09/04/2019
20:18:36
Index du forum Continents Eurysie Latrua

Activités étrangères en Latrua

Voir fiche pays Voir sur la carte
645
Activités étrangères en Latrua.

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants en Latrua. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur de Latrua, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
Personnages immunisés contre les tentatives d'assassinat :
(Rappel des règles)
- Vasiliy Shulichenko : Président de la République de Latrua
- Sergey Shulichenko : Chanteur marié au Président de la République depuis 1998
- Grigory Leps : Chanteur nommé Artiste de la République de Latrua par le Président en 2015
0
https://i.imgur.com/srsJpjA.jpeg


Ce message est le dernier que vous recevrez de nos brouteurs.
5771
Les Mähreniens sont là !

Le traité de Vrarany était, par bien des aspects, l’un des accords les plus ambitieux signés par la Confédération Mährenienne depuis son indépendance pleine des totales des forces kah-tanaise. En fait, à bien y regarder, il devait même faire partie de cette minorité de traités dont la nature, de part leur contenu et les volontés ayant amené à leur édification, dépassait celle de la simple entente économique ou culturelle pour devenir quelque chose d’autre. Un pari sur l’avenir, peut-être. En tout cas un exercice de construction diplomatique dont l’ambition apparaissait clairement à quiconque se renseignait sur la façon dont on pouvait s’en saisir. Le plus étonnant, à ce titre, fut peut-être de constater à quel point les mähreniens s’en saisirent, et de quelle manière.

Il existe de nombreux clichés sur les kaulthes – et les mähreniens par extension. Nés d’une histoire séculaire et du dénouement violent de la guerre civile ayant divisé l’Empire en deux pays distincts et renversé son gouvernement au profit du communalisme. Ces clichés sont une espèce d’équivalent centre-eurysien de l’orientalisme qui alimentait toute la vision occidentale du Nazum et de l’Afarée septentrionale à la grande époque de la colonisation, puis des guerres de libération : on essentialise ainsi le kaulthe pour en faire un peuple travailleur, emprunt de religiosité, maussade et rigide. On s’amuse aussi à imaginer le kaulthe sédentaire, passablement ignorant sur le monde, moins par manque d’éducation que par manque d’intérêt.

Autant de clichés qui, s’ils pouvaient côtoyer la vérité de très loin du temps de la féodalité impériale, n’ont vraisemblablement plus grand-chose à voir avec la réalité. D’autant plus qu’il fallait pour de bon séparer kaulthe et mährenien : plus d’une génération de séparation avait fini de donner aux deux entités des références culturelles et politiques distinctes.

Le mährenien moderne était donc, à l’inverse des clichés, tout à la fois cosmopolite et terriblement entreprenant. Biberonné à dix ans de miracle économique et d’éducation communaliste, il n’avait qu’une peur : être à nouveau enclavé entre ses montagnes, coincé dans une eurysie brutale, raciste et fermé. Concevant l’Empire et la brève domination monastique de son territoire comme autant d’accidents historiques, toute opportunité qu’on lui présentait de s’ouvrir sur le monde, et plus important, de s’en faire connaître était aussitôt saisit et exploitée jusqu’à ses derniers retranchements.

Quoi que quatre fois plus peuplée que la Confédération, la République du Latrua ne l’écrasait pas en termes de PIB. Les effets économiques du traité furent ainsi les premiers à se faire sentir et en l’espace de quelques mois, des produits mährenien commencèrent à arriver sur les étales de grandes surfaces et de boutiques spécialisées. Informatique et téléphonie mobile, biens en plastique recyclés, programmes et solutions bureautiques, quelques voitures et autres appareils aux normes kah-tanaise. L’économie mährenienne semblait viser le consommateur courant et l’industrie lourde, au moins dans les secteurs de la haute technologie. Sur un plan un peu plus anecdotique, ce fut aussi l’occasion de voir fleurir quelques boutiques de marque de vêtement et de labels musicaux mähreniens dans les grandes métropoles, ainsi que de konbinis et d’enseigne de restauration milieu de gamme faisant la promotion de la nourriture traditionnelle de la confédération montagnarde. Fromage fondu, Vins, fromages, tartiflette et autres fondus et beignet à la charcuterie et au vin blanc.

Au-delà de cet aspect relativement mercantile, l’effet le plus visible fut l’arrivée soudaine des premiers étudiants en échanges, lesquelles avaient opté pour une destination un peu moins lointaine que les habituels pays partenaires de l’Internationale Libertaire. Tout le monde ne souhaitait pas partir cinq mois dans une région aussi lointaine que le Grand Kah où la très étrange commune de Kotios. Certains préféraient une dose somme toute assez modérée d’exotisme, et expérimenter par la même des cultures et des systèmes économiques extérieurs au bloc libertaire.

Les lycéens étaient sans conteste les représentants modèles de leur pays. Issus d’une génération qualifiée de « paradoxale » par les sociologues mähreniens eux-mêmes, ils étaient à la fois politisés, cyniques, à l’aise avec la technologie, et essentiellement concentrés sur leurs études et le caractère « enrichissant » de ces échanges. Ce furent leurs aînés, ceux qui étaient en âge d’aller à l’université, qui se forgèrent une place dans les légendes de la nuit latruante.

La scène de la nuit mährenie était un lieu particulièrement actif, d’abord biberonné aux sorties kah-tanaise avant de trouver sa propre indépendance tout an squats, en DJ set plus ou moins clandestins et en impressionnantes mobilisations artistiques, musicales, militantes, souvent tout ça à la fois. Foyer de contre-culture rare dans une eurysie centrale somme toute assez sage, cette jeunesse n’hésitait pas un seul instant à animer les villes où elle s’exilait, formant rapidement des associations d’élèves en échange, organisant des festivals musicaux, cinématographiques, politique, se mêlant avec les scènes locales et essayant spontanément d’ouvrir des dialogues partout où cela était possible.

Cette effervescence dépassait largement le cadre estudiantin, et les termes mêmes de l’accord de Vrarany ouvraient la voie à d’importantes collaborations artistiques entre les deux nations. Bien sûr le gouvernement conservateur avait sa petite idée sur comment celle-là devait s’organiser et prendre forme. Il n’était pas question, ici, de donner une image trop moderne de la confédération, et la priorité fut d’abord donnée aux expositions d’Art pompier, reliques germaniques diverses et souvenirs divers de la période impériale. Les collaborations entre musées et galeries furent organisées avec soin autour d’expositions aux titres choisis et à haut retentissement médiatique.

Outre ces collaborations très officielles, propres sur elles et prompt à satisfaire la classe politique ainsi qu’un certain auditoire de touristes et de familles endimanchées, des collaborations souterraines un peu plus foisonnantes furent organisées pour présenter des artistes modernes part et d’autres de la frontière, faisant l'évènement dans les salles municipales et communes, les squats d'artistes, les salons les plus chics iu in et, évidemment, les galeries d'art de tout standing. Dans le même temps, les premières collaborations débutèrent entre producteurs. Des disques de musiques commencèrent à passer les barrières douanières et quelques émissions télévisées eurent droit à des productions bilatérales du plus bel effet.
6663
https://i.pinimg.com/736x/05/4a/5f/054a5f0979667012205b8a4fab36d627.jpg

Base militaire Mährenienne en Latrua.

Les « Force de Défense Mährenienne », nom donnée à l’armée de la Confédération, n’avaient pas perdu un seul instant pour installer la base militaire prévu dans les termes du Traité de Vrarany. Les Mähreniens avaient proposés une implantation au sud est du territoire, soit à proximité de la Retsvinie où, pour citer les officiers mähreniens en charge des travaux, la Confédération avait des « intérêts ». Plus précisément, il semblait en fait que le gouvernement confédéral craignait de voir la dictature en place dans la région, largement soutenue par le régime fasciste de Rimaurie, devenir à terme un danger pour tout les partenaires et alliés du monde libertaire.

C’est que depuis l’attaque contre l’Altrecht, les communalistes avaient tirés la conclusion qu’il était acceptable aux yeux de certains pays de voir les anti-communalistes ouvrir le feu sur les communalistes – sans répercussions. Pire encore. La mobilisation de l’OND, qui avait bombardée de missiles les alliés de l’Altrecht lorsqu’ils avaient organisés une réponse aux tires initiaux du régime Hotsalien, semblait démontrait que le pan le plus organisé et vindicatif du monde libéral assumait de défendre de son corps des régimes fascistes, pour autant que ceux-là fassent leur sale boulot.

Conclusion attendue par les éléments les plus radicaux du monde libertaire, qui avaient toujouts voués une (saine) déterstation aux « démocraties » libérales et à leurs inévitables relands d’oligarchisme impérialiste, mais qui avait un peu plus échaudées les modérés en tout genre, lesquels espéraient sans doute que l’illusion libérale d’un traitement égal entre les nations durerait un peu plus longtemps.

En bref, Latrua – de par son accord de développement aéronautique et son alliance défensive avec la Mährenie, s’était taillée une place de choix parmi le rang des pays « justes », à comprendre, inexplicablement libres du contrôle de l’OND et inexplicablement détachées des intérêts agressifs et impérialistes de l’Organisation et de ses membres. Il faut croire que le goût des missiles teylais n’était pas passé, chez les officiers généraux de la Force de Défense Mährenienne. Toujours est-il, leur base au sein de la République avait été construite à une vitesse expresse, largement accélérée par la nature pré-fabriquée du gros de ses installations.

En quelques semaines, en avait creusé des pistes pour les avions de la patrouille de soutien, et établit des casernes, messes, centre de commandement et d’écoute, lesquels avaient ensuite été progressivement renforcés de bâtiments permanents : radards, installations d’habitation en dur, lieux de réception pour officiels mähreniens ou latruants en visite. Et justement, on avait décidé d’inviter des représentants du gouvernement pour visiter l’état final de la « Base Militaire de Soutien en Latrua », lesquels avaient eu droit à un repas avec les principaux officiers de la base et à un tour documenté des installations d’observation et des hangars d’appareil.

Le commandant de la base, un certain Jonas Bergler, avait pris les devant, traversant d’un pas lest les couloirs reliant les salles de contrôle aux hangards, eux-même construit au dessus de bunkers où l’on stockait les munitions et piéces détachées des appareils. Le hangar en lui-même était long de plus d’une centaine de mètres. Des avions de combat et un unique bombardier étaient alignés dans leurs niches, une poignée de techniciens discutaient autour de terminaux, l’un d’eux était monté sur une machine outil et semblait souder des composant entre eux. Jonas acquiesça.

« Non, effectivement. Vous n’aurez pas manqué de remarquer que nous n’avons pas activé notre traité d’alliance lorsque les bombes Hotsaliennes ont commencées à tomber sur nos villes.
Ni quand les missiles teylais ont suivit », fit remarquer Valeria Binger d’un ton égal. L’adjudante avait ce ton toujours si serviable, quoi qu’il arrive c’était comme si elle vous donnait l’heure. Jonas acquiesça.

« La vérité c’est que nous aurions sans doute pu. Même si nous n’étions pas la cible initiale des bombardements – ils visaient nos alliés en Altrecht, la Confédération s’est tout de même pris quelques bonnes volées de missiles sans avoir déployé le moindre soldat hors de ses frontières.
C’est plutôt ironique, de la part des fascistes, de n’avoir aucune race. Vous ne trouvez pas ?
Valeria.
Désolé, commandant. »

Elle leva distraitement le nez, fixant ses yeux sur deux techniciens qui resserraient une poutrelle sous le toit du hangard. Son commandant secoua la tête. Le bombardement de l’aéroport internationale de Sankt Josef restait à cette heure un traumatisme indépassable et il était devenu difficile d’évoquer l’Hotsaline et ses alliés Teylais auprès des mähreniens sans provoquer des réactions assez diverses mais systématiquement acides. Il n’avait pas fallut grand-chose pour que la confédération, jusqu’à peu candidate à l’OND, abandonne tout désir de se rapprocher du bloc libéral. Vraiment, c’était simple comme un bombardement en temps de paix.

Ils avaient terminé de traverser le hangard, et se trouvaient désormais face au bombardier. Jonas plaonta les mains dans les poches de son treillis d’uniforme, acquiesçant comme s’il admirait les caractéristique d’un animal de ferme mis en vente à une quelconque foire agraire. Un animal de ferme particulièrement doddu et coûteux.

« C’est ici que la coopération aéronautique entre nos deux pays peut trouver tout son sens, messieurs-dames les représentants. Vous voyez cet appareil ? C’est un MBF-201 "Styx", conception kah-tanaise. Le premier vol de ce bébé s'est fait en 2012. »

Il sortit les mains de ses poches et approcha de l’appareil, indiquant à ses invités de le suivre.

« En terme de désignation c'est un bombardier stratégique furtif. Il est capable de volser à une vitesse maximale tout juste inférieure à mach 1, avec un rayon d'action de huit mille kilomètres. À vide ils pèsent pour 22 tonnes, armés on monte à 45 tonnes. Je vous laisse calculer ce que ça fait en explosifs embarqués.

Ceci, messieurs, est une arme de dissuasion. J'irai même jusqu'à dire, l'aboutissement ultime de toute doctrine de dissuasion moderne. Le MBF est capable de pénéter profondément dans l'espace aérien ennmie sans être détecté pour y frapper des infrastructues stratégiqus avec une précision de chirurgien. Son emprinte radar est minimale, d'où ce joli profil d'aile. 
»

Il secoua la tête et posa une main sur le flanc de l’appareil. Le blindage était glacial.

« Bien sûr les évènements de 2017 nous apprennent que la dissuasion ne sert à rien contre un adversaire destiné à vous nuire, et soutenu par la première alliance militaire mondiale. Dans ces conditions tout ce qui compte c’est de pouvoir rendre coup pour coup, de faire assez mal à nos ennemis pour qu’ils lâchent la prise, battent en retraite. L’OND n’a pas encirs assez saignée pour avoir bien compris la leçon, mais elle a au moins compris que nous ne sommes pas du genre à nous laisser faire. Et ceci, messieurs-dames, n’y est pas pour rien. »

Le commandant haussa les épaules avant de replonger les mains dans les poches de son treillis. Il s’éloigna du bombardier.

« Cet appareil... Est de conception kah-tanaise. Et à ce stade la Mährenie n’est pas capable d’aligner la chaîne de production nécessaire pour construire de tels engins, et nous sommes en partie dépendant du bon vouloir de nos alliés traditionnels. Mais j’ai bon espoir que la collaboration entre nos deux gouvernements permettra de régler ce problème. J’ai bon espoir que dans les prochianes années, les appareils dans ce hangar soient tous de conception latrua-mährenienne. Ensemble, messieurs-dames, nous seront en mesure d’assurer seuls notre sécurité. »

Il pencha la tête sur le côté et acquiesça.

« Bien. Si vous voulez bien me suivre, la suite de la visite est dans cette direction. »
3403
La formation des représentants neutres.


Erkle Chakhunashvili se retrouva, seul, dans un petit groupe de personnes. Ils étaient à l'aéroport international de Dzyun Tovli, attendant les instructions d'un délégué Latruant. Ils avaient toustes été choisis pour mener une mission cruciale. Superviser et organiser le référendum d'autodétermination négocié lors du Sommet de Morovsk. Il regarda autour de lui. Il ne voyait que des gens visiblement dans le besoin ou n'ayant pas l'air de faire partie de la petite bourgeoisie du pays. Le délégué se mit à parler.

- "Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Artūrs Vītiņš et je vais vous accompagner tout au long de votre séjour au Latrua, qui ne sera pas une partie de plaisir ou un voyage, mais bien une formation stricte. Vous avez été choisis minutieusement par vos Communautés et par nos services. Des qualités très précises vous ont permis d'être sélectionné, comme par exemple, votre nonchalance ou votre non-intérêts objectif pour l'un des deux camps. Pas rancunier envers le Code Communautaire ou envers l'Etat des Quatre Vallées."

Il laissa un petit blanc comme pour observer si son auditoire était réceptif. Il devait être satisfait puisqu'il continua.

- "Enfin, bref, nous vous donnerons les détails une fois arrivés."

Après plusieurs heures d'avion, tous les représentants arrivèrent en entier à Vrarany, malgré des turbulences terribles, caractéristique de région du Nazum du Nord, parsemer de montagnes légendaires. Erkle, suivait le mouvement. Artūrs fis visiter la ville aux représentants, les adresses importantes, les choses à faire à ne pas faire et bien sur le bâtiment dans lequel ils allaient être logés et être formé. Au programme, deux mois de formation intensive incluant le maniement d'une arme en cas d'urgence, des test de personnalité, l'apprentissage des procédures à respecter, des évaluations en conditions réelles et des séances de sports régulières. Les représentants devaient être prêts et donc stimulés, apeurés, secoués lors de cette formation pour réagir de manière adaptée. Sachant que le situation risque de dégénérer, même si les deux parties, on promit de ce tenir tranquille. En effet, celles-ci ne contrôlent pas parfaitement leurs forces, alors de potentielles affrontements risques d'advenir dans tout le pays.

L'objectif des Latruant en finançant cette opération est double. Premièrement, on retrouve le désir sincère des dirigeants Latruant de développer une paix durable au sein des Quatre Vallées. Sincère, car ceux-ci n'ont aucun impératif et quasiment aucun avantage à pousser une paix dans un pays aussi loin du leur, enclavé et n'ayant aucune valeur géopolitique les concernant. Toutefois, sans engager la sécurité de leurs concitoyens. Deuxièmement, si l'on pousse plus loin l'analyse, le Latrua, en défendant une solution pacifique dans les Quatre Vallées, devant de potentielles partenaires majeures tel que le Slaviensk et Karty, se positionne en tant que diplomatie neutre et essentielle dans une région où les tensions sont très fortes. Cet avantage permettrait au Latrua de jouir d'un grand prestige à l'international et donc d'obtenir des accords commerciaux ou militaires plus facilement.

Dans tous les cas, cette pression internationale poussant les deux entités en conflits dans les Quatre Vallées, à de grandes chances d'être bénéfique pour les Lav P'iri, même si le référendum ne réglera pas tous les problèmes. Il permettra seulement à la partie gagnante d'obtenir une position extrêmement avantageuse, qui lui permettrait, si ses dirigeants sont compétant, de mettre fin plus facilement à ce qu'il considère comme ses ennemis. La récente adhésion du Code Communautaire à la Confédération Socialiste du Nazum pourrait compliquer les relations nouvellement créées avec le Latrua, le Slaviensk et Karty, mais en cas de victoires du Code Communautaire lors du référendum, les Quatre Vallées pourront enfin entamer les changements attendus par ses peuples depuis plus 20 ans.

352
PUB ALLOUMNAISE

NOVAFEST MUSIC

La Capitale d'Alloumni, Nucleus accueille sont premier festival de musique visant à inviter les tourisme à venir sur le territoire d'Alloumni


Image

LES 6 TETE D'AFFICHE DES ARTISTES ALLOUMNIEN/ALLOUMNAISE AU NOVAFEST MUSIC

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Le NovaFest Music sera du 03/07/2019 de 14H00 à 00H, chaque jour 2 artiste tête d'affiche et 8 autre artiste, donc 10 artiste par jour.
15477
https://i.imgur.com/ukrIk8U.png

L'Axe de Vrarany : comment notre alliance la plus récente est devenue l'héritage inattendu de la Révolution.

Alors que la Mährenie est secouée par une crise sans précédent, que le gouvernement de la Liste Nationale s'effondre sous la pression populaire et qu'un double pouvoir s'installe à Sankt Josef, un pan entier de notre politique étrangère semble miraculeusement épargné : le partenariat stratégique avec la République du Latrua. Unique héritage diplomatique du régime même que la rue cherche aujourd'hui à faire tomber, le Traité de Vrarany continue pourtant de fonctionner. Comment expliquer ce paradoxe diplomatique ? Enquête sur une alliance qui pourrait bien survivre à ses propres créateurs.

https://i.imgur.com/UPqTfo4.png

Par la Tribune de Mährenie - 19 03 2019
Il y a à peine deux ans, l'échiquier politique mährenien s'est figé dans une nouvelle et fragile réalité. La Liste Nationale, ce mariage de raison entre le centre, la droite économique et la frange nationaliste, tenait alors les rênes du pouvoir. Son arrivée à la Chancellerie, fruit d'une implosion de la gauche autant que d'un partenariat électoral, avait laissé un goût amer à une grande partie du pays. Vulnérable, en quête de légitimité et hantée par l'héritage toujours vivant des violences d'extrême droite, la coalition dirigée par le chancelier Klaus Richter avait besoin d'un coup d'éclat. Elle cherchait une victoire en mesure de prouver sa capacité à garantir ne serait-ce que l'impression de tenir les éléments communs du programme de la Liste Nationale.

Début 2017, une délégation menée par le Commissaire aux Affaires Étrangères Viktor Baumgartner, se rendait en République du Latrua pour sceller ce qui allait devenir le fait diplomatique le plus marquant du mandat de la Liste Nationale : le Traité de Vrarany. Présenté à l'époque comme un "partenariat historique", cet accord était, et reste, l'un des plus ambitieux jamais signés par notre jeune Confédération. Dépassant le simple statut d’accord commercial, le texte préparait en fait une alliance profonde sur quatre piliers stratégiques. Le plus fondamental, celui qui répondait directement aux angoisses existentielles de la Confédération, était le volet militaire. Un pacte d'assistance mutuelle, une clause de défense liant notre destin à celui du Latrua, complété par l'organisation d'exercices communs et, fait sans précédent, l'autorisation d'établir une base militaire mährenienne sur le sol latruant. Le second pilier, économique et industriel, promettait de briser notre enclavement en abaissant les droits de douane et, surtout, en lançant un programme conjoint de développement aéronautique visant une future autonomie stratégique. Enfin, les volets circulatoire et culturel venaient parachever l'édifice, tissant des liens entre nos peuples par-delà les gouvernements.

Aujourd'hui, ce traité est le legs le plus solide d'un gouvernement aujourd'hui vilipendé, délégitimé, mis sous tutelle par le Comité Central des Communes. Klaus Richter, Anna Ziegler, Ewald Reiner, les architectes de cette alliance, sont précisément ceux que la Révolution de septembre a désignés comme ses adversaires à abattre. Comment l'héritage le plus structurant d'un régime honni peut-il non seulement survivre à sa chute, mais devenir un atout potentiel pour ses propres fossoyeurs ?

En 2017, le ciel de Sankt Josef s'est déchiré sous une pluie de missiles hotsaliens et teylais, pulvérisant déjà la verrière de notre aéroport international, et puis l'illusion de sécurité et de compétence sur laquelle la Liste Nationale avait bâti son peu de légitimité. Face à un traumatisme national dont il est encore trop tôt pour tirer des ocnclusions, la réponse de l'exécutif est largement considérée comme un exemple parfaitement exécuté de faillite politique. Le discours du Chancelier Klaus Richter, le soir même, restera dans les annales comme un moment de déconnexion totale. Alors que le pays, endeuillé et furieux, attendait un cap, une parole forte, le gouvernement jugea bon de lui donner un appel à la "médiation", une condamnation vague, sans nommer les coupables, une mollesse insoutenable face à un acte de guerre manifeste. Le Chancelier semblait plus préoccupé par la sauvegarde d'un équilibre diplomatique dors et déjà brisé que par l'incarnation de la colère légitime de son peuple.

Le vide laissé par Richter fut immédiatement comblé par l'excès inverse. Le lendemain, son Commissaire à l'Intérieur, Ewald Reiner, dans une manœuvre perçue par tous comme un coup de force, décréta unilatéralement l'état d'urgence, exhumant pour l'occasion la "loi scélérate" qui avait fait chuter le gouvernement Rossmann un an plus tôt. En l'espace de vingt-quatre heures, le gouvernement de la Liste Nationale était apparu à la fois faible face à l'ennemi extérieur et tyrannique envers son propre peuple. L’opposition latente à la liste nationale, qui n'était jusque là qu'une contestation sociale et syndicale latente, évolua pour devenir un authentique soulèvement populaire.

Des manifestations massives, d'abord pacifiques, envahirent les rues de la capitale. Le point de non-retour fut atteint sur un pont de Sankt Josef, lorsque la panique, la brutalité de certaines unités de la Garde et, semble-t-il, la présence de provocateurs d'extrême droite, transformèrent une confrontation tendue en un massacre. La grenade qui a volé la vie de Nathalie Eich, une assistante sociale jusqu'alors anonyme, et des autres "Martyrs du Pont", a enterré l’hypothèse d’un retour au calme..

Dès lors, l'autorité de l'État s’est purement et simplement évaporée. Des bataillons entiers de la Garde Confédérale firent défection : refusant d'obéir aux ordres de répression, allant jusqu'à "fraterniser" ouvertement avec les manifestants. Dans les bastions industriels de Laschborn et d'Ustarine, les comités ouvriers et les communes – aux mains des partis politiques de gauche – prirent de facto le contrôle du territoire, organisant leurs propres milices pour assurer l'ordre. Le gouvernement Richter, barricadé dans le quartier de la Convention, semblait régnait sur un appareil d’État de plus en plus circoncis. C'est dans ce vide que naquit une nouvelle légitimité. Chassés de la Commune Supérieure de Sankt Josef par une majorité loyaliste mais impuissante, les représentants du peuple insurgé prirent le contrôle de la Chambre de Commerce, temple de l'idéologie de leurs adversaires, pour y fonder le Comité Central des Communes. Une nouvelle autorité prétendant à la fois remplacer la Commune de Sankt Josef et fédérer les autres communes insurrectionnelles, instaurant de fait une situation de "double pouvoir" caractérisant à cette heure la Confédération.

Le seul pilier de la Liste Nationale restant curieusement intact, à ce jour, est le Traité de Vrarany. Logiquement, tout aurait dû concourir à son annulation. Un mouvement né dans la rue, porté par une coalition de forces communalistes, syndicales et progressistes, devrait par nature répudier les accords signés par une coalition de droite qu'il considère comme un ennemi de classe. Les figures de proue de cette révolution ont toutes bâti leur carrière politique en opposition aux principes incarnés par le gouvernement Richter-Ziegler-Reiner.

L'alliance avec le Latrua fut, rappelons-le, conclue par des hommes que la révolution a désignés comme ses cibles. Viktor Baumgartner, le signataire, est un membre éminent de l'Union Nationale, ce parti national-conservateur dont les milices informelles sont aujourd'hui accusées d'agresser nos camarades dans la rue. Le traité a été ratifié sous l'égide d'un gouvernement dont la Commissaire à l'Économie, Anna Ziegler, rêvait de démanteler notre modèle coopératif, et dont le Commissaire à l'Intérieur, Ewald Reiner, a tenté d'imposer un état d'urgence liberticide. Ce pacte est, par naissance, un symbole du pouvoir que le peuple cherche à renverser.

Dès lors, la question centrale, celle qui résonne dans les couloirs animés de la Maison du Peuple et, on le suppose, dans les chancelleries étrangères qui nous observent avec perplexité, est la suivante : pourquoi ? Pourquoi le Comité Central des Communes, si prompt à défier l'autorité de l'État sur chaque aspect de la politique intérieure, du contrôle des usines à l'organisation de la voirie, observe-t-il un silence si parfait sur ce pan majeur de notre politique étrangère ? Pourquoi les échanges économiques, culturels et, plus stupéfiant encore, militaires avec la République du Latrua se poursuivent-ils avec une normalité déconcertante, comme si la Révolution n'était qu'un banal remaniement ministériel ? L'axe Vrarany-Sankt Josef, loin de s'effondrer sous le poids des grèves et des affrontements, semble bénéficier d'une étrange immunité, une inertie fonctionnelle qui déconcerte autant qu'elle ne rassure.

Le volet le plus sensible, et pourtant le plus emblématique de cette continuité, est militaire. Alors que notre propre Garde Confédérale se fracture entre unités mutinées rejoignant les communes et bataillons loyalistes bouclant le centre de la capitale, la base militaire mährenienne établie sur le sol latruant demeure pleinement opérationnelle. Nos soldats, déployés pour assurer la sécurité régionale et servir d'avant-poste stratégique, n'ont reçu aucun ordre de rapatriement de la part du gouvernement Richter, paralysé, ni d'injonction de retrait de la part du Comité Central des Communes, pourtant si prompt à contester l'autorité militaire de l'État. Plus révélateur encore, le programme de développement aéronautique conjoint, pensé pour doter la Mährenie d'une autonomie capacitaire – notamment en bombardiers furtifs – poursuit son cours dans les bureaux d'études et les ateliers, épargné par les mots d'ordre de grève générale qui frappent nos industries.

Sur le front culturel, la résilience de l'accord frise l'insouciance. Tandis que Sankt Josef panse ses plaies et que les affrontements sporadiques rythment les nuits des quartiers ouvriers, les agendas artistiques ignorent superbement la crise. L'Amicale des Chanteurs Latruants, par la voix de ses figures les plus populaires comme Grigory Leps et Sergey Shulichenko, annonce sans trembler des tournées événementielles en Mährenie pour le printemps prochain, incluant des dates phares dans notre capitale assiégée. Cette planification à long terme, portée par l'époux même du Président latruant, démontre une confiance inébranlable dans la stabilité de nos échanges et semble sugger que pour Vrarany, la Révolution n’est pas propre à entacher les relations bilatérales.

L'économie, première secteur visé par les blocages, présente une situation tout aussi contrasté. Si l'activité nationale est lourdement handicapée par les grèves des transports et de la logistique, les flux commerciaux strictement liés au Traité de Vrarany – notamment l'exportation de nos micro-composants électroniques essentiels et l'importation de matériel agricole latruant – semblent bénéficier de corridors logistiques, quoi que ralentis et réorganisés. Aucun décret du Comité Central n'a appelé au boycott des produits latruants, et aucune directive de Vrarany n'a suspendu les commandes. La machine tourne, au ralenti certes, mais elle tourne.

Enfin, sur le plan diplomatique, c'est le silence. Le Comité Central des Communes, que l’on sait plutôt prolixe en communiqués, n'a pas émis la moindre déclaration hostile à l'encontre de la République du Latrua. Les Partis et leurs organes se gardent bien d’émettre la moindre position diplomatique. Inversement, le Président Vasiliy Shulichenko, qui n'hésite jamais à prendre la parole pour défendre les valeurs démocratiques sur la scène eurysienne, s'est abstenu de toute condamnation du mouvement révolutionnaire mährenien, ni même d'un appel solennel au soutien du gouvernement légal de Klaus Richter. Cette neutralité à priori bienveillante est le signe le plus clair que les deux parties, l'État latruant et la Révolution mährenienne, semblent avoir convenu, sinon tacitement, de sanctuariser leur alliance.

C’est que la méfiance atavique de la gauche mährenienne envers l'ingérence étrangère s'est toujours concentrée sur l'Égide et, par extension, sur le Grand Kah. L'Inquisition, bien que libératrice en 2008, est perçue par l'aile radicale de la révolution comme une tutelle insupportable, un "État dans l'État". Le Latrua, en revanche, n'a jamais exercé de pression hégémonique sur Sankt Josef. C'est une puissance de taille comparable, dont l'alliance est perçue comme un partenariat entre égaux, et non comme un protectorat déguisé. Mieux encore, la figure du Président Shulichenko, premier dirigeant ouvertement homosexuel de son pays, artisan de lois sociétales progressistes (PMA, GPA) et pourfendeur de l'extrême droite, résonne favorablement aux oreilles de nos militants libertaires. Il est, en somme, un interlocuteur bien plus fréquentable que les conservateurs teylais ou hotsaliens.

De plus, le traumatisme de septembre est encore dans toutes les mémoires. Les bombes hotsaliennes et teylaises ont prouvé la vulnérabilité absolue de la Mährenie. Dans ce contexte de guerre régionale ouverte, l'alliance défensive avec le Latrua, incluant la sanctuarisation de notre base sur leur sol, passe vraisemblablement pour une assurance-vie. Dénoncer cet accord reviendrait pour la Révolution à s'isoler totalement sur la scène continentale, offrant notre jeune Confédération en pâture aux appétits annexionnistes de nos voisins fascistes ou ultra-nationalistes. Du reste, alors que l'économie nationale s'asphyxie sous le poids des grèves, des sabotages et de l'incertitude politique, le commerce avec le Latrua est l'un des rares secteurs qui continue de générer des devises et de sécuriser des emplois vitaux, notamment dans l'industrie de pointe. Le Comité Central, qui ambitionne de gérer le pays, sait qu'il héritera d'une économie exsangue. Aggraver la crise en rompant notre principal partenariat commercial reviendrait à mettre en danger tout processus révolutionnaire et poste-révolutionnaire.

Enfin, le programme de développement aéronautique commun, visant à doter la Mährenie de ses propres capacités de dissuasion est perçu comme un impératif de souveraineté nationale. C'est un projet qui transcende les clivages partisans ; l'autonomie stratégique est un objectif que même l'avant-garde révolutionnaire ne saurait renier, fût-elle initiée par ses adversaires. Si la Révolution ménage le Latrua, la réciproque est tout aussi intéressante. Pourquoi Vrarany, chantre de la légalité démocratique, ne vole-t-il pas au secours du Chancelier Richter ? Le Latrua s'est toujours targué de respecter le droit international et la souveraineté des nations. S'immiscer publiquement dans une crise interne aussi complexe et volatile que la nôtre serait probablement une faute diplomatique majeure, risquant de déclencher l'ire des factions révolutionnaires tout en s'aliénant le reste de l'Eurysie.

De plus il est indéniable que les analystes latruants, tout comme ceux de l'Égide, constatent l'effondrement irrémédiable du gouvernement de la Liste Nationale. Richter est paralysé, Ziegler est discréditée par ses provocations, et Reiner est suspecté de collusion avec les milices fascistes. Soutenir ce gouvernement en pleine déliquescence serait miser sur le mauvais cheval, s'aliénant d'avance les futurs maîtres de Sankt Josef. À l'inverse, soutenir ouvertement l'insurrection serait un acte hostile envers les autres puissances régionales, notamment l’Hostaline ou l'OND, très sourcilleux face aux poussées communalistes. La neutralité stricte est la seule posture rationnelle pour préserver les intérêts à long terme de Vrarany.

Du point de vue de la diplomatie latruante, l'interlocuteur est l'État mährenien est probablement plus incarné par ses institutions pérennes que son gouvernement éphémère. Tant que la Mährenie, même sous la tutelle du Comité Central, honore ses engagements commerciaux et militaires (et nous avons vu qu'elle le fait), il n'y a aucune justification légale ou stratégique pour rompre les liens. Enfin les raisons fondamentales qui ont poussé le Président Shulichenko à chercher notre alliance – sécuriser son pays, trouver un partenaire technologique de pointe, réduire son propre déficit commercial – restent parfaitement valables, que le pouvoir à Sankt Josef soit détenu par des libéraux-conservateurs ou par des syndicats ouvriers.

L'alliance avec le Latrua offre aujourd'hui le spectacle d'une construction stratégique survivant à ses initiateurs. Ce traité, conçu par une coalition de droite pour asseoir son autorité et rassurer les marchés, se révèle être l'élément le plus stable de notre politique nationale en pleine implosion révolutionnaire. L'Axe de Vrarany répond à des impératifs stratégiques et sécuritaires si profonds, si existentiels pour la Mährenie, qu'il semble désormais faire partie intégrante du socle de notre souveraineté. C'est une réalité que les forces révolutionnaires elles-mêmes ont tacitement acceptée.

Pour le Comité Central des Communes, englué dans le double pouvoir et la gestion d'un pays au bord de la guerre civile, ce partenariat est un atout vital qu'il s'est bien gardé de jeter aux orties de la pureté doctrinale. Pour le Latrua, c'est un investissement à long terme, protégé par une neutralité prudente et calculée, un pari sur la continuité de l'État par-delà les vicissitudes des gouvernements.

Le véritable test de cette résilience interviendra lorsque la poussière de l'insurrection sera retombée, lorsque le rapport de force actuel, bancal et dangereux, aura accouché d'un nouveau pouvoir formellement établi à Sankt Josef. Mais à observer le mutisme complice des deux capitales et la poursuite obstinée de nos échanges dans la tempête, tous les signaux indiquent une tendance forte : loin de le répudier comme une trahison bourgeoise, les nouveaux maîtres de la Mährenie chercheront très probablement à consolider, voire à approfondir, cet héritage inattendu. Car si la Révolution détruit pour reconstruire, elle a l'intelligence de ne pas dynamiter les ponts qui la relient au monde.
Haut de page