De la Kaulthie a la CSN, le péril rouge qui nous guette.
L'année 2017 est certainement pour beaucoup d'observateurs internationaux une année majeurs tant par les grands bouleversements politiques interne aux États notamment avec le cas de feux l'Etat fasciste de devenu un régime tsariste de Khardaz mais on pourra en citer bien d'autres, bouleversements souvent interne aux État du globe et aussi des bouleversement géopolitiques avec des conflits majeurs partout dans le monde, ici on viendra se souvenir du conflit toujours en cours entre l'OND et la principauté de Carnavale mais également le génocide en Kabalye ou encore dans l'Empire du nord. Pourtant si y'a bien un bouleversement qui pour beaucoup d'observateurs politiques comme analyste ou encore géographe était totalement imprévu ou difficilement prévisible vue le manque de facteurs qui pouvait annoncer cette état de fait : c'est le virage au rouge de nombreux Etats dans le monde, qui chaque jours deviennent de plus en plus nombreux et dangereux, menacent de répandre le cancer rouge au autres puissance.
Morakhan, le régime tsariste chute en 2017 de même qu'en lointain Altrecht ou le régime dictatoriale laisse place de manière toute a fait brutale place a un régime communaliste proche de la lointaine Grand Kah, incarnation parfaite d'un régime poussé au excès les plus extrême, notons d'ailleurs que ce changement de régime a eu des réactions et des effets tout a effets totalement prévisible au sein de la région, avec la présence de puissance libérale et souvent anti-communiste ou communaliste comme la grande république de Velsna ou encore le royaume de Teyla et la République fédérale de Tanksa qui se sont unis pour faire face a la venue inopportune d'une armada entière du Grand Kah venu apporte son soutiens au putschiste illégitime. La momenté des tensions c'est également illustre avec les frappe Hotsaliens en Altercht, frappe dont le ministère de la guerre du Georgiplios, le général Theodoros Mavrikis, a qualifie de "frappe préventive visent a neutraliser des infrastructures miliatires potentiellements dangereuse au mains des putschiste qui aurait pu menacer la sécurité et la souveraineté nationale de l'Hotsaline déjà menace par Rasken". Si on revient au cas de la Morakhan, l'instauration d'un régime communaliste vient mettre en danger la sécurité régionale de nombreuse puissance du bassin de la mer Blême dont le despotat de Georgiplios tout d'abord mais également la république Translavique qui voit apparaître un nouveau régime de connivence communiste et être pris en sandwich entre deux feux : le feux communaliste a l'ouest avec le morakhan donc et le feu communiste a l'est avec la Démocratie Communiste de Translavia (DCT) allié de la Fédération d’Estalie.
Plus que tous, c'est la naissance de la Conféderation Socialiste (CS) qui fait peur a Leitagios, capitale du despotat de Georgiplios car en effet cette CS qui regroupe pas plus de 5 Etats (le Morzanov, la Barvynie, l'Ouaine, la Gondavie et le Zakhamistan) apparait comme étant le principal fauteur de trouble ainsi que foyer d’instabilité régionale, chose qui a pu se vérifier avec les tensions CS vs Jashuria au Chandcolza ou la grande puissance Nazumien a bien fait savoir au anarchiste communiste que le Nazum du moins le sud de celui-ci n'est pas un terrain de jeux pour des Etats failli moralement et dirigé par des intérêts personnelles de leurs dirigeants plutôt que ceux du peuple dont il prétendent pourtant défendre et agir en le nom. Cette confédération donc si on additionne le PIB de tous ses membres dépasser la république fédérative d'Alguarena avec près de 3 000 milliards de pib totale, un chiffre gigantesque qui tendra a augmenter si rien n'est fait pour le stopper "ce périls rouge qui nous menacer " en reprenant les mots du ministre impérial aux affaires étrangères, Herakles Bellatos, qui préconise au premier ministre : Romanos Sideriades du Parti Conservateur de Georgiplios (PCG) ainsi qu'aux Sénat Rhêmien "de tout mettre en œuvre pour pouvoir faire face a ce nouveau périls rouge qui menacer pas seulement l'intégrité territoriale du despotat mais également sa sécurité nationale en raison des velléités guerrière de plusieurs de ses membres, sa souveraineté nationale surtout en le Dukato de Laïon et surtout avec la menace de se constituer en un facteurs ou source de troubles indépendantiste qui pourrait encourager les cellules terroriste et nationaliste Bozyurte a entrée en actions et a déstabiliser durablement notre pays mais également a accentué de manière significative les tensions avec la République turque Bozyurte".
Si au vu de tous ces événements l'avenir se montre gris, il reste cependant de l'espoir dans la lutte contre cette menace mondiale, premièrement encore avecle cas de l'Alterecht ou le virage au rouges du pays n'est pas passer inapercu notamment avec l'intervention de puissance libérale attaché a la paix et a la sécurité et qui ont fait savoir manu militari qu'il ne toleront pas de naissance d'un foyer d'instabilité aux cœurs de l'Eurysie et encore moins de l'ingérence par une puissance etrangère a la région que constitue le Grand Kah. Ensuite en ancien République Socialiste de Yashosie devenu Tsarat de Khardaz, les pro tasar ou tasriste on chasse l'ancien gouvernement socialiste, corrompu et qui était devenu incapable d'entretenir l'appareil répressifs qu'ils avait mis en place pour contrôle ses citoyens, cette fin de guerre civile qui aura durée plus d'un demi siècle entre force d'un gouvernement socialiste moralement et politiquement affaibli contre des forces tsariste soutenu par la populations qui espérait un vent de changement nouveau après tant d'année passé sous ces années de dictature totalitaire et autoritaire. Enfin, le débâcle de la CS en chandcolza face à la république du Jashuria démontre les faiblesse de cette organisation qui n'a de puissance que de nom et qui se montre incapable même dans un cas ou l rapport de force aurait du lui être favorable, incapable de faire de plier son seule et unique adversaire. Tous ceci nous montre qu'il périls nous guette certes maisnque tout n'est pas perdue, le monde est unanime : personne ne veux d'une menace rouge près de hez lui.
Georgiplios, un modèle économico-sociale au bord de l’effondrement ?
Il y a quelques mois, le Premier ministre du despotat, Gianni Pavliades, démissionnait à la suite de la chute de sa coalition, qui se suivra d’un refus de confiance de la part de la Chambre des délégués, chambre basse du parlement du despotat de Georgiplios, et présentait, lui et au nom de l’ensemble de son gouvernement, sa démission au despote Chrysantos Mydon. Celui-ci a dissous la Chambre des délégués en réponse, refusant ainsi la démission du Premier ministre, et a appelé à de nouvelles élections, ouvrant la porte à une période d’instabilité et de crise politique au sein du despotat. Après les élections législatives, qui se sont révélées particulièrement acharnées, la nouvelle chambre des délégues a été élue et sa composition rappelle et démontre la crise profonde dans laquelle se trouve Georgiplios : entre la montée des extrêmes, la chute de la croissance économique, qui semble stagner depuis quelques années maintenant, et l’incapacité à créer une cohésion nationale pour soutenir les transformations politiques, économiques et sociales en cours, dans un cadre d’évolution des rapports de force et des dynamiques, tant dans un contexte régional tendu et extrêmement volatil, Georgiplios se trouve dans une position particulièrement inconfortable, entre une volonté de transformation de son économie interne pour faire face à l’évolution des dynamiques et des rapports de force dans un contexte explosif, et une crise interne qui annonce déjà la paralysie.
L’année 2018 est, au sein de Georgiplios, une période charnière de son histoire qui va déterminer la suite de celui-ci : entre une désindustrialisation massive qui met à mal l’économie, une croissance économique en berne et une crise politique et sociale explosive, la moindre goutte en trop risque bien de faire exploser le tout.
Georgiplios à l’aube de l’année 2018
Georgiplios va mal, très mal, comme s’il était frappé par un mal inconnu qui le ronge de l’intérieur et qui le rend tel un « homme malade de l’Eurysie », si l’on utilise l’expression du professeur Loukas Kanakos, professeur à l’École de science politique de Leitagios et également analyste politique. Il parle, dans son livre Georgiplios et le désir de puissance, « d’un déclin tant politique qu’économique causé par des années de déni de la part de la classe politique, qui ne cherche aucunement à transformer le pays, mais à recycler ce qui a été fait auparavant sans l’adapter au contexte et aux crises que traverse Georgiplios ». En clair, les responsables politiques n’ont pas pris sérieusement les prémices d’une catastrophe économique et sociale déjà annoncée et ont préféré mener une politique libérale dans la continuité de celle des années 1980-1990, qui ne correspond aucunement au contexte politique et géopolitique que traverse actuellement Georgiplios.
Cette expression de « l’homme malade de l’Eurysie » définit clairement le despotat de Georgiplios : un État devenu complètement dysfonctionnel, embourbé dans un cycle de crises et de dysfonctionnements qui rend impossible, ou quasiment impossible, toute tentative de réforme à court ou à moyen terme, tant le déni de la part de la classe politique dirigeante du pays est profond. On estime que, sur l’année 2017, une dizaine d’occasions auraient pu être saisies pour réformer le pays à court terme afin de contrebalancer les crises qui se multipliaient, mais aucune décision de bonne conscience n’a été prise à temps et à l’heure. En clair, Georgiplios observe le train passer sans monter dedans. Un état que certains considèrerait comme étant un mal venu de l’intérieur et qui s’est emparé de l’ensemble de la société, de l’économie et du monde politique géorgipliote, sans que celui-ci ne parvienne à trouver le bon remède au bon moment et a se l'injecte. Ce sont donc des crises qui viennent s’installer, et ce durablement, au grand détriment des classes moyennes et populaires, mais également des petites et moyennes entreprises en première ligne de ces crises et durablement touchées : hausse des prix de l’électricité de 10 % en raison du manque d’aménagement d’infrastructures électriques, tandis que des centrales électriques ont été fermées sur la même période ; hausse des prix due à l’inflation causée par la guerre en Carnavale, mais aussi par les tensions en Eurysie de l’Est, qui ont terriblement touché les lignes et les capacités d’approvisionnement du despotat. Sans oublier les tensions qui se sont accompagnées par la suite de la crise de Cramoisie, de l’Empire de Charuyn, ainsi que la guerre au Chandkolzaet au Gondo, qui se poursuit toujours. Tous ces conflits ont durablement détérioré les chaînes d’approvisionnement en biens et services comme le pétrole, le gaz, mais également les produits chimiques venant de Carnavale ou encore les semi-conducteurs venus de la République de Tanksa. Ces difficultés d’approvisionnement se répercutent sur les ménages, mais aussi sur les entreprises, qui perdent en compétitivité sur le marché international et sont forcées de délocaliser ailleurs.
La situation économique catastrophique de Georgiplios ne s’arrête pas là. La politique libérale promue par le Premier ministre Pavliades et son secrétaire d’État au Trésor, Lambros Maniatelis, est clairement visible, avec un refus d’intervenir au sein de l’économie pour « laisser faire les forces du marché », comme le dit le secrétaire d’État au Trésor Maniatelis. Cette politique de non-intervention s’inscrit, comme dit précédemment, dans la continuité de la politique libérale des années 1990, mal adaptée au contexte du XXIᵉ siècle que traverse Georgiplios, dont l’un des aspects est, entre autres, un taux de chômage particulièrement élevé de plus de 9 % de la population active, soit 421 306 personnes sur 4 681 186 personnes en âge de travailler. C’est le taux le plus élevé depuis la crise de 2004 et son pic de chômage à 12 %, qui avait secoué en son temps l’économie géorgipliote, et chose qui risque bien de se reproduire en raison de la situation économique et politique désastreuse dans laquelle se trouve le despotat.
Le modèle économique est donc bel et bien à bout de souffle, marqué par près de trente années de politiques libérales et ultralibérales qui cantonnaient le rôle de l’État à celui d’un arbitre lointain, n’assurant que les fonctions régaliennes de défense, de sécurité et de soins, et laissant le marché se réguler lui-même. Cette situation s’est aggravée par une politique de non-intervention des différents gouvernements, tant sociaux-démocrates que libéraux, pour sauver le tissu industriel de Georgiplios. Des géants de l’industrie nationale, spécialisés notamment dans la production de voitures de luxe et de voitures de gamme, ont dû fermer plusieurs de leurs sites, alors qu’ils représentaient une part non négligeable des emplois nationaux. On peut notamment citer le cas du bijou national de la production industrielle de voitures haut de gamme, Hegemon Motors, qui a annoncé la fermeture de plusieurs usines et sites de production dans le pays pour délocaliser ailleurs. Près de 10 000 personnes seraient menacées de perdre leur emploi en cas de nouvelles politiques de licenciement de l’entreprise, un taux record qui viendrait s’ajouter au nombre de chômeurs déjà trop élevé et qui pèse sur les finances publiques à travers la sécurité sociale chômage. D’autres entreprises du secteur industriel, parmi lesquelles le groupe Comeas & Xenoglou Minerais, spécialisé dans l’exploitation des minerais de fer et de charbon et réputé être l’un des champions nationaux, ont dû fermer plusieurs sites ou les revendre à de plus petits exploitants, moins performants et souvent affiliés à des sociétés étrangères, comme d’autres entreprises du secteur se trouvant dans la même situation. Tout cela en raison du manque de compétitivité du territoire, des tensions régionales croissantes qui ne permettent plus aux entreprises de produire sereinement, et également en raison de la hausse des coûts de production, notamment énergétiques, une charge élevée qui pèse sur les entreprises comme une épée de Damoclès, particulièrement sur les PME nationales, elles aussi pourtant porteuses de l’économie, mais délaissées par les pouvoirs publics au profit des grandes entreprises.
À cela s’ajoute la fuite des cerveaux des jeunes du pays, qui émigrent vers les pays du nord-ouest de l’Eurysie, comme le Royaume de Teyla ou la Grande République de Velsna, profitant ici de la politique d’immigration favorable promue par le gouvernement velsnien, ou encore vers la République de Tanksa, frontalière du despotat. S’ajoutent également les délocalisations massives de la part des entreprises nationales, y compris des champions économiques, notamment des entreprises comme Achilles Industrial Group (HIG) ou encore Axian Corporation, qui ont fermé leurs usines en Georgiplios pour en rouvrir en Drovolski ou directement en Velsna, même si les plus grosses délocalisations se concentrent vers le Nazum, notamment au Jashuria, Burujao et Negara Strana, où a été enregistrée la plus forte hausse d’implantations d’usines géorgipliotes.
Le résultat de tout cela est une croissance économique en berne de l’ordre de 0,8 %, une croissance minime certes, mais qui menace de reculer encore si rien n’est fait pour la contrecarrer. D’autant plus que, face à cette crise économique, s’ajoute une crise politico-sociale : mécontentement populaire grandissant en raison de la situation économique, des licenciements et de la hausse du chômage ; défiance envers les partis traditionnels, considérés comme incapables de résoudre la crise que traverse Georgiplios ; grèves incessantes, manifestations et mobilisations. Sans oublier la crise du logement, qui se manifeste par une période d’urbanisation massive, souvent incontrôlée par les pouvoirs publics, qui refusent d’intervenir au sein du marché du logement. Résultat : le marché peine à se réguler, car l’offre ne suit plus la demande devenue décroissante. Peu de jeunes souhaitent devenir propriétaires, comme cela était la norme pour la génération de leurs parents et de leurs arrière-grands-parents ; des milliers d’appartements restent inoccupés alors que des familles vivent dans des conditions précaires, souvent à la rue. De plus, le système juridique géorgipliote avantage et favorise largement les propriétaires face aux locataires, les premiers obtenant généralement gain de cause face aux seconds.
Ces éléments viennent s’ajouter à une situation politique chaotique : instabilité des gouvernements en raison de coalitions trop divergentes et incapables de s’entendre pour mener des réformes d’envergure afin de contrecarrer la crise. Certains refusent de toucher au modèle économique traditionnel, tandis que d’autres souhaitent mener des réformes en profondeur, mais sans idée claire ni précise, et surtout sans les moyens nécessaires. En clair, depuis la fin du mandat de la Première ministre Louiza Vlachoti en 2015, Georgiplios constitue un enfer politique et social que personne n’arrive à gouverner durablement : les gouvernements se succèdent sans réformes majeures et significatives ; le gouvernement Pavliades n’était donc qu’un parmi d’autres.
La démission du gouvernement Pavliades
En février 2028, le Premier ministre Gianni Pavliades voyait sa coalition, composée de son parti, le Parti national libéral, du Parti social-démocrate (PSD) et de celui de la Démocratie citoyenne (PDC), se rompre. Une alliance contre nature avec laquelle il disposait d’une majorité à la Chambre des délégués, une majorité certes simple, mais qui permettait tout de même de gouverner le pays après un enchaînement de gouvernements minoritaires incapables de former une coalition cohérente et durable. Toutefois, cette coalition ne pouvait fonctionner que si l’ensemble de ses membres décidait de voter les propositions de loi présentées par le gouvernement et si tous parvenaient à se mettre d’accord, ce qui constitue la première faiblesse du gouvernement.
Mais voilà, ce n’est un mystère pour personne, et l’histoire le sait mieux que quiconque : en Georgiplios, aucune coalition de plus de deux membres n’a jamais fait long feu, et la coalition de Pavliades n’en fait pas exception. Trop divergente, sans les mêmes priorités ni les mêmes objectifs. Lorsque le Parti national libéral souhaitait mener des réformes plus libérales sur les plans économique et social, avec des coupes budgétaires et une volonté de rééquilibrer des comptes nationaux quelque peu déficitaires, les sociaux-démocrates s’y opposaient, eux qui souhaitaient certes des réformes, mais également l’amélioration des services publics, une augmentation des dépenses allouées aux services sociaux et une protection renforcée de l’emploi face au chômage et aux licenciements. La Démocratie citoyenne, quant à elle, n’avait cure de ces débats et souhaitait en priorité des révisions constitutionnelles afin de diminuer les pouvoirs de la Chambre haute et du despote, pour davantage de démocratie et de transparence, notamment par la mise en place de garde-fous constitutionnels. Ainsi, dans ces conditions, il est possible de constater que la coalition de Pavliades était vouée, dès le départ, à l’échec. D’autant plus que le Premier ministre lui-même peinait à faire entendre sa propre voix au sein de son parti, en raison d’un manque de charisme criant et d’un déficit de leadership visible, en contraste avec les mandats des Premiers ministres précédents, comme celui d’Angeliki Stanopoulou, surnommée « la dame de fer », qui dirigeait le parti libéral d’une main de fer, si bien qu’elle était qualifiée de dictatrice sans titre.
On ne le dit pas assez, mais le mandat de prospérité de Panagiotakis Strakiades et de Corinna Rossidi semble bien n’être plus qu’un souvenir lointain. Si Pavliades manque de leadership et de charisme au sein de son propre parti, déchiré entre deux courants, alors, au sein de la coalition, la situation est encore plus critique tant les fractures y sont profondes. Ainsi, la coalition, qui ne durera qu’une seule année (2017-2018), chutera à la suite d’un refus de confiance de la part de la Chambre des délégués. Ce refus trouve son origine dans la loi dite de « libéralisation des prix de l’énergie », présentée par le Premier ministre à la Chambre des délégués. Celle-ci portait, comme son nom l’indique, sur la libéralisation des prix de l’énergie, notamment par un retrait de l’État du secteur énergétique et la naissance d’un monopole national au profit de la société DEG sur l’ensemble du secteur énergétique national. Une décision très mal perçue au sein de la coalition, en particulier du côté des sociaux-démocrates, qui voyaient dans cette privatisation et ce retrait de l’État un moyen d’affaiblir encore davantage les entreprises et les ménages.
Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères du gouvernement Pavliades, Vlasis Managakis, également président du Parti social-démocrate, annonça sur les réseaux sociaux son mécontentement, mais aussi le refus de son parti de voter cette proposition de loi, qu’il qualifia de profondément « honteuse ». De son côté, le président du Parti de la Démocratie citoyenne, Sergios Andreadelis, annonça laisser les membres de son parti voter en leur âme et conscience. Le projet de loi échoua lourdement, avec seulement 174 voix pour (138 du Parti national libéral et 36 de la Démocratie citoyenne) contre 250 voix opposées. Quelques jours plus tard, le Parti social-démocrate annonça, par l’intermédiaire de son président, son retrait de la coalition. Désormais, la coalition Pavliades se retrouvait minoritaire à la Chambre des délégués et pouvait chuter à tout moment.
Après des élections législatives qui se sont révélées particulièrement acharnées, la nouvelle Chambre fut élue, et sa composition rappelle et démontre la crise profonde dans laquelle se trouve Georgiplios. Entre la montée des extrêmes, la chute de la croissance économique et l’incapacité à créer une cohésion nationale pour soutenir les transformations politiques en cours, dans un cadre d’évolution des rapports de force et des dynamiques tant régionales qu’internationales, Georgiplios se trouve dans une position particulièrement inconfortable, tiraillé entre une volonté de transformation de son économie interne pour faire face à l’évolution des dynamiques et des rapports de force dans un contexte explosif, et une crise interne qui annonce déjà la paralysie. L’année 2018 constitue, au sein de Georgiplios, une période charnière de son histoire qui va déterminer la suite : entre une désindustrialisation massive qui met à mal l’économie, une croissance économique en berne et une crise politique et sociale explosive, la moindre goutte risque bien de faire exploser le tout.
Despina Monoti, présidente de l’Union conservatrice de Georgiplios (UCG) à la Chambre des délégués, engagea par la suite la responsabilité du gouvernement Pavliades par le dépôt d’une motion de censure. Celle-ci confirma la chute du gouvernement Pavliades, avec 238 voix pour la censure et 190 contre, le Parti des travailleurs du peuple s’étant abstenu, préférant ne pas soutenir une motion de censure proposée par la droite. La chute du gouvernement, prévisible mais rapide, ajouta à la crise sociale et économique une crise politique, marquée par l’instabilité de l’État lui-même. Quelques heures après l’adoption de la motion de censure, Gianni Pavliades prit acte du vote et présenta sa démission au despote. Georgiplios se retrouva alors sans gouvernement fonctionnel, et un gouvernement chargé des affaires courantes fut mis en place.
Les élections législatives et ses conséquences
Gianni Pavliades, ancien premier ministre
Chrysanthos Mydon refusera la démission du Premier ministre Gianni Pavliades, un choix politique compréhensible. En effet, le despote de Georgiplios est connu pour sa rupture avec la politique libérale de son père, feu despote de Georgiplios, qui, aux côtés du Parti national libéral, a mené une politique de libéralisation. Une orientation qui n’est pas au goût de son fils, connu pour son conservatisme chrétien, politique et social. En refusant la démission du gouvernement Pavliades, il provoque la chute de la Chambre des délégués, comme le prévoit la Constitution : en cas de motion de censure, le Premier ministre remet sa démission au chef de l’État, qui en prend acte. Soit il l’accepte et, dans ce cas, il nomme un nouveau premier ministre issu de la législature actuelle ; soit il la refuse et, dans ce cas, la Chambre des délégués est automatiquement dissoute. C’est ce second choix que prendra le despote, car les sondages nationaux annoncent une nette victoire du Parti chrétien-démocrate, proche de sa vision politique, économique et sociale.
La campagne électorale est donc lancée en ce début de février et durera deux mois, deux longs mois de lutte intense entre les différents partis politiques, qui vont mener une bataille acharnée, souvent chacun de son côté. Le Parti des travailleurs de Georgiplios (PTG), de connivence socialiste mais de base historique communiste, mène une campagne politique de rupture, avec la volonté de transformer profondément l’État géorgipliote afin de mener une révolution sociale et économique qui permettrait à chacun de vivre décemment, reprenant les mots de son secrétaire général et président, Aggelos Spirellis. Manque de chance cependant, le parti est particulièrement mal vu dans le pays, notamment en raison de la « peur rouge », intensifiée par les organes du pouvoir qui, pendant des décennies, ont caricaturé les régimes socialistes et communistes comme des régimes diaboliques et comme le mal absolu. Pourtant, le parti est crédité d’une hausse d’au moins 33 % de sièges, passant de 12 députés à au moins 16. Une hausse historique pour ce parti très jeune.
Du côté du Parti social-démocrate, qui a quitté la coalition, la bataille est menée en solitaire, au contraire du Parti de la Démocratie citoyenne et du Parti national libéral, qui mènent front commun. Ces trois partis partagent pourtant des points communs plutôt négatifs : ils subissent la défiance de l’électorat, même dans leurs bases historiques, où la vague chrétienne-démocrate et conservatrice risque de tout emporter devant elle. Face à cela, les nationaux-libéraux et la Démocratie citoyenne refont campagne en promouvant la nécessité de réformer profondément, eux aussi, à l’instar du PTG, l’État de Georgiplios, mais pas aux dépens des ménages et du secteur social. Au contraire : augmentation des dépenses publiques et réduction des impôts et des charges sociales. Il s’agit en réalité d’une continuité et non d’une rupture, puisqu’ils s’inscrivent dans la continuité des politiques ultralibérales menées sous le mandat du Premier ministre Myron Vlaheas (1983-1988) et du Premier ministre Chrysanthos Ioannoulis (1993-1997), tous deux issus du Parti national libéral. Et c’est précisément ce qui pourrait représenter la faiblesse de cette coalition entre Démocratie citoyenne et libéraux : une continuité, et non une rupture ni un changement concret. On reprend ce qui a été pensé auparavant sans l’adapter au contexte politique et social actuel que traverse Georgiplios, et qui ne satisfait plus ni leur base électorale ni le reste de l’électorat du despotat. Pour la Démocratie citoyenne, les sociaux-démocrates et le Parti national libéral, tous les sondages annoncent le même constat : une chute et des pertes de sièges à la Chambre des délégués.
Le Parti chrétien-démocrate, dirigé par Theodoros Marakos, a le vent en poupe, avec plus de 40 % d’intentions de vote. Le parti passerait ainsi de 120 à environ 168 députés, une estimation très confortable pour ce parti qui n’a pas été au pouvoir depuis plus de quinze ans. Il s’est attiré une base électorale issue des déçus du Parti national libéral ainsi que des électeurs en quête de rupture et de changement provenant d’autres partis, notamment sociaux-démocrates et Démocratie citoyenne. Le parti s’installe ainsi avec une majorité confortable dans les sondages, loin devant tous les autres partis, dont le second, le Parti national libéral, n’est crédité que de 102 sièges, un recul immense pour ce parti qui a gouverné le pays pendant près de huit années. À ses côtés, l’Union conservatrice de Georgiplios (UCG) mène également une bataille marquée par une rupture brutale, fondée sur la préférence nationale, un populisme de droite et une campagne axée sur la haine du communisme, l’anti-immigration et la nécessité de défendre l’économie nationale. Aux résultats des élections, le Parti chrétien-démocrate ressort largement vainqueur avec 172 députés, soit davantage encore que les estimations initiales. Certes loin de la majorité absolue de 220 sièges, il est chargé de former une coalition stable pour gouverner le pays, soit avec le Parti national libéral, qui a obtenu 104 sièges, soit une perte de près de 34 sièges. Les deux partis formeraient alors une coalition, sur le papier solide, de 276 sièges, mais en réalité fort peu probable, car elle remettrait en cause toutes les promesses de rupture du Parti chrétien-démocrate avec les politiques libérales.
L’autre option serait l’Union conservatrice de Georgiplios, avec ses 84 sièges et une troisième place. Ce serait une alliance probable en raison de la proximité idéologique, bien que divergente et, à long terme, très peu tenable. Cette alliance entre chrétiens-démocrates et conservateurs permettrait une majorité de 256 sièges, relativement confortable. Ces deux options constituent les choix les plus pertinents pour former une coalition gouvernementale, mais aucune ne semble réellement crédible à long terme. Le choix et les cartes sont désormais entre les mains de Theodoros Marakos, nommé Premier ministre quelques heures après les résultats des élections par le despote.
Du côté de la Démocratie citoyenne, le parti passe de 52 sièges à 28 sièges, soit une chute brutale qui confirme la défection de son électorat et rejette, par la même occasion, cette alliance avec les libéraux. La présidente du parti, Sofia Georgopoulou, a annoncé « une révision des stratégies du parti, un changement de stratégie interne et une adaptation afin de répondre aux attentes de l’électorat, déçu par les actions inefficaces menées au sein de la coalition ». Pour autant, elle n’a pas annoncé de rupture avec les libéraux, avec lesquels ils forment désormais, du moins jusqu’à la formation du gouvernement, l’opposition. De plus, elle indique « prendre acte de la volonté de changement exprimée par l’électorat et félicite Theodoros Marakos pour sa nomination en tant que Premier ministre », sans exclure une possible coopération entre les deux partis si nécessaire.
Du côté des sociaux-démocrates, les résultats font l’effet d’une douche froide. Jamais le parti, depuis sa fondation, n’avait connu une telle chute, passant de 48 députés à 34 députés, désormais loin du top 3 auquel il a toujours historiquement appartenu. À l’inverse, pour le Parti des travailleurs, la dynamique est opposée, passant de 12 à 18 sièges : le parti atteint ainsi son plus haut niveau historique.
Theodoros Marakos : nommé Premier ministre et chargé de former une coalition stable
Quelques heures après les résultats, Theodoros Marakos est nommé Premier ministre par le despote : « Prenant acte des volontés du peuple souverain, exprimées lors des élections à la Chambre des délégués, et après consultation de nos conseillers, est nommé Premier ministre : M. Theodoros Marakos, avec pleine autorité qui s’y attache. » Le nouveau chef du gouvernement a l’immense tâche de former un gouvernement stable à présenter au despote, avec une coalition qui devrait permettre de réformer Georgiplios. Après la période des élections s’installe une phase de près d’un mois durant laquelle Marakos est chargé de former une coalition, en consultant les différentes forces politiques élues à la Chambre des délégués. Une tâche certes simplifiée par la composition de la Chambre, mais rendue difficile par les divergences idéologiques.
Souhaitant rompre avec les politiques libérales et néolibérales précédentes, il est très peu probable qu’il accepte de former une coalition gouvernementale avec le Parti national libéral. Pour l’analyste politique Nikolaos Manilis, ce serait « un suicide politique : le programme du Parti national libéral est rejeté par la population, les résultats des élections en font foi, et Marakos a lui-même été élu pour incarner la rupture avec cette politique. Former une alliance reviendrait à bafouer la raison même pour laquelle il a été élu et ne ferait pas long feu, puisque la motion de censure lui pendrait au-dessus de la tête comme une épée de Damoclès ». L’autre option politique serait plus acceptable : l’Union conservatrice de Georgiplios est mieux perçue que les libéraux et politiquement plus acceptable en raison de la proximité politique et idéologique entre les deux partis sur de nombreux points, notamment sur l’immigration, l’économie et les questions sociales, malgré quelques divergences. C’est l’option la plus acceptable dont dispose Marakos et celle qu’il acceptera sans aucun doute, les gains étant équivalents pour les deux partis, et les pertes ainsi que les risques relativement limités.
Une coalition à trois, comme la précédente, pourrait également être envisagée : chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates et Démocratie citoyenne. Mais là encore, ce serait un suicide politique. Trop instable politiquement, en raison du fait que le premier est de droite et les deux autres de centre gauche à gauche, et également parce que cela rendrait la prise de décision particulièrement difficile et lente, alors que Georgiplios a aujourd’hui besoin de l’exact inverse : rapidité et efficacité. Enfin, ce serait également, pour chacun, une trahison électorale : pour les chrétiens-démocrates, qui se veulent en rupture avec le précédent gouvernement alors que la Démocratie citoyenne et les sociaux-démocrates étaient membres de la coalition sortante, et pour ces deux derniers, ce serait accepter un retour de la droite conservatrice et austère. Quoi qu’il en soit, une telle coalition ne tiendrait pas.
Quels défis futur pour le gouvernement
Même pas encore concrètement formé, le futur gouvernement Marakos est déjà sous pression. En effet, les défis divers que traverse Georgiplios ne font que s’accumuler au fur et à mesure du temps et, sans solution rapide et efficace, le gouvernement risque de se retrouver, comme les gouvernements précédents, confronté à une motion de censure.
Le défi économique en est le premier et le plus urgent. Voilà trois années consécutives que Georgiplios connaît une croissance quasiment inexistante et stagne, tandis que les difficultés économiques ne font que se renforcer : inégalités croissantes entre les plus riches et les plus pauvres, délocalisations d’entreprises nationales vers des puissances industrielles beaucoup moins chères et plus attractives, comme en Drovolski ou encore vers le Rasken. Ces délocalisations entraînent des fermetures d’usines nationales et donc le licenciement de milliers de travailleurs, qui rejoignent les 350 000 personnes déjà au chômage, soit un taux de 10 % de la population active. Cette situation touche particulièrement les jeunes, qui peinent à trouver un emploi et partent alors vers l’étranger, notamment vers Tanksa en raison de la proximité frontalière, ou encore vers Grisolia. Ces fuites de cerveaux entraînent une perte pour l’État central que le gouvernement Marakos va devoir endiguer et compenser. En matière sociale, la coalition va devoir transformer une société géorgipliote en crise, marquée par une polarisation entre gauche et droite, mais également par la montée des extrêmes. Le gouvernement devra gérer non seulement les grèves et les manifestations massives annoncées dans le pays, mais également chercher à satisfaire le plus grand nombre afin d’éviter une censure, qu’elle soit parlementaire ou électorale.
Sujet brûlant, le vieillissement de la population pose la question épineuse de la réforme des retraites : la population vieillit et les Géorgipliotes ne font plus assez d’enfants. La question d’avancer l’âge de départ à la retraite va certainement être mise au débat politique et parlementaire ; reste à voir ce qu’il en adviendra à l’avenir. Sur les autres questions sociales, Marakos annonce la fin de l’État dépensier à l’excès, mais prône une régularité et un équilibre entre recettes et dépenses publiques. Il avait annoncé lors de sa campagne électorale moins d’assistanat, plus d’activité et moins d’impôts et de taxes afin de favoriser le commerce, la compétitivité et l’économie, sans pour autant désengager l’État. En matière d’immigration, ce serait la fin du regroupement familial et de la naturalisation systémique, impliquant une réforme de la Constitution, ainsi qu’une politique de plus grande exclusion et de réduction des aides sociales, limitées aux minima sociaux, sauf pour les étrangers venus avec un visa de travail.
En matière politique et de géopolitique régionale, la question brûlante des tensions régionales et du positionnement du despotat face aux dynamiques et rapports de force en cours reste à observer. Le Premier ministre Marakos a annoncé une coopération accrue, notamment frontalière, avec la République de Tanksa et la principauté de Grisolia, à travers des accords économiques, sociaux et militaires favorables à chaque partie, mais également une coopération renforcée en matière de sécurité et de renseignement. Du côté du Nazum, avec son territoire de Laion, le Premier ministre souhaite en faire « une base de lutte contre l’internationalisme prolétaire et communiste, mais également contre le terrorisme islamiste promu par la République bozyurte ». Sur le plan militaire, l’armée nationale est en berne. Trop longtemps délaissée, elle n’existe quasiment plus : seulement 10 000 hommes et aucun matériel militaire digne de ce nom. Le despotat est incapable de faire face à des ennemis, qu’ils soient étatiques ou paramilitaires, qui menaceraient la sécurité nationale et régionale. Une faiblesse structurelle que le gouvernement devra corriger tout en prenant en compte les enjeux sociaux : plus de dépenses pour l’armée signifie moins de moyens pour les retraites, l’éducation ou les services publics. D’autant plus que le Premier ministre ne souhaite pas augmenter plus que nécessaire les dépenses nationales et envisage même une baisse des impôts.