25/11/2018
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[Confédération Multijoueur] Confédération des Principautés de Wardonie [Pas terminé]

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Création de pays : Wardonie



Poste obsolète, en attente de modification !


Ce premier post a pour but de donner un aperçu global de la Confédération. Les principautés membres de cette confédération auront chacune son propre post si dessous, où l'on détaillera chaque états indépendamment. Une fois la Confédération validée, il faudra créer une section pour la confédération dans son ensemble, dans laquelle chaque principauté aura sa section et son Atlas (il faudra aussi créer une section dans celle de la Confédération nommée "Edelstadt" puisque cette ville sera jouée par tout les joueurs). Cette confédération sera jouée par 7 joueurs, à savoir moi et le joueur de Yashosie (ou Khardaz) ainsi que le joueur de l'Empire Confédéral, celui de la Barvynie, celui de la Morakhan, celui d'Altrecht, d'Empire du Nord et probablement d'autres. On débute l'écriture tout de suite puisque le projet étant multijoueur, il est plus long de réussir à mettre tout le monde d'accord.

Généralités :



Nom officiel : Saint Empire de Wardonie
Nom courant : Wardonie
Gentilé : Wardon

Inspirations culturelles : Globalement Alsace, Bavière, Suisse, Belgique, prusse... Le pays est une nation conservatrice et décentralisée proche des traditions germaniques avec quelques influences latines, politiquement inspiré du Saint-Empire Romain Germanique.
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Allemand, Alsacien, Français et bien d'autres.
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Aucune

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : La couronne unit nos peuples
Hymne officiel :
Hymne Royal
Monnaie nationale : Prinzmark (couramment dénommé Mark) (Ƥ)

Capitale : Edelstadt, une ancienne garnison rhêmienne sur l'Edsrach devenue une ville au fil des années. La ville se trouve en plein milieu de la vallée wardonne et est un territoire sous administration directe de l'empereur de Wardonie.

Population : [à remplir]



Aperçu du pays :



Présentation du pays :

L'histoire est à voir sur ce poste.

Géographie : L'ouest est occupé par une large chaîne de montagnes s'étendant jusqu'à Teyla, et l'est occupé par les lacs orientaux et le territoire d'Alloumni. Le centre quand à lui est une plaine traversée par l'Edsrach, un grand fleuve marquant la frontière entre plusieurs états-membres. Le climat est semi continental, et le territoire est riche en eau, grâce à la présence de nombreuses nappes phréatiques.
Mentalité de la population :
Impossible d'établir une mentalité de la population qui collerait avec toutes les principautés du Royaume tant celle-ci varie entre les principautés. Voir les fiches des principautés.

Place de la religion dans l'État et la société :
Toutes les religions sont autorisées et aucune n'est officielle. L'état est dans une tolérance parfaite des croyances de chacun. Mais la société, très conservatrice, reste très largement ancrée dans le christianisme catholan.


Politique et institutions :



Institutions politiques :


Principaux personnages : [à remplir]

Politique internationale :
Si l'on essayais de définir la politique internationale de la confédération, un seul mot serait suffisant pour la désigner : le bordel. La confédération est un ensemble chaotique de monarchies, démocraties et ordres religieux coexistants, tous avec des armées, des fonctionnements politiques et des mentalités qui leur son propre. La Confédération n'a pas de politique internationale à proprement parler, mais l'on peut affirmer sans trop de doute que cette Confédération est globalement entrainée dans les mouvements réactionnaires ou libéraux de l'Eurysie, avec pratiquement toujours des schémas monarchiques qui se répètent, avec des monarques plus ou moins puissants selon les entités confédérales.
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Création de pays : Principauté de Falkenberg


Généralités :



Nom officiel : Principauté de Falkenberg
Nom courant : Falkenberg
Gentilé : Falkenbergeois

Inspirations culturelles : Alsace avec une culture mieux préservée (culture), Suisse (Système économique)
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Falkenbergeois = alsacien (langue majoritaire utilisée couramment), Français (langue de diplomatie, d'administration, et de plus en plus répandue dans le langage courant), Allemand (langue très peu parlée, mais officielle car parlée dans d'autres principautés)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Aucune

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : "Pour la Patrie, toujours présent !"
Hymne officiel :

Monnaie nationale : PrinzMark (Ƥ)

Capitale : Helmbourg (200 000 habitants.)

Population : 2 000 000 d'habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :
1) Géographie :

L’Ouest est occupé par une grande chaine de montagne allant jusqu'au voisin teylais traversée de quelques vallées, dont la principale sur le territoire du sud de Falkenberg (Niederwald). L'est est quand à lui la frontière orientale de Falkenberg, marquée par l'Edsrach (un grand fleuve) qui forme la frontière avec le reste de la Confédération. Le pays se construit sur la partie orientale avec la plaine wardonne, assez urbaine. Les principaux centres urbains sont ceux de Helmbourg (200 000 habitants) la capitale de la principauté ainsi que Edelstadt Ouest, située sur l'Edsrach. Il ne faut pas non plus oublier un centre urbain majeur vers le sud du pays où se concentre notamment la majorité de l'industrie textile. Les principales villes du pays se regroupent sur l'Edsrach.

    Le pays est divisé en trois :

  • l'Oberfelsen, au nord et faisant office de nid conservateur et nationaliste. Territoire le plus pauvre.
  • Mittelfalken au centre, plus petit territoire et entre les mains du parti socialiste, accueillant la majorité des institutions et la capitale. Territoire le plus riche.
  • Niederwald au sud, assez urbanisée, avec un arrière pays très agricole. modéré sur le plan des richesses.

2) histoire

Attention, l'histoire est volontairement vague pour faciliter les harmonisations futures, que ce soit avec les membres de la Confédération comme extérieurs avec celle-ci.

Antiquité :

Le territoire de l'actuel Falkenberg correspond, dans l'antiquité, à une zone frontalière de l'Empire Rhêmien partiellement intégrée au Limes qui se basait alors sur l'Edsrach, résistant aux invasions barbares germaniques issues de l'est. La vallée de l’Edsrach, fertile et navigable, constitue très tôt un axe commercial prospère, mais aussi une frontière naturelle difficile à tenir, isolée à cause de la chaine de montagne à l'ouest du pays. Très vite, à l'inverse des régions occasionnellement conquises puis perdues à l'est de l'Edsrach, Falkenberg se "rhémianise" : La langue devient le latin, la culture et les mœurs s'adaptent et les camps le longs du Limes se multiplient.

Haut moyen-âge :

Sancte chute, Rhême avec, et le territoire échappe à toute autorité. Des barbares percent le Limes et s'installent dans la plaine Falkenbergeoise nouvellement acquise. Le territoire sombre dans un période de misère, de famine et d'instabilité. Lors de cette période, les anciennes garnisons rhêmiennes sur le Limes connaitront une mutation en ville, les principales villes devenant très vite les anciens camps rhêmiens. Plusieurs chefferies émergent et se battent fréquemment, avant qu'une d'entre elle ne prenne le dessus : les Von Falkenberg, prenant leur nom de l'emplacement de leur capitale de l'époque, située sur une petite colline, on surnommait alors le Seigneur "Faucon", d'où le nom. Cette famille fonde alors le comté de Falkenberg et déplace la capitale sur Helmbourg pour disposer d'un emplacement plus central et dans une ville plus influente. Falkenberg est alors indépendante, mais faible, minuscule, instable. Les incursions continuent mais les frontières deviennent, pour la première fois depuis la chute de Sancte, "tenable".

Moyen-âge :

Toujours affaiblie par les incursions étrangères, Falkenberg cherche, lors de la structuration du saint-Empire au X ème siècle, un protecteur. Ce protecteur est l'Empereur de Wardonie envers lequel le Comte de Falkenberg deviendra vassal et membre à part entière du Saint-Empire. Falkenberg acquérit progressivement deux autres territoires au sud et au nord essentiellement par mariage entre dynasties. Le Comté devient Principauté et le pouvoir du Prince se renforce, mais jamais suffisamment pour que Falkenberg devienne une Principauté influente du Saint-Empire, devenant plutôt un objet de lutte d'influence entre Teylais et Kaulthe. Finalement, et malgré la vassalité, le Prince de Falkenberg se lie à Teyla et bascule dans sa sphère d'influence. L'élite falkenbergeoise se francise là où la plèbe se germanise.

Renaissance :

Les guerres de religion touchent Falkenberg de pleins fouet, provoquant nombre de massacres de protestants et provoquant des guerres de religion importantes. Falkenberg soutenu par les Teylais reste catholique, mais adopte une certaine tolérance. Les religions sont toutes autorisées mais doivent toutes être pratiquées en privé, sauf le catholicisme. Cette réforme est apportée avec l'édit princier de Felsenstadt, adoptée par le Prince qui souhaitait mettre un terme aux effusions de sang des guerres de religion.

XVIIᵉ – XVIIIᵉ siècle, sous l’ombre de Teyla :

Plus le temps passe, plus les teylais se renforcent, plus Falkenberg bascule sous son influence. La francisation de la société débute à toucher les classes plus modestes, sans prendre le dessus sur le Falkenbergeois (alsacien). L'économie de Falkenberg dépend toujours plus du Royaume, et malgré le statut de vassal de l'Empire, Falkenberg est plutôt à cheval entre deux suzerains : un suzerain officiel mais sans influence, et un suzerain officieux très influent. Cette double vassalité pousse Falkenberg à rester distant du reste de l'Empire, jouant perpétuellement le double-jeu.

Le Siècle des révolutions : Falkenberg à contre-courant

L'industrialisation émerge, Les tensions s'accumulent partout en Eurysie, mais pas en Falkenberg qui reste relativement en dehors des troubles révolutionnaires. Seul nationalisme et libéralisme gagnent du terrain, pas le socialisme, ni l'anarchisme ni le communisme. Mais dire que Falkenberg n'est pas touchée est faux : les quelques troubles de la période poussent à quelques réformes de la part du monarque Falkenbergeois, qui perd progressivement, et toujours aujourd'hui, son pouvoir au profit du premier Ministre et du Parlement. Cette transition débute en 1821 avec la "charte fondamentale".

XIXᵉ tardif – XXᵉ siècle, l’exception falkenbergeoise

Alors que le reste de la Wardonie sombre dans la réaction, Falkenberg y préfère le modérantisme monarchique, la démocratie libérale, l'ouverture au monde. Il faut dire que ce pays est en décalage complet avec le reste de la Confédération et possède toujours des liens forts avec Teyla. Les réformes avancent, l'économie progresse... mais malgré tout, la gauche est lésée, lésée par un système réactionnaire et libéral qu'elle désapprouve. Falkenberg connait son siècle des révolutions en retard et affronte le courant révolutionnaire du PEF (Parti Eurycommuniste Falkenbergeois) qui mène dès lors une série d'attentat puis une insurrection contre le pouvoir central. Aujourd'hui, quelques survivants isolés du PEF continuent le combat, mais ne sont plus vraiment un problème tant ils sont affaiblis.

XXI siècle

Au début des années 2000, Falkenberg subit une grave crise du textile et du pétrole, qui provoque un effondrement du tissu économique. L'inflation explose, le PIB/habitants s'effondre à une vitesse démentielle. Les entreprises mettent la clef sous la porte et le chômage explose. Cet évènement renforce provisoirement le PEF, mais la situation se redresse et l'économie entre dans une mutation profonde post-crise.

3) présentations politiques :
Le climat Politique Falkenbergeois est très orientée vers la droite conservatrice, libérale et nationaliste ainsi qu'un parti socialiste fort dans les régions urbaines uniquement, les deux partis s'affrontant presque toujours au deuxième tour des élections du premier ministre mais la droite conservatrice ressort généralement gagnante. Le centre dispose aussi d'une certaine notoriété et dispute occasionnellement la seconde place aux élections aux socialistes. L'extrême droite quant à elle est une force politique importante mais incapable d'atteindre le second tour, surtout populaire dans les régions montagneuses du nord.

4) Présentation économique:
Falkenberg est un état encore pauvre mais disposant d'une très forte croissance économique. La Principauté est un carrefour fluvial majeur d'Eurysie de l'ouest et marque la Frontière entre les régions de cultures latines et germaniques. L'économie Falkenbergeoise est en transition profonde. Son économie est entre celle, plus traditionnelle qui s'effondre (textile en faillite, perte de l'agriculture du tabac et affaiblissement du blé, pétrole) et l'autre, plus moderne, qui prospère (automobile, tourisme, maïs, banques, armement). Falkenberg est donc très agricole (produisant beaucoup de Maïs, de blé et des vins réputés), mais ne dispose que de peu voir pas de ressources fossiles, à l'exception d'un gisement de potasse exploité, de gisements de charbons à l'abandon et d'un ancien gisement pétrolier dans le nord dénommé Schwarzbronn qui fut exploité par le passé pour fabriquer des lampes à pétrole et faire tourner les centrales électriques. Cependant, cet ancien gisement a été fermé car épuisé dans les années 1990. Il ne faut pas non plus oublier les impressionnantes ressources en eaux qui font la richesse du pays, en aidant considérablement l'industrie agricole et particulièrement le maïs. Ensuite, Falkenberg dispose d'une industrie secondaire faible mais existante, basée sur le textile (en crise) la pétrochimie (en survie malgré la chute de Schwarzbronn) l'armement de pointe (peu développé mais en sérieuse croissance) ainsi que l'automobile. Ensuite, sur le tertiaire, Falkenberg attire beaucoup de touristes mais reste très loin du tourisme de masse. Ce tourisme est essentiellement tourné vers du tourisme naturel (j'entends par là les randonneurs), ainsi que le patrimoine historique très riche qui attire les visiteurs. Le pays est également réputé pour son système banquier, qui repose sur le secret bancaire. Falkenberg dépend donc des importations de pétroles et d'autres matières minérales. Sur le plan électrique, la principauté dépend de trois sources d'énergie principales : la plus importante, l'hydroélectricité le long de canaux qui prennent leurs sources dans l'Edsrach, suivie d'une importante génération électrique issue du solaire. Le pays ne dispose pas de centrales solaires industrielles, mais les agriculteurs et civils équipent souvent leur logement de telles installations. Pour finir, il existe aussi une unique centrale nucléaire elle aussi non loin de l'Edsrach.

Mentalité de la population :
La population est profondément conservatrice et prône des valeurs comme le mérite personnel, un fort patriotisme mais qui n'est pas agressif, Falkenberg n'ayant strictement aucune aspiration à la conquête. Le mode de vie est également fortement rattaché à la tradition locale. La population Falkenbergeoise est par nature opposée à l'individualisme, mais cette vision des choses est en recul pour plusieurs raisons (libéralisme toujours plus grand, augmentation des richesses permettant de vivre à l'écart des autres, arrivée au XXI siècle et dépérissement progressif des valeurs de respect et familiales).
Place de la religion dans l'État et la société :
La population, très conservatrice, dispose d’une religion chrétienne très largement majoritaire, cependant, aucune religion est officielle et la laïcité est privilégiée. Malgré tout, l'état finance tout de même les lieux de cultes et le salaire des représentants de la religion chrétienne de sa poche.

Politique et institutions :



Institutions politiques :
Falkenberg est la seule composante démocratique de toute la confédération wardonne. ( Encore que le caractère très représentatif de sa forme de démocratie fait douter de la chose.) Il est clair que son appartenance ancrée dans la réaction n'est rien en comparaison des autres composantes de la confédération : Falkenberg est de loin le plus modéré de tout les membres, de loin au point de paraître presque "progressiste" aux yeux des autres entités confédérales.

Falkenberg est une Monarchie constitutionnelle et parlementaire, avec des institutions à cheval entre la démocratie représentative et la monarchie constitutionnelle. Le chef de l'état est le Prince de Falkenberg, qui exerce un pouvoir diplomatique et joue un rôle symbolique, c'est lui qui représente la nation et son unité. Il est désigné à vie par système de primogéniture mixte et est politiquement neutre. Il ne doit pas, en effet, exprimer son adhésion à un quelconque parti politique. Il peut aussi poser un veto sur les lois de l'assemblée nationale, mais ne peux poser qu'une seule fois le véto par texte de loi, qui est ensuite débattu à nouveau à l'assemblée et revoté.

Le Premier ministre est le cœur du pouvoir exécutif : il dispose lui aussi d'un droit de véto et est le chef de la police et des ministères. Il nomme des ministres et peut dissoudre l'assemblée nationale, la chambre haute, ainsi que son ministère quand bon lui semble. Son mandat est de 8 ans renouvelable 1 fois, élu par scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Rappelons que le droit de vote est acquis à 20 ans, à suffrage universel.

Les ministres gèrent les affaires courantes et peuvent proposer une loi à l'assemblée nationale. Leur mandat est de 8 ans renouvelable une fois, mais en pratique le Premier Ministre peut dissoudre son équipe de Ministres, et la rotation de Premiers Ministres empêche le cumul des mandats. Le seul cas exceptionnel où 2 mandats sont cumulés, c'est dans le cas où le gouvernement est renversé au cours du mandat du premier ministre...

L'assemblée nationale est le cœur du législatif : en tant que chambre Haute, elle vote et propose les lois et marche en navette avec le reste de l'assemblée. Elle vote le budget, toujours avec navette auprès du reste de l'assemblée, et peut renverser le gouvernement. Le mandat es de 5 ans renouvelable 1 fois, elle regroupe 100 députés élus par circonscription par les citoyens majeurs.

Les chambres basses, appelées chambres locales, servent de conseillers auprès de l'assemblée nationale et de navette pour renégocier les lois. Elles permettent aussi de nommer des gouverneurs locaux et le conseil constitutionnel. Les gouverneurs locaux se chargent de la redistribution du budget donné par l'état aux collectivités territoriales et d'observer le bon déroulement de l'application de la politique de l'état dans leur territoire. Il existe ainsi trois territoires et donc trois gouverneurs locaux et trois chambres. Les gouverneurs ont un mandat de 5 ans, tout comme les chambres locales. Le conseil constitutionnel qui se charge d'observer le respect de la constitution est composé de 6 membres (deux par territoires) et disposent d'un mandat de 8 ans, le renouvèlement étant alternée (les assemblée locales en désignent la moitié des membres tout les 4 ans, l'autre moitié étant renouvelée 4 ans plus tard et ainsi de suite).

Principaux personnages :

Prince Guillaume III
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Premier Ministre, Charles de Rouvray.
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Antoine Kessler, Ministre des affaires étrangères.

Ministre de l'intérieur, Raymond Stoeffler

Ministre de l'économie, Isabelle Kern

Politique internationale :
Opposition aux dictatures et aux états communistes/fasciste, mais le dialogue n'est pas exclu avec ces nations malgré tout et est même favorisé. La Principauté développerais probablement ses relations avec des monarchies constitutionnelles voir des Démocraties libérales. La Principauté échangera donc certainement de bonnes relations avec Teyla et le reste de la confédération mais de mauvaises avec l'Illirée.

Concernant le reste de la Confédération, Falkenberg joue le rôle de "membre à part", en raison de son caractère plus démocratique et moins réactionnaire que le reste du pays. Falkenberg est membre et est solidaire envers ses confrères Wardoniens, mais resteras sûrement un membre "méfiant" à l'égard des régimes voisins très éloignés de la démocratie ou des normes classiques d'un pays du XXI ème siècle.

Législation
Législation d'identité et âge

Majorité civile : 20 ans
Majorité judiciaire : 14 ans
Majorité sexuelle : 16 ans
Service militaire : Obligatoire pour les hommes pour une durée de 10 mois.
Droit de nationalité : Droit du sang, droit du sol, naturalisation par le Prince.
Laïcité : Garantie
Droit à la vie privée : Garanti

Droits fondamentaux

Liberté d'expression : Garantie
Liberté de culte : Garantie
Liberté de rassemblement : Garantie
Liberté d'association : Garantie
Droit de grève : Garantie sauf en période de vacances ou de festivités culturelles/nationales.
Droit d'entreprendre : Garanti
Droits des femmes : Garanti
Droits des enfants : Garanti
Droits des animaux : Garanti
Droit d'héritage : Garanti
Double nationalité : Non autorisé mais peut-être exceptionnellement autorisé à un autre pays par les voies diplomatiques.
Esclavage : illégal
Droit à l’éducation : Garanti, obligatoire et gratuit jusqu'à 18 ans.

Législations morales et civils :

Divorce : légal
Relation sexuelle hors-majorité sexuelle : illégal
Relation sexuelle hors-mariage : légal
Relation extra-conjugale : illégal
Relation et mariage consanguin : illégal
Polygamie : illégal
Contraception : légal
Adoption : légal
Avortement : légal mais très encadré
Euthanasie : Illégal
Homosexualité : Légal
Mariage homosexuel : Illégal
Adoption homosexuelle : Illégal
Transgenrisme : Illégal
Prostitution : Illégal
Pornographie : Légal
Sectarisme : légal mais très mal vu

Législations sur la sécurité :

Possession d'arme à feu : Illégal
Espionnage domestique : Illégal
Torture : Illégal
Peine capitale : Légal mais très encadré.

Législation économique :

Age de départ minimal : 60 ans
Type de régime de retraite : Par capitalisation
Temps de travail par semaine : 40 heures
Salaire minimum : faible par rapport à la richesse moyenne.
Assurance chômage : Existante, mais aides faibles et courtes.
Droits des travailleurs : Protection du droit à un travail décent, lutte contre le travail illégal, protection des droits syndicaux.
Secret bancaire : Garanti
Droit d'investir : Garanti
Cryptomonnaies : Légales mais très peu répandues
Liberté des prix : Fixés librement, interdiction de vendre à perte
Planification économique : Inexistante, privatisation et libéralisation totale du marché
Intervention de l'état dans l'économie : Très réduite. Fonctionnement libéral : l'état se charge de faire respecter la loi, pas d'intervenir dans les affaires économiques.
Contrats de travail : Flexibles et licenciements facilités.
Droit de lock-out : Autorisé pour les employeurs.
Négociation collective : Principalement au niveau de l’entreprise, rarement au niveau national.
Travail des mineurs : Autorisé à partir d’un certain âge (16 ans) dans des cadres stricts (apprentissage).
Douane : Libre-échange avec l'extérieur
Contrôle des capitaux : inexistant

Législations supplémentaires :

Clonage : Clonage humain interdit, clonage animal dans un but purement scientifique légal.
Recherche génétique : légal
Organismes génétiquement modifiés : Illégal
Jeux de hasards : légal
Consommation d'alcool : légal
Consommation de tabac : légal
Consommation de Cannabis : Illégal
Consommation de stupéfiants : Illégal
La théorie du Darwinisme à l'Ecole : Légal
Engrais et pesticide dans l'agriculture : Autorisé mais encadré à certains pesticides et engrais.
Additifs alimentaires dans les aliments : autorisé mais également encadré

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Création de pays : Principauté Catholique de Gavière


Généralités :



Nom officiel : Principauté Catholique de Gavière
Nom courant : Gavière
Gentilé : Gavarois

Inspirations culturelles :
Principales : Autriche , Suisse, Régime de Vichy (dans l'esthétique), Bavière, Ville de Lyon et Bretagne (et celte en général)
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Wardon (allemand), Teylais (français)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Toute les langues de la confédération et le latin

Drapeau :
Drapeau

Blason :
Blason


Devise officielle : Le prince est mort, vive le prince !
Hymne officiel :
Monnaie nationale : PrinzMark (Ƥ)

Capitale : Lyonne

Population : 6,9M habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :
Histoire :

Géographie :
La Principauté de Gavière est composé de trois canton :
Elle est aussi composée de l'Archiduché de Kêr. Cet Archiduché dispose d'une autonomie assez large dans ce qui concerne les impôts et taxes, la diplomatie et possède même une petite gendarmerie locale. L'Archiduché de Kêr compte 750 000 habitants. Kêr est ce qu'on pourrait définir par la version nationaliste celtique de la Gavière. Contrairement aux trois autres Cantons, l'Archiduché a conservé son indépendance jusqu'au XVIIIe siècle. Elle a aussi su garder son identité celtique malgré l'occupation rhêmienne.

Carte de Wardonie et des précisions géographiques de la Gavière

Économie :

La principauté de Gavière est mondialement connue comme un paradis fiscal grâce à son secret bancaire, son taux d'imposition extrêmement bas, sa stabilité économique, une coopération bancaire avec les autres pays presque inexistante, une réglementation très souple et la facilité de créer des sociétés offshores. Cette combinaison a créé une économie où le secteur financier domine largement : banques privées, cabinets de gestion de fortune, cabinets d'avocats spécialisés et fiduciaires. Tout cela forme la colonne vertébrale de l'économie de la Gavière.

Histoire :

À ses débuts, la Gavière n'est peuplée que de divers peuples celtes sans être marquée par quelconque unité entre ces tribus. Dès le Ier siècle après J.-C., la région est conquise par l'empire rhêmiens. Comme l'ensemble des territoires conquis par l'Empire, les terres gavaroises sont latinisées.

Il faudra attendre la chute de l'Empire rhêmiens pour voir apparaitre les premiers royaumes unifiés. Parmi ces royaumes, nous pouvons principalement y retrouver les trois cantons actuels et l'archiduché de Kêr. D'autres principautés, duchés ou archiduchés pouvaient aussi se faire apercevoir sur la carte locale, bien que ces derniers ne dépassassent pas souvent quelques centaines de kilomètres. Cette période fut assez mouvementée en raison des différentes pressions exercées par les nations alentours (Teyla et l'empire Kaulthe principalement) qui se sont souvent battues pour la région. C'est cette pression qui fera naitre un mouvement d'unité entre les 3 cantons actuels qui formeront alors la Gavière au XVe siècle. En 1311 est fondée la principauté catholique de Gavière.

Lors de cette période, la Gavière est une nation calme faisant partie intégrante de l'Empire de Wardonie. Elle subit de manière plus ou moins forte l'influence de Teyla et des Kalthes. Plus tard, la Gavière sera touchée, comme la plupart de ses voisines, par des futiles guerres de religions entre catholiques majoritaires, protestants et juifs minoritaires. Ces guerres influenceront indirectement les futures relations avec le Marcheburg, une principauté de l'Empire à majorité protestante.

Au début du XVIIIᵉ siècle, la Gavière désire désormais s'étendre. Ces pays voisins étant tous membres de la Wardonie, la principauté va désormais chercher des territoires de l'autre côté du lac : l'archiduché de Kêr. Les premiers bateaux arrivèrent à Kêr en novembre 1719 et c'est à partir de cette date approximative que les combats eurent lieu et ce, jusqu'au 13 avril 1720, date où l'archiduché fut déclaré terre gavaroise.

La Gavière était désormais à son apogée avec désormais plus de 60 000km² de territoire. Une période d'industrialisation débute désormais sur l'ensemble des territoires de la Wardonie. Cette période ne s'installe cependant qu'en grande partie dans le canton de Nidwald. Les autres cantons restent assez forestiers et ruraux.

Au début du XXᵉ siècle, alors que l'entièreté de la confédération, à l'exception de Falkenberg, plonge dans l'autoritarisme, la Gavière suit ce mouvement dit "réactionnaire". Le comte de Nidwald tente dans la nuit du 8 décembre 1923 un coup d'État à l'encontre du prince actuel. Soutenue par une milice locale, le comte réussit avec brio son coup d'État. Il prend alors les pleins pouvoirs et crée deux unités militaires :

  • La Sicherheitskräfte (Sikra) : une police politique qui a pour rôle de surveiller la population et d'empêcher tout "contrecoup d'État".

  • La Sicherheitsstaffel (SS) : l'élite de l'armée gavaroise dédiée à la protection du prince et de son gouvernement.

Le peuple de Kêr est très touché par cette répression qui mènera à la "révolte celtique" au début des années 1940. Le canton de Kêr, avec l'aide de multiples milices, participe à de nombreux attentats, sur le sol de Kêr mais aussi dans les autres cantons de la Gavière et surtout dans le canton de Nidwald (canton principal de la principauté). Cette révolte aboutira en 1956 à l'indépendance de l'archiduché de Kêr, sous mandat gavarois cependant.

Au début du XXIᵉ siècle, alors que la principauté est beaucoup critiquée en raison de son manque cruel de démocratie, elle décide de créer le parlement gavarois qui s'occupera des pouvoirs législatifs de la Gavière, bien que le prince garde un droit de veto sur ce parlement.

Mentalité de la population :
La population gavaroise est très attachée à ses traditions qui sont pour elle indispensables. De plus, la religion catholique influence énormément les mentalités des habitants de la principauté, ce qui en fait un peuple très conservateur, voire même nationaliste. Le peuple gavarois est aussi connu pour sa grande capacité à tenir l'alcool.

Place de la religion dans l'État et la société :
La principauté de Gavière a comme religion d'État le catholicisme traditionnel. Cependant, pratiquer une autre religion que le catholicisme est totalement légal en Gavière, seules les sectes sont considérées comme illégales (la Franc-maçonnerie est considérée comme une secte).
Près de 98 % de la population se dit encore catholique et pratique la religion catholique. Ce catholicisme est très conservateur et possède très peu d'évêques progressistes. La population reste très attachée à sa religion et peut très mal prendre toute mauvaise parole à l'encontre de sa religion. Le reste du pourcentage de la population gavaroise est partagé entre des protestants et une minorité orthodoxe et juive.



Politique et institutions :



Institutions politiques :
Le prince Jean-Marie von Ziegler : prince de Gavière, possède les pouvoirs exécutifs et judiciaires de la principauté. Le pouvoir judiciaire est délégué à ses tribunaux qui prennent les décisions au nom du prince. Le Prince garde cependant un droit de veto sur les lois votées par le Parlement.

Parlement : vote les lois du pays et discute des politiques publiques. Cependant, il peut être dissous à tout moment par le prince. Ce dernier possède aussi un droit de veto sur toutes les lois votées dans ce parlement.

Parlement

Haut-Conseil Gavarois : Le Haut-Conseil gavarois, composé de 3 représentants du prince, 3 représentants de chaque canton et de 3 représentants du parti avec le plus de sièges au parlement, a pour but de conseiller le prince sur les orientations politiques et diplomatiques, d'arbitrer des conflits entre canton, le parlement et le gouvernement princier ainsi que de valider les réformes avant leur promulgation.

Sicherheitskräfte (Sikrä): police politique travaillant pour le prince directement. Il surveille le peuple, contrôle discrètement l'opinion publique et détruit toute potentielle opposition. Le chef opérationnel de la Sikra se nomme Otto Gessler.

Principaux personnages :


Politique internationale :
La principauté catholique de Gavière est une nation qui reste très neutre sur les guerres dans le monde et sur la scène internationale. Elle ne prendra que rarement partie à des conflits et se contentera pour la plupart du temps de s'enrichir sur le dos des guerres en Eurysie centrale. Bien que neutre dans la grande majorité des conflits internationaux, la Gavière possède toujours son avis sur certaines nations qu'elle se réserve d'aider ou de punir.

Pour la modé : pourriez vous créez une section "Archiduché de Kêr" lors de la création du pays svp.
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Création de pays : HELMSBOURG



Armoirie de la Principauté

Généralités :



Nom officiel : Principauté d'Helmsbourg | Daz Fürstentuom von Helmsburc.
Nom courant : Helmsbourg | Helmsburc.
Gentilé : Palastan.

Inspirations culturelles : Prusse, Ordre Teutonique, Croisades, Hollande (pas François).
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Le Moyen Haut allemand (abrégé Dimisprâche)| diu mittelhochdiutsche sprâche.
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Toutes les langues de la Confédération Wardonne.

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : « Que les autres fassent la guerre ; toi, jeune Helmsbourg, marie-toi ! » | « Lâ die andern strîten; dû, junc Helmsburc, nûbe! »
Hymne officiel :

Monnaie nationale : Le PrinzMark (Ƥ).

Capitale : Helmsbourg | Helmsburc.

Population : 678 000 habitants.


Aperçu du pays :



Présentation du pays : La Principauté d'Helmsbourg, parfois appelé la Principauté Palastanne ou le Principat d'Helmsbourg/Palastanne, est certainement le plus petit état, en puissance démographique, de la Confédération wardonne. Son nom viens de la ville d'Helmsbourg (nom d'ailleurs proche d'Helmbourg, capitale de Falkenberg), capitale d'Helmsbourg.

Histoire

L'histoire est volontairement vague pour faciliter l'harmonisations dans le futur, notamment avec les membres de la Confédération et les voisins d'icelle.

Antiquité
La région d’Helmsbourg est d’abord colonisée par des tribus celtes à partir du XVIIᵉ siècle av. J.-C. Conquise par l’Empire rhêmien au Ier siècle av. J.-C., elle est progressivement latinisée et intégrée dans le système impérial. À partir du IIIᵉ siècle ap. J.-C., la vallée passe sous la domination de tribus germaniques, entraînant la disparition de l’autorité rhêmienne.

Haut Moyen-Âge
Helmsbourg se situe dans l’orbite des royaumes germaniques issus des grandes migrations, d’un type proche de la Francie orientale. La christianisation et la féodalisation y sont lentes, tandis que le pouvoir est morcelé entre seigneuries locales.

Moyen-Âge central
Au XIIᵉ siècle, Helmsbourg connaît un début de détachement politique avec la création en 1190 de la Ligue catholique de Palästine par des chevaliers germains, qui sera bientôt renommée en Ordre et reconnue par la papauté. Engagée dans les croisades et disposant de privilèges ecclésiastiques étendus, l’Ordre accroît son influence. Mais le passage du Saint Empire Wardonien à une monarchie élective en 1225 incite la noblesse locale à se réinvestir dans les affaires impériales, ce qui limite cette autonomie.

Renaissance
Le XVIᵉ siècle est marqué par l’irruption des Réformes religieuses et par des tensions confessionnelles fortes. Tandis que les églises réformées gagnent du terrain, soutenues par la Kaulthie et des puissances voisines, l’Ordre demeure un bastion catholique et réprime sévèrement les dissidences dans ses terres. Le prince d’Helmsbourg adopte cependant une politique de neutralité prudente

Époque moderne
Les guerres de Religion affaiblissent indirectement Helmsbourg par les pressions diplomatiques et économiques, mais renforcent paradoxalement son identité confessionnelle. L’Ordre conserve ses privilèges grâce à l’appui pontifical, tandis que le pouvoir princier se consolide dans l’administration civile. L’équilibre entre les deux institutions s’institutionnalise progressivement, faisant d’Helmsbourg un État catholique stable mais volontairement en retrait des grandes dynamiques impériales.

Époque contemporaine (XIXᵉ–XXIᵉ siècles)
À l’époque contemporaine, Helmsbourg refuse la sécularisation généralisée qui touche la plupart des États wardoniens. Sa constitution réaffirme le caractère catholique de l’État et du Prince, tandis que l’Ordre palastan conserve ses terres, sa justice propre et son armée, sous autorité pontificale. Les tentatives de modernisation politique restent limitées et encadrées par la doctrine religieuse.

L’industrialisation et les idéologies modernes pénètrent faiblement la principauté, freinées par une société conservatrice et par la méfiance envers les influences extérieures.Helmsbourg adopte un isolement relatif au sein de la Confédération wardonne.

Aujourd’hui, la Principauté apparaît comme un État unique : il est héritier direct des structures médiévales, où le Prince gouverne au nom de l’ordre chrétien et où l’Ordre palastan reste un acteur central de la foi, de la guerre et de l'identité nationale.

Topographie

Carte Topographique d'Helmsbourg

Mentalité de la population : Les Palastans sont profondément marqués par l'antisémitisme et l'islamophobie ; d'une part, à cause des migrations juives, notamment en provenance de Juda et Qadicha ; et d'autre part, à cause des migrations islamiques en provenance d'Afarée du Nord. Il [le peuple d'Helmsbourg] est également xénophobe, ne s'ouvrant qu'aux allemands catholiques et eurysien (il faut que la personne soit ET allemande, ET catholique, ET eurysienne).

Place de la religion dans l'État et la société : L'État Palastan est, selon sa constitution, officiellement catholique, et son Prince également. Helmsbourg autorise la pratique des autres religions sur son territoire, mais la seule religion qui doit prévaloir dans l'administration et le gouvernement, si il doit y avoir une allégation, c'est le catholicisme.

Dans la vie courante, la majorité de la population pratique activement le catholocisme, et, en raison de la petite population, toute immigration étrangère, surtout non-allemande-catholique-eurysienne-chrétienne, est très mal perçue.


Politique et institutions :



Institutions politiques : La principauté d’Helmsbourg est divisé en deux institutions fondamentales : le gouvernement régalien et l’Ordre palastan.
Le Prince d’Helmsbourg
Il est le Fürst von Helmsburc, Schirmer des Glaubens, chef d’une Monarchie héréditaire catholique. Il est le Chef de l’État, Garant de la Constitution catholique. Il nomme les ministres, sanctionne les lois qui ne suis sied pas, et est le Chef de la diplomatie (qui est limitée par les critères religieux). Il a le droit de convocation et de dissolution de toutes les assemblées (consultatives ou non).

Cependant, le Prince ne peut légiférer contre l’Ordre, ni modifier ses privilèges sans accord pontifical.

Le Gouvernement régalien
a) Le Conseil Princier (Fürstlicher Rat)
Il est l’organe exécutif central. Il est composé d’un Chancelier princier, un Ministre du Trésor, un Ministre des Lois et Coutumes, un Ministre des Affaires étrangères, un Ministre des Terres et Corporations, et un Commissaire de l’Ordre (sans droit de vote mais avec droit d’alerte).

b) L’Administration territoriale
Le territoire est divisé en Sexe (pluriel : Sexen) (à ne pas confondre avec la région du Sexe, dont les habitants dont des Sexons). Chaque Sexe est dirigé par un Landvogt nommé par le Prince. Mais les terres appartenant à l’Ordre échappent au Landvogt et l’Ordre y exerce une justice autonome.

Le pouvoir législatif : les États palastans
Le Ständeversammlung von Helmsburc est une assemblée consultative, non démocratique. Il s’y trouve trois collèges : le Clergé catholique, la Noblesse palastanne et la Bourgeoisies corporatives (guildes, villes). Son rôle est de donner un avis sur la fiscalité et sur les lois civiles. Il n’a aucun pouvoir sur les affaires religieuses ou militaires de l’Ordre

L’Ordre palastan est un ordre millénaire au service du Pontife et de la cours princière d'Helmsbourg.

Le Grand Maître (Hochmeister)
L’Hochmeister est le chef suprême de l’Ordre. Il possède une autorité spirituelle (donné par le Pape), une autorité militaire (commandant des armées de l’Ordre), et politique (Gouverneur du Sexe [région] et d’Aix-en-Âcre [ville où réside lui-même et l’Ordre]).

Institutions internes de l’Ordrea) Le Chapitre général
C’est l’organe collégial suprême. Il élit l’Hochmeister et peut le déposer. Il fixe la doctrine politique de l’Ordre, autorise les guerres saintes ou expéditions.

b) Les Bailliages (Kommenden)
Ce sont les divisions territoriales de l’Ordre. Ils sont dirigés par un Komtur. Ils possèdent une administration autonome, une justice propre, et une fiscalité interne, dont les gestionnaires sont nommés par le Chapitre général.

c) La Cour spirituelle de l’Ordre
Elle est compétente pour juger les membres de l’Ordre, le Clergé sous juridiction palastanne et les Crimes religieux (hérésie, apostasie, sacrilège).


“L’État gouverne les hommes, l’Ordre gouverne la foi et la guerre”
Voici les mots de l’évêque Pischendrîcht Von Galen.

Cependant, dans les faits, ce n’est pas aussi simple que de dire que tout est blanc ou noir. En effet, les sphères de pouvoir se chevauchent et s'entremêlent jusqu'à, parfois, se déchirer entre elles.

Il y a des zones de coopération (Défense du territoire, éducation religieuse, contrôle moral de la société, politique migratoire et religieuse et diplomatie confessionnelle).

Il y a également des zones de tension (Fiscalité autonome des terres de l’Ordre, justice pénale indépendante des régions ordiques, commandement militaire partagé en cas de guerre défensive, grande influence politique de l’Hochmeister).

En prévision de graves crises, il y a un arbitrage pontifical, une suspension temporaire des lois civiles ou une administration conjointe exceptionnelle. Si le Pape ne peut pas régler la situation, alors le droit de révocation des assemblées consultatives du Prince est révoqué, et icelles deviennent seules maîtresses de l’ensemble du territoire palastan (sauf indication contraire de Catolagne).

Les forces armées
Armée de l’État
L’armée de l’État est l’armée du prince. Elle assure une défense intérieure, un maintien de l’ordre et une protection, d’abord princière, puis civile.

Armée de l’Ordre
L’armée de l’Ordre une armée sous autorité du Pape, mais s’autogérant. C’est une armée d’élites militaires. Elle organise des guerres extérieures (notamment des croisades à ses temps glorieux), des opérations idéologiques pro-catholiques, ou à minima chrétiennes, et une ardente défense de la foi.

En cas de guerre, il y a un commandement conjoint des forces armées (dirigé par un général régalien), et/ou une prééminence de l’Ordre si c’est un conflit religieux.

Principaux personnages :

Politique internationale : La Politique internationale d'Helmsbourg est toute simple : la religion. En effet, ses accords, ses ambassades, ses relations diplomatiques seront toujours motivés par la religion catholique ; et donc elle ne pourra entretenir de relations avec des pays non-chrétiens (Azur, Byb-Razad, Banairah, ou encore Icamie par exemple). Cependant, les relations internationales ne sont pas sa priorité, et Helmsbourg cherchera le moins possible à établir des relations durables (sauf si nécessaire bien sûr, et en respectant les critères énoncés plus haut).
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PROJET EN ATTENTE

Création de pays : Communauté de Brandt


Généralités :



Nom officiel : Communauté de Brandt | Brandt-gemeenschap
Nom courant : Brandt
Gentilé : Brandais.e.s

Inspirations culturelles : Belgique.
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : français (Teylais), flamand (Brandisht), Allemand et Italiens.
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Ainsi que l'ensemble des langues officielle et reconnu de la Confédération.

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : Dieu est mon guide.
Hymne officiel :
Monnaie nationale : PrinzMark (Ƥ) (Nommé Markz ici)

Capitale : Shoegpzel (Pour ceux qui ne parle pas néerlandais ça se prononce : Chourpzeul )

Population : 11 475 772 habitants (soit 212 habitants au kilomètres carré)


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

Présentation historique :

L'Antiquité est marquée par l'absence d'unité dans la région de Brandt. Le territoire était alors morcelé de plusieurs dizaines de petites chefferies réparties dans les vallées des montagnes, isolées. Seuls les marchands reliaient tous ces peuples pour garder un lien, cependant les chefs étaient toujours à la recherche de territoires et, considérant les montagnes comme des divinités, ces derniers se battaient régulièrement entre eux et contre les autres tribus de l'actuelle Wardonie. Ainsi, les siècles passèrent entre guerres fratricides et pillages contre l'Empire Rhêmien, le paysage politique s'éleva lorsque les frontières impériales tombèrent, brisant l'image d'un ennemi que l'on ne pouvait pas vaincre. En effet, les tribus étaient entrées dans une zone tampon de l'Empire malgré la faible présence de ce dernier due à l'imposante chaîne de montagnes qui recouvre le territoire, toutes les chefferies devaient alors payer un tribut. Mais à l'effondrement de l'Empire, le lointain tribut offert pour la survie de ces chefferies se leva en l'absence d'une réelle menace, et c'est ainsi que les tribus passèrent de chefferies à principautés, entrant dans l'ère du Moyen Âge.

Le Moyen Âge débuta par une phase de plus ou moins petits royaumes brandais qui continuèrent à se faire la guerre pour des conquêtes sans réel intérêt, mais leur cupidité fit place à la domination lorsque l'Empire francien annexa l'ensemble des royaumes de l'actuel territoire de Brandt. Des siècles de domination débutèrent, les royaumes de Brandt de jadis furent morcelés en 24 comtés, toujours présents aujourd'hui sous la dénomination de cantons. À la chute, des siècles plus tard, de l'Empire francien, les héritiers dits orientaux de l'Empire proclamèrent la continuité de l'Empire Rhêmien en créant le Saint-Empire de Wardonie. Ainsi, les 24 comtés de l'actuel Brandt furent intégrés pleinement à ce nouvel empire, devenant une force politique importante dans ce nouvel Empire. Mais l'Empire, affaibli par les invasions et pillages, l'Empereur délégua une partie de ses pouvoirs aux seigneurs locaux, renforçant leur pouvoir politique de comtes de Brandt et des autres seigneurs, devenant de facto souverains, ceci se cumulant avec l'instauration d'une monarchie élective dans le Saint-Empire. Enfin, malgré sa fragmentation, l'Empire prospéra grâce au commerce entre Teyla et la Kaulthie, qui lui conféra une position stratégique dans la région.

La Renaissance marque le déclin de la toute-puissance de l'Empereur qui, incapable de centraliser le pouvoir autour de lui, devint petit à petit une figure, un symbole plus qu'une autorité suprême, ceci sous le règne de la dynastie Antranias-Weilsbrecht. Cumulé avec la Réforme qui fracture l'Empire entre catholiques et protestants, créant ligues religieuses et guerres dans le territoire. L'édit de Marcheburg vient alors entériner les principes de Cujus Regni et Cujus Religio, donnant alors la souveraineté confessionnelle aux comtes, ducs et princes. Ainsi, les comtes de Brandt. C'est à cette période très instable et propice que les comtes de Brandt créèrent, en réaction à l'hostilité des catholiques, la Communauté de Brandt, élisant un Prince pour les représenter et entamant une réforme du système politique interne vers ce que l'on connaît aujourd'hui comme canton et une forme pré-démocratique de celle d'aujourd'hui.

Enfin, vint le Grand Siècle et l’éveil d’une unité wardonienne, un siècle de grande réflexion sur l'avenir des territoires wardoniens. Après moult guerres religieuses et luttes d'influence qui ravagèrent la Wardonie, les princes et intellectuels du pays désignèrent cette souffrance comme étant le résultat d'un manque de pouvoir central ; alors, d'un commun accord, fut désigné le Duché de Marcheburg, malgré le désaccord de la Communauté de Brandt à ce sujet, comme pôle de stabilisation de l'Empire, devenant le principal facteur des réformes de l'Empire. Après une crise de succession du Duché de Marcheburg qui fut résolue par la négociation, la Conférence d’Antrania inaugura enfin les bases d'une paix solide et l'unification politique de l'Empire en Confédération de principautés.

Mentalité de la population :

La population Brandaise est très accueillante, c'est une société basée sur la fête, l'alcool et l'amitié. C'est une nation qui a un attachement particulier au monde marin, car ayant été très en avance sur la question. Ils sont très attachés à leur culture, le roi et Dieu, qui forment un socle sur lequel se rattachent tous les Brandais. Ils ne sont pas rancuniers. Enfin, c'est un peuple de marchands qui n'aiment pas avoir d'ennemis.

Place de la religion dans l'État et la société :

La religion est officiellement séparée de l'État, cependant le Prince est officiellement le représentant des Brandais mais est aussi le représentant de Dieu, ayant été élu par Dieu lui-même. Il existe donc un certain flou à ce sujet. Le pays accueille toutes les religions mais maintient volontairement une forte présence culturelle du protestantisme en construisant et rénovant majoritairement du patrimoine religieux protestant au détriment des autres religions.


Politique et institutions :



Institutions politiques :

La Communauté est dirigée par un Prince élu à la mort du souverain précédent parmi les héritiers potentiels sur 3 générations et parmi les candidats qui sont volontaires.
Le pays est composé de 52 cantons qui ont des élections à des dates différentes et des gouvernements au mandat différent (entre 3 et 9 ans de mandat).
Tous les 7 ans, Brandt fait voter ses habitants dans des élections directes en un tour pour élire le nouveau gouvernement. Chaque nouveau gouvernement doit être validé par le Prince qui peut en théorie rejeter le vote populaire (dans les faits, ça n'a été fait qu'une fois il y a plusieurs siècles).
Il existe dans le pays des institutions policières, militaires, économiques et culturelles qui veillent à faire fonctionner le pays.

Principaux personnages :

Le Prince de Brandt : Gijsbert van Eerden
Première ministre de Brandt : Kaatje Grootemarsink

Politique internationale :

Le pays cherche à pouvoir commercer avec tous et à étendre son influence dans le monde naval via un réseau de clients fidèles. Pour ce faire, le pays va chercher à développer de bonnes et fortes relations avec diverses nations sans se préoccuper d'idéologie et sur divers continents. Autrement, Brandt cherche à collaborer avec les autres membres de la confédération.
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Principales phases chronologiques du Saint Empire Wardonien.

Antiquité :

Au commencement de l’histoire wardonienne, les forêts étaient peuplées d’êtres primitifs souvent en conflits entre eux et s’opposant régumièrement aux légions de la Rhême impérial. C’est à dire un coin sauvage peuplé de barbares plus ou moins évolués qui se permettaient de pratiquer des incursions chez les rhmiens mais sans réels États ne dépassant pas le stade de chefferies ou de tribus aux institutions assez primitives. Un territoire assez inexploré où les affrontements entre chefs sont réguliers même si la peur de l’envahisseur rhêmien est prédominante et peut en partie expliquer l’union temporaire des tribus pour écraser Sancte lorsqu’elle tente de trop s’avancer en Wardonie. Parfois, contraire, les barbares se soumettaient, payaient tribu et devenaient une sorte d’État tampon, client de Sancte tout en étant plutot autonome et un partenaire commercial apprécié pour ses armes de grandes qualités et ses auxiliaires particulièrement performants contre les Barbares du Sud de l’Empire ;

Ensuite avec les invasions des peuples des steppes (les Huns, notamment, ainsi que les Goths et toutcounti…) on peut commencer à envisager une vaste migration qui perfore les Limes et qui aura des conséquences démographiques assez sévères à Teyla et qui verra le pouvoir central, décadent, obligé de céder des terres aux Barbares germains en échange de leurs fidélités donnant ainsi naissance aux premières principautés germaniques qui apparaîtraient à l’est de Teyla (comme ce fut le cas pour les Burgondes)et qui continueraient à se faire la guerre. Et qui, petit à petit, grignoteraient le territoire impérial et fonderaient un grand nombres de royaumes et de principautés barbares un peu partout, notamment à l’Ouest (les Vandales en Qabalie/les Wisigoths dans le Sud de l’Antérinie et du Faustinans).

Plusieurs peuples Wardons seraient donc à l’origine de la chute de Rhême tandis que pour la première fois des États plus ou moins vastes et plus ou moins centralisés s’établissent donnant naissance à une série de Royaumes en constante rivalité et guerres perpétuelles. La chute de Sancte, pour ces princes lointains des provinces latines passe relativement inaperçu et ne fait qu’abolir un système de tribut mort depuis plusieurs siècles, tandis que sur le corps fumant de l’Empire certains barbares romanisés et mêmes christianisés, assez tôt (?), s’étendent rapidement et forment de nouveaux ensembles particulièrement vastes, même en Wardonie. Inaugurant le début du Moyen-Âge (Ve-VIe siècle).


Période Médiévale :

Après l’émergence des premiers États et l’apparition d’ensembles compacts, relativement centralisés et très vastes (notamment en Wardonie, sur le modèle des Alamans) avant de finalement êtres absorbés par un Royaume bien plus fort. De là naît une puissance continentale ayant probablement dominé une grande partie de l’Eurysie de l’est ; Gallouèse, Teyla, Loduarie, Antares, St-Alban… et s’étant étendu sur les aires germaniques, et donc sur la Wardonie. L’amenant probablement à entrer en confrontation avec un géant Kaulthe en formation entre le VIIe et IXe siècle. Tandis qu’au niveau religieux, les efforts de christianisation s’intensifiaient chez les païens (sur le modèle des persécutions carolingiennes).

Néanmoins, à la suite de l’effondrement de l’Empire Franciscain le territoire est partagée en une multitude de princes au sein des principaux royaumes composant la Couronne ; à l’ouest ce sera Teyla que les princes Aciminides hériteront tandis qu’à l’est, l’un des héritiers du fondateur (Edwidge?) de l’Empire Francien héritera des possessions germaniques. Par ailleurs, les Rex Tayae pouvaient aussi êtres vus comme des continuateurs de la tradition rhémienne des Empires Franciens amenant ainsi les Edwidgiens, pour se différencier des Teylais et réaffirmer leur indépendance vis à vis des Monarques francophones, à se parer du titre de Saint Empereur Wardonien autour du Xe et XIe siècle tandis que les invasions extérieures et une dévaluation permanente de la monnaie à cause du manque de métaux précieux affaiblissent considérablement le pouvoir central, obligé de déléguer la protection des populations et l’administration de fiefs importants aux seigneurs locaux ; qui acquérirent au fil des décennies et du désagrégement du domaine royal une très forte influence tant dans la distribution des terres (la plupart des grands domaines appartenaient aux grandes Maisons dynastiques) mais aussi des charges (Clergé et Noblesse)…

La décentralisation progressive des institutions amena à la formation de Duchés extrêmement influents et parfois bien plus que l’Empereur, ce dernier sera par ailleurs défait par un prétendant soutenus par les principales Maisons aristocratique mécontentées par l’irascibilité du prince et sa mauvaise manie à s’attirer les foudres des Grands… Par ailleurs, lors de la Bataille dite de la Montagne Grise (1225) les Grands ont solennellement élu Ludwig I comme Saint-Empereur de Wardonie, amenant un précédent que les Dynasties princières sauront exploiter avec intelligence en décidant que le S.E.W deviendra une Monarchie élective.

Durant les trois prochains siècles, la Couronne sera partagée entre la dynastie impériale kaulthe, la Famille royale teylaise et les nobles des différentes Familles monarchiques eurysiennes ; la corruption des électeurs étant le seul moyen d’espérer obtenir la Couronne. Par ailleurs, l’Empereur est avant tout un rôle symbolique, ses fiefs restent assez épars en Wardonie et n’a qu’une autorité limitée sur les Princes, prompts à appeler à l’aide des alliés étrangers si la Couronne tente de se montrer trop intrusive. Évidemment, les conflits territoriaux sont nombreux et l’Empereur doit aussi résoudre les querelles entre Princes… En revanche, l’Empire est un point stratégique reliant deux puissances continentales émergentes ; Teyla et la Kaulthie tout en étant un point de passage obligé entre l’Eurysie de l’est et celle de l’ouest, faisant de cette région un point commercial stratégique pour les grands empires eurysiens.

Ainsi tout au long du Moyen-Âge le Saint Empire est fragmentée et relativement indépendant, divisé en de multiples principautés ; duchés et comtés voire même en épiscopats rivaux n’obéissant que de manière relative à l’Empereur tandis que les principales puissances locales ; le Duché de Gavière, le Comté de Falkenberg et le Comté de Loonburg ainsi que plusieurs épiscopats (une partie de Saint Alban?) étaient les Electeurs, ceux qu’Empereur et Rois tâchaient d’acheter à tout prix pour obtenir une certaine souveraineté sur un territoire si prestigieux et si stratégique.

Renaissance :

Saint Empire Wardonien au début du siècle. Couleurs intuitives et les petits losanges représentent la dignité électorale.

Si le Moyen-Âge est souvent considéré comme l’âge d’or de ce microcosme s’étendant entre deux sphères culturelles (le monde français et le monde germanique), c’est aussi le début du déclin de l’Empire ; les principaux électeurs gagnaient en puissance et devenaient par la force des choses ce qui comblait le vide d’autorité qu’il y avait au sein de l’Empire, les empereurs successifs n’ayant réussi à donner vie à de véritables institutions centralisées et performante, comme ce fut le cas à Teyla, mais aussi, dans une moindre mesure, en Kaulthie. C’est d’ailleurs à cette époque que les Antranias-Weilsbrecht étendent leurs réseaux dynastiques à la Kaulthie (prise de possession de plusieurs Trônes sur les côtes raskenoises, harmonisé avec URAKAN) ainsi qu’au sud de l’Eurysie (l’Antérinie et les Marches deviennent une des innombrables Couronnes des Weilsbrecht) mais aussi au sein du Saint-Empire (en effet ils héritent de la Couronne du Duché de Marcheburg) où ils deviennent d’influents électeurs… Permettant l’élection d’un Antrania au Trône Impérial en 1460. Ce dernier, ayant conscience que le pouvoir des Antranias sur l’Empire ne sera que temporaire, s’acharnera à le décentraliser encore plus pour durcir la tâche à ses successeurs et rivaux de Manticore et de Warenburg.

Par ailleurs, à la même période, les premiers mouvements réformés apparurent, à la fois en Kaulthie, avec l’émergence d’un « Catholicisme impérial » et au sein du Saint-Empire, avec l’émergence des églises réformées dans plusieurs principautés. Aux tensions politiques entre les princes et l’Empereur, s’ajoutèrent des tensions religieuses entre réformés et catholiques, les premiers devenant de plus en plus nombreux au fil du temps, à la fois financés à distance par les Kaluthes et par les provinces sécessionistes à la Couronne des Antranias-Weilsbreht, notamment à Rasken et au sein du Marcheburg… Plusieurs ligues se formèrent tout au long du siècle et opposèrent les princes catholiques et les princes protestants, soutenus à distance par des puissances antagonistes (la Kaukthie et Teyla par exemple) mais aussi par des puissances régionales qui chercheraient à profiter du chaos ambiant pour obtenir quelques concessions territoriales sur les côtes ainsi que quelques privilèges commerciaux auprès des membres de l’Empire…

Au niveau politique, l’influence exercée par les deux grandes puissances régionales ; Teyla et la Kaulthie s’est faite de plus en plus ressentir au sein de l’Empire, ce n’était plus uniquement une question de dignité que de recevoir la Couronne mais aussi d’influence politique ; les Antrania étaient quasiment sortis de la course avec les « troubles » qui éclataient dans ses possessions germaniques, d’abord à Rasken ensuite au Marcheburg tandis que sa rivalité avec Teyla et la Kaulthie l’empêchait de devenir la solution du compromis entre les « Protestants » et les Catholiques. Et plusieurs conflits à demo-ouverts opposèrent l’empereurs et certains de ses princes, le forçant à adopter plusieurs édits de tolérance favorisant les réformés dans certaines provinces ; ainsi naquit l’édit de Marcheburg qui établissait le Cujus Reigni, Cujus Religio pour les princes luthériens.

Évidemment la situation restait extrêmement tendue, jusqu’à la naissance de véritables ligues à visées religieuses qui émergèrent avec le déséquilibrage du Collège des électeurs ; en effet en 1570 le Duché de Marcheburg vit son Duc, Ludwig d’Antrania-Marcine-Weilsbrecht se faire destituer par la Diète locale, amenant ce dernier à négocier plusieurs accords avec le Royaume de Teyla et les électeurs catholiques pour retrouver son Trône ; en échange d’or et de la cession du Comté de Cielazur, sétendant sur quelques provinces aux marches du Royaume de Teyla, et qui empoisonnait les rapports entre la Couronne antérinienne et la Couronne teylaise, une expédition serait montée pour récupérer le Duché de Marcheburg, qui avait nommé à sa tête un empereur kaulthe et qui avait rejoint la Ligue protestante alors garantie par la Kaulthie. Après deux décennies de négociations et de tensions la guerre éclata finalement en 1590 entre les principautés catholiques et protestantes.

Après plusieurs décennies de conflits sanglants, une paix fut trouvée et cette dernière ne faisait que réduire encore plus la souveraineté des princes d’Empire qui tombait pour la plupart dans les sphères d’influence Kaulthe, Teylaises ou Antériniennes tandis que l’Empereur devenait de plus en plus symbolique et n’avait qu’un pouvoir limité par l’influence qu’exerçaient les deux puissantes monarchies voisines. Ainsi la Renaissance marquait avant tout la fin de la relative indépendance des principautés germaniques, qui devenaient pour la plupart des relais d’influence des puissances eurysiennes qu’une désunion profonde avait accentué.

Le Grand Siècle et l’émergence d’un sentiment d’unité nationale.

Après le XVIe siècle, le Saint Empire était plus désunit que jamais ; aux tensions religieuses s’ajoutaient la rivalité entre Electeurs sous fond d’ingérence toujours plus poussées ; les Antranias avaient repris la Couronne du Marcheburg et avaient établi zone d’influence au sein du Saint Empire, la Kaulthie et Teyla avaient eux aussi leurs sphères d’influence à l’est et à l’ouest alors que les ligues marchandes du nord du Saint Empire s’effondraient en entraient dans le giron des différents électeurs. Un difficile jeu d’équilibriste se mettait en place à chaque élection, à la différence près que les Kaulthes ne pouvaient plus avoir accès à la Couronne impériale, à cause de leurs divergences religieuses avec Sancte, mais devaient accorder un soutien à chaque candidat si ce dernier souhaitait accéder à la Dignité Impériale.

Au niveau intellectuel, la croissance de l’imprimerie et cette « guerre civile germanique » particulièrement brutale diffusa une idée simple au sein des milieux intellectuels de l’époque ; les Wardoniens avaient tout en commun ; la langue, la culture, la religion chrétienne et si ces derniers avaient si brutalement subit cette guerre de 40 ans c’est uniquement à cause de la profonde désunion politique du pays, qui a été ravagé par des bandes de mercenaires velsniens, teylais, antériniens ou kaulthes. Pour plusieurs philosophes, si Teyla, l’Antérinie ou la Kaulthie n’avaient pas été touché si sévèrement par ces multiples conflits, c’est uniquement car un pouvoir fort et centralisé permettait de lever massivement des armées mercenaires pour défendre la Couronne et ses intérêts, au contraire, si la Wardonie a subi de telles horreurs, c’est avant tout car aucun prince n’avait les moyens de financer de grandes compagnies. Si le concept d’unité nationale n’était pas encore né, celui d’unité politique l’était. Et dans les principales cours de l’Empire, l’idée de voir un empereur jouir d’un pouvoir de plus en plus centralisé était devenue banale et même chaudement soutenue par les princes, qui espéraient, comme toujours, tourner ça à leur avantage.

Du point de vue politique, en effet, plusieurs grands ensembles se formaient, malgré l’influence des princes étrangers, au centre le Marchebourg, sous l’avisée gestion de son Chancelier, Edmund von Graff, il put s’agrandir (par les armes et la diplomatie) des provinces entre les différentes seigneuries du Helmsburg tandis que d’importants travaux visant à rendre prospère le Duché furent entrepris alors que l’autorité des princes antériniens s’estompait petit à petit, secouée par plusieurs révoltes protestantes dans les provinces du Nord.

Finalement, une nouvelle révolte populaire couplée à une révolution de palais mettra un terme à l’autorité des princes antériniens sur le Marcheburg, déjà fragilisés par la perte de leurs domaines héréditaires en Kaulthie et à Rasken, réduisant l’influence antérinienne et enfonçant de nouvelles portes pour les Monarchies kaulthes et teylaises, tâchant d’accroître leur influence en s’attachant les faveurs du Duché du Marcheburg, en proie à de violentes agitations internes ; à la rivalité religieuse entre protestants et catholiques s’y ajoute une opposition politique entre les factions pro-Antériniennes, en minorité, pro-Teylaises et pro-Kaulthes tandis que la Gavière tâchait elle aussi de placer l’un de ses princes sur le Trône du Duché, les von Ziegler auraient par ailleurs mobilisés leurs troupes pour placer un de leur parent sur le Trône, et espérer s’assurer une voix décisive pour le Trône Impérial. La situation est explosive d’autant plus que le Chancelier von Graff, assurant de fait le pouvoir, ne réussit pas à nommer un souverain qui puisse assurer le consensus au sein de la Cour, amenant, de fil en aiguille à une véritable crise de succession qui menaçait de précipiter le Saint Empire dans un nouveau conflit intérieur de grande ampleur.

Finalement, la « Crise de Succession Marchebourgeoise » fut résolue par la diplomatie plus que par les armes ; les princes d’Empire sentaient la faiblesse de la Kaulthie, déjà prise dans des révoltes internes, notamment dans les colonies. Et si un conflit de grande ampleur devait éclater, beaucoup craignaient que ce dernier ne se termine à l’avantage des Teylais, et les Princes, sachant qu’il fallait un contrepoids encore solide l’influence teylaise se montrèrent bien plus réservés avant de déclarer la guerre et de mobiliser leurs troupes. Un accord sera trouvé lors de la Conférence d’Antrania (en 1653) et évite une guerre générale, au grand désespoir des monarques teylais qui firent tout leur possible pour déclencher une guerre avec le Marcheburg et l’Antérinie. Ce traité de paix qui met fin à une guerre fantôme place le frère cadet du Roi d’Antérinie sur le Trône du Marcheburg tout en le forçant à renoncer à se présenter pour être élu Roi d’Antérinie ainsi qu’à toutes ses prétentions sur le Trône de Marcine pour lui et ses descendants. Du point de vue politique, c’est un premier pas vers l’unité de la Wardonie, les Princes d’Empire se jurant assistance mutuelle et paix perpétuelle en leurs frontières. Tandis qu’au niveau diplomatique, une nouvelle manière de résoudre les conflits au sein du Saint-Empire est apparue, un mode de résolution basée avant tout sur des négociations dans la douceur dans antichambres ouatées et non par les batailles ; l’émergence d’une diplomatie de banquets ne souffrant plus du sang et des batailles, seulement d’un rapport de force hypothétique et d’une volonté commune de maintenir la paix. Mais aussi et surtout, cette année 1653 est considérée comme le début de l’Unification politique par « l’état de paix perpétuel » qui règne alors au sein du Saint-Empire, et ce malgré les ingérences et les interférences des grandes puissances, frontalières ainsi que lointaines, à titre d’exemple l’ombre antérinienne planant toujours sur le Marcheburg.

Les Lumières, une ère politique agitée et une philosophie en pleine ébullition.

Alors que le XVIIe siècle marque le début de la timide émergence de l’Unité nationale wardonienne, le XVIIIe sera à la fois celui du faste ostentatoire des grands princes mais aussi le début des révolutions qui agitèrent l’Eurysie tout au long de la seconde partie du siècle. D’un autre côté, ce monde agité fut particulièrement propice à la réflexion philosophique ; de grandes figures de cette discipline naquirent en Wardonie ; Si certains étaient des révolutionnaires acharnés qui admirèrent les pires révolutions du siècle au nom de l’égalité, de la liberté et de la fraternité qu’elles entendaient imposer aux sociétés, d’autres devinrent de fervents admirateurs des figures contre-révolutionnaires ; les philosophes Antériniens et Cartaradais demeurant des modèles pour le monde intellectuel wardonien. A titre d’exemple, Müller s’extasiera devant les « Libertés antériniennes » qui firent l’éloge des particularités régionales et politiques de chaque institutions et s’inquiétera de la « profonde décrépitude des nouvelles institutions » et ce dernier y opposera les « Libertés wardoniennes » s’opposant à la formation d’un État central et universel qu’il voit comme une « machine législative despotique et impersonnelle » qui ne souffre d’aucune différence et s’impose à tous en écrasant les particularités. Au contraire, d’autres feront l’éloge des grands principes universalistes et tâcheront tant bien que mal de démontrer qu’égalité et libertés sont compatibles et que l’État universel, transcendant cultures et nations s’avérerait positif.Tandis que la Wardonie change progressivement ; au niveau politique les auteurs conservateurs prirent l’avantage sur leurs rivaux et influencèrent la plupart des institutions que les princes mettront en place à partir de la second moitié du XIXe siècle.

Par ailleurs, un sentiment national émerge aussi grâce à ces doctrines qui mettent en avant une identité wardonienne ; catholique (pour la plupart des auteurs) et germanique qui place, nous l’avons vu plus tôt les particularités régionales comme représentative des libertés des Wardoniens. C’est dans cette mesure qu’il faut comprendre ces « Libertés wardoniennes » que l’on oppose aux autres « Libertés » ; tantôt trop centralisatrices, tantôt trop libérale… Ces fameuses libertés wardoniennes farouchement défendues par de nombreuses principautés sont la base intellectuel des mouvements wardonistes qui essaimèrent après la révolution antérinienne et celles qui suivirent en Eurysie.

Néanmoins, au niveau politique le rapport de force entre les principales puissances eurysienne commençait à très clairement basculer en faveur du Royaume de Teyla ; la Kaulthie montrait des signes évidents d’épuisement, qui s’étaient terriblement aggravés depuis la Conférence d’Antrania en 1653, tandis que les Couronnes d’Antérinie perdaient progressivement de l’influence au Marcheburg à cause du désintérêt du Royaume pour l’Electorat tandis que la faction protestante (et par nature anti-antérinienne) gagnait en influence. À l’ouest, Teyla renforçait sa mainmise sur le Brandtinois et le Falkenberg bousculant ainsi l’équilibre qui existait entre Electeurs et inquiétant la plupart des princes d’Empire, qui craignait de devenir un jour ou l’autre les valets des Monarques teylais. Cette crainte poussa les princes à signer secrètement le Protocole de Chourpzeul unissant les Princes protestants, par nature hostiles aux régimes catholiques, et certains Princes catholiques dans une ligue militaire secrète visant à intervenir directement contre Teyla en cas d’agressions contre l’un de ses membres par la Couronne teylaise, la Ligue de Chourpzeul vit très vite l’Antérinie, la Kaulhie ainsi que plusieurs puissances régionales s’y greffer pour contrer une puissance teylaise montante ; comme la Gallouèse, première puissance mondiale de l’époque, inquiétée elle aussi par son voisin, allié de Zélandia.

Néanmoins, aucun conflit d’ampleur n’éclatera, Teyla, jusqu’au déclenchement de la Guerre de Neuf ans, cherchera à renforcer sa main-mise sur ses vassaux de l’est ; épuration des aristocrates trop opposés à son influence, mise sous dépendance de certains secteurs économiques, renforcement des liens diplomatiques entre Teyla et les Duchés, ect… Jusqu’au déclenchement des opérations militaires, de fortes tensions éclataient régulièrement aux frontières ; la Ligue attendant impatiemment la moindre action agressive de Teyla pour intervenir contre elle. Et le déclenchement des hostilités entre Velsna et Zélandia donnera l’opportunité aux ligués d’agir contre le Royaume de Teyla qui venait de déclarer la guerre à Velsna et à ses alliés, dont l’Antérinie, la Kaulthie et la Gallouèse, membres de la Ligue. Si initialement tous les Princes étaient persuadés que ce conflit ne durerait pas longtemps ; après tout que peut le Royaume de Teyla contre deux puissances régionales et plusieurs marines ultra-modernes sur deux fronts à la fois ? Le manque d’organisation, de flexibilité et de communication entre les différentes armées coalisées mirent en déroute les armées kaulthes tandis que les gallouèsans piétinaient devant le réseau de fortification teylaises. Alors que les princes se préparaient pour mettre en place le siège de Manticore au début du conflit, ils déchantèrent assez vite et durent consentir à des efforts budgétaires particulièrement lourds pour tenter de repousser les teylais, soutenus par un corps expéditionnaire antérinien composé de 30.000 hommes expérimentés, supportés par des mercenaires velsniens à la réputation sulfureuse…

Après plusieurs victoires et tout autant de défaites la situation était intenable pour les deux camps ; la famine guettait tandis que l’épuisement des troupes et des finances était palpable. Dès un compromis mutuellement acceptable dut être trouvé ; il plaçait l’Antérinie comme un contrepoids efficace face à Teyla tandis que cette dernière renforçait sa position à ses frontières malgré une économie grevée par les dettes. Au niveau local, l’équilibre des puissances basculait ; si le Marcheburg et Brandt furent les principaux acteurs du conflit et les premiers défenseurs de la Couronne wardonienne ; ils en ressortaient épuisés tandis que les principaux sous influence kaulthe commençaient lentement mais sûrement à se défaire de la tutelle de l’Empire déclinant. Dorénavant, le Saint-Empire était presque mûr pour l’unité. Il fallait seulement attendre que l’Antérinie et Teyla se retirent. Même si l’influence du premier dépendait surtout de son pied à terre en Manche-Blanche, le Duché de Saint-Florent, constamment révolté par des agitateurs pilotés depuis Zélandia tandis qu’à Antrania, l’état des finances était catastrophique alors que les Parlementaires se montraient de moins en moins coopératifs avec le pouvoir monarchique ; annonçant les troubles révolutionnaires qu’il y aurait par la suite.

Néanmoins, ce difficile équilibre entre électeurs et puissances étrangères, une constante dans l’histoire wardonienne, marque aussi l’impossibilité pour Teyla de s’emparer du pouvoir ; si après avoir éjecté les Antrania-Weilsbrecht du Trône Impérial les Courvoisier purent s’y installer, il fallait encore amadouer les Princes ; la Gavière, montrait certaines réticence malgré son retrait de la Ligue, le Marcheburg et le Brandt se montrèrent assez vite hostile à l’influence teylaise. En clair rien n’était joué, l’influence grandissante se heurtait aux intérêts antériniens et les puissances locales, même affaiblies refusaient de voir l’hégémonie teylaise s’imposer sur l’Eurysie centrale. Ainsi, le XVIIIe serait le point de départ de l’unité intellectuelle de la Wardonie alors que les conditions nécessaires à son unité politique se rassemblaient lentement ; avant tout marquées par la chute de la Kaulthie et de l’Antérinie comme puissances régionales ainsi qu’un sourd rejet de l’hégémonie politique teylaise.


Le Siècle des révolutions et l’Unité nationale contrariée.(XIXe—XXe siècle).


La Wardonie aujourd'hui.

« Les graines intellectuelles de l’Unité wardonienne poussaient, tandis que les éléments politiques s’alignaient pour permettre à ce songe de devenir une réalité. Seulement, ce siècle réserve bien des surprises et bien des déconvenues pour la Wardonie. Il balayait tantôt les jeunes pousses, il les affamait parfois et dès fois, il réussissait à les tuer, mais jamais les racines lui cédèrent. » c’est ainsi qu’un auteur nationaliste résumait cette période charnière dans l’Histoire. Et pour cause, c’est au XIXe siècle que l’Unité wardonienne s’impose dans les esprits ; facilité par les révolutions puis par la réaction. En seulement 100 ans, le pouvoir impérial se centralise puis s’effrite, se renforce puis s’effondre quasiment. En clair, ce siècle fut l’un des plus agités au niveau politique ; les premières constitutions wardoniennes voyaient le jour avant d’être impitoyablement violées par des Premiers Ministres ambitieux. Loin des fastes tapageurs des « Rivoli de Wardonie » ce siècle est avant tout celui du triomphe du conservatisme réactionnaire et de la perte de vitesse des combats sociaux. Période politique et intellectuelle agitée, mais pourtant centrale dans l’émergence de la Wardonie comme entité politique unie.

Le début du XIXe siècle se caractérise par la monté en puissance de la bourgeoisie, banquière et industrielle, cette dernière se targuera de représenter le Progrès qui se veut « universel » et commun à tout homme. Un engagement politique qui trahit ses déceptions et ses déconvenues. Le Saint-Empire, à la différence des autres monarchies, ne possédait pas de Parlements capables de faire fronts aux décisions du pouvoir monarchique ; seul le Collège électoral (qui élit l’Empereur) est une « institution » nationale, ou du moins qui concerne toutes les principautés en devenant parfois un Tribunal d’Empire quand il s’agit de traiter les cas de trahison. Seulement, ce Tribunal est une extension du pouvoir monarchique des Princes et le peuple, ou du moins la bourgeoisie, n’avaient aucun moyens d’être politiquement représenter tandis que ses privilèges n’étaient garantis par aucune institution digne de ce nom ; le Clergé avait l’Église, la Noblesse pouvait s’appuyer sur ses terres et ses ressources pour lever des armées et se révolter, la Bourgeoisie n’avait que son or que les autres ordres étaient prompts à prendre. Seulement la révolution antérinienne, appuyée par les idéaux des Lumières, rebat les cartes et fait prendre conscience à la classe bourgeoise que son sang populaire peut être un habile outil pour forcer les Grands à s’incliner devant elle. Expliquant pourquoi les révoltes dans les anciens domaines appartenant aux Antranias se multiplièrent ; à Saint-Florent, devenu indépendant en 1770, ensuite dans le Comté de Cielazur, sous domination teylaise plusieurs révoltes (fiscales sous-tendues de revendications politiques) éclatèrent, plus tard, en 1785, c’est au tour de Marcheburg de voir sa bourgeoisie exciter le peuple pour plus de pain et plus de libertés, alors que le pouvoir royal avait du mal à contenir l’opposition nobiliaire dite « éclairée » qui se joindra à la bourgeoisie révolutionnaire.

Cette révolution, en plus d’être du pain béni pour les Teylais, qui y voyait un excellent moyen de jouer aux défenseurs de la Monarchie absolue de droit divin et d’écarter durablement l’Antérinie de l’une de ses sphères d’influence traditionnelle. Profitant des troubles, les Courvoisier proposèrent de prêter des mercenaires aux Antranias-Marcheburg pour réprimer les troubles en même temps que de corrompre certaines figures de la Cour pour qu’elles se fassent les relais de l’influence teylaise, tandis que la pression ne faisait que monter, insensiblement. Aux révoltes populaires s’ajoutait la dette, que la Bourgeoisie refusait de payer tandis que le pouvoir ducal se ruinait en louant les mercenaires teylais alors que certains de ses rivaux régionaux profitèrent de l’occasion pour financer les révoltes dans les enclaves du Marcheburg ; à l’instar de la communauté de Brandt, l’un des rares États indépendants qui souhaitait évincer son prestigieux rival de la course à la Couronne impériale et s’assurer comme la seule alternative possible à une hégémonie teylaise. Et malgré les efforts faits pour écraser la monarchie marcheburgeoise, cette dernière tenait tant bien que mal ; en quelques mois le Duc dut céder s’il ne voulait pas voir ses terres sombrer dans le chaos, et risquer de perdre sa Couronne. Dès lors, l’élan révolutionnaire, victorieux à Marcheburg, allait se propager plus rapidement que les épidémies ; le Brandtois voyait les Bourgeois contester la suprématie de la noblesse traditionnelle, le Falkenberg voyait des revendications nationales s’y ajouter, notamment le refus de voir l’Electorat devenir une succursale du pouvoir de Manticore, et à l’est la révolution continuait à gagner du terrain ; et avec elle, l’idée d’une unité nationale frayait son chemin.

Avec la victoire des révolutionnaires modérés, les Constitutionnalistes, la Wardonie semblait s’orienter vers un même cap, dorénavant les États membres du Saint-Empire avaient pour la plupart un système politique similaire ; la démocratie dorée, aristocratique et bourgeoise. Par ailleurs, l’émergence d’une faction centralisatrice, ou plutot fédératrice, se manifestait de plus en plus dans ces Assemblées ; l’objectif était clair ; il faut que l’Empereur ait plus de pouvoir et que les Princes s’unissent encore plus pour contrer l’influence teylaise et les reliquats antériniens. En clair, la révolution wardonienne, ou plutot les révolutions, firent perdre aux Teylais une grande partie de leur influence en Wardonie, pire encore pour les Courvoisier, il se voyaient obliger de considérer que le nombre de princes hostiles augmentait, s’aggravait avec le temps ; la Gavière se libérait de la tutelle teylaise, le Falkenberg aussi alors que le Marcheburg devenait le nouveau point de ralliement pour les nationalistes ; la crainte de voir des sentiments similaires passer la frontière devenait palpable à Manticore alors qu’Antrania devait se résoudre à abandonner ses ambitions en Wardonie et laisser la Couronne aux mains des Princes locaux.

Seulement, à partir de la seconde moitié du XIXe, le sentiment anti-teylais s’aggravait et la Monarchie teylaise, affaiblie par des dissensions internes et des querelles intestines voyait l’unité wardonienne se faire à son détriment, les lois centralisatrices et fédératrices de la première moitié commençaient à porter leurs fruits ; la Diète Impériale s’était agrandie d’un Parlement multi-partis et des lois visant à établir une armée nationale furent établies. Dorénavant, l’armée impériale wardonienne alignait 30.000 soldats, tandis que les entités confédérées en alignaient 100.000 faisant de la Confédération une puissance militaire et industrielle de premier plan, qu’il faut ménager. Suite à une spectaculaire montée en puissance de la rivalité teylo-wardonienne ; le Premier Ministre Impérial ; von Bachmark voulait faire naître l’unité nationale autour d’une victoire, ou du moins d’une guerre, contre Teyla. Seulement, les batailles furent un désastre, Teyla avait une armée plus moderne, plus avancée, que les Wardoniens et leurs supplétifs locaux ; les armées marcheburgeoise et confédérales furent écrasés, rebattant encore une fois l’équilibre des puissances et affaiblissant l’autorité central au profit des États confédérés. Victoire politique et militaire pour Teyla qui se débarasse ainsi d’un rival régional vouer à se décentraliser et à devenir une puissance de seconde zone.

Et tout au long des années 1870, peu de changements politiques intervinrent, si ce n’est l’émergence d’un néo-absolutisme moderne ; les élections existent toujours, mais comme le rappelle si brillament un proche du régime Lorenzoïste ; « Ce qui compte n’est pas les vote ; c’est comment on compte les votes » une technique qui fera ses preuves avec des Parlements de plus en plus autoritaires à la botte du Monarque en place et qui réprime impitoyablement les oppositions venues des intellectuels marxistes fraîchement arrivés et progressistes en mettant en avant les « Libertés wardoniennes » et la défense des particularité locale pour conserver la Liberté et l’opposer à une mythique universalité démocratique et aux Droits de l’Homme.

La situation politique restera telle quelle, la Wardonie se renfermant progressivement sur elle-même et ne faisant qu’élire ses Empereurs ; potiches régnant sur un maigre domaine s’étendant sur quelques provinces disséminées au sein de l’Empire, face à une diète effacée qui reste extrêmement frileuse à l’idée de remettre en cause les prérogatives des États membres de la Confédération, les seules lois passant étant celles qui promeuvent la libre-circulation entre États membres et qui autorise le Saint Empire à se positionner sur la saine internationale. Expliquant en partie pourquoi plusieurs membres voient leurs économies reposer sur la Banque et la Finance.

PrécisionsCet énorme pavé a pour objectif de présenter l'esquisse d'une histoire générale, afin de pouvoir avoir un tout compact et homogène et permettre au modérateur d'avoir le fil principal en un seul post sans avoir besoin de chercher parmi les autres posts pour essayer de lire quelque chose de cohérent.
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Création de pays : Principauté de Hochmark-Sanktstahl


Généralités :



Nom officiel : Principauté de Hochmark-Sanktstahl
Nom courant : Hochmark-Sanktstahl ou mixte Hochmark
Gentilé : hochmarkois(e)

Inspirations culturelles : Allemagne, SERG, Bavière, Alpes, État Français dans les valeurs
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Wardon (pour communiquer dans la Confédération), Hochmärisch (langue proche du wardon et parlée majoritairement dans la Principauté par environ 80-85% des habitants et langue traditionnelle)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Waldhoch (parlé par les communautés reculées des forêts), Steinmärisch (parlé par les communautés reculées des montagnes), Latin (par le clergé ou la haute noblesse ancienne)

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : Pour la Patrie, par le Prince, dans la Foi.
Hymne officiel :

Monnaie nationale : PrinzMark (Ƥ)

Capitale : Eichenburg (~110 000 habitants), située dans une vallée entre deux montagnes
Population : 1,8 million habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

Durant l'Antiquité, le territoire de l'actuelle Principauté de Hochmark-Sanktstahl fut composé d'une mosaïque de clans wardoniques (équivalent régional pour germanique) traversés par une double dynamique : luttes, alliances et conflits internes ; résistance et commerce vis-à-vis de Rhême. Si en effet le territoire était situé aux périphéries de l'Empire Rhêmien sans jamais y être intégré, le territoire qui fut durant un temps appelé Ferraskarn - terme issu du syncrétisme de la désignation locale du territoire (Skarnhald) et la désignation rhêmienne (Lacum Ferrosum) - a activement commercé avec l'Empire. Son bois, son fer, ses fourrures principalement, furent exportés vers la Cité Éternelle et son empire. Si celle-ci tenta à de rares moments de conquérir ce territoire montagneux aux forêts denses pour accéder aux ressources lacustres et montagneuses, ainsi qu'à sa position de col et voie commerciale importante entre Eurysie occidentale et orientale, la difficulté du terrain, la présence commerciale rhêmienne déjà implantée et la résistance des tribus s'étant temporairement unifiée mis en échec à plusieurs reprises ces entreprises avant que Rhême ne se contente que de commerce.

Au fil des siècles, alors que la région poursuivait son humble commerce avec Rhême, elle fut indirectement au contact du catholicisme naissant et croissant dans l'Empire et commença à s'évangéliser au fil des décennies. La chute de Rhême plongea la région dans une période de troubles et de recompositions brutales. L'équilibre des forces et les luttes internes des clans était influencé par le rapport à l'Empire, et le commerce était un apport de revenus considérables qui connu une net déclin. Les migrations, les famines et les conflits internes sans l'influence parfois stabilisatrice de Rhême décimèrent certaines communautés, tandis que d'autres se replièrent dans les vallées et que d'autres prirent l'ascendant en parvenant à étendre leur territoire. C'est dans ce contexte que survint la période la plus forte de christianisation, autour de la figure de celui qui fut appelé Saint-Konrad dans le récit national, missionnaire tardif dont la prédication austère et rigoriste trouva un écho profond auprès des chefs locaux. Le Baptême du Lac le 14 septembre 501 (date contestée, mais reprise dans le récit national dominant et conservateur), conversion collective des élites tribales, marqua l'intégration définitive du christianisme dans l'identité régionale tout en étant désormais vécu comme l'évènement fondateur de l'identité du pays. La foi devint un facteur d'ordre, de cohésion et de survie dans un monde perçu comme chaotique et menaçant. C'est aussi par la christianisation des peuples locaux que le territoire se structure petit à petit, la religion chrétienne apportant plus de stabilité administrative, certes balbutiante et archaïque.

Au fil des décennies suivantes, la société se structura autour de seigneuries héréditaires issues des anciennes chefferies et exerçant un pouvoir resté très local. Tandis que l'Eurysie voyait de très grands ensembles naître des cendres de Rhême, le territoire resta relativement isolé de ces dynamiques et ne vit pas de grandes conquêtes d'anciens territoires impériaux se faire, ou alors des extensions à la marge. La féodalisation arriva peu à peu, s'inspirant lentement des pratiques ayant cours autour du territoire. Le Traité de Krneustatt formalisa un équilibre original entre autorité seigneuriale et droits communautaires, en échange d'un semblant de défense collective. Cette féodalité rustique isolé pour le moment des grand ensemble, la nature des terrains et l'état d'esprit toujours instable du territoire freinèrent considérablement les débuts de l'urbanisation et ralentie le processus de centralisation. Lorsque le Saint Empire wardonien se constitua, le Ferraskarn n'y fut pas immédiatement intégrée et le lac continua de marquer une distance géographique notable. De nombreuses années s'écoulèrent où par mariage et parfois par conflit - qui ne brisèrent pas l'idée du Traité de Krneustatt bien qu'il fut par moment caduc - trois entités émergèrent en 1123, au terme du dernier grand conflit d'unification du territoire, le Margraviat de Hochmark, la Seigneurie libre de Sanktstahl et la Ligue des Vallées de Ferraskarn. Au cours du XIIe siècle, sous la pression de plus en plus forte des influences khaultes, teylaises et antériniennes dans la région, les trois entités du territoire entamèrent un rapprochement de plus en plus poussé. Au termes de ce rapprochement, ces entités se fédérèrent enfin aussi de la Principauté de Hochmark-Sanktstahl. Cependant cette unification relative (car les trois entités gardaient une certaine autonomie au sein de la Principauté dont le prince fut le désigné comme étant le fils du Seigneur de Sanktstahl et de la fille du Margrave de Hochmark) ne pouvait suffire à se protéger des puissances et influences rivales, et enfin le Hochmark-Sanktstahl intégra le SEW comme principauté d'Empire, par un acte de reconnaissance impériale qui accorda un nouveau prestige et plus de légitimité sans remettre en cause trop profondément l'autonomie réelle du Prince. L'Empereur y fut toujours respecté comme une figure sacrée, mais tenu à distance dans ses prétentions politiques et l'éloignement géographique du centre du pouvoir impérial conféra à la principauté un rôle de marche militaire importante mais lui permit aussi de rester à distance d'une trop grande influence impériale. La Principauté de Hochmark-Sanktstahl fut par ailleurs très heureuse de la conclusion de la Bataille dite de la Montagne Grise (1225) qui vit le SEW devenir une monarchie élective.

Du XIIIe au XVe siècle, la principauté connut une prospérité relative grâce au contrôle de plusieurs passages alpins reliant les sphères teylaisienne et kaulthe. Les routes commerciales et les péages assurèrent des revenus stables, sans vraiment faire émerger une bourgeoisie urbaine puissante, la rigueur religieuse et l'austérité des Princes en étant en partie responsables. L'Édit des Cols Libres institua une neutralité commerciale partielle, transformant Hochmark-Sanktstahl en terre de passage plus qu'en centre d'échanges. Le territoire n'était guère hospitalier et en dehors de la relative neutralité commerciale, rien ne poussait vraiment à s'y attarder. Les cultures locales subsistaient toujours bien qu'une acceptation de la Principauté se soit répandu et que l'attachement au Prince grandisse lentement. Cette prospérité mesurée renforça un conservatisme satisfait, convaincu que l'ordre traditionnel garantissait stabilité et continuité.

Toutefois, les guerres de religion bouleversèrent profondément cet équilibre. Lorsque des prédicateurs réformés, soutenus par des puissances extérieures, tentèrent de diffuser leurs doctrines dans les vallées, la réaction fut immédiate et violente. Le pouvoir princier, très attaché au catholicisme, s'opposa frontalement à la Réforme. La << Purge des vallées hautes >> marqua durablement la mémoire collective. Exécutions, persécutions, expulsions et confiscations scellèrent le triomphe d'un catholicisme intransigeant, sur certains points austère, extrêmement conservateur et par anachronisme, réactionnaire. Le pouvoir princier se sacralisa davantage, présenté comme le rempart ultime contre l'hérésie, la division et le chaos. Toute contestation religieuse ou idéologique fut dès lors assimilée à une menace à la sûreté et prospérité intérieure. Les prémices de ce qu'on a plus tard nommé le Sahlordnung. La Principauté regarda avec méfiance les troubles violents en Eurysie, les machinations de pouvoir entre Teyla, la Kaulthie et l'Antérinie. Elle fut également d'une hostilité radicale face aux édits de tolérance vis-à-vis des protestants et fit tout pour ralentir et empêcher ceux-ci. La Principauté fut une habituée de l'obstruction de négociations et accueilli très lentement les nouvelles avancées du continent comme l'imprimerie. Celle-ci fut sous fort contrôle princier qui de toute ses forces tentait de ralentir les changements ayant cours dans la région ou au moins de s'en isoler. Un peu au dessus de la mêlée entre les trois puissances continentales qui se disputaient pour influencer le Saint-Empire Wardonien, cette situation cultiva dans l'esprit des élites locales un certain sentiment de supériorité ou en tout cas, l'idée que la Principauté était différente, avait une place spéciale au sein du SEW et de la région. Cette période favorisa une sorte de culture politique du repli, de l'équilibre et du refus des engagements armés en dehors de la défense de la foi. L'État se concevait avant tout comme une communauté à préserver, non comme un acteur conquérant.

Les prémices des idées d'unification politique et plus largement culturelle furent sans surprises accueillies avec méfiance sinon hostilité par l'élite de la Principauté mais aussi par les populations locales qui demeuraient rurales, reculées et attachées à leur identité communautaire. Ce XVIIe siècle fut vécu différemment par la Principauté, ne serait-ce que pour ses élites. Là où le faste gagnait les cours princières, celle de Hochmark-Sanktstahl demeura très austère. Toutefois les écrits de Müller quant aux « Libertés wardoniennes » rencontrèrent une attention relative de la part du Prince qui rencontra le penseur à plusieurs reprises. Ils se retrouvaient sur certaines idées, notamment les particularismes locaux et l'opposition à l’universalisme. La Principauté se posa en constante opposition aux révolutions démocrates d'Eurysie, aux pensées libérales et aux volontés centralisatrices.

Le XIXe siècle marqua un tournant plus sombre. Le développement du chemin de fer ailleurs en Eurysie marginalisa brutalement les routes alpines. L'abandon progressif des grands cols commerciaux ruina plusieurs bourgs et mit fin à des siècles de prospérité relative. Les tentatives d'industrialisation échouèrent, freinées par l'isolement du reste de l'Empire et de l'Eurysie, le manque de capitaux et une hostilité culturelle profonde envers les villes ouvrières et leurs mœurs. Hochmark-Sanktstahl se replia sur une économie rurale, forestière et artisanale, assumant un certain déclassement plutôt qu'une modernisation jugée dangereuse, mais vit tout de même le développement relatif de la métallurgie. La Principauté résista plus ou moins à la centralisation éphémère de l'Empire grâce à son rôle de marche. Elle trouva toutefois des alliés parmi les premiers ministres conservateurs et réactionnaires et les aida grandement dans leur lutte contre les mouvements sociaux, les nouvelles pensées sociales et contre les volontés de représentation du peuple, ou du moins de la bourgeoisie, dans des institutions impériales. Durant les révoltes qui secouèrent l'Empire, la Principauté réprima sans pitié les rares soutiens aux révoltes sur son territoire et apporta son soutien aux catholiques soutenant la monarchie absolue. La Principauté fut déçue et un peu dépassée par les évènements, la réalité de son poids et son isolement au sein de l'Empire ne lui permirent pas d'infléchir la situation, bien que le territoire continua d'être une sorte de territoire résistant aux évolutions sociales et politiques dans une certaine mesure. Elle désapprouva ouvertement et tenta de lutter contre l'élargissement de la Diète Impériale et la création d'un Parlement. Elle eut une position ambivalente quant à l'armée impériale, favorable à l'idée de lutter contre les influences étrangères mais hostile à un trop grand pouvoir de l'Empire. Elle participa dans le cadre des obligations à cette armée impériale mais se contenta d'un strict minimum laissant peu de doute sur sa position et investit à l'inverse massivement de sa propre armée.

S’accommodant peu à peu de cette nouvelle situation, une industrialisation timide et tardive toucha le territoire et les Princes se convertirent à l'usage de modeler les élections à leur avantage, garantissant un parlement local presque continuellement conservateur ou réactionnaire. Il se donna à cœur joie avec les autres Principautés de l'Empire pour réprimer les penseurs marxiste et la Principauté vit l'apparition des prémices d'une police politique, ou du moins de services de renseignement intérieur.

Lors de la Grande Guerre du Brod Flor entre 1926 et 1931, la principauté proclama une neutralité stricte, coupant l'herbe sous le pieds à plusieurs acteurs de l'Empire qui souhaitaient prendre partie. La faiblesse du pouvoir impérial pour trancher permis la conservation du statut-quo et de la neutralité. Durant cette période un secteur de la finance balbutiant vit le jour, abondé de capitaux bienvenus par les personnes fuyant la guerre mais sous fort contrôle princier. Cependant malgré la répression, des socialistes modérés parvinrent au termes de plusieurs élections trafiquées par le Prince, à obtenir une majorité relative au parlement local, profitant de la fracturation entre les partis conservateurs et réactionnaires. Dans le même temps, l'afflux de réfugiés et de combattants en déroute, notamment porteurs d'idées révolutionnaires, provoqua une crise interne majeure. Une tentative d'insurrection communiste dans un bourg industriel embryonnaire, couplé à des soutiens socialistes locaux et la partie la plus radicale des socialistes du parlement fut écrasée sans ménagement par une armée profondément acquise au Prince. Cette guerre civile (1933-1936) prit fin sur des exécutions publiques et les déportations qui suivirent, qui traumatisèrent durablement la société. Dès lors, le communisme (ainsi que le socialisme qui y fut opportunément associé par le Prince, et donc les socialistes qui avaient obtenu la majorité relative au parlement) fut perçu non comme une idéologie concurrente, mais comme une force destructrice associée à la guerre, à l'athéisme et à la dissolution morale.

Le pouvoir se durcit encore, bien que maintenant des élections pour le parlement. Les partis communistes furent interdit, les socialistes écartés et l'opinion profondément modelée par le pouvoir princier. Une forme de démocrature autoritaire, paternaliste, réactionnaire et soutien infaillible d'un catholicisme traditionaliste se mit en place et perdura. La politique hochmarkoise embrassa durablement l'idéologie du Sahlordnung, réactionnaire, ultra-conservatrice, religieuse, militariste et flirtant avec le fascisme.

L'intégration à l'idée de Wardonie fut donc tolérée par pragmatisme mais jamais pleinement embrassée. Le Prince conserva un pouvoir étendu, appuyé par un clergé influent et un parlement étroitement contrôlé. Cette démocrature autoritaire, tolérant des formes d'opposition mais vidant en partie le pluralisme de sa substance, s'installa jusqu'à aujourd'hui. L'éducation, la presse et les organisations sociales furent strictement encadrées au nom de l'ordre, de la foi et des libertés wardoniennes, révisées selon le Sahlordnung et conçues comme la défense des particularismes contre toute idéologie universaliste.

La révolution communiste illiréenne de 2016 raviva toutes les peurs les plus anciennes. La suspicion de réseaux de propagande et de soutien clandestin, lors de l'Affaire du Lac Rouge, conduisit à légitimer à nouveau le caractère du régime. Hochmark-Sanktstahl se définit aujourd'hui comme une forteresse morale et politique, rurale, catholique et disciplinée, isolée par sa géographie autant que par ses choix idéologiques. Dans un monde eurysien perçu comme instable et décadent par le pouvoir princier, la principauté revendique son immobilisme comme une vertu et sa fidélité au Prince comme une garantie de survie.

Mentalité de la population :

La population de la Principauté de Hochmark-Sanktstahl se caractérise par une mentalité très traditionaliste, religieuse et conservatrice. Majoritairement rurale, dispersée dans les vallées forestières et les bourgs lacustres, elle entretient un lien très fort à son territoire, perçu non comme un simple espace de vie mais comme un héritage sacré, ce qui amène à très peu de mobilité à l'intérieur du pays. Le cas typique est que si un habitant né dans un village, il y fera sa vie. C'est par ailleurs un comportement encouragé par l'État mais aussi favorisé par le fait que les identités locales sont encore fortes. Le travail agricole, forestier et artisanal y est valorisé comme une vertu morale et constitue encore aujourd'hui un pilier de l'imagerie de l'ordre social princier. La stabilité, la hiérarchie et l'obéissance aux autorités traditionnelles sont enseignées à l'école pour garantir la continuité princière et la lutte contre de supposés ennemis. La discipline familiale et les actes parfois violents fait aux enfants pour imposer l'autorité, notamment paternelle, ne sont que très peu sanctionnées par l'État qui ferme les yeux.

Le catholicisme rigoriste fidèle à la Catholagne imprègne profondément les comportements et les représentations. C'est pour le pouvoir princier l'assurance que cette religion de l'ordre, de la discipline et de la frontière morale garantisse sa pérennité. Le prince et l'État sont largement perçus comme les garants du Sahlordnung, protecteurs d'un équilibre face aux forces jugées dissolvantes. Toute idéologie perçue comme universaliste, égalitariste ou progressiste est associée au chaos, à la décadence et à la violence par les médias proches de la droite politique au pouvoir, héritage d'une mémoire collective marquée par les guerres de religion (par ailleurs fortement exagéré par l'enseignement public) et, plus récemment, par les traumatismes liés aux mouvements révolutionnaires et communistes dans les régions voisines (eux aussi exagérés par le pouvoir).

La minorité protestante, numériquement faible mais historiquement visible, est tolérée davantage par nécessité institutionnelle que par acceptation sociale. Son rattachement spirituel à l'État Pontifical d'Almaräg alimente une suspicion persistante, mêlant méfiance religieuse et crainte d'une loyauté extérieure qui est une transmission directe du temps où la Kaulthie se prêtait aux jeux d'influence sur la Wardonie. Dans les campagnes, cette défiance s'étend plus largement à toute altérité culturelle ou confessionnelle. Un antisémitisme diffus et une xénophobie latente subsistent, rarement formulés en termes idéologiques structurés mais ancrés dans les mentalités, nourris par l'isolement géographique, la peur du déclassement et une vision du monde fondée sur la protection du groupe contre l'étranger.

Dans l'ensemble, la société hochmarkoise se perçoit comme une forteresse assiégée, même en temps de paix. Cette perception alimente un réflexe de repli, une exaltation de la tradition et une acceptation large de l'autorité, au plus grand plaisir du Prince et de ses soutiens.

Place de la religion dans l'État et la société :

Dans la Principauté de Hochmark-Sanktstahl, la religion occupe une place structurante et est très présente quotidien. Le catholicisme est une institution d'encadrement, un socle juridique et symbolique autour duquel s'est bâti l'Etat princier. L'Eglise n'y exerce pas un pouvoir direct sur le gouvernement, mais elle bénéficie d'un statut privilégié reconnu par des concordats anciens qui lui confèrent un rôle central dans l'enseignement, l'enregistrement des actes civils traditionnels et la légitimation morale de l'autorité. Elle a tout de même une grande influence car liée indirectement au pouvoir en place et aux partis la soutenant, et le Prince use de son image publique pour la promouvoire. Les grandes décisions politiques s'accompagnent presque systématiquement de rituels religieux sans que cela ne soit officiel.

Le clergé hochmarkois se distingue par son conservatisme dur et son attachement aux formes anciennes de la liturgie. Les diocèses sont étroitement alignés sur les frontières historiques des communautés locales, renforçant l'ancrage territorial de l'Eglise. Les évêques, souvent issus de familles notables rurales très encré localement et ont des liens forts avec la famille princière. Cette proximité confère à l'Eglise un rôle de médiation sociale, notamment dans les zones les plus isolées, où elle reste parfois la seule institution structurée présente de manière permanente et efficiente.

La minorité protestante est reconnue juridiquement mais strictement encadrée. Ses lieux de culte sont tolérés sous réserve de discrétion, et son rattachement à l'Etat Pontifical d'Almaräg est surveillé avec attention par les autorités. Toute tentative de prosélytisme ou de visibilité publique accrue est rapidement perçue comme une ingérence extérieure. Le pluralisme religieux n'est donc pas pensé comme une valeur, mais comme une concession administrative limitée, destinée à éviter les tensions ouvertes. Environ 83.7% de la population se déclare catholique et 41.3% pratiquante. Le reste se répartie entre protestants, juifs, athés et paganistes.

Enfin, la religion joue un rôle important dans la diplomatie symbolique de la Principauté. Hochmark-Sanktstahl se présente volontiers comme un bastion de la rigueur catholique wardonienne, un Etat fidèle à une conception ancienne de l'ordre chrétien.


Politique et institutions :



Institutions politiques :

  • Le parlement princier, renouvelé tous les six ans, constitue l’organe législatif central de la principauté. Il détient le pouvoir de proposer et de voter les lois locales, d’adopter le budget et de désigner les juges locaux chargés des délits mineurs. Cette institution est l'expression la volonté de maintenir un espace de représentation populaire malgré la prééminence du pouvoir princier.

  • Le Prince, nommé à vie selon un système de primogéniture mixte, incarne l’autorité exécutive et symbolique de la principauté. En l’absence d’héritier direct, la succession est organisée par élection parmi les familles nobles de la principauté, garantissant la continuité de la dynastie. Le Prince nomme et peut révoquer son gouvernement princier, qui exerce l’administration quotidienne et prépare les projets de loi et de budget à soumettre au parlement. Le Prince représente également la principauté auprès du royaume, en particulier au sein des institutions fédérales, assurant la coordination entre les intérêts locaux et ceux de la Confédération.

  • Le Conseil des Anciens (Räte der Alten) est un organe consultatif composé de nobles, de religieux et de notables locaux choisis par le Prince parmi les familles historiques de la principauté. Ce conseil n’a pas de pouvoir législatif, mais il émet des avis sur les grandes décisions du gouvernement princier, notamment sur la fiscalité, les levées militaires, les grands projets d’infrastructure, l'éducation, les institutions et les symboles. Il assure que les anciennes familles conservent une influence.

  • La Chambre des Communes de Vallée (Talversammlung) est un sous-parlement local qui regroupe les représentants des communautés rurales et des villages de montagne. Cette institution ne vote pas directement les lois de la principauté, mais propose des résolutions, signale des problèmes locaux et peut demander des audiences auprès du Prince ou du gouvernement princier. Elle sauvegarde l'importance de la ruralité du pays.

  • La Garde Princière de Hochmark (Hochmarkwache) est une force militaire distincte de l'armée de la Principauté (qui est sous la direction du gouvernement et rend des comptes à lui ainsi qu'au parlement), subordonnée directement et exclusivement au Prince. Chargée de la défense de la famille princière, de ses possessions, de la sécurité du palais et des missions que lui confie le Prince seul, elle est également impliquée dans la levée de milices locales pour les événements d’ordre public ou les crises exceptionnelles. Elle est aussi une épée de Damoclès sur un Parlement qui prendrai trop de liberté vis-à-vis du Prince.

  • Parlement

    Principaux personnages :




    Politique internationale :

    La Principauté de Hochmark-Sanktstahl adopte une posture diplomatique fidèle à celles qu'elle a adopté dans son histoire : prudente et défensive. Elle entretient des relations diplomatiques stables avec la Confédération dont elle est membre, tout en privilégiant au sein de celle-ci l’autonomie locale dans les affaires internes. Sa proximité avec l’Alloumi, État francophone démocratique et libéral donc perçu comme une Teyla bis, et l’Illirée, récemment communiste, impose à la principauté une vigilance constante. Pour cela elle est cherche à nouer des relations avec d'autres pays catholiques et conservateurs, principalement germanophones. Elle manifeste une hostilité doctrinale envers les idéologies communistes et trop progressistes. Hochmark-Sanktstahl reste attachée à ses traditions catholiques et conservatrices, utilisant la religion comme instrument diplomatique, et cherche à être proche de la Papauté. Elle évite toute implication militaire majeure hors de ses frontières, sauf en soutien à la Confédération, tant par sa méfiance vis-à-vis de l'extérieur que par la faiblesse de son armée. Elle voit également Teyla et la Kaulthie avec méfiance mais pardonne un peu l'Antérinie par pragmatisme géopolitique.
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    Création de pays : Grand Duché de Marcheburg.


    Généralités :



    Nom officiel : Electorat grand-ducal de Marcheburg-Pfalz.
    Nom courant : Marcheburg.
    Gentilé : Marcheburgeois.
    Inspirations culturelles : Allemagne, plus précisément la Saxe.
    Situation géographique :

    Langue(s) officielle(s) : Wardonien.
    Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Aucune.

    Drapeau :
    Drapeau national

    Devise officielle : Le Duc nous guide et le Christ nous sauve.
    Hymne officiel :
    Monnaie nationale : Prinz Mark.

    Capitale : Marcheburg.

    Population : 7 millions d’habitants.


    Présentation du pays :

    Histoire :


    Les premières traces écrites de l’existence légale du Marcheburg remontent au Xe siècle avec la formation d’un vaste ensemble politique sous la domination du Rex Teylae qui délégua l’administration royale à des Comtes, soumis à sa tutelle et à son autorité et constamment surveillés. Néanmoins, avec l’effondrement et l’effritement du pouvoir central, les comtes du Marcheburg se montrèrent de plus en plus autonomes vis à vis de la Couronnes, et après avoir acquis des privilèges héréditaires en faisant de fait un État souverain malgré sa soumission de jure à un empereur, que les Comtes élisent eux-mêmes. Par ailleurs, le Marcheburg, tout au long de cette période, sera constamment divisé en une dizaine de principautés rivales ; Hosse-Marcheburg, Marcheburg-Brandt ; cet éclatement est en grande partie du à la politique successorale désastreuse que les premiers princes ; les von Marcheburg, menèrent en divisant leurs domaines entre leurs fils. Grave erreur qui marqua pour les cinq prochains siècles la région.

    Un cercle vicieux s’installa ; à chaque réunification partielle, les domaines restaient divisés entre les héritiers de la Couronne marcheburgeoise tandis que la noblesse s’opposait frontalement à l’installation de lois de succession claires et unifiées ; en effet ces derniers profitaient de l’éclatement de la Maison ducale pour prospérer ; les principales familles nobles, souvent comtales pouvaient ainsi profiter de l’éclatement perpétuel des domaines ducaux pour croître et rester bien plus puissants que les princes ; il arrivait même parfois de voir deux frères d’une même famille comtale êtres les premiers ministres deux deux branches ducales rivales ; la division du domaine permettait un pouvoir faible et facilitait l’émergence d’une caste aristocratique toute puissante. Tout au long du Moyen-âge, ce mode de gouvernance perdura jusqu’à la réunification totale du Marcheburg en deux entités à la suite de l’extinction des autres branches cadettes ; la branche Albertienne pour les domaines au sud du Brandt, et les Léopoldine pour celles qui sont au nord des domaine Gavarois. Ces dernières s’opposèrent de longs siècles pour la dignité électorale ; même si le choix de l’Empereur s’était tourné vers les Albertiens dès le XIVe siècle.

    À partir du XVe siècle les deux branches s’éteignèrent successivement profitant ainsi au Weilsbrecht ; une influente dynastie princière kaulthe qui mit la main sur plusieurs domaines richissimes avant tout tournés vers le commerce fluvial et l’artisanat de luxe. Heinrich deviendra par ailleurs Electeur au Collège impérial et formera une véritable ligue au centre de l’Empire qui permettait d’endiguer les ingérences étrangères ; une politique que ses successeurs suivirent à la lettre. En effet ces derniers fidèles à l’adage latin « divide ut regnes » évitèrent la naissance d’une hégémonie régionale qui puisse nuire à leur délicate position. Toute cette stratégie sera par ailleurs renforcée par l’unification des possessions du Monde Antérinien à partir de la seconde moitié du XVe siècle ; dorénavant les Weilsbrecht devenaient les Antranias-Weilsbrecht et multiplièrent les Couronnes ; celles du Duché de Cielazur, à Teyla, en Margoulie raskenoise, et même en Afarée. Cette nouvelle puissance militaire émergente réussit à devenir un troisième pôle capable de rivaliser avec les Kaulthes et les Teylais. Un jeu géopolitique à trois débuta et opposa les trois hégémons de la région pour le contrôle de la Couronne du Saint-Empire. Tout au long du XVIe siècle, grâce à d’habiles prouesses et ses plutôt bonnes relations avec la Kaulthie, les Antériniens réussirent à régner sur le Saint-Empire, et ce malgré la perte constante d’unité politique d’une entité si disparate.

    Ce sera réellement le XVIIe siècle qui verra le début de l’essouflement de l’influence antérinienne dans la région ; dans un premier temps c’est l’identité même de la Maison d’Antrania qui est attaquée avec l’émergence de courants protestants vigoureux dès le XVe siècle ; et l’émergence de véritables tensions socio-religieuses entre une noblesse et une bourgeoisie qui s’opposaient en tout points et qui cherchaient à se différencier de toutes les manières possibles ; division qu’exploitèrent les adeptes des thèses de Luther en jouant sur la débauche d’une Eglise dominée par la noblesse et en promouvant une église autocéphale et indépendante de Sancte, sous le commandement d’un prince local. Ne manquant pas de s’attirer le soutien des petites principautés des alentours, comme celle de Brandt et de la bourgeoisie d’affaire, désireuse d’en finir avec la fiscalité écclésiastique franchement désavantageuse. On notera par ailleurs que la répression des protestants au Marcheburg fut la pire décision pour un pouvoir princier qui peinait déjà à conserver la fidélité de ses sujets du Nord et des provinces germaniques. Finalement, plusieurs révoltes éclatèrent pour la sauvegarde des privilèges des provinces tandis que cette dernière devenait l’apanage de la branche cadette ; les Antranias-Marcheburg qui ne tardèrent pas à profiter de ce don pour faire de l’ombre à leurs aînés. Sous l’administration de Ludwig d’Antrania-Marcheburg, une véritable tolérance religieuse fut mise en place tandis que plusieurs réformes économiques d’envergure permirent au Duché de rivaliser ses rivaux commerciaux du nord ; comme la Cité sur l’eau ou Teyla. Cette dynastie réussit à ménager noblesse et bourgeoisie et à servir ses intérêts au détriment de ceux des Antranias-Marcine-Weilsbrecht.

    Dès, lors aux tensions religieuses s’ajoutent une rivalité dynastique, et le nouveau prince d’Antérinie, Louis-Ferdinand II, fanatique et anti-protestant à l’excès réussit bien vite à se mettre à dos la noblesse luthérienne et la bourgeoisie calviniste tout en mécontentant l’aristocratie catholique par ses confiscations abusives et ses décrets arbitraires. La Première Diète de Marcheburg, initiée par les comtes et marquis ; qui avaient le pouvoir d’élire et de destituer les princes si ces derniers ne respectaient pas leurs privilèges, expulsa Louis-Ferdinand II pour lui préférer un prétendant rival, des Antranias-Marcheburg… Avec le soutien des ligues protestantes et du Brandtois. Suite à cela ; une véritable de guerre de religion éclata ; à la fois en interne, mais aussi à l’extérieur avec l’ingérence teylaise et antérinienne pour la restauration de la « Dynastie au Loup » et la répression des mouvements protestants ; la Kaulthie soutiendra évidemment les princes. Cette guerre, coûteuse et longue, ruinera durablement le Marcheburg et le soumettra pour quelques décennies encore à l’Antérinie, affaiblie et appauvrie. Néanmoins, malgré la violence du conflit, l’opposition reste latente et la position des Antrania-Marcine reste difficile à tenir ; d’une part car la bourgeoisie reste majoritairement calviniste et la noblesse luthérienne. Plusieurs troubles éclatèrent par ailleurs après la reprise en main du Duché par l’Antérinie, motivés tant par la faim que par l’intolérance d’État. Les Antrania durent céder et accepter le retour de la branche cadette aux affaires politiques, une grave erreur qu’ils paieront un siècle plus tard.

    En effet, plusieurs points essentiels sont à comprendre ; le pouvoir central s’effrite tandis que celui de l’Antérinie s’amenuise, au profit de l’influence teylaise et kaulthe. La société restait agitée tandis que la dynastie au Loup voyait ses domaines de Kaulthie revenir à des figures de l’aristocratie locale avec la complicité de l’empereur. L’économie était exsangue et le pouvoir peinait à se maintenir tandis que les cadets n’attendaient qu’une seule occasion pour se défaire de leurs encombrants aînés. Finalement, en 1652 une révolte de subsistance tourna à l’émeute religieuse et plusieurs représentants de la Couronne antérinienne furent pendus ; les impôts cessaient d’êtres payés tandis que le Chancelier von Graff poussait les Antrania-Marheburg à l’action en rappelant que c’était le meilleur moyen de se défaire des Antranias. Suite à cela, face à la menace d’une guerre généralisée opposant l’Empire, Teylais et les Kaulthes, l’Antérinie dut s’incliner en échange de conserver un droit de regard et d’ingérence dans les affaires marcheburgeoises. En 1653, l’indépendance était donnée et une politique ambitieuse fut menée.

    L’objectif premier pour le Marcheburg était de devenir une véritable alternative à Teyla ou à la Kaulthie, il fallait pour ce faire renforcer l’assise territoriale marchebourgeoise. Amenant à l’annexion de plusieurs évêchés catholiques grâce à des lois visant à garantir la tolérance religieuse et de bonnes relations entre les communautés religieuses portées à bout de bras pour les von Graff et les souverains. Cela permettait par ailleurs de renforcer la mainmise du Duché sur les routes fluviales, nœuds stratégiques au sein de l’Empire. D’autre part, une nouvelle politique économique mettant l’accent sur la place de la bourgeoisie et libéralisant, dans une certaine mesure le commerce de grains.

    Quelques décennies plus tard, l’éternelle opposition entre la bourgeoisie et la noblesse amena à la révolution marcheburgeoise. La libéralisation de l’économie et de la vie politique étant la première des revendications de la bourgeoisie tandis que le pouvoir royal devait céder. Face aux troubles internes qui éclataient partout dans ses zones d’influence, Teyla dut bien vite oublier l’idée d’intervenir au Marcheburg, face à la victoire des Bourgeois et de l’établissement d’une démocratie dorée ; avant tout partagée entre les deux castes dominantes de la société. Cet élan se propagea rapidement, plus encore il s’installa dans le Brandtois et agita les badauds locaux, dans le Flakenberg et la Gavière ; l’ennemi n’était plus le pouvoir absolu, mais la dépendance du Saint-Empire à l’hégémon teylais. Ainsi le Marcheburg devint le fer de lance de l’Unité nationale wardonienne.

    Néanmoins, après l’écrasante défaite de 1860 face aux Teylais poussera le Marchburg à devenir de plus en plus attaché à ses prérogatives étatiques et malgré un début de centralisation initiée par la révolution, le centralisme se heurta à la « liberté wardonienne » et à ses particularités fondamentales. Amenant le Duché à se refermer sur lui-même tandis qu’une classe bourgeoise et aristocratique se partageait le pouvoir. Le Duc, potiche, simple représentant international peine à se faire entendre et entre régulièrement en conflit. Néanmoins, le XXe siècle, en plus de l’industrialisation rapide de l’État le dota d’institutions relativement démocratiques ; une tournante entre Chrétiens-Sociaux et Conservateurs, voire même le Parti Nationaliste Wardonien se partageant le pouvoir.

    Aujourd’hui, la population, à majorité protestante conserve une certaine suprématie politique, même si les provinces du Sud restent très catholiques et jouissent d’une certaine autonomie. Le Parlement est dorénavant devenu un organe souverain et le suffrage universel s’impose depuis les trois dernières décennies et la société tends petit à petit à se démocratiser ; malgré des problématiques progressistes assez marginales dans le débat public. Néanmoins, les Grandes familles, aristocratiques, et bourgeoises, conservent une certaine influence, et les affaires de corruptions ne sont pas rares.

    Par ailleurs, la révolution de 2016, qui poussa au pouvoir les eurycommunistes au Valinor a rallumé la crainte d'une insurrection communiste; poussant le secteur financier et industriel à renforcer sa mainmise sur l'économie et à pousser le pouvoir à entamer une nouvelle militarisation, pourtant abandonnée depuis les défaites 1860, d'une part pour conserver l'autonomie nationale, mais aussi à devenir, sur le long terme, une puissance militaire de premier plan. "Gold und Waffen" sont les piliers de la politique actuelle ; tandis que l'anti-communisme rallume le principe, qui commençait pourtant à s'estomper, du "Marcheburger Freiheiten" (libertés marchebourgeoises) et les particularismes locaux. Le Parlement s'est très vite tourné vers l'anticommunisme radical, tandis que la crainte d'un coup d'Etat communiste commence à se propager, amenant à la naissance d'une nouvelle méfiance envers les universitaires progressistes et une pression implicite accrue sur les Rouges au Parlement.

    Mentalité de la population : La population reste majoritairement conservatrice et religieuse ; la Famille et la Nation sont des valeurs sacrées ; pour la majorité des marcheburgeois. La famille royale et les institutions, religieuses, scolaires, politiques et associatives encouragent les études universitaires portées sur le conservatisme et les milieux intellectuels restent pour la plupart insensibles au marxisme ou aux sirènes du progressisme. Les masses ouvrières, ou du moins ce qu’il en reste, sont encadrées et organisés par le puissant Syndicat des Travailleurs Chrétiens (S.T.C) qui adopte une ligne politique sociale et religieuse, même si les institutions cléricales sont éloignées de la gestion de ce syndicat, qui ne fait que se réclamer de la doctrine chrétienne et est fortement inspirée de la Doctrine sociale de l’Église catholique. Par ailleurs la Chambre basse est assez représentative de cet état d’esprit avec une composition à exclusivité conservatrice, le P.C.W (Parti Communiste Wardonien) et le P.S (Parti Socialiste) restant très minoritaires et étant en voie d’extinction. Par ailleurs, l’autre figure fédératrice du pays est Sa Majesté la Duchesse Catherine d’Antrania-Marcheburg, incarnant le pouvoir ; réconfortant et chaleureux tandis que la Famille royale est ce qui est le plus surveillé dans le pays ; chaque faux pas ou mauvaise conduite de la part des princes pouvant mener à l’élimination de la liste de succession.
    Place de la religion dans l'État et la société : La religion ne fait plus débat, malgré la forte infuence des institutions religieuses, la société s’est progressivement sécularisée malgré une importante part de la population qui reste pratiquante tandis que le catéchisme est enseigné à l’école. Environ 60 % de la population est protestante tandis que 30% est catholique, on note néanmoins que la plupart des catholiques se concentrent dans les enclaves du Sud du pays et profitent d’une législation à part entière ; les « particularités » séculaires étant toujours maintenues pour conserver la paix sociale. On note aussi que l’État finance activement la diffusion du protestantisme à l’international tandis que la famille ducale s’aligne souvent avec la Communauté de Brandt, conservatrice et protestante. Les 10 % restant étant divers branches du christianisme ; catholicisme impérial et calvinisme ainsi que le judaïsme. Évidemment la liberté de croire ou de ne pas croire est garantie, tandis que les partis politiques ne font pas de la religion un enjeu électoral (c’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas de Parti Protestant marcheburgeois ou de Parti Catholique wardonien).

    Politique et institutions.

    Institutions politiques:


    Le pouvoir est partagée entre le Volkstag, plus communément appelé Chambre Populaire ; qui peut légiférer sur le budget, la justice, et décide dans une certaine mesure, de la morale religieuse qui doit être adoptée. Protestantisme oblige, la religion s’est inféodée au pouvoir politique. Etrangement, cela marque un tournant majeur dans la politique et la démocratisation du régime monarchique ; le Prince se déleste de son pouvoir spirituel après s’être débarassé de son influence politique. Un long processus, poussé en sous-main par les provinces du Sud, catholique et trop heureuses de faire un pieds de nez à la doctrine protestante et à se conserver la bienveillance du pouvoir monarchique. Le Parlement est élu au suffrage universel direct et reste dominé en grande partie par les Conservateurs et autres forces politiques orientées à droite, pour ne pas dire franchement réactionnaires. Cette dernière ; même si elle est représentative de la population en général, le Volkstag entre en conflit permanent avec la Chambre Haute ; la Kammer der Adligen (nommée Chambre des Nobles). Cette opposition révèle la double dynamique ; démocratique et aristocratique.

    Une dualité est assez révélatrice de la formation politique de cet état ; la Bourgeoisie et la Noblesse restent des ordres de première importance que nul ne peut ignorer. Si la féodalité est abolie ; la noblesse n’est plus omniprésente et si puissante, elle n’en conserve pas moins certaines prérogatives qui lui sont propres ; qui relèvent de son « Naturrecht », droit naturel et légitime. Ainsi, l’armée et son corps d’officier est majoritairement composé de nobles, conservateurs, pour la plupart réactionnaires. Ces derniers sont par ailleurs les principales figures des Ligen ; ou ligues qui peuvent parfois être d’habiles briseurs de manifestations ; souvent conservatrices, généralement socialistes ou sociales-démocrates. Ironiquement, la bourgeoisie rivale historique, s’est liguée et mélangée avec la noblesse ; d’abord par intérêts ; les Nobles se chargent de la campagne et les Bourgeois de la ville. Ainsi, il y a un véritable partage du pouvoir entre les deux castes, ne formant plus qu’une ; une sorte d’aristocratie nouvelle ; une classe de parvenus. Ces derniers ont en conséquence formés la Kammer qui possède un veto plein et entier sur le pouvoir législatif du Volkstag.

    Le pouvoir judiciaire reste quant à lui aux ordres de la Kammer ; si les tribunaux ont un important pouvoir normatif ; le droit étant avant tout basé sur la jurisprudence et le droit germanique. Ainsi, la plupart des précédents servent de bases pour l’éxécution des peines des droits communs ; une tradition juridique à laquelle les juges sont attachés tandis que ce modèle en théorie indépendant du pouvoir politique sert dans les faits cette caste de parvenus. En effet, les juges sont formés dans des facultés réputées pour leur conservatisme et sont issus de familles bourgeoises ou nobles. Ainsi, les décisions de justice (notamment du Verfassungsrat, Conseil Constitutionnel) avantagent bien souvent les élites de la Kammer. Silencieux outil qui réussit à maintenir les élites au pouvoir en les couvrant de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    Nous devrions aussi noter que les provinces du Sud, à majorité catholique, restent très attachés à leurs privilèges et exemptions obtenues grâce aux révolutions et aux groupes d'intérêts menés par la Papauté et la bourgeoisie/noblesse locale. Le Pfalz est donc un territoire autonome du Duché et jouit d'importantes prérogatives en matière de politique intérieure, notamment en sécurité et en fiscalité locale. Profitant de cela, le Pfalz est devenu un véritable paradis fiscal profitant aux plus fortunés de la région, cherchant à échapper à des impôts trop lourds, comme à Tanska ou à Altrecht. Par ailleurs, le territoire autonome peut révoquer et amender à l'échelle locale les lois nuisant à ses "libertés" qui sont promulguées par le Parlement ou même la Kammer. Par ailleurs, c'est l'un des rares territoires démocratiques du Duché, malgré une influence constante de la Bourgeoisie et de la noblesse.

    Le Monarque, même s’il peut jouir d’un veto partiel sur les lois votées, est le grand perdant de la démocratisation du régime ; dépouillé du pouvoir spirituel, du pouvoir politique et législatif c’est un pion ou un organe de second plan. Un simple outil politique cherchant tant bien que mal à s’inscrire comme une pièce maîtresse ; la Duchesse étant probablement la personne la plus à même à reprendre à son compte une certaine influence politique, en s’appuyant notamment sur la bonne image qui caractérise la Royauté au Marcheburg.


    Parlements :

    Volkstag :

    Kammer :

    Palastkammer :

    Position diplomatique : Le Marcheburg est assez méfiant vis à vis de toutes les institutions confédérales qui ont essaimé au sein de la Wardonie, les institutions confédérales, avant tout commerciales et militaires, sont avant tout considérées comme trop invasives si elles touchent aux intérêts des Marcheburgeois et à ses "Libertés particulières" ; véritables étendards qui unissent les Principautés autour d'une vision décentralisée d'une Confédération pour qui l'on redoute qu'elle ne devienne l'outil d'influence d'une seule principauté. Par ses activités économiques tournées avant tout vers le commerce et la finance, le Duché espère s'attirer les bonnes grâces des nations marchandes et cherche dorénavant la protection des grandes puissances, conservatrices, ou au moins anti-communistes. Déjà des liens défensifs ont été conservés avec Antrania (à cause du traité de 1653) et la révolution au Valinor tends à resserrer ces derniers. Evidemment, Manticore n'est pas oubliée, malgré une certaine méfiance vis à vis du projet universaliste de l'OND et tâche d'éviter d'être absorbée dans une sphère d'influence, c'est pour cela que paradoxalement, même si le Saint Empire peut-être vu comme une menace pour les Libertés, sa protection apparaît nécessaire pour conserver l'autonomie du Marcheburg.
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