Activités étrangères en Dyl'Milath
Posté le : 04 jui. 2025 à 15:52:29
Modifié le : 04 jui. 2025 à 15:52:37
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Posté le : 12 avr. 2026 à 17:03:20
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Le soleil tape fort sur la chôra velsnienne et ses paysages bucoliques. A cette période de l'année, ils se couvrent de verdure, l'hiver daignant se retirer. Avec les plantes et les récoltes, ce sont les animaux qui sont aussi se retour parmi le cheptel local. Et avec les animaux, c'est également le retour du Patrice Bernaba di Albirio, dont c'est à peu de chose près la seule chose qui lui plaise dans la vie: la chasse. Le Patrice de Velsna n'a de cesse de s'échapper de sa prison dorée pour venir chasser en rase campagne, loin des regards des velsniens et des poingards des sénateurs. La fonction de Patrice, restrictive, le rend profondément malheureux, lui, l'Homme d'action qui a participé à la guerre de l'AIAN dans sa jeunesse et à la guerre des triumvirs dans ses beaux jours. La fonction l'inssuporte, tout autant que le reste du gouvernement communal. Alors, il chasse, il chasse tout le temps, et toute la belle saison. Mais il ne peut empêcher les profiteurs, les vautours, les charognards de venir demander quelque chose de sa bourse ou de sa bouche, malgré le caractère limité de son pouvoir. Le pouvoir de Bernaba ne réside pas tant dans sa fonction que dans sa personne même: l'un des militaires les plus accomplis de l'Histoire velsnienne récente, malgré quelques problèmes d'alcool. Aujourd'hui, c'est le Maitre des Balances Rocco Ascone qui était dans son sillage, le gênant dans sa chasse au cerf, le ralentissant sans cesse avec des menues conversations dont il se fichait royalement. Et à chaque fois que celui-ci tentait de détourner la conversation sur sa petite personne, et sur ses petits interêts:
- Excellence Patrice, ne pensez vous pas que...*BAM*
- AHAHA ! Regarde Rocco, je l'ai touché le faisan ! Il est tombé comme une bière vide ! Viens, il est est tombé par là.
Le Patrice de Velsna se précipite vers la carcasse inerte du volatile.
- Comme je le disais excellence, il faudrait que l'on pense à renouveler ou non des sénateurs à des postes d'ambassadeurs clés...comme au Nazum par exemple. Les évènements poetoscoviens nécessitent que nous y mettions sur place une personne capable...
Albirio coupe encore une fois le Maitre des Balances.
- La Poetoscovie tu dis ? Ah, t'en fais pas pour ça, j'ai demandé à Pasqual d'y envoyer le meilleur type à notre disposition. Il m'a dit "T'en fais pas Bernaba, je gère.".
- Ah ? Et qui est-ce ?
- Je crois qu'il a envoyé le petit jeunot là...Benedetti..enfin je crois. Je m'ennuie tellement Rocco...être Patrice de Velsna c'est un peu comme être la retraite, alors j'ai demandé à son excellence Benedetti de transmettre un message au Dyl Milath...tu sais, pourleur condamnation...
Ascone se figea un instant, se souvenant du personnage en question, et avec lui, un torrent d'inquiètes.
- Vous et Carlos Pasqual, vous avez envoyé Alessandro Benedetti au Nazum, sur le sujet le plus brulant et casse-gueule du moment ? Sans en référer à la Maîtresse du Grand commerce ?
- Pourquoi, y'a un problème avec ça ? Je suis certain qu'il va s'en sortir, tu t'en fais pour rien, Rocco.
" Je suis désolé monsieur, le ministre n'est pas disponible. Vous pourriez lui laisser un message ?"
"Ce que j'ai à lui dire ne peut pas être transmis par message. Y-a t-il un subalterne ou un représentant de disponible ? "
La secrétaire paraissait quelque peu gênée face à cet individu aux épaules larges, de deux fois sa taille et dont une seule main pouvait englober sa tête. Mais ce n'était pas le plus fulgurant élément visible de cet individu. Indéniablement, c'était cette toga fort désuète de sénateur velsnien qui faisait tâche dans le paysage.
"Merci."
Le sénateur-légat grimpe les escaliers quatre à quatre, et parvient sans ungoutte de sueur devant la porte du secrétariat mentionné. Il frappe à la porte, d'une main lourde. La porte s'ouvre: un jeune homme, un jeunot presque, imberbe et à l'air presque angélique, juvénile:

Le secrétaire ne pu anticiper une situation si ubuesque, celle d'un illustre inconnu en toge le frappant de toutes ses forces de la paume de sa main. La main s'écrasa sur le côté droit de son visage: un objet inamovible rencontrant une force iresistible...
" Je suis Alessandro Benedetti, fils de Sergio Benedetti. Sénateur et excellence de la Grande République de Velsna, et ceci est le message que j'ai à transmettre à ton gouvernement de la part du mien.
Lorsque le sénateur sortit une matraque télescopique des plus de sa toge, le secrétaire couru se réfugier derrière son bureau. Benedetti ne le poursuivit pas, et se contenta de délivrer un discours qui avait l'air prémâché par quelqu'un d'autre.
" Ces excellences attendent de ton gouvernement que tu retires ton association à l'appel injuste et faussé de condamnation des poetoscoviens envers la patrie des velsniens. Notre cité ne t'a jamais porté aucun mal, excepté cette claque, qui est un avant goût de ce que tu risques si d'aventure ton gouvernement s'évertuerait dans son erreur. Etre l'appui d'hommes injustes, c'est être soit même un homme injuste. Que le Dyl Milath s'occupe de ses affaires, et nous nous occuperons des nôtres. Mais gare à ceux qui s'associeraient à un pays qui s'est compromis avec les carnavalais, et qui a lui-même creusé sa propre tombe. Je suis juste parmi les justes, l'excellence qui m'envoie m'a demandé de ne te frapper qu'une fois, et je ne le ferai donc qu'une fois. Vous, toi et ton gouvernement, avez deux semaines pour retirer votre condamnation, sans quoi vous seriez dans la malchance de nous voir nous mêler de vos affaires aux Nazum. Au revoir, excellence."
Sans demander son reste, le sénateur et légat se retira, laissant le secrétaire du Dyl Milath seul avec sa joue froissée...
Posté le : 14 avr. 2026 à 23:45:07
Modifié le : 14 avr. 2026 à 23:50:54
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Séance de prise de parole libre du 28 avril 2019
Prise de parole du Sénateur-légat Alessandro Benedetti (Hommes du Patrice)

Contexte: Après l'echec de l'ambassade velsnienne au Dyl Milath menée par son excellence Alessandro Benedetti, ce dernier est de retour au Sénat, quelques jours après son arrestation qui a marqué le début d'un incident diplomatique grave entre les gouvernements du pays nazumi et de la Grande République. Origine du problème: la condamnation par ce dernier de la manœuvre velsnienne à l'encontre de la Poetoscovie. Le sujet est donc brûlant et prompt à exciter les ardeurs sur les bancs de l'illustre assemblée...
Dans un hémicycle bruyant, le doyen Cadorna, présidant la séance, se lève de sa chaise curule depuis son perchoir et frappe de sa canne plusieurs fois sur le sol marbré, jusqu' ce qu'il obtienne le silence. Celui-ci porte son regard vers les derniers rangs du Sénat, parmi les plus jeunes des derniers rangs, qui sont astreints en raison de leur âge, à rester debout tout en haut de la tribune comme l'indique le règlement. Parmi eux une tête dépasse: l'imposant Benedetti lève la main pour prendre la parole.
Doyen Lupo Cadorna: Le Sénat t'écoute, excellence Benedetti. Qu'as tu as dire que nous devrions prendre en compte ? Nous avons cru entendre compte de tes mésaventures au Dyl Milath...
Benedetti: Oui, excellence doyen. J'ai fort à dire, mais j'ai peu de mots pour exprimer de tels sacrilèges faits à cette assemblée d'Hommes honorables. Il est des mots si vulgaires qu'ils ne peuvent être entendus entre ces murs si bien bâtis par les pères de nos pères. Ils auraient honte de nous, et plus encore, honte de ces barbares qui nous les ont adressé.
*Silence solennel dans les rangs du Sénat, excepté sur quelques bancs de l'opposition libérale et eurycommuniste où l'en entend quelques ricanements.*
Benedetti: [b]Oui, excellence illustre, je reviens du pays de Dyl Milath, mais avant cela j'aimerais faire l'éloge de cette noble assemblée. Nous sommes ici réunis, nous spécifiquement, car nous sommes constitué en corps représentant de notre cité. Ce n'est pas nous qui sommes assis sur ces bancs, pas nous, les individus. Mais nous, le corps civique, nous la cité. Nos égos personnels n'entrent pas en ligne de compte dés lors que nous endossons ces vêtements qui nous définissent, et ces atours qui font ce que nous sommes: des représentants du peuple velsnien.
Oui, il est de nombreuses lignées parmi cette assemblée qui peuvent faire remonter leur présence ici à plusieurs générations. Ce sang honorable qui coule dans leurs veines leur assure une place. Ce n'est pas mon cas: je ne suis point né avec cette toga, je ne suis point né avec ma fortune, fortune qui est si prompte à faire grandir les Hommes. Je n'ai point grandit dans la richesse d'une éducation raffinée, pas plus que mes chances furent nombreuses, mais je ne m'en plains pas, car il faut là des qualités humaines d'autant plus aiguisées pour s'élever dans ces conditions, et un coup de pouce de Dame Fortune, dont je n'ai eu de cesse de montrer mon amour et ma dévotion. Je viens donc ici devant en une qualité, non de plaignant, mais de bête servile de Fortuna, qui m'a offert ce qui m'a permis de me montrer à vous, et avec des nouvelles d'une nation barbare à la funeste réputation.
*Son excellence Benedetti sort une papier froissé de l'un des plis de sa toge, et le brandit au dessus de sa tête, bien en évidence, à bout de bras.*
Benedetti: ô excellence Doyen. Oui, j'ai à apporter des nouvelles de notre ambassade en pays barbare, et ce que je viens donner à ces illustres excellences est une insulte manifeste imprimée sur du papier: une amende pour récompenser mon labeur en leur patrie. Mais j'eus été fort déçu de ne valoir que 300 unités de leur monnaie de singe. J'aurais apprécié valoir davantage qu'un pécule de pacotille.
*Rires vifs de sénateurs sur certains bancs.*
Benedetti: J'entends vos esbrouffes de ci et de là parmi nous. Or, si je suis prompt à l'humour, je pense que la situation que j'ai à rapporter à vous est des plus scandaleuses. Pire, c'est une insulte grave qui demande réparation. Comme je l'ai prononcé à cette assemblée: je n'ai point d'ancêtre illustre comme beaucoup d'entre vous, mais je porte cette toge, comme vous portez la vôtre. Et je suis venu à ces barbares avec les mêmes atours, ceux là qui m'ont valu d'être arrêté, maltraité et humilié par ces gens. Mais ce n'était pas moi, la personne, qui était là bas, c'était moi, son excellence le Sénateur Alessandro Benedettu. Je possède la fierté, mais ce n'est pas tant elle qui a été bafouée par les gens du Dyl Milath que ma fonction de sénateur et légat. Un sénateur relève d'une fonction sacrée: il ne peut être touché, on ne peut lui faire de mal sans en assumer les conséquences.
Ce que le Dyl Milath a perpétré ne fut pas mon humiliation, mais la votre, et celle de cette cité. Notre cause, qui est celle des justes, a été bafouée par quelque policier milathinien aviné par la bêtise et l'ignorance, et dont la crétinerie trouve son origine dans les mensonges et les fourberies poetoscoviennes. Il n'est point de cause plus noble que la notre: celle d'exiger de la nation littéraire qu'elle paie des années d'errance politique et diplomatique par un juste retour de bâton. Et de quoi les barbares milathiniens nous accusent: d'être coupables de la destruction d'une flotte qui n'avait pour but de semer la zizanie en pays eurysien ? D'être les bras armés de la Loduarie lorsque leurs protégés ont accueilli en leur maison des carnavalais à manger avec eux, quelques jours après le massacre d'Estham !? Les corps des nordiens étaient encore chauds que la Poetoscovie accordait ses violons avec des génocidaires. Et pourtant, là encore, nous serions les coupables de l'issue de ces derniers jours ?
Cette illustre assemblée est-elle traînée dans la boue par les mêmes individus qui n'ont eu de cesse de malmener un peuple ami de la cité des velsniens ? Cette illustre assemblée est-elle accusée de tous les maux de l'humanité par cette lie, qui a daignée couper la tête d'un cheval pour la mettre dans le lit de la tsarine de Moritonie ? Si te est le cas, alors que ces nations viennent nous voir, et nous jugent ! Car nous ne saurions que faire des remarques de ces patries maudites ! Nous n'avons que faire de ces bêtes loduariennes et de leur perpétuelle quête de violence Nous n'avons que faire des kartiens et de leurs intrigues. Nous n'avons que faire des poetoscoviens et de leurs procès. Nous n'avons à faire que de notre fierté et de notre honneur, du respect de notre parle, pas nous les sénateurs, mais nous, le Sénat du peuple velsnien. J'implore donc cette assemblée de mettre fin à cette comédie, et prestement, car c'est bien notre nom à tous qui est malmené à l'instant !
*acclamations vives sur la plupart des bancs.*
Sénateur-doyen Lupo Cadorna: Et que propose tu concrètement, excellence Benedetti ? Tu parles bien et clairement, mais pour le moment, je n'ai pas cru entendre proposition de ta part.
Benedetti: J'en conviens, illustre doyen, et il ne me serait pas venu à l'esprit d'agiter des paroles dans le vide devant une personne telle que toi, qui est le plus noble d'entre nous. Nous pourrions sortir le bâton et punir simplement: il n'st rien de pire qu'une bête féroce sans laisse et sans attache. Mais peut-être, pourrions nous faire ami de cette bête, et de lui tendre la main. Et peut-être pourrions nous replacer ainsi le Dyl Milath dans l'amitié de notre cité, sans qui quiconque soit humilié outre mesure, et en ayant retrouvé notre fierté. Je le reconnais pour moi, que l'approche usitée par ma main n'a pas rencontré l'effet escompté autre que la joue d'un milathinien. J'ai été guidé par la passion de ma fonction, et la fougue de ma jeunesse, il est vrai. Aussi, je ne peux rester sur un échec pour ma personne et mon propre honneur, mais serait-il sage de ne point m'envoyer là bas seul, mais avec ceux parmi nous dont l'honorabilité est la plus grande des vertus, de sorte que ces barbares ne peuvent ignorer notre requête.
Et si ce n'est pas la bonne réponse qu'ils nous apportent...et bien, nous récupérerons notre honneur autrement, par les moyens que nous imaginons depuis e début. Comme l'a dit un grand homme: la force d'une armée se mesure à la parcimonie avec laquelle nous l'employons. Il vaut mieux polir la machine que l'user.
Résultat des votes des propositions de la présente séance:
- "Envoi d'une amabassade et d'un ultimatum au Dyl Milath", proposition portée par la sénateur-légat Alessandro Benedetti: 451 pour, 420 contre, 169 absents ou abstentions
Encore une fois, les velsniens se retrouvent dans le grand hall du palais des ambassades, cette fois plus nombreux. Et c'est désormais un vieil homme qui demande à parler avec l'ambassadeur du pays nazumi. Celui, tout comme il le fait à son habitude au Sénat velsnien, frappe la queue de sa canne contre le sol, afin d'obtenir l'attention de l'audience présente.
" Excellences. Gens du pays de Dyl Milath. Nous avons à vous dire. Nous avons à vous reprocher. Mais nous avons tout autant à vous proposer. Vous avez montré hostilité à notre égard quand il n'y avait pas lieu d'en avoir. Mais c'est avant tout car nous pensons, ou que du moins, nous espérons que vous n'ayez pas eu à votre oreille tous les tenants et les aboutissants, tout ce qu'implique l'acte du gouvernement de la Nation littéraire à notre encontre. Ces gens du pays poetoscovien vous avaient ils dit leurs "exploits", lorsque ceux ci ont ouvertement menacé un peu moritonien ami du Sénat et de la cité des velsniens ? Ces gens dus pays de la Poetoscovie vous ont-ils dit de leurs nombreuses aventures avec des régimes génocidaires Ceux là même qui prônent un prétendu droit international se retrouvent à fricoter avec la pire des espèces parmi les barbares. Aussi, si cela est mis à votre attention, je pense que notre présente proposition en sera d'autant plus sérieusement prise par vous-mêmes.
Je ne suis pas là pour vous menacer, mais avant toute chose, pour vous faire parvenir l'ignominie des personnes à qui vous accordez votre confiance. Dans les plis de ma toge, ainsi, je dispose de deux choses: notre amitié dans l'une, et notre remontrance dans l'autre. Bien entendu, l'abandon de vos condamnations vous accorderait le droit à récompense, car nous avons conscience que rien est gratuit. Ainsi, nous sommes disposés à ce que vou ayez recours à nos services diplomatiques afin d'apaiser vos relations avec la Jashuria et les autres puissances du Nazum, amies des velsniens. Nous portons avec nous le potentiel de vous sortir de l'impasse dans laquelle vous vous trouvez avec vos voisins, dont peu sont vos amis. La perspective d'intégrer les grands circuits commerciaux nazumi nous paraît bien plus alléchante que de rester l'abonné d'un Etat voyou et isolé comme celui es poetoscoviens. Ne trouvez vous pas ?
Si vous refusez...et que vous choisissez ce dont je dispose dans l'autre pli de ma toge, alors il vous faudra nous ajouter à la somme de vos problèmes, car nous n'avons pas l'intention d'effacer l'affront que constitue vos condamnations et l'arrestation de la personne sacrée d'un sénateur de la cité des velsniens. Aussi, nous vous laissons le bénéfice du choix. Ce sera notre seule proposition, et je vous prie d'y accorder le temps de la reflexion."
Posté le : 15 avr. 2026 à 10:30:42
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Dans les régions frontalières au Baïshan, certains frontaliers venus travailler sur les projets communs entre le Dyl'Milath et leur pays plaquent certaines affiches dans les villes. Au courant des tensions qui ont lieu entre le Dyl'Milath et le reste du monde, ainsi que la politique interventionniste du gouvernement, ils apportent un message de paix. Nul ne sait vraiment si cette campagne d'affichage a été mandatée par le gouvernement baïshanais lui-même.

Le slogan des affiches 不要战争维护和平 signifie « ne faîtes pas la guerre, faîtes la paix ». Plusieurs affichent vantent les valeurs du Baïshan d'harmonie et de protection de la famille. On peut aussi y voir certains symboles comme le dragon de jade apaisé pour signifier la paix.

Le slogan des affiches 不要战争维护和平 signifie « ne faîtes pas la guerre, faîtes la paix ». Plusieurs affichent vantent les valeurs du Baïshan d'harmonie et de protection de la famille. On peut aussi y voir certains symboles comme le dragon de jade apaisé pour signifier la paix.
Posté le : 18 avr. 2026 à 01:28:47
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26 avril 2019.
AlinéaLe lendemain des échanges diplomatiques avec les Milathiens. Du temps, il en fallut très peu, réellement et ridiculement peu, pour que le peuple s'agite. Dame Orlovski avait bien imaginé et évoqué la réticence des députés, mais de là à ce qu'ils réagissent au quart de tour le lendemain...
Ce fut un simple mois d'avril, lorsqu'une séance, qui se confondait avec les autres, s'ouvrit à Zaverço. La chambre législative de l'état italien. Comme toute infrastructure de ce type, tout civil Kartien pouvait y avoir accès, une sorte de session libre. En réalité, toute réunion du pouvoir législatif était ouverte au public, aux seules conditions de la citoyenneté, d'un casier vierge ainsi que des fouilles nécessaires: Les civils volontaires se rendaient alors dans la partie surélevée marquée des hauts piliers de marbre.
Ce fut ainsi que quelques citoyens eurent l'occasion d'entendre, et d'observer, le citoyen Giulio Zoriani s'avancer. Il quitta les rangs des députés pour se joindre à la tribune, le promontoire au milieu de la salle. Un membre direct d'il Rivoluzionario, le parti des grands Révolutionnaires. Elégant et doué d'une certaine droiture, il se présenta, livre à la main, sans aucune note: Devant députés et caméras. Car en effet, les sessions législatives sont toujours retransmises...

Citoyen et député Giulio Zoriani-"Camarades !
Me voilà troublé. Non, pire. Me voilà outré ! Le peuple est outré ! Comment puis-je seulement vous exprimer la honte que je ressens en m'adressant à vous, il est bien assez pour moi de cet opprobre.
Cette indignation, camarades, est accompagnée de mon entière expérience face à la guerre civile qui a rongée jadis notre pays, nos nations. Les régimes ont pu changé, oui, se succéder les uns après les autres. Mais qu'importe ! Par toujours la souveraineté fut la maître maison, toujours ! Camarades ! Que diriez-vous si cette souveraineté serait menacée ?"
Tandis que l'âme du discours prenait vie, chaque député, même désapprobateur, s'y intéressait. La souveraineté... Quelle affaire en Karty. Le citoyen Zoriani laissa planer quelques secondes, avant d'agiter le livre qu'il tenait, haut dans l'air. Le brandissant comme un véritable argument.
"Ce que je tiens là, camarades, c'est le fruit et la réunion de l'ensemble des ouvrages de nos philosophes, écrivains et théoriciens, sur l'enjeu doctrinal de notre souveraineté. Si nos disparités peuvent être discutées et visibles, nous nous sommes tous entendus sur ce point: La souveraineté. Elle est une promesse électorale, l'âme des âmes, la volonté de nos peuples, tout !
Apprenez, camarades, que notre pays se coltine un véritable boulet, tel un oiseau dont les ailes saignent par le poids qui l'emporte ! Le Dyl'Milath, camarades ! Un affreux pays obscur du tiers-monde, éloigné et sans aucun intérêt pour nous... Un pays qui s'évertue par le viol de la souveraineté d'autres Etats, dont les représentants se font allégrement torgnoler comme de vulgaires fourmis, qui s'est mis à dos l'ensemble de la côté Nazumie, que même le pourtant porteur de paix qu'est le Jashuria condamne ! Un pays dont la faiblesse égale la bêtise, quand est-ce que nos Gouverneurs se rendront-ils compte de ce poids mort dénué d'intérêt ?
La République Fédérale Kartienne n'a jamais eu pour vocation de s'enquiller des pays dont la seule force réside sur la parlote, nous ne devons en aucun cas aller sauver les miches de ce pays qui bénéfice d'une relation unilatérale ! Quel intérêt a le Dyl'Milath pour nous ? Aucun ! Aucun ! Une démocratie pourrie jusqu'à l'os où la classe corporatiste bourgeoise suce avidement le sang de son prolétariat ! Si Karty doit interférer dans les affaires de ce pays, c'est précisément contre lui et lui seul ! Que Volkingrad nourrisse les chaînes de la Révolution, déclenche les flammes les plus vives pour avoir la tête de sa classe dominante ! Sinon, au mieux, que nous laissions ce pays incrémentaliste et traître à notre cause seul, dans la misère dont il est le seul auteur !"
Posté le : 23 avr. 2026 à 22:42:13
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28 avril 2019.
AlinéaL'état de Zaverço s'était enflammé. La majorité de son peuple est italien, et donc franc partisan d'une idéologie libertaire ou communiste. L'ensemble des députés de la Défense Populaire, parti le plus en vogue, avaient émis leur ressentiment sur la nation du Dyl'Milath. Le paroxysme avait été marqué par le discours du citoyen Zoriani. Et maintenant l'état de Valverde. Le plus grand, le slave, l'état gouverné par Angèle Orlovski...

«Monsieur Venekö. Nous avons le réel plaisir de vous accueillir sur nos plateaux cette soirée, vous. Vous, ancien député sous la Grande Coalition Républicaine, et désormais sous l'Union Populaire. Vous êtes considéré comme l'un des hommes politiques les plus connus à la chambre législatif de votre état, si ce n'est en Karty plus globalement. Ma question d'ouverture est simple, monsieur Venekö: Le Dyl'Milath.»
«Mh, c'est une question qui devait venir effectivement. Alors prenons le temps de nous y pencher, pourquoi est-elle justement si intéressante chez nous ?
La politique étrangère relève du domaine de la Présidence Fédérale, ce n'est cependant pas son monopole. Conformément à nos idéaux constitutionnels, la Présidence Fédérale est libre dans la diplomatie. Le Sénat Fédéral, lui, possède son mot à dire. Plus simplement, il émet un avis sur la politique si elle lui déplaît. Et en l'état, ce qui se passe, c'est que quelques députés, majoritairement de l'état italien, ont largement émis leurs désaccords. Ce que vous me demandez, monsieur, c'est mon opinion, et plus au delà celui du parti dont je suis membre. Il faut dire que la situation est délicate, dame Orlovski étant dans ce parti et membre à la Présidence Fédérale...
Mais oui, le Dyl'Milath devient encombrant, c'est un fait. La relation Milatho-Kartienne est fondée sur l'asymétrie, Karty protège, fournit, soutient... Tout ce que vous voulez, en fait. Tandis que le Dyl'Milath, lui, n'apporte rien. Allons soyons sérieux, le Dyl'Milath a une économie faible, une armée perfusée à nos compagnies et pourtant inefficace, et qui porte une politique de plus en plus instable. Si même la stabilité stratégique n'est pas au rendez-vous, que faire ? Le Dyl'Milath est à considérer comme un protectorat, nous le protégeons et lui donnons des armes. Le principe d'un protectorat, cependant, est un regard sur sa diplomatie. Et en l'état, le Dyl'Milath s'ingère au Ninchi, se met à dos le Jashuria puis toute la communauté Nazumie, subit une humiliation par les Velsniens...
Que des conflits que nous n'avons pas choisis hélas, c'est une réalité. Il ne nous appartient pas d'aller sauver la politique d'un autre Etat, si bien qu'il nous doit de nombreuses choses en comparaison de ce que l'on lui fournit. Ils nous doivent le respect d'accords, accords qu'ils ne respectent pas. Les Accords de Karménie dictent une fidélisation à l'Ordre, le Capitole autorise une livraison exceptionnelle... Puis le Dyl'Milath veut que nous subissions les répercussions de cet achat à une puissance tierce en modifiant nos doctrines habituels pour en assurer l'escorte ? La situation devient, de jour en jour, insoutenable. Hier le Dyl'Milath était indéfendable, et désormais une instabilité s'annonce pour nous puisque nous, citoyens, sommes potentiellement divisés sur le sujet. Ce que je vous dis, monsieur, c'est que la Présidence devra faire un choix avec le Sénat, c'est de leur et notre responsabilité. Oui, il en va de responsabilité.»
Et ainsi un député influent de l'état de Valverde s'était prononcé... Connu pour son dialogue simple mais qui traite du sujet, sieur Miran Venekö avait donné la ligne...
Posté le : 24 avr. 2026 à 14:31:54
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29 avril 2019.
AlinéaValverde et Zaverço se sont prononcés sur la question du Dyl'Milath. Tout du moins, les députés influents, ainsi que leur très grande majorité, ont exprimé un ressentiment plus ou moins fort sur la question. Il ne manque plus que l'état allemand. Pour sûr, il est normal qu'il se positionne sur cette question en dernier. Car en effet, Helmer axe son travail sur lui-même: Sortir du tréfond monarchiste. Le principal parti politique d'Helmer, le Parti Transition Démocratique, ne prête guère une attention conséquente aux affaires extérieures. Un lourd travail est demandé entre Luciano Bellanti, un Gouverneur imposé pour trois années à des fins de stabilisation, et la chambre législative d'Helmer. Mais la question du Dyl'Milath gronde. Elle grandit de jour en jour... C'est ainsi qu'elle paraît au sein d'une des sessions à la chambre législative d'Helmer. Il est de coutume de rédiger des comptes-rendus, résumés des décisions prises lors de ces sessions. Le député Damian Öllenger, du PTD, est chargé d'entreprendre une partie de cette tâche, sous contrôle ultérieur d'autres acteurs. Des comptes-rendus publics, où le Citoyen Öllenger écrit...

>Compte-rendu de session journalière.
>Page 11: Le Dyl'Milath.
>Page 11 annexe 1.
Récemment, la République de Dyl'Milath a observé et s'est dévoilée l'investigatrice de diverses tensions sur son continent. Une attaque sur le Ninchi, pourtant déconseillée par le Jashuria, qui a entraîné la condamnation de bon nombre d'acteurs Nazumis. La signature de la Résolution d'Hernani-Centre, qui lui a valu des pressions Velsniennes ainsi qu'une humiliation internationale. Le contournement des Accords de Karménie, détaillé dans l'annexe 3.
>Page 11 annexe 2.
Ces circonvolutions et assemblements houleux de diverses tensions ont indiqué leur déversement en République Fédérale Kartienne. Par les Accords de Karménie, elle lui est liée. La chambre législative d'Helmer émet son opinion, à majorité de vote à 72%, la République Fédérale Kartienne se doit de concentrer ses moyens sur elle seule et ses intérêts. Elle traverse déjà la crise en Loduarie, ainsi que divers défis. La souveraineté Kartienne n'a pas à s'étendre sur le continent Nazumi, son indépendance se doit de lui être laissé par la révision des Accords de Karménie. Le Dyl'Milath a exprimé sa volonté d'indépendance, détaillée dans l'annexe 3, qu'elle le lui soit donnée.
Posté le : 24 avr. 2026 à 17:14:21
Modifié le : 24 avr. 2026 à 17:34:22
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1er mai 2019.
AlinéaKarty, terre des philosophes. Car en effet, sous la révolte populaire, les courants de pensée ont pu s'épanouir. C'est l'exemple d'Askinia Meldovara, femme de lettres la plus éminente de tout le pays. Zaverço, Valverde, Helmer, les trois états de la Fédération Kartienne se sont positionnés. Tous, et la majorité de part et d'autre, ont affirmé une chose: Les Accords de Karménie doivent tombés, ou au moins être revus. Au delà de quelques manifestations sans réel impact, ce sont les trois élus les plus populaires qui se sont exprimés, un par état. Selon la constitution, le Sénat possède un droit de regard sur la politique étrangère de la Présidence... Dans ce cadre, la politiste Serafina Foscarini s'est ancré un objectif: Réunion l'ensemble des argumentaires autour d'un projet pour le déposer à la chambre législative de son état. De ce fait, si la chambre acquiesce ce texte, il sera transmis au Sénat, pour atterrir finalement entre les mains de la Présidence.

«
AlinéaEu égard des récentes agitations et divisions en patrie mère, eu égard de la rupture théorique des Accords de Karménie, eu égard des agissements d'un pays dont la portée dépasse son champ d'actions, eu égard du Dyl'Milath, cette déclaration vise à résoudre ce qui sera nommé le 'Cas Milath'. Par la présente, ce texte sera composé d'un ensemble de huit points qui conduiront à une conclusion claire, la révision des Accords de Karménie.
1. De l'asymétrie structurelle.
La République Fédérale Kartienne protège la République du Dyl'Milath, la fournit en armements à des coûts drastiquement réduits et la finance. Cet ensemble de décision viserait, dans l'optique, à armer ce pays en vue d'obtenir d'un accord de défense unilatéral une bilatéralité, en vertu de l'article III alinéa 2 des Accords de Karménie. En l'état, le Dyl'Milath n'a montré aucun progrès significatif en matière de puissance militaire. Pourtant, conformément au même article: 'Le Dyl'Milath s'engage à maintenir et accélérer son programme d'armements et sa militarisation'. Ce constat vient cerner une inégalité entre les deux parties, lorsque Karty assure le Dyl'Milath, qui ne lui apporte aucune contrepartie réelle.
2. Du contournement d'accords.
Par l'article II alinéa 1, la République du Dyl'Milath 's'engage sur l'honneur à ne se fournir, en terme d'armements, que strictement à la compagnie d'armements Kartienne'. Pourtant, le Dyl'Milath s'est armé auprès de la Poëtoscovie, sous réserve cependant d'une dérogation de Volkingrad. Puis, la République du Dyl'Milath quémande aux autorités Kartiennes une aide sur ladite livraison, passant par la livraison d'une frégate en Poëtoscovie et non sous ses eaux. Considérant la dangerosité du secteur Poëtoscovien, et cette demande qui ne relève aucunement de la souveraineté Kartienne puisque le Dyl'Milath s'en est écarté pour s'armer à une puissance étrangère, les Accords de Karménie ont été instrumentalisés par le Dyl'Milath.
3. De l'incrémentalisme.
L'incrémentalisme se définit par le processus par lequel un acteur effectue une demande mineure, attendant sa validation en demander une autre et ainsi de suite, jusqu'à obtenir des concessions conséquentes. Une attitude par laquelle s'est illustrée le Dyl'Milath, en le processus par lequel les Accords de Karménie se sont vus instrumentalisés. Cette attitude n'est pas digne de la diplomatie.
4. Des variables exogènes.
Par ses actions, le Dyl'Milath s'est mis à dos Velsna, le Jashuria, le Ninchi, et plus globalement la majorité de la communauté Nazumie. Conséquemment des Accords de Karménie, la patrie mère devrait protection au Dyl'Milath. Pourtant, ces actions demeurent extérieures à la souveraineté et aux décisions de la République Fédérale.
5. De la mise en danger.
Le Dyl'Milath a quémandé l'escorte d'un convoi, non prévue, jusqu'en Poëtoscovie par les forces Kartiennes. Cette demande illustre la volonté des autorités Milathiennes de mettre en danger la vie de citoyens et militaires de la République Fédérale à la place des siens.
6. De la caducité.
Au delà de variables exogènes auxquelles s'expose Volkingrad, l'article III alinéa 1 prévoit une protection du sol Milathien, sous réserve que l'éventuelle menace ne soit guère provoquée par ses soins: 'Cette dernière ne serait aucunement justifiée et non provoquée du Dyl'Milath'. Pourtant, le Dyl'Milath s'expose volontairement à des tensions, indiquant la non viabilité de la protection Kartienne.
7. De la souveraineté.
Si le Dyl'Milath demande à s'écarter du giron Kartien, l'armement auprès de la Poëtoscovie à l'appui, que sa souveraineté totale lui soit rendue. En revanche, la protection Kartienne ne devra plus être.
8. De la cohérence stratégique.
La République Fédérale pourrait observer des divisions sur le sujet des Accords de Karménie. Son attention est par ailleurs pleinement saturée par la guerre en Loduarie, elle ne peut s'intéresser aux circonvolutions unilatérales d'un pays Nazumie.
En conclusion, l'ensemble de ces points témoignent de la non-efficacité des Accords de Karménie, qui doivent être revus ou supprimés par la Présidence Fédérale, sous réserve du vote majoritaire au Sénat Fédéral.
»
AlinéaLe Cas Milath, comme explicité par Serafina Foscarini, est étudié par la chambre législative de Zaverço. Conformé à 78%, notamment par la différence idéologique qu'oppose le Dyl'Milath à Karty, facteur renforcé à l'état italien, le texte parvient au Sénat Fédéral, en vertu de l'article XX et de l'article XLIX de la Constitution Générale. Le Sénat adopte le texte, non à la majorité simple mais bien à la tierté majoritale, conformément à l'article XLVI de la constitution.

Préambule:
Eu égard des récentes agitations et divisions en patrie mère, eu égard de la rupture théorique des Accords de Karménie, eu égard des agissements d'un pays dont la portée dépasse son champ d'actions, eu égard du Dyl'Milath, ce texte à valeur juridique vise à résoudre ce qui sera nommé le 'Cas Milath'. Par la présente, ce texte sera composé d'un ensemble de huit articles qui conduiront à une conclusion claire, la révision des Accords de Karménie.
Article I:
La République Fédérale Kartienne protège la République du Dyl'Milath, la fournit en armements à des coûts drastiquement réduits et la finance. Cet ensemble de décision viserait, dans l'optique, à armer ce pays en vue d'obtenir d'un accord de défense unilatéral une bilatéralité, en vertu de l'article III alinéa 2 des Accords de Karménie. En l'état, le Dyl'Milath n'a montré aucun progrès significatif en matière de puissance militaire. Pourtant, conformément au même article: 'Le Dyl'Milath s'engage à maintenir et accélérer son programme d'armements et sa militarisation'. Ce constat vient cerner une inégalité entre les deux parties, lorsque Karty assure le Dyl'Milath, qui ne lui apporte aucune contrepartie réelle.
Article II:
Par l'article II alinéa 1 des Accords de Karménie, la République du Dyl'Milath 's'engage sur l'honneur à ne se fournir, en terme d'armements, que strictement à la compagnie d'armements Kartienne'. Pourtant, le Dyl'Milath s'est armé auprès de la Poëtoscovie, sous réserve cependant d'une dérogation de Volkingrad. Puis, la République du Dyl'Milath quémande aux autorités Kartiennes une aide sur ladite livraison, passant par la livraison d'une frégate en Poëtoscovie et non sous ses eaux. Considérant la dangerosité du secteur Poëtoscovien, et cette demande qui ne relève aucunement de la souveraineté Kartienne puisque le Dyl'Milath s'en est écarté pour s'armer à une puissance étrangère, les Accords de Karménie ont été instrumentalisés par le Dyl'Milath.
Article III:
L'incrémentalisme se définit par le processus par lequel un acteur effectue une demande mineure, attendant sa validation en demander une autre et ainsi de suite, jusqu'à obtenir des concessions conséquentes. Une attitude par laquelle s'est illustrée le Dyl'Milath, en le processus par lequel les Accords de Karménie se sont vus instrumentalisés. Cette attitude n'est pas digne de la diplomatie.
Article IV:
Par ses actions, le Dyl'Milath s'est mis à dos Velsna, le Jashuria, le Ninchi, et plus globalement la majorité de la communauté Nazumie. Conséquemment des Accords de Karménie, la patrie mère devrait protection au Dyl'Milath. Pourtant, ces actions demeurent extérieures à la souveraineté et aux décisions de la République Fédérale.
Article V:
Le Dyl'Milath a quémandé l'escorte d'un convoi, non prévue, jusqu'en Poëtoscovie par les forces Kartiennes. Cette demande illustre la volonté des autorités Milathiennes de mettre en danger la vie de citoyens et militaires de la République Fédérale à la place des siens.
Article VI:
Au delà de variables exogènes auxquelles s'expose Volkingrad, l'article III alinéa 1 prévoit une protection du sol Milathien, sous réserve que l'éventuelle menace ne soit guère provoquée par ses soins: 'Cette dernière ne serait aucunement justifiée et non provoquée du Dyl'Milath'. Pourtant, le Dyl'Milath s'expose volontairement à des tensions, indiquant la non viabilité de la protection Kartienne.
Article VII:
Si le Dyl'Milath demande à s'écarter du giron Kartien, l'armement auprès de la Poëtoscovie à l'appui, que sa souveraineté totale lui soit rendue. En revanche, la protection Kartienne ne devra plus être.
Article VIII:
La République Fédérale pourrait observer des divisions sur le sujet des Accords de Karménie. Son attention est par ailleurs pleinement saturée par la guerre en Loduarie, elle ne peut s'intéresser aux circonvolutions unilatérales d'un pays Nazumie.
En conclusion, l'ensemble de ces articles témoignent de la non-efficacité des Accords de Karménie, qui doivent être revus ou supprimés par la Présidence Fédérale. Le Cas Milath est adopté par tierté majoritale par le Sénat de la République Fédérale Kartienne.
Posté le : 18 mai 2026 à 14:30:39
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A l'attention de direction exécutive ou représentative de la Ligue des Droits de l’Homme milathienne,
En copie à l'attention de Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur de la Deuxième République du Dyl'Milath auprès de la République du Talaristan à Khydan,
Mesdames, messieurs,
Défenseurs des droits humains et de la liberté,
La République du Talaristan est une démocratie libérale attachée au respect et à l’application des droits fondamentaux de l’homme, tels que le droit de manifester, le droit d’association, le droit de grève ou encore la liberté d’expression, garantis par la Constitution ainsi que par l’adhésion libre de la République du Talaristan à la Convention nazumie des droits de l’homme, dont nous sommes l’un des principaux artisans. La volonté de soutenir une contestation, lorsqu’elle s’exerce dans le cadre légal, ne pose aucun problème à notre gouvernement, qui n’est pas un régime à parti unique et reconnaît pleinement la pluralité des opinions ainsi que le droit à l’opposition politique, matérialisés dans notre pays par une démocratie multipartiste.
Cependant, les manifestations qui se déroulent actuellement dans plusieurs villes du Talaristan mettent à mal la paix sociale, l’ordre civil, la sécurité de la population et remettent en question la légalité des institutions ainsi que de leurs représentants élus par le peuple. De plus, la tournure violente prise par le mouvement et l’intégration d’éléments radicaux prônant des idées séditieuses à l’encontre de l’État ne peuvent être tolérées par notre gouvernement, car elles remettent en cause l’unité du peuple et de la nation. Ce mouvement radical, initialement traité comme une série de manifestations sortant du cadre légal, relève désormais des questions de sécurité nationale et nécessite une réponse proportionnée à la dangerosité des idées véhiculées.
C’est dans ce contexte que la République du Talaristan vous appelle à la retenue qui doit prévaloir lorsqu’il est question des affaires intérieures d’une nation étrangère. Si votre soutien à des rassemblements légaux ne poserait aucun problème à notre gouvernement, vos prises de position ainsi que vos appels à des actions dirigées contre la République du Talaristan ne peuvent être perçus autrement que comme une atteinte étrangère à la sécurité nationale et à l’unité de l’État, et ne pourront être tolérés à l’avenir.
En conséquence, nous vous invitons à cesser immédiatement toute activité de soutien à des mouvements radicaux, séditieux ou extrémistes présents sur notre territoire national, sous peine de sanctions. Nous comprenons néanmoins que des erreurs d’appréciation ont pu être commises par vos organisations, dont nous saluons par ailleurs l’attachement aux idées de liberté que nous partageons également.
Enfin, la presse sensationnaliste, bien qu’elle soit protégée par la liberté d’expression, ne doit pas être considérée comme une représentation fidèle et exhaustive de la situation dans nos rues. Nous vous invitons à l’avenir à accorder davantage de crédit aux médias publics, qui diffusent des informations vérifiées et fiables concernant la situation générale ainsi que les affaires intérieures de la République du Talaristan.
Avec mes plus sincères respects,

de la République du Talaristan.
