements aux influences kahtanaises au sein d'institutions, socialistes ou libérales. Notre discours est universel et internationaliste, il favorise selon moi une diffusion large.

En outre, il est nécessaire d'étudier le point de départ de chaque pays. Militer au Negara Strana n'a rien à voir avec militer au Jashuria. Votre cadre national s'est élargi, la lutte conflictuelle est davantage décrédibilisée et votre discours a une portée nationale. Notre Camarade Commissaire a ici raison : Pourquoi jouer les révolutionnaires maintenant ? Profitez de ce vent libertaire ! Laissez vous accompagner par cette brise nouvelle, et les résultats seront là ! J'ai pu le voir lorsque je fus affecter aux affaires économiques de l'intercommunalité de Heon-Kuang : Le modèle kahtanais inspire le Negara Strana, la norme est kahtanaise. Ayant assisté à l'ouverture économique stranéenne, je confirme ce qui a pu être dit précédemment : le Negara Strana se fond dans le moule kahtanais.



Nila (étudiante / animatrice) : Et pour finir, rapidement avant de relâcher l'amphi', une dernière question pour nos invitées : La dissolution de la République Socialiste du Negara Strana au sein des Communes Unies du Grand Kah, ça s'imagine ?

William Kagal (Représentant de l'intercommunalité de Heon Kuang) : Je dis oui ! L'Union n'est pas figée dans une histoire passée, mais elle est bien en train de l'écrire ! Les Communes Unies ne sont pas homogènes, et pourtant elles sont puissances car réunies autour d'un même projet politique, une même philosophie, au delà des nationalismes. Le Negara Strana, République socialiste mais aussi très internationaliste, pourrait à moyen terme intégrer l'Union si elle continue sur sa voie.

Samsul Hutagalung (Commissaire au Socialisme Économique, au Commerce et à la Mer délégué à l’Agriculture et à la Pêche) : J'espère ! C'est notre but à terme. Pour autant, une dissolution ne me semble pas envisageable, même à moyen terme. Si l'idéologie kah continue, la République stranéenne est relativement jeune et la culture nationale instituée par Pradipta joue un rôle important dans les imaginaires collectifs strannéens. Un renforcement de l'intégration est par contre envisageable, en dehors d'une mise sous tutelle de l'autonomie diplomatique et exécutive stranéenne.

Farida Hidayat (Conseillère communale de Kotarakyat) : Oui, bien sûr ! Sur le court terme, le Kah Stranéen amène continuellement l'approfondissement des coopérations stranéo-kahtanaises. Sur le moyen terme, il est possible de rendre nos économies interdépendantes. En effet, il est difficile d'imaginer une dissolution, même progressivement, de notre souveraineté et autonomie exécutive, mais nous continuerons de porter un tel projet !
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Présidence du Conseil Central des Travailleurs de Boyaji!

Rapport des Activités Entreprenariales



Comme toute entreprise stranéenne, Boyaji! est amené à concevoir des rapports intermédiaires sur ses activités auprès du Commissariat à l'Economie. Le Rapport des Activités Entreprenariales visent à tirer un bilan des activités de Boyaji! mais aussi de partager les axes sur lesquels l'entreprise compte se développer.

Le présent texte, résumé des points important du rapport, est partagé au Conseil de Direction Economique, au Conseil Central des Travailleurs et aux actionnaires de Boyaji!. La version longue leur est également fournie pour plus d'informations.


Des activités aériennes

Une part importante de la croissance des activités de Boyaji! sont dûe à la progression massive de la flotte aérienne et des liaisons internationales.

D'une part, l'entreprise a financé et désormais bénéficie de la nouvelle aile de l'aéroport du Bourg des Mahoganys inaugurée en septembre 2016. Si cette infrastructure a d'abord permis d'établir et de consolider les lignes aériennes avec le Duché de Sylva, elle amène Boyaji! depuis 2019 à exploiter des lignes internationales entre Sylva et le Grand Kah, certaines d'entre elles étant particulièrement lucratives. Les lignes en question sont :
  • Bourg des Mahoganys <=> Lac-Rouge / Axis Mundis
  • Bourg des Mahoganys <=> Nayoga Lamanai
  • Baobab Ville <=> Lac-Rouge / Axis Mundis
  • Baobab Ville <=> Nayoga Lamanai
  • Baobab Ville <=> Chan Chimù

D'autre part, Boyaji! s'investit grandement dans la construction et la participation à des accords internationaux facilitant la création de lignes aériennes, notamment grâce à l'aide de Lanang Waluyo, Commissaire au Socialisme Économique, au Commerce et à la Mer délégué au Tourisme. Premièrement, Boyaji! fait désormais partie de l'alliance aérienne Skykratos, regroupant des compagnies aériennes provenant de tous les continents. Encore balbutiante, cette organisation constitue l'un des axes de développement principal pour notre entreprise. Deuxièmement, Boyaji! participe au programme "Albatros" issus de l'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie. Grâce à ce programme, notre flotte aérienne relie désormais Kotarakyat à Hernani-centre, l'un des plus important hub portuaire mondial. Tout juste mis en place, nous attendons de cette liaison une affluence massive de touristes poëtoscoviens vers le Negara Strana.


De l'hôtellerie et la restauration nationale

Depuis la libéralisation de l'entreprise, le réseau hôtelier et restauratif national a bénéficié dans une bien moindre mesure de la richesse générée. Effectivement, la majorité des fonds ont servis à financer le développement à l'international de Boyaji!, comme voulu pour le Commissariat à l'Economie. Pour autant, les fonds alloués en nombre sont en augmentation continue depuis 5 ans. Ces derniers servent principalement à mettre à niveau les infrastructures hôtellieres par des rénovations ou aggrandissements des équipements existants. Autrement, l'entreprise travaille activement pour augmenter sa masse travailleuse pour accueillir le nombre grandissant de touristes.

Des infrastructures de l'entreprise à l'international

A date de ce rapport, Boyaji! disposent de deux sites infrastructurels majeurs à l'international.

Au Duché de Sylva, l'entreprise a été chargé de mener à bien la construction de quatre complexes touristiques et d'une nouvelle aile aéroportuaire au Bourg-des-Mahoganys. Plus largement détaillée dans les rapports annuels du Comité BIRITSS, la mise en place de ces sites a été réalisé sans accroc majeur malgré un léger délai de livraison. Si la nouvelle infrastructure aéroportuaire est largement fructifiée comme mentionnée précédemment, les complexes touristiques peinent à remplir leur objectif. Selon les projections, les coûts des quatres complexes devraient être dépassés par le chiffre d'affaire d'ici à 2022, soit trois ans après les projections initiales. Cet échec en demi-teinte est principalement dû à un mécontentement de la population local qui semble cependant s'estomper. Nous espérons de meilleurs chiffres à l'avenir afin de poursuivre notre collaboration avec le duché.

Dans un second temps, le Wanmiri constitue le chantier majeur de Boyaji!. Suite aux accords stranéo-wanmiriens historiques de 2012, il a été accordé à notre entreprise le monopole sur les affaires touristiques wanmiriennes en échange d'infrastructures modernes. Huit années plus tard, le bilan est plus que positif. Sur le plan infrastructurel, Boyaji! a pu construire 7 complexes touristiques majeurs (dont 5 sur le continent et 2 sur les îles d'Isteal) et participer à la rénovation des aéroports de Sivagundi et Jalitaya. Ces premiers établissements (comprenant hôtel, restaurants et activités touristiques diverses dans un même endroit) constituent le moteur de notre activité économique, participant également à l'embauche de la population locale en grand nombre. Parallèlement, Boyaji! a renforcé son assise sur le tourisme wanmirien par sa politique des parrainages qui a construit son succès au Negara Strana, limitant les coûts tout en multipliant les bénéfices. A l'heure actuelle, le réseau de parrainage au Wanmiri compte 546 restaurants et 369 hôtels. Dans le futur, l'entreprise prévoit l'établissement d'un huitième complexe touristique mais surtout, avec l'aide et l'accord des autorités locales, la multiplication des lignes aériennes vers le pays avant d'attirer une clientèle nouvelle, notamment eurysienne ou aleucienne. En conclusion, nos activités au Wanmiri sont un franc succès économique et réputationnel.


De la gestion et démocratie d'entreprise depuis la libéralisation

Au delà des considérations économiques, l'un des enjeux majeurs de Boyaji! suite à sa libéralisation a été de concilier la démocratie d'entreprise traditionnelle stranéenne, la nouvelle gestion actionariale mais aussi l'adaptation aux législations internationales.

Depuis l'ouverture du capital de Boyaji! à hauteur de 45%, les principaux actionnaires sont jashuriens, à commencer par des acteurs institutionnels comme le Hall des Acquiteurs. Ces institutions avaient pour but premier d'assurer une libéralisation de l'entreprise en toute sécurité, objectif réussi. Depuis, une part de ce capital a été racheté par des acteurs jashuriens privés issus du secteur touristique, mais pas que. A l'heure actuelle, es parts détenus par des entités ou personnes jashuriennes s'élèvent à 38%. Le reste des parts libéralisés sont détenus par des acteurs institutionnels sylvois (3%) et wanmiriens (2%), mais aussi des acteurs lignois issus du secteur touristique (2%). L'ensemble des actionnaires sont sollicités pour donner leur avis et voter à l'occasion des Assemblées générales mensuelles. En tant que Président du Conseil Central des Travailleurs, j'ai toujours veillé à ce que ce dernier conseil et l'assemblée actionnariale puissent communiqué efficacement et continuellement.

Enfin, l'adaptation aux législations internationales a pu être rugueuse mais n'a pas donné lieu à d'accroc juridique ou social majeur. Comme noté dans les les rapports annuels du Comité BIRITSS, l'adaptation à la législation syvloise a pu aboutir suite à long travail de dialogue avec les autorités nationales et locales. Dans ce cas précis, les travailleurs bénéficiant du statut d'agent de Boyaji! sont l'ensemble des agents aéroportuaires (gestion de l'aile entièrement garantie par l'entreprise) et les cadres des complexes touristiques. Au Wanmiri, là où la législation nationale du travail est faible pour ne pas dire nulle, il a été décidé que l'ensemble des travailleurs de l'entreprise bénéficierait du statut d'agent de Boyaji!, participant à la grande attractivité de l'emploi touristique auprès de la population locale. En revanche, il est à noté que, conformément à la loi stranéenne de 1993 sur les parrainages, les travailleurs des établissements hôteliers et restauratifs parrainés ne disposent pas du statut d'agent de Boyaji!.


Anwar Kusmawati, Président du Conseil Central des Travailleurs de Boyaji!
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