
Lois fondamentales - En construction
Posté le : 28 juin 2025 à 15:46:19
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Posté le : 28 juin 2025 à 17:26:05
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25 avril 1872.
Nous, Raymond VI, et nous, les représentants du peuple Teylor, librement choisis et solennellement constitués en Concorde Nationale, observons que le Royaume de Teyla sort d'une guerre civile qui a opposé la nation teylaise face à elle-même, ses contradictions et ses faiblesses. Cette épreuve pour la nation teylaise et le peuple teylaise a démontré que les affaires religieuses, lorsqu'elles sont étatiques, ne sont que les fruits nourrissants d'un mal amenant à des troubles et parfois à des conflits terribles dans une unique nation.
Nous, Raymond VI, et nous, les représentants du peuple Teylor, librement choisis et solennellement constitués en Concorde Nationale, constatons que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les causes de la corruption au sein de l'État, de ses institutions et des forces armées. Elles sont les causes de la pauvreté, de la maltraitance du peuple teylais, dans la continuité d'un pouvoir corrompu.
Cette déclaration commune, qui désormais a force de loi, est faite pour rappeler constamment aux corps sociaux, au pouvoir législatif et exécutif, leurs droits et leurs devoirs. Elle rappelle sans cesse que le peuple teylais regarde leurs actions et décisions et qu'il ne saurait tolérer des actions qui plongeraient son peuple dans la tourmente, la pauvreté, l'humiliation. Cette déclaration est le socle définissant les rapports au sein de la nation teylaise. Nulle loi, décret et acte législatif contraire à cette déclaration ne saura être appliqué et sera immédiatement rejeté par le peuple teylais, ultime représentant de la souveraineté du Royaume de Teyla.
Article I
La dépense publique est contrôlée par le peuple à travers ses représentants.
Le consentement à l'impôt et le contrôle de son utilisation sont exercés par le peuple, à travers ses représentants. Le Parlement est la seule institution étatique et nationale ayant le pouvoir de lever l'impôt.
La Couronne elle-même est assujettie à ce devoir de contribution, sans nul privilège ni exemption.
Article II :
La vie de chaque citoyen est sacrée. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie, ni subir de traitement portant atteinte à son intégrité physique ou à sa dignité. Nul Homme ne peut être accusé, détenu ou arrêté, en dehors des cas prévus par la législation. Tout Homme est présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable.
La Couronne elle-même est assujettie à la justice et ne peut s'ingérer dans les affaires juridiques.
Article III :
Nul ne peut être délibérément privé des ressources vitales nécessaires à sa vie.
Article IV :
Les connaissances, le savoir et l'instruction sont les fondements de la liberté et du libre-arbitre. Nul ne peut prétendre au libre-arbitre si lui ont été substitués les outils de compréhension, d'apprentissage et de raisonnement. Ces principes sont reconnus comme des droits.
Le peuple teylais, à travers ses représentants, garantit :
- L'instauration d'une école publique, laïque, gratuite et obligatoire, dont les conditions sont fixées par la loi,
- La liberté des opinions qui implique l'indépendance de la presse et des imprimeries,
- L'accès à chaque citoyen le requérant, aux archives nationales du Royaume de Teyla, y compris les documents censurés (classifiés), dans une version non censurée ne mettant pas en cause la sécurité du Royaume de Teyla.
La loi fixe la durée maximale de censure des documents.
Article V :
Le travail est codifié par la loi. Elle garantit, selon la technologie et les moyens existants, des conditions de travail convenables, un salaire minimum ne pouvant être remis en cause.
Article VI :
Le peuple teylor, à travers ses représentants, peut demander compte à tout agent public.
Article VII :
La fonction publique et ses agents sont au service de la nation et de l'État Teylais. La neutralité de ces deux entités est un principe fondateur de la nation teylaise.
Article VIII :
La liberté, dont chaque citoyen bénéficie dès sa naissance, consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
Elle comprend l'accès au vote pour chaque citoyen sans aucune discrimination.
Elle comprend le plébiscite dont les conditions sont fixées par la loi.
Article IX :
La garantie des Droits Fondamentaux et Universels de l'Homme nécessite une force publique et une force armée.
La force armée défend la nation de toute agression subie par le Royaume de Teyla. Le Parlement, si elle estime que la défense de la nation passe par une intervention armée, peut déclarer la guerre.
À travers la conscription, les citoyens teylor exercent le devoir sacré de défendre la souveraineté nationale et de participer à la force armée. La Couronne elle-même est assujettie à ce devoir de conscription.
La force publique défend les intérêts sécuritaires des citoyens, elle est à l’avantage de tous. Le peuple Teylor, à travers ses représentants, exerce un contrôle des missions de cette force publique.
Article X :
Nul ne peut refuser totalement ou partiellement les droits énoncés par la présente déclaration.
Posté le : 28 juin 2025 à 19:09:35
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14 mai 1967.
La Cour Constitutionnelle Royale composée de ses membres,
Saisie le 2 mai 1967, par le Président de l'Assemblée nationale, conformément aux dispositions de la Constitution teylaise et des lois organiques, concernant la Loi Portant sur la Presse,
Saisie le 4 mai 1967, par le Président de la Chambre des Nobles, conformément aux dispositions de la Constitution teylaise et des lois organiques, concernant la Loi Portant sur la Presse,
Vu la Constitution du Royaume de Teyla,
Vu le Préambule de la Constitution du Royaume de Teyla,
Vu les Droits Fondamentaux et Universels de l'Homme,
1. Considérant que par le préambule de la Constitution, mentionnant les Droits Fondamentaux et Universels de l'Homme, définissant les deux textes comme étant des textes fondateurs de la nation teylaise, que le premier texte énonce les principes philosophiques dont le second organise l'application et qu'ils ne pourraient être interprétés l'un sans l'autre.
2. Considérant que parmi les droits ainsi garantis au rang constitutionnel, figure à l'article IV de la Déclaration des Droits Fondamentaux et Universels de l'Homme, la liberté des opinions, laquelle implique, selon ledit article, l'indépendance de la presse et des imprimeries.
3. Considérant l'article V de la Loi Portant sur la Presse qui dispose : "Toute publication médiatique, lorsqu'un régime d'exception est effectif, doit recevoir l'agrément du Ministère de l'Intérieur pour pouvoir être publiée."
4. Considérant que les textes à valeur constitutionnelle autorisent des mesures d'exception, selon les situations, ils n'autorisent pas la suppression d'une liberté fondamentale. Ces mesures d'exception doivent être proportionnées, limitées dans le temps et strictement conditionnées à un contexte précis, dont il revient aux législateurs de détailler.
5. Considérant que l'article de la Loi Portant sur la Presse reviendrait à l'instauration d'un régime de censure préventive, aux mains de l'exécutif, et qu'un tel régime porte atteinte à la liberté d'opinion, à la liberté et à l'indépendance de la presse, contrevenant directement au principe d'indépendance de la presse garanti par la Constitution et les Droits Fondamentaux et Universels de l'Homme.
Article I :
L'article V de la Loi Portant sur la Presse et ses dispositions, sont déclarés inconstitutionnels.
Article II :
Les autres dispositions dudit texte de loi sont déclarées conformes à la Constitution.
Article III :
Cette décision de la Cour Constitutionnelle Royale sera publiée au Journal Officiel du Royaume de Teyla dans les plus brefs délais.
Posté le : 04 mai 2026 à 01:28:01
Modifié le : 04 mai 2026 à 01:28:45
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Conseil privé.
Le Très Honorable Conseil Privé de Sa Majesté est l'organe consultatif personnel du Souverain du Royaume de Teyla. Il n'est ni un organe de l'État, ni une émanation du Parlement, ni une dépendance du Gouvernement mais un organe de la Couronne teylaise, sous la direction et l'autorité du Souverain du Royaume de Teyla. Premièrement, les membres sont nommés librement et sans aucune contrainte par le Souverain qui règne sur le Royaume de Teyla. Ses membres sont principalement et presque toujours des politiques de haut rang, des membres de la Famille du Souverain, le Lord Chambellan ou le Secrétaire Privé de Sa Majesté, les présidents des deux chambres législatives et des membres du Parlement. Selon les Souverains, des porteurs de titre de noblesse sont aussi nommés membres. Afin de se conformer avec la Constitution du Royaume de Teyla, le président de la Cour Constitutionnelle Royale ou un représentant nommé par ce dernier, participe à chacune des réunions du Conseil Privé, c'est le seul poste sur lequel n'a aucune autorité le Souverain du Royaume de Teyla.
Ses membres portent le titre de "Conseiller privé de Sa Majesté".
Le Conseil Privé est dissous de plein droit un mois après le décès ou l'abdication du Souverain qui l'a constitué. Ce mécanisme garantit que chaque Souverain constitue sa propre composition du Conseil Privé selon ses propres critères et objectifs, sans qu'il soit contraint par les précédents Souverains, afin que les Conseillers soient dévoués au nouveau Souverain. Durant ce mois de transition, le Conseil Privé maintient sa composition et ses droits restent inchangés ainsi que sa composition. Cela permet au nouveau Souverain d'assurer la continuité des affaires de la Couronne et au Conseil Privé d'accompagner le nouveau Souverain durant les premiers jours et le premier mois de son règne. Le nouveau Souverain procède à la nomination des membres du Conseil Privé à l'expiration du délai d'un mois, suivant la date officielle du décès du précédent Souverain sans contrainte de nombre, de délai ou encore de composition.
Les séances ont lieu dans la Salle Raymond VI au Palais Grayson, le Palais Royal. De plus, toutes les séances ont une transcription écrite transmise aux archives royales et aux archives nationales (deux institutions distinctes).
Le Souverain :
Le titre actuel du Souverain actuel : "Sa Majesté Catherine III, Par la Grâce et la volonté du peuple confirmé par la constitution de mille neuf cent quarante-huit, Souveraine du Royaume de Teyla, Duchesse de Manticore et détentrice du Trone, Digne représentante et cheffe de la Maison Courvoisier."
Le Souverain du Royaume de Teyla est le président permanent et exclusif du Très Honorable Conseil Privé. De fait, c'est ce dernier qui convoque les séances du Conseil Privé, qui en fixe l'ordre du jour, qui décide du moment et de la durée de chaque séance. Les séances ne peuvent se tenir sans la présence du Souverain ou alors il faut l'autorisation écrite et signée de la part du Souverain, et le Conseil Privé rend un avis écrit au Souverain après la réunion. En outre, il n'existe aucun procédé juridique permettant aux Conseillers de s'autosaisir ou s'autoréunir.
Nomination :
Le Conseil Privé est composé exclusivement de membres nommés par le Souverain. Il n'existe aucun membre de droit au sens juridique sauf la présence d'un membre de la Cour Constitutionnelle Royale. Bien que le Conseil Privé soit inscrit dans la Constitution de mille neuf cent quarante-huit, elle ne dispose d'aucune limite du nombre de conseillers, ni aucune limite des pouvoirs de nomination du Souverain. Aucune loi ne fixe ces limites.
Dans la pratique du pouvoir, il est possible d'observer des constantes pour la bonne gestion du Conseil Privé. En outre, le Lord Chambellan, chef de la Maison Royale, est par usage nommé au Conseil Privé, bien souvent comme Secrétaire du Conseil Privé, bien que ce rôle revienne aussi parfois au Secrétaire Privé de Sa Majesté, s'il est nommé au Conseil Privé. Étant donné que le Lord Chambellan est le chef de la Maison Royale, sa présence permet notamment une meilleure coordination entre le Conseil Privé et le Lord Chambellan sur les décisions concernant la Maison Royale.
Comme précédemment dit, le Secrétaire Privé de Sa Majesté revient à être nommé régulièrement par les Souverains en raison de la proximité entre le Souverain et son Secrétaire, créée souvent pour les besoins du poste. Il arrive parfois que le Secrétaire Privé soit aussi le Secrétaire du Conseil Privé. Alors ce dernier doit gérer les équipes du Conseil Privé pour s'assurer du bon déroulement des réunions, de sa conformité avec le droit teylais, notamment en tenant les procès-verbaux des réunions du Conseil Privé.
De plus à ces nominations, il est important de noter la présence, parfois, du Chef du Bureau Militaire de la Maison Royale qui permet d'apporter une expertise militaire au Conseil Privé. Pour rappel, au Royaume de Teyla, il y a deux chefs des armées : le Souverain et le Premier ministre. Le Bureau Militaire de la Maison Royale n'est pas un État-major organisationnel et encore moins opérationnel, mais un organe permettant au Souverain de prendre conseil sur la chose militaire et un organe d'analyse pour Sa Majesté.
De manière plus globale, depuis mille neuf cent quarante-huit, les présidents des chambres législatives (Assemblée nationale et Chambre des nobles) ont toujours fait partie du Conseil Privé en leur qualité de hauts personnages de l'État teylais et de la représentation du peuple teylais. Pour les personnages politiques, on retrouve toujours systématiquement, même s'il n'y a aucune obligation, le chef de l'opposition, voire les chefs de l'opposition. L'opposition principale fut définie par tous les Souverains par la définition suivante : "Tout parti politique dont le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, rattaché au parti, est déclaré dans l'opposition et forme en nombre de députés le plus important groupe de députés." Cela permet au Souverain d'affirmer l'impartialité politique de la Couronne sans coût. Le Souverain entend chaque camp, même ceux qui ne gouvernent pas.
Toujours en lien avec le Parlement, le ministre des Relations avec le Parlement est la plupart du temps, mais pas toujours, nommé au Conseil Privé. La raison étant assez simple. Sa fonction fait de lui un homme ayant les pieds à la fois au Gouvernement de Sa Majesté et dans les chambres du Parlement, c'est un homme qui a accès à beaucoup d'information et dont il connaît personnellement des ministres, des députés et des nobles, permettant au Souverain d'avoir le sentiment de ces deux institutions de l'État à travers le ministre des Relations avec le Parlement.
Sans lien avec le Parlement cette fois-ci, il n'est pas rare de voir des porteurs de titre de noblesse nommés au Conseil Privé. Le Souverain nomme traditionnellement quelques pairs du Royaume (ducs, comtes, etc.) en raison de leur rang. Cela permet d'ancrer dans la tradition historique et aristocratique le Conseil Privé et de calmer les franges conservatrices et réactionnaires des monarchistes au Royaume de Teyla. Cependant, étant donné qu'il s'agit d'un choix du Souverain uniquement, les nominations ont tendance à créer une hiérarchie officieuse au sein de l'aristocratie et de la noblesse teylaise.
En avant-derniers membres pouvant être nommés régulièrement au sein du Conseil Privé, il y a les membres de la Famille du Souverain, donc de la Famille Royale. En règle générale, les Rois et Reines évitent de nommer leurs époux ou épouses du fait qu'ils n'ont pas de titre de noblesse, étant des roturiers comme l'exige la Constitution de mille neuf cent quarante-huit. Il est souvent de coutume que l'héritier soit nommé durant le règne au Conseil Royal afin de préparer le Prince ou Princesse de Gèvre (titre donné à l'héritier ou héritière).
En dernier lieu, le Premier ministre, un sujet presque à part tant la fonction de Premier ministre de Sa Majesté est importante au Royaume de Teyla, avec l'avènement d'une monarchie constitutionnelle et un Souverain teylais qui a pour pouvoir politique seulement la nomination d'un Premier ministre, mais qui doit parvenir à faire face à un vote par l'Assemblée nationale et, en tant que deuxième pouvoir, le fait de pouvoir dissoudre l'Assemblée nationale à tout moment.
Serment des Membres :
Contrairement au serment du Souverain, le serment des conseillers privés au Conseil Privé est très largement codifié par le règlement interne de l'institution de la Couronne teylaise. La formule du serment est la même depuis quarante-trois ans et les changements apportés il y a quarante-trois ans sont mineurs, la formule restant dans le fond la même. Cette formule est prononcée par chaque nouveau conseiller devant le Souverain seul dans la Salle Raymond VI où se tient chaque séance officielle du Conseil Privé. Après la formule prononcée seul face au Souverain, un second serment a lieu, devant l'ensemble des membres du Conseil Privé.
La cérémonie se déroule donc en quelques minutes mais avec deux "temps" distincts et ayant des significations relativement différentes. Le premier temps de la cérémonie, le premier temps, est un temps privé et qui lie le conseiller au Souverain dans l'intimité d'une pièce. Seuls le Souverain et le conseiller sont présents dans la pièce à ce moment, il n'y a aucun témoin. Bien que personne, avec l'absence de fuite, ne puisse dire les mots dans le cadre privé qui se disent, voilà ce qui peut être dit sur cette partie privée de la cérémonie, avec des témoignages de rois ou d'anciens conseillers qui ont offert un tableau flou de la cérémonie, mais un tableau malgré tout.
En effet, le futur conseiller privé se met à genoux devant le Souverain. La scène dit tout de ce qu'elle souhaite faire dire dans l'intimité des personnes. Le Souverain est au-dessus du conseiller physiquement, le conseiller se met donc au service du Souverain et de la Couronne, après avoir prêté serment. Bien que cette analyse soit contestée par les formations ou des courants politiques républicains ou progressistes, certains y voient encore la forme d'une monarchie qui se croit "encore absolue". Le Souverain tend la main droite. Le conseiller la prend dans les siennes, les deux mains refermées autour de la main du Souverain, et le Souverain fait prononcer le serment suivant :
"Je, [nom complet et titres], prête serment devant Votre Majesté et devant Votre Majesté seule. Par la Grâce de la Constitution et par la volonté de Sa Majesté, je jure de servir fidèlement et loyalement le Souverain du Royaume de Teyla en qualité de conseiller privé de Sa Majesté. Je jure de donner avis y compris si cet avis est contraire à celui du Souverain, sans considération politique, de parti, d'intérêt personnel, de conflit d'intérêts, de faveur.
J'ai conscience que servir Sa Majesté, c'est servir le Peuple teylais dans sa globalité, sans distinction de rang, de naissance, de conviction ou d'origine. La Couronne n'existe que par le Peuple et pour le Peuple, et c'est dans cet esprit que j'exercerai la charge qui m'est confiée.
Je jure de ne jamais user de ma qualité de conseiller privé pour obtenir avantage, influence ou pouvoir en dehors de cette salle, et de ne jamais invoquer le nom du Souverain pour servir une cause qui ne serait pas celle du Royaume tout entier. Seule la Couronne parle au nom de la Couronne.
Je jure de respecter le droit teylais, des lois à la Constitution teylaise, de respecter le régime politique voulu par nos citoyens, de respecter les droits inscrits dans les lois et la Constitution et je jure de ne jamais conseiller au Souverain une action qui porterait atteinte aux droits fondamentaux des citoyens du Royaume.
Je le jure. [nom complet et titres]"
Selon plusieurs témoignages, le Souverain n'est tenu à dire aucune formule après la fin de l'énonciation du serment par le conseiller privé. Selon plusieurs conseillers privés sous Charles V, sans dire précisément la teneur des paroles, Charles V, le père de Catherine III, prenait cinq minutes pour parler avec le conseiller privé. Aucune fuite n'a existé sur le fond des conversations lors de ces moments privés.
Après ce serment, le second temps de la cérémonie a lieu, un moment collectif, dans lequel les membres du Conseil Privé entrent dans la salle Raymond VI. Tout le monde s'assoit autour de la table, sauf le nouveau conseiller et le Souverain. Ce second serment est bien évidemment d'une nature différente du premier serment, du fait notamment que la disposition de la salle et du contexte ne sont pas les mêmes. Ce second serment sert à ancrer le conseiller parmi ses pairs, devant ses pairs, par le Souverain. Un acte fort qui permet de rappeler à l'ensemble des membres du Conseil Privé que le nouveau conseiller fut nommé et choisi par le Souverain, comme l'ensemble du Conseil Privé.
Le serment, lorsqu'il est prononcé, est retranscrit dans les procès-verbaux de la cérémonie. Voici le second serment qui doit être prononcé par le nouveau conseiller, afin d'acter sa place définitivement au sein de l'institution de la Couronne :
"Devant les membres du Très Honorable Conseil Privé de Sa Majesté ici réunis sous la sagesse de Sa Majesté, je déclare prendre ma place au sein du Conseil Privé en ayant conscience de l'exigence demandée par l'ensemble des membres. Je m'engage envers mes pairs conseillers à la franchise dans la délibération, à la loyauté dans le désaccord et au silence absolu en dehors de cette salle. Je m'engage à ne jamais utiliser ce qui est dit en Conseil pour un avantage personnel, pour servir un intérêt partisan ou pour nuire à un autre membre du Conseil.
Je m'engage à ce que mes mots en Conseil Privé soient libres de toute contrainte et à ce qu'ils servent non pas mes intérêts, mais la Couronne teylaise et le Royaume de Teyla."
Le Palais Grayson communique la nomination dans les heures qui suivent par un communiqué. Le communiqué mentionne généralement le nom du conseiller et la date de la nomination qui correspond à la date du décret de la nomination signé par le Souverain. Le communiqué est publié sur le registre officiel de la Maison royale et transmis aux rédactions nationales et internationales. Il est transmis, bien entendu, à l'AGP.
Fonctions du Conseil Privé depuis la constitution de 1948 :
La première fonction et la plus évidente est de conseiller le Souverain sur ses pouvoirs constitutionnels, autrement appelés dans le langage courant "Prérogatives Royales". Le Souverain peut ainsi consulter le Conseil Privé lorsqu'il doit nommer un Premier ministre de Sa Majesté. En pratique, le Conseil Privé, des témoignages reçus, n'est que très rarement consulté à ce sujet, étant donné que les majorités au Royaume de Teyla sont la plupart du temps claires à l'Assemblée nationale et que les partis vainqueurs savent qui ils veulent en tant que Premier ministre. Le Souverain se conforte à la volonté du peuple et du Parlement et n'a pas besoin du Conseil Privé pour cela. Le Souverain peut consulter le Conseil Privé avant toute dissolution de l'Assemblée nationale ou lorsqu'il envisage de dissoudre l'Assemblée nationale. Plusieurs juristes et constitutionnalistes estiment que la consultation du Souverain avant toute dissolution, même en cas d'avis contraire de la part du Conseil Privé, permet au Souverain d'obtenir une légitimité procédurale dans sa décision à défaut d'avoir une légitimité électorale/démocratique.
La deuxième fonction est de conseiller le Souverain sur tous les sujets qui trouvent importance auprès du Souverain. Il peut se servir du Conseil Privé afin de se maintenir informé sur des sujets sur lesquels il n'a aucune autorité pour agir, mais sur lesquels il estime devoir comprendre les enjeux en tant que chef de l'État et garant de la Constitution. Dans ce cas précis, le Conseil Privé devient un lieu d'information pour le Souverain et c'est son usage principal pour les Souverains dans l'ère moderne du Royaume de Teyla, depuis la constitution de mille neuf cent quarante-huit. La présence au sein du Conseil de personnalités issues du Parlement, du Gouvernement, de l'armée, de la magistrature et de l'aristocratie offre au Souverain un panorama que peu d'institutions peuvent lui fournir et notamment avec autant de franchise. En outre, le fait que les délibérations soient privées est en réalité le principal atout du Conseil Privé, permettant une franchise certaine des Conseillers du Souverain lorsqu'ils sont en confiance.
La troisième fonction du Conseil Privé est la gestion des affaires propres à la Couronne. Par cette formulation, il faut entendre l'ensemble des questions et domaines qui touchent directement à l'institution monarchique et à la Famille Royale sans relever pour autant du domaine législatif ou exécutif. Sans s'y limiter, on retrouve notamment certaines attributions de titres royaux, les mariages de la Famille Royale, les attributions d'honneurs de la part du Souverain, certaines nominations du personnel dont l'employeur est la Couronne, la préparation de l'héritier à prendre le trône dans de bonnes conditions, la gestion du patrimoine royal, la gestion financière des actifs de la Couronne teylaise.
La quatrième fonction, et la plus symbolique et visible indirectement, est de conseiller le Souverain concernant la distribution d'honneurs, c'est-à-dire des médailles et de décorations. Bien entendu, le Souverain peut donner des médailles et des décorations. Cependant, la loi précise quelles médailles et décorations. Ce nombre reste très limité. Cependant, il répond à la prérogative royale, bien que pour certaines médailles ou décorations, le nom doit être proposé par le Premier ministre ou par un comité indépendant de la Couronne. Avant d'exercer ce pouvoir, le Souverain peut consulter le Conseil Privé afin de s'assurer que les nominations envisagées ne prêtent pas à controverse, qu'elles respectent l'honneur du Royaume de Teyla en s'informant sur le profil du receveur de la médaille ou décoration. Cette consultation n'est ni obligatoire ni contraignante, mais elle permet au Souverain de disposer d'un avis collégial avant de signer les lettres de décorations.
La cinquième fonction, renforcée depuis l'attaque effroyable suivie par l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord sur sa capitale Estham, est d'assurer la continuité de la Couronne en tout temps et en tout lieu. En cas de changement brutal de Souverain, suite à un décès "imprévu", d'abdication ou tout autre évènement conduisant à une telle situation, le Conseil Privé, durant un mois, peut accompagner le nouveau Souverain dans les premiers actes de son règne. Le tout premier acte d'un nouveau Souverain, depuis l'apparition de la télévision et de la radio au Royaume de Teyla, est un discours oral à la nation, retraçant les actes du prédécesseur et lui rendant hommage. Cette fonction explique en partie pourquoi le Conseil n'est pas dissous immédiatement à la mort du Souverain mais dispose d'un délai d'un mois avant sa dissolution de plein droit. Le Conseil sortant n'a pas vocation à gouverner ni à orienter le nouveau règne, mais à garantir que la transition se déroule conformément à la loi.
Posté le : 07 mai 2026 à 01:13:28
Modifié le : 07 mai 2026 à 01:16:28
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Composition du Conseil Privé
- Henri Dencourt - En sa qualité de Secrétaire Privé du Roi. Henri Dencourt est nommé Secrétaire du Conseil Privé adjoint par Sa Majesté Charles V dès lors qu'Henri Dencourt est nommé membre du Conseil Privé.
- Édouard Traversay - En sa qualité de Lord Chamberlain de Sa Majesté. Le Lord Chamberlain est nommé Président adjoint du Très Honorable Conseil Privé de Sa Majesté.
- Roland Poujade - En sa qualité de Premier ministre du Royaume de Teyla. Il est membre du parti Mouvement Royaliste et d'Union, c'est-à-dire un parti de gauche selon le champ politique teylais. Pour rappel, la gauche de gouvernement au Royaume de Teyla, après les événements de mille neuf cent quarante-huit, est beaucoup plus favorable à un Souverain "fort" que la droite teylaise.
- Maximilien Dorvault - En sa qualité de ministre des Relations avec le Parlement.
- Florence Pourta - En sa qualité de ministre des Armées et de la Défense nationale.
- Arnaud-Philippe Fressanges - En sa qualité de Président de la chambre haute du Parlement, soit la Chambre des Nobles.
- Théodore Monclar - En sa qualité de Président de la chambre basse du Parlement, soit l'Assemblée nationale.
- Lucienne Fargeaud - En sa qualité de député de la cinquième circonscription de Calcaris. Il n'a jamais été ministre, cependant il était lors de sa nomination membre de la Commission sur les Affaires extérieures à l'Assemblée nationale et il était connu pour avoir un bon réseau au sein des députés de la majorité.
- Gary Hubert - En sa qualité de chef de l'opposition à l'Assemblée nationale. Membre et président du parti Les Royalistes et du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale affilié au parti.
- Le Général de Corps d'Armée Édouard de Vaucannes - En sa qualité de commandant des Forces Armées sous le commandement directe du Souverain à savoir deux régiments destiner à la protection du Souverain, de sa Famille et des résidences de la Famille Royale.
- Contre-Amiral Bertrand de Malessard - En sa qualité de Chef du Bureau Militaire de la Maison Royale.
- Irène Fressanges-Dorvault - En sa qualité de Présidente de la Cour Constitutionelle Royale du Royaume de Teyla.
- Gaspard Tournemire - En sa qualité d'ancien Premier procureur du Royaume de Teyla.
- Gilles Lafortune - En sa qualité d'ancien membre de la Cour Constitutionelle Royale du Royaume de Teyla.
- Son Altesse Royale le Prince Alexandre, époux de la Princesse de Gèvre. Il est nommé au Conseil un mois après le mariage avec Catherine III. Les raisons de sa nomination sont peu claires pour la presse teylaise et pour l'opinion publique du pays. Selon le journaliste Henri Fourgeaut, spécialiste dans la famille royale : "La nomination tient à ancrer Alexandre au sein de la famille royale. Nous devons y voir un geste d'intégration plus que tout autre message politique ou de prise de pouvoir de la part du clan de Catherine Courvoisier."
- Sa Grâce Philippe-Henri Donadieu, Duc de Hourtrain - En sa qualité de Doyen de la Noblesse du Royaume de Teyla. Conseiller très utilisé par Charles V pour les relations entre la Couronne, la noblesse et l'aristocratie teylaise.
- Sa Grâce Marc-Mathieu Marquis, Duc de Cromarty - En sa qualité de Duc.
- Sa Grâce Jean Dubois, Duc de Valdorée - En sa qualité de Duc et membre du club des "Pairs de la Couronne", cercle informel regroupant les grandes maisons ducales historiquement liées à la dynastie Courvoisier depuis la fin de la guerre civile en mille huit cent soixante-six.
- Sa Magnificiance Eléaore Dutrielle, marquise de Saint-De-Tour - En sa qualité de marquise. La Marquise était particulièrement reconnue au sein de la noblesse pour, en outre, ses compétences dans la finance et ses relations avec les milieux financiers.
- Sa Grandeur Soren Hardouin, comtesse de Manticore - En sa qualité de comtesse et membre de la Maison Hardouin.
- Sa Grandeur Claire Bragrance, comtesse de Montaigu - En sa qualité de comtesse et membre de la Maison Bragrance.
- Madame Madeleine Sorgues - En sa qualité de directrice de la Banque Centrale teylaise.
- Victorien Alméras - En sa qualité de Présidente du Fond d'Investissement National teylais.
- Maximilian Falkenrath - En sa qualité de Président du Conseil National du Patronat.
- Rafael Benavides - En sa qualité de représentant du syndicat Confédération et Union des Ouvriers.
- Lorenzo Bianchi-Vasquez - En sa qualité d'économiste spécialistes des routes commerciales internationales et du développement urbain. Il a écrit son mémoire sur l'inégalité du niveau de vie entre le Nord du pays et le Sud du pays.
- Chiara Nakamura - Théoricienne sur la monarchie constitutionelle, percue comme une philosophe et se décrit telle quelle.
- Gaston Lafont - Médecin personnel du Souverain Charles V.
- Jin Park-Moretti - Physicien nucléaire civil et directeur de l'équipe ayant écrit le plan du développement énergétique du Royaume de Teyla durant les années soixantes. Il est l'homme à l'origine de l'accélération du programme nucléaire civil teylais.
- Aisha Patel - Spécialiste en robotique et informatique. Elle cherche à axer l'investissement du Gouvernement teylais vers ces deux domaines qu'elle juge très prometteur.
Composition actuelle du Conseil Privé sous le règne de Catherine III Courvoisier :
- Édouard Traversay - En sa qualité de Lord Chamberlain de Sa Majesté. Le Lord Chamberlain est nommé Secrétaire du Très Honorable Conseil Privé de Sa Majesté. Conformément au règne de Charles V, Edouard Traversay garde le titre et la fonction de Président adjoint du Conseil Privé.
- Julien Hallier - En sa qualité de Premier ministre de Sa Majesté et ancien Président de l'Assemblée nationale.
- Magnus A. Jensen - Président de l'Assemblée nationale.
- Hubert DeLamartine - Président de la Chamble des Nobles.
- Lucie Jaunette - En sa qualité de ministre des Armées et de la Défense Nationale.
- Camille Pourin - En sa qualité de ministre de la Souveraineté nationale. Les questions de souveraineté nationale sont devenues un sujet essentiel pour la Souveraine depuis l'attaque d'Estham, notamment la souveraineté nationale pour répondre à ce type d'attaque.
- Pierre Lore - En sa qualité de ministre des Affaires étrangères. Il est aussi considéré comme l'un des protégés de Sa Majesté par les médias. Les affaires étrangères sont un poste de ministre très important au regard des tensions mondiales et de la guerre contre la Principauté de Carnavale et les tensions en Eurysie centrale.
- Isabelle Hubrois - En sa qualité de ministre de l'égalité homme-femme, de la Démocratie, porte-parole du gouvernement.
- Julia Roberta - En sa qualité du Président du Groupe Parlementaire d'opposition au Gouvernement.
- Elijah Desjardins - En sa qualité Président du Groupe Parlementaire de la majorité du Premier ministre de Sa Majesté Mouvement Royaliste et d'Union à l'Assemblée nationale.
- Florian Pourta - En sa qualité du Président du Groupe Parlementaire d'opposition Parti Monarchique pour la Liberté et le Progrès.
- Félix de La Villardière - En sa qualité de Présidente de la Cour Constitutionnelle Royale du Royaume de Teyla.
- Gaspard Tournemire - En sa qualité d'ancien premier procureur du Royaume de Teyla. Le premier procureur peut décider d'ouvrir des enquêtes judiciaires contre des personnes physiques ou morales étrangères. Il n'est pas la seule entité à pouvoir le faire, mais l'une d'elles. Chef de l'institution des parquets, il coordonne l'action de l'ensemble des parquets et il représente le ministère public dans certaines cours nationales.
- Gilles Lafortune - En sa qualité d'ancien membre de la Cour Constitutionnelle Royale du Royaume de Teyla.
- Général d'Armée Raphaël Doumergue - En sa qualité de Chef d'Etat major général.
- Amirale Ana Silva-Lefebvre - En sa qualité de Cheffe d'Etat-major de la Marine Nationale Royale
- Général d'Armée Mateo Reyes-Liu - En sa qualité de Chef d'Etat-major de l'Armée de l'Air Royale.
- Général d'Armée Pierre Bellanger - En sa qualité de Chef d'Etat-major de l'Armée de Terre Royale.
- Général de Division Augustin Ferrandon - En sa qualité de Chef du Bureau Militaire de la Maison Royale.
- Sa Grâce Gaston-Henri Donadieu, Duc de Hourtrain - En sa qualité de Doyen de la Noblesse du Royaume de Teyla et il est le frère du défunt Philippe-Henri Donadieu ancien Duc de Hourtrain.
- Sa Grâce Marc-Mathieu Marquis, Duc de Cromarty - En sa qualité de Duc.
- Sa Grâce Julien Dubois, Duc de Valdorée - En sa qualité de Duc et membre du club des "Pairs de la Couronne", cercle informel regroupant les grandes maisons ducales historiquement liées à la dynastie Courvoisier depuis la fin de la guerre civile en mille huit cent soixante-six.
- Sa Magnificence Éléonore Dutrielle, Marquise de Saint-De-Tour - En sa qualité de Marquise, reconnue pour ses compétences dans la finance et ses relations avec les milieux financiers.
- Sa Grandeur Soren Hardouin, Comtesse de Manticore - En sa qualité de Comtesse et membre de la Maison Hardouin.
- Sa Grandeur Claire Bragrance, Comtesse de Montaigu - En sa qualité de Comtesse et membre de la Maison Bragrance.
- Aurélien Vauclère - En sa qualité de directrice de la Banque Centrale teylaise.
- Solène Marbrant - En sa qualité de Présidente du Fond d'Investissement National teylais.
- Thibault Desrennes-Falkenrath - En sa qualité de Président du Conseil National du Patronat.
- Cléophée Albarède - En sa qualité de représentante du syndicat Confédération et Union des Ouvriers.
- Gauthier Lespinasse - En sa qualité d'urbaniste et spécialiste dans la résilience des espaces urbains en cas de crise majeure. Il est à la tête d'une mission nationale de coordination des plans d'évacuation des villes majeures et moyenne du pays en cas de catastrophe.
- Sanaa El Amrani-Petrov - En sa qualité de spécialiste en urbaniste et des zones sinistrée et conflictuelles. Plus encore, elle est spécialiste dans la gestion des zones de réfugiées et la construction d'hopitaux de campagne/centre de campagne.
- Capucine Davenas - En sa qualité d'économiste spécialisée en économie de guerre et en rationnement. Sur le plan globale est considérée comme une économique libérale.
- Maëlys Pertuis - En sa qualité d'économiste du développement, expert en chaînes d'approvisionnement critiques et l'économie de la Principauté de Carnavale. Avant d'arriver au Conseil Privé très récement elle était dans la délégation teylaise à l'Organisation des Nations Démocratiques.
- Théodore Van den Berg - En sa qualité de médecin militaire et spécialiste de la médecine d'urgence en zone de guerre ou sinistrées et dans des conditions urgentes.
- Felix Van der Berg, frère de Théodore - En sa qualité de microbiologiste et virologue reconnu par ses pairs.
- Aisha Patel-Chen - En sa qualité de civil spécialiste de NRBC et présidente du "Centre nationale de risque NRBC" qui coordonne la réponse civile en matière de menance NRBC sur le sol teylais.
Le Conseil Privé de Sa Majesté, dans sa composition actuelle, marque à de nombreuses reprises les réalités du Royaume de Teyla actuellement dans une guerre avec l'ensemble de l'Organisation des Nations Démocratiques contre la Principauté de Carnavale suite au bombardement d'Estham, la réalité politique du Royaume de Teyla, mais aussi une réalité sur les jeux de pouvoirs internes à la "cour royale" et à l'entourage de la Souveraine de la monarchie la plus puissante du monde.
Henri Dencourt, Secrétaire Privé de Charles V et secrétaire adjoint du Conseil sous le précédent règne, n'a pas été reconduit. C'est sans doute l'absence la plus marquée du Conseil Privé, d'autant plus que cette absence est marquée dès la toute première composition du Conseil Privé et pas seulement lors de sa dernière composition. Dès les débuts de son règne en mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, les rumeurs dans la presse people dépeignent une relation tendue entre Henri Dencourt et Sa Majesté Catherine III, et les rumeurs n'ont fait que grandir depuis le départ de ce dernier du Conseil Privé et du Secrétariat de Sa Majesté. La presse n'a jamais su ce qu'il en était vraiment de la relation, Henri Dencourt et le Palais restant silencieux et n'ayant, tous deux, aucunement communiqué sur les raisons du départ d'Henri Dencourt.
Henri Dencourt, des aveux d'un proche de Charles V, était un proche et même confident parfois de l'homme qui a porté la Couronne. Les arbitrages les plus sensibles aux yeux de Charles V passaient par le Secrétaire privé, qui tenait une place importante au sein du Conseil Privé, en tant que secrétaire du Conseil Privé. L'homme n'a pas répondu aux sollicitations des divers médias dans le Royaume de Teyla à ce jour. Catherine III a envoyé, selon la presse en mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, un message sur la teneur de son règne. Un règne qui ne sera pas une continuité pleine et entière de son père.
L'autre absence remarquée, à cause du deuil, est celle du Prince Alexandre, décédé le 4 septembre deux mille huit dans un accident d'avion. Au-delà du deuil, il faut rappeler que sa nomination avait été l'une des plus commentées, et des plus obscures, du règne précédent. Diverses théories ont émergé lors de sa nomination dans la presse du pays. Allant d'une flatterie, d'une préparation au pouvoir de Prince lorsque Catherine III sera sur le trône, ou le signe d'une intégration au sein de la famille royale. Pour rappel, lors de sa prise de fonction et après le premier mois de droit de l'ancien Conseil Privé, la nouvelle composition contenait bel et bien la présence du mari de la cheffe de l'État, ce qui avait posé de nombreuses questions de conflit d'intérêts et d'objectivité. Depuis la mort de Son Altesse Royale Alexandre, aucun membre de la Famille Royale directe ne fait partie du Conseil Privé.
L'autre rupture frappante réside dans la composition genrée du nouveau Conseil. Sous Charles V, le pouvoir restait largement masculin : seule Irène Fressanges-Dorvault et quelques grandes dames de la noblesse figuraient dans la composition finale du Conseil Privé de Charles V. La composition du Conseil Privé sous Catherine III change radicalement la représentativité des femmes au sein de l'instance. Cette féminisation du Conseil Privé de la part de Catherine III n'est pas née d'un opportunisme afin de se faire bien voir de l'opinion publique teylaise, mais d'une opportunité née, en partie, suite à la féminisation du champ politique teylais et des hauts fonctionnaires teylais depuis les années mille neuf cent cinquante et notamment les années mille neuf cent soixante, avec la première femme Première ministre de mille neuf cent cinquante-huit à mille neuf cent soixante-dix. La féminisation du Conseil Privé traduit aussi une volonté de transformer l'image du pouvoir royal à l'aube de l'émergence des réseaux sociaux et de l'avènement de l'âge d'or de l'informatisation au Royaume de Teyla.
La guerre structure également les différences entre les compositions des deux derniers Souverains de leur Conseil Privé. En outre, la succession des conflits armés dans lesquels participe le Royaume de Teyla force outre mesure le Souverain teylais, selon des fuites venant du Palais Grayson, à orienter le Conseil Privé à se doter de penseurs et d'acteurs de la guerre. La militarisation du Conseil Privé sous Catherine III ne se limite pas à la nomination de quelques ministres afin de s'entourer de personnes qui ont les informations directement. Cela va bien au-delà. On notera la présence en nombre de quatre chefs d'état-major des armées, dont le chef d'état-major général auxquels s'ajoute le Général de division Augustin Ferrandon du Bureau militaire de la Maison Royale. Cette verticalité militaire, absente sous Charles V, transforme le Conseil Privé où la cheffe des armées du Royaume de Teyla peut se tenir strictement informée de l'évolution de la guerre et de la préparation du Royaume de Teyla à une attaque de la Principauté de Carnavale ressemblant à Estham sur son sol.
Contrairement à son défunt père, là où Charles V se contentait, sur les questions militaires, d'avoir en son sein des militaires liés à sa protection ou à celle de la Famille Royale, Catherine III fait l'opposé. Cependant, les contextes ne sont pas les mêmes pour les deux Souverains. Le Royaume de Teyla n'était pas en guerre sous Charles V et la menace chimique et biologique était quasiment inexistante à l'époque. C'est tout l'inverse aujourd'hui avec l'augmentation des tensions mondiales et la recrudescence de la menace chimique, comme nous l'a montré le Nazum récemment. Cette militarisation s'accompagne d'une scientifisation tout aussi inédite.
Charles V avait déjà nommé Jin Park-Moretti pour l'énergie nucléaire civile et Aisha Patel pour la robotique, dans une logique de modernisation industrielle et de progrès technique. La scientifisation du Conseil Privé est tournée vers les menaces NRBC sous le Conseil Privé actuel. Le Centre national de risques NRBC, placé sous l'autorité d'Aisha Patel-Chen, nommée par le Premier ministre de Sa Majesté, est au centre de la réponse teylaise depuis le bombardement d'Estham. L'augmentation des stocks, les campagnes de prévention et la distribution de kits de survie notamment sont les éléments de réponse donnés par le Gouvernement et mis en place par divers ministères et le Centre national de risques NRBC. La présence d'Aisha Patel-Chen n'est pas un hasard mais une cible de choix pour Catherine III pour se tenir informée des dernières évolutions sur ces sujets primordiaux.
L'urbanisme est aussi l'une des victimes de la situation actuelle. Anciennement signe de la vie politique et économique ordinaire du Royaume de Teyla, ce qui est toujours le cas au sein du Gouvernement de Sa Majesté, l'urbanisme passe en gestion de crise et de conflit au Conseil Privé. Gauthier Lespinasse, urbaniste et coordinateur national des plans d'évacuation, siège aux côtés de Sanaa El Amrani-Petrov, spécialiste des zones sinistrées et des camps de réfugiés. Deux incarnations du changement de virage décrit précédemment. Catherine III envoie un message à la nation par ces nominations. Le Royaume de Teyla doit se préparer à la guerre totale sur son sol au regard de la situation internationale, voire eurysienne.
Sur le plan économique, la rupture est tout aussi brutale en tout point de vue et le message envoyé ne change pas de celui envoyé avec l'urbanisme. Un proche de Catherine III témoigne : "Sa Majesté souhaite utiliser son statut pour donner l'impulsion à la nation afin de se préparer aux pires. Voilà pourquoi le Conseil Privé s'est transformé très tôt après Estham. Le Gouvernement de Sa Majesté a agi très vite pour prendre des dispositions d'urgence et de moyen/long terme." On dirait presque un commentaire politique du Palais Grayson. Le flou quant à la portée du message ne change pas sa teneur et Catherine III entend jouer à plein, tout en respectant la Constitution de mille neuf cent quarante-huit, son rôle de chef d'État et des armées, quitte à bousculer certains équilibres en place depuis mille huit cent quarante-huit justement.
À ce titre, lié à la déclaration, les changements de composition du Conseil Privé en matière de droit constitutionnel et plus largement juridique semblent plus importants que ce qu'ont imaginé tous les analystes et journalistes du Royaume de Teyla. Catherine III ne remet pas en cause la Constitution de mille neuf cent quarante-huit, elle semble vouloir user de ses pouvoirs plus que tout autre Souverain. C'est sans doute cette question centrale du Royaume de Teyla aujourd'hui et là où doit se concentrer l'analyse. Car si la Constitution de mille neuf cent quarante-huit confère à Sa Majesté le titre de chef d'État et des armées, elle confère exactement le même titre au Premier ministre de Sa Majesté. Cette bizarrerie institutionnelle n'est pas une erreur de ceux qui ont écrit et adopté la Constitution, mais bien le fondement d'un compromis culturel et de protection des institutions du Royaume de Teyla de tout le spectre politique sur plusieurs siècles après la guerre civile qui a pris fin en mille huit cent soixante-six. La logique est simple, encore aujourd'hui. Si l'une des deux têtes menace le régime du Royaume de Teyla, alors l'autre tête a la légitimité constitutionnelle, du droit, afin d'engager les forces armées dans la défense de la nation et du régime.
La nation a vécu depuis plusieurs siècles avec cette dualité étrangère pour les nations étrangères qui ont du mal à comprendre le fonctionnement de ce mécanisme. Cependant, pour être plus précis, la tradition veut que le Premier ministre soit bien le chef des armées opérationnelles, celui qui donne les directions et les objectifs pour les armées. Les Souverains respectaient cet équilibre et, en contrepartie, le Premier ministre laissait les régiments obéissants au Souverain, au Souverain. Un marché tacite qui fonctionne sur un équilibre des pouvoirs fragile et qui peut être remis en cause lors d'une guerre ou si les personnes à la tête de l'État changent. Le Royaume de Teyla n'en est pas à sa première guerre, notamment à cause des guerres durant les années mille neuf cent soixante, soixante-dix. Ces dernières ont vu le mécanisme fonctionner presque parfaitement.
La présence des quatre chefs d'état-major, qui ne siègent pas au Conseil des ministres présidé par le Premier ministre, siège bel et bien au Conseil Privé qui est l'outil institutionnel de la Couronne et non de la Résidence Faure. Il y a bel et bien le Conseil de défense et de sécurité nationale où ils siègent aussi, présidé soit par le Souverain, soit par le Premier ministre en cas de volonté du Souverain ou d'indisponibilité de ce dernier. Malgré toutes les précautions que nous nous devons de prendre et malgré le fait que le Conseil Privé soit un organe de conseil qui n'a aucun pouvoir exécutif, législatif ou encore judiciaire, cette architecture permet à la Couronne de retrouver l'apparence d'un pouvoir décisionnel armé. Les fuites du Palais Grayson, citées plus haut, prennent alors peut-être tout leur sens : "Sa Majesté souhaite utiliser son statut pour donner l'impulsion à la nation". L'impulsion en tant que chef d'État ou chef des armées ? Si elle le fait en tant que cheffe d'État, alors selon la neutralité imposée à la Couronne, elle dépasserait son rôle et se mettrait sans aucun doute tout le spectre politique à dos. Mais si la Souveraine souhaite le faire au nom de sa fonction de cheffe des armées, alors constitutionnellement elle en a le droit et même la légitimité.
La présence de Gaspard Tournemire, ancien premier procureur désormais au Conseil Privé, peut conseiller la Souveraine sur les potentielles poursuites pour des personnes morales et étrangères envers des Carnavalais ou peut-être Estaliens par rapport au conflit en Eurysie centrale. Bien que l'indépendance de la justice soit garantie, cela n'empêche pas Sa Majesté de se maintenir au courant des sujets en cours.
Reste Julien Hallier. L'ancien président de l'Assemblée nationale, devenu Premier ministre suite aux dernières élections générales et membre du Conseil Privé. S'il résiste pour l'instant à la confiscation "de la conduite de la guerre et des opérations armées" par Catherine III, ce dernier pourrait invoquer l'article de la Constitution qui fait du Premier ministre l'un des chefs des armées du Royaume de Teyla, une situation inconnue dans l'histoire moderne teylaise. En outre, jamais avec des outils constitutionnels décrivant deux chefs des armées, les deux chefs des armées ne se sont mis à donner des ordres en même temps aux armées. Il n'y a pas de jurisprudence, ce sera l'inconnue totale et une inconnue dangereuse en pleine guerre. Le risque institutionnel est donc immense pour le Royaume de Teyla et c'est en ceci que l'analyse est cruciale. Le risque institutionnel ne réside pas dans une crise ouverte, mais dans sa latence. Julien Hallier, pour l'heure, n'a pas contesté la présence des chefs d'état-major au Conseil Privé. Il siège lui-même à cette table, ce qui le rend complice tacite d'une architecture qu'il devrait théoriquement récuser. Mais cette passivité a une limite : si la guerre venait à tourner au désavantage de Teyla, ou si une décision militaire royale s'avérait catastrophique, Hallier disposerait alors de la légitimité constitutionnelle pour invoquer sa propre qualité de chef des armées et contester la chaîne de commandement.
Cependant, pour l'heure, le Palais souhaite rassurer et communique sur le fait que Sa Majesté "entend respecter la tradition".