Aux sols, un grand cortÚge musical, militaire et civile est déployé, accompagné d'un grand tapis rouge, qui rejoint la zone de stationnement ou l'Avion du Grand Kah est censée stationner, pour acceuilir comme il ce doit cette invité de prestige.
ăđ«±đ»âđ«ČđŒă[Barvynie - Grand Kah] Le Petit FrĂšre, et la Grande Soeur
Posté le : 09 août 2025 à 22:24:31
Modifié le : 10 août 2025 à 12:07:06
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Aux sols, un grand cortÚge musical, militaire et civile est déployé, accompagné d'un grand tapis rouge, qui rejoint la zone de stationnement ou l'Avion du Grand Kah est censée stationner, pour acceuilir comme il ce doit cette invité de prestige.
Posté le : 17 août 2025 à 02:45:31
Modifié le : 17 août 2025 à 02:45:49
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Pour autant, la nature radicale de ces deux femmes ne sautait pas vraiment aux yeux, et surtout pas Ă ceux d'une communautĂ© internationale qui ne les avait jamais connus que comme les voix et visages de programmes politiques confĂ©dĂ©raux modĂ©rĂ©s. Le terme d'usage, maintenant, Ă©tait "pragmatique". Elles rĂ©servaient gĂ©nĂ©ralement les envolĂ©es lyriques pour les rares dĂ©placements qu'elles avaient le plaisir de mener dans des pays dâobĂ©dience socialiste.
« Les militaires », commença Rai, « les fanfares, les avions de combat. Tout ce quâil manque en fait câest la dĂ©mocratie ! »
Actée lui lança un regard dur.
« Nous avons traitĂ© avec pires. Ce rĂ©gime est socialiste. Il peut ĂȘtre amenĂ© dans la bonne direction. De plus la convention souhaite en faire un alliĂ©.
â Je sais. Et tu sais que je prĂ©fĂšre parler avec les lorenzistes quâavec les fascistes. Mais quand mĂȘme ! »
Lorenziste. Le terme dĂ©signait les communistes autoritaires, militaristes, impĂ©rialistes. Rien nâindiquait Ă ce jour que la Barvynie et le super-Ătat duquel elle faisait partie ne correspondaient Ă cette dĂ©finition, mais la citoyenne Sukaretto nâen Ă©tait pas Ă un abus de langage prĂšs. ActĂ©e lui sourit, et les deux femmes descendirent la rampe en direction du tarmac.
De loin, elles se ressemblaient superficiellement. Deux Nazumis aux cheveux noirs, coupĂ©s courts, abordant une certaine droiture et une assurance indĂ©niable. Pour tout le reste, elles n'avaient vraiment rien Ă voir. La citoyenne Iccauthli Ă©tait une incarnation pure et simple de l'Ă©lĂ©gance moderne kah-tanaise. Son uniforme noire avait un design qui rappelait Ă dessein la science-fiction contemporaine. Sa coupe de cheveux, symĂ©trique, encadrait un visage aux traits traditionnellement pensifs. Elle avait un petit quelque chose de rigide, ou de rĂ©servĂ©. Ă ses cĂŽtĂ©s, Rai avait des airs de rockstar. Pas sans raison : elle n'avait pas commencĂ© sa carriĂšre au gouvernement, dans l'administration ou mĂȘme dans un club politique, mais en tant que crĂ©atrice de mode et mannequin. Une Ă©gĂ©rie du style nĂ©o-punk qui s'amusait encore Ă dĂ©fier les conventions diplomatiques d'usage, profitant pleinement de la nature inhabituelle du gouvernement kah-tanais. Des transgressions qui ne surprenaient plus grand monde, la nature atypique de l'Union Ă©tait actĂ©e depuis plus de deux siĂšcles.
Arrivées au sol, elles attendirent la fin des hymnes, puis Rai leva la main.
« Les Communes Unies du Grand Kah saluent la République Socialiste de Barvynie, et le peuple de toute la Confédération socialiste ! »
ActĂ©e se contenta dâacquiescer, puis salut Ă son tour.
Posté le : 16 sep. 2025 à 15:42:58
Modifié le : 16 sep. 2025 à 15:43:17
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Parmi les civiles qui ont le privilĂšge de participer de prĂȘt Ă l'Ă©vĂšnement, on pouvait voir des citoyens habiller de toute maniĂšre, certain en costume, d'autre en vĂȘtement de travail, oĂč d'autre en chemise, ainsi que deux musiciens civils qui ont dĂ©cidĂ© de participer volontairement, qui joue en cĆur avec le cortĂšge musical.
AprÚs l'Hymne Kah-Tanais, les musiciens ainsi que toute la population qui se trouve derriÚre ce mis à chanter l'Hymne National de la République Socialiste de Barvynie, composée sous la direction de Katyusha; Petite Pause Histoire : Catherine est une paysanne révoltée contre le Régime impérialiste de l'Empire Mor, et qui a chevauché au cÎté des autres révolutionnaires de la Coalition Socialiste, pour mettre fin à l'impérialisme Mors, et qui a fondé la RS de Barvynie.
MalgrĂ© tout, le communisme qui nâen a Ă©manĂ© peut aisĂ©ment ĂȘtre qualifiĂ© d'autoritaire, mĂȘme si Catherine se veut proche du peuple, et qu'elle a sue redresser le pays aprĂšs presque 150 ans de colonisation et d'oppression Mor, elle a créé un rĂ©gime autoritaire, mais avec une petite touche de dĂ©mocratie, en effet, la premiĂšre PrĂ©sidium de la Barvynie Ă assurer que des Ă©lections aurait lieu, en effet, les membres du Conseil Socialiste SuprĂȘme & des NationalitĂ©s, Ă©tait Ă©lue directement par le peuple, les candidats devaient ĂȘtre sĂ©lectionnĂ©s comme des citoyens modĂšlent dans les organes de dĂ©bat public, puis ses dĂ©putĂ©s pouvait Ă©lire le PrĂ©sidium, qui est sĂ©lectionnĂ© parmi les candidats du PCPB, Ă©videmment n'importe qui de suffisamment motivĂ© pouvait rejoindre le Partie Communiste Populaire de Barvynie.
Ainsi ce systÚme, permettez d'assurer des élections ainsi qu'un contrÎle idéologique, elle cherchait aussi à redresser son peuple, à soigner les blessures, bien que certaines libertés individuelles aient été restaurées, cela ne fut pas suffisant, bien que Katyusha, c'est refusée au Totalitarisme, l'ancien régime est qualifié de "marxiste-léniniste revisité"(hrp, noms RP indéfini). Aujourd'hui, le dirigeant actuel, Nikolai Mikhaïlovitch Bowsarev, a promis, lors de ses élections, d'accorder plus de liberté, et de démocratie au pays, bien qu'il est souvent qualifié de communiste, il vacille souvent entre communisme libertaire & démocratique, refusant de laisser ce cycle infini de la "Dictature du Prolétariat", bien qu'il soit attaché au autre principe du communisme. Fin de la Pause Histoire.
Le Présidium est d'ailleurs présent, à ses cÎtés se trouve la Vice-Présidium, ainsi que la Secrétaire Générale du Politburo, ainsi que Jörmungand & Mizushi, les deux serpents qui symbolisent la Barvynie, le gouvernement attend donc l'arrivée d'Actée et de Rai, et quand ses derniÚres leur adresse la Parole, c'est le Présidium qui répondra dans un premier temps, alors que les deux civils musiciens, commencer à jouer en duo, au violon et a la guitare l'Internationale, afin de faire une musique de fond à la discussion.
- đŹ Â« Bienvenue en Barvynie ! TrĂšs chĂšres camarades du Paltoterra, le voyage s'est-il bien passĂ©e ? »
AprĂšs la prise de parole du PrĂ©sidium, la SecrĂ©taire GĂ©nĂ©rale du Politburo prendra la parole avec une voie tout aussi bienveillante & chaleureuse, en sâadressant Ă©galement aux reprĂ©sentantes Kah-tanaise.
- đŹ Â« Nous espĂ©rons que cet accueil est Ă la hauteur de la grandeur de votre nation et de vos peuples. »
Il est Ă noter que la bienveillance des Barvynien, malgrĂ© les diffĂ©rences gĂ©opolitiques entre les deux nations, sont Ă©gaux Ă s'il avait reçu des Loduarien oĂč IllirĂ©en, ou des membres de la C.S.N.
Posté le : 22 sep. 2025 à 15:38:45
Modifié le : 22 sep. 2025 à 15:42:16
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Les deux kah-tanaises, elles, Ă©taient venus avec leurs prĂ©jugĂ©s, et n'Ă©taient en rien surprises par ce qui leur semblait ĂȘtre un composant essentiel du package "communiste". Hors de la sphĂšre libertaire - c'est Ă dire dans les sphĂšres autoritaires voir autocratiques, le dĂ©ploiement de masse, mĂȘme artificiel, Ă©tait un outil de communication essentiel. Peut-ĂȘtre qu'il semblait simplement improbable, pour deux femmes franchement fiĂšres de leur unicitĂ©, que l'on veuille de son plein grĂ© se mĂȘler Ă une foule immense. Peut-ĂȘtre qu'elles ne percevaient pas encore tout Ă fait la rĂ©elle liesse que pouvait susciter leur prĂ©sence au Nazum. Ou peut-ĂȘtre, plus cyniquement, qu'elles avaient parfaitement raison quand Ă la nature ostentatoire du rĂ©gime.
Cela avait, dans le grand ordre des choses, trÚs peu d'importance. Rai se pencha vers Actée.
« Chaque fois que j'entends notre hymne j'ai des flashback de la révolution, pas toi ?
â Je n'Ă©tais pas au Grand Kah, Ă ce moment.
â Et moi une enfant dans un palais. Et pourtant je visualise trĂšs bien la marche d'Alcyon, son discours sur la pyramide, et la premiĂšre fois en dix ans que le chant a rĂ©sonnĂ© dans la ville rouge. »
Rai souriait, mais derriĂšre le trait d'esprit se cachait un vertige plus profond. Pour elle, l'hymne n'Ă©tait pas seulement le chant de la victoire. C'Ă©tait aussi la bande-son de la chute de sa famille, le grondement qui avait accompagnĂ© l'effondrement de son monde. C'Ă©tait le bruit des canons de la RĂ©sistance se rapprochant du Palais, les cris lointains d'une foule en colĂšre, et le silence pesant des derniers jours, quand son pĂšre, l'Empereur Sukaretto III, errait comme un spectre dans les couloirs, attendant un renfort qui ne viendrait jamais. Le chant de la libĂ©ration Ă©tait, pour elle, inextricablement liĂ© au souvenir du sang versĂ©, y compris celui de son propre pĂšre, exĂ©cutĂ© sur cette mĂȘme pyramide.
Actée lui jeta un regard en coin, mais se garda bien de tout commentaire. Oui, elle comprenait ce que voulait dire sa camarade et amie, mais d'une maniÚre radicalement différente. La scÚne avait été vue et revue par chaque kah-tanais. Des images filmées, des archives, des fictions reproduisant les évÚnements, des documentaires, les récits anciens et de témoins. C'était une mémoire vivante qui se perdait, disparaissait, et laissait place à une mémoire publique. Une mémoire rigide, et fluide, qui n'avait plus rien à voir avec le réel, et tout à voir avec l'impression du réel. Elle imaginait sans mal l'entrée spectaculaire de d'Alcyon, sa parade improvisée défiant l'autorité naissante du Comité, mais son esprit convoquait aussi les autres images, celles que l'on montrait dans les écoles pour ne jamais oublier : les charniers découverts au lycée de Narev-Est, le corps de Yikada pendu à un lampadaire par une foule vengeresse, et la silhouette de Sukaretto III montant les marches de la pyramide pour une exécution rituelle.
Elle l'imaginait sans mal, la marche victorieuse de celui qui aurait pu prendre le pouvoir, qui ne l'a pas pris. Du premier et plus grand risque qu'avait vĂ©cu la rĂ©volution victorieuse. Le PoĂšte fou. L'homme qui, par son charisme et son audace, menaçait de transformer la libĂ©ration collective en une dictature personnelle, forçant les chefs de la RĂ©sistance, Alvaro en tĂȘte, Ă manĆuvrer discrĂštement pour l'empĂȘcher de s'emparer du rĂ©cit. Elle pouvait imaginer, sans mal, toutes les Ă©tapes de la bataille de Lac-Rouge, et de la libĂ©ration de la ville. MĂȘme si elle ne s'y trouvait pas. MĂȘme si elle Ă©tait si jeune. Souvenir d'expatriĂ©e, mais aussi de kah-tanaise. Partager une mĂȘme conscience commune. Une mĂȘme histoire, faite de hĂ©ros ambigus et de monstres bureaucratiques. Se regarder dans la glace et se voir avec les mĂȘmes yeux que ses voisins.
En attendant, ce qu'elle et sa voisine voyaient, c'était deux serpents, trois officiels locaux et une paire de musicien assurant un accompagnement musical aussi agréable que typique. Actée haussa un sourcil. On l'avait prévenu pour les serpents. Manifestement ces gens y tenaient beaucoup. Les symboles c'est important.
Rai sourit de toutes ses dents.
« Bonjour ! Merci pour votre accueille. Nous avons fait un excellent voyage pour tout vous dire. Et... Oh ! Mais ces serpents sont merveilleux ! Ils n'ont pas froids ? Pauvres beautés. J'avais un serpent quand j'étais plus jeune, vous savez ? Rien à voir avec un animal national officiel, bien entendu. Non. Je crois que ce rÎle me revient, en fait. »
Elle porte une main à sa bouche pour cacher un petit rire. C'était d'une femme d'un naturel manifestement trÚs enjoué, mais on pouvait lui accorder qu'au-delà du trait d'esprit elle avait en partie raison : Rai combinait les rÎles d'égérie de mode, de commissaire à la culture et de représentante politique de premier plan. Elle était sans doute la kah-tanaise la plus connue et appréciée de la sphÚre politique, au sein des populations civiles internationales. à ses cÎtés, Actée toussota poliment.
« Tout accueil entre deux peuples émancipés et libre est digne de ses participants. Vous nous faites déjà un honneur immense en nous recevant. Le Grand Kah n'a que trop tardé à s'intéresser à votre révolution. Le Nazum du Nord représente pourtant, par de trÚs nombreux aspects, un espoir unique et Historique pour le monde et le prolétariat international. »
Posté le : 25 oct. 2025 à 22:53:18
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Saynaara Archynovna Stepanova : đŹ Â« Et bien parfait ! Et il s'agit d'Orthriophis hodgsoni, une des rares espĂšces capables de vivre dans des hauts sommets, on peut la rencontrer naturellement Ă des altitudes de 1 500 jusqu'Ă 5 000 mĂštre, ils sont habituĂ©s aux froids et sont plus rĂ©sistants, n'ayez crainte pour eux. Oh, mais vous savez, qu'ils soient officiels ou non, ses petites crĂ©atures sont de bonne compagnie, et bien si vous endossez ce rĂŽle, vous ĂȘtes la plus belle des crĂ©atures de la terre. »
AprÚs ce court échange entre la Secrétaire Générale et Ray, le Présidium reprendra la parole et répondra a Actée d'un air bienveillant, tout en ouvrant la marche en direction de la sortie de l'Aéroport.
Nikolai MikhaĂŻlovitch Bowsarev : đŹ Â« Tout Ă fait, cette rencontre est pour nous la plus importante de notre annĂ©e 2016, aprĂšs la rencontre du dĂ©but d'annĂ©e avec l'Estalie, nous concluons cette belle annĂ©e avec vous, suivez-nous cher camarade, nous allons vous conduire Ă notre lieu de discussions prĂ©vu Ă cet effet. »
S'ensuit une courte marche jusqu'Ă la sortie de l'aĂ©roport, devant l'aĂ©roport, se trouver tout un cortĂšge de cavalier, armĂ©e de drapeau Kah-Tanais et de la Barvynie, ainsi qu'un seul drapeau rouge a la tĂȘte du cortĂšge, symbole de la ConfĂ©dĂ©ration Socialiste du Nazum, mais les officiels locaux ne se dĂ©place pas en voiture, du moins pas cette fois-ci, alors que les populations Barvynienne se rassemblent autour du cortĂšge, les trois officiels locaux vont donc monter Ă cheval, les deux serpents eux vont s'installer quant Ă eux derriĂšres la selle, l'un avec le PrĂ©sidium et l'autre avec la SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale, un prolongement de la selle a Ă©tĂ© installer pour permettre aux reptiles de s'enrouler autour d'une tige circulaire remontant au-dessus de la selle (Cela ressemble aux [url=Hussards ailĂ©s polonais]hussards polonais[/url]), il y a Ă©galement deux juments, Ă©quipĂ© d'une scelle accompagner de magnifiques ornements varier, attendant probablement les deux reprĂ©sentants Kah-tanaise, le PrĂ©sidium prendra la parole pour rassurer les deux reprĂ©sentantes.
Nikolai MikhaĂŻlovitch Bowsarev : đŹ Â« N'ayez crainte, ses juments sont parfaitement bien domptĂ© et sont trĂšs dociles, il vous sera facile de les diriger. Suivez-nous donc »
C'est alors que les trois officiels vont former une ligne avec les deux diplomates Kah-tanais, symbole de l'Ă©galitĂ©, c'est alors que la marche dĂ©bute au trot, derriĂšre eux, se trouve tout le cortĂšge de cavalier, autour de toute cette formation, le peuple Barvynien marche au cĂŽtĂ© du cortĂšge, en applaudissant le dĂ©but de la marche, c'est alors qu'un des citoyens, va briser le silence de la marche en commençant le chant de l'Internationale, une seconde fois, mais cette fois-ci, non pas organisĂ©e par la Nation, mais par les partisans eux mĂȘme, et c'est alors que les autres citoyens ce mis progressivement Ă suivre en chĆur, et c'est toute la cavalerie qui se joindra Ă eux progressivement, un chant chantĂ© par la masse, par le peuple, il s'agit lĂ d'un vĂ©ritable dĂ©filĂ© de l'AĂ©roport de Velzmegrad, jusqu'au lieu de la rencontre internationale.
Posté le : 23 juin 2026 à 01:42:12
Modifié le : 23 juin 2026 à 01:42:50
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En tout cas la remarque de la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale l'avait fait sourire. Rai s'Ă©tait toujours sentie trĂšs "serpent". C'Ă©tait un animal qu'elle aimait bien, au mĂȘme titre que des millions de kah-tanais. Elle aimait aussi ĂȘtre complimentĂ©e. Elle fit mine de retirer un chapeau imaginaire et s'inclina trĂšs lĂ©gĂšrement en avant.
« Merci ! »
Le petit groupe se mit en marche, et Actée se rangea naturellement aux cÎtés du Secrétaire générale. Elle aussi semblait d'excellente humeur, quoi que son visage était naturellement moins rayonnant que celui de sa camarade.
« Si vous voulez mon avis nous aurions dû proposer de vous rencontrer, et il y a des années. La CSN est une proposition socialiste sérieuse, pour ne pas dire importante. Essentielle à la construction du Nazum comme zone d'émancipation pour l'Humanité. »
Elle n'Ă©pilogua pas, et la dĂ©lĂ©gation suivit jusqu'Ă l'extĂ©rieur de l'aĂ©roport. d'un naturel assez imperturbable, son regard parcourra les gardes Ă cheval, les selles pour serpent, la foule entourant le cortĂšge, puis acquiescera pour elle-mĂȘme et se dirigera sans le moindre commentaire vers l'une des montures. Rai l'aidera Ă grimper avant de le faire Ă son tour, avec aisance.
« Vous aimez l'équitation, monsieur le présidium ? Camarade secrétaire générale ? »
ActĂ©e lui lance des regards en coin, imite sa posture, sa façon de tenir les rennes, dâappuyer trĂšs lĂ©gĂšrement dans les cĂŽtes de lâanimal pour le mettre en marche Ă la suite de la colonne. Rai continue.
« Jâai essayĂ© dây mettre ma compagne mais elle nâa jamais Ă©tĂ© trĂšs rĂ©ceptive. »
Puis elle se tait, et lance un bref regard derriĂšre son Ă©paule, puis en direction dâActĂ©e. Celle-lĂ a eu un net moment dâhĂ©sitation, puis Ă repris le chant de lâinternational, quoi quâen français, et plus bas, sans rĂ©ellement donner de la voix. Elle semble surprise, mais accepter passivement cette dĂ©monstration massive de la population. Est-ce que câest spontané ? Elle en doute. Est-ce que câest le fait de lâĂtat ou dâorganisations politiques ou syndicales ? Y a-t-il vraiment une diffĂ©rence, sous ces latitudes ? Au moins doit-elle admettre que le dĂ©corum est impeccable, et la cĂ©rĂ©monie aussi inhabituelle quâĂ©lĂ©gante.
Posté le : 28 août 2026 à 17:05:13
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Saynaara Archynovna Stepanova : « De rien, c'est normal de souligner une évidence. »
Lorsque Actée exprima son opinion personnelle vis-à -vis des relations entre la C.S.N et le Grand Kah, le Présidium dirigea son regard vers Actée et répondit amicalement à la camarade Kah-tanaise.
Nikolai MikhaĂŻlovitch Bowsarev : đŹ Â« Je suis bien d'accord, nĂ©anmoins cette pĂ©riode d'isolement international nous a permis de lĂ©gitimer notre posture par le biais de l'autonomie de dĂ©veloppement. Si nous avions conclu des accords dĂšs 1950, je pense que beaucoup de nations nous auraient vues comme des marionnettes Estaliennes et Kah-Tanaise. En effet, nos Ă©conomies auraient Ă©tĂ© propulsĂ©es par vos modĂšles et le commerce bilatĂ©ral, d'oĂč la nĂ©cessitĂ© de dĂ©velopper des relations diplomatiques avec diverses nations avant d'entamer les relations sĂ©rieuses. Mais, assurĂ©ment, nous avons dĂ©butĂ© trop tard nos relations, mĂȘme s'il n'y aurait pas eu d'accord ou autre. Alors rattrapons le coup ! Nous espĂ©rons que ces Ă©changes permettront Ă l'humanitĂ© de faire un pas vers l'harmonisation de l'internationalisme et l'Ă©mancipation de l'humanitĂ© tout entiĂšre. »
AprÚs ces brefs échanges, alors que le Présidium et la Secrétaire Générale ainsi que Raie et Actée sont tous élevés sur leurs montures, à la question de Rai, le Présidium entame la réponse en premier, cette question fait plaisir à Nikolaï, ce dernier va également rassurer Arthée vis-à -vis du cheval.
Nikolai MikhaĂŻlovitch Bowsarev : đŹ Â« J'adore, je suis un passionnĂ©, tout comme la majoritĂ© des peuples en Barvynie. La politique culturelle en Barvynie a insistĂ© sur la prĂ©servation de l'Ă©quitation comme une tradition nomadique ancestrale, ces traditions remontent Ă avant la colonisation mor, c'est une façon de lutter contre le colonialisme culturel, bien que nous insistions pour que cette tradition ne soit pas une entrave Ă l'internationalisation du genre humain. Au fait, Madame. ArthĂ©e, n'ayez crainte, ses chevaux sont bien dressĂ©s, il ne leur suffit que d'un sifflement pour qu'ils s'arrĂȘtent dans leur lancĂ©e.»
Par la suite, le Présidium retourne son regard vers l'avant, et c'est la secrétaire générale qui reprend la discussion d'une voix toujours aussi à l'aise : le chant qui était énoncé par les citoyens ne couvrait pas la voix des discussions en cours.
Saynaara Archynovna Stepanova : « J'en fais depuis l'enfance, avec mes parents on participait de temps à autre à des voyages nomadiques en Barvynie, on a exploré toute la cÎte est, ce sont des souvenirs qui ne quitteront jamais ma mémoire. Ces derniÚres années je n'ai plus autant de temps pour en pratiquer réguliÚrement, mais dÚs que je remonte en selle c'est un véritable plaisir, et vous ? C'était quand votre premiÚre fois à cheval ? »
AprĂšs cette discussion, les chants finie par s'arrĂȘter et leurs progression continue jusqu'a arriver au bĂątiment du PrĂ©sidium, le PrĂ©sidium, la SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale, et les dĂ©lĂ©guĂ©es Kah-tanais, aprĂšs ĂȘtre descendu de leurs montures, des membre de l'escorte vont prendre les rennes des chevaux et les conduiront Ă l'Ă©curie publique Ă proximier, par la suite la SecrĂ©taire GĂ©nĂ©rale va ouvrire la marche et se dirigera vers les jardins du bĂątiment, il s'assie dans une petite piĂšce en verre couverte, dans laquelle ce trouve une table ronde avec quatre siĂšge autour, ainsi qu'un tas de chaire empiler a cĂŽtĂ© en cas d'imprĂ©vue, sur la table, ce trouver quelque document et papier contenant des informations, le PrĂ©sidium invite les dĂ©lĂ©guĂ©s Kah-tanaise de s'assoir, proposant par la mĂȘme occasions si ces derniĂšre voulait un thĂ©, une teasane, ou un cafĂ©, ou peut ĂȘtre simplement de l'eau, , aprĂšs leurs rĂ©ponses, le bien leurs est apporter, ou pas, tout dĂ©pend de leurs rĂ©ponse, la SecrĂ©taire GĂ©nĂ©rale a demander un cafĂ© allongĂ©e sans sucre, et le PrĂ©sidium du thĂ© vers, c'est ainsi que les demandes arrive sur la table ronde, accompagner de quelque biscuit Ă partager, aprĂšs la distribution, le PrĂ©sidium ce permis d'ouvrire les discussion.
Nikolai MikhaĂŻlovitch Bowsarev : đŹ Â« Bonne boisson, sur ce, Madame. Stepanova et moi sommes curieux de connaitre les possibles accords et traitĂ©s que nous pouvons rĂ©aliser bilatĂ©ralement, je suis prĂȘt Ă Ă©couter toutes suggestions de votre part, nous rĂ©pondrons objectivement, et bien que nous donnerons une rĂ©ponse dans l'immĂ©diat, une missive sera envoyĂ©e confirmant que le gouvernement, et le sovyet surprĂȘme transitoire acceptent ce traitĂ©.»
C'est ainsi que le Présidium laisse les déléguées Kah-tanais s'exprimer vis-à -vis de possible proposition que la Barvynie et le Grand Kah pourront appliquer ensemble.
Posté le : 22 sep. 2026 à 18:18:19
Modifié le : 22 sep. 2026 à 18:19:09
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« Chaque rĂ©volution », avait-elle ensuite rĂ©citĂ©, « doit ĂȘtre libre dâestimer les meilleurs moyens dâarriver Ă ses objectifs. »
Elle nâajouta rien, ou plutĂŽt, se contenta dâune discussion badine et courtoise jusquâĂ lâarrivĂ©e Ă destination. De son cĂŽtĂ©, Rai continuait de pĂ©rorer. Son excellente humeur avait quelque chose de virale : contagieuse, enfiĂ©vrĂ©e et potentiellement malveillante â quoi que moins consciemment que par effet mĂ©canique.
« Mais bien sĂ»r ! Le nomadisme ! C'est un aspect fascinant, en fait on n'imgine pas assez l'impact que ça peut avoir sur la perception qu'un peuple a de lui-mĂȘme, ou de la modernitĂ©. Nous les kah-tanais sommes tous des sĂ©dentaires, vous imaginez bien ce que ça donne »
ActĂ©e leva les yeux en direction de sa compagne. Elle nâarrivait absolument pas Ă voir oĂč elle voulait en venir, mais se dĂ©cida Ă le garder pour elle, se contentant de lever un pouce vaguement approbateur en direction de Bowsarev.
« Je suis rassurée, je vous remercie. »
Elle ne lâĂ©tait, manifestement, pas du tout, mais pour un observateur non-avertit il pouvait ĂȘtre trĂšs difficile de discerner une expression renfrognĂ©e dâune autre chez cette femme qui, somme toute, en avait un Ă©ventail trĂšs complet. Son expression muta en quelque chose de plus silencieux, et plus inquiet, en entendant la question de Stepanova. Elle lança un regard en direction de Rai. Les questions attenantes Ă son passĂ© pouvaient potentiellement lâamener sur des terrains sensibles. La kah-tanaise fit mine de rĂ©flĂ©chir.
« Ma premiÚre fois à cheval ? Sans doute avec mes précepteurs, ou ma mÚre. »
Elle sembla réfléchir, encore un moment. Toute mention de son enfance la ramenait inévitablement à la guerre civile, aux crimes de son pÚre, de ses proches, à son sang impérial, aux conditions de son enfance. De fil en aiguille, on en arrivait systématiquement à des choses trÚs désagréables. Rai eut un soupir pensif, et un sourire amical.
« Jâai habitĂ© dans le sud de lâUnion, quand jâĂ©tais adoâ. Un grade champĂȘtre mâa mis Ă cheval lĂ -bas et on peut dire que jâai tout rĂ©appris Ă cette occasion. Il sâappelait Xatel ? Ollaf Xatel. Je monte beaucoup moins depuis que j'ai toutes ces missions pour la ConfĂ©dĂ©ration, mais ça reste un plaisir. DĂšs que je sors de la ville j'en profite. »
Dans un pays vouĂ© Ă la modernitĂ©, lâĂ©quitation avait un potentiel Ă©ventuellement aristocratique. Rai nâaurait pas repris ce loisir sans une raison au-dessus de tout soupçon. ActĂ©e soupira. Elle retombait toujours sur ses pieds, et avait rĂ©ponse Ă tout. CâĂ©tait sa plus grande force et â par la mĂȘme â ce qui pouvait la rendre prodigieusement agaçante.
Plus tard, une fois installĂ©es dans le salon, les deux kah-tanaises optĂšrent pour un thĂ©. Elles avaient observĂ© les yeux avec la curiositĂ© vaguement blasĂ©e du connaisseur. Ce regard prĂ©cis, et indulgent, de celui qui cherche les similaritĂ©s, et les diffĂ©rences, puis Ă supposer des raisons de ces diffĂ©rences. Elles avaient dĂ©jĂ vu tant de bĂątiments officiels. Anciens, rĂ©actionnaires, modernes, rĂ©volutionnaires, pensĂ©s par des rĂ©formistes, des apolitiques, des libĂ©raux, des femmes, des hommes, des collectifs. Et Ă chaque fois, un substrat culturel univers : la forme sert la fonction, et dâautres plus locaux, liĂ©s Ă des choses tortueuses que lâon nomme histoire, temps, hĂ©ritage. Lâaction dans le temps, la suite des positions des choses, et ce qui a initiĂ© lâinertie dâun tel mouvement.
Actée acquiesça en entendant la remarque.
« En termes stricts, nous souhaitons vous proposer les termes exacts proposés lors des travaux préparatoires de nos délégations respectives. Permettez mi si cela est nécessaire d'en citer les termes. »
Création d'une cellule de liaison entre le Bureau d'Intelligence Barvynien et le Commissariat Suppléant à la Sûreté avec pour objectif est de prévenir les attaques terroristes et de contrer l'ingérence des puissances réactionnaires. Avec du partage de méthodes de contre-insurrection, éventuellement la possibilité d'installer des centres d'écoute et des cellules dans nos pays pour étendre notre champ d'action.
Organiser un jumelage entre l'Organisation d'Ătat de CybersĂ©curitĂ© et les Cyberbrigades kah-tanaises pour sĂ©curiser les rĂ©seaux d'Ătat, dans le mĂȘme esprit.
Octroie d'un abattement fiscal total aux produits issus des Kolkhozes et des usines d'Ătat barvyniennes.
Nous pourrions envisager une interconnexion partielle du rĂ©seau de planification participative kah-tanais avec le Commissariat du Plan Ăconomique barvynien pour permettre d'anticiper les besoins d'import/export des deux nations sans passer par les marchĂ©s spĂ©culatifs capitalistes.
Nous sommes prÚs à organiser un programme de transfert technologique. Nos coopératives fourniront des drones agricoles, des capteurs de sols et des réseaux d'irrigation automatisés aux Kolkhozes barvyniens pour augmenter les rendements tout en réduisant le temps de travail des paysans.
Nous serions intéressés à ce que le Fonds Tomorrows puisse procéder à des investissements à taux zéro pour aider à la rénovation verte de l'urbanisme barvynien (via le démantÚlement ou recyclage des bùtiments en ayant besoin) et développement de réseaux de transports écologiques, ce genre de choses,
Sur le plan plus militaire, nous apprĂ©cierions ĂȘtre intĂ©grĂ© Ă l'architecture de dĂ©fense du DĂ©troit Gris. On s'engagerait Ă fournir une couverture de guerre Ă©lectronique (via des AWACS) pour protĂ©ger la zone des incursions Ă©trangĂšres.
Comme vous ĂȘtes en pleine modernisation de votre marine, le Grand Kah pourrait fournir des Ă©lĂ©ments du rĂ©seau radar et des systĂšmes d'armement tout en formant les ingĂ©nieurs barvyniens aux technologies de furtivitĂ© navale.
Nous sommes aussi ouvert à la fourniture à prix coûtant des véhicules blindés légers et de systÚmes de communication cryptés.
Le programme spatial kah-tanais pourrait s'engage à lancer les premiers satellites de communication et d'observation environnementale barvyniens, pour garantir l'indépendance de la CSN en matiÚre de télécommunications.
Enfin nous pourrions envisager une abolition des quotas sur les produits culturels pour mettre en relation nos milieux cinématographiques, musicaux, littéraires, et créer des programmes permettant aux étudiants et jeunes travailleurs barvyniens de séjourner dans les communes du Grand Kah pour s'y former, et aux ingénieurs/sociologues kah-tanais d'aller étudier la transition sociale en Barvynie.