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SOMMAIRE



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Édition N°■■■ du 11 janvier 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ 16 M̌ (prix universel) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan
DANS SA DERNIERE CONFÉRENCE DE PRESSE, LE GOUVERNEMENT DÉVOILE
LA LIGNE DIRECTRICE DE SON « PROGRAMME DE POLITIQUE RÉGIONALE »
Rustam Azamat
Le porte-parole du gouvernement Rustam Azamat répondant aux questions des journalistes lors de la conférence de presse.

Il s'agissait d'un moment trĂšs attendu par les reprĂ©sentants diplomatiques et les membres de la communautĂ©e internationale : a la suite de la rĂ©union hebdomadaire du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Rustam Azamat Ă  dĂ©clarer que le gouvernement de la RĂ©publique du Talaristan avait dĂ©fini, comme ligne centrale de sa politique rĂ©gionale, la coopĂ©ration et l'harmonisation des relations avec ses voisins comme une de ses prioritĂ©s. IntĂ©rroger sur l'avenir des liens avec les autres nations turciques, M. Azamat Ă  affirmer que « le prĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂȘme Ă  dĂ©jĂ  pris contact avec le gouvernement des diffĂ©rents État turciques et souhaite participer, de plein-coeur, aux nĂ©gociations pour la crĂ©ation d'une entente rĂ©gionale entre ses nations. »
Si le dĂ©but de la confĂ©rence et les premiĂšres paroles du reprĂ©sentant du gouvernement ont laissez les journalistes perplexes sur les rĂ©elles intentions du gouvernement, le premier ministre Ă  affirmer cette aprĂšs midi sur les ondes nationales de « La Voix du Talaristan » (nom original en talar : ĐąĐ°Đ»Đ°Ń€ŃŃ‚Đ°Đœ таĐČышы) « [...] La principale prĂ©ocupation de notre gouvernement est de rĂ©insĂ©rer le Talaristan convenablement sur la scĂšne internationale. De toute notre histoire rĂ©cente, le Talaristan Ă  opter pour une politique de neutralitĂ© qui Ă  fait ses preuves jusqu'Ă  maintenant, mais nous ne pouvons pas rester Ă©ternellement en marge du monde [...] le prĂ©sident me la affirmer, son but premier est la coopĂ©ration. ».
Si les notions de « coopĂ©ration » et de « coexistence pacifique » sont dĂ©sormais marteler partout, il n'en reste pas moins une nuance : le budget consacrĂ© au MinistĂšre de la DĂ©fense nationale Ă  presque doublĂ©e cette annĂ©e tandis qu'une vaste campagne de recrutement pour les forces auxiliaires, rattachĂ©es aux Forces armĂ©es talars, continue de battre son plein. D'un autre cĂŽtĂ©, la gĂ©opolitique rĂ©gional Ă  durant toutes ses annĂ©es beaucoup Ă©voluez et semble ĂȘtre entrez dans une phase de tension rĂ©curente entre divers nations. Nul doute ainsi que le prĂ©sident de la RĂ©publique ne pense pas uniquement Ă  la paix, mais Ă©galement Ă  la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts du Talaristan.
Article de M. SAFAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition N°■■■ du 25 fĂ©vrier 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ 16 M̌ (prix universel) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan
THE WORLD OF ZÜGÜ'S ANIMATIONS PARK
OU L'HISTOIRE D'UN DÉSASTRE
Europa Park
Des ingénieurs lingois interviennent sur le premier roller coaster du Talaristan, de nouveau en panne.

En juin 2008, alors que dĂ©butait la premiĂšre pĂ©riode des vacances d’étĂ© pour les jeunes Ă©coliers, le prĂ©sident de la RĂ©publique, son Premier ministre et l’ensemble du cabinet s’étaient rendus non loin d’un petit village de l’Ulus pour assister Ă  la naissance d’une grande nouveautĂ© : le tout premier parc d’attractions de l’histoire talare. Toute la presse Ă©tait prĂ©sente : les chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, les radios et mĂȘme nous, membres de la rĂ©daction de Talaristan Today.

Le propriĂ©taire de ce tout nouveau parc, l’oligarque Altinbek ƞırayli, voulait marquer le coup et avait investi le tiers de sa fortune dans l’inauguration de ce parc, Ă©rigĂ© Ă  la gloire de ZĂŒgĂŒ Berkeoğlu, l’un des personnages historiques talars les plus illustres.Il rĂ©sulte Ă©galement d’un projet plus personnel du prĂ©sident Mirza Arsam, qui avait ordonnĂ© Ă  son ministre des Sports de trouver un gĂ©nĂ©reux contributeur financier pour construire un parc d’attractions pour le peuple, qui a besoin de s’amuser et de se divertir.
Et pourtant, dix ans plus tard, The World of ZĂŒgĂŒâ€™s Animations Park, c’est surtout l’histoire d’un Ă©norme Ă©chec et d’une dĂ©cennie de catastrophes financiĂšres et humaines : parc trop isolĂ©, parking ridiculement petit, prix d’entrĂ©e trop Ă©levĂ©, attractions peu intĂ©ressantes (selon les nombreuses critiques dĂšs l’ouverture) et rĂ©guliĂšrement en panne. DĂšs la premiĂšre semaine, les salariĂ©s du TWOZAP se mettent en grĂšve pour protester contre la diminution arbitraire de leur salaire, calculĂ© Ă  la semaine en dĂ©pit des rĂ©glementations et des lois nationales. Au cours des cinq premiĂšres annĂ©es, trois directeurs successifs dĂ©missionnent, considĂ©rant que le parc manque de moyens humains et financiers, et surtout que les attractions, commandĂ©es Ă  des industriels de la rĂ©gion, tombent presque en lambeaux.
De nos jours, le crĂ©ateur du parc, Altinbek ƞırayli, est en procĂšs contre plusieurs parents dont les enfants se sont blessĂ©s sur des attractions dĂ©fectueuses. Il a par ailleurs complĂštement dĂ©laissĂ© la gestion du parc Ă  plusieurs intervenants extĂ©rieurs qui tentent de le maintenir en vie, malgrĂ© le manque constant de moyens, mais aussi de visiteurs : en raison de sa mauvaise rĂ©putation et de ses attractions jugĂ©es inintĂ©ressantes pour les enfants par le magazine KhĂ€zerge Hatynkyz, le nombre de visiteurs ne couvre mĂȘme pas les dĂ©penses nĂ©cessaires pour payer les salaires des employĂ©s, qui travaillent depuis en sous-effectif.
Une petite lueur d’espoir persiste encore au loin : pour sauver le parc de la catastrophe et garder la face, le prĂ©sident Arsam a ordonnĂ© le dĂ©blocage d’une somme consĂ©quente dans le budget de l’État afin de permettre sa relance. Des ingĂ©nieurs Ă©trangers, dont une majoritĂ© de lingois, interviennent depuis plus d’un an pour mettre en place de nouvelles attractions et montagnes russes. Mais de tout cela, une seule conclusion ressort selon une jeune fille qui a pu accĂ©der aux nouvelles sections du parc en avant-premiĂšre : qu'est-ce que c'est chiant...
Article de Mme Nabulallin ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition N°■■■ du 26 fĂ©vrier 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ 16 M̌ (prix universel) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan
COUPE DU MONDE EN YOUSLÉVIE :
MAIS OU EST LE TALARTISTAN ?
Omg les tĂȘtes ptn
L'équipe national du Talaristan, lors d'une rencontre amicale à l'étranger aujourd'hui, leurs visages en dis long...

A Sedjan, aujourd’hui, c’est l’effervescence : c’est le dĂ©but des phases de poules pour les Ă©quipes nationales qui participent Ă  la Coupe du monde de football, qui se dĂ©roule cette annĂ©e en YouslĂ©vie. Dans les rues, tout le monde y va de son petit commentaire sur l’équipe qui remportera tel ou tel groupe, et l’on parle bien entendu des grands favoris de la compĂ©tition : les Ă©quipes de YouslĂ©vie, d’Alguarena et de San YoutĂ©. Parfois, on savoure dĂ©jĂ  une victoire qui n’est mĂȘme pas encore arrivĂ©e, tandis que les expatriĂ©s commencent Ă  sortir leurs drapeaux nationaux : chacun affiche fiĂšrement les couleurs de son Ă©quipe. Tous ? Non.
Car quelque part en Nazum, la sĂ©lection nationale du Talaristan a le moral bien bas. En effet, malgrĂ© les nombreuses relances des organisateurs et la prĂ©paration de l’équipe depuis de trĂšs longues semaines, la FĂ©dĂ©ration de football du Talaristan (TFF) semble avoir omis de valider son inscription. Une catastrophe nationale et une immense dĂ©ception pour les nombreux supporters de l’équipe talare, qui voient les joueurs poursuivre leur entraĂźnement pour une compĂ©tition Ă  laquelle ils ne participeront pas. Le gardien et capitaine de l’équipe, Mara Yamil, nous confiait tout Ă  l’heure : « C’est horrible
 cela en dit long sur la façon dont la fĂ©dĂ©ration gĂšre la compĂ©tition. Vous savez, on s’était rĂ©ellement prĂ©parĂ©s Ă  la jouer, cette coupe, et on va tous rester sur le banc. »

A Khydan, le prĂ©sident de la RĂ©publique, bien qu’il ne soit pas un grand amateur de ce sport, n’en dĂ©colĂšre pas et a ordonnĂ© au ministĂšre des Sports de convoquer sur-le-champ Irek Batirbey, le prĂ©sident de la TFF, afin qu’il rende des comptes sur la non-participation de l’équipe talare. M. Batirbey, qui as dĂ©jĂ  accumulez beaucoup de critique liĂ©e Ă  sa gestion de la fĂ©dĂ©ration, devrait ĂȘtre auditionnĂ© d’ici quelques jours. En attendant, malgrĂ© une demande d’admission exceptionnelle pour le Talaristan, qui a Ă©tĂ© refusĂ©e avec Ă©gards par les organisateurs de la Coupe en YouslĂ©vie, le prĂ©sident Arsam a tenu, en bon perdant, Ă  souhaiter bonne chance Ă  toutes les Ă©quipes de la compĂ©tition.
Article de M. SAFAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition N°■■■ du 6 mars 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ 16 M̌ (prix universel) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan
l'ÉTAT ORDONNE LA DISSOLUTION
DU PARTI COMMUNISTE DU TALARISTAN
Yes
Manifestation de soutient devant le bureau central de l'ex-parti communiste du Talaristan, Ă  Buzkent.

C’en est terminĂ© pour le Parti communiste talar ! La nouvelle est tombĂ©e aujourd’hui lors d’une dĂ©claration de l’autoritĂ© Ă©lectorale de la RĂ©publique du Talaristan (en charge de la gestion des partis politiques et de l’organisation indĂ©pendante des Ă©lections) : « Nous considĂ©rons que les valeurs vĂ©hiculĂ©es par le Parti communiste sont incompatibles avec les principes nationaux que sont la paix, la stabilitĂ©, la dĂ©mocratie et la libertĂ©, et ordonnons par consĂ©quent sa dissolution. » Alors que le IXᔉ congrĂšs du parti Ă©tait en cours dans son bureau central de Buzkent, les forces de police sont intervenues, sur ordre du ministĂšre de la Justice et du ministĂšre des Affaires intĂ©rieures, pour expulser toutes les personnes prĂ©sentes dans les locaux et condamner le bĂątiment.

Depuis sa crĂ©ation officielle en 1974, durant la seconde guerre civile talare oĂč il fut partie prenante, le Parti communiste du Talaristan a toujours Ă©tĂ© le cheval boiteux de la scĂšne politique talaristanaise. ClassĂ© Ă  la limite de ce qui est acceptable par l’autoritĂ© Ă©lectorale, le parti avait, ces derniers temps, commencĂ© Ă  diffuser des images appelant de plus en plus Ă  la rĂ©volte contre des institutions qu’il considĂšre comme corrompues et dominĂ©es par une classe politique inamovible mise en place par le Parti libĂ©ral-dĂ©mocrate du Talaristan. La goutte de trop pour le prĂ©sident Arsam fut la derniĂšre dĂ©claration du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Ramazan Yuktar, qui l’a comparĂ© Ă  un dictateur.
ImmĂ©diatement aprĂšs l’annonce de la dissolution officielle du Parti communiste sur ordre de l’autoritĂ© Ă©lectorale, le secrĂ©taire Ramazan Yuktar a tenu une confĂ©rence de presse informelle devant les locaux de son parti : « Il s’agit ni plus ni moins de l’une des derniĂšres pierres Ă  l’édifice de son rĂ©gime autoritaire ! Arsam ne quittera jamais le pouvoir et ses promesses de rĂ©formes institutionnelles ne sont qu’un leurre, un opium pour un peuple qui voit encore en lui le fameux hĂ©ros de la guerre, qui n’a au final servi qu’à lui permettre de prendre le pouvoir ! ». En dĂ©pit de nos sollicitations, M. Yuktar a refusĂ© en bloc de rĂ©pondre Ă  nos demandes d’interview ou Ă  nos questions, considĂ©rant que la rĂ©daction du Talaristan Today est — je cite — « acquise au pouvoir ».
De son cĂŽtĂ©, considĂ©rant que M. Yuktar a dĂ©clarĂ© vouloir poursuivre la lutte rĂ©volutionnaire depuis l’étranger, le prĂ©sident de la RĂ©publique a officiellement demandĂ© que son cas soit traitĂ© par la Cour suprĂȘme du Talaristan afin de dĂ©terminer s’il s’agit, selon elle, d’une preuve manifeste d’une volontĂ© de porter atteinte Ă  l’ordre national et de le poursuivre en justice. Pour sa part, en dĂ©pit de son souhait de quitter le pays, M. Yuktar a annoncĂ© vouloir dĂ©poser un recours auprĂšs de la Cour constitutionnelle afin de vĂ©rifier la lĂ©galitĂ© de la dissolution forcĂ©e de son parti par l’autoritĂ© Ă©lectorale.
Article de M. SAFAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition N°■■■ du 30 mars 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ 16 M̌ (prix universel) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan
LE PRÉSIDENT DÉVOILE SA NOUVELLE OEUVRE :
L'ARCHE INTERNATIONALE DE LA TURCIQUITÉ
Illustration
La vaste esplanade de l'arche de la Turciquité dans la ville nouvelle de Khydan ce mercredi soir, un jour avant son inauguration officielle.

À la surprise et Ă  l’étonnement gĂ©nĂ©ral, le prĂ©sident de la RĂ©publique Mirza Arsam a conviĂ© ministres, reprĂ©sentants du peuple et journalistes Ă  une grande cĂ©rĂ©monie Ă  Khydan pour dĂ©voiler, en grande pompe, l’une de ses nouvelles crĂ©ations : « l’Arche internationale de la TurciquitĂ© ». La cĂ©lĂ©bration, prĂ©cĂ©dĂ©e par un dĂ©filĂ© de cavaliers en tenue traditionnelle reprĂ©sentant les diverses ethnies du Talaristan, s’est conclue par un feu d’artifice trĂšs apprĂ©ciĂ© par la population, venue en masse admirer l’Ɠuvre monumentale « Ă  la gloire de la culture commune des peuples de la steppe ». Plusieurs diplomates, surpris par la spontanĂ©itĂ© de l’évĂšnement, n’ont pas eu le temps de contacter leurs gouvernements et agences de presse respectifs.
Pour la premiĂšre fois depuis plusieurs mois, le prĂ©sident Mirza Arsam a tenu Ă  prendre lui-mĂȘme la parole lors de la confĂ©rence de presse qui a clĂŽturĂ© l’ensemble de la cĂ©rĂ©monie : « Il s’agit pour les peuples du Talaristan de s’inclure dĂ©sormais dans un monde bien plus grand que notre nation. Par notre sang, nos cultures et nos traditions, la nation talar suivra le fil international de la communautĂ© turcique et s’inscrira dans sa continuitĂ©. Cette Ɠuvre est une reprĂ©sentation matĂ©rielle de l’esprit solidaire et fraternel qui unit les peuples et les nations turciques. »
InterrogĂ© sur le sujet de la « turciquitĂ© » par plusieurs journalistes, le ministre de la Culture et des MinoritĂ©s ethniques, visiblement mal Ă  l’aise face Ă  l’insistance des questions, a tenu Ă  rassurer l’ensemble de la population : « Il
 il ne s’agit en rien d’une remise en cause du caractĂšre multiethnique de notre sociĂ©tĂ©. L’Ɠuvre grandiose qui est ici prĂ©sentĂ©e ne sert qu’à vĂ©hiculer l’attachement commun de toute notre nation Ă  l’ensemble de la communautĂ© turcique, mais aussi Ă  tous les peuples de la vaste steppe. »
AprĂšs un bref silence, le ministre, cherchant manifestement ses mots, a ajoutĂ© : « C’est pour cette raison que Monsieur le PrĂ©sident a tenu Ă  ce que, lors de la cĂ©rĂ©monie d’inauguration, un reprĂ©sentant de chaque peuple du Talaristan soit prĂ©sent, en costume traditionnel
 afin de montrer un ralliement national. »
Toutefois, la crĂ©ation d’une telle Ɠuvre, ainsi que les sommes astronomiques investies pour sa rĂ©alisation, prĂ©sentent — comme pour la ville nouvelle de Khydan — une forte opposition de la part des mouvements sĂ©paratistes en exil. Si la classe politique s’est ralliĂ©e dans son ensemble au projet, qu’elle soit composĂ©e de minoritĂ©s turciques ou non, l’ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti communiste du Talaristan rĂ©cemment dissous, Ramazan Yuktar, a vigoureusement critiquĂ© une « nouvelle parade monumentale Ă  la gloire des idĂ©es d’Arsam seul, qui ne rĂ©pond nullement Ă  un projet ou Ă  un besoin national concret. [
] Le prĂ©sident Arsam nous montre, une nouvelle fois, qu’il est le seul Ă  dĂ©cider dans ce pays ». M. Yuktar a quittĂ© le pays Ă  la suite de l’échec de son recours auprĂšs de la Cour constitutionnelle et de sa poursuite comme « agitateur public » par la cour de justice du SĂŒrgĂ€ de Khydan, la Cour suprĂȘme ayant rejetĂ© l’accusation de terrorisme.
Article de M. SAFAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition N°■■■ du 3 mai 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ 16 M̌ (prix universel) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan
EN BARVYNIE, UNE TRANSITION DU
COMMUNISME AU COMMUNISME
Illustration
La composition officielle du nouveau Soviet SuprĂȘme Transitoire de Barvynie :
la mouvance communiste (variation de rouge) continue d'occupée la quasi-totalité des siÚges.

En Barvynie, une Ă©volution du systĂšme institutionnel a Ă©tĂ© engagĂ©e depuis le mois de janvier, marquĂ©e notamment par l’organisation d’élections lĂ©gislatives officiellement ouvertes Ă  d’autres courants politiques que le communisme pur et dur. PrĂ©sentĂ©e par les autoritĂ©s comme une Ă©tape important vers une Ă©volution du fonctionnement de l'État, cette rĂ©forme Ă©lectorale avait mĂȘme suscitĂ©, Ă  l’étranger, un certain espoir parmi d’anciens cadres du mouvement communiste talar. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du dĂ©funt Parti communiste du Talaristan Ă©tait ainsi allĂ© jusqu’à soutenir publiquement l’ouverture politique barvynienne, avant de voir, a posteriori, que les changements observĂ©s demeuraient largement superficiels.
Car dans les faits, le multipartisme revendiquĂ© par les autoritĂ©s barvyniennes ne rĂ©siste guĂšre Ă  l’analyse. La Barvynie demeure un État Ă  coalition unique, dominĂ© presque exclusivement par des partis communistes d’extrĂȘme gauche Ă©troitement alignĂ©s sur le pouvoir. Toute opposition rĂ©elle au « pouvoir rouge » est marginalisĂ©e et rĂ©duite Ă  un rĂŽle symbolique. CantonnĂ©e Ă  un nombre infime de siĂšges au sein du nouveau Soviet, elle est regroupĂ©e sous l’appellation idĂ©ologiquement marquĂ©e et volontairement disqualifiante de « capitalistes ».
À l’UniversitĂ© nationale d’État de Khydan, un professeur de sciences politiques, proche du Parti libĂ©ral-dĂ©mocrate, rĂ©sume la situation par une formule lapidaire : « La Barvynie est passĂ©e du communisme au communisme. » Une analyse qui met en lumiĂšre le caractĂšre essentiellement cosmĂ©tique des rĂ©formes entreprises, sans remise en cause structurelle du monopole politique existant.
Du cĂŽtĂ© des organisations Ă©trangĂšres, l’Association anticommuniste du Talaristan, qui avait notamment jouĂ© un rĂŽle actif dans le groupe de pression ayant conduit Ă  la dissolution du Parti communiste du Talaristan le 6 mars dernier, affirme ne nourrir aucune illusion quant Ă  une Ă©volution rĂ©elle du rĂ©gime. Selon elle, la nomenklatura qui dirige les États communistes du nord du Nazum demeure inchangĂ©e dans ses pratiques et dans sa conception du pouvoir. À l’inverse, les sociaux-dĂ©mocrates de gauche modĂ©rĂ©e ont tenu Ă  saluer la performance de leurs homologues barvyniens, qui ont obtenu 234 siĂšges lors du scrutin, y voyant un signal, certes limitĂ©, d’ouverture interne.

InterrogĂ© sur ce dossier, le ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres de la RĂ©publique du Talaristan s’est contentĂ© d’une communication particuliĂšrement sobre, publiĂ©e sous la forme d’une brĂšve note officielle. « La RĂ©publique du Talaristan salue le dĂ©but de la transition de la RĂ©publique socialiste de Barvynie et espĂšre qu’il s’agit d’un premier pas vers l’instauration d’une vĂ©ritable dĂ©mocratie pluraliste », indique le communiquĂ©. Seul parti politique officiellement anticommuniste du Talaristan, le Bogdisme unifiĂ© de la Foi a, quant Ă  lui, exprimĂ© son souhait de voir le gouvernement du Premier ministre Aydar Azamat se positionner de maniĂšre claire et officielle sur la question barvynienne, ainsi que sur l’avenir des relations talars avec la ConfĂ©dĂ©ration socialiste du Nazum dans son ensemble.
Article de M. QARAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition N°■■■ du 21 mai 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan ‱ 16 M̌
UN OEIL SUR LE NAZUM :
QUE CE PASSE-T-IL AU LUZESTAN ?
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Des véhicules blindées des forces putschistes du Luzestan dans les rues de Luza, la capitale.

Coup d'État, manifestations et disparition du chef d'État : voici comment rĂ©sumer simplement la situation actuelle qui frappe le Beylicat du Luzestan, territoire officiellement placĂ© sous la tutelle du Grand Beylicat et de la Sublime Maison Aykhanide. Depuis le 12 mars 2018, les forces armĂ©es ralliĂ©es Ă  la junte putschiste du Gouvernement de Salut National du Lozistan occupent les rues de Luza. La situation reste trĂšs prĂ©caire pour les habitants, qui ont choisi de se rassembler dans divers endroits du pays lors d’impressionnantes manifestations.
La rĂ©daction de Talaristan Today, en relation avec des journalistes locaux, a fait le choix de ne pas diffuser certaines images choquantes oĂč l'on peut apercevoir ce qui semble ĂȘtre des manifestants dĂ©cĂ©dĂ©s dans la rue.

Le coup d'État est, officiellement, une rĂ©ponse Ă  un certain dĂ©sordre ambiant, caractĂ©risĂ© par les revendications sĂ©paratistes de la communautĂ© orthodoxe novire, mais aussi par les aspirations des mouvements communistes, ainsi que d'autres organisations comme la ConfĂ©dĂ©ration du Diable. Les rĂ©formes progressistes du Bey Akhim IV, connu pour sa plus grande ouverture sur le monde, semblent Ă©galement avoir Ă©tĂ© un facteur dĂ©terminant dans le choix du putsch, bien que la junte se rĂ©fĂšre toujours au Bey dans ses dĂ©clarations.
Plusieurs questions demeurent : oĂč est passĂ© Sa MajestĂ© Akhim IV, le Bey du Luzestan ? Que veulent vraiment les militaires qui ont pris le pouvoir et qu'en est-il de la femme du Bey, Sofia, toujours dĂ©tenue par les militaires ? Selon les dĂ©clarations officielles, Sa MajestĂ© le Bey aurait Ă©tĂ© capturĂ© par des forces communistes alliĂ©es Ă  la minoritĂ© novire. Depuis l’annonce de mars, le MarĂ©chal Kahraman Erentoz, porte-parole de la junte, s'est enfermĂ© dans un mutisme sur la scĂšne internationale, et des rumeurs font Ă©tat d’un retour Ă  l’indĂ©pendance totale du Luzestan vis-Ă -vis du Grand Bey Aykhanide.
InterrogĂ© sur la situation de la nation luze, avec qui la RĂ©publique du Talaristan n’entretient que des relations distantes (le gouvernement talar traitant, jusqu’à prĂ©sent, plus directement avec le Grand Bey de la Sublime Maison Aykhanide pour les questions relatives Ă  des États associĂ©s Ă  sa nation), le ministre des Affaires Ă©trangĂšres, Tahir Marat, a dĂ©clarĂ© : « Le gouvernement de la RĂ©publique du Talaristan est particuliĂšrement inquiet de l’instabilitĂ© provoquĂ©e par ce coup d’État et par la situation personnelle du Bey du Luzestan. Notre nation exprime Ă©galement ses plus profondes rĂ©serves quant aux aspirations rĂ©elles du MarĂ©chal Kahraman Erentoz, connu pour son opposition Ă  la politique du Bey concernant ses rĂ©formes. Il serait regrettable pour les nations turciques que l'État luze bascule dans le camp du conservatisme radical, voire de l'islamisme. »
AprĂšs le basculement du pays des Quatre VallĂ©es dans le camp communiste de la ConfĂ©dĂ©ration Socialiste du Nazum, l’instabilitĂ© au Luzestan constitue un nouveau dĂ©litement pour le Grand Beylicat Aykhanide, qui conserve cependant la confiance du prĂ©sident Mirza Arsam. Par ailleurs, ce dernier a dĂ©clarĂ© : « Nous attendons des signes d’amĂ©lioration et une libĂ©ration du Bey pour pouvoir entamer des relations avec le gouvernement provisoire du MarĂ©chal Kahraman Erentoz si celui-ci revient dans la lĂ©galitĂ©. »
Article de M. SAFAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition N°■■■ du 10 juin 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan ‱ 16 M̌
MANIFESTATION A BUZKENT
LA GARDE NATIONALE DEPLOYÉE
Illustration
Des gardes nationaux deployés dans les rues de Buzkent, aprÚs avoir disperser les manifestants au cÎté de la police.

Ce qui devait ĂȘtre un rassemblement populaire s’est achevĂ© en quelques heures sous une forte prĂ©sence policiĂšre. À Buzkent, une manifestation organisĂ©e ce matin par plusieurs associations Ă©tudiantes et sociales a briĂšvement rĂ©uni des participants autour de revendications diverses, allant de la dĂ©centralisation du pays Ă  une rĂ©forme du systĂšme politique, en passant par l’adoption de nouvelles mesures sociales et la libĂ©ration de dĂ©tenus qualifiĂ©s de prisonniers politiques par les manifestants. Un reprĂ©sentant du quartier, siĂ©geant au conseil municipal de Buzkent, a toutefois relativisĂ© la portĂ©e du rassemblement, Ă©voquant une mobilisation hĂ©tĂ©roclite composĂ©e majoritairement de jeunes dĂ©scolarisĂ©s et d’adultes sans emploi. Il affirme par ailleurs ĂȘtre Ă  l’origine de l’appel aux forces de l’ordre, aprĂšs consultation du conseil de quartier.
La manifestation, qui a rĂ©uni environ 5 000 personnes selon l’administration municipale, a Ă©tĂ© rapidement dispersĂ©e par les forces de police, appuyĂ©es par des unitĂ©s de la garde nationale dĂ©ployĂ©es Ă  la demande du gouverneur de l’Ulus. En raison des conditions de sĂ©curitĂ© jugĂ©es insuffisantes, les journalistes n’ont pas Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă  couvrir le rassemblement et n’ont pu assister qu’aux opĂ©rations de remise en Ă©tat et de sĂ©curisation de l'espace publique. La prĂ©fecture de police de Buzkent indique que la dispersion n’a fait que deux blessĂ©s lĂ©gers, pris en charge Ă  l’hĂŽpital. Les organisateurs du rassemblement ont en revanche Ă©tĂ© conduits au commissariat gĂ©nĂ©ral afin d’y ĂȘtre entendus dans le cadre d’un interrogatoire approfondi.
Sur plusieurs pancartes relevĂ©es par nos Ă©quipes dans les rues, des slogans Ă  caractĂšre marxiste ont Ă©tĂ© observĂ©s, accompagnĂ©s d’attaques personnelles visant le pouvoir et appelant au retour Ă  la lĂ©galitĂ© du parti communiste. PrĂ©sents sur place, des activistes de l’association anticommuniste Talar, proche du camp prĂ©sidentiel, ont affirmĂ© y voir une preuve supplĂ©mentaire de la “menace rouge” qui pĂšserait sur le Talaristan. InterpellĂ©e par une passante ayant assistĂ© au rassemblement, celle-ci a toutefois contestĂ© ce point de vue, affirmant que la manifestation Ă©tait populaire, spontanĂ©e et dĂ©mocratique, dĂ©pourvue de toute orientation idĂ©ologique, et accusant la majoritĂ© de dĂ©tourner l’attention des vĂ©ritables problĂšmes du pays.
Dans les rangs de l’opposition, les sociaux-dĂ©mocrates ont vivement critiquĂ© la dĂ©cision du gouverneur de l’Ulus et rĂ©clament la mise en place d’une commission d’enquĂȘte afin de faire la lumiĂšre sur le recours Ă  la garde nationale pour disperser une simple manifestation non dĂ©clarĂ©e. À l’inverse, parmi la majoritĂ© prĂ©sidentielle, le BerdĂ€m a saluĂ© le rĂ©tablissement rapide de l’ordre public Ă  Buzkent, estimant que l’intervention des forces de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© Ă  la fois rapide et proportionnĂ©e.
À l’approche du scrutin gĂ©nĂ©ral, les rĂ©centes manifestations qui ont touchĂ© le Talaristan apparaissent comme une mauvaise nouvelle pour le camp prĂ©sidentiel et ses nombreux soutiens. Toutefois, le dĂ©lĂ©guĂ© reprĂ©sentant du Parti libĂ©ral-dĂ©mocrate a tenu Ă  rassurer l’ensemble de la population quant Ă  l’avenir de la nation : « MalgrĂ© les rĂ©cents Ă©vĂ©nements regrettables, imputables Ă  une minoritĂ© animĂ©e par une volontĂ© de dĂ©stabilisation, nous demeurons convaincus de la confiance que nous accordent les citoyens et les citoyennes. Le scrutin gĂ©nĂ©ral Ă  venir ne fera que confirmer le soutien et la lĂ©gitimitĂ© que le peuple nous a renouvelĂ©e, garants de la paix et de la continuitĂ© de nos institutions. »
Article de M. QARAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition N°■■■ du 15 aoĂ»t 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan ‱ 16 M̌
GUERRE CIVILE AU NINCHI
LA RÉPONSE DU TALARISTAN
Illustration
Un navire des forces navales talars en patrouille dans les eaux du Golfe de Moritonie, effectuant un contrĂŽle sur un navire ninchois.

Depuis plusieurs semaines, la guerre civile fait rage dans le Sultanat de Ninchi, nation du Nazum oriental. Le conflit, qui oppose plusieurs acteurs locaux, a toutefois vu la situation Ă©voluer depuis la prise de pouvoir de l’autoproclamĂ© État-Compagnie de Nanquo et ses rĂ©centes discussions avec un autre groupe rebelle, le Groupe d’ArmĂ©e RĂ©volutionnaire, en vue d’une possible alliance, voire d’un accord de paix. De son cĂŽtĂ©, le gouvernement lĂ©gitime du Sultanat de Ninchi reste reconnu par une large majoritĂ© des nations sur la scĂšne internationale, en dĂ©pit d’une perte quasi totale de son contrĂŽle et de son influence sur son territoire national.
Cette crise, qui aurait pu rester un conflit localisĂ© au seul territoire ninchois, survient Ă  un moment des plus dĂ©terminants pour le Nazum : dans le Nord, la Sublime Nation Aykhanide lutte pour conserver ses nations vassales et fait de son mieux pour contrer l’influence croissante de la ConfĂ©dĂ©ration socialiste du Nazum, tandis que dans le centre, la dynastie Xin poursuit sa lutte pour la reconnaissance de son Empire comme unique hĂ©ritier des Ushongs. La guerre civile ninchoise est dĂ©jĂ  devenue un conflit international, avec des volontĂ©s interventionnistes exprimĂ©es par l’Empire Xin, la TroisiĂšme RĂ©publique de Jashuria ou encore la DeuxiĂšme RĂ©publique de Dyl’Milath.
En rĂ©ponse Ă  cette situation, qui prĂ©sente un risque non nĂ©gligeable pour la stabilitĂ© du golfe de Moritonie — dont le Sultanat de Ninchi est cĂŽtier par son exclave — la RĂ©publique du Talaristan a lancĂ© il y a quelques jours l’« opĂ©ration Toman », qui vise Ă  assurer la sĂ©curitĂ© des transports commerciaux et civils ainsi que la protection des citoyens ninchois fuyant le pays. Cette opĂ©ration a Ă©galement une portĂ©e stratĂ©gique et symbolique : elle vise Ă  renforcer la prĂ©sence talar dans les eaux du golfe de Moritonie, unique voie maritime du Talaristan, et Ă  prouver sa capacitĂ© militaire auprĂšs des puissances de la rĂ©gion.
Toutefois, selon plusieurs experts indĂ©pendants, en dĂ©pit des nombreuses actions menĂ©es dans les eaux du golfe, les forces navales talars ne disposent pour le moment pas de moyens humains, matĂ©riels et financiers suffisants pour assurer efficacement et pleinement les objectifs fixĂ©s par l’état-major et le Conseil de sĂ©curitĂ© nationale talar. MalgrĂ© cela, la RĂ©publique du Talaristan a pour l’instant refusĂ© toute aide Ă©trangĂšre pour ses opĂ©rations, et madame GĂŒlrana KarimĂ€, ministre de la DĂ©fense nationale, se montre confiante quant Ă  la rĂ©alisation des missions confiĂ©es aux forces navales talares ainsi qu’aux autres Ă©lĂ©ments des forces armĂ©es participant Ă  cette opĂ©ration historique.
Enfin, la FĂ©dĂ©ration de Yukanaslavie, avec laquelle la nation talar entretient une coopĂ©ration en constante Ă©volution, mĂšne Ă©galement une opĂ©ration similaire de son cĂŽtĂ©, dans la continuitĂ© de la mission « Toman » (que l’on peut traduire du talar par « le Brouillard »).
Article de M. SAFAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition du 6 septembre 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ 16 M̌ (prix universel) ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan
COUPE DU MONDE EN YOUSLÉVIE :
UN RETOUR MYTHIQUE POUR LE TALARISTAN
Omg les tĂȘtes ptn
L'attaquant remplaçant Nail Uras célébrant son but contre l'équipe antérienne, lors du match de la petite finale.

AprÚs une désillusion nationale le 26 février, lorsque les organisateurs youslÚves de la Coupe du monde de football 2018 ont refusé la candidature de l'équipe nationale talare pour un manquement aux délais, et le début d'une crise majeure en interne pour la Fédération de football du Talaristan, l'espoir s'est embrasé ! Le président Irek Batirbey, qui cherchait déjà des justifications pour l'absence du Talaristan, a présenté devant le conseil fédéral de l'association sportive, a finalement reçu un appel inespéré de la Youslévie pour l'avertir que l'équipe talare participerait finalement à la compétition, à la suite de la disqualification d'une autre nation pour des motifs obscurs.
La sélection nationale a remporté avec brio sa phase de poules dans le groupe C face à des nations connues comme la Messalie, Velsna ou encore la cité de Qadishapolis. Pour la premiÚre fois de son histoire, le Talaristan participe pleinement à la Coupe du monde de football. La télévision nationale a racheté les droits pour tous les matchs de la compétition, ce qui constitue également une premiÚre. Les Talars de tout le pays commencent à adhérer pleinement à l'esprit de ce sport encore parfois trop méconnu, notamment dans le milieu rural.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que nos champions nous ont fait vivre une aventure monumentale ! AprÚs un match accroché contre nos adversaires de l'Azur, l'équipe talare est parvenue à s'imposer en quart de finale contre le Pontarbello, avec trois buts inscrits contre deux. Toutefois, en dépit d'une motivation sans faille, la sélection nationale ne pouvait rivaliser en demi-finale contre les Thons bleus du San Youté, équipe qui ira jusqu'en finale contre la Youslévie, laquelle remportera finalement la coupe à domicile. Le Talaristan parviendra ensuite, aprÚs un match rude contre l'Antérie, à gravir une premiÚre marche sur le podium avec une troisiÚme place largement célébrée dans toutes les grandes villes du pays.
Revenus tardivement chez eux, les membres de l'Ă©quipe nationale se sont vu rĂ©server un accueil dantesque, digne de leur prouesse. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Mirza Arsam, a avouĂ© avoir suivi la compĂ©tition avec grand intĂ©rĂȘt et a demandĂ© au ministĂšre des Sports de dĂ©cerner l'Ordre des Palmes sportives Ă  l'ensemble des joueurs titulaires et remplaçants, ainsi qu'au staff accompagnant.
Outre les sportifs, les supporters originaires de toutes les Ulus du Talaristan, qui s'Ă©taient rendus en YouslĂ©vie pour soutenir leur Ă©quipe, rentrent chez eux avec de nouvelles amitiĂ©s tissĂ©es. Lors de l'Ă©vĂ©nement international, de nombreuses associations de supporters de clubs locaux du Talaristan se sont lancĂ©es dans une multitude d’échanges et de jeux avec leurs homologues azurĂ©ens. Par ailleurs, le match Azur–Talaristan a Ă©tĂ© particuliĂšrement saluĂ© pour la sportivitĂ© de l'ensemble des athlĂštes, mais Ă©galement pour la franche camaraderie qui a uni des supporters rivaux dans un Ă©lan dĂ©passant le simple cadre sportif.
Article de M. SAFAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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Édition du 11 octobre 2018 ‱ Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) ‱ 16 M̌ ‱ RĂ©daction au 13 Boulevard de l'IndĂ©pendance, Khydan
FÊTE NATIONALE A KHYDAN :
RETOUR SUR CETTE MESSE PATRIOTIQUE
Omg les tĂȘtes ptn
Une unité des gardes-frontiÚres des forces armées du Talaristan défilant dans l'avenue de la paix, Khydan.

Symbole de notre histoire et de notre identitĂ© nationale, le pays talar tout entier s’est rassemblĂ© aujourd’hui pour cĂ©lĂ©brer notre fĂȘte nationale. Conçue depuis plusieurs mois comme une « grande cĂ©rĂ©monie patriotique devant rĂ©affirmer notre unitĂ© et notre solidaritĂ© », selon les mots du ministĂšre des Affaires intĂ©rieures, il semble que le pari soit rĂ©ussi pour le gouvernement du prĂ©sident Mirza Arsam, qui a rĂ©ussi Ă  rassembler prĂšs d’un million de personnes Ă  Khydan selon les chiffres officiels de l’Institut de statistique — un record pour notre nouvelle capitale.
Suivant ses ambitions, le gouvernement avait mis les moyens pour atteindre cet objectif : un budget allouĂ© Ă  chaque municipalitĂ© afin d’organiser des festivitĂ©s Ă  l’échelle locale, diverses parades d’associations sportives, culturelles et artistiques organisĂ©es Ă  travers tout le pays, mais surtout une vaste cĂ©rĂ©monie Ă  Khydan, qui a rĂ©uni plusieurs dirigeants Ă©trangers venus Ă  l’initiative du prĂ©sident de la RĂ©publique.
Parmi ces reprĂ©sentants Ă©trangers, tous prĂ©sents dans la tribune d’honneur aux cĂŽtĂ©s du prĂ©sident Arsam et de son gouvernement, on apercevait notamment Madame Eva Eldder et Monsieur Doudou Barriston, respectivement prĂ©sidente et vice-prĂ©sident de l’Île dĂ©mocratique d’Anna ; une dĂ©lĂ©gation yukanaslave comprenant Monsieur Moctezuma III KalpĂ n, prĂ©sident fĂ©dĂ©ral, accompagnĂ© de son vice-prĂ©sident ; le prĂ©sident san-youtien Nathelios Guerreiro et sa dĂ©lĂ©gation ; ainsi que les reprĂ©sentants de la Sublime Maison aykhanide, tels que Sa MajestĂ© le Grand Bey Orkhan Ier, son ministre des Affaires Ă©trangĂšres, et enfin le prince Nicolas Vladimirovitch, frĂšre du Zagroy du Morakhan, accompagnĂ© de son propre responsable ministĂ©riel des Affaires Ă©trangĂšres.
Devant les représentants étrangers, le peuple de la capitale et les nombreux citoyens venus assister à la parade et aux diverses manifestations populaires, le président Arsam a pris la parole : « Citoyennes, citoyens de la République du Talaristan,

Aujourd’hui, sous le ciel de Khydan, c’est toute une nation qui se tient debout. Debout malgrĂ© les Ă©preuves, debout malgrĂ© les divisions, debout malgrĂ© ceux qui doutent encore de notre avenir commun.

Le 11 octobre n’est pas une date parmi d’autres. C’est le jour oĂč notre destin a cessĂ© d’ĂȘtre fragmentĂ© pour devenir un. Le jour oĂč le peuple talar a compris qu’il ne survivrait qu’en Ă©tant maĂźtre de lui-mĂȘme, de sa terre et de son avenir.

À ceux qui disent que notre unitĂ© est une illusion, je rĂ©ponds : regardez cette place, regardez ce peuple, regardez cette nation rassemblĂ©e. Le Talaristan n’est pas une faiblesse composite, c’est une force forgĂ©e par l’histoire.

Nous n’avons pas choisi la facilitĂ©. Nous avons choisi la souverainetĂ©. Nous avons choisi la stabilitĂ©. Nous avons choisi la dignitĂ© nationale. Et ces choix exigent de la discipline, de l’effort et parfois du sacrifice.

Aux nations amies prĂ©sentes aujourd’hui, je le dis clairement : le Talaristan veut la paix, mais il est prĂȘt Ă  dĂ©fendre chaque pierre de son sol, chaque citoyen, chaque frontiĂšre. Notre armĂ©e est le bouclier de notre indĂ©pendance, et elle ne faillira pas.

Peuple talar, l’avenir ne nous sera pas donnĂ©. Nous le construirons, ensemble, avec dĂ©termination, loyautĂ© et fiertĂ©. Vive le Talaristan souverain, uni et Ă©ternel. »

Outre la symbolique entourant l’évĂ©nement, il s’agit Ă©galement d’une cĂ©rĂ©monie poursuivant deux objectifs principaux pour le gouvernement talar. PremiĂšrement, rĂ©affirmer l’importance de cette date : le 11 octobre est en effet contestĂ© par certains peuples, car il correspond Ă  la date de fondation de l’Empire talar d’Alp Nurhadi Khan. Si cette date demeure suffisamment importante pour les Talars, elle n’en reste pas moins presque insignifiante pour certaines minoritĂ©s nationales, qui y voient, pour certaines, une nouvelle preuve que le systĂšme multiethnique du Talaristan proposĂ© par Mirza Arsam ne fonctionne pas. DeuxiĂšmement, prĂ©senter une image forte auprĂšs des partenaires et alliĂ©s de la RĂ©publique du Talaristan : dĂ©filĂ©s, fanfares et parades militaires, ainsi que la prĂ©sentation des Ă©quipements, avaient pour but d’affirmer les capacitĂ©s de dĂ©fense et de projection des forces armĂ©es talars dans la rĂ©gion.
Toutefois, ce second point reste Ă©galement en demi-teinte selon plusieurs observateurs indĂ©pendants. Les forces armĂ©es du Talaristan accusent, selon eux, un « retard significatif en matiĂšre de dĂ©veloppement de leur Ă©quipement militaire, ainsi qu’un manque rĂ©current de volontaires pour l’armĂ©e nationale ». Depuis plusieurs annĂ©es, le prĂ©sident Arsam investit massivement dans son armĂ©e afin de rattraper le retard causĂ© par les deux guerres civiles et l’isolement politique qui a suivi. Toutefois, le chemin semble encore long pour que les forces militaires du Talaristan atteignent l’objectif fixĂ© : disposer d’un poids militaire significatif dans le Nazum.
Article de M. SAFAR ‱ Chef de rĂ©daction : Amina RAILYA
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