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Création de pays : Ngaba
Généralités :
Nom officiel : Ngaba.
Nom courant : Ngaba.
Gentilé : Ngwe̲-ngaba.
Inspirations culturelles : Royaume Orungu, Chefferies Mpongwès.
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Le Mye̲ne̲ (qui sert de lingua franca pour le commerce, la justice et l'administration inter-clanique).
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Idiomes et dialectes locaux.
Drapeau : Le pays ne possède pas de drapeau.
Devise officielle : « Palabre, Prospérité, Mystère »
Hymne officiel : Le pays ne possède pas d'hymne.
Monnaie nationale : Le Mbea (historiquement, des carrés de raphia tressés avec des fils de cuivre, devenus aujourd'hui une monnaie moderne, mais dont les billets conservent des motifs tissés et des filigranes en cuivre).
Capitale(s) : Mandjhi (capitale économique et maritime située sur une grande île à l'embouchure du fleuve Oghowe) et Ewondo (capitale politique et spirituelle située plus dans les terres. C'est là que se trouve le Grand Mbandjha, le tribunal suprême).
Population : Environ 3,5 millions d'habitants, majoritairement concentrés sur le littoral et le long des fleuves navigables.
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Mentalité de la population :
Place de la religion dans l'État et la société :
Politique et institutions :

Tableau d'un Okukwe̲.
Institutions politiques : La Confédération de Ngaba a un système unique. Elle a une assemblée monocamérale, le Grand Mbandjha, une force d'intervention occulte, l'Okukwe̲, ou encore un conseil des patriarches pour les affaires courantes.
- Le Grand Mbandjha : Le Grand Mbandjha est l'assemblée monocamérale de la Confédération. Elle est composée des Ogha (ici le nom pour député, pas spécifiquement en rapport avec le simple statut de chef de famille) élus au suffrage universel indirect, par les chefs des clans de chaque communauté du pays. Elle vote les lois, décide des alliances commerciales, de la guerre, et élit l'Agha-Ntye.
- L'Agha-Ntye : Il est le représentant suprême, le Maître de la Terre, à Ngaba. Il est élu pour 3 ans renouvelables par le Grand Mbandjha, pour gouverner le pays. Il occupe la plus haute fonction diurne accessible par tous de l'État. Il nomme les membres de son conseil et, avec eux, s'occupe des affaires courantes du pays : de la diplomatie, de l'économie, de la politique, etc.
- L'Okukwe̲ : L'Okukwe̲ est le Haut-Commissariat à la Justice Nocturne de Ngaba. C'est une assemblée de tous les hauts initiés, des maîtres de la forêt et de l'Agha-Ntye. Ils sont seuls à décider des questions de justice martiale et de répression interne, avec les esprits des anciens ayant un droit de veto absolu.
En dehors des institutions étatiques de façade, Ngaba possède des institutions héritées des confréries initiatiques de la forêt profonde. Si les clans marchands côtiers amenèrent des institutions centralisées, la culture des peuples de la région quémande des institutions politiques locales, éducatives et compétentes. En effet, à l'échelle locale, agissent, de façon héréditaire ou désignés par les esprits, des maîtres d'initiation, qui équivalent à des éducateurs suprêmes ou à des régulateurs sociaux. Ces maîtres se réunissent en conclaves non-conventionnels pour discuter, c'est-à-dire qu'ils ne se réunissent pas dans le cadre d'une loi prévue pour cela, mais qu'ils le font parce que c'est une tradition qui est, au plus haut endroit de l'État, bien reconnue et redoutée. Dans certaines communautés, rares, il n'y a même pas de chef formel. Les membres s'organisent autour de la société secrète, et c'est donc celle-ci qui se représente au moyen d'un Ogha au Grand Mbandjha. Il y a donc une multitude de loges locales reconnues.
Certaines confréries, encore à titre de règle absolue pour la transition citoyenne, possèdent leurs propres sanctuaires isolés. Le campement initiatique typique (qu'il s'agisse du Mwiri ou du Ndjhe̲mbe̲) s'établit de préférence au cœur de la forêt ou sur des rives inaccessibles : c'est un campement de plusieurs abris construits en feuilles et en bois sur un terrain tenu secret. Les jeunes citoyens y sont regroupés en cohortes dirigées chacune par son initiateur, dit la « Mère spirituelle » (titre valable même pour les instructeurs masculins du Mwiri), qui gère l'apprentissage et la survie de ses compagnons. Ces instructeurs sont soumis à un grand maître de confrérie. La vie dans ces sanctuaires impose une stricte séparation des sexes, l'autre genre en étant formellement exclu sous peine de lourdes malédictions. Ces populations isolées en brousse fonctionnent comme des petites républiques indépendantes, qui, pour certaines, gèrent leurs propres affaires diplomatiques, politiques, juridiques (par des tribunaux rituels) et même paramilitaires (lorsqu'il s'agit de faire respecter les interdits environnementaux), parfois contre le cadre de la loi étatique.
Le système juridique à Ngaba fonctionne à deux échelles. D'abord, à l'échelle diurne et locale, chaque communauté possède son propre système juridique propre de palabre, avec une forte prédominance de la compensation matérielle inter-clanique, reconnue à l'échelle constitutionnelle. Ensuite, il y a la justice nocturne, lorsqu'il s'agit des affaires les plus graves (haute trahison, sorcellerie, corruption endémique) ; l'Okukwe̲ ou le tribunal du Mwiri peut être réquisitionné pour juger l'affaire. Si les assemblées populaires locales se basent sur le commerce, le consensus et la loi pour juger, les tribunaux de l'ombre se basent, quant à eux, sur la morale, les serments de sang, la protection de la nature, et, s'il le faut, le conseil des ancêtres (les morts) pour juger une affaire. Une affaire qui n'a pas pu être résolue à l'échelle locale diurne peut être jugée à l'échelle nocturne, ce qui n'est pas l'inverse (une sentence mystique ne pouvant être cassée par un juge civil). Donc, un jugement rendu par le Grand Mbandjha peut être différent ou supplanté par celui de l'ombre avec des peines différentes. La peine de mort étant théoriquement proscrite par le commerce moderne constitutionnel, « un tribunal civil, quel qu'il soit, ne peut condamner nulle âme à ce châtiment. » Nonobstant, dans la juridiction des sociétés secrètes (comme par le pouvoir du Ndjhe̲mbe̲ ou du Mwiri), la « mort sociale » ou la disparition physique sont des peines toujours appliquées dans l'anonymat, bien que l'État cherche à encadrer ces pratiques en y mettant des moyens diplomatiques importants. Les inquisiteurs nocturnes agissent sous le couvert de masques et annoncent leur sentence au son des cloches ; leur pouvoir juridique imposant la terreur s'exerce par-delà les frontières de leurs communautés.
Principaux personnages :
- L'Agha-Ntye Rapontshombo II : Élu par le Grand Mbandjha pour un mandat de trois ans, il incarne le visage diurne et moderne de l'État. Issu d'un grand clan marchand de l'estuaire, il doit constamment négocier la transition entre les exigences économiques internationales et la pression conservatrice des anciens.
- La Ngwe̲vhe̲le̲ Manyaka : Haute prêtresse suprême et gardienne intransigeante du Ndjhe̲mbe̲. Elle est la femme la plus redoutée du pays, disposant du pouvoir absolu de bloquer l'économie et de prononcer la mort sociale de tout dignitaire masculin s'écartant des règles coutumières.
- Kumba l'Ombrageux (Le Maître de l'Okukwe̲) : Inquisiteur en chef de la justice nocturne. Porteur du masque sacré et dirigeant de la milice invisible, il fait régner l'ordre par la terreur des cloches et veille à ce que la corruption ne pourrisse pas les institutions de Ngaba.
Politique internationale : La politique extérieure de Ngaba obéit à une logique duelle, dictée par sa double nature d'État côtier commerçant et de confédération occulte. D'une part, sur le plan diplomatique formel et diurne, l'Agha-Ntye et le Grand Mbandjha gèrent les relations maritimes, les traités de commerce des ressources forestières et halieutiques avec les nations voisines et les partenaires afaréens. D'autre part, sur le plan géopolitique profond, Ngaba déploie une diplomatie invisible et transfrontalière par l'intermédiaire de ses réseaux d'initiés (notamment les alliances nouées par le Bwiti et les confréries forestières). Les frontières de l'État s'arrêtent là où s'arrête le droit civil, mais l'influence occulte de ses loges s'étend bien au-delà de ses délimitations administratives, lui assurant un pacte de non-agression tacite avec les peuples de l'intérieur des terres.


