11/06/2017
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[Almanach] Biographies

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Mémoires Vlastiques
Vous trouverez ici les histoires des vlastiques.
--------Ici, vous ne verrez pas la grande histoire l'Histoire trouvable au sein de l'Encyclopédie Vlastique, se concentrant sur la connaissance et le récit des événements du passé. Vous ne verrez pas non plus les Récits Intimes où se trouvent différentes scènes de l’histoire individuelle de personnages vlastiques. Ici, vous aurez accès à la carrière ainsi qu'aux faits d'armes des personnes ayant forgé l’histoire du pays.--------Il y a néanmoins un point commun avec l’Histoire du pays, ces biographies vous seront contées comme on ne vous les contera jamais. Ce n'est pas ainsi que vous la présentera les opposants des hommes et femmes ayant façonné l'Histoire, mais ce n'est pas ainsi que vous l'exposera les partisans de ceux-ci.--------Ici, vous ne trouverez pas des narration éparpillées d’un versant personnel de leur vie, mais bien l’histoire de chacun, du début à la fin.
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Léonin Ilyas Frejnès


Portrait Frejnès
Portrait officiel de Léonin Frejnès, il est accroché dans chacune des écoles, mairies, et autres bâtiments officiels d’État vlastiques.
"Le Communisme est atteint."



----------------Date de naissance :
--------16 décembre 1936.
----------------Sexe :
--------Homme.
----------------Ville et Région natales :
--------Bellvigne, Lanar-En-Brie.


----------------Caractère et personnalité :
--------À la fois rigide et autoritaire, Léonin Frejnès est globalement reconnu comme un leader pragmatique et extrêmement conservateur. Partisan d’un statu quo (autant sur le plan interne qu’externe) et très narcissique, caractéristique amplifiée au fil de sa montée au pouvoir, il est grandement attaché à la bureaucratisation du Parti ainsi qu’à son autorité.
----------------Attributs physiques :
--------Mesurant un mètre soixante-treize pour un poids quatre-vingt-dix-huit kilogrammes, il possède un physique assez ingrat, dû en grande partie à son âge et ses problèmes de santé. Son visage est assez ridé, en plus d’avoir la peau assez détendue (à cause de son âge, là aussi), sa mâchoire est légèrement décalée et entre-ouverte, du fait d’une blessure de guerre, bien qu’il garde sa bouche fermée.
----------------Place dans la politique :
--------Sa place dans la vie politique de la Vlastie est simple à situer, il est le Secrétaire Général du P.C.V. (Parti Communiste Vlastique), il a la mainmise sur le pays et ses institutions.
----------------Religion :
--------Comme une grande majorité des vlastiques, il n’est pas religieux, bien qu’il ait été élevé par ses parents selon les rites catholiques.






Histoire du Secrétaire Général :

----------------La jeunesse :
--------Bien que ses deux parents trouvaient leurs origines en Eurysie, Léonin Ilyas Frejnès fut élevé comme un véritable vlastique de manière à éviter de plus possible ce qu’ils catégorisaient comme faisant partie d’une "influence étrangère décadente" (ou peu), comme ceux-ci le souhaitaient. En effet, ils avaient été fortement influencés par la propagande, très conservatrice et discriminatoire envers les étrangers, de la dictature nationaliste d’Édouard Rinochet, dans laquelle ils avaient été baignés depuis leur plus tendre enfance, particulièrement aucours durant leur passage dans les "Jeunesses Patriotes".
--------On estime que c’est de là que vient le conservatisme de Léonin Frejnès qui, lui aussi, est allé dans un équivalent des organisations où étaient ses parents, les "Jeunesses Taliniennes". Il est très probable que ce soit de cet endoctrinement que vienne également son adoration quasi-fanatique de la dictatrice Joséphine Talin.

--------Comme de très nombreux jeunes et grands prolétaires nés après la Glorieuse Révolution Patriotique (la Révolution Vlastique de 1932), Léonin Frejnès reçut une éducation technique, en gestion du territoire puis en métallurgie. C'est en fait à l'âge de seize ans (assez tard, donc), en 1953, qu'il finit par intégrer l'organisation de jeunesse du Parti Communiste Vlastique (P.C.V.), le Front Pionnier, puis le Parti lui-même deux ans après, en 1955.
--------Une fois diplômé, il devint ingénieur dans l'industrie métallurgique de l'Est de l'Artandie. C’est en 1956-1957 qu’il fit son service militaire obligatoire. D'abord engagé dans un corps de blindés, il suit des cours sur les chars d'assaut avant de servir finalement comme commissaire politique.

--------Frejnès fit partie de la toute première génération (celle née entre 1930 et 1940) de vlastiques qui ne connurent pas la période ayant précédé la Révolution de 1932, mais aussi et surtout de ceux qui ne purent participer (au vu de leur jeune âge) aux diverses luttes internes pour la succession de Valérie Lainin (morte à son poste) pour la charge de direction du Parti. Au moment où le jeune Léonin entra au sein du P.C.V., Joséphine Talin en était déjà la seule et unique maîtresse à bord, dont l’autorité était indubitablement incontestée.
--------Frejnès, comme beaucoup d'autres jeunes communistes, trouva dans le système stalinien un chemin tout tracé. Les membres du Parti qui avaient survécu aux grandes Purges de 1952, puis aux Procès de Mosvara, purent obtenir de rapides promotions.
--------Effectivement, les éliminations politiques stratégiques de la dictatrice Talin laissaient vacantes de nombreuses places de cadres supérieur du parti et de l'État, de plus les personnes n’ayant pas été tuées avaient pu être endoctrinées par la propagande menée de manière massive par la dictatrice (ou être trop terrorisés pour s’opposer à celle-ci). Léonin Frejnès était l'archétype des jeunes gens ayant pu profiter du vide laissé par les purges pour gravir les échelons à une vitesse plus que phénoménale.


----------------La Grande Guerre de 58 :
--------Cette progression politique phénoménale fut néanmoins interrompue : en 1958 éclate une guerre de grande ampleur entre la Viétie et la Lermandie. Bien que, à la base, la Vlastie n’était pas censée intervenir de manière directe mais seulement fournir la Viétie en armements de pointe (missiles sol-sol, chasseurs-bombardiers supersoniques franchissant Mach2…), elle fut forcée d’entrer pleinement dans le conflit.
--------Joséphine Talin, par peur de perdre le seul soutien qu’elle possédait en Aleucie au travers du Secrétaire Général du Parti Communiste Unifié de Viétie de l’époque (Louis-Juste Ramier), prit la décision de déployer en masse des troupes et du personnel conscrits provenant de Vlastie, sous les ordres de Grégoire Bougon. Léonin Frejnès était l’un d’eux.


--------Tout comme une grande portion des membres du Parti Communiste de son rang, Frejnès est enrôlé dans l'Armée Vlastique non pas comme soldat mais comme commissaire politique. Sous l’impulsion de Joséphine Talin (et de sa paranoïa), l’Armée Vlastique suivait un principe de double-commandement : chacune des formations militaires, en plus d’être sous les ordres d'un officier professionnel, étaient surveillées de près par un commissaire politique. Frejnès fut déployé en tant que délégué de l'administration politique pour le front de l’Est, en tant que commissaire de brigade.
--------En 1959, à la suite de la dissolution du front de l’Est, balayé par une contre-offensive lermandienne, Léonin Frejnès est touché par une balle qui l’atteint à la mâchoire : soigné en urgence et à la va-vite, il retourna sur le front peu après, en parallèle de soins post-opératoires lui étant toujours prodigués. En 1960, alors que les deux côtés multiplient les offensives destinées à faire "basculer le cours de la guerre", il devient chef du département politique de la division du Quartier Général de l’Armée Vlastique sur place.
--------Ironiquement, le commissaire politique responsable de ce front, et à qui il rend directement des comptes pour le Parti, n'est autre que Nicétas Sergio Rouchtchès, le futur mentor de Frejnès. Ils s’étaient déjà rencontrés pour la première fois en 1956, Rouchtchès avait alors soutenu le jeune Frejnès (âgé de 20 ans) au début de sa carrière pour l’aider à gravir plus vite les échelons. Une fois la Guerre de 58 achevée, avec la mort de Joséphine Talin à son poste, Frejnès occupe un poste extrêmement stratégique au sein de l’Armée sur le plan politique.


----------------L’irrésistible ascension politique :
--------Il quitta l'Armée avec le rang de général-major, chose assez ironique au vu du fait qu’il vienne de passer la totalité de la guerre comme commissaire politique et non comme militaire.
--------D’abord censé faire partie des envoyés vlastiques devant participer aux projets de reconstruction de la Viétie après la guerre, il devint Premier Secrétaire du de la division déployée en Viétie par le Parti, et même délégué au Vlast Suprême.


--------Néanmoins, Nicétas Sergio Rouchtchès avait d’autres projets pour lui. Il fut rapatrié d’urgence en Vlastie dans le but de devenir membre du Comité Central.
--------Il ne dut son ascension fulgurante et sa flamboyante carrière jusqu'aux sommets du Parti à nul quatre que Rouchtchès, qui domine depuis les années 1940 l'organisation bureaucratique et politique de plusieurs régions. C’est ce soutien constant durant de longues années qui permit à Frejnès de monter si vite dans les hautes sphères, ironique au vu .

--------Il fallait dire que, à la mort de Talin, en 1963, la succession est encore incertaine, Rouchtchès devait impérativement mobiliser le plus de ses soutiens, surtout face au chef des Forces de Sécurité Laurent Néria. La taille du Politburo étant réduite à ce moment , il ne put y nommer Frejnès pour le remercier de son soutien. Néanmoins, en guise de compensation, le jeune homme est nommé chef du directoire politique de l'armée et de la marine, au grade de lieutenant général, une place plus que stratégique.
--------Rouchtchès, succède à Talin comme Premier Secrétaire du Parti et, comme son prédécesseur, il fait du poste qu’il occupe le principal centre du pouvoir. En 1965, Frejnès est nommé premier en tant que Premier Secrétaire, non pas du Parti mais du Comité central, un poste qui n’en demeure pas moins stratégique.

--------En février 1964, Frejnès est délégué par le Conseil des Ministres (là aussi, grâce à un coup de pouce de Rouchtchès) pour contrôler l'industrie militaire, le programme spatial vlastique (qui sert de vecteur officieux pour les systèmes de guidage de missiles), l'industrie lourde et les grands travaux d'infrastructure. Il est désormais un personnage clé sur de nombreux pans de la politique.
--------En 1965, comme pour remercier son mentor, il soutient Rouchtchès dans sa lutte contre la vieille garde talinienne, menée par Valentin Montalban et Grégoire Mélavol entre autres, pour la direction du Parti. La défaite de ces derniers ouvre au jeune prodige, âgé de moins de 30 ans, les portes du Politburo.
--------En 1969, Frejnès devint un des Hauts Secrétaires du Politburo central et 1970 il alla jusqu'à obtenir le titre de Président du Présidium du Vlast suprême, c’est-à-dire de chef de l'État. Ce poste ne conférait pas de réels pouvoirs, ce n’était qu’un poste honorifique, mais montrant la puissance politique ainsi que permettant d'aller à l’étranger, on estime que ce sont ces voyages qui éveillèrent chez Frejnès son goût pour les objets de luxe oxydantaux.


--------Jusqu’en vers 1977, la place de Nicétas Rouchtchès comme chef du Parti est solide, mais les performances économiques décevantes, les réformes plus qu’hasardeuses de l'éducation et de l'appareil économique, ses tirades de plus en plus bien trop grandiloquentes et imprévisibles au goût de certains commencent à inquiéter ses pairs. Ce fut notamment le cas de son fameux "Rattraper et dépasser l’Oxydant".
--------De ce qu’il laisse paraître, Frejnès lui demeure loyal mais, à partir de 1978, il prend part à un complot, aux côtés de divers autres membres du Parti mécontents de sa politique, dans l'optique de remplacer Rouchtchès.

--------Cette année-là, il prend la place de Premier Secrétaire du Politburo, et devient par ce poste le successeur officiel de Nicétas Rouchtchès si celui-ci venait à quitter son poste.
--------Le 14 octobre 1979, alors que Rouchtchès est en vacances avec son épouse sur la Côte de Saphir (dans sa villégiature non loin de Friche-En-Lac), les conspirateurs convoquent en urgence le Comité central dans une réunion à huis clos, qui les adoube et transmet à Rouchtchès, totalement effaré, l'annonce de sa propre démission. Frejnès devint ainsi le Premier Secrétaire du Parti, et par conséquent dirigeant principal de la République Démocratique Vlastique, ses divers complices prennent les postes de Président du Conseil des Ministres.
--------Le dernier défenseur de Rouchtchès, quant à lui, récupère pour un an la présidence du Vlast Suprême avant d’être forcé de l’abandonner au profit d’un autre co-conspirateur du coup d’État secret.
--------À partir de maintenant, Léonin Frejnès possède les mains libres.


----------------À la tête du pays :
--------Comme dit au sein de la partie de l’Encyclopédie Vlastique abordant la Période Communiste, ce qui caractérise le plus la politique de Léonin Frejnès à la tête du pays est son conservatisme prépondérant.

--------Au cours de la période de dirigeance de son prédécesseur, la fameuse Ère Rouchtchèsienne, Frejnès semblait approuver la dénonciation de la dictature de Joséphine Talin, l’absolution des nombreuses victimes des innombrables purges et les débuts timides libération limitée de la vie politique ainsi qu’intellectuelle vlastique. Mais dès son arrivée au pouvoir, Léonin Frejnès montre son véritable point de vue et met brusque un coup d’arrêt aux démarche de la détalinisation;
--------Bien que cela soit loin des méthodes de terrorisme institutionnel de la dictatrive dans les années 1940-1950, il est était clairement décelable l’ambition de réhabilitation du nom de Joséphine Talin, mais aussi et surtout à faire suffoquer toute forme de liberté accorée aux milieux interllectuels. Dans un discours de juillet 1980, commémorant le premier anniversaire de la Révolution depuis son arrivée au pouvoir, Frejnès mentionne Talin de façon élogieuse pour la première fois depuis la mort de celle-ci.
--------En avril 1981, Frejnès prend le titre de Secrétaire général du Parti Communiste Vlastique, un poste autrefois supprimé par Rouchtchès pour en remplacer la teneur par celui de Premier Secrétaire du Parti. La même année, un procès inédit d’écrivains depuis l’Ère Talinienne a lieu, celui-ci marque le retour d’un contrôle strict de l’État sur la culture.
--------À l’instar de Laurent Néria, Georges Androlophe (chef des services secrets) obtient de Frejnès que la police politique du S.R.S. (Service Renseignement et de Sécurité, aussi prononcé "Sérèse") se voit octroyer des pouvoirs de contrôle et de répression accrus, se perfectionnant avec un fort budget. Officiellement, le but de cette manœuvre est de "lutter contre tout sabotage Oxydantal", en réalité il s’agit d’un moyen de renforcer le contrôle sur la population qui avait été relâché par Rouchtchès.

--------Ses réformes et décisions économiques sont à l’origine d’un important ralentissement de croissance économique, ralentissement tenu secret par des rapports trafiqués (par un système de comptage des richesses ne rendant pas compte de la réalité), reflètent ses idées concernant la politique économique. En effet, son idée de l’économie reste celle de Talin, à savoir : extrêmement tournée sur l’industrie lourde et l’armée.
--------La politique économique Léonin Frejnès, particulièrement marquée par son idée selon laquelle "le communisme est atteint", sous-entendant qu’il n’y avait plus à réellement lutter mais simplement à "profiter", envoie lentement et secrètement le pays dans le mur.
--------Le "laisser-aller Frejnèsien" est total.
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