Activités étrangères à Byb-Razad
Posté le : 25 oct. 2025 à 15:15:41
Modifié le : 25 oct. 2025 à 15:15:48
389
Posté le : 10 déc. 2025 à 15:33:29
Modifié le : 10 déc. 2025 à 15:35:21
568
A la suite de plusieurs discours de différente nations et d'un vote concernant la demande d'adhésion de deux états, voici les votes.
Résultat du vote pour la République Islamique Socialiste de Byb-Razad:
Nombre de votant: 12
Nombre de POUR: 2
Nombre de Contre: 10
Résultat du vote pour l'Afarée centrale:
Nombre de votant: 13
Nombre de POUR: 13
Nombre de Contre: 0
Pour rappel un état peut avoir une adhésion au P.A.S. sous l'unique condition que l'ensemble des membres actuelles votent POUR. Dans le cas contraire l'adhésion est rejetée et l'état en question peut demander au prêt de la présidence les motifs retenu contre son adhésion.
Posté le : 27 déc. 2025 à 12:52:36
0
en hommage aux victimes du terrorisme et sur la sécurité continentale
Mesdames et Messieurs,
Peuples d’Afarées,
Citoyens du Royaume,
En ce jour, le Royaume de Finejouri s’incline avec gravité et recueillement devant les victimes de l’attentat survenu à Vishtek. Des femmes, des hommes, des familles, rassemblés dans un lieu de vie et de travail, ont vu leur quotidien brutalement brisé par la violence aveugle du terrorisme. À leurs proches, à leurs communautés, à tout un peuple frappé dans sa chair, Finejouri adresse ses condoléances les plus sincères et son profond respect. Rien, jamais, ne peut justifier un tel acte. Aucune idéologie, aucune foi, aucune cause ne saurait légitimer le meurtre de civils innocents. Le terrorisme ne porte ni justice ni salut, il ne sème que la peur, la division et la mort. Ceux qui prétendent agir au nom de principes supérieurs ne font, en réalité, que trahir l’humanité qu’ils invoquent. Mais l’émotion ne doit pas effacer la lucidité. Les événements tragiques de Vishtek rappellent une réalité que Finejouri observe depuis longtemps avec inquiétude qui est la fragilisation profonde de certaines régions d’Afarée, la disparition progressive de l’autorité étatique et la prise de contrôle de territoires entiers par des organisations terroristes structurées. Lorsque l’État recule, lorsque la souveraineté s’effondre, le terrorisme prospère. Et lorsqu’il prospère quelque part, il finit toujours par menacer au-delà de ses frontières.
Face à cette situation, le Royaume de Finejouri tient à réaffirmer une position claire au prêt de ces concitoyens. La sécurité de notre territoire et de notre population est une priorité absolue. Nos institutions, nos forces intérieures et nos services de renseignement ont été renforcés précisément pour faire face à ce type de menaces, qu’elles soient directes ou indirectes. Finejouri ne sous-estimera jamais le danger que représentent des zones entières laissées sous le contrôle de groupes extrémistes sur notre continent. La vigilance est permanente, la prévention constante, et la réponse sera ferme si la sécurité du Royaume venait à être menacée.
Dans le même temps, Finejouri rappelle qu’elle n’a jamais cessé d’appeler à une réponse continentale, souveraine et cohérente. Notre Royaume a conseillé aux autorités concernées de se tourner vers une aide pleinement afaréenne, fondée sur la coopération régionale, le partage de renseignement et le soutien entre États du continent. La lutte contre le terrorisme en Afarée ne peut durablement reposer sur des interventions extérieures fragmentées, souvent déconnectées des réalités locales. Elle doit être portée par les peuples et les nations du continent eux-mêmes, unis par une volonté commune de stabilité et de paix.
Finejouri restera fidèle à cette ligne. Solidaire des peuples frappés par le terrorisme, ferme dans la défense de sa propre sécurité, et constante dans son appel à une réponse afaréenne, responsable et collective. Nous honorerons les victimes non seulement par nos mots, mais par notre détermination à empêcher que de tels drames ne se reproduisent.
Que la mémoire des disparus soit respectée.
Que la peur ne gagne pas.
Et que la paix, par la vigilance et l’unité, demeure notre horizon commun.
Posté le : 28 déc. 2025 à 16:13:24
1508
Actualité médiatisé
Ajaharân, 17.02.2018, Anterie
Le chef président de la République démocratique d’Antérie prononce un discours dans une salle réservé au journaliste, au sein de la Maison suprême secondaire, au centre de Ajaharân :
Antériens, Antériennes, frères et sœurs afaréens, moi, chef président de la République démocratique d’Antérie, guide des peuples ethniques des Antes, je vous adresse aujourd’hui un nouveau discours pour notre nation.
J’apprends en même temps que vous l’horrible action terroriste qui a eu lieu à Khardaz, perpétrée par un terroriste islamiste razidie. Nous condamnons cet acte avec la plus grande fermeté et présentons nos condoléances aux familles des douze victimes. Nous souhaitons également un prompt rétablissement aux nombreux blessés de cette attaque abominable, qui n’aurait jamais dû avoir lieu.
Toutefois, nous nous montrons totalement indignés par la demande d’Altrecht, qui a une nouvelle fois joué de son influence sur le gouvernement du Byb-Razad afin de toujours davantage coloniser cette nation afaréenne. Ce pays a demandé à toutes les nations communistes d’envoyer des militaires sur place. Cela constitue, une fois de plus, la preuve qu’Altrecht cherche à retirer son indépendance au Byb-Razad afin d’en faire une colonie communiste et d’étendre son influence en Afarée.
Nous affirmons qu’Altrecht, ainsi que tous ses alliés communistes, doivent quitter ce pays le plus rapidement possible. La paix au Byb-Razad devra se construire sans eux, car ils ne font qu’aggraver la situation, tout en perpétuant la colonisation de l’Afarée.
Je vous remercie.
Pour une Afarée libre, indépendante et démocratique !
Le dirigeant anterien quitte ensuite la salle sous l'acclamation des journalistes.

Ajaharân, 17.02.2018, Anterie
Le chef président de la République démocratique d’Antérie prononce un discours dans une salle réservé au journaliste, au sein de la Maison suprême secondaire, au centre de Ajaharân :
Antériens, Antériennes, frères et sœurs afaréens, moi, chef président de la République démocratique d’Antérie, guide des peuples ethniques des Antes, je vous adresse aujourd’hui un nouveau discours pour notre nation.
J’apprends en même temps que vous l’horrible action terroriste qui a eu lieu à Khardaz, perpétrée par un terroriste islamiste razidie. Nous condamnons cet acte avec la plus grande fermeté et présentons nos condoléances aux familles des douze victimes. Nous souhaitons également un prompt rétablissement aux nombreux blessés de cette attaque abominable, qui n’aurait jamais dû avoir lieu.
Toutefois, nous nous montrons totalement indignés par la demande d’Altrecht, qui a une nouvelle fois joué de son influence sur le gouvernement du Byb-Razad afin de toujours davantage coloniser cette nation afaréenne. Ce pays a demandé à toutes les nations communistes d’envoyer des militaires sur place. Cela constitue, une fois de plus, la preuve qu’Altrecht cherche à retirer son indépendance au Byb-Razad afin d’en faire une colonie communiste et d’étendre son influence en Afarée.
Nous affirmons qu’Altrecht, ainsi que tous ses alliés communistes, doivent quitter ce pays le plus rapidement possible. La paix au Byb-Razad devra se construire sans eux, car ils ne font qu’aggraver la situation, tout en perpétuant la colonisation de l’Afarée.
Je vous remercie.
Pour une Afarée libre, indépendante et démocratique !
Le dirigeant anterien quitte ensuite la salle sous l'acclamation des journalistes.

Posté le : 02 jan. 2026 à 18:12:44
Modifié le : 02 jan. 2026 à 18:13:13
5480
C’était près de cette frontière, après avoir quitté Kaziran, que deux hommes allaient rejoindre leurs frères. L’homme fin n’arrêtait pas de bouger. Ses genoux tremblaient légèrement, ses doigts se frottaient les uns contre les autres jusqu’à en devenir blanchâtres. Il regardait tour à tour la frontière, le ciel, puis le conducteur, comme s’il espérait y lire une certitude qu’il n’avait pas.

« C’est étrange… » murmura-t-il finalement. « Quand j’étais enfant, on parlait de Byb-Razad comme d’un vieux pays tranquille il y a quelques années. Une terre de commerce, où l’on pouvait bénéficier de grands médecins. Mes grands-parents venaient même de là-bas, de ce que j’ai entendu. »
Le conducteur laissa échapper un rire bref, sans joie. Sa main massive resta posée sur le volant. Sa moustache épaisse, symbole de virilité et de puissance dans sa culture (vers le sud de la Grande Province, le symbole d’un homme fort est la moustache - pour les musulmans tout court, ce sera la barbe), cachait une grande partie de son expression, qui ne laissait passer aucune émotion.
« Oui. Avant que ces foutus chiites ne mettent la main dessus. »
L’homme fin hésita, puis reprit.
« Ils disaient que c’était l’une des plus vieilles démocraties de la région. Qu’ils savaient négocier, éviter les guerres… »
Le conducteur tourna lentement la tête vers lui. Son regard était dur, presque brûlant.
« Des mensonges. Ou plutôt une autre époque. Avant leur révolution de 2015. Avant que les mosquées sunnites soient fermées. Avant que les rues soient nettoyées de tout ce qui ne leur ressemblait pas. Ce sont les plus grosses enflures et aujourd’hui nous partons expier leurs péchés. Ce ne sont pas des musulmans, mais des envoyés du diable. Nous allons les renvoyer chez eux, dans les plus bas endroits de l’enfer. »
Il cracha par la fenêtre, comme pour ponctuer sa phrase ; c’était une manière très claire de montrer la haine qu’il avait pour les chiites.
« Tu sais comment ils appellent ça, là-bas ? La purification. Moi, j’appelle ça un massacre organisé. Je dirais même un génocide. »
Le silence s’installa quelques secondes, seulement troublé par le vent qui faisait vibrer la carrosserie.
« Ils ont toujours été comme ça ? » demanda l’homme fin d’une voix frêle . « Je veux dire… même avant ? »
Le conducteur hocha lentement la tête.
« Depuis des siècles, ils attendent leur moment. Même quand Byb-Razad était un pays ouvert, ils travaillaient dans l’ombre. Le pouvoir religieux, les milices, les imams extrémistes. Ils ont profité de la peur, du terrorisme sunnite du nord, pour justifier leur coup d’État. Et maintenant, regarde. La charia partout. Ils dénigrent l’islam car ils pensent être musulmans. »
Il marqua une pause, puis ajouta avec un mépris évident :
« Et ils osent appeler ça un État islamique juste. »
L’homme fin baissa la tête.
« J’ai vu des photos… des villages entiers vidés de leurs habitants sunnites. Des familles qui disparaissent du jour au lendemain. Mais… entrer là-dedans, c’est autre chose. Si on se fait attraper, ils ne poseront pas de questions. »
Le conducteur sourit, un sourire froid, presque cruel.
« Ils n’en ont jamais posé quand ils tuaient nos frères sunnites. J’ai attendu ce moment toute ma vie, tu sais. Depuis que j’ai vingt ans, j’ai travaillé dur pour me payer mes armes, mon gilet pare-balles et ce petit 4x4. J’en ai trente-huit, là. Et je ne suis pas près de mourir tant que je n’aurai pas éclaté cette racaille. »
Il se pencha légèrement vers son compagnon.
« Tu sais pourquoi Churaynn est calme depuis si longtemps ? Parce que nous avons compris ce que ces gens représentent. Ça fait depuis quelques années que plusieurs groupuscules sont nés à Churaynn. Plus précisément à Abun, la dernière ville avant de passer la frontière. Abun est certainement la ville avec le plus d’armes vendues de tout l’Empire. On dit même que certains groupes se ravitaillent ici en munitions et pour acheter des armes en gros. C’est aussi là que beaucoup de jeunes comme toi viennent pour rejoindre des groupes et partir en expédition vers le Byb-Razad sauver les frères sunnites. »
L’homme fin inspira profondément.
« Mais c’est une guerre civile. On n’est pas censés y prendre part. On n’est pas soldats. Je ne veux pas mourir dans un pays qui n’est même pas le mien. »
Le conducteur éclata d’un rire grave.
« Ce pays était sunnite bien avant qu’ils n’y plantent leurs drapeaux. Et même, il appartenait à l’Empire ! Cette terre est la nôtre. S’ils gagnent complètement, crois-moi, la frontière ne les arrêtera pas. Aujourd’hui Byb-Razad. Demain Churaynn. Ils parlent déjà de révolution régionale, d’unification chiite. J’en suis sûr qu’ils partiront au Nazum aider leurs frères Maqduriens*, qui sont aussi chiites. »
*(Région churaynne du Nazum avec une grande majorité chiite)
Il tapota doucement le tableau de bord.
« Ce qu’on fait ici, c’est empêcher l’histoire de se répéter. »
Un faisceau de lumière apparut brièvement au loin, probablement une patrouille churayne. L’homme fin se crispa.
« Tu les détestes vraiment à ce point… »
La réponse fut immédiate.
« Je les hais. Pour chaque sunnite pendu. Pour chaque enfant humilié. Pour chaque imam réduit au silence. Les chiites de Byb-Razad ne veulent pas vivre avec nous. Ils veulent nous effacer. Effacer tout ce que le plus grand Empire du monde a construit ! »
Il démarra enfin le moteur.
« Mais ils ont oublié une chose. Tant qu’il restera des sunnites de ce côté-ci de la frontière, ils ne gagneront jamais complètement. »
La voiture s’ébranla lentement, franchissant la ligne invisible. Derrière eux, Churaynn s’éloignait. Devant, Byb-Razad les attendait, sombre, instable, prête à les broyer… ou à être fissurée de l’intérieur.
