Une salle d'archive au sous sol des Archives Générales du Makota dans laquelle des femmes makotanes, sans doute de la petite bourgeoisie urbaine (puisqu'elles travaillent), classent des documents certainement administratifs dans de vastes rayonnages.
Comme le nom du sujet l'indique assez clairement, il s'agira ici de déplacer les posts et les sujets qui n'ont plus de place ailleurs. Il s'agit de rationaliser la section du Makota en limitant les sujets aux seuls qui sont actifs et qui, de fait, sont les seuls intéressants. Idéalement, il faudrait que chaque sujet soit intéressant et qu'il fasse l'objet de publications fréquentes. Mais enfin, on essaie des choses dans l'espoirs qu'elles remplissent nos attentes ludiques ou créatives ou une quelconque fonction pratique. Si rien de tout ça ne se constate et si l'espoir disparait de faire quelque chose d'un sujet que l'on pensait prometteur, alors ledit sujet arrive ici avec ses posts. Attention cependant, la présence d'un post ici ne signifie pas qu'il n'est plus canon (il peut cependant ne plus l'être, c'est alors indiqué) mais seulement qu'il n'a plus sa place ailleurs. Enfin, notons que ce qui a été archivé peut être désarchivé, les archives doivent être comprises comme un grenier plein de bric à brac et de cartons bourrés de choses diverses, et non comme une poubelle en attente d'être jetée.
Le clergé féminin makotan ne se distingue pas seulement par son effectif pléthorique — cent mille religieuses pour une population générale de trois millions d’habitants — ni par la fréquence incroyablement élevée des scandales lesbiens ou immoraux qui l’éclaboussent presque chaque semaine. Dieu merci, il existe un autre aspect, tout aussi réel : le nombre impressionnant de saintes que l’on trouve dans ses rangs. Alors que l’Église volignonaise makotane n’existe que depuis à peine deux siècles (un peu plus, en vérité), elle compte déjà des centaines de saints, dont la grande majorité, très logiquement, est de sexe féminin. Les nonnes makotanes forment donc une multitude innombrable, avec leur part d’humanité : le meilleur et le pire, souvent mêlés dans une subtile combinaison des deux. Mais, une fois n’est pas coutume, ce sujet ne s’intéressera pas aux pécheresses publiques qui font ordinairement la une des journaux, mais uniquement aux saintes et qui, condition de sainteté l'oblige, ont rendue leur âme à Dieu. Rappelons qu'être sainte suppose d’avoir été déclarée telle par le Concile des Évêques du Makota, au terme d’un procès rigoureux, assorti de la reconnaissance de miracles. Une fois la sainteté proclamée — pour des hommes également, car il existe malgré tout quelques saints de sexe masculin — on procède à la confection des reliques et à l’institution d’un culte de vénération. Et c'est tout cela, justement, qui est consigné avec précision dans le Martyrologe makotan. Il faut noter que, comme tous les Volignonnais, les Makotans continuent d’utiliser l’ancien Martyrologe catholagnais, mais qu’ils y superposent désormais le leur dont les fêtes ont tendance à primer..
Administratif inutile, jamais à jour, on voit en HRP
Ce sujet a pour fonction d'accueillir les informations diplomatiques de la République de l'Etat du Makota. Il se compose de fiches de pays indiquant, entre autre, les accords en vigueur, l'opinion du Makota sur ce pays, les agents de ce pays en Makota et du Makota dans ce pays. Si un pays n'a pas de fiche, cela veut dire que le Makota ne le connait pas sur le plan diplomatique, donc il ne le reconnait pas et n'entretient avec lui aucun rapport, aucun échange, aucune ambassade, ni n'accorde aucun visa. Cela ne signifie pas nécessairement qu'il lui est hostile par principe mais simplement qu'il l'ignore.
Nous avons contracté un accord avec ces païens paisible incluant un échange d'ambassadeurs et des échanges culturels portant sur notre cuir et sur leurs machines-outils, leurs médicaments et leurs matériels informatiques . De plus, ils nous aideront à modernerniser notre intranet. Nous avons donc de la sympathie pour eux malgré leur paganisme.
Nous avons avec eux un contrat d'Accord qui inclut un échange d'ambassadeurs (non encore nommés) et un accord commercial. Nous apprécions ces gens et les relations que nous avons avec eux. Nous n'avons actuellement aucun agent chez eux, ni aucun agent de chez eux chez nous (aucun visa d'attribués).
Nous avons avec eux un contrat d'Accord qui inclut un échange d'ambassadeurs (non encore nommés) et un accord commercial. Nous apprécions ces gens et les relations que nous avons avec eux. Nous n'avons actuellement aucun agent chez eux, ni aucun agent de chez eux chez nous (aucun visa d'attribués).
Nous sommes en discussion avec eux. N'avons pas d'opinion particulière sur ces païens paisibles. N'avons pas d'ambassadeurs et eux non plus n'en ont pas chez nous. Pas d'agent chez eux et eux non plus chez nous. Nous cherchons actuellement un accord diplomatique avec eux pour normaliser nos relations et il devrait inclure un accord commercial. Par ailleurs, l'Icamie fut historiquement un grand lieu d'émigration pour les Makotans, essentiellement les petits paysans ou les cadets qui, chassés plus ou moins légalement par la pression des ranchers affamés de terres pour leurs troupeaux. Au final, on compte pas moins de deux milllions de Makotans en Icamie, essentiellement petits cultivateurs. Ca crée naturellement des liens. Par ailleurs, ce pays accueille secrètement (et à l'insu des autorités du Makota) une base arrière du FLFM, le Front de Libération de la femme makotane, un groupe terroriste féministe (et lesbien). Enfin, l'Icamie est l'un des rares pays un peu connu par les makotans car il est fréquent d'y avoir des cousins (la diaspora dans ce pays correspond à deux tiers de la population restée au Makota).
Nous avons un accord commercial et diplomatique avec eux incluant un échange d'ambassadeurs. Pour l'heure, nous n'avons pas d'agent chez eux et eux non plus chez nous mais leurs transporteurs ont reçus de nous le droit d'obtenir des visas et de transiter par les frontières de leur choix.
Nous avons un accord commercial et diplomatique avec eux incluant un échange d'ambassadeurs. Pour l'heure, nous n'avons pas d'agent chez eux et eux non plus chez nous mais leurs acteurs économiques textiles ont le droit d'entrer chez nous. Nous attendons beaucoup de cet accord car il s'agit non seulement d'un pays très puissant sur le plan de l'économie (Produit intérieur Brut très élevé) mais encore parce qu'il appartient à cette organisation qui semble être celle que recherche le Makota : L'Organisation des Nations Commerçantes (ou ONC), une alliance qui organise une entraide pour la protection des états membres tant sur le plan militaire (pacte défensif) qu'économique (garanti de protection des grandes voies maritimes).Il n'est donc pas du tout à exclure que Velsna soit appelé à jouer un jour un rôle plus important dans les petits papiers de la République de l'Etat du Makota.
Nous avons avec eux un contrat d'Accord qui inclut un échange d'ambassadeurs (non encore nommés) et un accord commercial. Nous apprécions ces gens et les relations que nous avons avec eux. Nous n'avons actuellement aucun agent chez eux, ni aucun agent de chez eux chez nous (aucun visa d'attribués).
Je vous propose dans ce sujet de découvrir les comptes-rendus de mes parties de jeu de rôle en solitaire. Ce lieu sera principalement dédié au système LEADS et à ses variantes, car ils possèdent une qualité unique : ils transforment la session de jeu elle-même en un compte-rendu narratif intégralement rédigé sous forme de journal ou de rapport. Bien que je puisse occasionnellement partager des parties d'autres jeux solo, ces derniers, souvent plus centrés sur les mécaniques de jeu, plus ludiques et moins narratifs, obligent à rédiger un RP séparément de l'acte de jouer. De ce fait, ils n'ont pas besoin d'un sujet spécifique et peuvent être publiés n'importe où (ce sont des récits normaux, en un sens).
La philosophie de LEADS est ce qui le rend si adapté. Il s'agit d'un jeu de rôle purement narratif, où l'histoire est le seul et unique moteur. Vous n'y trouverez aucune caractéristique chiffrée ou gestion de traits ; la mécanique est entièrement au service de l'histoire. Ces jeux fonctionnent comme de véritables générateurs d'histoires (enfin pour le coup l'IA c'est quand même vous) tout en conservant, malgré tout, une structure ludique (ça reste un jeu).
Sans m'attarder sur les règles précises, qui varient de toute façon d'un jeu LEADS à l'autre, le principe fondamental repose sur la création d'un paquet de cartes et sur l'interprétation des tirages. Le joueur est souverain, endossant un rôle qui se rapproche davantage de celui du maître de jeu que du simple pion. C'est à lui de donner du sens, de la substance aux éléments abstraits proposés par les cartes. C'est un exercice de création stimulant qui suscite des réflexions que j'ai pris l'habitude de partager dans la partie "système" de mes publications.
Pour une lecture claire, chaque publication sera divisée en deux volets distincts. Vous trouverez d'abord le récit lui-même, qui constitue l'œuvre de RP finale et peut se lire de façon autonome (comme un post de rp normal). Ensuite, une section "système" viendra détailler les coulisses de la création : l'état d'avancement de l'intrigue, les résultats des tirages et le processus d'interprétation qui m'a permis de transformer ces éléments de jeu en une histoire cohérente.
FORMULAIRE DE PARTIE
Il s'agit d'un formulaire vierge, essentiellement prévu pour moi, qui est en quelque ce qui se remplit durant une session de la partie. Si vous voulez vous aussi vous essayer à une partie de LEADS, vous pouvez naturellement reprendre ce formulaire. le formulaire[center][size=1.8][Nom du JDR] Nom de l'histoire[/size][/center] [center][size=1.2]Acte X, Chapitre X : Titre [/size][/center]
[b][size=1.2]Date ingame du RP [/size][/b] [justify]Le RP est là, minimum vingt lignes, idéalement plus.[/justify]
[center][size=1.5]Notes de Système[/size][/center] [justify][color=#FF0000]Cette section est là pour accueillir les éléments propres au système de jeu narratif de ce jeu de rôle, ceux que ces mécaniques défriseraient peuvent se contenter de la section récit (juste au dessus), qui est en soi une histoire qui se suffit à elle-même et qui ne diffère donc pas d'un RP classique que l'on pourrait produire sans cadre ludique. [/color][/justify]
[spoiler=Note de l'auteur (ignoré)]
[center][size=1.5]Quoi qu'est-ce ?[/size][/center] [ignore][justify]Ceci est la forme "mise au propre" d'une partie d'un jeu de rôle narratif solo (qui, à vrai dire, est autant un jeu d'écriture qu'un jeu de rôle comme c'est le cas de l'ensemble des jdr solo narratifs que je connais) qui se nomme [b]Après l'Accident[/b] et dont voici la description qu'en donne l'auteur :
[i]Après l’accident est un jeu de rôle conçu pour être joué en solitaire, en tenant un journal similaire à celui tenu par le personnage que nous allons incarner. Dans Après l’accident, nous jouons la survivante d’un accident qui se retrouve seule dans un endroit isolé, possiblement dangereux et inaccessible. Pendant une vingtaine de jours, elle va tenir un journal de bord et le joueur écrira cette aventure. [...] Les éléments apportés par le jeu sont volontairement vagues pour pouvoir s’adapter à différents cadres de jeu. Les thèmes majeurs du jeu restent la survie en solitaire et la découverte d’un lieu étrange et mystérieux.[/i]
Ce JDR est gratuit et librement accessible (pour moi il s'agit du meilleur JDR solo qui se fait actuellement) et je peux le donner à quiconque me le demandera en MP. [/justify][/ignore] [/spoiler]
[spoiler=Tirage : ] ici l'entrée et la réponse que l'on compte faire
[/spoiler]
[spoiler=Rappel des pistes] [b]Pistes suivies : [/b]
[Après L'Accident] A la recherche de la tribu des Makota
Acte 0, Chapitre 0 : Définition du Cadre de jeu
Récit
Le 29 Decembre 2017 Cette aventure se déroule naturellement dans le monde de Géokratos, et plus précisément au Makota. Elle raconte l’histoire d’un jeune scout makotan qui doit avoir dans les seize ans, Jean, qui, intrigué par certaines rumeurs circulant parmi ses amis, ses camarades de classe et ses frères scouts, décide — sur un coup de tête, ou peut-être pour une raison plus intime (nous le verrons en jeu) — de partir à la recherche des mythiques Aleuciens makotans, tribu disparue durant la seconde moitié du XIXᵉ siècle et qui, depuis toujours, fascine l’imaginaire des enfants du pays et même des vachers en général . Avec ses frêres scouts, Jean a souvent évoqué ces légendes autour du feu de camp, entre deux jeux ou veillées.
Toujours est-il que, en plein hiver, alors qu’il passe ses congés chez ses parents et qu’il a quitté temporairement son lycée — car il est très probablement pensionnaire, comme la plupart des jeunes gens au Makota, du fait de la faible densité de la population et des distances considérables entre les établissements et les logements des gens —, il décide de vérifier les dires du vieux Paul, un vieux trappeur alcoolique et marginal qui prétend avoir rencontré des Aleuciens makotans dans la vallée de la Nive en plein hiver, alors qu’il prospectait pour de l’or en inspectant les parois vertigineuses de cette vallée profonde, froide et sordide à la recherche de roches témoins qu'il ne trouva pas.
C'est ainsi qu'un beau matin glacial de fin décembre, après avoir laissé une lettre à son père pour lui expliquer le sens de sa démarche (et sur laquelle nous auront certainement l'occasion de revenir), Jean revêt son uniforme scout par-dessus lequel il passe un épais duster de cuir, rassemble ses affaires de bivouac et de survie, selle son cheval et prend la route en direction de la vallée de la Nive.
Au fil de sa progression, tandis que sa monture gravit les pistes enneigées qui serpentent entre les montagnes du comté des Monts-Frisquets, la neige se met à tomber de plus en plus dru. À midi, c’est le blizzard : on n’y voit plus à un mètre. C’est dans ce décor de désolation que Jean tombe dans une faille, quelque part à l’entrée de la vallée. Son cheval se brise la nuque et meurt sur le coup. La tempête bat son plein. En se relevant et en sortant tant bien que mal de cette faille de bien quinze mètres de profondeurs, Jean constate qu’il s’est méchamment entaillé le bras contre une lame de scie qu’il transportait dans ses affaires, mal emmitouflée dans un chiffon.
Jean est seul face au blizzard dans une vallée qui, à sa connaissance n'est pas habitée. Quand son père lira sa lettre il saura où il est, mais en attendant il est seul et il a froid. Un combat contre la nature vient de débuté et aucun Makota ne pointe encore à l'horizon Ainsi commence cette aventure.
Cette section est là pour accueillir les éléments propres au système de jeu narratif de ce jeu de rôle, ceux que ces mécaniques défriseraient peuvent se contenter de la section récit (juste au dessus), qui est en soi une histoire qui se suffit à elle-même et qui ne diffère donc pas d'un RP classique que l'on pourrait produire sans cadre ludique. Note de l'auteur (ignoré)
Quoi qu'est-ce ?
Ceci est la forme "mise au propre" d'une partie d'un jeu de rôle narratif solo (qui, à vrai dire, est autant un jeu d'écriture qu'un jeu de rôle comme c'est le cas de l'ensemble des jdr solo narratifs que je connais) qui se nomme Après l'Accident et dont voici la description qu'en donne l'auteur :
Après l’accident est un jeu de rôle conçu pour être joué en solitaire, en tenant un journal similaire à celui tenu par le personnage que nous allons incarner. Dans Après l’accident, nous jouons la survivante d’un accident qui se retrouve seule dans un endroit isolé, possiblement dangereux et inaccessible. Pendant une vingtaine de jours, elle va tenir un journal de bord et le joueur écrira cette aventure. [...] Les éléments apportés par le jeu sont volontairement vagues pour pouvoir s’adapter à différents cadres de jeu. Les thèmes majeurs du jeu restent la survie en solitaire et la découverte d’un lieu étrange et mystérieux.
Ce JDR est gratuit et librement accessible (pour moi il s'agit du meilleur JDR solo qui se fait actuellement) et je peux le donner à quiconque me le demandera en MP.
Tirage : Cadre + R♤
Ici l'entrée est assez simple à interpréter : C'est tout simplement un accident de cheval. Ca permet, en outre, de se débarrasser du cheval qui aurait offert une possibilité de sortie. A présent, sans cheval, dans le blizzard au milieu d'une vallée abandonnée, la partie peut commencée dans de bonnes conditions. La blessure est un plus, pour moi je pense qu'elle est assez superficielle et ne devraient pas poser tellement de problèmes.
Rappel des pistes Pistes suivies :
Aucune piste n'a encore été levée ni trouvée (en même temps, la partie vient de commencer).
[Après l'Accident] A la recherche de la Tribu des Makota
Acte 1, Chapitre 1 : Un petit requiem auprès du feu
Récit
29 décembre, dans un abri de rancher quelque part dans la Vallée de Nive Mon cher journal,
Je viens de passer la pire journée de ma vie, et j’ai bien peur que mes malheurs ne fassent que commencer. Robert, mon cheval, est mort quand nous sommes tombés dans la crevasse : il s’est brisé la nuque, il est mort sur le coup. Je suis triste, mais au moins il n’a pas souffert et je n’aurai pas à l’abattre — je ne me voyais pas massacrer Robert à la hachette. Je l’aimais bien Robert ; c’était un cadeau de mon père et je l’ai beaucoup monté. Je ne le monterai plus maintenant.
Je n’ai cependant pas eu vraiment le loisir de le pleurer. Lui est mort : moi, pas encore — et je préférerais garder restant au nombre des vivants. Si, comme le curé le dit, les animaux ne vont pas au ciel, j’ai du mal à croire que Dieu punisse les bêtes bonnes en les réduisant au néant, ou encore moins qu’il les jette dans la fournaise avec les hommes dégénérés et les communistes. Papa pense comme moi, ou plutôt je pense comme lui : nous retrouverons nos bonnes bêtes dans les plaines du Royaume céleste du Père tout-puissant.
Mais je m’égare ; la fatigue sans doute. Depuis notre chute dans la crevasse et la mort de Robert, il s’est passé bien des choses. J’aurais voulu rebrousser chemin, mais je n’ai pas pu : sans cheval pour couvrir rapidement la distance qui me séparait de la ferme la plus proche, j’aurais été mort de froid sur la route et l’on m’aurait retrouvé au printemps sur un bas-côté. Il fallait donc trouver un abri contre la tempête, ce maudit blizzard infernal qui me gelait jusqu’aux os. Sans parler de cette maudite blessure au bras qui me fait horriblement souffrir par ma faute : j’avais mal enveloppé la lame de ma scie et, en tombant, je me suis entaillé. J’ai arrêté le saignement et bandé ça avec un torchon, celui même qui enveloppait la lame. Ça devrait tenir jusqu’à ce que je me sorte de cet enfer.
Après avoir pansé ma plaie comme j’ai pu, j’ai compris que je ne pouvais pas rester là. J’ai attrapé tout ce que je pouvais porter : ma petite tente, un peu de matériel de bivouac et de froissartage, ma fidèle hachette, de quoi allumer un feu, et le talkie-walkie de la Cavalerie du Makota que m’a offert l’oncle Hervé, le frère de mon père. C’est de la bonne qualité, mais il ne peut plus émettre — certaines pièces électroniques ont grillé — ; il fait toutefois encore une excellente radio portative.
Chargé comme un bœuf et après plusieurs tentatives pour sortir de la crevasse (je suis tombé plusieurs fois), je me suis mis en route dans la tempête. J’ai marché à l’aveuglette : de toute façon je ne savais ni où j’étais ni où j’allais. J’ai bien cru que j’allais mourir. Heureusement, j’ai fini par me cogner contre un muret — un de ces murs en pierres sèches qu’on dresse pour séparer les pâtures des petits ranchers. Je me suis dit qu’il devait y avoir un ranch dans le coin, ou à tout le moins une grange. J’ai enjambé le muret et repris ma marche à l’aveugle.
J’ai marché encore une bonne heure, forçant la neige et le vent. Comme si cela ne suffisait pas, étant en décembre, j’ai vite réalisé que le soleil était sur le point de se coucher. J’ai compris alors que si je ne trouvais pas un abri rapidement, c’était la mort assurée : la nuit dans ce froid et cette tempête, même avec une lampe, c’est impossible et si ça arrivait, là encore, on me retrouverait au printemps. Heureusement, j’ai fini par apercevoir un mur de bâtiment. En le longeant, j’ai trouvé une grange délabrée et vide ; et, à côté, une maison. J’en fis le tour et trouvai la porte, fermée par un cadenas. La maison ne semblait pas habitée : je n’ai pas frappé, j’ai sorti mon coin à fendre, l’ai posé contre le cadenas et l’ai forcé d’un coup sec avec le dos de ma hachette. Je pus alors entrer et refermai la porte derrière moi.
Je sais bien qu’il est mal — et même criminel — de voler le bien d’autrui comme le fond les communistes, mais j’avais un besoin vital de cette maison. Qu’on me pardonne donc ce cambriolage nécessaire : je suis prêt à rembourser le cadenas et à réparer tout ce que j’abîmerai. La maison n’est en réalité qu’un abri estival pour vachers : tout en pierre, couverture d’ardoises, elle se compose d’une seule grande pièce rustique servant à la fois de salle à vivre, de chambre et de salle à manger ; une petite salle d’eau et des lieux d’aisance très rustiques se trouvent derrière.
Quand je suis entré, il faisait un froid de loup ; je n’ai pu enlever mon duster et mes gants qu’après avoir allumé le poêle. Ce n’est que lorsque le feu fut bien lancé et que la chaleur commença à irradier que j’ai pu ôter mes pelisses et mes chaussettes trempées. J’ai longuement zoné devant le poêle vitré : quel réconfort qu’un feu bien chaud après avoir enduré le blizzard !
J’ai allumé mon talkie, sans trop y croire, pour voir si je captais quelque chose. Au début, rien que des parasites sur presque toute la bande. Je m’apprêtais à l’éteindre quand j’ai entendu quelque chose, et nettement en plus : de la musique sacrée. Je ne m’y connais pas assez pour identifier la pièce, mais c’était clairement un introit ancien. Peu importe l’auteur du morceaux ou sa fonction liturgique, l'important c'est que quelqu’un émettait depuis la vallée. La radio ne parle pas, elle ne diffuse que de la musique sacrée, mais si je trouve l’émetteur, je pourrai signaler ma présence ; sinon, il ne me restera plus qu’à attendre le printemps pour redescendre.
Maman doit être morte d’inquiétude. Et dire que j'ai fait tout ça pour trouver ces maudits makota. J'aurai du écouter Pierre, il avait raison, ces païens sont morts depuis très longtemps. Il faut absolument que je trouve cet émetteur et que je l’utilise pour lancer un appel de détresse. Ce ne sera pas pour ce soir. Pour l’heure, je fais chauffer de l’eau pour mes pommes de terre : une bonne soupe me réchauffera. Je ferai aussi chauffer de l’eau sur le poêle pour me laver. Les nuits sont interminables en ce moment ; je dois faire attention à ne pas me coucher trop tôt.
Demain, à l’aube, si la tempête est passée, j’irai chercher l’émetteur.
Notes de Système
Cette section est là pour accueillir les éléments propres au système de jeu narratif de ce jeu de rôle, ceux que ces mécaniques défriseraient peuvent se contenter de la section récit (juste au dessus), qui est en soi une histoire qui se suffit à elle-même et qui ne diffère donc pas d'un RP classique que l'on pourrait produire sans cadre ludique. Note de l'auteur (ignoré)
Quoi qu'est-ce ?
Ceci est la forme "mise au propre" d'une partie d'un jeu de rôle narratif solo (qui, à vrai dire, est autant un jeu d'écriture qu'un jeu de rôle comme c'est le cas de l'ensemble des jdr solo narratifs que je connais) qui se nomme Après l'Accident et dont voici la description qu'en donne l'auteur :
Après l’accident est un jeu de rôle conçu pour être joué en solitaire, en tenant un journal similaire à celui tenu par le personnage que nous allons incarner. Dans Après l’accident, nous jouons la survivante d’un accident qui se retrouve seule dans un endroit isolé, possiblement dangereux et inaccessible. Pendant une vingtaine de jours, elle va tenir un journal de bord et le joueur écrira cette aventure. [...] Les éléments apportés par le jeu sont volontairement vagues pour pouvoir s’adapter à différents cadres de jeu. Les thèmes majeurs du jeu restent la survie en solitaire et la découverte d’un lieu étrange et mystérieux.
Ce JDR est gratuit et librement accessible (pour moi il s'agit du meilleur JDR solo qui se fait actuellement) et je peux le donner à quiconque me le demandera en MP.
Tirage : 10♥
Jean aura nécessairement trouvé un abri, sinon c'est la mort. Il y a trois pistes possibles : Le jouet ne présente aucun intérêt évident dans le contexte, l'animal pourquoi pas, genre un loup mais gentil, qui cherche à profiter de la carcasse du cheval. En vrai, je vais plutôt prendre signal. Jean aura une petite radio de poche, ou un talkie cassé, il se serait cassé durant la chute. Ce talkie capterait une transmission de musique sacrée via des ultra hautes fréquences donc quelqu'un dans la vallée, ce qui donne une quête de survie pas strictement immédiate à notre jeune aventurier.
Rappel des pistes Pistes suivies : Signal
Valeur des cartes
| Carte | Piste | résumé| RP en lien| | 2♤ |Signal |quelque émets de la musique sacrée en UHF quelques part sur les flancs de la Vallée| Ce RP| | 3♤ | ||| | 4♤ | ||| | 5♤ | ||| | 6♤ | ||| | 7♤ | ||| | 8♤ | ||| | 9♤ | ||| | 10♤ | |||
[Après l'Accident] A la recherche de la Tribu des Makota
Acte 1, Chapitre 2 : Péché de Curiosité
Récit
30 décembre, dans un abri de rancher quelque part dans la Vallée de Nive Mon cher journal,
Deuxième nuit que je m’apprête à passer dans ce chalet qui n’est pas à moi — je veux dire, pas à ma famille. J’ai erré aux alentours toute la journée. En cette fin décembre, les journées sont bien courtes, et avec toute cette neige au sol, sans parler de celle qui continue de tomber, je me déplace avec beaucoup de peine et très peu d’efficacité. Au moins, il neige moins qu’hier, et mes traces — ou plutôt la tranchée que je laisse derrière moi quand je marche — ne s’effacent plus aussi vite. La visibilité, elle aussi, s’est améliorée, et je n’ai plus trop de mal à distinguer où je vais et à me repérer grossièrement mais enfin je dois tout de même rester prudent pour ne pas me perdre.
Cela dit, malgré cette amélioration du temps et une bonne nuit bien au chaud — car j’ai bien dormi, je te l’avoue, cher journal — je me sens plongé dans le doute. Je me demande si, en me lançant à la recherche des Makota alors que rien, absolument rien, ne m’y obligeait, je n’ai pas fait preuve de ce que mon confesseur, l’abbé Pommier, appelle une curiosité malsaine. J’aurais donc commis un péché, et peut-être un péché grave, puisque cette curiosité a bien failli me coûter la vie, et que je ne suis pas encore sauvé : perdu ici, au cœur de l’hiver, à des mois de la fonte des neiges.
Mais alors, quand la curiosité est-elle saine, et quand cesse-t-elle de l’être ? C’est la question qui m’a torturé toute la journée, tandis que je cherchais cet émetteur que je n’ai d’ailleurs pas trouvé. Et si cette quête, elle aussi, relevait de la curiosité malsaine ? Comment savoir si je fais bien ou mal en cherchant qui diffuse cette musique sacrée sur les ondes ? Toute la journée, j’ai retourné cela dans ma tête, me tourmentant l’esprit pendant que la neige et le vent me torturaient le corps.
J’en suis arrivé à la conclusion que la recherche des Makota était, sans doute, un péché — et peut-être un péché mortel, puisque je l’ai entreprise librement et sur une matière grave, même si la pleine conscience du mal n’était pas certaine. Mais qu’importe : mortel ou véniel, c’est un péché, et j’en fais contrition. Quant à la pénitence, je la vis depuis hier, et j’ai bien du mal à croire qu’elle s’achèvera demain. Pour ce qui est de la recherche de l’émetteur, en revanche, il ne me semble pas qu’il y ait péché — à condition de ne pas mettre ma vie en danger par imprudence.
Cet émetteur peut me sauver. Et après tout, je n’ai rien d’autre à faire que de le chercher. Si je prends garde à ne pas me perdre, à éviter les chemins dangereux et à rentrer avant la nuit, il n’y a pas de mal à cela. D’autant que, si mes réserves de bois sont encore abondantes, mes vivres, elles, sont très limitées. Si je ne trouve pas cet émetteur — ou quelque autre moyen de me nourrir, ou de quitter cet endroit —, je ne passerai pas l’hiver. Et Dieu sait qu’il sera long, cet hiver comme ils le sont toujours dans le Comté des Monts-Frisquets et la vallée de Dive ne doit pas faire exception.
Demain donc, jour du réveillon du Nouvel An, je ne pas la fête mais je me remettrai en recherche, voila encore une bonne pénitence. En y mettant le temps, la prudence et la foi, je finirai bien par trouver quelque chose… quelque chose qui me permettra de sortir de cette vallée de mort — ou du moins d’y survivre un peu plus longtemps.
Notes de Système
Cette section est là pour accueillir les éléments propres au système de jeu narratif de ce jeu de rôle, ceux que ces mécaniques défriseraient peuvent se contenter de la section récit (juste au dessus), qui est en soi une histoire qui se suffit à elle-même et qui ne diffère donc pas d'un RP classique que l'on pourrait produire sans cadre ludique. Note de l'auteur (ignoré)
Quoi qu'est-ce ?
Ceci est la forme "mise au propre" d'une partie d'un jeu de rôle narratif solo (qui, à vrai dire, est autant un jeu d'écriture qu'un jeu de rôle comme c'est le cas de l'ensemble des jdr solo narratifs que je connais) qui se nomme Après l'Accident et dont voici la description qu'en donne l'auteur :
Après l’accident est un jeu de rôle conçu pour être joué en solitaire, en tenant un journal similaire à celui tenu par le personnage que nous allons incarner. Dans Après l’accident, nous jouons la survivante d’un accident qui se retrouve seule dans un endroit isolé, possiblement dangereux et inaccessible. Pendant une vingtaine de jours, elle va tenir un journal de bord et le joueur écrira cette aventure. [...] Les éléments apportés par le jeu sont volontairement vagues pour pouvoir s’adapter à différents cadres de jeu. Les thèmes majeurs du jeu restent la survie en solitaire et la découverte d’un lieu étrange et mystérieux.
Ce JDR est gratuit et librement accessible (pour moi il s'agit du meilleur JDR solo qui se fait actuellement) et je peux le donner à quiconque me le demandera en MP.
Tirage : R♥
Pour le conseil, je pense que ce sera lié à la patience, un truc comme ça, ou bien plutôt au fait de renoncer à la curiosité malsaine, abusive. C'est la curiosité, en l'occurrence la recherche mes Aleuciens Makota qui l'a mené dans cette mauvaise passe, peut être que sa recherche de l'émetteur risque de le mener à d'autres malheurs ? En tout cas, sans être plus ample informé, je veux dire en terme de carte, Jean sera bredouille aujourd'hui et soumis, donc, au doute.
Rappel des pistes Pistes suivies : Signal
Valeur des cartes
| Carte | Piste | résumé| RP en lien| | 2♤ |Signal |quelque émets de la musique sacrée en UHF quelques part sur les flancs de la Vallée| [Après l'Accident] A la recherche de la Tribu des Makota| | 3♤ | ||| | 4♤ | ||| | 5♤ | ||| | 6♤ | ||| | 7♤ | ||| | 8♤ | ||| | 9♤ | ||| | 10♤ | |||