
" Elles étaient douze, les filles de Fortuna dans le grand nord, dans ces eaux froides de la Manche Blanche que nous avions tirer du monde des barbares. Elles étaient toutes aussi belles et brillantes les unes que les autres, mais elles étaient tout autant colériques, difficiles et insoumises, un autre don que Dame Fortune nous confia. Et lorsqu'elles ne jalousent pas les étrangers, elles se battent entre elles, très souvent. Depuis le temps de la colonisation fortunéenne de la Manche Blanche, personne n'a pu unifier la Dodécapole de Fortuna de manière durable, ou autrement que de la manière la plus symbolique. Cette multitude de villes isolées a toujours été une ode à la liberté, à l'indépendance et à l'autonomie. Apamée essaya la première dans des temps anciens, sans succès. Velsna quant à elle, s'adonna à ce dessein avec légèrement plus de succès au XIIIème siècle, mais ne pu jamais y accomplir autre chose qu'une unité de façade sous la protection nous nominale de sa puissante flotte. Les manœuvres et les manigances de ces entités aboutissent toujours aux mêmes résultats: la cohabitation difficile, puis une guerre dévastatrice pour remettre les pendules à l'heure, et enfin, le calme et la reconstruction. Tel a toujours été ce cycle de création et de chute qui assure aux dodécaliotes une liberté, pour la simple raison qu'ils sont bien trop turbulents pour être domptés dans la durée. Mais les cycles finissent toujours par prendre fin...et l’équilibre de la balance finit toujours par se briser, car l'Histoire est une cruelle maîtresse qui n'aime pas les répétitions et l'immobilité.
Aujourd'hui, il me semble bien que tout soit réuni afin que la Dodécapole ne rencontre une autre de ses crises. La question n'est pas de savoir quand que de savoir pourquoi, et avec quel résultat. Retour au statut quo ou bouleversement géopolitique ? Même moi, qui ait écouté les leçons des sages: historiens, philosophes et grands orateurs de ma naissance à ce jour, je ne puis rien affirmer de ce qui arrivera.
Parmi ces douze cités, indéniablement je puis dire que l'origine des choses partira de trois de ses plus grandes filles: Volterra, Apamée et Adria, car ce sont elles qui avec Velsna, mènent les choses de la politique, et imposent leurs vues aux autres. Apamée, qui jalouse le temps où elle dominait la Dodécapole. Volterra, dont le nouveau maître est l'un des individus les plus fascinants et inquiétants de ce monde, ou Adria, qui réussira ou échouera ses efforts de pacification de cette confédération par le monopole du commerce. Velsna, elle, choisira certainement d'être spectatrice de cette délicieuse pièce de théâtre, et trouvera certainement toujours un moyen de négocier avec le vainqueur..."
Résumé de la Dodécapole et but de l'évènement: Bienvenue sur ce topic, qui aura pour but de mettre à disposition des joueurs un résumé permanent de tous les évènements conflictuels au sein de la Dodécapole. Pourquoi employer le terme de "conflictuel" plutôt que "guerre ouverte" ? Pour répondre à cette question, il faut bien comprendre ce qu'est la Dodécapole: une confédération lâche de cités-états bordant toutes la Manche Blanche, et dont le seul point commun est d'être regroupés au sein d'un même substrat culturel commun, qu'est celui de la culture fortunéenne. Pas de gouvernement central, des régimes politiques différents, parfois opposés, des personnalités fortes et des intérêts divergents...en Dodécapole, tout est prétexte à la recherche du conflit, ou à minima de la rivalité. Les cités se font la guerre ou la paix dans un manège incessant qui dure depuis bien longtemps. Aussi, c'est là le terrain de jeu idéal pour obtenir des gains politiques, avancer ses pions dans ces eaux turbulentes: perdre peu ou gagner peu, tout perdre ou tout gagner.
Règle numéro 1: Les choix présentés aux joueurs ont des conséquences importantes sur les affrontements.
Comme vous le comprenez, il sera donc possible d'influer sur ces luttes internes, le plus souvent sans grandes conséquences, mais qui si certaines conditions sont réunies, pourraient bien déboucher sur un conflit ouvert entre plusieurs de ses cités. Ce topic centralisera tous ces évènements.
Outre le fait de redonner à la Manche Blanche un RP intéressant, le but est également de permettre à des joueurs parfois néophytes ou en retrait des grands équilibres du monde de GK de pouvoir agir au sein de la Dodécapole avec davantage de largesses que d'habitude. Les grands affrontements prévus dans le cadre de cet évènement seront donc "semi-narratifs": ils impliqueront d'un côté le système classique des points de nuisance et de véritables effectifs, mais de l'autre, chacun de ces affrontements sera ponctués de points critiques du récit, impliquant des décisions de la part des joueurs qui détermineront des bonus ou des malus beaucoup plus importants qu'à l'accoutumée. Ces décisions seront accompagnées d'un facteur déterminant dans la lutte pour la conquête de l'hégémonie en Dodécapole: l'équilibre des puissances.
Règle numéro 2: l'équilibre des puissances
La Dodécapole est un monde en constante évolution, où les alliances ont la particularité d'être bien souvent courtes et fluctuantes. La fidélité ne se conquiert bien souvent que par les cadeaux ou la terreur, au choix, et à tendance à se perdre dans le vent dés lors qu'elle n'est plus rappelée par ceux qui l'auront contracté. Dans ce cadre, où trois cités sortent du lot pour tenter de s'approprier l'hégémonie, il ne faut pas oublier que celle ci ne pourra se concrétiser que dans le cas où toutes les autres entités, plus mineures, consentiront à la dite domination. Autrement dit, il est très peu probable de pouvoir se proclamer hégémon de la Dodécapole sans que toutes les autres cités, ou du moins une majorité d'entre elles, reconnaisse Volterra, Apamée ou Adria en tant que tel. C'est ce que l'on nomme "l'équilibre des puissances". Dés lors qu'une majorité de cités reconnaîtront l'hégémonie d'une autre, le tire d'hégémon, protecteur de la Dodécapole, celles ci pourront convoquer une réunion du Congrès de la Dodécapole, où le titre d'hégémon pourra être accordé à la cité qui obtiendra le plus de soutiens.
Dans l'état actuel des choses, l'équilibre des puissances se présente comme tel (et pourra être sujet à de grands changements à l'avenir). A noter que les cités n'ont pas toutes une voix égale, et que certaines ont davantage d'influence que d'autres, ce qui est déterminé par la taille des cercles. La couleur détermine leur allégeance actuelle. La cité qui obtiendra une majorité absolue de points en termes de facteur d'influence (sans Velsna) deviendra le nouvel hégémon de la Dodécapole.
Règle numéro 3: le facteur d'agressivité
Outre l'équilibre des puissances qui est déterminé par le facteur d'influence, chacune des trois plus grandes cités de la Dodécapole voit ses initiatives conditionnées par une "jauge d'agressivité". Plus la jauge d'agressivité sera élevée, et plus les actions d'une telle cité seront marquées par des prises de risque agressives et une acceptation de plus en plus prononcée à l'idée d'un conflit ouvert. Lorsqu'une cité voit sa jauge parvenir à dix points, il ne sera plus qu'une question de temps avant que le conflit n'éclate au grand jour...mais après tout, ce ne serait pas la première fois en Dodécapole, n'est-ce pas...
Jauges actuelles:
Apamée: 1/10
- Gouvernement: actuellement, Patrizio Pisistrati est l'homme fort de la démocratie apaméenne. Il incarne le parti de la tempérance et de la paix. Tant qu'il fait peser son influence dans la cité, il est donc peu probable qu'elle soit à l'initiative d'une guerre ouverte...mais Pisistrati est également un homme vieux à la santé fragile...
- Congrès de la Dodécapole: La mise en retrait de l'hégémon Adolfino Adrigola a ravivé certaines ambitions... (+)
- Actions récentes: Néant
- Gouvernement: Depuis la prise de pouvoir de Salvatore Lograno suite au déjà légendaire "braquage de Volterra", la ville a repris une politique de militarisation et commence à faire campagne pour engager des mercenaires en pagaille. Une situation qui fait peser de sérieux doutes sur la capacité au compromis et à la bonne entente du "dictateur cool" de Volterra. (++)
- Congrès de la Dodécapole: La mise en retrait de l'hégémon Adolfino Adrigola a ravivé certaines ambitions... (+)
- Actions récentes: Néant
- Gouvernement: Cela fait désormais près de dix ans depuis que Marina Moretti a été nommée doyenne des universités d'Adria. Depuis, celle ci a été bien plus intéressée par une politique de développement économique de sa cité et de grands travaux que par une politique étrangère volontariste. Pour le moment, Adria est donc remarquablement calme...mais cela pourrait rapidement changer si des opportunités se présentent.
- Actions récentes: Néant
Règle numéro 4: le rôle de Velsna
Comme vous avez pu le voir, Velsna constitue l'un des douze membres de la Dodécapole, et c'est l'un de ses citoyens, Adolfino Agricola, qui possède le titre d'hégémon de la Dodécapole. A ce titre, l'hégmon se doit d'intervenir dans le cas où une cité de la Dodécapole est attaquée par une puissance extérieure à la confédération, et unir les cités au sein d'une défense commune. Ce rôle est donc relativement restreint dans ses attributions, bien qu'important sur le plan militaire, et en être le détenteur est avant tout une question de prestige, ce que tous recherchent. Cependant, si le sénateur Aricola se donne corps et âme dans le cadre de sa fonction, celui-ci a récemment fait savoir qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession, ce qui met la plus honorée fille de Fortuna dans un certain embarras. Bien que le Sénat paraît tenter d'imposer à nouveau la nomination de l'un de ses citoyens à la lourde tâche de coordonner cette armée d'enfants turbulents, les velsniens ne ferment pas la porte à ce qu'une autre cité fournisse le nouvel hégémon à la Dodécapole, et se place pour l'instant dans une positon de stricte neutralité vis à vis des velléités communes d'Apamée, de Volterra ou d'Adria.
En principe donc, Velsna ne devrait pas intervenir dans le cadre de cette lutte interne, et se conformer au choix de la majorité (hrp: également dans un soucis d'équité vis à vis des participants). CEPENDANT, cela ne veut en aucun cas dire qu'elle restera inactive si ses intérêts sont directement menacés, et si d'aventure l'une des trois autres cités aux prises dans cette lutte bénéficierait de ses faveurs, il se pourrait bien qu'elle fasse usage de son influence pour faire pencher la balance.
Outre ces "petits coups de pouce" que Velsna pourrait apporter à un tel ou un tel, en sa qualité d'hégémon de la Dodécapole, la cité velsnienne se réserve le droit d'intervenir en cas d'agression manifeste de l'une des cités dodécaliotes par une puissance étrangère.
Règle numéro 5: le rôle de l'hégémon
L'hégémon est considéré comme le seul magistrat de la Dodécapole à l'échelle fédérale. En absence d'une quelconque autorité étatique, son rôle théorique est l'organisation d'une réponse défensive à une invasion ou attaque étrangère. Dans cette éventualité, toutes les cités de la Dodécapole doivent céder leur commandement à titre temporaire à l'hégémon. Cela, c'est dans la théorie, car il faut noter dans les faits que la force de mobilisation d'un hégémon est davantage liée à la force de sa personnalité et son influence politique préalable sur les cités dodécaliotes. En l'état actuel des choses, Adolfino Agricola, le sénateur velsnien est en position de faiblesse vis à vis de ces dernières, et il n'est pas certain que celles ci se rangent systématiquement de son côté dans cette éventualité. Le statut d'hégémon
L'accès à la position hégémon est l'objectif de la plupart des forces politiques internes à la Dodécapole, d'une manière ou d'une autre, et il est fort probable que l'accès de tel acteur politique à cette fonction en remplacement d'Adolfino Agricola soit déterminé dans la recomposition de son équilibre interne. De plus, la conquête de cette fonction donnera accès à la flotte fédérale de la Dodécapole à son possesseur.
Règle numéro 6: L'atlas dodécaliote, qui possède quoi ?
La Dodécapole est un territoire organisé en une confédération de cités-états disposant de la quasi-totalité des attributs propres à des gouvernements indépendants. Dans ce cadre, chacune d'entre elles disposent d'une force armée qui lui est propre, et l'atlas dodécaliote décompte l'intégralité des forces présentes en Dodécapole sans distinction. Chaque cité possède donc un effectif fixe en pourcentage de nuisance dans le dit atlas, en fonction de leur importance:
- Apamée: 22% des forces terrestres/aériennes, 25% des forces navales.
- Volterra: 25% des forces terrestres/aériennes, 22% des forces navales.
- Adria: 20% des forces terrestres-aériennes, 20% des forces navales.
- Cortonna, Nuevo Fortuna et Porto Rosso: 6% des forces terrestres-aériennes, 6% des forces navales.
- Castel Estrech, Muthna, Cnide, Strombola s/Oronte et Colinna Alta: 3% des forces terrestres aériennes, 3% des forces navales.
Obtenir l'alliance d'une cité permettra à votre camp d'obtenir leur part de l'atlas dodécaliote.
Règle numéro 7: Quid de l'armée et la flotte de l'hégémon ?
L'hégémon est le seul magistrat en mesure de lever une force confédérale, la plupart du temps en cas de crise affectant la sécurité des cités dodécaliotes. Du moins, cela est une théorie dans le contexte actuel, et nul doute qu'Agricola et Altarini, son rival, entendent jouer leur propre jeu. Il existe actuellement deux personnes revendiquant le titre d'hégémon et qui disposent d'une force militaire: Adolfino Agricola, qui a déserté son poste en faveur d'un alliance avec Adria, et Mogador Altarini, qui a l'intention de se mêler à toute tentative de destabilisation intentée par les autres acteurs politiques de la confédération.
INRP, chaque cité dodécaliote, suivant son degré de loyauté envers l'hégémon et sa puissance de base, confère à ce dernier une contribution annuelle en points de nuisances. Cependant, pour des raisons de praticité, ce système a été simplifié en HRP le temps de durée de l'évènement, et l'hégémon dispose d'un nombre de navires équivalent à la totalité de la flotte dodécaliote, qui sera prélevé dans l'atlas velsnien. En théorie, la force de l'hégémon est donc importante, mais dans les faits, la force confédérale est déchirée entre partisans d'Altarini et partisans d'Agricola, de manière relativement équivalente. Ces deux acteurs devront ainsi être pris en compte.
Règle numéro 8: Les doctrines militaires, le modificateur de combat
Plusieurs doctrines militaires sont reconnues par les cités de la Dodécapole et de Velsna comme un ensemble de tactiques complètes, qui ont été adoptées par la culture martiale des cités dodécaliotes, et qui pourront être usitées par les joueurs avant chaque affrontement armé dans un système de jeu type pierre-feuille-ciseaux, afin de garantir des modificateurs positifs (ou négatifs). Chaque doctrine militaire dispose de ses points forts, de ses faiblesses, des moyens propres à leur mise en oeuvre efficace. Il suffit aux joueurs de trouver la bonne à partir des résumés qui en seront faits et par rapport à la situation concrète des forces armées en présence.
- L'école onédienne (Planification et méthode). Depuis des années, les stratégies de l'OND font l'objet de débats constants parmi les états-majors du monde fortunéen. Les armées onédiennes ont impressionné, de par leurs capacités à planifier des opérations massives en des délais rapides en premier lieu, le tout avec une force de frappe qui a effrayé plus d'un expert militaire étranger. La doctrine onédienne, revue par les velsniens, se constitue en une progression méthodique et une pression constante exercée sur l'adversaire, le plus souvent après une important phase de préparation aérienne, qui implique la saturation de l'espace aérien adverse. Une caractéristique importante de l'école onédienne est l'absence d'objectif tactique fixe affiché: les armées onédiennes ont ainsi tendance à saturer l'ensemble d'une ligne de front plutôt que de se concentrer en un point précis, et tenter de provoquer ainsi des gains opportuns. L'armée est conçue comme un rouleau compresseur, à l'inverse d'une armée velsnienne visant des objectifs très précis et qui peut-être comparée "à une aiguille". Une armée onédienne est avant tout une structure polyvalente au niveau de ses effectifs: l'école onédienne néécessite en effet la mobilisation de moyens important dans pratiquement tous les domaines et équipement afin de se réleler efficace.
- Nouvelle école de guerre velsnienne (Rupture et initiative).
- L'asymétrie celtique (Frapper et courir).
- Assaut de masse loduarien (Ecraser par le nombre).
Outre ces qualités indéniables, la guerre carnavalaise a révélé quelques failles à la doctrine onédienne: en premier lieu la difficulté d'adaptation face à des tactiques innatendues, et une grande vulnérabilité du dispositif face aux tactiques de guérilla. Ensuite, sa mise en œuvre efficace demande la disposition de moyens considérables, que toutes les armées ne peuvent pas se permettre. La suprématie aérienne est indispensable dans le cadre de cette tactique, et plus encore la neutralisation des dispositifs de communication adverse.
Un observateur étranger a un jour qualifié l'armée velsnienne de "ruche de de frelons" dans son comportement sur le front. Ce que l'on nomme "Nouvelle école de guerre velsnienne" rassemble toutes les innovations tactiques ayant vu le jour entre la Guerre de l'AIAN, à la fin du XXème siècle, et la Guerre civile des Triumvirs. Ces deux décennies, riche en conflits pour l'armée républicaine, ont provoqué de grandes évolutions, non seulement dans la composition de l'armée velsnienne, mais sa manière de concevoir la guerre. La guerre de l'AIAN a mis au jour, dans les années 1980, les faiblesses majeures des tactiques d'alors en vigueur au sein de l'armée velsnienne, qui ont rendu nécessaire dans un premier de temps de contrer toute forme de guerre asymétrique par l'adoption d'un système particulièrement sophistiqué de contre-guerilla.
Ainsi, jusqu'à la Guerre des Triumvirs de 2013-2014, l'armée velsnienne est avant tout conçue comme une force de maintien de l'ordre destinée à opérer sur un territoire déjà partiellement sous contrôle, et a été largement reconfigurée en fonction des besoins sécuritaires en Achosie du Nord. Le contrôle de l'information sur un territoire défini, de même que la subversion ennemie, on permis de dégager une tendance: celle d'une force à la fois dispersée et mobile, qui répond davantage à l'initiative personnelle des commandements locaux plutôt qu'à un état major centralisé de type onédien. L'armée velsnienne s'appuie depuis lors, plutôt que sur une pression exercée sur une ligne de front continue, sur des attaques plus localisées indépendantes les unes des autres et des mnaoeuvres opportunistes, se concentrant sur des points faibles clairement identifiés par ces commandements locaux (lignes de ravitaillement, points dégarnis ce qui correspond plus ou moins aux besoins d'une guerre courte).
Mais les plus grands changements interviennent durant la guerre de des triumvirs, et l'émergence d'une nouvelle génération de chefs de guerre, prenant conscience des enjeux suscités par la guerre moderne, et ce qui n'étaient qu'une suite de théories sans lien les unes des autres, ont été mises en œuvre durant la Guerre des Triumvirs. Identifiant les faiblesses de la Nouvelle école de guerre velsnienne, à savoir l'inaptitude des armées velsniennes à subir de longs conflits d'attrition, Matteo Di Grassi a complété ce principe de commandement décentralisé en y rajoutant un principe de mobilité, et une nécessité de prendre de court un ennemi dont la composition des forces est plus structurée.
La Nouvelle école de Guerre velsnienne repose ainsi sur ces principes, qui la rendent particulièrement efficaces dans le cadre d'attaques en profondeur et de nécessité de prises de décision rapides. Toutefois, elle révèle également quelques lacunes: ainsi, il s'agit d'une doctrine taillée pour des stratégies d'offensive continue, qui entraînent donc souvent des pertes élevées et un épuisement rapide des armées. La tactique montre les limites de son efficacité dés lors qu'elle intervient sur un front statique, face à des armées trop bien retranchées. De plus, lors des phases d'offensive, il peut arriver qu'une mauvaise exécution laisse vulnérable les lignes de ravitaillement des armées, devenant ainsi trop étirées et vulnérables dans le cadre d'attaques en profondeur. Une telle tactique suppose donc un important matériel de soutien, à la fois logistique, mais aussi une certaine motricité.
Pour finir, il existe des tactiques défensives associées à la Nouvelle Ecole de guerre velsnienne, lesquelles s'appuient sur des défenses flexibles en profondeur. Il n'est ainsi pas rare de consentir à céder du terrain si les perspectives opérationnelles sont perçues comme plus favorables si un territoire en particulier est abandonné.
C'est devenu l'approche tactique la plus commune employée dans les cités dodécaliotes.
Située à l'extrémité occidentale du monde fortunéen, l'île celtique possède une place à part dans le microcosme de la Manche Blanche. Les échanges entre Velsna, la Dodécapole et l'ile celtique remontent au XIème siècle, et les deux mondes portent un passif complexe, fait de confrontations, mais aussi d'échanges, de transferts technologiques, ainsi que de manières de faire la guerre. Dés le XIIIème siècle, on voit apparaitre dans la plupart des armées velsniennes et dodécaliotes des éléments celtiques issu du mercenariat, particulièrement prisés, et apportant avec eux un art très abouti de la guérilla. Cet ensemble de tactiques d'escarmouche et de petite guerre, alors quasi inconnu des velsniens, s'est rapidement imposé parmi les troupes auxiliaires de la Grande République dans un premier temps, puis du reste de la Dodécapole.
Ces méthodes de harcèlement La guerre asymétrique celtique possède de grandes qualités: d'une part, elle implique des effectifs réduits et légèrement armés, ce qui revient à monter une force armée peu onéreuse pour des cités dont les moyens sont très limités. La guerre de l'AIAN dans l'Achosie du nord des années 70-90 a constitué un moment formateur des groupes mercenaires pratiquant la petite guerre, ce qui inclut tut autant des soldats originaires d'Achosie que des velsniens ayant adopté les mêmes comportements au combat. Par plus d'une fois, les stratégies de sabotage et de rupture de lignes logistiques ont su y prouver leur efficacité. En 2019, beaucoup de ces groupes sont toujours organisés de la même manière, privilégiant les attaques rapides et meurtrières sur des points précis avant repli, refusant systématiquement les règles élémentaires des batailles modernes, se dispersant dans les campagnes environnantes pour se rassembler plus tard.
La guerre asymétrique peut constituer une arme redoutable contre des forces supérieures en nombre. Pourtant, son succès ou non repose sur une combinaison de facteurs: en premier lieu, le soutien de la population locale qui est indispensable à l'établissement d'un réseau de clientèle sur le territoire et à la nécessité de la bonne circulation de l'information.
Il n'est pas un secret que le nombre, utilisé bon usage, a toujours constitué un avantage dans n'importe quel cadre. L'écrasement de l'adversaire est le but de la guerre, certes, mais parmi les schémas tactiques existants en Eurysie, les doctrines utilisées par l'armée loduarienne ont considérablement marqué leurs contemporains. Les loduariens se distinguent particulièrement par le principe de concentration de troupes et de saturation. A priori, cela pourrait ressembler à un schéma onédien, mais les doctrines loduariennes en représentent une version maximaliste. La première différence réside dans la différence de matériel à disposition, moindre chez les loduariens que chez les onédiens, traditionnellement. Ces conditions plus précaires d'équipement ont conduit à sur-représenter le rôle de l'infanterie dans les forces loduariennes, qui ont donné à leurs schémas tactiques le surnom peu flatteur "d'assaut de masse loduarien".
Pourtant, malgré la mauvaise image qui lui est accolée, la Loduarie s'est distinguée à plusieurs reprises dans cette configuration: l'Okaristan et l'Antarès ont constitué des exemples marquants de réussite loduarienne. Qui plus est, cette typologie d'armée associée à ces tactiques permet à des forces peu financièrement et matériellement pourvues de faire nombre et pour des dépenses plus maudiques, une situation dans laquelle se trouvent beaucoup de cités dodécaliotes. Nul doute qu'en cas de conflit, certaines d'entre elles seraient tentées de s'engager dans une telle voie.














