05/11/2018
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Activités étrangères en Ninchi

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Activités étrangères en Ninchi

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants en Ninchi. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur du Ninchi, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
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Lettre de la Conseillère au Bureau de la Défense Kamalla Tashova
Fait le 22/11/2017
à l’attention des membres du Conseil Suprême de la Deuxième République de Dyl’Milath


Estimés Conseillers Suprêmes
Comme vous le savez, le Sultanat de Ninchi est revenu récemment sur sa décision de développer des armes de destruction massive. Cependant, il semble plausible, bien que nous n’ayons aucunes preuves pour soutenir notre propos, que le Sultanat puisse continuer ses recherches en secret, étant donné que rien n’a été entrepris pour vérifier l’arrêt effectif des recherches. Nous vous suggérons donc en ce sens d’agir pour vérifier effectivement et sans doute possible la véracité de l’annonce Ninchoise dans les plus brefs délais, car comme dit de nombreuses fois, ces recherches mettraient à mal la paix déjà fragile au Nazum, et seraient encore plus dangereuses si menées en secret car des armes chimiques pourraient êtres mises en place à tout moment, sans que personne ne le sache.

Conseillère Kamalla Tashova
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Lettre du Consul Suprême Rixil Grassin, en réponse à la lettre de la Conseillère à la Défense Kamalla Tashova.

Le 20 Janvier 2018
Hautement confidentiel


Nous avons pris en considération vos préoccupations quant au risque que le développement d'arme chimique par le Sultanat de Ninchi n'ai jamais été arrêté. Nous partageons vos craintes quant à ces risques, mais il nous est malheureusement impossible pour le moment de vérifier l'arrêt du programme, faute de moyens. Nous vous proposons cependant de consulter le département des renseignements pour déterminer la faisabilité d'une opération clandestine visant à saisir des preuves, si elles existes, de l'arrêt du programme ninchois. Nous ne pouvons en effet donner notre avale à une opération d'un autre type sans des preuves concrète, qui sont justement à récupérer. Nous vous invitons à nous faire part de la faisabilité d'une opération clandestine, et à l'utilité de celle-ci, pour que nous puissions ensemble juger si Dyl'Milath se lancera dans une telle entreprise, pour le moins risquée.

Respectueusement
Rixil Grassin, 2ème Consul
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14 février 2018, au Ministère de la Défense de la Deuxième République de Dyl’Milath, au 26 Avenue Pechira, à Wuaro.

L’ambiance au Ministère de la Défense était plutôt détendue, puisque tout se passait bien dans le pays et que personne n’avait à se soucier de menaces réelles sur la sécurité de quiconque. Les officiers rigolaient même souvent sur les problèmes que rencontrait l’Eurysie, et plus d’un jurèrent que pour rien au monde ils ne souhaiteraient y vivre. Cependant, cette ambiance ne s’était pas répandue jusqu’au bureau de Kamalla Tashova, qui de tout temps gardait son air habituel sérieux. Cet air était également celui qu’avait adopté pour la matinée le chef des services de renseignements de Dyl’Milath, le Major Piradras, qui était accueilli dans le bureau de la ministre pour parler d’affaires de la plus haute importance. Cette réunion avait en effet pour but de déterminer la faisabilité et l’utilité d’une opération de renseignement sur le sol ninchois qui devrait servir à déterminer une fois pour toute et de manière certaine l'arrêt effectif du programme ninchois d’armes de destruction massive.

Kamalla Tashova : Bienvenue major. Comme j’aime à le faire, passons nous des présentations inutiles et rentrons tout de suite dans le cœur du sujet. Le Conseiller Suprême Rixil Grassin m’a refusé, sous des prétextes parfaitement entendables, une opération militaire sur le sol ninchois pour trouver des preuves de l’arrêt du programme du Super Anthrax. Vous êtes donc ici avec moi pour déterminer si de telles preuves sont possiblement récupérables par des voies plus discrètes, ou si nous devrons rester dans l’ignorance de l’avancement de ce projet jusqu’à la guerre entre le Sultanat et la CSN. Quel est votre point de vue sur cette question ?

Major Piradras : Cette question nécessite une réflexion approfondie, et un développement complexe, mais je vais essayer de réfléchir vite et de synthétiser, car je suppose que vous n’avez pas tout votre temps. Vous me demandez si nous pouvons recueillir des preuves fiables de l’arrêt du programme de Super Anthrax, mais sans recours à la force et de manière discrète. Bien évidemment, cela exclut donc une opération spéciale par des forces armées, même discrètes. Je pense, même si cette réflexion ne prend sûrement pas en compte tous les éléments, que nous avons cependant plusieurs façons d’agir. Nous pouvons tout d’abord tenter de voler, au sens premier du terme, lesdites preuves. Cependant, nous ignorons toutes d’elles, jusqu’à leur réelle existence, et il est donc très difficile d‘organiser un cambriolage en étant sûre à plus de vingt cinq pourcent du résultat. En plus, cette méthode présente le défaut que si de telles preuves n'existent pas, nous ne pourrons jamais en être certains. Cette voie est possible à organiser, mais uniquement en dernier recours, si toutes les autres techniques à disposition se sont révélées infructueuses. La voie qui semble la mieux convenir, dans l'immédiat, est celle de l’espionnage standard, qui aurait le mérite d’avoir un résultat beaucoup plus fiable, mais se révélera à coups sûr beaucoup plus complexe que la première. La troisième façon d'agir possible se présente sous deux variantes. La première consiste à retourner un agent ninchois contre son pays, qui nous permettrait de fouiller sans limite dans leurs données confidentielles, mais repose en extrême majorité sur un facteur incertain et impossible à prévoir, qui est la facilité avec laquelle la taupe se laissera corrompre. Cette variante est aussi risquée à cause du fait que nous ne pouvons pas nous assurer pleinement de la fiabilité de la taupe. La deuxième variante, quant à elle, consiste à infiltrer nous même une taupe dans le système politique ninchois, mais cela prend une quantité considérable de temps que nous n’auront pas forcément, et le début est très risqué. Cette dernière méthode offre néanmoins l’avantage que, une fois la taupe infiltrée, elle n’est presque plus détectable, et elle offre une beaucoup plus grande liberté de mouvement et permet, comme l’autre variante de la taupe, de piocher à notre guise dans les documents secrets, bien que cela ne présente pas à l’heure actuelle un grand intérêt pour nous.

Kamalla Tashova : Bien. Cet exposé fut très intéressant. Je suppose donc, au vu des moyens que vous venez d’évoquer, que nous sommes en capacité de récupérer ces documents.

Piradras : Alors, ce n’est pas si sûr. En effet, nous n’avons pas énormément d’expérience dans le domaine de l’espionnage, et nos chances de succès ne sont donc pas très élevées, bien que cela dépende du moyen utilisé. D’un autre côté, les Ninchois non plus ne sont pas très expérimentés en espionnage, et de plus nous disposons d’un effet de surprise, car ils ne s’attendent pas à ce que nous cherchions à continuer d'enquêter sur ce dossier puisque le Bureau des Affaires Étrangères a clairement exprimé le désir de notre nation de tourner la page de cette histoire. En définitive, aucun des deux camps ne possède réellement l’avantage, si ce n’est, pour nous, qu’il est relativement simple d’envoyer de manière discrète des hommes et du matériel au Ninchi grâce aux politiques douanières et sécuritaires plutôt basses.

Kamalla Tashova : Une autre question. Qu’estimez-vous être, parmi les quatres méthodes possibles, celle qui serait la plus adaptée à cet objectif ?

Piradras : Cette question se pose, bien évidemment, et je ne peux malheureusement pas y répondre, car cela dépend de tellement de facteurs, et demande de prendre en compte tellement de paramètres, qu’une seule personne ne peut raisonnablement avoir un avis éclairé. Cependant, je peux en revanche vous affirmer que des trois méthodes que j’ai cité, le cambriolage est l’option la plus facile à réaliser, et l’infiltration est celle qui présente le plus de chances de bien réussir. J’ajouterai également que l’espionnage, tant que nous n'employons pas un dispositif trop important, et que nous ne prenons pas de risques inutiles, est la méthode la plus sûre, et qu’elle est également la plus versatile, dans le sens où il est très facile de modifier l’opération à presque n'importe quel moment.

Kamalla Tashova : Très bien. Je vous laisse sur ces paroles, et vais transmettre un rapport au Conseil Suprême, qui statuera de la question et convoquera au besoin une autre réunion Merci beaucoup.

Le major la remercia et sortit de la pièce.
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Le bureau du Conseiller Suprême Rixil Grassin était pour le moins que l’on puisse dire, sobre. Rien n’était accroché sur les murs, à l'exception de la télé transmettant les informations en continues de la chaîne de télévision du gouvernement, et de l'emblème de son pays accroché derrière son bureau. Son bureau, quant à lui, était tout aussi dépourvu d’objets inutiles, mais non pas vide comme le ferait penser le personnage qui l'utilisait. Rixil Grassin était en effet un homme très chargé, qui travaillait sans cesse et devait répondre à tout, tout le temps, et qui prenait son travail de Conseiller Suprême très au sérieux, sans l’égocentrisme caractéristique des gens de politiques d’Eurysie, car il considérait son poste comme un devoir et non une opportunité de faire ce que bon lui semblait. Tout à coups, l’horloge du Siège du Conseil sonna 10 heures, et Kamalla Tashova entra dans le bureau du Conseiller Suprême sans frapper, sachant qu’elle y était attendue.

Kamalla Tashova : Bonjour, Conseiller. Je viens, comme vous le savez déjà, vous entretenir de la discussion qu'ont eu le Major Phiradras et moi-même à propos de cette fâcheuse affaire Ninchoise. Vous connaissez déjà mon opinion sur ce sujet, et il me semble connaître la vôtre, mais je suis ici aujourd’hui pour vous parler des opinions du Major, qui est bien évidemment plus compétent que moi en espionnage.

Rixil Grassin : Bien. Je me doute que vous amenez de bonnes nouvelles, de votre point de vue, à propos de cette affaire, sans quoi vous m’auriez écrit. Je suis intéressé par les remarques de Phiradras, mais dans mes heures de travail, je souhaiterai n’être informé uniquement de ce qui répond à la question suivante : existe t il un moyen d’être définitivement sûre de l’arrêt de ce projet qui ne risquerait pas, ou très peu, de nous compromettre, et qui n’impacterait par les Ninchois outre mesure ?

Kamalla Tashova : Il existe bien des moyens qui correspondent à ces attentes. Le major m’a parlé de trois méthodes, qui comportent toutes des avantages et des inconvénients. Si j’ai bien compris votre question, vous recherchez une méthode fiable, qui ne serait risquée pour personne ?

Rixil Grassin : C’est bien cela dont je veux parler.

Kamalla Tashova : Dans ce cas, je suppose que la voie la plus simple est de surveiller les Ninchois, et d'intercepter leurs communications, de sorte d’observer tôt ou tard la preuve que nous recherchons. Cependant, je remarque que vous semblez persuadés que le programme est supprimé, et je dois à cause de cela vous avertir qu’il est beaucoup plus difficile d’observer l’absence de quelque chose que sa présence, et que je suggère à la place de tenter par des actions concrètes de jeter un oeil aux documents attestant de l’arrêt du programme, qui ne risquent guère d’être encore aujourd’hui en circulation dans les voies de communications interceptables du gouvernement du Sultanat.

Rixil Grassin : Dans ce cas, je suppose que je devrais suivre votre conseil. Je tiens cependant à m’entretenir en personne avec Phiradras, car je suppose qu’il pourra me renseigner plus précisément sur les modes d’actions qu’il envisage. Je tenais surtout à évoquer avec vous les détails politiques de cette affaire, et je me dois donc de poser cette question : que faire si cette opération échoue et que nous sommes découverts ?

Kamalla Tashova : Il y a plusieurs cas de figure. Si nous sommes compromis, nous ne pouvons guère que reconnaître notre tort. Cependant, si c’est possible, nous pouvons aussi nier en bloc et recommencer. Je me dois également d’ajouter que si les Ninchois nous rejettent de manière vive, il est possible que ce soit pour cacher quelque chose.

Suite en cours d’écriture…
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Mandala News

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A quoi joue le Ninchi ? – 21/04/2018



Coup de semonce dans les relations diplomatiques entre le Sultanat de Ninchi et la Troisième République du Jashuria. Les services du Hall des Ambassadeurs ont annoncé, par le biais de leur service de communication, que le Sultanat venait de rompre unilatéralement toutes relations diplomatiques, culturelles et commerciales avec la Troisième République du Jashuria. Le prétexte ? Les inquiétudes justifiées de la Quatrième Ambassadrice, madame Mathai, concernant les exercices militaires de grande ampleur menés par le Sultanat sur son territoire, dans un contexte d’apaisement des tensions dans le Médian. Suite aux opérations de maintien de l’ordre dans le Chandekolza et sa restitution à l’Empire des Ushongs sous la forme d’une Commanderie, les échauffourées dans le Médian semblaient contenues dans la province séparatiste de Ramchourie, en guerre civile depuis plusieurs années.

Malheureusement, les tensions, qui semblaient s’apaiser, sont en train de repartir de plus belle. En cause, l’emballement du Ninchi voisin vis-à-vis de sa propre militarisation. Le Sultanat, qui s’était auto-proclamé protecteur des musulmans du Nazum – qui ne subissent aucune oppression étatique dans le continent – a annoncé des déploiements militaires de grande ampleur sur son territoire, rationnant sa population et augmentant les tensions avec ses proches voisins baïshanais et maretois. Le Sultanat, qui s’était illustré par son parjure dans le dossier du « Super Anthrax » en mentant éhontément aux différents pays se sentant légitimement concernés par le développement d’une arme bactériologique, a soudain cessé toute communication diplomatique avec le Jashuria et fait fermer les ambassades.

Ce revirement dans les relations diplomatiques, après la visite de la Grande Ouléma Shima Kashani, qui s’était rendue au Ninchi il y a quelques mois, a de quoi surprendre, mais est finalement révélateur des véritables intentions du Ninchi, qui n’entend pas s’inscrire dans un rapport apaisé avec ses proches voisins. Le pays reste toutefois, malgré ses coups de mentons, totalement désarmé face à ses voisins burujoas et ushongs. Si d’aventure le Ninchi cherchait à menacer directement ses voisins, il est probable que son aventure militaire se termine avant même d’avoir commencé. Il n’en reste pas moins que le pays est devenu, en l’espace de quelques jours, vecteur d’instabilité dans le jardin nazuméen. Il y a fort à parier que la situation continue de se dégrader si le Ninchi ne cesse pas cette escalade solitaire vers la militarisation à outrance.

Reste cependant la question des résidents ninchois au Jashuria. La Troisième République du Jashuria n’a pas émis d’ordre de départ pour les citoyens ninchois présents sur son territoire. Le Palais des Murmures a clairement signifié, dans une allocution officielle, qu’il n’entendait pas punir les citoyens ninchois pour les errances et les décisions erratiques de leur gouvernement. Les citoyens ninchois installés sur le sol jashurien pourront continuer à rester sur le territoire national, mais il reste cependant la question pressante des ressortissants jashuriens présents sur le territoire ninchois. L’ambassade jashurienne au Ninchi a fait parvenir l’ordre à tous les citoyens jashuriens présents au Ninchi de quitter le territoire au plus vite afin d’éviter d’éventuelles représailles de la part du Sultanat. Le personnel de l’ambassade fait en sorte d’évacuer le plus rapidement possible les citoyens jashuriens.

Le Médian devient à nouveau une source d’instabilité, cette fois-ci par un acteur mineur du jeu des nations, qui entend se lancer dans une aventure bien hasardeuse pour son avenir.

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AMBASSADE JASHURIENNE DE NANQUO – 20 AVRIL 2018


Tida Nitaya était débordée depuis maintenant une semaine. L’ambassade jashurienne au Ninchi, située à Nanquo, la capitale, avait reçu l’ordre de rapatrier l’intégralité des citoyens jashuriens et de leurs actifs au Jashuria. Cela faisait suite à la décision insensée du Ninchi de clôturer toutes les relations avec la Troisième République du Jashuria suite à des remarques formulées par le Jashuria à l’encontre des exercices militaires de grande ampleur qui devaient avoir lieu au Ninchi et qui devaient mettre à profit la population, dans une période où le Nazum n’avait jamais été aussi en paix. La décision avait fait l’effet d’une bombe dans la population jashurienne au Ninchi, essentiellement soufie, qui contribuait à la richesse des deux pays. Les Jashuriens installés au Ninchi étaient sommés de plier bagage et de partir au plus vite, chose qui ne s’était vue que du temps où le Diambée expulsait sa propre population de son territoire pour purger les musulmans de ses terres.

L’affaire était grave à plus d’un titre. Que les relations entre des pays se tendent étaient chose commune sur cette terre. Pourtant, les citoyens ordinaires faisaient rarement les frais de l’appauvrissement des relations internationales. Dans le cas présent, le Sultanat de Ninchi pétait littéralement une durite en fermant ses relations avec le plus puissant pays du Nazum. Même la Confédération Socialiste du Nazum n’avait pas osé un tel coup, et pourtant, elle était militairement plus armée que le Ninchi pour faire face à la puissance jashurienne. Cette décision était d’autant plus incompréhensible que les services diplomatiques jashuriens avaient toujours été plus qu’amicaux envers le Ninchi, d’autant qu’un rapprochement religieux avait été effectué entre le Sultanat et la Grande Ouléma Shima Kashani sur place quelques mois auparavant. La situation était incompréhensible pour la diplomate Tida Nitaya, qui, malgré ses quinze ans d’expérience dans le domaine, restait scotchée par le coup de sang du Sultanat.

Par son action, c’étaient des milliers de Jashuriens qui devaient désormais quitter le territoire, sans compter les enfants ou les familles déchirées par cette décision. Les mariages nincho-jashuriens entre ressortissants étrangers allaient être désormais coupés par une décision prise en dépit du bon sens. Des familles seraient coupées en deux et séparées par des centaines de kilomètres. C’était sans compter les entreprises jashuriennes implantées sur le territoire ninchois, qui allaient devoir couper toutes relations et faire fermer des entreprises employant des centaines de travailleurs locaux. Les économistes avaient estimé le préjudice à plusieurs milliards de Mahts qui allaient s’évaporer dans la nature, sans compter les licenciements massifs de Ninchois employés par les entreprises jashuriennes. Fort heureusement, l’impact serait amorti par le fait que les Jashuriens n’avaient jusqu’alors pas investi tant que ça dans le pays, mais il n’en restait pas moins que la situation était préoccupante pour beaucoup de Ninchois et de Jashuriens, qui devaient désormais fermer des entreprises et se relocaliser dans l’urgence.

La Troisième République du Jashuria avait décidé d’amortir le choc en ne punissant pas les citoyens ninchois sur le sol jashurien, mais se réservait le droit de mettre des sanctions si jamais celui-ci continuait à dégrader les relations. Tida Nitaya, quant à elle, écopait du mieux qu’elle pouvait et tenter de coordonner avec les renforts administratifs envoyés par Agartha, le départ des Jashuriens du Ninchi. La situation était dramatique sur bien des plans : entre les familles déchirées et les entreprises devant rapatrier leurs actifs au pays, se posait aussi la question de l’accueil. La plupart des citoyens jashuriens du Ninchi âgés de moins de 18 ans n’avaient que la nationalité jashurienne et si nombre d’entre eux possédaient la maîtrise du Jashurien, ils n’avaient jamais mis les pieds au Jashuria. En catastrophe, les écoles avaient été démarchées pour pouvoir accueillir des classes de mise à niveau et d’intégration. Pire encore, que faire des établissements religieux installés par les Jashuriens et notamment des petites mosquées soufies qui leur appartenaient ?

Les demandes affluaient dans l’ambassade et les renforts déployés par Agartha tentaient d’endiguer le flux des demandes en répondant aux questions avec le plus de patience possible, mais la situation restait explosive. Nombreux étaient ceux qui s’insurgeaient contre une telle décision : le Jashuria pouvait les accueillir, mais quid du préjudice fait par le Ninchi ? Certains réclamaient des compensations de la part du Sultanat et selon l’avait de Nitaya, ce n’était que justice. Le problème était que le Jashuria maintenait la plupart du temps un principe de non-escalade de la violence afin de ne pas ajouter de l’huile sur le feu. Pourtant, les situations comme celles-ci se multipliaient à travers le globe et si le Jashuria maintenait sa position de non-intervention et se laissait faire, son hégémonie locale risquait d’être contestée et il serait difficile de ne pas intervenir de manière disproportionnée.

Le pays avait toujours maintenu une ligne diplomatique cherchant à créer des partenariats gagnants entre les pays, mais force était de constater que malgré toute sa bonne volonté, il existait des pays qui ne cherchaient à créer un climat de stress et d’incertitude dans les relations diplomatiques et économiques. Le Cercle Intérieur et Extérieur débattaient de ces questions en permanence, sans parvenir à un accord sur la manière de traiter ceux qui se refusaient à voir dans les partenariats proposés par le pays un moyen d’être gagnant sur le long terme. Mais depuis l’action au Chandekolza, la balance commençait à pencher vers une intervention plus poussée du pays pour mettre au pas ceux qui continuaient à brûler les torchons au lieu de les raccommoder. De nombreux députés jashuriens, même les plus repliés sur la politique interne du pays, commençaient à trouver que la position médiatrice du pays était de plus en plus intenable sur le long terme et qu’il fallait immédiatement s’imposer pour éviter que le pays se fasse marcher sur les pieds.

Mais en attendant que le Cercle Extérieur et le Cercle Intérieur ne décident quoi que ce soit, il fallait éteindre les feux et permettre l’évacuation complète des ressortissants jashuriens, tout en leur assurant d’un accueil une fois au pays. Tida Nitaya passait alors ses journées à faire en sorte que chaque dossier puisse trouver une conclusion satisfaisante eut égard au problème posé par le gouvernement ninchois. Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement ninchois continuait comme si de rien n’était ses exercices militaires, retardant d’autant le départ des Jashuriens du pays, tout en mettant une pression monstrueuse sur les services de l’ambassade. Dame Nitaya recevait en permanence des menaces et des appels de la part des officiels ninchois pour débarrasser le plancher au plus vite, ce à quoi elle leur répondait que les règles du droit international obligeaient le pays expulsant à laisser aux citoyens du pays étranger le temps de s’organiser pour partir en bonne et due forme. Mais les Ninchois ne semblaient pas l’entendre de cette oreille, quand bien même leur action mettait au chômage bien des employés et déchiraient des familles.

Les dossiers continuaient à s'empiler sur les bureaux des diplomates jashuriens, qui peinaient à maintenir les cadences de traitement. Tina Nitaya, de son côté, essayait tant bien que mal de contenir au téléphone les ressortissants jashuriens du Ninchi tandis qu'elle attendait des nouvelles de la part d'Agartha. Le Jashuria tentait de trouver une solution pour accueillir des milliers de ressortissants jashuriens et leurs familles, tout en évitant que les choses ne s'emballent plus. Maintenant que le Ninchi avait coupé toutes les relations diplomatiques, il était impossible d'avoir des ordres clairs de la part du Jashuria, puisque le Ninchi lui-même se refusait à envoyer le moindre communiqué. Elle ne savait même pas comment les Jashuriens allaient pouvoir être évacués si les avions de ligne ne pouvaient se poser sur le tarmac de Nanquo.

“Avons-nous réussi à joindre l'aéroport de Nanquo ? demanda-t-elle pour la cinquième fois à son adjoint.

- Non madame. Ils ont reçu l'ordre de ne plus nous répondre de la part du gouvernement. Nous avons envoyé Pran Thawan avec deux gardes à l'aéroport central pour négocier directement avec eux. Avec un peu de chance, ils pourront leur faire entendre raison.

- On ne pourra pas faire tout reposer sur la chance … où en est-on avec l'équipe de nettoyage ?

- Ils sont prêts à détruire les archives quand vous en donnerez l'ordre. Tout a été préparé au cas où le Ninchi se montrerait hostile.

- Plus d'informations sur la Maison du Jashuria ?

- Manya Lam est toujours en route avec son équipe. J'ai eu le directeur il y a cinq minutes. Ils sont encore en train de tout plier, mais il y a devant la Maison du Jashuria des dizaines de policiers du Sultanat qui les surveillent.”

C'était une très mauvaise nouvelle pour les forces de sécurité de l'ambassade. Si les Ninchois bloquaient l'accès de Manya Lam aux installations jashuriennes, cela pouvait mal tourner. En l'absence de directives claires de la part du Sultanat mis à part l'ordre de départ, les Jashuriens en étaient réduits à tenter tout ce qu'ils pouvaient pour pouvoir partir dans de bonnes conditions.

Tida récupéra l'un des ordinateurs portables de la salle de conférence et l’amena à l'un des administratifs qui cherchait un accès à l'intranet sécurisé. Les serveurs avaient été mis en quarantaine et plus aucune donnée ne passait désormais. Fort heureusement pour les Jashuriens, le Ninchi ne disposait pas des compétences pour forcer les sécurités informatiques jashuriennes, ce qui rassurait amplement Tida : les données restaient sous la garde de ses services.

A l’extérieur du bâtiment de l’ambassade, les familles convoquées pour clarifier leur situation administrative se pressaient dans les jardins attenants. L’ambassade, de taille modeste, ne pouvait toutes les accueillir à l’intérieur. Les employés de l’ambassade se pressaient pour offrir aux familles ayant fait le déplacement jusqu’à l’ambassade des rafraîchissements et récupéraient un par un les éléments de leurs dossiers pour faire un état des lieux de leurs situations respectives. Sans surprise, tout le monde était sur les nerfs à la perspective de perdre tout ce qu’ils avaient construit depuis des années, voire des générations.



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Le même jour - Aéroport de Nanquo

La berline noire des Jashuriens de l’ambassade débarqua à l’aéroport central de Nanquo en milieu d’après-midi, après avoir passé une bonne heure dans les embouteillages du périphérique de la capitale ninchoise. A son bord, Pran Thawan - responsable des relations économiques - et deux agents de sécurité de l’ambassade, visiblement inquiets de la tournure des évènements. Le chauffeur habituel gardait le silence. Dans cette situation exceptionnelle, il était de bon aloi de ne pas ajouter de l’huile sur feu en posant trop de questions.

Dans son complet gris, Pran Thawan franchit les portes principales de l’aéroport et se dirigea vers l’aile administrative, afin de clarifier la situation avec les autorités aéroportuaires. Son laisser-passer diplomatique lui ouvrit les portes jusqu’au bureau de la direction, où les employés les firent patienter dans une salle d’attente vitrée donnant sur le tarmac en contrebas. Au bout de plusieurs minutes, un Ninchois accompagné de quatre gardes de la sécurité aéroportuaire vint se porter à la rencontre de monsieur Thawan. Le directeur de l’aéroport lui serra la main et prit un air un agacé.

“Croyez bien que cette situation me peine autant que vous, monsieur Thawan. Le gouvernement nous a demandé de suspendre l’intégralité des vols vers votre pays jusqu’à nouvel ordre. J’ai bien peur que vous ne soyez coincés ici.

- Attendez … et comment allons-nous faire pour rapatrier nos citoyens chez eux si nous ne pouvons pas emprunter une ligne vers le Jashuria ?”

L’homme leva les mains et secoua la tête, visiblement aussi embêté que son interlocuteur.

“Si seulement je le savais ! Nous avons reçu l’ordre de suspendre tous les vols vers le Jashuria ou en provenance de votre pays. Aucun ordre n’a été donné concernant l’expulsion des ressortissants jashuriens. Comprenez bien à quel point nos ordres sont contradictoires. Vos ressortissants ont l’obligation de quitter le territoire, mais j’ai reçu expressément l’ordre de ne pas laisser le moindre avion en provenance du Jashuria atterrir vers Nanquo ou décoller vers le sud.

- On ne va quand même pas partir en bateau ! C’est complètement insensé !

- Ah mais je pense que vous n’aurez pas plus de chance avec les autorités portuaires … Ils ont reçu les mêmes ordres. Votre seul moyen de quitter le pays actuellement … c’est …

- De prendre la voiture ?

- J’en ai bien peur …

- Vous … vous êtes conscients qu’il y a au moins 5000 kilomètres entre le Ninchi et le Jashuria ?

- Oui … Croyez bien que je n’approuve pas les décisions du Ministère de la Guerre … mais je me dois d’obéir à mon gouvernement. Vous m’en voyez désolé. Vous tombez en plus lors d’une période d’exercices militaires … ”

Dépités, les Jashuriens se firent raccompagner à l’entrée de l’aéroport, où Pran Thawan entra en communication avec l’ambassade jashurienne pour les tenir informés. La situation se compliquait énormément, c’était peu dire. Si les Jashuriens du Ninchi devaient partir en exode sur plus de 5000 kilomètres, l’affaire aurait un retentissement dans les ambassades du monde entier et mettrait le Ninchi au ban de la communauté internationale. Pran Thawan pesta et remonta avec son service de sécurité dans la voiture de service. Le Ninchi se tirait une balle dans le pied … et l’affaire risquait de se compliquer s’il était impossible de dialoguer avec les autorités du Sultanat.

L’idée de devoir traverser la moitié du continent en voiture était une chose pratiquement impossible à envisager. Le Nazum, même avec ses routes, était un territoire compliqué à arpenter et le simple fait de devoir parcourir 5000km en bus. Cela représentait au bas mot un trajet d’au moins deux semaines sur des routes difficilement praticables, en passant par le Baïshan, le Negara Strana, pour finalement arriver à Azur. Si les hommes et les femmes les plus vigoureux tiendraient le voyage, les plus jeunes et les plus vieux n'y arriveraient probablement pas, sans compter ceux que l'on ne pourrait pas emmener, notamment les malades dans les hôpitaux.

Il fallait mesurer tout le sel de la situation. Le Ninchi créait lui-même les conditions pour une crise humanitaire qui mettrait le pays dans une situation impossible sur le plan diplomatique. L'attaché diplomatique regrettait cependant que le Jashuria ne soit pas plus proactif dans sa manière de gérer la crise. Il craignait, peut-être à juste titre que les autorités jashuriennes n’agissent de manière cynique et utilisent ce prétexte pour créer les conditions d’une crise diplomatique où il leur suffirait d’appuyer un peu sur la situation pour en tirer avantage. Le gouvernement jashurien était suffisamment cynique pour jouer à ce petit jeu, mais l’absence de direction claire de la part du Hall des Ambassadeurs d’Agartha signalait plutôt, de son point de vue, une absence de politique claire sur la gestion de la crise. A moins qu’il n’y ait eu du nouveau entre temps … Pran Thawan n’étant pas au sommet de la hiérarchie de la petite ambassade jashurienne locale.

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Le même jour – Maison du Jashuria de Nanquo

Manya Lam arriva sur le site de la Maison du Jashuria quelques minutes après les déconvenues de Tida Nitaya à l’aéroport central. Accompagnée de quatre gardes du corps de l’ambassade, la directrice de la sécurité débarqua sur la petite placette qui donnait sur la Maison du Jashuria. La situation s’annonçait tendue … Devant le bâtiment se tenaient des dizaines de Ninchois et de Jashuriens, visiblement bloqués par un cordon de sécurité ninchois. La directrice de la sécurité pesta. Les Ninchois étaient arrivés avant eux. Cela n’augurait rien de bon. Les autorités ninchoises avaient exigé que la Maison du Jashuria soit fermée, au même titre que le reste des entreprises jashuriennes sur place. Outre le fait que la bourse de Nanquo était en train de s’emballer et de dévisser complètement, la Maison du Jashuria, quant à elle, devait plier bagages au plus vite pour éviter de se retrouver dans une situation impossible. Mais fermer une institution aussi illustre que la Maison du Jashuria de Nanquo n’était pas chose aisée. En effet, il ne s’agissait pas simplement d’un bâtiment truffé de Jashuriens à vider et de papiers à détruire, mais tout un réseau de lieux d’enseignement, d’enseignants et de lieux culturels qui allaient désormais mettre la clef sous la porte suite aux décisions arbitraires du Ninchi.

Un signe de tête et l’équipe plongea la tête la première dans la foule rassemblée autour de l’entrée. Poussant les familles attroupées pour se frayer un chemin vers le portail gardé, la sécurité jashurienne eut bien du mal à se faire entendre. Apparemment, ces gens s’étaient rassemblés pour avoir des explications quant au départ forcé des Jashuriens, et notamment quant à la poursuite des études de leurs enfants. Nombreux étaient ceux qui avaient placé leurs enfants dans les cours du soir de la Maison du Jashuria afin que leurs enfants profitent des cours de langue dispensés par l’institution. Cela offrait des perspectives d’avenir importantes pour les jeunes ninchois, qui pouvaient, grâce à l’apprentissage du Jashurien, prétendre à pouvoir voyager hors du Ninchi et peut-être même s’assurer un avenir hors du pays.

« Laissez passer ! Ecartez-vous s’il vous plait, cria-t-elle à l’adresse des familles qui se tenaient devant le cordon de sécurité. »

Les gardes du corps jouèrent des coudes pour pousser les personnes présentes, forçant le passage jusqu’à arriver devant la police ninchoise qui se tenait en faction devant les portes de la Maison du Jashuria. Les policiers firent signe à la directrice de la sécurité de s’arrêter.

« Stop ! Cet endroit est verrouillé jusqu’à nouvel ordre. Veuillez reculer et laisser la police faire son travail. »

La moutarde monta immédiatement au nez de Manya, qui sortit son badge et le montra immédiatement au capitaine de la police. Ce dernier, pas le moins impressionné du monde, resta de marbre et répéta les ordres qu’il avait reçu du central.

« Capitaine. Le personnel de la Maison du Jashuria est constitué de ressortissants jashuriens opérant sous la protection de l’ambassade. Vous devez me laisser entrer pour que je puisse m’assurer du respect de leurs droits.

- Certainement pas mademoiselle. Nous sommes en pleine opération d’expulsion au nom de la préfecture de Nanquo. Voyez ça avec les autorités qui donnent les ordres. Nous ne faisons que les exécuter.

- Voyons, capitaine. Cette situation est totalement stupide et vous le savez ! Vous n’avez pas le droit de nous empêcher de joindre le personnel de la Maison du Jashuria. Ces citoyens jashuriens ont des droits et sont sous la protection de l’ambassade. »

Le capitaine de police grogna. La Jashurienne avait raison : il ne pouvait pas contraindre le personnel diplomatique de l’ambassade sans créer une situation compliquée au niveau international. De mauvaise grâce, il laissa passer Manya et ses acolytes, demandant à ses officiers d’ouvrir un passage au travers du cordon de sécurité.

Quand les Jashuriens pénétrèrent dans l’enceinte de la Maison du Jashuria, ils filèrent directement vers les bureaux de la direction. Le directeur de l’institution, un Muong a l’air fatigué et à la cravate desserrée, les accueillit au milieu des cartons, surveillé par des policiers du Ninchi veillant à ce que l’expulsion se fasse dans des délais très brefs.

« Ah ! Manya ! Vous tombez bien ! Est-ce que vous pouvez dire à ces brutes de ne rien toucher. J’en ai vu un il y a quelques minutes tenter de partir avec une statuette.

- Désolé Sharuk, j’ai bien peur que nous ne devions faire au plus vite avec le temps que les Ninchois voudront bien nous donner. Où en êtes-vous ?

- C’est … compliqué. Nous avons beaucoup d’œuvres d’art à emballer et nous manquons de personnel. J’ai du renvoyer la moitié d’entre eux chez eux pour qu’ils puissent préparer leurs affaires. N’y-a-t-il pas moyen de retarder l’expulsion ? Les autorités ninchoises n’ont-elles rien dit à ce sujet ?


- Malheureusement non. Nous sommes dans le flou complet sur cette question et le Sultanat ne semble pas pressé de répondre à nos questions. En attendant, continuez à suivre les consignes de l’ambassade. Nous allons veiller à ce que les Ninchois ne prennent rien. »
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Pendant quelques secondes, les deux interlocuteurs réfléchirent, puis Kamalla Tashova reprit la parole.

Kamalla Tashova : Dans tous les cas, le risque zéro n’existe pas. Et de toute manière, même si notre action déplait aux Ninchois, ils ne pourront pas répliquer, et cela gèlera simplement nos relations diplomatiques.

Rixil Grassin : Ce qui est tout de même embêtant.

Kamalla Tashova : Certes, mais cet enjeu n’est pas très élevé, et de mon point de vue tout du moins, je considère raisonnable de sacrifier pour quelque mois la bienveillance diplomatique entre notre pays et un autre, si cela peut provoquer l’arrêt d’un programme d’arme de destruction massive. Quant aux réactions internationales, il est plutôt probable qu’elles comprennent notre geste, d’autant plus que nous ne projetons pas d’importuner aucunement le Ninchi. Et si nous les importons tout de même, c’est de leur faute, au fond, ils n’avaient qu'à montrer publiquement des preuves, ce qui ne nous aurait pas obligé de vérifier par nous même.

Rixil Grassin : Je me permets de vous rappeler que nous ne sommes pas obligés de faire ça. Il serait d’ailleur plus simple de ne pas le faire.

Kamalla Tashova : je connais votre point de vue, mais je ne peux, et je ne pense pas être la seule, en mon âme et conscience, laisser un pays frontalier au nôtre la possibilité matériel et géopolitique de concevoir des armes de destruction massive, même si cette vérification devait se faire par des moyens peu légaux.

Rixil Grassin : Je vois. Votre éthique est donc aussi stricte que la mienne. Très bien. Je me permets donc de revenir au premier sujet de notre discussion ; le comment. Il me vient une idée. Nous devons, si j’ai bien compris, trouver le moyen d’allier les résultats que nous attendons tous les deux de cette opération, à savoir pour ma part la discrétion et le risque minimum, et pour la vôtre des preuves concrètes et solides, qui permettent d’exclure la question une bonne fois pour toute. De ce fait, je propose donc ceci, utiliser toutes les méthodes que Phiradras vous a proposé, successivement, en partant de la moins risquée à la plus risquée, jusqu’à ce que nous obtenions les résultats que vous attendez. Cela vous paraît-il cohérent ?

Kamalla Tashova : Tout à fait, à ceci près qu’étant donné que les méthodes les plus discrètes sont les moins efficaces, malgré vos précautions, le risque d’échec reste quasiment le même. Je sais, cela a quand même le mérite d'arrêter l’opération en sécurité en cas de coup de chance, mais passons. Vous proposez donc de réaliser une opération en plusieurs phases, à commencer par une surveillance des réseaux de communication étatiques, qui se poursuivait par des tentatives de vol de documents. J’ajouterais qu’il est peut être possible de réussir à localiser les documents que nous cherchons, sans toutefois mettre la main dessus, auquel cas il sera possible d’opter pour la solution de facilité : un cambriolage.

Rixil Grassin : Tout cela me semble très bien. Pour finir, je vous demanderais, si vous le voulez bien, d’informer le Major Phiradras de notre plan, et de le convier à une réunion pour qu’il puisse nous dire ce qu’il en pense.

Kamalla Tashova : Très bien, je ferais cela. Bonne journée, Directeur. je vous communiquerais la date et l’heure de notre prochaine réunion à ce sujet.
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C’est dans une des salles de réunion obscures des quartiers des services secrets que cette réunion devait se tenir, et quelle réunion. Le major Phiradras, chef des services de renseignements, accueillait son excellence le Conseiller Suprême Rixil Grassin pour une discussion des plus animées. C’est donc dans ce sous sol obscure, mais non pas peu stricte et sobre, que le Conseiller Suprême, ainsi que la Conseillère à la défense Kamalla Tashova et plusieurs autres fonctionnaires furent accueillis par la sécurité des services secrets, et où Phiradras les accueillit avec respect.

Phiradras : Mesdames et messieurs, bienvenue ici pour cette réunion des plus importantes. Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler que nous sommes ici pour évoquer la question des armes de destruction massive chez le Ninchi. Vous connaissez mon avis sur cette question, et pour la plupart je connais les vôtres, je ne me pencherai donc pas là-dessus. Je souhaite rentrer dans le vif du sujet au plus vite, aussi me permettrais-je de commencer par un bref résumé sans attendre. Je vous rappelle donc, aux dernières nouvelles, que l’opération, sous sa forme la plus générale, soit son existence simple, a été approuvée par le Conseil Suprême. Il n'est donc plus question de savoir si elle aura lieu ou pas, mais sous quelle forme et quand, surtout. Bien, avant de commencer, j'aimerais ajouter que la République Fédérale de Karty, à qui nous avions proposé de se joindre à nous lors de cette opération, a décliné sous le prétexte Jashurien que des civils Jashuriens seraient coincés au Ninchi, et qu’un scandale diplomatique ne saurait être bon pour leur sécurité. Il nous est donc, dans la mesure du possible, impossible de créer un scandale diplomatique. La méthode à adopter, selon moi et pour l’instant, serait de procéder à l’interception des communications étatiques ninchoises, pour collecter des informations sur ce que nous cherchons, puis d’introduire là où notre cible se trouve une taupe pour espérer voler des preuves. Que pensez-vous de cela ?

Son assistant, un jeune homme athlétique, pris la parole :
Je vois que votre plan est déjà bien mis en place, Major, mais il comporte des failles, dont je me dois de vous faire part. S’il s’avère que nous ne localisons pas les documents grâce aux communications ninchoises, comment faut-il procéder ?

Phiradras : Dans ce cas, notre principal avantage est compromis. Cependant, étant donné que nous avons déjà des pistes sur la localisation des documents, il reste possible d’organiser des infiltrations et de la récolte d’information de diverses façons pour récupérer ce que nous cherchons malgré tout. Dans tous les cas, même si nous ne trouvons rien, nous pourrons tout de même restreindre la zone de recherche.

Tashova : Major, merci pour votre exposé. Étant donné que vous êtes le plus compétent dans le domaine de l’espionnage ici, je me permets de vous faire confiance sur ce point. Je vous laisse également libre dans l’organisation de celle-ci. Cependant, discutons d’un autre volet de cette opération, dans lequel nous sommes tous à l’aise. Je souhaitais faire remarquer ceci : notre opération manque de justifications, surtout si nous nous faisons repérer.

Phiradras : Cela tombe bien, conseillère, j’ai réfléchi à cette problématique. Il faut en effet trouver une justification valable pour une telle entreprise. Il se trouve qu’il existe plusieurs traités internationaux qui condamnent l’utilisation et le développement d’armes de destruction massive. Il serait intéressant de considérer l’adhésion à l’un de ces traités pour justifier notre action.

Grassin : Cela est une option à considérer. Je crois me rappeler que la République Fédérale de Karty a signé l’un de ces traités, qui présente justement une annexe qui justifie l’usage de la force contre un pays détenteur d’armes de destructions massives. Le principal problème reste le suivant, nous n’avons aucune preuve que l’existence de ces armes, et pour ma part je suis plutôt dubitatif quant à leur réelle existence.

Phiradras : Je comprends totalement votre point de vue, mais doit cependant vous rappeler que dans de nombreux pays, la qualité principale attendue d’un politicien est celle à mentir. Mais de toute façon, il n’est pas question d’utiliser la force, mais un moyen certes peu légal mais tout du moins non violent pour s’assurer de l’innocence de Ninchi. L’usage de la force sera effectif uniquement après l’apport de preuves, si toutefois elles ont lieu d’exister.

Grassin : Très bien, je retiens donc cette action, et la présenterai au plus vite au Conseil Suprême. Du côté des moyens engagés, Phiradras, tout ce passe t-il bien ?

Phiradras : Oui, pour le moment. Toutefois, l'opération ayant été confirmée il y a peu, très peu d'équipements et de personnels sont déjà arrivés au Ninchi, et le plus dur de l'installation est loin d’être déjà accompli. Je vous tiendrai au courant dans les prochains jours du déroulement de l’opération.

Suite en cours d’écriture…
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Proclamation Impériale quand au Coup d'état perpétrée par une organisation terroriste au sein du Ninchi


Beiyfon Gonfalon

Par le présent décret Impérial, le Trône du Dragon et son tenant son Auguste Majesté Impériale le Fils du Ciel Xuan au nom du Céleste Empire des Ushongs et de son Mandat conféré par les Cieux,


Proclame et affirme, en ce jour,



La non reconnaissance formelle de la sois-disant "état compagnie de Nanquo" en tant que nation indépendante, légitime et respectable au motif d'une part de sa nature même de compagnie d'ordre privée ne pouvant aspirer par définition aux aspirations et prérogatives semblables à des états en cela car leur existence même ne sert que des intérêts éminemment individuels ne relevant pas des fondements mêmes nécessaire à une bonne gouvernance et aux impératifs régaliens dont disposent les tenants du pouvoir régaliens au regard des réalités de l'administration et du Leadership.

D'autre part, le processus de revendication du pouvoir s'étant fait par un soulèvement armé visant à remplacer l'administration exécutive comme administrative via les armes à travers un coup de force par l'occupation et le renversement des institutions en place au coeur de leurs sites de pouvoir, enterre définitivement toute prétention à une quelconque légitimité qui de base n'avait aucun fondement qu'il soit légal, pragmatique, divin ou quoi que ce soit d'autres.

En tout état de cause, ne peut être considérée autrement par conséquent ladite entité désignée comme "Nanquo Global" comme une organisation terroristes aux intentions néfastes envers la paix et l'harmonie du Nazum et de ses peuples, ses intérêts mal intentionnées et sa duplicité ayant déjà été démontrée aux yeux du continent tout entier. Les dirigeants de cette organisation sont de facto appelés à faire déposer les armes à leurs séides, démanteler leur organisation de manière effective et à se rendre aux autorités légitimes afin de recevoir jugement, ce serait là la meilleure issue possible, pour eux comme leurs prochains car jamais ne sera tolérée ni même accepté leur existence à la tête d'un territoire tout entier.

Est aussi déplorée par la présente, l'incapacité flagrante de l'administration Ninchoise à prévenir les troubles civils et les manigances de traitres entitées au sein des territoires qu'elle supervise, ce qui in fine nuit aux gens du communs dans les grandes largeurs autant qu'à la stabilité continentale entière. Il convient toutefois de rappeler que par le passé, que le Peuple Ninchois, abandonné à la fourberie et aux intentions malicieuses d'une corporation de terroristes, ainsi qu'à l'incompétence flagrante de ceux qu'il croyait capable de les protéger et de leur assurer un avenir, qu'il n'est pas seul dans cette période sombre.

Après tout, le Ninchi fit un jour parti du Céleste Empire des Ushongs et profita des bienfaits du mandats et de la prospérité des Cieux au même titre qu'un bout à l'autre de la sphère Cathayenne, et pourrait le cas échéant retrouver ces jours heureux d'antan, par la grâce du Trône, il suffit de le demander. Et le cas échéant, l'Empire répondra et accordera sa protection et ses bienfaits.

Nonobstant, le Trône du Dragon observera avec minutie et attention le déroulement des choses au Ninchi dans les prochains jours et les prochaines semaines, de surcroit le Fils du Ciel en se réservant toutefois le droit exclusif de dépasser la simple étude des faits si cela s'avère nécessaire au nom des prérogatives inhérentes conférées par le Mandat et au nom de la sécurité et de l'harmonie du Sanctuaire qu'est et doit être le Nazum.




Ainsi a été fait en date du vingt-sixième jour du Septième mois du cycle Lunaire de l'an 2418 du Calendrier Impérial Ushong,
A Beiyfon, Cité Interdite,
A la classification "Proclamation" Addendum 56-NZ-1
1402
Déclaration Officielle Milathienne quant au coup d’Etat fomenté au Ninchi par Nanquo Globale.


Nous avons appris hier qu’un coup d’état avait été fomenté et perpétré au Ninchi par l’entreprise privée Nanquo Globale. Nous condamnons fermement cette action. En effet, il est évident que cette entreprise n’a, et n’aura jamais, de surcroît de fait du coup d’état qu’elle a perpétré, aucune légitimité à gouverner l’état souverain du Ninchi. Il est inadmissible, pour le Ninchi et pour le Nazum tout entier, qu’une entreprise privée puisse prendre le contrôle d’un État, car cette entreprise privée, comme toute entreprise privée, n’a et ne peut avoir comme seul objectif la maximisation de son profit. Ceci n’est pas une préoccupation digne d’un gouvernement. La justification apportée par son dirigeant, selon qui ce coup d’état a pour cause directe l'élection démocratique d’un parti politique, n’est en aucun cas valable. C’est pourquoi, nous, Conseillers Suprêmes du gouvernement de l’état de Dyl’Milath, déclarons haut et fort notre attachement au gouvernement légitime du Ninchi, et invitons toute personne susceptible de connaître l’emplacement de ses membres à se faire connaître. De plus, nous décrétons, a partir de la publication du présent décret :
  • la mise sous blocus du Ninchi, ou en tout cas de la société le dirigeant
  • la considération de cette société comme ennemi à la paix au Nazum
  • l’emploie de tout ce qui sera nécessaire pour détruire cette société et pour restaurer le gouvernement légitime du Ninchi.

Déclaration de Paluto Phoirama, conseiller suprême de la Deuxième République de Dyl'Milath, allocution télévisée du 26 juillet 2018.
2964
Symbole de l'Ambassade



Message de la Quatrième Ambassadrice de la République du Jashuria


A l'attention des forces sécessionnistes du Sultanat de Ninchi et du gouvernement légitime du Sultanat de Ninchi,

En ce jour, la Troisième République du Jashuria, République des Deux Océans, Perle du Nazum, proclame, en appui au décret impérial du Trône du Dragon,

La non-reconnaissance formelle de la dénommée « Etat Compagnie de Nanquo », ainsi que de l’autoproclamée « Grande Armée Révolutionnaire ». Cette non-reconnaissance est justifiée par la situation inacceptable dans laquelle le Sultanat de Ninchi s’est lui-même placé, en coupant court au dialogue diplomatique avec la Troisième République du Jashuria et en mettant en souffrance des centaines de ressortissants jashuriens, aujourd’hui encore coincés sur le territoire ninchois, sans possibilité d’en sortir. La rupture de tout dialogue diplomatique initiée par le Sultanat de Ninchi, le développement d’armes bactériologiques, ainsi que ses tentatives délibérées de s’affirmer comme puissance militaire dominante du Médian ont conduit à cette situation catastrophique entrainant le début d’une guerre civile. Si l’Etat Compagnie de Nanquo et la Grande Armée Révolutionnaire sont coupables à nos yeux d’entrainer le pays dans la guerre civile, leurs actions ne sauraient exonérer les autorités souveraines du Sultanat de ses actions inconsidérées. La patience de la Troisième République du Jashuria est à bout et malgré nos tentatives de régler pacifiquement la situation, nous ne pouvons que nous rendre à l’évidence : le Sultanat de Ninchi vient de rejoindre la longue liste des Etats faillis de notre monde.

Par conséquent, la Troisième République du Jashuria prend fait et acte de l’incapacité du Sultanat de Ninchi à régler par lui-même la situation dans laquelle il s’est volontairement mis. La Troisième République du Jashuria mettra tout en œuvre pour sortir la population jashurienne encore captive du pays, par la force si nécessaire, et pour rétablir l’ordre dans la région. Nous enjoignons la population jashurienne encore présente sur le territoire à se mettre immédiatement à l’abri dans les ambassades jashuriennes et dans les ambassades alliées, avant que les combats ne prennent de l’ampleur. Les personnes ne pouvant rejoindre les pays frontaliers sont sommées de rejoindre au plus vite le consulat ou l’ambassade la plus proche pour bénéficier de sa protection.

Le Sultanat de Ninchi n’étant pas en mesure de nous accorder la possibilité d’évacuer nos ressortissants civils et les forces sécessionnistes n’étant pas en mesure de nous apporter satisfaction, la Troisième République du Jashuria annonce, par la présence, l’envoi d’un contingent militaire d’évacuation à destination des principales villes du Ninchi, afin de faciliter l’évacuation des ressortissants jashuriens encore présents sur le territoire. La flotte jashurienne sera déployée dans les prochains jours en direction du Ninchi, en coopération avec les pays du Médian, afin d’assurer protection aux populations civiles et permettre leur évacuation. Nous rappelons aux parties intéressées que la priorité du Jashuria reste la protection des populations civiles et la stabilité du Nazum et que toute tentative visant à interférer dans l’évacuation sera considérée comme une attaque ciblée contre la Troisième République du Jashuria.

Notre patience a ses limites.

Madame Parvati Mathai, Quatrième Ambassadrice du Jashuria
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Patch militaire des Forces armées talars
FORCES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ КОРАЛЛЫ КӨЧЛӘР

• • •

A L'ATTENTION DU GOUVERNEMENT LÉGITIME DU SULTANAT DE NINCHI
ET DE TOUTE LES FORCES HOSTILES PRÉSENTES DANS LE GOLFE DE MORITONIE

Dans les eaux territoriales talars, au large de Buzkent, le 28 juillet 2018

À la demande de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Commandant en chef des forces armées et responsable de la défense de la souveraineté nationale de la République du Talaristan, le Conseil de sécurité nationale s’est réuni.
Après étude de la situation politique, civile et militaire du Sultanat de Ninchi, compte tenu de l’incapacité actuelle des forces armées légitimes du Sultanat de Ninchi à maintenir la paix, l’ordre et la sécurité de ses habitants sur son territoire national et dans ses eaux territoriales, compte tenu de la situation géographique stratégique de son exclave à l’entrée du golfe de Moritonie, ainsi que de l’instabilité relative de la région et de l’absence de mesures claires et communes de la part de la communauté internationale ;
Les Forces armées de la République du Talaristan, placées sous le commandement de Son Excellence Monsieur le Président de la République, ont décrété le lancement de l’« opération Toman » (en talar : Томан, soit le Brouillard) dans les eaux du golfe de Moritonie, incluant son embouchure. Cette opération militaire, menée par les forces navales et aériennes de la République du Talaristan, aura pour objectif clé d’assurer l’évacuation par voie navale de l’ensemble des civils effectuant la traversée volontaire, sans assistance terrestre de notre part, ainsi que de garantir la sécurité des biens et des marchandises traversant le golfe de Moritonie.
L’« opération Toman » ne visera aucune nation étrangère légitime et souveraine, mais ripostera à toute agression provenant d’un groupe terroriste reconnu par nos autorités ou de toute organisation illégitime, telle que la « Grande Armée Révolutionnaire » ou l’« État-compagnie de Nanquo ».
La République du Talaristan réaffirme sa reconnaissance officielle des autorités légitimes du Ninchi, à savoir le gouvernement du Sultanat, et se dit prête à une coopération plus rapprochée avec les moyens militaires placés sous le contrôle du Sultanat de Ninchi.
Enfin, la République du Talaristan réaffirme ses ambitions de paix, de stabilité et d’ordre dans le Nazum et se déclare prête à coopérer, par les voies diplomatiques, avec toutes les nations souhaitant exercer ou exerçant déjà une mission similaire dans le golfe de Nazum ou dans les autres eaux à proximité.

Signé par Mme Gülrana Karimä, ministre de la défense nationale,
Contre-Signé par M. Aydar Azamat premier ministre et chef du cabinet,
Contre-signé par M. Mirzam Arsam, président de la République.

Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
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