10/04/2019
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De la Kaulthie a la CSN, le péril rouge qui nous guette.

L'année 2017 est certainement pour beaucoup d'observateurs internationaux une année majeurs tant par les grands bouleversements politiques interne aux États notamment avec le cas de feux l'Etat fasciste de devenu un régime tsariste de Khardaz mais on pourra en citer bien d'autres, bouleversements souvent interne aux État du globe et aussi des bouleversement géopolitiques avec des conflits majeurs partout dans le monde, ici on viendra se souvenir du conflit toujours en cours entre l'OND et la principauté de Carnavale mais également le génocide en Kabalye ou encore dans l'Empire du nord. Pourtant si y'a bien un bouleversement qui pour beaucoup d'observateurs politiques comme analyste ou encore géographe était totalement imprévu ou difficilement prévisible vue le manque de facteurs qui pouvait annoncer cette état de fait : c'est le virage au rouge de nombreux Etats dans le monde, qui chaque jours deviennent de plus en plus nombreux et dangereux, menacent de répandre le cancer rouge au autres puissance.

Morakhan, le régime tsariste chute en 2017 de même qu'en lointain Altrecht ou le régime dictatoriale laisse place de manière toute a fait brutale place a un régime communaliste proche de la lointaine Grand Kah, incarnation parfaite d'un régime poussé au excès les plus extrême, notons d'ailleurs que ce changement de régime a eu des réactions et des effets tout a effets totalement prévisible au sein de la région, avec la présence de puissance libérale et souvent anti-communiste ou communaliste comme la grande république de Velsna ou encore le royaume de Teyla et la République fédérale de Tanksa qui se sont unis pour faire face a la venue inopportune d'une armada entière du Grand Kah venu apporte son soutiens au putschiste illégitime. La momenté des tensions c'est également illustre avec les frappe Hotsaliens en Altercht, frappe dont le ministère de la guerre du Georgiplios, le général Theodoros Mavrikis, a qualifie de "frappe préventive visent a neutraliser des infrastructures miliatires potentiellements dangereuse au mains des putschiste qui aurait pu menacer la sécurité et la souveraineté nationale de l'Hotsaline déjà menace par Rasken". Si on revient au cas de la Morakhan, l'instauration d'un régime communaliste vient mettre en danger la sécurité régionale de nombreuse puissance du bassin de la mer Blême dont le despotat de Georgiplios tout d'abord mais également la république Translavique qui voit apparaître un nouveau régime de connivence communiste et être pris en sandwich entre deux feux : le feux communaliste a l'ouest avec le morakhan donc et le feu communiste a l'est avec la Démocratie Communiste de Translavia (DCT) allié de la Fédération d’Estalie.

Plus que tous, c'est la naissance de la Conféderation Socialiste (CS) qui fait peur a Leitagios, capitale du despotat de Georgiplios car en effet cette CS qui regroupe pas plus de 5 Etats (le Morzanov, la Barvynie, l'Ouaine, la Gondavie et le Zakhamistan) apparait comme étant le principal fauteur de trouble ainsi que foyer d’instabilité régionale, chose qui a pu se vérifier avec les tensions CS vs Jashuria au Chandcolza ou la grande puissance Nazumien a bien fait savoir au anarchiste communiste que le Nazum du moins le sud de celui-ci n'est pas un terrain de jeux pour des Etats failli moralement et dirigé par des intérêts personnelles de leurs dirigeants plutôt que ceux du peuple dont il prétendent pourtant défendre et agir en le nom. Cette confédération donc si on additionne le PIB de tous ses membres dépasser la république fédérative d'Alguarena avec près de 3 000 milliards de pib totale, un chiffre gigantesque qui tendra a augmenter si rien n'est fait pour le stopper "ce périls rouge qui nous menacer " en reprenant les mots du ministre impérial aux affaires étrangères, Herakles Bellatos, qui préconise au premier ministre : Romanos Sideriades du Parti Conservateur de Georgiplios (PCG) ainsi qu'aux Sénat Rhêmien "de tout mettre en œuvre pour pouvoir faire face a ce nouveau périls rouge qui menacer pas seulement l'intégrité territoriale du despotat mais également sa sécurité nationale en raison des velléités guerrière de plusieurs de ses membres, sa souveraineté nationale surtout en le Dukato de Laïon et surtout avec la menace de se constituer en un facteurs ou source de troubles indépendantiste qui pourrait encourager les cellules terroriste et nationaliste Bozyurte a entrée en actions et a déstabiliser durablement notre pays mais également a accentué de manière significative les tensions avec la République turque Bozyurte".

Si au vu de tous ces événements l'avenir se montre gris, il reste cependant de l'espoir dans la lutte contre cette menace mondiale, premièrement encore avecle cas de l'Alterecht ou le virage au rouges du pays n'est pas passer inapercu notamment avec l'intervention de puissance libérale attaché a la paix et a la sécurité et qui ont fait savoir manu militari qu'il ne toleront pas de naissance d'un foyer d'instabilité aux cœurs de l'Eurysie et encore moins de l'ingérence par une puissance etrangère a la région que constitue le Grand Kah. Ensuite en ancien République Socialiste de Yashosie devenu Tsarat de Khardaz, les pro tasar ou tasriste on chasse l'ancien gouvernement socialiste, corrompu et qui était devenu incapable d'entretenir l'appareil répressifs qu'ils avait mis en place pour contrôle ses citoyens, cette fin de guerre civile qui aura durée plus d'un demi siècle entre force d'un gouvernement socialiste moralement et politiquement affaibli contre des forces tsariste soutenu par la populations qui espérait un vent de changement nouveau après tant d'année passé sous ces années de dictature totalitaire et autoritaire. Enfin, le débâcle de la CS en chandcolza face à la république du Jashuria démontre les faiblesse de cette organisation qui n'a de puissance que de nom et qui se montre incapable même dans un cas ou l rapport de force aurait du lui être favorable, incapable de faire de plier son seule et unique adversaire. Tous ceci nous montre qu'il périls nous guette certes maisnque tout n'est pas perdue, le monde est unanime : personne ne veux d'une menace rouge près de hez lui.
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Georgiplios, un modèle économico-sociale au bord de l’effondrement ?


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Il y a quelques mois, le Premier ministre du despotat, Gianni Pavliades, démissionnait à la suite de la chute de sa coalition, qui se suivra d’un refus de confiance de la part de la Chambre des délégués, chambre basse du parlement du despotat de Georgiplios, et présentait, lui et au nom de l’ensemble de son gouvernement, sa démission au despote Chrysantos Mydon. Celui-ci a dissous la Chambre des délégués en réponse, refusant ainsi la démission du Premier ministre, et a appelé à de nouvelles élections, ouvrant la porte à une période d’instabilité et de crise politique au sein du despotat.
Après les élections législatives, qui se sont révélées particulièrement acharnées, la nouvelle chambre des délégues a été élue et sa composition rappelle et démontre la crise profonde dans laquelle se trouve Georgiplios : entre la montée des extrêmes, la chute de la croissance économique, qui semble stagner depuis quelques années maintenant, et l’incapacité à créer une cohésion nationale pour soutenir les transformations politiques, économiques et sociales en cours, dans un cadre d’évolution des rapports de force et des dynamiques, tant dans un contexte régional tendu et extrêmement volatil, Georgiplios se trouve dans une position particulièrement inconfortable, entre une volonté de transformation de son économie interne pour faire face à l’évolution des dynamiques et des rapports de force dans un contexte explosif, et une crise interne qui annonce déjà la paralysie.

L’année 2018 est, au sein de Georgiplios, une période charnière de son histoire qui va déterminer la suite de celui-ci : entre une désindustrialisation massive qui met à mal l’économie, une croissance économique en berne et une crise politique et sociale explosive, la moindre goutte en trop risque bien de faire exploser le tout.

Georgiplios à l’aube de l’année 2018

Georgiplios va mal, très mal, comme s’il était frappé par un mal inconnu qui le ronge de l’intérieur et qui le rend tel un « homme malade de l’Eurysie », si l’on utilise l’expression du professeur Loukas Kanakos, professeur à l’École de science politique de Leitagios et également analyste politique. Il parle, dans son livre Georgiplios et le désir de puissance, « d’un déclin tant politique qu’économique causé par des années de déni de la part de la classe politique, qui ne cherche aucunement à transformer le pays, mais à recycler ce qui a été fait auparavant sans l’adapter au contexte et aux crises que traverse Georgiplios ». En clair, les responsables politiques n’ont pas pris sérieusement les prémices d’une catastrophe économique et sociale déjà annoncée et ont préféré mener une politique libérale dans la continuité de celle des années 1980-1990, qui ne correspond aucunement au contexte politique et géopolitique que traverse actuellement Georgiplios.

Cette expression de « l’homme malade de l’Eurysie » définit clairement le despotat de Georgiplios : un État devenu complètement dysfonctionnel, embourbé dans un cycle de crises et de dysfonctionnements qui rend impossible, ou quasiment impossible, toute tentative de réforme à court ou à moyen terme, tant le déni de la part de la classe politique dirigeante du pays est profond. On estime que, sur l’année 2017, une dizaine d’occasions auraient pu être saisies pour réformer le pays à court terme afin de contrebalancer les crises qui se multipliaient, mais aucune décision de bonne conscience n’a été prise à temps et à l’heure. En clair, Georgiplios observe le train passer sans monter dedans.
Un état que certains considèrerait comme étant un mal venu de l’intérieur et qui s’est emparé de l’ensemble de la société, de l’économie et du monde politique géorgipliote, sans que celui-ci ne parvienne à trouver le bon remède au bon moment et a se l'injecte. Ce sont donc des crises qui viennent s’installer, et ce durablement, au grand détriment des classes moyennes et populaires, mais également des petites et moyennes entreprises en première ligne de ces crises et durablement touchées : hausse des prix de l’électricité de 10 % en raison du manque d’aménagement d’infrastructures électriques, tandis que des centrales électriques ont été fermées sur la même période ; hausse des prix due à l’inflation causée par la guerre en Carnavale, mais aussi par les tensions en Eurysie de l’Est, qui ont terriblement touché les lignes et les capacités d’approvisionnement du despotat. Sans oublier les tensions qui se sont accompagnées par la suite de la crise de Cramoisie, de l’Empire de Charuyn, ainsi que la guerre au Chandkolzaet au Gondo, qui se poursuit toujours.
Tous ces conflits ont durablement détérioré les chaînes d’approvisionnement en biens et services comme le pétrole, le gaz, mais également les produits chimiques venant de Carnavale ou encore les semi-conducteurs venus de la République de Tanksa. Ces difficultés d’approvisionnement se répercutent sur les ménages, mais aussi sur les entreprises, qui perdent en compétitivité sur le marché international et sont forcées de délocaliser ailleurs.

La situation économique catastrophique de Georgiplios ne s’arrête pas là. La politique libérale promue par le Premier ministre Pavliades et son secrétaire d’État au Trésor, Lambros Maniatelis, est clairement visible, avec un refus d’intervenir au sein de l’économie pour « laisser faire les forces du marché », comme le dit le secrétaire d’État au Trésor Maniatelis. Cette politique de non-intervention s’inscrit, comme dit précédemment, dans la continuité de la politique libérale des années 1990, mal adaptée au contexte du XXIᵉ siècle que traverse Georgiplios, dont l’un des aspects est, entre autres, un taux de chômage particulièrement élevé de plus de 9 % de la population active, soit 421 306 personnes sur 4 681 186 personnes en âge de travailler. C’est le taux le plus élevé depuis la crise de 2004 et son pic de chômage à 12 %, qui avait secoué en son temps l’économie géorgipliote, et chose qui risque bien de se reproduire en raison de la situation économique et politique désastreuse dans laquelle se trouve le despotat.

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Le modèle économique est donc bel et bien à bout de souffle, marqué par près de trente années de politiques libérales et ultralibérales qui cantonnaient le rôle de l’État à celui d’un arbitre lointain, n’assurant que les fonctions régaliennes de défense, de sécurité et de soins, et laissant le marché se réguler lui-même. Cette situation s’est aggravée par une politique de non-intervention des différents gouvernements, tant sociaux-démocrates que libéraux, pour sauver le tissu industriel de Georgiplios.
Des géants de l’industrie nationale, spécialisés notamment dans la production de voitures de luxe et de voitures de gamme, ont dû fermer plusieurs de leurs sites, alors qu’ils représentaient une part non négligeable des emplois nationaux. On peut notamment citer le cas du bijou national de la production industrielle de voitures haut de gamme, Hegemon Motors, qui a annoncé la fermeture de plusieurs usines et sites de production dans le pays pour délocaliser ailleurs. Près de 10 000 personnes seraient menacées de perdre leur emploi en cas de nouvelles politiques de licenciement de l’entreprise, un taux record qui viendrait s’ajouter au nombre de chômeurs déjà trop élevé et qui pèse sur les finances publiques à travers la sécurité sociale chômage.
D’autres entreprises du secteur industriel, parmi lesquelles le groupe Comeas & Xenoglou Minerais, spécialisé dans l’exploitation des minerais de fer et de charbon et réputé être l’un des champions nationaux, ont dû fermer plusieurs sites ou les revendre à de plus petits exploitants, moins performants et souvent affiliés à des sociétés étrangères, comme d’autres entreprises du secteur se trouvant dans la même situation. Tout cela en raison du manque de compétitivité du territoire, des tensions régionales croissantes qui ne permettent plus aux entreprises de produire sereinement, et également en raison de la hausse des coûts de production, notamment énergétiques, une charge élevée qui pèse sur les entreprises comme une épée de Damoclès, particulièrement sur les PME nationales, elles aussi pourtant porteuses de l’économie, mais délaissées par les pouvoirs publics au profit des grandes entreprises.

À cela s’ajoute la fuite des cerveaux des jeunes du pays, qui émigrent vers les pays du nord-ouest de l’Eurysie, comme le Royaume de Teyla ou la Grande République de Velsna, profitant ici de la politique d’immigration favorable promue par le gouvernement velsnien, ou encore vers la République de Tanksa, frontalière du despotat. S’ajoutent également les délocalisations massives de la part des entreprises nationales, y compris des champions économiques, notamment des entreprises comme Achilles Industrial Group (HIG) ou encore Axian Corporation, qui ont fermé leurs usines en Georgiplios pour en rouvrir en Drovolski ou directement en Velsna, même si les plus grosses délocalisations se concentrent vers le Nazum, notamment au Jashuria, Burujao et Negara Strana, où a été enregistrée la plus forte hausse d’implantations d’usines géorgipliotes.

Le résultat de tout cela est une croissance économique en berne de l’ordre de 0,8 %, une croissance minime certes, mais qui menace de reculer encore si rien n’est fait pour la contrecarrer.
D’autant plus que, face à cette crise économique, s’ajoute une crise politico-sociale : mécontentement populaire grandissant en raison de la situation économique, des licenciements et de la hausse du chômage ; défiance envers les partis traditionnels, considérés comme incapables de résoudre la crise que traverse Georgiplios ; grèves incessantes, manifestations et mobilisations. Sans oublier la crise du logement, qui se manifeste par une période d’urbanisation massive, souvent incontrôlée par les pouvoirs publics, qui refusent d’intervenir au sein du marché du logement. Résultat : le marché peine à se réguler, car l’offre ne suit plus la demande devenue décroissante. Peu de jeunes souhaitent devenir propriétaires, comme cela était la norme pour la génération de leurs parents et de leurs arrière-grands-parents ; des milliers d’appartements restent inoccupés alors que des familles vivent dans des conditions précaires, souvent à la rue. De plus, le système juridique géorgipliote avantage et favorise largement les propriétaires face aux locataires, les premiers obtenant généralement gain de cause face aux seconds.

Ces éléments viennent s’ajouter à une situation politique chaotique : instabilité des gouvernements en raison de coalitions trop divergentes et incapables de s’entendre pour mener des réformes d’envergure afin de contrecarrer la crise. Certains refusent de toucher au modèle économique traditionnel, tandis que d’autres souhaitent mener des réformes en profondeur, mais sans idée claire ni précise, et surtout sans les moyens nécessaires. En clair, depuis la fin du mandat de la Première ministre Louiza Vlachoti en 2015, Georgiplios constitue un enfer politique et social que personne n’arrive à gouverner durablement : les gouvernements se succèdent sans réformes majeures et significatives ; le gouvernement Pavliades n’était donc qu’un parmi d’autres.

La démission du gouvernement Pavliades

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En février 2028, le Premier ministre Gianni Pavliades voyait sa coalition, composée de son parti, le Parti national libéral, du Parti social-démocrate (PSD) et de celui de la Démocratie citoyenne (PDC), se rompre. Une alliance contre nature avec laquelle il disposait d’une majorité à la Chambre des délégués, une majorité certes simple, mais qui permettait tout de même de gouverner le pays après un enchaînement de gouvernements minoritaires incapables de former une coalition cohérente et durable. Toutefois, cette coalition ne pouvait fonctionner que si l’ensemble de ses membres décidait de voter les propositions de loi présentées par le gouvernement et si tous parvenaient à se mettre d’accord, ce qui constitue la première faiblesse du gouvernement.

Mais voilà, ce n’est un mystère pour personne, et l’histoire le sait mieux que quiconque : en Georgiplios, aucune coalition de plus de deux membres n’a jamais fait long feu, et la coalition de Pavliades n’en fait pas exception. Trop divergente, sans les mêmes priorités ni les mêmes objectifs. Lorsque le Parti national libéral souhaitait mener des réformes plus libérales sur les plans économique et social, avec des coupes budgétaires et une volonté de rééquilibrer des comptes nationaux quelque peu déficitaires, les sociaux-démocrates s’y opposaient, eux qui souhaitaient certes des réformes, mais également l’amélioration des services publics, une augmentation des dépenses allouées aux services sociaux et une protection renforcée de l’emploi face au chômage et aux licenciements. La Démocratie citoyenne, quant à elle, n’avait cure de ces débats et souhaitait en priorité des révisions constitutionnelles afin de diminuer les pouvoirs de la Chambre haute et du despote, pour davantage de démocratie et de transparence, notamment par la mise en place de garde-fous constitutionnels.
Ainsi, dans ces conditions, il est possible de constater que la coalition de Pavliades était vouée, dès le départ, à l’échec. D’autant plus que le Premier ministre lui-même peinait à faire entendre sa propre voix au sein de son parti, en raison d’un manque de charisme criant et d’un déficit de leadership visible, en contraste avec les mandats des Premiers ministres précédents, comme celui d’Angeliki Stanopoulou, surnommée « la dame de fer », qui dirigeait le parti libéral d’une main de fer, si bien qu’elle était qualifiée de dictatrice sans titre.

On ne le dit pas assez, mais le mandat de prospérité de Panagiotakis Strakiades et de Corinna Rossidi semble bien n’être plus qu’un souvenir lointain. Si Pavliades manque de leadership et de charisme au sein de son propre parti, déchiré entre deux courants, alors, au sein de la coalition, la situation est encore plus critique tant les fractures y sont profondes. Ainsi, la coalition, qui ne durera qu’une seule année (2017-2018), chutera à la suite d’un refus de confiance de la part de la Chambre des délégués.
Ce refus trouve son origine dans la loi dite de « libéralisation des prix de l’énergie », présentée par le Premier ministre à la Chambre des délégués. Celle-ci portait, comme son nom l’indique, sur la libéralisation des prix de l’énergie, notamment par un retrait de l’État du secteur énergétique et la naissance d’un monopole national au profit de la société DEG sur l’ensemble du secteur énergétique national. Une décision très mal perçue au sein de la coalition, en particulier du côté des sociaux-démocrates, qui voyaient dans cette privatisation et ce retrait de l’État un moyen d’affaiblir encore davantage les entreprises et les ménages.

Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères du gouvernement Pavliades, Vlasis Managakis, également président du Parti social-démocrate, annonça sur les réseaux sociaux son mécontentement, mais aussi le refus de son parti de voter cette proposition de loi, qu’il qualifia de profondément « honteuse ». De son côté, le président du Parti de la Démocratie citoyenne, Sergios Andreadelis, annonça laisser les membres de son parti voter en leur âme et conscience. Le projet de loi échoua lourdement, avec seulement 174 voix pour (138 du Parti national libéral et 36 de la Démocratie citoyenne) contre 250 voix opposées. Quelques jours plus tard, le Parti social-démocrate annonça, par l’intermédiaire de son président, son retrait de la coalition. Désormais, la coalition Pavliades se retrouvait minoritaire à la Chambre des délégués et pouvait chuter à tout moment.

Après des élections législatives qui se sont révélées particulièrement acharnées, la nouvelle Chambre fut élue, et sa composition rappelle et démontre la crise profonde dans laquelle se trouve Georgiplios. Entre la montée des extrêmes, la chute de la croissance économique et l’incapacité à créer une cohésion nationale pour soutenir les transformations politiques en cours, dans un cadre d’évolution des rapports de force et des dynamiques tant régionales qu’internationales, Georgiplios se trouve dans une position particulièrement inconfortable, tiraillé entre une volonté de transformation de son économie interne pour faire face à l’évolution des dynamiques et des rapports de force dans un contexte explosif, et une crise interne qui annonce déjà la paralysie.
L’année 2018 constitue, au sein de Georgiplios, une période charnière de son histoire qui va déterminer la suite : entre une désindustrialisation massive qui met à mal l’économie, une croissance économique en berne et une crise politique et sociale explosive, la moindre goutte risque bien de faire exploser le tout.

Despina Monoti, présidente de l’Union conservatrice de Georgiplios (UCG) à la Chambre des délégués, engagea par la suite la responsabilité du gouvernement Pavliades par le dépôt d’une motion de censure. Celle-ci confirma la chute du gouvernement Pavliades, avec 238 voix pour la censure et 190 contre, le Parti des travailleurs du peuple s’étant abstenu, préférant ne pas soutenir une motion de censure proposée par la droite.
La chute du gouvernement, prévisible mais rapide, ajouta à la crise sociale et économique une crise politique, marquée par l’instabilité de l’État lui-même. Quelques heures après l’adoption de la motion de censure, Gianni Pavliades prit acte du vote et présenta sa démission au despote. Georgiplios se retrouva alors sans gouvernement fonctionnel, et un gouvernement chargé des affaires courantes fut mis en place.

Les élections législatives et ses conséquences

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Gianni Pavliades, ancien premier ministre

Chrysanthos Mydon refusera la démission du Premier ministre Gianni Pavliades, un choix politique compréhensible. En effet, le despote de Georgiplios est connu pour sa rupture avec la politique libérale de son père, feu despote de Georgiplios, qui, aux côtés du Parti national libéral, a mené une politique de libéralisation. Une orientation qui n’est pas au goût de son fils, connu pour son conservatisme chrétien, politique et social. En refusant la démission du gouvernement Pavliades, il provoque la chute de la Chambre des délégués, comme le prévoit la Constitution : en cas de motion de censure, le Premier ministre remet sa démission au chef de l’État, qui en prend acte. Soit il l’accepte et, dans ce cas, il nomme un nouveau premier ministre issu de la législature actuelle ; soit il la refuse et, dans ce cas, la Chambre des délégués est automatiquement dissoute. C’est ce second choix que prendra le despote, car les sondages nationaux annoncent une nette victoire du Parti chrétien-démocrate, proche de sa vision politique, économique et sociale.


La campagne électorale est donc lancée en ce début de février et durera deux mois, deux longs mois de lutte intense entre les différents partis politiques, qui vont mener une bataille acharnée, souvent chacun de son côté. Le Parti des travailleurs de Georgiplios (PTG), de connivence socialiste mais de base historique communiste, mène une campagne politique de rupture, avec la volonté de transformer profondément l’État géorgipliote afin de mener une révolution sociale et économique qui permettrait à chacun de vivre décemment, reprenant les mots de son secrétaire général et président, Aggelos Spirellis. Manque de chance cependant, le parti est particulièrement mal vu dans le pays, notamment en raison de la « peur rouge », intensifiée par les organes du pouvoir qui, pendant des décennies, ont caricaturé les régimes socialistes et communistes comme des régimes diaboliques et comme le mal absolu. Pourtant, le parti est crédité d’une hausse d’au moins 33 % de sièges, passant de 12 députés à au moins 16. Une hausse historique pour ce parti très jeune.

Du côté du Parti social-démocrate, qui a quitté la coalition, la bataille est menée en solitaire, au contraire du Parti de la Démocratie citoyenne et du Parti national libéral, qui mènent front commun. Ces trois partis partagent pourtant des points communs plutôt négatifs : ils subissent la défiance de l’électorat, même dans leurs bases historiques, où la vague chrétienne-démocrate et conservatrice risque de tout emporter devant elle. Face à cela, les nationaux-libéraux et la Démocratie citoyenne refont campagne en promouvant la nécessité de réformer profondément, eux aussi, à l’instar du PTG, l’État de Georgiplios, mais pas aux dépens des ménages et du secteur social. Au contraire : augmentation des dépenses publiques et réduction des impôts et des charges sociales. Il s’agit en réalité d’une continuité et non d’une rupture, puisqu’ils s’inscrivent dans la continuité des politiques ultralibérales menées sous le mandat du Premier ministre Myron Vlaheas (1983-1988) et du Premier ministre Chrysanthos Ioannoulis (1993-1997), tous deux issus du Parti national libéral. Et c’est précisément ce qui pourrait représenter la faiblesse de cette coalition entre Démocratie citoyenne et libéraux : une continuité, et non une rupture ni un changement concret. On reprend ce qui a été pensé auparavant sans l’adapter au contexte politique et social actuel que traverse Georgiplios, et qui ne satisfait plus ni leur base électorale ni le reste de l’électorat du despotat. Pour la Démocratie citoyenne, les sociaux-démocrates et le Parti national libéral, tous les sondages annoncent le même constat : une chute et des pertes de sièges à la Chambre des délégués.

Le Parti chrétien-démocrate, dirigé par Theodoros Marakos, a le vent en poupe, avec plus de 40 % d’intentions de vote. Le parti passerait ainsi de 120 à environ 168 députés, une estimation très confortable pour ce parti qui n’a pas été au pouvoir depuis plus de quinze ans. Il s’est attiré une base électorale issue des déçus du Parti national libéral ainsi que des électeurs en quête de rupture et de changement provenant d’autres partis, notamment sociaux-démocrates et Démocratie citoyenne.
Le parti s’installe ainsi avec une majorité confortable dans les sondages, loin devant tous les autres partis, dont le second, le Parti national libéral, n’est crédité que de 102 sièges, un recul immense pour ce parti qui a gouverné le pays pendant près de huit années. À ses côtés, l’Union conservatrice de Georgiplios (UCG) mène également une bataille marquée par une rupture brutale, fondée sur la préférence nationale, un populisme de droite et une campagne axée sur la haine du communisme, l’anti-immigration et la nécessité de défendre l’économie nationale. Aux résultats des élections, le Parti chrétien-démocrate ressort largement vainqueur avec 172 députés, soit davantage encore que les estimations initiales. Certes loin de la majorité absolue de 220 sièges, il est chargé de former une coalition stable pour gouverner le pays, soit avec le Parti national libéral, qui a obtenu 104 sièges, soit une perte de près de 34 sièges. Les deux partis formeraient alors une coalition, sur le papier solide, de 276 sièges, mais en réalité fort peu probable, car elle remettrait en cause toutes les promesses de rupture du Parti chrétien-démocrate avec les politiques libérales.

L’autre option serait l’Union conservatrice de Georgiplios, avec ses 84 sièges et une troisième place. Ce serait une alliance probable en raison de la proximité idéologique, bien que divergente et, à long terme, très peu tenable. Cette alliance entre chrétiens-démocrates et conservateurs permettrait une majorité de 256 sièges, relativement confortable. Ces deux options constituent les choix les plus pertinents pour former une coalition gouvernementale, mais aucune ne semble réellement crédible à long terme. Le choix et les cartes sont désormais entre les mains de Theodoros Marakos, nommé Premier ministre quelques heures après les résultats des élections par le despote.

Du côté de la Démocratie citoyenne, le parti passe de 52 sièges à 28 sièges, soit une chute brutale qui confirme la défection de son électorat et rejette, par la même occasion, cette alliance avec les libéraux. La présidente du parti, Sofia Georgopoulou, a annoncé « une révision des stratégies du parti, un changement de stratégie interne et une adaptation afin de répondre aux attentes de l’électorat, déçu par les actions inefficaces menées au sein de la coalition ». Pour autant, elle n’a pas annoncé de rupture avec les libéraux, avec lesquels ils forment désormais, du moins jusqu’à la formation du gouvernement, l’opposition. De plus, elle indique « prendre acte de la volonté de changement exprimée par l’électorat et félicite Theodoros Marakos pour sa nomination en tant que Premier ministre », sans exclure une possible coopération entre les deux partis si nécessaire.

Du côté des sociaux-démocrates, les résultats font l’effet d’une douche froide. Jamais le parti, depuis sa fondation, n’avait connu une telle chute, passant de 48 députés à 34 députés, désormais loin du top 3 auquel il a toujours historiquement appartenu. À l’inverse, pour le Parti des travailleurs, la dynamique est opposée, passant de 12 à 18 sièges : le parti atteint ainsi son plus haut niveau historique.

Theodoros Marakos : nommé Premier ministre et chargé de former une coalition stable


Quelques heures après les résultats, Theodoros Marakos est nommé Premier ministre par le despote :
« Prenant acte des volontés du peuple souverain, exprimées lors des élections à la Chambre des délégués, et après consultation de nos conseillers, est nommé Premier ministre : M. Theodoros Marakos, avec pleine autorité qui s’y attache. »
Le nouveau chef du gouvernement a l’immense tâche de former un gouvernement stable à présenter au despote, avec une coalition qui devrait permettre de réformer Georgiplios. Après la période des élections s’installe une phase de près d’un mois durant laquelle Marakos est chargé de former une coalition, en consultant les différentes forces politiques élues à la Chambre des délégués. Une tâche certes simplifiée par la composition de la Chambre, mais rendue difficile par les divergences idéologiques.

Souhaitant rompre avec les politiques libérales et néolibérales précédentes, il est très peu probable qu’il accepte de former une coalition gouvernementale avec le Parti national libéral. Pour l’analyste politique Nikolaos Manilis, ce serait « un suicide politique : le programme du Parti national libéral est rejeté par la population, les résultats des élections en font foi, et Marakos a lui-même été élu pour incarner la rupture avec cette politique. Former une alliance reviendrait à bafouer la raison même pour laquelle il a été élu et ne ferait pas long feu, puisque la motion de censure lui pendrait au-dessus de la tête comme une épée de Damoclès ».
L’autre option politique serait plus acceptable : l’Union conservatrice de Georgiplios est mieux perçue que les libéraux et politiquement plus acceptable en raison de la proximité politique et idéologique entre les deux partis sur de nombreux points, notamment sur l’immigration, l’économie et les questions sociales, malgré quelques divergences. C’est l’option la plus acceptable dont dispose Marakos et celle qu’il acceptera sans aucun doute, les gains étant équivalents pour les deux partis, et les pertes ainsi que les risques relativement limités.

Une coalition à trois, comme la précédente, pourrait également être envisagée : chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates et Démocratie citoyenne. Mais là encore, ce serait un suicide politique. Trop instable politiquement, en raison du fait que le premier est de droite et les deux autres de centre gauche à gauche, et également parce que cela rendrait la prise de décision particulièrement difficile et lente, alors que Georgiplios a aujourd’hui besoin de l’exact inverse : rapidité et efficacité.
Enfin, ce serait également, pour chacun, une trahison électorale : pour les chrétiens-démocrates, qui se veulent en rupture avec le précédent gouvernement alors que la Démocratie citoyenne et les sociaux-démocrates étaient membres de la coalition sortante, et pour ces deux derniers, ce serait accepter un retour de la droite conservatrice et austère. Quoi qu’il en soit, une telle coalition ne tiendrait pas.

Quels défis futur pour le gouvernement

Même pas encore concrètement formé, le futur gouvernement Marakos est déjà sous pression. En effet, les défis divers que traverse Georgiplios ne font que s’accumuler au fur et à mesure du temps et, sans solution rapide et efficace, le gouvernement risque de se retrouver, comme les gouvernements précédents, confronté à une motion de censure.

Le défi économique en est le premier et le plus urgent. Voilà trois années consécutives que Georgiplios connaît une croissance quasiment inexistante et stagne, tandis que les difficultés économiques ne font que se renforcer : inégalités croissantes entre les plus riches et les plus pauvres, délocalisations d’entreprises nationales vers des puissances industrielles beaucoup moins chères et plus attractives, comme en Drovolski ou encore vers le Rasken. Ces délocalisations entraînent des fermetures d’usines nationales et donc le licenciement de milliers de travailleurs, qui rejoignent les 350 000 personnes déjà au chômage, soit un taux de 10 % de la population active.
Cette situation touche particulièrement les jeunes, qui peinent à trouver un emploi et partent alors vers l’étranger, notamment vers Tanksa en raison de la proximité frontalière, ou encore vers Grisolia. Ces fuites de cerveaux entraînent une perte pour l’État central que le gouvernement Marakos va devoir endiguer et compenser.
En matière sociale, la coalition va devoir transformer une société géorgipliote en crise, marquée par une polarisation entre gauche et droite, mais également par la montée des extrêmes. Le gouvernement devra gérer non seulement les grèves et les manifestations massives annoncées dans le pays, mais également chercher à satisfaire le plus grand nombre afin d’éviter une censure, qu’elle soit parlementaire ou électorale.

Sujet brûlant, le vieillissement de la population pose la question épineuse de la réforme des retraites : la population vieillit et les Géorgipliotes ne font plus assez d’enfants. La question d’avancer l’âge de départ à la retraite va certainement être mise au débat politique et parlementaire ; reste à voir ce qu’il en adviendra à l’avenir.
Sur les autres questions sociales, Marakos annonce la fin de l’État dépensier à l’excès, mais prône une régularité et un équilibre entre recettes et dépenses publiques. Il avait annoncé lors de sa campagne électorale moins d’assistanat, plus d’activité et moins d’impôts et de taxes afin de favoriser le commerce, la compétitivité et l’économie, sans pour autant désengager l’État. En matière d’immigration, ce serait la fin du regroupement familial et de la naturalisation systémique, impliquant une réforme de la Constitution, ainsi qu’une politique de plus grande exclusion et de réduction des aides sociales, limitées aux minima sociaux, sauf pour les étrangers venus avec un visa de travail.

En matière politique et de géopolitique régionale, la question brûlante des tensions régionales et du positionnement du despotat face aux dynamiques et rapports de force en cours reste à observer. Le Premier ministre Marakos a annoncé une coopération accrue, notamment frontalière, avec la République de Tanksa et la principauté de Grisolia, à travers des accords économiques, sociaux et militaires favorables à chaque partie, mais également une coopération renforcée en matière de sécurité et de renseignement. Du côté du Nazum, avec son territoire de Laion, le Premier ministre souhaite en faire « une base de lutte contre l’internationalisme prolétaire et communiste, mais également contre le terrorisme islamiste promu par la République bozyurte ». Sur le plan militaire, l’armée nationale est en berne. Trop longtemps délaissée, elle n’existe quasiment plus : seulement 10 000 hommes et aucun matériel militaire digne de ce nom. Le despotat est incapable de faire face à des ennemis, qu’ils soient étatiques ou paramilitaires, qui menaceraient la sécurité nationale et régionale. Une faiblesse structurelle que le gouvernement devra corriger tout en prenant en compte les enjeux sociaux : plus de dépenses pour l’armée signifie moins de moyens pour les retraites, l’éducation ou les services publics. D’autant plus que le Premier ministre ne souhaite pas augmenter plus que nécessaire les dépenses nationales et envisage même une baisse des impôts.
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Le despotat néglige-t-il trop son potentiel touristique ?
Par Ismene Loriade, le 15 janvier 2019
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Le Panthéon à Leitagios, vestige du Georgiplios antique, attire chaque année des dizaines de milliers de touristes, pourtant le despotat de Georgiplios reste un pays qui néglige fortement son potentiel touristique.

Avec seulement 10 millions de touristes comptabilisés pour l’année 2018, le despotat de Georgiplios est un des États les moins touristiques au monde malgré l’existence d’un grand parc patrimonial exceptionnel, héritage de l’histoire tout aussi exceptionnelle et millénaire qu’est celle du despotat.

Le despotat de Georgiplios n’est pas touristiquement attractif, la faute à qui ? À plusieurs éléments qui se rejoignent et qui forment des causes explicatives de ce manque de performance touristique. Tout d’abord Georgiplios possède des gouvernements qui ont toujours priorisé l’industrie et le développement économique à la préservation du patrimoine culturel qu’il soit matériel ou immatériel, ainsi il n’est pas vraiment choquant de remarquer que le précédent gouvernement qui avait pourtant annoncé un vaste programme de création d’espaces naturels protégés se soit heurté à l’opposition des grands patrons industriels via de puissants lobbys au Sénat qui ont tué le projet dans l’œuf, de plus la compétitivité économique a toujours été vue et perçue par une partie de l’électorat conservateur, bourgeois et fortuné comme un élément supérieur à la préservation d’un quelconque patrimoine, de ce fait on se rappellera des mots cinglants prononcés par Grigorios Papakis, patron de la Compagnie nationale des mines et des charbons (CNMC) : « il n’y a que les gauchistes et autres asociaux qui priorisent la conservation d’un “patrimoine” au dépens de la croissance économique, vos enfants ne se nourriront pas du patrimoine, le pays ne va pas se développer grâce au patrimoine bien au contraire, je pense plutôt que le patrimoine peut constituer un frein pour l’économie et lorsqu’elle est il faut au nom de l’intérêt supérieur de la nation prioriser l’industrie au patrimoine, le développement aux reliquats du passé », un discours qui avait attiré la furie de la gauche parlementaire notamment des Verts dont la présidente Sotiria Athanouli avait traité Grigorios Papakis de « sombre idiot » et de « démon du capitalisme ».

Pour les différents gouvernements il a toujours été plus rentable et mieux de prioriser la construction d’une usine, d’un entrepôt, de rails ou de routes que de protéger un quelconque patrimoine, la question économique ayant un grand impact sur la prise de décision du gouvernement notamment la question de la dette publique, souvent qualifiée d’hypocrisie par la gauche écologiste et argument brandi par les différents gouvernements pour expliquer que s’il n’y a pas de protection du patrimoine, c’est également parce que la contrainte budgétaire (nécessité de l’équilibre budgétaire) l’en empêche mais ce qui n’empêche en rien ces gouvernements d’investir dans la construction de nouveaux centres de production, de voies de transport ou encore dans le développement de l’armée.

Quoi qu’il en soit la question touristique au sein de Georgiplios n’a jamais été perçue comme une priorité nationale en raison de l’histoire particulièrement conflictuelle du despotat à la seconde moitié du dernier siècle où il a été longtemps en guerre contre ses ennemis. La question de la conservation du patrimoine qui s’est posée alors dans les autres pays occidentaux n’a reçu qu’un intérêt mineur au sein du despotat, intérêt lié à la naissance des partis écologistes comme les Verts à la fin des années 1990 soit relativement tardive.

Au-delà donc de cet aspect historique, c’est plus particulièrement les relations politico-économiques qu’il faut interroger, en effet, la raison économique souvent liée à tort ou à raison à l’intérêt supérieur de la nation (sauvegarder la souveraineté et l’intégrité du territoire national face aux menaces et aux guerres) est inséparablement liée au monde politique, ces deux mondes trouvent leurs points communs en plusieurs intérêts communs : le développement industriel et économique du despotat à n’importe quel prix même si celui-ci nécessite de détruire le patrimoine touristique (élément visible avec la destruction de la statue de Mideia pour construire à la place un complexe industriel pour Naval Industries, entreprise militaire navale du despotat qui a fait polémique) mais aussi au développement des capacités militaires du despotat qui était une priorité dans une période où l’instabilité régionale particulièrement grandissante menaçait à tout moment de faire tomber le despotat.

Il est aisé de remarquer que même si des partis écologistes sont nés dans les années 1990, leur portée et leur impact dans l’opinion publique sont quant à eux restés extrêmement faibles au sein de la société qui priorisait encore une fois plus la question de la survie nationale à la préservation d’un quelconque patrimoine.

Enfin un autre élément à considérer est la géographie même du despotat, sa topographie plate puis montagneuse n’améliore en rien la question patrimoniale, les territoires plats sont priorisés pour la construction d’usines et de villes, en ce sens il est parfaitement possible d’observer que 40 % du territoire métropolitain est constitué de villes puis 8 % de terres agricoles soit presque la moitié du territoire national, si on ajoute à cela les 30 % du territoire constitués de montagnes il apparaît rapidement que plus de la moitié du territoire métropolitain est constituée de territoires considérés comme stratégiques et utilisés comme lieux de production ou de sites industriels : les villes accueillent les populations et les activités polluantes, le rare patrimoine se trouvant dans ces villes est soit dans un mauvais état soit privé appartenant à des fondations de personnalités fortunées ou en cours de démolition afin de construire des lieux d’habitation ou de travail, l’espace agricole est quant à lui pas mieux, la campagne georgipliote est largement utilisée dans le cadre d’une agriculture intensive et uniforme, ne laissant pas la place à la préservation de l’environnement, il n’a jamais été autorisé par le gouvernement de créer des espaces protégés dans les terres agricoles au nom de l’intérêt supérieur de la nation qu’est celui de préserver l’autonomie alimentaire virtuelle du despotat. Enfin le territoire des montagnes est largement industrialisé et exploité à travers des mines et des bassins industriels et miniers qui les exploitent intensivement.

Ne restent donc plus que les forêts qui représentent 17 % du territoire national soit 11 033 km², si ce chiffre apparaît être relativement haut, il ne faut pas se tromper, 3/4 des forêts sont détenues par des propriétés privées qui les réservent à leurs usages exclusifs soit de loisirs soit d’exploitation, les projets de déprivatisation portés par les groupes écologistes de gauche sont systématiquement refusés face aux intenses campagnes de lobbying des propriétaires.

Le reste des forêts restantes ne le sont que de nom, largement polluées et exploitées par des scieries et autres entreprises de la sylviculture, en Georgiplios il n’existe aucune loi qui empêche l’exploitation des forêts à des fins commerciales.

Maintenant concentrons-nous sur les villes, en sens général ce sont les villes qui portent les potentiels touristiques d’une nation avec ses musées, monuments et autres bâtiments ou centres historiques et culturels, si Georgiplios en possède en nombre impressionnant avec des éléments culturels qui mêlent différentes périodes historiques allant des premières habitations en passant par les dominations rhêmiennes au Moyen Âge sans oublier la Renaissance à aujourd’hui il se trouve que ces monuments sont largement privés, détenus par des fortunes et des fondations privées largement dénoncées par des groupes de gauche, des historiens et autres personnes qui s’intéressent au patrimoine national, en effet pour eux, « la privatisation du patrimoine national de Georgiplios par quelques groupes privés est particulièrement honteuse et détestable ».

Pour revenir aux villes georgipliotes il apparaît que celles-ci soient largement polluées, surexploitées, se concentrent sur les côtes avec des constructions homogènes, brutales et peu esthétiques qui sauraient intéresser les touristes étrangers. Le style brut, ancien et industriel des bâtiments ne joue en rien en leur faveur car contrairement à Manticore qui par exemple possède ses célèbres bâtiments et avenues haussmanniennes, Leitagios, capitale du despotat, ne possède rien pour rien sauf ses bâtiments bruts et uniformes. Les villes ne permettent donc de capter que peu de potentiel touristique étranger puisqu’elles ne sont ni jolies ni esthétiques, franchement qui voudra passer une semaine à Leitagios plutôt qu’à Manticore ou encore à Columbia.

Ensuite les ménages georgipliotes sont peu portés par le tourisme interne, en cause donc de ce potentiel touristique inexistant mais largement sous-exploité par les autorités et toujours laissé pour compte, une grande partie pour ne pas dire la plupart des touristes georgipliotes se rendent dans les autres pays du globe pour faire du tourisme, il apparaît donc à ce fait que l’économie nationale est particulièrement peinée car d’une part elle ne bénéficie pas de la venue de touristes étrangers et que dans le même temps ses propres citoyens préfèrent aller faire du tourisme à l’étranger, ainsi chaque année ce sont des dizaines de millions de dollars internationaux qui sont perdus par l’économie nationale et le secteur touristique national georgipliote qui en a particulièrement besoin.
Mais que faire donc ?

Il serait aisé de répondre que le gouvernement devrait prioriser le tourisme sur l’industrie, mais encore une fois ce ne sera pas chose aisée en raison du poids et de l’influence énormes exercés par les lobbys privés qui s’opposent quasiment systématiquement à des projets de privatisation qui ne vont pas dans leur sens. Donc tant que ce problème de lobby ne sera pas réglé il sera impossible de voir émerger un secteur touristique national.

Ensuite, la géographie nationale ne joue pas en la faveur du tourisme, la forte bétonisation du territoire, l’homogénéité de celui-ci et la destruction des potentiels touristiques naturels ne font qu’aggraver le problème, une mesure de protection en faveur des espaces naturels serait appréciable mais pour l’instant inexistante, le projet de création d’aires naturelles protégées est le projet le plus viable et le plus prometteur mais l’opposition systémique des différents gouvernements empêche son émergence.
Enfin il faudra sensibiliser à la consommation touristique nationale, le tourisme national devrait être favorisé par rapport au tourisme étranger qui fait perdre chaque année des millions de dollars internationaux.

L’existence de services touristiques devra également être créée puisque le despotat ne crée que peu de services touristiques, il existe peu d’hôtels, peu de forêts touristiques, peu de plages malgré l’important littoral du pays et l’industrie touristique est quasiment inexistante au sein du despotat, les georgipliotes consomment largement des produits culturels venus de l’étranger et importés au sein du pays au lieu des produits nationaux, là encore le peu d’investissement porté par les différents gouvernements ne fera que creuser le déficit culturel du despotat.
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Quand les ultra s’en prennent aux Bozyurte :


Ce n’est certainement pas un secret que le despotat de Georgiplios est un des territoires les plus chauds politiquement parlant au monde, en particulier via son territoire autonome situé au Nazum. Ce petit confetti territorial de 24 300 km² pour seulement 457 623 habitants est au cœur de tensions historiques qui ne semblent pas vouloir s’apaiser avec le temps, et pour cause : ce petit territoire, sur lequel le despotat de Georgiplios affirme pleinement sa souveraineté héritée de la colonisation rhêmienne du Nazum, est un territoire revendiqué par la république turque de Bozyurtie, elle-même soutenue par le Grand Beylicat Aykhanide. Au fil de nombreuses guerres qui ont opposé le despotat et la Bozyurtie pour ce territoire, des ultras sont nés de chaque camp, et parmi les plus connus est sans aucun doute les Loups de la Thallassia, ancien groupe qualifié de terroriste pro-Georgipliote par le gouvernement georgipliote jusqu’en 2005 ; groupe d’ultras raciste, suprémaciste et anti-turc, autrefois officiellement dissous à la fin des guerres Bozyurte-Georgiplios au siècle dernier. Ils font, car ils ne sont pas seuls, pleinement leur retour sur la scène nationale en organisant une ratonnade contre les populations bozyurtes et aykhanides du Dukato de Laion.

Ce n’est pas un phénomène isolé pour autant. Le réveil et le retour de ce groupe ultra-nationaliste n’est pas un hasard, mais c’est également un phénomène qui se répète un peu partout dans le despotat, tant au niveau métropolitain sur l’isthme d’Afarée que sur Laion au Nazum, et qui est implicitement permis par le gouvernement du despotat. Aux côtés des Loups de la Thallassia se trouvent d’autres groupes qui étaient présumés dissous ou du moins inactifs, ou devenus passifs selon les rapports du gouvernement georgipliote, et qui n’agissaient plus depuis si longtemps que l’administration impériale les avait considérés comme étant devenus éteints en termes d’influence et de capacité de nuisance. Une analyse qui semble relever du passé, et une observation bien trompeuse dont a fait part le gouvernement de Leitagios, car en effet, outre les Loups de la Thallassia, on retrouve la Phalange Hellénique, les Phénix Bleus de Lizephysos (capitale de facto du Dukato de Laion partagée avec la république turque de Bozyurtie), les Fils d’Apollon et tant d’autres groupes d’ultras, tous énumérés par la haute prévôte de la Doukaina, Kassandra Athanide, maîtresse du Dukato. Celle-ci parle « d’une augmentation fulgurante des activités liées aux ultra-nationalistes georgipliotes et d’une recrudescence inédite et spectaculaire de la violence et de la haine raciale commises envers les communautés turcophones du Dukato », un phénomène qui tend à s’accentuer alors que le Nazum du Nord est de plus en plus dans une situation de guerre régionale généralisée due aux tensions entre les puissances régionales, tant communistes que capitalistes, entre autres.
Mais surtout, on rapporte et observe également, parmi les victimes des ratonnades des ultras, des minorités sexuelles, avec plusieurs attaques homophobes recensées, dont plusieurs attaques contre des homosexuels qui ont été passés à tabac par des manifestants ultras. On se souviendra particulièrement du 20 septembre 2017, lorsqu’un collectif ultra encore mal identifié, au vu du manque de preuves et d’éléments, s’en est pris à un bar gay au large de Murionos et a littéralement massacré plusieurs de ses membres avant l’intervention de la police ducale. Aux côtés des minorités sexuelles, ce sont les minorités politiques qui sont confrontées à la violence des ultras et à des violences qualifiées de décomplexées par le gouvernement du Dukato et par les différents rapports de police. Plus que tout, ce sont les communistes qui sont les principales victimes des ultras, avec 45 des 54 attaques recensées par la police.

Si le gouvernement et les autorités régionales ont bien évidemment condamné les violences commises à l’encontre des minorités linguistiques et culturelles dans le pays, notamment par l’intermédiaire du Logothète à la Sécurité intérieure, Iosif Lilliades (PCG), qui qualifie ce phénomène et ces attaques comme « étant inacceptables. Le gouvernement impérial ne peut tolérer une attaque contre les minorités du pays, quelle qu’elle soit. Tout le monde a droit à la paix et à la sécurité, c’est un droit fondamental et inaliénable qui ne peut en aucun cas être violé, et je m’adresse aux victimes de ces attaques horribles : sachez de tout cœur que nous sommes avec vous et que le gouvernement tout entier se tient à vos côtés, et j’aimerais ajouter que je mets tout en œuvre pour que les auteurs de ces attaques soient retrouvés et condamnés. Une telle injustice ne peut être laissée impunie. »
Une condamnation donc de ces violences horribles, mais qui cache en même temps un soutien implicite de la part du gouvernement à ces groupes d’ultras, car quoi qu’on en dise, ces ultras sont utiles au pouvoir de Leitagios pour, d’une part, assurer en permanence une base de fidélité georgipliote sur ce territoire éloigné de la métropole et à la fidélité dangereusement variable, maintenir la peur au sein des minorités turcophones et bozyurties du despotat, et enfin servir d’outil pour lutter de manière secrète contre la menace rouge ou le « grand péril rouge » dont parle le gouvernement. Car d’un côté, si le gouvernement condamne bien les attaques contre les minorités culturelles, il n’a prononcé aucun mot pour les minorités sexuelles et politiques qui en sont victimes, un choix politique qui, s’il n’est pas directement affirmé, peut s’expliquer d’une part par l’influence écrasante qu’exerce le patriarche œcuménique sur le pouvoir, et d’autre part par la volonté, pour les autorités politiques, de détruire toute menace rouge qui pourrait germer au sein de la nation georgipliote. Si le gouvernement n’a prononcé aucun mot sur ces attaques pourtant de plus en plus nombreuses, le Parti communiste rouge de Georgiplios, lui, a, dans un communiqué, condamné ces violences et appelé le gouvernement à agir contre les violences quelles qu’elles soient, et à ne pas choisir ses combats.
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Tous pour les riches et moins pour les pauvres : Makaros et la comédie sociale

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La politique de notre actuel premier ministre Makaros n’est aucunement un changement avec les gouvernements précédents, il n’en est pas une rupture, mais une continuation, une continuation du capitalisme le plus pervers, du libéralisme le plus abject et de l’inégalité sociale la plus criante, Makaros c’est Pavliades mais en X2, c’est la politique sociale mais pour les riches et pour les riches, on donne tout aux riches qui sont déjà pourtant riches mais on prend tout aux pauvres qui sont déjà pauvres, c’est une nouvelle comédie sociale qui se joue sur la scène politique georgipliote, une comédie sociale amère et cruelle où les riches trinquent dans leurs riches demeures et où les pauvres, nécessiteux, étudiants et autres demandeurs sociaux souffrent et sont oubliés et tués sur le plateau du capitalisme, le budget du despotat pour l’année 2019 est ainsi une condamnation à mort pour les plus pauvres, une énième insulte d’une élite bourgeoise et déconnectée envers les honnêtes travailleurs, à Leitagios, le gouvernement nous dit d’aller nous faire enculer par les plus riches et pour les plus riches.

Le projet de budget 2019 est une épée plantée dans le dos des travailleurs et des plus démunis, un budget de la honte, un budget qui ne va qu’aggraver les inégalités sociales et économiques, là où le gouvernement aurait pu venir au secours des plus démunis, des plus pauvres on rappelle qu’au sein de notre pays 1/4 de la population vit sous le seuil de la pauvreté principalement des Georgipliotes catholiques et des Bozyurte auxquels on peut rajouter les travailleurs précaires, journaliers et autres nécessiteux sociaux du genre, 1/4 de la population d’un pays censé être riche et développé mais pourtant où la richesse ne profite qu’à une minorité de riches et de privilégiés, le gouvernement du despotat n’entend pas les corriger, les diminuer ni même fournir le moindre effort pour rétablir l’égalité et la justice sociale, non bien au contraire, il est au solde des plus riches et de la bourgeoisie financière de la Technopolis, des riches capitalistes, armateurs et barons du libéralisme, libéralisme, celui-là même qui a tué nos pme, nos honnêtes travailleurs, celui qui a enterré nos industries nationales au sein du libre-échange du capital et du travail.

Dans cette comédie sociale qui se joue en Georgiplios, le budget gouvernemental n’en est que l’ultime illustration : proposition de la hausse du départ à la retraite de 64 à 66 ans, une insulte aux travailleurs, au nom de l’équilibre budgétaire de la sécurité sociale, le gouvernement entend augmenter le nombre d’années de travail des honnêtes georgipliotes, rappelons que le trou dans le budget de la sécurité sociale n’est pas dû à des dépenses excessives pour la santé et le bien-être des citoyens mais dû à un gouvernement qui ne sait pas gérer ce budget, les cotisations sociales des travailleurs sont largement suffisantes pour la sécurité sociale, d’autant plus que chaque citoyen ne bénéficie que d’un remboursement partiel à hauteur de 70 % des coûts de santé, le restant est payé par des mutuelles payées par les travailleurs eux-mêmes, non cette hausse de l’âge de départ à la retraite est un projet de la honte, on sacrifie la vie des Georgipliotes sur la table du capitalisme, même âgé il est devenu impossible de se libérer de l’oppression du patronat et des grands barons de la bourgeoisie, ceux-là mêmes qui oppriment le peuple et les travailleurs depuis leurs luxueuses demeures et qui ne font même pas semblant de fournir le moindre effort de travail digne et louable.

À ce projet de la honte s’ajoute une continuité des politiques libérales des précédents gouvernements, il n’est pas nouveau au sein du despotat que les gouvernements adorent la privatisation, la suppression des emplois publics et la destruction méthodique du public au profit du privé, le budget de 2019 n’en est qu’une continuation et vraiment, quand on y voit la suppression de plusieurs chaînes de l’audiovisuel public voire une privatisation de certains d’entre eux, une privatisation de branches des administrations territoriales comme les services des permis, des nationalités et autres services administratifs au profit des entreprises privées, le peuple georgipliote perd l’accès au service public gratuit et universel qui sera détenu par quelques entreprises qui ne poursuivront qu’un intérêt privé de richesse et non pour la satisfaction de l’intérêt général, l’excuse de la contrainte budgétaire ne passe pas puisqu’au nom du désengagement de l’État de secteurs non stratégiques, de la réduction du déficit public ce sont les dépenses dans l’armée et la sécurité intérieure mais aussi le soutien aux grandes entreprises qui augmentent.

En clair, moins pour le peuple, moins pour les pauvres, hausse des coûts d’accès à la santé, aux soins et à l’accès à la retraite au nom de contraintes budgétaires, tout cela pour augmenter le budget de l’armée, de la défense et du soutien des grandes entreprises, vraiment, le gouvernement nous prend-il pour des idiots finis, des imbéciles incapables de réfléchir et de raisonner, on tue le peuple georgipliote à petit feu mais ne vous inquiétez pas l’achat d’armement permettra de protéger et sauver la nation, mais quelle nation à sauver et à protéger si le peuple est mort.

Si le scandale s’arrêtait là, nous en serions bien heureux mais bien au contraire, le gouvernement cherche à offrir des surprises au peuple, des surprises profondément hypocrites et mortelles, une surprise venimeuse, puisque depuis le début de notre article nous n’avons pas parlé des impôts et bien oui, comment avons-nous pu oublier les impôts, et donc que nous réserve le gouvernement dans les impôts : et bien que des hausses et des hausses : hausse de la TVA qui passe de 15 à 18 %, augmentation de l’imposition sur le revenu, sur les cotisations sociales et ainsi de suite et dans le même temps diminution des prestations sociales, mais quelle hypocrisie, l’assurance chômage devra passer de 70 % du salaire à 60 % du salaire avec une durée d’indemnisation raccourcie vraiment ? On se fout de la gueule de quoi ? On paye plus mais on reçoit moins, dans le même temps on se croirait en Estalie, on augmente la surveillance sur les chômeurs et les non-travailleurs qui déjà en détresse se retrouvent confrontés à un État policier au service des plus riches, comme si leur situation n’était pas déjà assez difficile, ces derniers doivent en plus voir la création d’une structure chargée de les accompagner dans la recherche d’un emploi, chut il ne faut pas le dire mais on va prendre le risque : on vous flique, on vous surveille affirmation qu’on ne peut confirmer que par l’existence dans le budget d’un fonds permettant de renforcer les obligations de recherche d’emploi, trouvez-moi la logique là-dedans : travailler plus, cotiser plus mais on reçoit moins parce qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses et dans le même temps on utilise des fonds pour me surveiller pour que je cherche un emploi avec de l’argent qui n’est pas censé être disponible, vraiment ?

On pourrait croire que le mépris va s’arrêter là mais non bien sûr que non, cette hausse des impôts ne sera que sur les plus pauvres, les classes moyennes et populaires puisque dans sa grande bonté monsieur le premier ministre a décidé d’épargner les grandes fortunes, riches, bourgeois et grandes entreprises d’une hausse des impôts et de cotisations, mais quelle bonté, il ne fallait pas dire. Non mais sérieusement de qui se moque-t-on, le gouvernement Makaros doit rendre des comptes au peuple, lorsqu’il a été élu, il l’a été parce qu’il a promis de réformer la société georgipliote, d’améliorer les conditions de vie des travailleurs et des plus démunis, de créer et d’incarner le gouvernement de rupture, pourtant deux mois après son élection, rien n’a changé, il ne fait que perpétuer la domination bourgeoise sur l’économie et la société, une insulte à l’électorat qui a placé toute sa confiance en lui mais aussi une insulte dure et abjecte à la société, face à la dérive d’un système il ne faut pas se laisser faire mais bien au contraire se lever et faire comprendre que l’on n’en peut plus, qu’il y en a marre et c’est seulement par des manifestations, des blocus et des grèves généralisées et massives qu’ils comprendront la place essentielle qu’occupe la population, les civils et les travailleurs dans la société.

Oui à l’égalité sociale, mort aux bourgeois et aux vampires du capitalisme, Makaros assume tes promesses, celle d’être le premier ministre du peuple.

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