
Activités internes en territoire putschiste
Posté le : 30 août 2025 à 12:16:00
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Chers Ministros réunis en ce jour, comme vous le savez, nous devons organiser l'élection prochaine et, pour éviter toute intervention internationale, compte tenu de la situation qui se tient avec l'Antérie... l'Antegrad... Bref, les musulmans d'à côté, il faut que nous puissions leur faire croire que notre peuple m'aime. Pour ce qui est de l'élection en elle-même, je vais simplement truquer les résultats, et me donner genre... 80... 90 ? Allez aidez-moi !
— 99 ! cria l'un des ministres.
— C'est trop, répliqua Ali Obiang Obiang.
— 96 alors ? Le score m'a l'air équitable et laisse 4 % aux autres candi... oppos... heu... singes. Aux autres singes là qui se croient supérieurs à vous, avança Il Primo Ministro.
— Bien, parfait, dit Ali Obiang Obiang. 96 est parfait et laissera effectivement 4 % aux singes. Je suis si généreux avec les animaux.
Des applaudissements de toutes les personnes présentes, militaires et ministres, se firent entendre, puis une légère pause.
— Bon, dit Ali Obiang Obiang. Comme vous le savez, je me suis récemment converti à l'Islam, dans l'espoir d'attirer les faveurs des nations musulmanes proches et lointaines, dont l'Antérie, et j'ai adopté le socialisme modéré afin de me rapprocher des puissances rouges de ce monde : Le CSN, l'Estalie, Le Grand-Kah, et d'autres nations communistes. De plus, j'adopte un socialisme démocratique, de telle sorte que la RTM soit proche des nations démocratiques onédiennes.
— Wow ! Quel génie, se fit entendre quelque part.
— Incroyable, vous êtes le plus grand et le plus intelligent, se fit entendre ailleurs.
— Votre génie n'a d'égal que votre personne, encore ailleurs.
Même les gardes se mirent à complimenter l'infinie sagesse de leur leader suprême.
— En effet, je suis le plus grand, rétorqua Ali Obiang Obiang. Désormais, il est temps de proposer mes idées qui me permettront de duper la communauté internationale. Je commence, bien sûr. J'ai pensé à construire un immense palais de glace à Lalala à droite, afin d'attirer des touristes et de pouvoir enfin rafraîchir la partie Nord de Myènè, et, ainsi, anéantir le réchauffement climatique dans le monde.
À entendre ça, les ministres se dirent en eux-mêmes qu'Il Presidente était fou, mais ils étaient déjà habitués à ses projets faramineux et coûteux, ce qui avait causé une forte inflation et une dévaluation de la monnaie, qui s'accentuait de jour en jour. Mais bon, tant qu'ils pouvaient se permettre des vacances à Carnavale avec l'argent détourné... Le problème survient lorsque le projet tombe à l'eau : la personne responsable est immédiatement fusillée. Ainsi, on se demandait bien qui allait subir le gourou d'Il Presidente. Chacun retenait son souffle pour savoir qui allait être désigné pour mourir.
— La personne qui sera en charge de ce projet sera Kokonouf Bobodiouf, Il Ministro d'Il Réccauffemento Climatichito.
Le visage pâle de l'homme choisi marquait bien le désespoir dans ses yeux. Les autres Ministros, compatissants à sa douleur, du moins en partie, ne pouvaient que le regarder sans agir.
— Pour ce faire, tu as un délai de deuz (2) ans, ajouta Il Presidente.
— Mais, Camarade Votre Haute Excellence Majesté Altesse Divine, Elle Qui Pourvoit À Notre Bien Commun Et Universel, Unificateur de l’Afarée Par La Paix Et Protecteur Des Myénés Nouveaux, Il Presidente Ali Obiang Obiang Nze Ndong Mbeng Ebang Mve Nguema Mbo Etô-Baya Amate Fou'one Hein Ine Mvang Tsemelé Tsemelé Emehou Atang Non Souo Bwo Souo Bwo Ayo, où trouverai-je la glace pour construire le palais ?
— Tu oses remettre en question la réflexion de ton Dieu ?! s'écria Ali Obiang Obiang.
— N... Non Votre Excellence, du tout...
— Comment m'as-tu appelé ? Votre Excellence ?! Fusillez-le !
— Camarade Votre Haute Excellence Majesté Altesse Divine, Elle Qui...
Il n'eut même pas le temps de finir sa phrase qu'il fut tué d'une balle dans la tête. Le sang jaillit sur les Ministros assis à ses côtés. Ce n'était pas rare, certes, mais ça n'en restait pas moins inhumain et révoltant. Mais que pouvaient-ils faire ?
— Désormais que ce chien est mort, dit calmement Il Presidente, je charge Koukoun Inyômba, Il Ministro d'Il Construccion d'Il Statues d'Il Presidente, de la construction de ce palais. Je lève également la scéance, quiconque parle meurt. Nous nous y remettrons plus tard.
En son esprit, Koukoun se demandait comment allait-il faire pour se sortir de sa situation ?
