10/04/2019
08:39:06
Index du forum Continents Aleucie Empire du Nord Atlas de l'Empire

Atlas politique impérial

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SOMMAIRE :


Catégorie législations

> Législations fondamentales de l'Empire
Partis politiques

> Mouvement du Lendemain> Parti Communiste Radical> LA VRAIE RÉVOLUTION> Parti Solidariste et Unioniste> Alliance Chrétienne Démocrate



Codes de texte
Code pour les partis[center][img=lien]LOGO[/img][/center]

[color=#000000][b][center][size=3]Nom du parti[/size][/center][/b][/color]

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[size=1.5][color=#888888][b][center]En savoir plus[/center][/b][/color][/size]
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19641

Législations fondamentales de l'Empire





Législation d'identité et âge

Majorité civile :

Historiquement, la majorité civile fut longtemps obtenue à l'âge de 20 ans. Ce fut le cas lorsque le territoire aleucien actuel de l'Empire était une colonie eurysienne, puis sous la République, le Premier Empire et la dictature. L'âge de la majorité civile fut abaissé à 18 ans en 1931 suite à la chute du régime dictatorial. Depuis déjà plusieurs années (1903 pour le mouvement le plus ancien défendant de manière active l'abaissement de la majorité civile), la jeunesse nordiste, ou du moins une partie, réclamait que celle-ci soit fixée à 18 ans. Cette jeunesse eu un rôle important dans les mouvements résistants durant la dictature des années 1915-1930 et dans la proclamation du Second Empire. Dans un contexte durant lequel la population épousait à nouveau la liberté et où une ère de changements politiques s'annonçaient, le gouvernement de Sa Majesté et Sa Majesté Impériale décidèrent de répondre à cette demande qui avait pris beaucoup d'ampleur. La majorité civile est donc aujourd'hui à 18 ans.

Majorité judiciaire :

L’établissement de la majorité judiciaire à 14 ans dans l’Empire du Nord remonte à une réforme judiciaire de 1941, adoptée dans le contexte de la reconstruction morale du pays après les crimes de 15 ans de dictature et les séquelles persistantes de celle-ci. Ce seuil entendait responsabiliser les jeunes tout en reconnaissant leur vulnérabilité, notamment après l'abaissement de la majorité à 18 ans en 1931. Loin de criminaliser précocement, cette législation visait à leur donner des droits procéduraux clairs (assistance, recours, prise en compte de la maturité) dans toute situation relevant de la justice à une époque où les procès des participants à la dictature étaient toujours en cours et où l'État de droit devenait une notion de moins en moins contestable. Depuis, 14 ans est l’âge à partir duquel un citoyen peut être jugé de manière différenciée, mais responsabilisée. Cette disposition n’a jamais été remise en cause dans l’histoire contemporaine de l’Empire jusqu'à présent, en dehors de quelques cercles réactionnaires.


Majorité sexuelle :

Le seuil de 15 ans pour la majorité sexuelle a été fixé en 1961, à une époque marquée par une volonté d’unifier et d’assainir le droit privé lorsque l'Empire amorçait un approfondissement de son ancrage démocratique, dans une perspective de respect de la dignité et de la liberté individuelle. De nombreux mouvements de l'époque réclamaient des changements sociétaux dans un pays où les vétérans, réels ou présumés, de la lutte contre la dictature qui avait pris fin plus de 30 ans auparavant. Ces hommes, et dans une moindre mesure ces femmes, âgées pour la grande majorité de plus de 60 ans étaient, malgré leur attachement à la liberté, à la démocratie, certes imparfaite de l'époque, des individus encore conservateurs et des hommes et femmes nés au début du siècle et pour certains au siècle passé. Cette loi répondait également à la montée des préoccupations relatives aux abus sur mineurs et à la nécessité de définir un cadre protecteur sans sombrer dans le puritanisme d'un catholicisme encore très présent. Depuis cette loi portée par le Premier Ministre Emmanuel Tremblay du Mouvement Socialiste durant ses trois uniques années de gouvernance, le droit fixe cet âge comme majorité qui permet les relations entre mineurs ou avec une différence d’âge modérée, mais criminalise toute relation exploitant une position d’autorité ou un écart trop grand.

Service militaire :

Le service militaire obligatoire fut suspendu en 1965, dans un climat de pacification générale du continent aleucien et de montée en puissance des forces professionnelles de l’Empire. Cette suspension fut poussée par le gouvernement de l'Union Sociale dirigé par Franck Beaulieu, répondant notamment à un traumatisme du militarisme issu de la dictature précédente. Cependant, les gouvernements suivants jusqu'au gouvernement Beaulieu n'ont pas eu de contexte continental favorable au désarmement. Durant ces années-là, se déroulait sur la côte est aleucienne la Grande Guerre de 58 entre la Lermandie et la Viétie, qui ne prit fin qu'en 1963, deux ans avant la fin du service militaire obligatoire dans l'Empire. La classe politique, qui, de 1959 à 1965, était majoritairement à gauche au gouvernement et au Parlement, était fermement pacifiste et avait peu agi dans ce conflit. La population était divisée entre les pacifistes de gauche ne souhaitant pas d'intervention, les isolationnistes conservateurs ne souhaitant pas d'intervention aussi, mais pour des raisons différentes, et les interventionnistes majoritairement du centre et de la droite. Vécu comme un soulagement par une grande partie de la population à l'époque, le choix sera par la suite très contesté lorsque l'est du continent s'embrasa à nouveau en 1982. Historiquement, le service avait existé durant la République et l'heure où la ferveur post-révolution et indépendance était encore haute et où les navires nordistes menaient une guerre informelle sur les mers à son ancienne puissance coloniale. Ce fut le cas durant le Premier Empire également où de nombreuses batailles eurent lieu sur le continent et dans le nouvel empire colonial alors que le régime devait se légitimer par la conquête. La dictature fut évidemment le cas le plus extrême de militarisme et usa jusqu'à l'os les finances du pays pour ses ambitions territoriales et militaires irréalistes. Sous le Second Empire, l'armée fut entretenue les premières années après la dictature, car elle était un symbole de stabilité et de repère associé à la résistance, l'armée ayant été en grande partie purgée. Toutefois, après les années 60, elle fut délaissée alors que la gauche ne s'intéressait que peu aux affaires militaires et que l'économie qui sombrait dans la crise ne parvenait pas à garantir les revenus nécessaires à son entretient, et peut-être encore plus important, la chute progressive de l'empire colonial qui, après des guerres d'indépendances ayant pour la plupart débouchées sur la disparition de l'Empire dans certaines régions et des pertes considérables pour son armée, ne pouvait légitimer plus de financements. Elle était jugée coûteuse même sans service militaire et aucun gouvernement n'envisagea sérieusement de la réintroduire. Une armée de conscrit rigide et peu adapté à la modernité stratégique, aux équipements toujours plus avancés et aux changements de doctrines et de menaces. Depuis lors, l’armée impériale qui n'a entamé sa renaissance qu'au début de ce second millénaire, est fondée sur le volontariat, l’engagement professionnel et les valeurs de défense citoyenne. Le service militaire pourrait toutefois redevenir un sujet de passion pour les droites radicales après les attaques brutales de la Principauté de Carnavale contre l'Empire et sa première entrée en guerre depuis de très nombreuses années.


Droit de nationalité ⁣ :

L’Empire du Nord a, depuis presque 90 ans et depuis presque toute son histoire indépendante, maintenu une politique d’équilibre entre droit du sol et droit du sang, héritée des fonctionnements républicains puis du Premier Empire vis-à-vis des populations natives, tant en métropole que dans les colonies, mais adaptée aux exigences impériales modernes du Second Empire. L'Empire défend depuis son indépendance, mis à part les quinze ans de dictatures, l'idée que chaque être humain dispose d'un << Ius ad civilisationem >>, traduisible par << droit à la civilisation >>, devenu avec la fin de la logique coloniale et civilisatrice le << Ius ad communionem virtutis >> ou << droit à la communauté de la vertu >>. Tout enfant né sur le territoire impérial de parents étrangers obtient automatiquement la nationalité impériale. Les enfants de citoyens nordistes, peu importe leur lieu de naissance, sont également reconnus comme nationaux. De même que les naturalisations sont bien plus simples que dans beaucoup de pays et que tous les étrangers résidant depuis deux an dans l'Empire et participant à la vie de << l'idéal impérial >> peut se voir attribuer la nationalité, moyennant également une maîtrise acceptable de la langue. L'obtention de la nationalité et de la citoyenneté impériale est donc l'un des plus simples au monde. Cela s'explique par une volonté des élites républicaines lors de l'indépendance, puis impériales après la proclamation de l'Empire, que le pays ait une vocation très universaliste, humaniste et civilisationnel vis-à-vis du monde. Dans le contexte historique, cette volonté justifiait l'entreprise de colonisation massive qui eut lieu au 19e et 20e siècle, chose rare pour une ancienne colonie. Ce n'était pas le caractère le plus flagrant de l'identité impériale, mais cette pensée qui se voulait humaniste, certainement à tort, cette pensée qui se voulait universaliste et qui s'étendait à une vocation civilisatrice selon une partie des élites de l'époque, était une idée discrète en dehors des cercles de réflexions et des dîners de la haute société, mais très présente en ces lieux.

C'est cette idée qui a conduit l'Empire à adopter une législation très souple dans l'intégration à l'Empire et l'obtention de sa nationalité. Cette législation devait, par l'obtention de la nationalité, apporté la civilisation impériale à toute personne le souhaitant, à diffuser son idéal et ses valeurs et à faciliter l'intégration de territoires étrangers. Cette idée est encore présente sous une autre forme, lavée pour une grande partie de la volonté colonialiste d'apporter la civilisation, mais elle est encore vive dans ses principes de diffusion des valeurs, du caractère universel de l'Empire, de son ouverture au monde et aux peuples. C'est pourquoi le << Ius ad communionem virtutis >>, héritier du << Ius ad civilisationem >> facilite encore l'intégration à la nationalité. Ce double principe permet une attraction forte et une immigration forte et acceptée par une partie importante de la classe politique, à l'exception de l'extrême droite héritière de la dictature. Les gouvernements de Sa Majesté sont, depuis les années 30, demeurés totalement fidèles à cette vocation universaliste de l’Empire, et ne renoncent pas à cette continuité historique.

Laïcité :

La séparation de l’Église et de l’État ainsi que la relation de l'État à la religion fut complexe. La République, proclamée après l'indépendance en 1781 et durant ses 40 ans d'existence (environ), il n'exista pas de religion d'État, mais chaque région pouvaient avoir sa religion officielle, ce qui permettait une représentativité importante et une cohabitation plus pacifique entre les religions, notamment entre les catholiques et les natifs. Lorsque l'Empire fut proclamé, une tentative hasardeuse de créer un nouveau culte entre religions natives, catholicisme et culte de l'Empereur se créa dans un mélange de culture qui ne laissait que peu d'espoir l'avenir de ce culte. Cette tentative de concilier les peuples sous l'Empire par cette religion n'a, à termes, qu'eu un effet contreproductif en réduisant l'approbation pour le changement de régime et créant des tensions entre groupes culturels. Le culte fut abandonné et l'Empire chercha d'autres moyens de se légitimer, particulièrement par la conquête militaire. Conquête militaire qui entraîna une extension coloniale intense et qui, couplé aux principes évoqués plus haut, entérina de ne pas disposer de religion d'État pour accueillir le plus de peuples possibles au sein de la Mère Impériale de l'Humanité. La séparation de l'Église et de l'État fut proclamée entièrement en 1842, dès l'accession au trône de Sa Majesté Pierre Iᵉʳ, successeur de Maximilien Iᵉʳ de la dynastie Delieux. Cette séparation fut cependant abrogée en 1915 avec l'instauration de la dictature, liant l'Empire à l'Église catholique, dans son objectif de purger la société de ce qu'ils considéraient comme les caries de la nation et tenter de se légitimer auprès des conservateurs catholiques. La laïcité impériale actuelle, définie en 1931 comme la réaffirmation de la laïcité du Premier Empire en 1842, repose sur le principe de neutralité : l’État ne subventionne aucun culte, mais garantit la liberté religieuse de tous. La foi est considérée comme relevant de la sphère privée et intime, et nul ne peut imposer ses croyances à autrui dans l’espace public ou les institutions. Cette laïcité est défendue comme un fondement de l’unité nationale et de la paix civile. Toutefois, la laïcité selon la loi impériale n'empêche pas le port de signes religieux, tant que ceux-ci ne sont pas utilisés à des fins de prosélytisme.


Droits fondamentaux

Liberté d'expression :

La liberté d'expression est une liberté fermement enracinée dans la société nordiste et totalement garantie. L'entrave à cette liberté a été l'élément de bascule de la révolution du territoire pour son indépendance vis-à-vis de son ancienne puissance coloniale. L'emprisonnement et la condamnation à mort d'un écrivain contestataire et indépendantiste très populaire convainc une grande partie de la population déjà hostile à l'occupation du territoire de prendre les armes pour se libérer. Elle fut défendue par la République et par l'Empire, bien que ce droit eu des applications partielles à certain moment de l'histoire coloniale dans les territoires sous emprises. Toutefois, la chute de l'Empire et la dictature constituèrent la plus grande répression contre l'expression libre de la population et valu à un grand nombre de personnes des condamnations, souvent plus qu'arbitraires, de l'emprisonnement, de la torture et des exécutions. Depuis la chute de la dictature en 1930, la liberté d’expression est considérée comme un socle fondamental du régime impérial restauré. Muselée pendant 15 ans de dictature, elle fut pleinement rétablie par le décret impérial d’avril 1931, dit « Décret de la parole retrouvée ». La liberté d’expression couvre la presse, la parole publique, la création artistique et la critique politique. Les seules limites sont celles imposées par le respect de la dignité humaine, l’interdiction de l’incitation à la haine et la protection des secrets d’État. Elle est défendue comme un pilier de la souveraineté populaire dans le cadre de la monarchie impériale.

Liberté de culte :

Inscrite dans la Constitution impériale depuis la fondation du Second Empire, constitution promulgué en 1932, mais figurant aussi dans une autre forme sous la République et le Premier Empire, la liberté de culte est garantie et s'assure à ce que chaque citoyen la possibilité de pratiquer sa foi ou de ne pas en pratiquer. Ce droit est le fruit d’un cheminement des élites nationales, dans un pays jadis marqué par le contrôle religieux exercé par les puissances coloniales, qui voulurent être en rupture totale avec cet ancien ordre et qui, malgré la gouvernance par le Parti conservateur pendant les vingt ans qui suivirent l'indépendance, fut immédiatement accordée. En effet, dès la République, une première séparation des pouvoirs civils et religieux avait été tentée à l'échelle nationale, bien que laissant aux provinces le choix de leur religion officielle. Toutefois, ces religions officielles locales n'empêchaient pas pour ses habitants de pratiquer la religion qu'ils souhaitaient. Cette liberté de culture fut structurée sous le Premier Empire du fait, à l'époque, d'une présence encore importante de natifs dans certaines régions dans les terres et de villes attirant une immigration forte sur la côte. C'est sous le Second Empire que cette liberté fut inscrite dans la constitution aux côtés de la laïcité défendue depuis des décennies. L’État ne reconnaît aucun culte, mais protège tous les cultes à égalité, dans la limite du respect de l’ordre public et des valeurs constitutionnelles, faisant toutefois la différence avec les mouvements sectaires et les mouvements religieux extrémistes.


Liberté de rassemblement :

D’abord reconnue et garantiedans le régime républicain, dont les rassemblements de ses leaders avaient été réprimés par l'autorité coloniale eurysienne, de la fin du XVIIIe jusqu'au début XIXe siècle, la liberté de rassemblement fut entretenue par le Premier Empire, bien que parfois limitée à certain moment, comme lors des troubles contestataires à la création du régime. Elle fut cependant suspendue pendant la dictature et les rassemblements non autorisés fortement réprimés, souvent dans le sang, avant d’être restaurée sous l’Empire en 1930. Depuis lors, tout citoyen peut organiser une réunion publique ou une manifestation, à condition d’en faire la déclaration aux autorités locales et que celles-ci ne jugent pas que ce rassemblement public trouble l'ordre civil. Cette liberté fut centrale dans l’histoire de la résistance aux régimes autoritaires, même lorsqu'elle fut interdite, et elle continue d’être une arme démocratique pour les syndicats, les mouvements sociaux et les communautés politiques qui en usèrent largement au début de la décennie 2010 dans un contexte de tensions politiques parfois vives.

Liberté d'association :

Consacrée dès l'indépendance en 1781, mais suspendue en 1823 lors de la création du Premier Empire lors de la période de trouble, l'interdiction est rapidement levée en 1825 et confirmée constitutionnellement en 1870 avant d'être tragiquement réprimée sous la dictature, la liberté d’association fut enfin à nouveau légalisée en 1932 de manière constitutionnelle encore. Elle permet à toute personne d’adhérer à une organisation, de fonder une association ou un parti, tant que leurs objectifs sont légaux et conformes aux principes fondamentaux de l’Empire. Le tissu associatif nordiste est aujourd’hui l’un des plus denses du continent aleucien, reflet d’une société civile vivante et pluraliste, mais dont les autorités surveillent le caractère conforme de leurs existences envers les institutions démocratiques.

L'interdiction de cette liberté par la puissance colonisatrice eurysienne avait traqué les groupes de pensées qui se réunissaient et qui, par leurs échanges, posaient les bases d'une indépendance future du territoire. Beaucoup des "pères" de la pensée indépendantiste son mort dans cette guerre contre les clubs de réflexions, et ce fut évident que leurs compagnons encore en vie allaient imposer cette liberté après l'indépendance.

Droit de grève :

Longtemps non reconnu, le droit de grève fut acquis dans les années 1900-1910 au cours du mouvement ouvrier dans un contexte de crise économique et politique importante. Les grèves furent ensuite réprimées sous la dictature et garantie par le décret impérial du 12 janvier 1934, il fut renforcé dans les années 1960 sous les gouvernements socialistes. Ce droit fut salué comme une victoire de la justice sociale et de l’ordre constitutionnel impérial. Il est considéré comme un correctif naturel au pouvoir économique et un garant de la dignité ouvrière.

Droit d’entreprendre :

L’Empire du Nord se définit comme une monarchie constitutionnelle à économie libérale régulée. Le droit d’entreprendre est reconnu depuis la République (loi de 1873), mais il fut fortement restreint sous la dictature. Depuis 1931, il est garanti dans le cadre d’un modèle économique qui s'est de plus en plus libéralisé avec le temps, perdant ses principaux aspects interventionnistes après la décolonisation, vers la fin des années 1970. Ce modèle est pensé selon ses défenseurs pour favoriser l’innovation, la responsabilité sociale et la concurrence loyale. Il s’inscrit dans une volonté d’équilibre entre liberté individuelle et intérêt général, avec des garde-fous contre les abus, les monopoles et l’exploitation par diverses lois. Toutefois, des entreprises parviennent tout de même à étendre leur influence et créer des quasi-monopoles sur certains sous-secteurs ou en tout cas prendre une place très importante. Avec la mondialisation qui s'est diffusée progressivement au sein de l'Empire à la fin du XXe siècle et qui a pris une accélération très importante avec la réouverture complète de l'Empire au monde au début du XXIe siècle, le droit d'entreprendre a été réaffirmé naturellement par la renaissance du caractère commerçant de l'Empire.

Droits des femmes :

Le statut des femmes et les droits des femmes dans l’Empire du Nord est une progression sociale lente, mais continue mis à part la période dictatoriale. Comme dans la plupart des régions du monde, leur place était maintenue à un rôle réduit jusqu'au XXe siècle. Après la Guerre de Brod Flor durant laquelle les femmes occupèrent une place plus importante dans la société et l'économie nordiste, considérant l'engagement massif de nombreux hommes parti en guerre. Elles obtinrent une amélioration de leur condition qui fut de courte durée puisque la dictature fut proclamée peu après et jamais autant les droits des femmes ne reculèrent dans l'histoire nordiste. Après la dictature, considérant la progression engagée avant celle-ci et le rôle des femmes dans le retour de l'Empire, celles-ci obtinrent le droit de vote en 1932, et l’égalité en matière d’éducation, de travail et de propriété fut inscrite et garantie dans la Constitution impériale en juillet 1946. L’Empire se distingue aujourd’hui par une politique volontariste en faveur de la représentation féminine dans les fonctions publiques, l’accès aux soins reproductifs gratuits, et la lutte contre les violences sexistes. Les droits des femmes sont perçus comme un marqueur de civilisation dans l’imaginaire impérial moderne, notamment par le biais de la présence marquée des personnifications de l'Humanité sous des traits féminins depuis longtemps. Cela est un facteur important tant la pensée culturelle nordiste est influencée par les penseurs "humanistes" et "universalistes". Toutefois, du chemin reste évidemment à faire.

Droits des enfants :

Les enfants sont protégés par un corpus juridique établi en 1949 sous l’appellation de « Code de la Jeune Couronne ».Il existait certaines lois de protection bien avant mais étaient moins organisées et moins fortes. Cela posait notamment des problèmes dans l'empire colonial au sein duquel certaines communautés et certaines entreprises reculées faisant travailler leurs enfants, profitant d'un manque de visibilité de la part des autorités impériales. Celui-ci reconnaît l’enfant comme sujet de droit, disposant de protection contre l’abus, l’exploitation, le travail forcé, et garantissant l’accès à l’éducation, à la santé et à l’identité. Ce cadre a été renforcé en 1985 par l'adoption d'une Convention des droits de l’enfant à vocation internationale. L’Empire se conçoit comme garant de l’avenir des générations à venir. L'importance du principe d'héritage, que cela soit par les valeurs, les institutions, l'histoire, l'État est très présent dans la société et les élites impériales ont une approche de la jeunesse et de ses droits telle qu'elle est essentielle à la continuité de l'Empire et une sorte d'immortalité spirituelle de ses héros, valeurs et leçons.


(en cours)
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Mouvement du lendemain



Présentation


Dirigeant(e) : le secrétaire général Godefroy Pernet

Dates clés :
- 28.03.2017 : fondation du parti
- 12.06.2017 : premier congrès fondateur et adoption de la ligne politique dite du Lendemain
- 03.11.2017 : structuration des sections territoriales et intégration de mouvements citoyens issus des mobilisations post-Estham

Fondateurs :
- Godefroy Pernet (ancien député du PSN et sociologue)
- Maéva Chaney (ancienne présidente du Parti Socialiste Nordiste)
- Martin Schaeffer (ancien président de Nordiste Ensemble)
- Madelaine Nioryne (ancienne présidente du Parti Pour l'Écologie)


Mouvements affiliés :
- Collectif Reconstruction Civique (association)
- Réseau des Initiatives Solidaires Locales (association)
- Mouvement Jeunesse du Lendemain (branche jeunesse)
- Union des Travailleurs Sociaux (syndicat)
- Cercle Écologie Sociale et Territoriale (parti affilié)

Médias affiliés :
- Le Lendemain (revue politique et sociétale)
- Horizons Communs (plateforme numérique d'analyse et de débats)
- Radio Rose (web-radio militante et associative)

Positionnement :

- principal : gauche
- courants internes : centre-gauche

Le Mouvement du Lendemain se positionne comme une force de gauche réformiste et reconstructrice, située entre le socialisme démocratique moderne et une écologie sociale. Il se distingue à la fois des partis sociaux-démocrates jugés insuffisamment transformateurs et trop libéraux et des courants communistes perçus comme idéologiquement figés ou radicalisés. Le MdL revendique une approche de gouvernement, orientée vers la reconstruction nationale, la cohésion sociale et l'efficacité des politiques publiques.

Idéologie :
- Reconstructivisme : reconstruction sociale après l'Holocauste d'Estham, avec une priorité donnée à la résilience des territoires et à la réparation des fractures nationales, notamment sociales.
- Socialiste moderne: justice sociale par l'égalité des chances, la redistribution ciblée et la valorisation du travail et un système social étendu.
- Écologisme : écologie de transformation, intégrée aux politiques économiques et industrielles sans logique de décroissance brutale et lié à la politique sociale.
- Étatisme : État stratège, garant des équilibres sociaux et de la planification de long terme dans certains secteurs clés ou sensibles.
- Démocratisme participatif : participation renforcée, avec intégration de mécanismes citoyens dans la prise de décision.
- Souverainisme économique : volonté d'autonomie économique tempérée par la coopération internationale pour une moins grande dépendance aux puissances ultracapitalistes ou ultraconservatrices.

Affiliation nationale :
- Front Commun Constitutionnel (circonstances)

Affiliation internationale :
- aucune jusqu'à présent

Adhérents :
- 50 000

Représentation :
- à venir au Parlement, futures élections
- Environ 1100 maires affiliés sur 9013



En savoir plus


Le Mouvement du Lendemain est né dans un contexte de bouleversement profond de la société impériale, à la suite de l'Holocauste d'Estham du 25 décembre 2016. Face à l'effondrement moral, social et politique qu'a représenté cet événement, une partie de la gauche non communiste et non libérale a choisi de se réorganiser autour d'un projet de reconstruction nationale, faisant suite aux précédentes tractations qui avaient menées à une alliance plus profonde entre les différents partis de gauche préexistants et fragmentés. Le Mouvement du Lendemain incarne ainsi une tentative de dépasser les clivages traditionnels de la gauche en proposant une ligne à la fois consensuelle et ne reniant pas une forte coloration sociale, fondée sur la responsabilité, la solidarité et l'efficacité. Il attire particulièrement des profils issus du monde académique, des classes urbaines intermédiaires, des acteurs associatifs et des jeunes engagés dans les dynamiques citoyennes post-crise et une partie de la bourgeoisie intellectuelle. Sa ligne politique repose sur un compromis assumée entre transformation sociale et acceptation des contraintes économiques, ce qui en fait un acteur central mais parfois contesté du paysage politique impérial, notamment par la gauche plus radicale les accusant de trahison des idéaux de gauche, et par le centre-gauche qui croît qui leur reproche une vision dépassée des politiques sociales et pointe un programme jugé flou et en tension. Le parti continue de structurer son identité en tentant de concilier les anciens partis qui le compose, oscillant entre une volonté de gouverner et celle de porter une alternative durable aux dynamiques traditionnels de la gauche.


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Parti Communiste Radical



Présentation


Dirigeant(e) : le secrétaire général Lucien Bruguière

Dates clés :
1903 - fondation historique du mouvement communiste nordiste
25.12.2016 - Holocauste d'Estham, point de rupture politique majeur
04.2018 - VIIe Congrès du PCR et recomposition du parti

Fondateurs :
- Ghislain Bougie
- Achille Blanchet
- Éric Marais
- Marie-Paule Béliveau
- Serenity Battle


Mouvements affiliés :
- Union des Travailleurs Révolutionnaires (micro parti)
- Front Syndical de Lutte Ouvrière (syndicat)
- Ligue des Collectifs Communaux (micro parti)
- Mouvement des Jeunesses Populaires Unifiées (branche jeunesse)
- Réseau d'Éducation Populaire et Ouvrière (association)
- Coordination des Étudiants pour la Transformation Sociale (club étudiant)
- Collectif Aleuco-Communiste pour l'Autonomie Nationale (communisme natif)
- Plateforme pour l'Unité Socialiste Révolutionnaire Afaréen (petit parti afaréen)
- Cercle Internationaliste des Travailleurs (micro parti)

Médias affiliés :
- Futur Commun
- Chemin rouge (média numérique)
- Appel du Peuple (web-radio militante)

Positionnement :

- principal : extrême gauche
- courants internes : gauche et ultra-gauche

Extrême gauche à gauche radicale, révolutionnaire dans ses principes, tactiquement électoraliste et ancré localement

Idéologie :
- Communisme révolutionnaire adapté : volonté de transformation structurelle de l'État et de l'économie par une stratégie mêlant radicalité doctrinale et adaptation pragmatique et électoraliste au contexte politique actuel, << la révolution a plusieurs formes >>.
- Centralisme démocratique: organisation interne combinant débat encadré en amont et discipline stricte une fois la ligne définie, garantissant cohésion et efficacité militante.
- Avant-gardisme: conception du parti comme guide idéologique et politique des classes populaires, chargé d'éduquer, structurer et orienter le mouvement social révolutionnaire.
- Économie planifiée: promotion d'un modèle économique fondé sur la planification des ressources et de la production afin d'assurer égalité, stabilité et souveraineté économique, collectivisation partielle ou totale.
- Internationalisme socialiste et communiste: inscription dans des réseaux transnationaux et internationaux visant la coordination des mouvements révolutionnaires et la convergence des luttes à l'échelle mondiale en vue de l'émancipation totale des prolétaires.
- Loduarisme modéré : inspiration des modèles loduariens tempérée par une volonté d'adaptation aux réalités politiques, sociales et culturelles propres à l'Empire du Nord (empire qui devra être aboli).


Affiliation nationale :
- Aucune

Affiliation internationale :
- Union Internationale du Communisme et du Socialisme

Adhérents :
- 43 000

Représentation :
- à venir au Parlement, futures élections
- Environ 185 maires affiliés sur 9013



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Le Parti Communiste Radical connaît, à partir de 2018, une phase de recomposition majeure à la suite du VIIe Congrès organisé dans un contexte encore profondément marqué par le traumatisme de l'Holocauste d'Estham. Cet événement, en provoquant un réflexe d'unité nationale immédiat, avait temporairement marginalisé les forces les plus radicales dont le PCR. Toutefois, la normalisation progressive de la vie politique a rouvert des espaces d'expression à ces courants, permettant au PCR d'engager un processus de réunification ambitieux. Par ailleurs, certains observateurs notent que des campagnes d'ingérences étrangères, si maîtrisées par les pouvoirs impériaux, ont eu lieu et ont eu un impact favorable envers le PCR qui aurait bénéficié de cette ingérence. Sous l'impulsion de Lucien Bruguière, élu secrétaire général lors du VIIe congrès, le parti adopte une ligne dite de réalisme stratégique. Celle-ci maintient une rhétorique révolutionnaire tout en assumant une participation au jeu électoral et un ancrage territorial progressif. Cette orientation vise à éviter la marginalisation complète ou la dissolution du parti, tout en préparant, selon ses cadres, une transformation structurelle à long terme de l'État et de la société et en se servant des relais électoraux pour assumer la charge de parti d'avant-garde. Le PCR se distingue par une diversité interne particulièrement marquée issue de la dynamique d'unification des sensibilités communistes du pays pour saisir l'opportunité malheureuse crée par l'Holocauste. Cette pluralité, allant des anarcho-communistes aux loduaristes orthodoxes, constitue à la fois une richesse militante et une source constante de tensions. Le compromis repose sur une organisation fortement centralisée inspirée du modèle du centralisme démocratique (notamment celui du PEV velsnien), où le débat interne est toléré jusqu'à la décision, après quoi la discipline devient stricte et non négociable. L'influence extérieure, notamment estalienne, reste un facteur structurant, mais aussi un tabou et un non-dit dans certains segments du parti, en particulier dans les réseaux syndicaux. Enfin, le PCR revendique un rôle international affirmé à travers son engagement dans l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme. Cette appartenance dans une logique transnationale constitue pour lui à la fois un levier stratégique en lui permettant des relais internationaux, des soutiens concrets, et est un élément de légitimation dans un environnement politique où sa position reste fragile, mais en reconstruction et plus favorable qu'auparavant.


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LA VRAIE RÉVOLUTION



Présentation


Dirigeant(e) : Claire Vallotton

Dates clés : 13.05.2008 : scission du PCR

Fondateurs :
- Claire Vallotton
- Michaël Sadoul
- Patrice Azéma

Mouvements affiliés :
- Brigades Syndicales Marxistes

Médias affiliés :
- Rouge Toujours (presse écrite)
- l'Appel du Peuple

Positionnement : extrême-gauche

Idéologie : bolchévisme-léninisme

Affiliation nationale : Aucune

Affiliation internationale : Aucune pour le moment

Adhérents : 8 000

Représentation : Aucune




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Le parti LA VRAIE RÉVOLUTION est né d'une scission avec le Parti Communiste Radical que certains de ses adhérents ont jugé devenu trop réformiste. Ce réformisme viendrait du fait d'accepter le jeu démocratique "bourgeois" qui serait truqué par avance et de renoncer à la révolution totale. LVR décrie une revendication révolutionnaire de façade et pense que le parti n'aurait pas dû abandonner la voie de l'insurrection armée (toujours officiellement dans les textes du PCR mais pas appliqué). LVR conserve donc une vision très orthodoxe de la révolution et adopte également les principes "bourquistes" (du nom du théoricien Jean-Paul Bourque) de la révolution permanente et mondiale, supposant que le communisme ne peut triompher que lorsque les pays du monde entier seront balayés par la révolution prolétarienne.


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Parti Solidariste et Unioniste



Présentation


Dirigeant(e) : Cyrille Matthieu

Dates clés : 28.03.2017 fondation du parti

Fondateurs :
- Cyrille Matthieu (ancien député PSI)
- Jean-Paul Moriceau (ancien président de GC)
- Andrée Simon (ancienne députée PSI)

Mouvements affiliés :

Médias affiliés :
- Xenos (presse écrite)

Positionnement :
Principal : centre-gauche
Courants internes : centre et gauche

Idéologies :

Solidarisme : Doctrine centrale du parti fondée sur le principe survivre pour autrui, combinant altruisme social, responsabilité collective et pragmatisme politique. Le PSU considère que la survie nationale passe par la solidarité active entre individus, territoires et institutions.
Humanisme reconstructionnel : Vision politique orientée vers la réparation du tissu social après Estham, avec une attention particulière portée à la santé mentale, à la cohésion nationale et à la dignité humaine.
Unionisme : Volonté de renforcer les pouvoirs locaux, de décentraliser, accord avec l'idée de pays constitutif pour les outremers voir les natifs aleuciens.
Social-démocrate : Accès universel aux soins, réforme de l'éducation vers plus de flexibilité, protection des travailleurs et réduction des inégalités sans rupture avec l'économie de marché.
Mémorialisme : Intégration du traumatisme national comme fondement moral des politiques publiques, avec une vigilance constante contre toute dérive autoritaire ou déshumanisante.
Responsabilisme : Soutien à une armée forte et moderne, mais encadrée par des principes éthiques, avec une capacité d'intervention justifiée non seulement par les intérêts impériaux mais aussi par des considérations humanitaires.
Universalisme impérial : Promotion d'un Empire influent par l'exemple, la diplomatie et la coopération, visant à inspirer

Affiliation nationale :
- Front Commun Constitutionnel (circonstances)

Affiliation internationale :
- Aucune

Adhérents :
- 200 000

Représentation :
- à venir au Parlement, futures élections
- Environ 700 maires affiliés sur 9013



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Le Parti Solidariste et Unioniste, né de l'aile gauche de l'ancien PSI, d'une partie des écologistes et des sociaux démocrates de l'ancienne gauche, s'inscrit comme l'une des principales tentatives de refondation du centre-gauche impérial après l'effondrement de ce même Parti du Soutien Impérial après l'Holocauste d'Estham. Refusant à la fois le repli individualiste et la radicalité révolutionnaire, ainsi que l'essoufflement des mouvements socialistes historiques, il propose cherche une voie médiane fondée sur la reconstruction tant économique que sociale et psychologique, la solidarité, la réforme du modèle impérial et des concepts plus abstraits d'humanisme.

Sa force réside dans sa capacité à articuler mémoire des victimes de l'Holocauste en étant le parti le plus actif à ce sujet et action par ses différents mouvements satellites qui ont oeuvré envers les réfugiés et qui ont structuré un encrage local notamment via des maires en Afarée, et dans l'ouest de la métropole. Le PSU cherche ainsi à incarner une réponse humaine à une crise historique, en mettant l'accent sur le soin, la cohésion et la dignité, parlant ici aux victimes, aux intellectuels, aux jeunes et aux élites démocrates. Toutefois, cette position d'équilibre le place dans une situation délicate : concurrencé sur sa gauche par des mouvements plus radicaux et sur son centre par des forces plus libérales qui peuvent plaire davantage à la bourgeoisie, il doit constamment démontrer sa capacité à transformer ses principes souvent abstraits et même philosophiques en politiques concrètes. Malgré cela, son ancrage syndical plus important que les libéraux traditionnels, territorial notamment par la sympathie des outremers et intellectuel lui confère une influence durable dans le paysage politique impérial, également grâce à son discours différent et nouveau.

Le PSU se veut moins un parti de rupture qu'un parti de reconstruction, de transformation, de réconciliation nationale comme internationale, entre l'Histoire douloureuse et le futur qu'il faut nécessairement aborder, la puissance d'un pays et son humanité dans un Empire profondément marqué par son histoire récente, divisé entre partisans de la continuité, voix antimonarchique particulièrement à gauche et à l'extrême droite, indépendantistes, autonomistes, réfugiés d'Estham, populations rurales attendant des changements profonds, etc.


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Alliance Chrétienne Démocrate



Présentation


Dirigeant(e) : Godefroy Deniau

Dates clés : 10.04.2017 : fondation du parti

Fondateurs :
- Godefroy Deniau (ancien député PSI)

Mouvements affiliés :
- Union des Communautés Paroissiales Civiques (UCPC) : réseau de structures locales mêlant engagement religieux et action sociale
- Cercle Saint-Augustin : groupe intellectuel chrétien-démocrate influent dans l'élaboration programmatique
- Initiative Sociale Familiale (ISF) : organisation engagée dans les politiques familiales et la protection sociale
- Mouvement des Jeunes Démocrates Chrétiens (MJDC) : branche jeunesse du parti / scoutisme

Médias affiliés :
- La Voix Concordataire (presse écrite)
- Foi et Cité (radio)

Positionnement :
Principal : centre à centre-droit
Courants internes : centre social, conservatisme modéré, humanisme chrétien

Idéologie :
- Démocratie chrétienne : concilier foi, démocratie et pluralisme dans un cadre institutionnel stable
- Humanisme social chrétien : primauté de la dignité humaine, équilibre entre solidarité et responsabilité individuelle
- Économie sociale de marché : régulation de l'économie pour garantir justice sociale sans entraver l'initiative privée
- Subsidiarité : valorisation des échelons locaux, des corps intermédiaires et des communautés, décentralisation
- Conservatisme sociétal modéré : attachement aux valeurs familiales et culturelles, avec adaptation très progressive aux évolutions sociales, encore anti-avortement

Affiliation nationale :
- Front Commun Constitutionnel (circonstances)

Affiliation internationale :
- Aucune

Adhérents :
- 12 000

Représentation :
- à venir au Parlement, futures élections
- Environ 250 maires affiliés sur 9013




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L'Alliance Chrétienne Démocrate incarne le retour d'une tradition politique longtemps absorbée puis effacée du paysage nordiste pa r des ensembles plus grands. Héritière indirecte du Parti Catholique des Démocrates, elle promeut la réintroduction d'une dimension morale et spirituelle dans la vie publique sans remettre en cause les fondements démocratiques et pluralistes de l'Empire, ni la liberté de croyance.

Sa renaissance intervient dans un contexte de rupture historique comme beaucoup de partis récents. L'Holocauste d'Estham a profondément bouleversé les repères collectifs, ouvrant un espace pour des forces politiques capables de proposer à la fois stabilité, sens et reconstruction. L'ACD profite du réflexe de sécurité des croyants du pays pour capitaliser sur la religion.

Il défend une vision organique de la société, où l'État n'est ni omnipotent ni absent, mais agit en soutien des communautés naturelles : familles, associations, collectivités locales, paroisses. Cette approche se traduit par une forte insistance sur la subsidiarité, perçue comme un rempart contre la centralisation excessive, mais aussi contre l'individualisme désagrégeant. Sur le plan économique, l'ACD est partisan d'une économie sociale de marché, un social libéralisme. Elle soutient les entreprises, notamment les PME, tout en plaidant pour des mécanismes de solidarité robustes, en particulier dans les domaines de la santé, de l'éducation et du soutien aux familles pour encourager la natalité.

Enfin, l'ACD joue un rôle particulier dans la recomposition politique post-Estham : celui d'un pont entre les sensibilités. Sa participation au Front Commun Constitutionnel illustre cette vocation à rassembler au-delà des clivages traditionnels, dans une logique d'unité nationale temporaire mais nécessaire. Dans un paysage marqué par la montée des radicalités et des recompositions idéologiques profondes, l'Alliance Chrétienne Démocrate tente ainsi d'incarner une forme de continuité apaisée, fondée sur la foi, la raison et la responsabilité. Elle se distingue des conservateurs par son attention plus importante à la dimension sociale et par son acceptation légèrement plus importante des évolutions sociétales malgré un certain conservatisme, notamment sur l'avortement.


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