27/11/2018
09:06:33
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Activités intérieures

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Activités intérieures


C'est ici que seront RP toutes les activités intérieures du pays.

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C'était un jour comme les autres.

Alex Olga se rendait à son travail avec sa voiture. Elle a un travail peu commun. En effet, cheffe du Parti Modéré ce n'est rien. 
Son fidèle assistant, Ted comme on l'appelle, conduisait rapidement. Elle qui ignorait les performances en pilotage de ce dernier, relisait son discours en écoutant le nouveau titre du moment, "I love sparadrap".

Le son avait pris le contrôle de l'habitacle. Elle raya un mot, puis le remplaça par un autre et fit la moue. Elle savait qu'il ne fallait pas être trop hostile vis-à-vis du régime, mais l'attitude du Premier Prolétaire sur la scène internationale était absolument incompréhensible. Le Namarov n'avait pas la puissance pour ce projet ambitieux et immoral. Puis le tube toucha a sa fin.

Une voiture se déporta, et se retrouva face au au véhicule. Elle n'eut pas le temps de réagir :

- Que ce que... AHHHHHHH

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Inauguration


Le temps était clair en ce jour historique de l'inauguration du Apolev. Sur l'île de Vastoria, l'activité était très forte. Les ouvriers finissaient les dernières vérifications et les membres d'équipage s'installaient à bord du porte-avions. Le Premier Prolétaire, Dovli Poukov était arrivé ce matin sur l'île, et sa délégation dirigeait les derniers préparatifs avant le début de la cérémonie qui commencerait à 11 h, dans quelques heures.

Vers 10 h 30, celui-ci arriva en limousine sur le chantier naval. Il vit un grand drapeau, celui du Namarov, qui était étendu sur le pont et exprima un sourire. Puis son regard se posa sur l'équipage qui s'alignaient sur plusieurs rangées. Quelques journalistes, tous de Matin Pravlia, avaient été autorisés à filmer l'événement. Ils étaient postés sur le côté du navire et se préparaient aussi. Cependant, l'inauguration ne serait pas retransmise en direct pour éviter toute humiliation.



image


Une bouteille de verre fut lancée contre la coque du bateau. Celle-ci fut brisée en mille morceaux et ses débris s'écrasèrent. Immédiatement après ceci, un coup de trompette retentit, marquant la fin de la cérémonie deux heures après le début de celle-ci. Après le discours, le passage en revue, et le repas, il était temps que l'immense navire prenne la mer.

Accompagné et surveillé par d'autres petits bateaux, il glissa vers la mer dans une longue, lente mais délicate chute. Puis, quand l'entièreté du bateau flottait sur l'eau, il se mit en route…

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tireur


Ils étaient trois, postés devant une maison depuis plusieurs heures. La nuit commençait à tomber en ce jour d'hiver. Tous armés d'un fusil d'assaut, ils attendaient patiemment que leur cible sorte.
En effet, depuis plus d'un mois, il l'espionnait. Tous ses va-et-vient avaient été analysés et ils avaient découvert que Voul Barsko aimait se rendre en voiture à Pravlia tard le soir, sans protection ce qui le rendait vulnérable, pour montrer son côté festif.
Mais pour quelles raisons pouvait-on en vouloir à Voul Barsko ? À la fois généreux et sympathique, ce prolétaire s'était notamment distingué en ayant fait passer à la chambre la reconnaissance en tant qu'organisation terroriste du Parti Légionnaire Kharda… C'était donc pour cela.
Ces tireurs qui étaient en train de braquer le portail de la victime portaient sur leurs manches les lettres "UPOL".


voiture criblée de balle



Une heure plus tard, un grondement de moteur se fit entendre. Les trois hommes sortirent de leur torpeur. Ils se concentrèrent en se préparant à tirer. Puis lentement, le portail s'ouvrit. Lorsque celui-ci eut terminé en laissant la voiture exposée, l'un d'eux sortit ses jumelles et sourit. C'était bien lui.
Enfin la voiture se mit en mouvement. Elle n'eut pas le temps de faire un mètre. Les hommes ouvrirent le feu. Une pluie de balles s'abattit sur le pare-brise qui ressembla plus à un gruyère qu'à une vitre. L'homme à l'intérieur n'eut pas la moindre chance, son corps traversé par les balles. Il mourut rapidement.
Leur mission macabre terminée, les hommes sortirent de leur cachette et montèrent dans un autre véhicule dissimulé non loin de là avant de partir.

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Dans le palais du pouvoir et plus précisément dans le bureau du Premier Prolétaire, le silence parcourait la grande pièce. Dovli Poukov assis derrière son bureau, s'impatientait. Il regarda l'heure : la petite aiguille avait fait la moitié de son chemin. Le Premier ministre ne devrait donc pas tarder.

Ce fut le cas. On frappa à la porte, Dovli tonna d'une voix forte :

- Entrez cher amis.

Tacksenko Vojone rentra dans la pièce. Cet homme était très différent de ses collègues. Relativement jeune, calme, intelligent et assez charismatique, Dovli se demandait pourquoi il ne s'était pas présenté. Il aurait gagné haut la main. Tacksenko est un pacifiste mais il est aussi réaliste, ce qui fait de lui un excellent diplomate. D'un communisme modéré, il sait que la position du Namarov est très désagréable et que si cela ne change pas rapidement, le pays sombrera dans la violence.

- Bonjour monsieur le Premier Prolétaire, avez-vous bien dormis ? 

Il dit cela d'une voix calme, ignorant absolument la raison de sa venue. Il craignais légèrement d'être arrêté mais l'air anormalement détendu de Dovli le rassura.

- Oui pour une fois. J'ai trouvé une solution.

Tacksenko le regarda, étonné :

- Une solution ?

Dovli Poukov marqua un temps de pause puis parla d'une voix professionnelle :

- Oui, savez-vous ce que permet l'article 32 de la Constitution ?

- Bien sur. Il permet au premier prolétaire de choisir quelqu'un pour lui succeder immédiatement sans passer par un vote. Cela est paradoxalement démocratique puisque celui qui choisit est élu. Pourquoi cette question ?

- Parce que je vais l'utiliser.

Tacksenko s'assit, n'attendant même pas la permission car légèrement étonné par cette réponse :

- Vraiment ? N'est-ce pas une blague en cette fin d'année ?

- Je pense ne plus avoir les capacités mentales et l'image pour continuer de diriger le pays.

- Cela n'a jamais été fait, c'est … historique. Et qui sera celui qui vous remplacera si je peux le savoir ?

Il but son café, attendant la réponse du Premier Prolétaire qui ne se fit pas attendre :

- Vous.

Tacksenko avala de travers. Il toussa pendant quelques secondes, assez décontenancé, mais se reprit rapidement, prenant une voix professionnelle :

- Je ne suis pas sûr d'être a la hauteur, monsieur le Premier Prolétaire.

- Justement c'est parfait. Regarde-moi. J'étais sûr d'être à la hauteur de mes fonctions, mais finalement que nenni ! Ce n'est pas ton cas. J'admire ton état d'esprit.

Tacksenko fut surpris que le Premier Prolétaire le tutoie. Il parlait sur un pied d'égalité, chose rare. Finalement peut-être était-ce vrai ?

Deux heures plus tard, il sortit. La discussion fut longue mais finalement il se laissa convaincre. Demain le premier prolétaire le nommera à sa place. Il faudrait qu'il nomme son gouvernement, la chose la plus facile, il n'aurait qu'à reprendre celui-là qui marchait bien à quelques exceptions pret. Ensuite il ferait un ou deux communiqués puis un discours devant la Chambre des Prolétaires. Ce n'était pas mission impossible, se rassura t'il.

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Les mois passent inlassablement dans la petite ville qu'est Grozny. La commune de 1 200 habitants est un lieu relativement tranquille, où les faits divers sont rares. Placée au fond d'une vallée de la Gora du Sud, elle est assez isolée et est reliée au reste du monde uniquement grâce à quatre routes départementales qui vont vers les quatre points cardinaux. Celle de l'est a d'ailleurs la particularité non négligeable d'aboutir à la frontière du Khardaz. En effet, la ville est située à quelques kilomètres à peine de ce pays voisin, ou les rapports diplomatique avec le Namarov sont difficiles. La région est à cause de cela très surveillée. Un régiment y est d'ailleurs posté.

Les membres de l'UPOL, lors de leur voyage au Khardaz, avaient passé la frontière à pied, par les montagnes. Ils avaient dû partir discrètement de cette ville, aidés par sa population, pour ne pas alarmer la garnison locale. Ils avaient donc reussi, puisqu'il n'y a pas eu de fait divers. L'un d'eux garde ce souvenir chaud dans son coeur. Dimitri Medvedev est un jeune indépendantistes orthodoxes et évidemment anti-communiste. Il était partis au Khardaz avec le chef de l'UPOL, Maskim Vojov. Cela avait éte un honneur d'être avec lui.


Assis à la terrasse du principal café de la ville, il semble se remémorer les événements avec le petit sourire qu'il fait habituellement. Il attend impatiemment son ami, l'un de ses frères de lutte comme ils les appellent. Ce dernier arrive enfin :

-Salut Dimitri, tout roule ? À quoi tu penses avec ton air rêveur ? À une fille ?

Il soupire :
-Mais non idiot. Bon, t'as ramené le matériel ?

Son ami qui répond au nom Nicolas lui montre le sac :
-Pas mal, pas mal... Je pense que ça traverse bien. On va bien le fumer, ce connard de maire brutal. Il aura l'air moins fier que quand il insulte ou tabasse la population avec ses policiers. T'es toujours partant pour lui faire la peau ?

-Bien sur juste faudra faire attention, tu sais bien qu'il a toujours son soldat garde du corps avec lui.

-C'est pour ça qu'on est deux Nicolas. Moi je m'occupe du garde du corps et toi de l'ordure. Comme nous l'a conseillé Maskim.


La nuit est tombée sur Grozny. L'horloge de la mairie indique 20h, deux hommes cachés derrière une voiture indiquent la haine. Nicolas et Dimitri attendent, le maire pouvant sortir d'une minute à l'autre. Chacun retient son souffle dans la ville endormie. Enfin, un éclat de voix se fit entendre. C'est le moment ?

- Makari, mon minou, viens, c'est l'heure de manger !

Une ombre passe dans la cour déserte. Fausse alerte, c'était juste une mamie innocente qui appelait son chat. Il va falloir encore attendre.


Quelques minutes plus tard, un grincement de porte résonna. On le reconnaissait entre mille, c'était celui de la porte de la mairie. Deux personnes en sortirent.

-Et encore une journée de termi-

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Les deux membres de l'UPOL, après avoir bondi de leur cachette, tirèrent sur les hommes. Le maire s'écroula, touché en plein cœur par le premier, et le soldat avec lui bascula en arrière, touché à l'épaule par le deuxième. Mais ce dernier eut le temps de riposter. Nicolas lui tira donc dessus avant de partir en courant quand il entendit d'autres soldats qui sortaient du bâtiment. Sous une pluie de balles, il tourna au coin de la rue, indemne, contrairement à son ami.

Car Dimitri est allongé sur le sol, une balle dans l'abdomen. Il a mal et jamais il n'a eu autant mal dans sa vie. Tellement il a mal, il ne sent pas la douleur. Sa tête vers le ciel, il regarde les étoiles. Sera-t-il bien accueilli ?

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