Activités étrangères à Sang Gong
Posté le : 01 sep. 2025 à 16:05:16
Modifié le : 01 sep. 2025 à 16:05:33
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Posté le : 20 juin 2026 à 19:02:49
Modifié le : 20 juin 2026 à 19:09:16
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Océan des Perles, 15 novembre 2019, vers 17 heures,
Le soleil tapait sur la coque. Fort. Très fort. Trop fort. Il faisait chaud, et les marins s'ennuyaient fermes sous ce soleil de plomb. Il fallait dire que la vie n'était pas très amusante, depuis la fin de la guerre civile. Alors, certes, ils n'étaient pas vraiment à plaindre : le nouveau régime les avait graciés en échange de leur retour dans le droit chemin, et de la fin de leurs activités de piraterie - Tozimara avait d'ailleurs été très claire : le moindre écart, et c'est elle qui les enverrait par le fond -, ce qui leur avait permis de revenir à la vie légale qu'ils menaient avant les troubles de 2013-2015, tout en conservant le butin accumulé pendant cette période. Ils avaient donc un certain pécule, qui leur avait offert, durant quelques temps (avant qu'ils ne dilapident tout dans les rues mal-famées de Kentushui, pour être honnête), une vie plus agréable que la majorité de leurs compatriotes. Mais le confort de vie ne s'apparentait pas au plaisir de vivre, et beaucoup d'entre eux se lassaient de la période bénie où ils pouvaient arraisonner n'importe quel navire à loisir.
Alors forcément, sous ce soleil de plomb, par une fin d'après-midi ma foi fort ennuyeuse, et - pour certains - après quelques verres de rhum sylvois, il ne fallut pas grand chose à l'équipage de la flottille des ex-Tigres de Toyu pour faire ce qui serait sans doute la plus grosse connerie de leur vie. Comprendre : reprendre les activités de piraterie qu'ils avaient abandonnées quelques quatre années plus tôt, et s'attaquer au premier cargo qui leur passait sous le nez. Alors, quand le pavillon de ce pauvre cargo sanggongais apparut à l'horizon - horizon relatif puisqu'il passait à moins de quelques dizaines de kilomètres des côtes zijiannaises, soit pile dans la zone de pêche de ces ex-pirates reconvertis en chasseurs de harengs -, il n'en fallut pas plus pour qu'un matelot souffle l'idée à un autre, qui la souffla à un autre, et bientôt l'idée se répandit comme une traînée de poudre : et si on prenait un peu de bon temps ? Hein, et si on ressortait les kalachs des planques et qu'on allait se défouler un peu sur ce "pauvre" cargo, qui avait eu le malheur d'être au mauvais endroit au mauvais moment ?
Ni une ni deux, les marins se passèrent le mot, et bientôt, tout la flottille de pêche se reconvertit en armada de guerre - "comme au bon vieux temps", somme toute, nous répondra le capitaine. Les armes furent ressorties des cales où elles traînaient depuis la fin de la guerre civile (jamais récupérées par le gouvernement, ou conservées grâce à des pots-de-vins bien versés, ou encore acquise par le biais de connaissances travaillant de façon plus ou moins légale... qui savait ? Le fait était que ces armes existaient, et que ces gens savaient s'en servir - et pas qu'un peu), et les pêcheurs opérèrent en quelques minutes leur métamorphose en redoutables pirates. Il y eut bien un mousse ou deux pour s'insurger : "les pauvres gosses ne savent pas c'que c'est qu'd'être un homme. Allez va, foutrechiure, prends cette kalach dans tes pognes et fous-y toi à l'avant, ça te fera la bite pour avoir voulu te défiler", que leur répondit un "vieux d'la vieille que j'suis moi, c'est pas ces marins d'eau douce qui vont me la faire à l'envers !".
Et alors la flottille se dirigea vers le cargo - pauvre cargo qui ne se doutait encore de rien, tout désarmé qu'il était et qui pensait cette région des mers sûre. Et comment aurait-il pu penser autrement ? Le Reinaume se démenait depuis tant d'années pour éradiquer la piraterie dans la région... dommage pour eux - "qui ça, eux ? le cargo ? nan... les couillons de Tozimara" -, tous leurs efforts allaient être réduits à néant par ces quelque hurluberlus en manque de sensations fortes. Et puis surtout... comment se méfier quand on voyait ces dix navires de pêche approcher avec le tube caratradais "Yellow Submarine" à fond dans les enceintes ? Ça ne pouvait être que des amis enfin !
Matériel déployé :
- 10 vedettes de première génération ;
- 70 soldats professionnels, représentant les membres d'équipage - leur niveau de connaissances martiales vient de leur activité de soldats de l'éphémère "Royaume pirate" lors de la guerre civile zijiannaise, de leurs anciennes activités de piraterie, et plus généralement, du fait qu'ils traînent encore (et ce depuis longtemps) dans les milieux de la pègre de Toyu ;
- 70 armes légères d'infanterie de deuxième génération ;
- 10 mitrailleuses lourdes de dixième génération, probablement récupérées au marché noir du village de Kentushui ;
- 10 lance-missiles antichars de troisième génération, à la peinture un peu abîmée par l'air marin mais conservés en état de marche, sait-on jamais ;
- Et même une vingtaine de mines antipersonnelles de première génération qui traînaient, sans doute confondues par un marin ivre avec des grenades.
Les pirates cherchent à arraisonner le navire et à en prendre possession. Si toutefois ils ne parvenaient pas à leurs fins, ils pourraient chercher à se débarrasser des preuves embarrassantes de la rupture de leur contrat moral avec l'Etat zijiannais - soit éliminer l'équipage et envoyer le cargo et sa cargaison par le fond. Cela dit, ils ne sont pas là pour la marchandise, mais pour s'amuser un peu et arrondir leurs fins de mois... ils pourraient tout aussi bien le laisser repartir contre argent sonnant et trébuchant.