11/06/2017
22:06:21
Index du forum Continents Aleucie Neved ℹ️ [INFO] Encyclopédies

⛓️​[INFO] Système carcéral

11515
Début de l'entête
Entête
꧁𓊈 SYSTÈME CARCÉRAL 𓊉꧂
Cette page est optimisée pour consultation sur ordinateur.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Fin de l'entête

Début du Titre
◈ Préambule ◈
Fin du Titre
Le Neved, forgé par l’aspiration d'une société juste, a toujours placé la dignité humaine et la responsabilité collective au cœur de son système judiciaire. Cela à permis de façonner une vision unique de la justice, celle ni purement punitive, ni naïvement indulgente, mais ancrée dans l’idée que chaque individu, même est fautif, doit contribuer à réparer les torts causés, que ce soit à la société ou à l’environnement. Les prisons nevediennes ne sont pas des lieux de relégation où l’on abandonne les citoyens à leur sort, mais des centres de réparation, où la sanction s’accompagne d’une obligation de redonner à la communauté ce qu’on lui a pris. Cette philosophie découle directement des valeurs fondatrices du pays qui sont, entre autre, la solidarité, le respect de la nature, et l’équité.
Dans une nation où la corruption a autrefois menacé les institutions (comme sous le consulat de Lucien Cariou) et où l’écologie occupe une place très importante, le système carcéral se doit d’être à la fois ferme, transparent et utile. Il ne s’agit pas seulement de punir, mais de transformer la peine en opportunité, une opportunité pour le condamné de se racheter, pour la société de se protéger, et pour l’État de tirer profit, même symbolique, des erreurs commises. Ainsi, une peine de prison au Neved n’est jamais une simple privation de liberté. C’est un contrat social renforcé, où le détenu, qu’il soit un fraudeur, un pollueur ou un criminel violent, est tenu de rendre à la collectivité ce qu’il lui a soustrait, que ce soit par le travail, la réparation écologique, ou l’apprentissage de valeurs qu’il a bafouées.

Ce système repose donc sur trois principes indissociables :
La proportionnalité : La peine doit correspondre à la gravité du crime, sans excès ni laxisme.
L’utilité sociale : Chaque jour passé en détention ou en travaux d'intérêt généraux doit servir la communauté, que ce soit par la production de biens, la restauration de l’environnement, ou la transmission de savoirs.
La réinsertion conditionnelle : La société nevedienne croit en la rédemption.

◈ Classification des infractions ◈
Au sein de la République Démocratique du Neved, la loi établit une gradation précise des infractions, chacune appelant une réponse adaptée, non seulement en fonction de sa gravité, mais aussi de son impact sur le tissu social et naturel. Cette classification n’est pas figée, celle-ci évolue avec les priorités de la République. Ainsi, un délit écologique, hier considéré comme une simple contravention, peut aujourd’hui être requalifié en crime si ses conséquences menacent l’équilibre des écosystèmes protégés.

Les contraventions, infractions mineures du quotidien (excès de vitesse, tapage nocturne, non-respect des règles de tri des déchets), sont traitées avec une approche pédagogique et réparatrice. Plutôt que de surcharger les tribunaux, le Neved privilégie les amendes et les travaux d’intérêt général (TIG). Un automobiliste pris en infraction pour vitesse excessive ne paiera pas seulement une somme forfaitaire, il devra aussi suivre un stage de sensibilisation à l’écoconduite, ou consacrer quelques heures à entretenir les axes routiers du pays. L’objectif n’est pas d’humilier, mais de rééduquer par la pratique. Ces peines légères sont souvent exécutées le week-end, afin de ne pas perturber la vie professionnelle du contrevenant, mais suffisent à rappeler que même les petites entorses aux règles ont un coût collectif.

Les atteintes, catégorie intermédiaire, couvrent les actes qui portent préjudice à l’environnement, au patrimoine public, ou à l’ordre social sans pour autant constituer une menace existentielle. Un industriel ayant déversé des déchets toxiques dans une rivière, un tagueur ayant dégradé un monument historique, ou un spéculateur immobilier ayant contourné les lois sur les logements vacants relèvent de cette catégorie. Ici, la réponse pénale se durcit, les TIG deviennent plus longs (jusqu’à 100 heures), et peuvent s’accompagner d’une assignation à domicile sous surveillance électronique, surtout en cas de récidive. Le bracelet connecté, discret mais infaillible, permet de vérifier que le condamné respecte ses obligations sans alourdir le système carcéral. Pour les atteintes environnementales, une dimension symbolique est souvent ajoutée, le pollueur devra, par exemple, participer à une campagne de nettoyage de la zone qu’il a souillée.

Les délits, eux, traduisent une volonté claire de nuire ou de profiter illégitimement de la société. Vol, fraude fiscale, corruption passive, ou violences non préméditées y sont classés. La réponse pénale combine alors rétention à domicile, prison courte (6 mois à 2 ans), et travail d’intérêt général étendu. Un fraudeur fiscal, par exemple, pourrait se voir contraint de tenir les comptes d’une association caritative pendant six mois, sous supervision, afin de comprendre concrètement l’importance de la transparence financière. Les peines de prison, quand elles sont prononcées, sont purgées dans des centres de détention régionaux, où les détenus sont astreints à des journées de travail (menuiserie, agriculture, ou maintenance des infrastructures publiques). Ces établissements, souvent situés en périphérie des villes, sont conçus pour être autosuffisants, les détenus cultivent une partie de leur nourriture, produisent des meubles pour les écoles, ou restaurent des bâtiments historiques. Leur travail est rémunéré, cela à hauteur de 50% du salaire minimum, et les autre 50% de leurs gains est reversée à l’État ou aux victimes.

Enfin, les crimes, que ce soit meurtres, espionnage, corruption active, écocides, trahisons ou bien d'autres, appellent une réponse exigeante et structurée, où la privation de liberté s’accompagne d’un parcours de réparation obligatoire. Ici, des Travaux d’Intérêt Général (TIG) ciblés, conçus pour confronter le condamné à la réalité de ses actes tout en le réintégrant progressivement dans un cadre social utile. Un corrompu, par exemple, verra ses biens confisqués et devra consacrer ses journées à tenir les comptes d’une association, sous supervision stricte, afin de comprendre concrètement les mécanismes de la probité qu’il a bafoués. Les assassins, eux, purgent leurs peines dans des centres de haute sécurité où l’isolement est entrecoupé de séances de thérapie collective avec des victimes ou leurs proches, ainsi que de TIG symboliques (construction de mémoriaux, entretien de cimetières). Quant aux écocides, leur peine inclut une obligation de réparation environnementale, reboisement, dépollution de rivières, ou participation à des programmes de sauvegarde d’espèces menacées, le tout sous le contrôle d’écologistes et avec un suivi psychologique renforcé. Ces mesures, bien que strictes, évitent l’humiliation stérile pour privilégier une réparation active, où chaque condamné doit rendre à la société ce qu’il lui a pris, non pas par la souffrance, mais par l’effort et la prise de conscience.

◈ La Détention ◈
Les prisons nevediennes sont des enceintes fortifiées, souvent construites en pierre locale, fondées dans le paysage montagneux ou forestier pour minimiser leur impact visuel. Leur architecture reflète leur double mission, celle de protéger la société des individus dangereux, tout en leur offrant une chance de se racheter. Les murs sont hauts, les accès contrôlés par des technologies de pointe (reconnaissance faciale, drones de surveillance), mais à l’intérieur, l’accent est mis sur l’autonomie et la responsabilité.
Chaque détenu, dès son arrivée, se voit attribuer un plan individuel de réinsertion, élaboré en collaboration avec des travailleurs sociaux, des psychologues, et des représentants du Ministère de la Justice. Ce plan détermine ses obligations (formation professionnelle, thérapie, TIG, etc..) et les étapes à franchir pour obtenir des potentielles réductions de peine.
Les journées sont souvent rythmées par un emploi du temps strict :
7h00–9h00 : Lever, petit-déjeuner, et corvées matinales (nettoyage des locaux, entretien des espaces verts).
9h00–13h00 : Travail obligatoire (atelier, chantier, ou étude).
13h00–14h00 : Repas commun, préparé en partie par les détenus eux-mêmes.
14h00–19h00 : Formations (alphabétisation, écologie, droit, etc..) ou travaux d'intérêt généraux.
19h00–20h00 : Repas commun, préparé en partie par les détenus eux-mêmes.
20h00–22h00 : Temps libre (sport, bibliothèque, ou activités culturelles).
22h00 : Coucher.

Le travail est au cœur du système. Les détenus condamnés pour crimes économiques peuvent être affectés à des ateliers de comptabilité, où ils aident à gérer les budgets de petites communes sous supervision. Ceux qui ont commis des infractions environnementales passent leurs journées à reboiser des zones déforestées ou à recycler des déchets électroniques. Les violents, eux, sont souvent orientés vers des tâches physiques (construction, agriculture), où la fatigue aide à canaliser leur agressivité. Tous les produits issus de ces activités (meubles, légumes, etc..) sont, soit utilisés sur place, soit vendus à l’État, ce qui permet de financer une partie du système carcéral.
La technologie joue un rôle clé dans la gestion des détenus. Les bracelets biométriques enregistrent leur activité physique, leur fréquence cardiaque, et même leur niveau de stress, permettant d’adapter leur suivi. Les visites sont limitées mais encouragées, un détenu modèle peut obtenir des permissions pour voir sa famille dans un espace dédié, toujours sous surveillance. Les contacts avec l’extérieur sont contrôlés, mais pas interdits, les lettres et les appels sont autorisés, dans la limite d’un quota mensuel et celles-ci sont vérifiées au préalable.
Pour éviter que la prison ne devienne une école du crime, les détenus sont répartis par profil, les fraudeurs ne côtoient pas les violents, et les écologistes repentis ne partagent pas leurs cellules avec des pollueurs récidivistes.

Les mineurs, quant à eux, sont placés dans des centres éducatifs fermés, où l’accent est mis sur la scolarité et la thérapie. Leur journée inclut des cours dispensés par des enseignants volontaires, des ateliers d’art-thérapie, et des séances de médiation avec leurs victimes (quand cela est possible). L’objectif est clair : briser le cycle de la délinquance avant qu’il ne s’installe.
Leur emploi du temps est similaire à celui-ci :
7h00–9h00 : Lever, petit-déjeuner, et corvées matinales (nettoyage des locaux, entretien des espaces verts).
9h00–13h00 : Cours scolaire (adapté à leur niveau).
13h00–14h00 : Repas commun, préparé en partie par les détenus majeurs.
14h00–18h00 : Cours ou travaux d'intérêt généraux.
18h00–19h00 : Repas commun, préparé en partie par les détenus majeurs.
19h00–22h00 : Temps libre (sport, bibliothèque, ou activités culturelles).
22h00 : Coucher.

img

◈ La Réinsertion ◈
Au Neved, la libération n’est jamais automatique. Six mois avant la fin de leur peine, les détenus entament une phase de transition, où ils sont progressivement réintégrés à la société sous surveillance. Ils peuvent, par exemple, travailler la journée dans une entreprise partenaire (un chantier naval, une ferme collective) et retourner dormir en prison le soir. Ceux qui ont montré des progrès significatifs peuvent bénéficier d’une libération conditionnelle, assortie d’obligations strictes, celles- de trouver un emploi stable, suivre une thérapie, ou effectuer des TIG supplémentaires.

L’État joue un rôle actif dans cette réinsertion. Grâce à son réseau de logements sociaux, il garantit un toit à chaque ancien détenu, évitant ainsi la récidive par désespoir. Les employeurs sont incités, via des subventions, à embaucher d’anciens prisonniers pour des postes adaptés à leurs compétences. Un ancien fraudeur pourrait ainsi se voir proposer un emploi dans un service comptable, sous probation. Un pollueur repenti pourrait travailler dans une usine de traitement des eaux, où son expérience, même négative, devient un atout.

Pour les crimes les plus graves, la réinsertion est plus longue et plus contrôlée. Un meurtrier libéré après 15 ans de prison sera suivi par un officier de probation pendant cinq ans, avec des contrôles aléatoires et des bilans réguliers. S’il rechute, il retourne immédiatement en prison.

Les étrangers, eux, sont traités avec une fermeté particulière. Le Neved, pays longtemps isolé, n’a aucune patience pour ceux qui violent ses lois sans en assumer les conséquences. Les détenus étrangers sont expulsés dès que possible. Ceux qui ne peuvent être renvoyés, purgent leur peine dans les mêmes conditions que les nationaux.

◈ Conclusion ◈
Le système carcéral du Neved est le reflet d’une société qui refuse à la fois l’angélisme et la barbarie. Il punit, oui, mais de manière utile et mesurée. Il isole les dangereux, mais leur offre une voie vers la rédemption. Il coûte cher, mais rapporte aussi, en travail, en réparation écologique, et en sécurité retrouvée.
Pour les nevediens, la prison n’est pas une fin en soi. C’est une étape douloureuse, mais nécessaire, sur le chemin d’une société plus juste. Que le condamné soit un simple fraudeur ou un criminel endurci, l’État lui rappelle une vérité fondamentale, au Neved, personne n’est jetable. Mais personne, non plus, n’a le droit de nuire impunément à la collectivité. Dans ce pays où les aurores boréales illuminent les nuits polaires, même les ombres les plus sombres peuvent, avec du temps et des efforts, retrouver un peu de lumière.


footer
Haut de page