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AGENCE SPATIALE DU GRAND LING
Great Ling Space Agency - 灵宇航署
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Pour que le génie humain progresse et éclaire les origines de la vie.

Pour toute l'Humanité.


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PROGRAMME DRAGONFLY
Lanceur léger classe GL-1.
Capacité : 400 kg LEO - 180 kg SSO.


Contexte initial.

Pour mener à bien sa mission scientifique, exploratrice et assurer sa future présence permanente dans l'espace, la Great Ling Space Agency (GLSA) s'est très tôt penchée sur le développement d'un lanceur léger intégralement pensé et assemblé au Grand Ling pour se libérer de sa dépendance aux technologies teylaises, sylvoises ou tanskiennes. L'expérimentation est l'unique objectif de ce lanceur à sa construction en 1977, l'agence lance donc le programme Dragonfly avec comme nom de code pour ce premier engin GL-1, rapidement supplanté par le nom du programme lui-même dans la presse et le milieu professionnel, en raison de ce nom plus emblématique qui sied à la silhouette fine et la capacité à effectuer de nombreux vols, relativement peu coûteux du lanceur.
Le Dragonfly reprend l'architecture éprouvée de plusieurs missiles balistiques lingois, tant par facilité que par pragmatisme : la GLSA étant alors en manque cruel de moyens, mais possédant un savoir-faire éprouvé en propulsion et en fuselages à tolérances serrées. Le Dragonfly est donc un hybride issu de cette double origine : c'est un lanceur civil mais construit à partir d'une application militaire, intégralement repensé pour des opérations orbitales.

Haut de vingt-deux mètres, le GL-1 se décline en deux versions principales que sont la configuration bi-étage, optimisée pour la mise en orbite basse et la configuration tri-étage, pour la mise en orbite héliosynchrone grâce à la propulsion solide du troisième étage.
Ces deux configurations permettent au GL-1 de placer 400 kilogrammes en orbite basse circulaire ou 180 kilogrammes en orbite héliosynchrone.
Ces performances, quoique modestes, font du GL-1 Dragonfly un excellent candidat pour l'expérimentation scientifique, mais n'offre aucune possibilité de rivaliser avec les mastodontes étrangers comme Sylva et ses lanceurs aéroportés ou Teyla, encore que le micro-lanceur Constellation teylais soit en concurrence directe avec Dragonfly sur le lancement de petits satellites.
Malgré tout, la mission principale du lanceur est avant tout l'expérimentation : C'est un banc d'essai volant pour GLSA qui en fait son fer de lance pour valider de nouveaux systèmes de Guidage, Navigation et Contrôle (GN&C). Il sert également à tester des matériaux et des alliages, emporter des calibrations instrumentales ou faire voler des microsatellites, CubeSats, charges universitaires ou prototypes étatiques.

Au fil des vols, Dragonfly devient la « cigale » de la fable, surnommé à cet effet Chanr (蝉儿 - litt. cigale) par les ouvriers du programme spatial qui reprennent le terme de leurs enfants. Le lanceur a la réputation d'être fiable, peu cher, rustique dans son approche industrielle mais terriblement indispensable pour accumuler les compétences qui prépareront les programmes Longtian et TACATABRO (Trans-Aero Combined Advanced Thrust And Booster Reuse Operations).

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Dragonfly GL-1 lors d'un lancement, Wujiang.

Variantes du lanceur Dragonfly.

Depuis son premier vol en 1977, le lanceur léger GL-1 Dragonfly constitute le socle technologique du programme spatial lingois. Il a progressivement évolué au fil des décennies, donnant naissance à plusieurs variantes adaptées aux besoins de la GLSA. En 2018 quatre variantes au lanceur léger GL-1 Dragonfly ont existé et une nouvelle génération est actuellement en développement suite aux décisions politiques prisent en marge de l'État de l'Union par l'État fédéral.

GL-1A — La variante originale du lanceur.

Période d'activité : 1977 - 1984.
Utilisation : Banc d'essais technologiques, premières mises en orbite basse.
Nombre de lancements (échecs) : Quatorze (six).
Configuration : Deux étages solides.
Configuration :
    Premier étage : moteur solide LS-21 (AP - PBAN - Al à 18 %).
    Deuxième étage : moteur solide LS-09 (AP - PBAN à 5 %).
Capacités d'injection : 250 kilogrammes LEO (orbite basse).

Version embryonnaire du programme Dragonfly, marquée par un taux d'échec critique. Les nombreux incidents lors de sa conception étaient attendus compte tenu de la difficile tâche de sortir de la dépendance sylvoise, tanskienne et teylaise. La moitié des vols servaient en réalité de campagne d'expérimentation tout autant que de propagande patriotique.


GL-1B — La variante opérationnelle.

Période d'activité : 1984 - 1990.
Utilisation : Mise en orbite de microsatellites technologiques et militaires.
Nombre de lancements (échecs) : Vingt-sept (cinq).
Configuration : Deux étages liquides et un troisième solide en option.
Configuration :
    Premier étage : moteur liquide LL-20 (RP-1 - LOX).
    Deuxième étage : moteur liquide LL-04V (RP-1 - LOX).
    Troisième étage optionnel : moteur kick-stage solide LS-21A (AP - PBAN - Al à 5 %)
Capacités d'injection : 350 kilogrammes LEO (orbite basse) et 120 kilogrammes SSO (orbite héliosynchrone).

Première version exploitable de manière régulière, elle conserva un haut taux d'échec — quoiqu'inférieur au GL-1A — en raison de l'ajout du troisième étage optionnel. Cette intégration optionnelle fut cependant fiabilisée peu de temps après les premiers échecs.


GL-1C — La variante tri-étage dédiée à l'orbite héliosynchrone.

Période d'activité : 1990 - 2010.
Utilisation : Observation planétaire, météorologique ou surveillance militaire.
Nombre de lancements (échecs) : Quarante-deux (trois).
Configuration : trois étages liquides.
Configuration :
    Premier étage : moteur liquide LL-32 (RP-1 - LOX).
    Deuxième étage : moteur liquide LL-09 (RP-1 - LOX).
    Troisième étage : moteur kick-stage liquide LL-09H (UDMH - N2O4)
Capacités d'injection : 250 kilogrammes SSO (orbite héliosynchrone).

Conçu pour permettre au Grand Ling de disposer d'une autonomie totale en matière d'orbites polaires, la variante GL-1C accueille un troisième étage spécialisé qui, grâce à une propulsion liquide, se trouve être hautement précis et stable en combustion. C'est l'outil principal pour la mise en orbite de satellites d'observation et le pivot de la filière SSO lingoise.


GL-1D — La variante modernisée.

Période d'activité : 2010- 2018.
Utilisation : Observation planétaire, météorologique ou surveillance militaire.
Nombre de lancements (échecs) : dix-neuf (un).
Configuration : deux étages solides et un troisième étage liquide.
Configuration :
    Premier étage : moteur solide LS-30 (AP - HTPB - Al à 18 %)
    Deuxième étage : moteur solide LS-16 (HTPB optimisé)
    Troisième étage : moteur kick-stage liquide LL-09H (UDMH - N2O4)
Capacités d'injection : 1 tonne LEO (orbite basse) et 500 kilogrammes SSO (orbite héliosynchrone).

Version modernisée et intégralement fiabilisée de la variante GL-1B et de la variante GL-1C, le lanceur léger GL-1D reprend le meilleur de ses précédentes itérations tout en bénéficiant d'avancées technologiques majeures développées à partir de 2010 et tout le long de sa carrière. Le choix de GLSA de combiner des étages solides pour la poussée principale avec un étage liquide garantissant la précision nécessaire aux orbites polaires, s'explique par la volonté d'améliorer la fiabilité et réduire les coûts sur les lancements réguliers.


GL-1E — La variante expérimentale pour les programmes Longtian et Tacabro.

Période d'activité : Depuis 2018.
Utilisation : Validation technologique (moteurs liquides de nouvelle génération, GN&C, architecture).
Nombre de lancements (échecs) : quatre (un).
Configuration : un étage solide et un étage liquide expérimental.
Configuration :
    Premier étage : moteur solide LS-28X (HTPB - Al à 15 %)
    Deuxième étage : moteur liquide LL-05 (CH₄ - LOX)
Capacités d'injection : 1,2 tonne LEO (orbite basse) et 600 kilogrammes SSO (orbite héliosynchrone).

Véritable banc d'essai pour l'expérimentation pour la GLSA, le GL-1E n'a aucune vocation à être commercialisé. Il sert à valider les moteurs liquides de nouvelle génération et continuer d'acquérir des connaissances critiques pour les futurs programmes Longtian et TACATABRO sans interrompre les opérations du lanceur GL-1D.
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PROGRAMME FENGHUANG
Plateforme modulaire de satellites artificiels.


Contexte initial.

La conquête spatiale nécessite de déployer des fonds substantiels pour s'assurer de conserver une bonne place face aux pays concurrents que sont Tanska, Sylva ou Teyla. Ces fonds sont en général accordés chaque année dans le projet de résolution budgétaire qui doit définir le budget de la GLSA pour l'année. Cette dernière se charge ensuite de distribuer son budget parmi ses instances et ses programmes en cours ou pour divers projets plus ou moins importants/lucratifs. La GLSA, par exemple, alloue 47 % de son budget annuel sur les seuls projets de lanceurs.
Pour réduire les coûts sans mettre en péril la sécurité ou la qualité de ses projets, GLSA doit trouver des moyens de réduire radicalement ses coûts. Pour ce faire, il existe deux moyens développés par l'Agence. D'une part le programme TACATABRO : Mené conjointement avec l'agence spatiale talar, TACA et d'autre part, la plateforme modulaire commune pour engins spatiaux - PMCES (Modular Common Spacecraft Bus - MCSB) : Plus polyvalente, plus économique et plus rapide à développer, la plateforme modulaire commune pour engins spatiaux réduit les coûts, la complexité et les délais grâce à sa composition intégralement modulaire qui permet de personnaliser efficacement chaque engin spatial. La technologie du MCSB pourrait servir au futur module lunaire que prévoit d'envoyer GLSA dans le cadre de sa mission d'exploration de l'atmosphère et de la surface lunaire.

Le MCSB est la technologie privilégiée ici et celle au cœur du programme Fenghuang depuis son lancement en 1998. L'idée parti du postulat que la conception de satellite reposait sur un modèle artisanal. Chaque mission donnait lieu au développement d'un engin spatial entièrement nouveau, adapté spécifiquement aux besoins de la mission et engendrant des coûts de recherche et de développement considérables en plus de cycles de production longs.
De ce fait, la GLSA posa les bases d'une approche différente. Celle d'une plateforme commune réutilisable, capable d'accueillir une grande variété de charges utiles sans nécessiter de reconception fondamentale du bus.

Architecture générale

Le MCSB repose sur deux entités fonctionnelles distinctes.
D'une part, le bus (Satellite Bus), qui assure l'ensemble des fonctions de support comme l'alimentation électrique, le contrôle d'altitude, la propulsion, la gestion de données, la communication et la gestion thermique.
D'autre part, la charge utile de mission (Mission Payload), qui regroupe les instruments scientifiques, les équipements militaires — dans le cadre d'une utilisation militaire — ou les systèmes spécialisés propre à chaque mission.

Pour communiquer efficacement, il apparaît assez rapidement la nécessité de standardiser les interfaces afin de garantir l'interopérabilité de l'ensemble, indépendamment de la nature de la charge utile de mission.
En premier lieu, on retrouve l'interface physique et mécanique qui assure la fixation structurelle de la charge utile de mission sur le bus lui-même. Elle inclut les points d'ancrage, les tolérances dimensionnelles et les contraintes de masse admissibles. Pour cela, il est nécessaire que sa conception tienne compte des forces subies lors du lancement — comprendre les vibrations, les chocs pyrotechniques et les g. Il doit également tenir compte de la dilatation thermique. Dans le cadre du programme Fenghuang, le choix a été fait de disposer d'une large plage de masses de charge utile de mission pour des questions de résilience et de polyvalence de la plateforme.

L'interface électrique achemine vers la charge utile de mission l'énergie produite par les sous-systèmes d'alimentation du bus (Bus Electrical Power Subsystem, BEPS) — dans l'extrême majorité des cas, des panneaux solaires — et comprennent des régulateurs primaires, des convertisseurs de courant continu d'un niveau de tension électrique spécifié à un autre différent afin d'assurer que la bonne tension requise par les instruments embarqués soit correctement répartie, ainsi que des parasurtenseurs ou courts-circuits. De ce fait, la charge utile de mission reçoit une alimentation conditionnée stable et isolée du reste du bus sans subir les variations de charge électriques des autres sous-systèmes.

schéma de fonctionnement du MCSB.
Schéma de fonctionnement du MCSB.

L'interface de mise à la terre met en place un référentiel électrique commun entre le bus et la charge utile de mission nécessaire à un environnement spatial où la gestion des potentiels électriques est critique. En effet, une différence de potentiel incontrôlée entre deux équipements embarqués pourrait provoquer des arcs électriques et endommager les composants sensibles en plus des bruits électromagnétiques. Pour ce faire, l'interface définit les chemins de retour du courant et assure l'équipotentialité de l'ensemble de la structure en lien avec l'interface de compatibilité électromagnétique détaillée plus bas.

Pour la gestion des logiciels et des données, il fallait impérativement un protocole robuste et largement déterministe. À cet effet, la GLSA développa la norme IMP-SPEC-2250 directement inspirée de la norme militaire IMP-SPEC-0704. La norme IMP-SPEC-2250 était un protocole militaire né en 1980, qui spécifiait les méthodes et les protocoles pour l'échange de données numériques entre les sous-systèmes avioniques dans les avions militaires. Elle définissait l'interface électrique, le format des données, le protocole des messages et les exigences de synchronisation pour la communication sur un bus de données série. La norme IMP-SPEC-2250 reprit la majorité de celle d'origine pour l'adapter aux engins spatiaux ainsi qu'à d'autres systèmes. Il s'agissait en fait d'une révision et de mises à jour pour répondre à l'évolution des besoins des industries de l'aérospatiale et de la défense. De nos jours, la dernière version de la norme est la IMP-SPEC-2250C, suivant cette logique d’évolution des besoins.
Son fonctionnement repose sur une architecture en maître/esclave, c'est-à-dire un contrôleur de bus central — généralement le sous-système de Gestion des Données et bus de Commandes (Bus Command & Data Handing Subsystem, BC&DHS) — qui gère les échanges de l'ensemble des équipements connectés, appelés Remote Terminal. Les données transitent sur une paire de câbles blindés torsadés à une vitesse de 1 Mbit/s ; cette architecture à bus redondant assure la continuité des communications en cas de défaillance de l'un des canaux.
Ses atouts principaux dans le contexte du MCSB sont son déterminisme temporel — les échanges de données se font selon des cycles fixes et prévisibles, indispensables pour le contrôle d'altitude et la télémétrie — ainsi que sa robustesse éprouvée dans des environnements à fortes contraintes électromagnétiques.

L'interface de compatibilité électromagnétique, évoqué plus haut, regroupe l'ensemble des mesures techniques visant à garantir la coexistence électromagnétique entre le bus et la charge utile de mission, ainsi qu'à protéger les équipements des perturbations spatiales. On distingue alors quatre problématiques telles que les EMC (Electromagnetic Compatibility) soit la capacité des équipements à fonctionner entre eux sans se perturber, les EMI (Electromagnetic Interference) soit la gestion des émissions électromagnétiques indésirables, les EMP (Electromagnetic Pulse) soit la protection contre les impulsions électromagnétiques intenses et les ESD (Electrostatic Discharge) soit la protection contre les décharges électrostatiques.
Pour faire simple, il s'agit globalement de blindages, de filtres ou de règles de câblage en plus de tests de qualifications imposés à toute charge utile de mission intégrée au bus.

Dans le vide spatial, les températures peuvent varier de plusieurs centaines de degrés entre la face éclairée et la face ombrée de l'engin spatial. Pour gérer les échanges thermiques entre la charge utile de mission et le bus, on emploie une interface thermique dont la mission est réalisée à l'aide d'éléments conducteurs comme les platines de contact par exemple et les éléments radiatifs assurant l'évacuation de la chaleur vers l'espace. Le sous-système de contrôle thermique du bus (Bus Thermal Control Subsystem, BTCS) surveille alors en permanence les températures et s'occupe d'ajuster si nécessaire les flux thermiques dans l'unique intérêt de maintenir la charge utile de mission dans sa plage de fonctionnement idéale. La règle générale veut que cela soit entre - 20°C et + 60°C.

Enfin, l'interface de fréquence et de synchronisation temporelle fournit à la charge utile de mission une référence temporelle et une fréquence commune. En pratique, elle s'occupe simplement de distribuer un signal d'horloge stable par l'intermédiaire d'un oscillateur à quartz compensé en température (Temperature Compensated X (Crystal) Oscillator, TCXO) voire d'une horloge atomique embarquée pour les missions de haute précision couplés à des impulsions de synchronisation (Pulse per second, PPS) permettant à la charge utile de mission de dater avec précision ses mesures et acquisitions. Cette synchronisation devient indispensable pour les instruments scientifiques, les systèmes de navigation et les équipements de communication qui nécessitent une cohérence temporelle très fine avec des stations au sol ou d'autres engins spatiaux.

Polyvalence et applications

La modularité du MCSB lui confère une très grande adaptabilité. Selon ses missions, le bus peut intégrer différents systèmes de propulsion tels que la propulsion chimique à réaction (RCS), la propulsion électrique ionique ou à effet Hall (Stationary Plasma Thruster , SPT) ; ainsi que des charges utiles civiles, scientifiques ou militaires. Cette grande flexibilité en fait la solution privilégiée pour des mission satellitaires très diverses comme les télécommunications, l'observation terrestre, le renseignement ou l'exploration spatiale.

Historique de mission du programme Fenghuang

Fenghuang-1 (2001)

Fenghuang-1 est la première mise en orbite opérationnelle d'un engin spatial reposant intégralement sur l'architecture MCSB grâce au lanceur GL-1C. Sa charge utile de mission est délibérément réduite au strict nécessaire : quelques instruments de mesure télémétriques et un module d'acquisition de données scientifiques principalement parce que le but est alors de concentrer la validation sur le comportement global du bus en condition réelle. La mission est couronnée de succès et le bon fonctionnement du BC&DHS, du BEPS et du BADCS en orbite basse ; autant que la fiabilité du bus de donnée IMP-SPEC-2250A dans un environnement radiatif spatial.
Il est à noter qu'un incident affecta cependant le sous-système de contrôle thermique lors des premières semaines de la mission, entraînant une surchauffe de plusieurs équipements de bord, sans grosse conséquence grâce à une mise à jour par télécommande depuis le sol permettant à la mission de se poursuivre les dix-huit mois suivant. Elle permit de fournir des données précieuses pour les conceptions futures.
Étonemment, GLSA ne médiatisa pas la mission et les pouvoirs publics et les responsables politiques restèrent discrets sur le sujet. La raison était assez simple : ne surtout pas surexposer un programme encore expérimental.
Certains des ingénieurs vétérans de Dragonfly participèrent activement à la réussite de la mission Fenghuang-1 par leur implication dans la conception même du bus. Il est fort probable que cette implication ait été à l'origine de l'étonnante longévité du MCSB qui eu une durée de vie de 24 mois sur les 18 normalement prévus.


Fenghuang-2 (2003 – 2006)

Fenghuang-2, à l'inverse de Fenghuang-1 ne désigne pas un seul lancement mais une série de huit lancements échelonnés entre 2003 et 2006, tous assurés par le lanceur GL-1C en orbite moyenne (Medium Earth Orbit, MEO). Il vise à déployer Xingdao (星道, litt. Voie des étoiles), le premier réseau de navigation satellitaire moderne du Grand Ling pour le compte de Weihua Technologies Company, Ltd. Chaque satellite embarque des propulseurs à effet Hall au xénon, une technologie assez éprouvée pour le maintien de poste en orbite moyenne à l'époque. La constellation atteint sa couverture opérationnelle nationale en 2005 puis régionale en 2006.
La plus grande ombre de ce tableau est en 2004 lorsqu'un lancement raté provoque la perte d'un satellite suite à une défaillance critique du lanceur GL-1C. Après une enquête de la GLSA, les conclusions donnèrent la vetustée de l'engin spatial comme unique fautif de cet échec. Le MCSB démontra pour la première fois sa capacité à servir de base à une constellation où chaque satellite étant produit en série à partir de la même plateforme offrit une charge utile de mission de navigation standardisée, offrant un gain de temps et d'argent énorme. En parallèle, des données scientifiques sont collectées comme des mesures ionosphériques et troposphériques avec pour objectif d'alimenter plusieurs programmes de recherche en géophysique menés par la GLSA et ses partenaires universitaires.

MCSB de Fenghuang-2.
MCSB de Fenghuang-2.


Fenghuang-3 (2008 – 2013)

Fort des retours apportés par Fenghuang-2, le programme engage sa mission la plus ambitieuse à ce stade : le déploiement de Fengwang, une constellation de satellites de télécommunications en orbite basse (Low Earth Orbit, LEO) destinée à fournir une couverture internet haut débit sur l'ensemble du territoire lingois et dans les zones de déploiement prioritaires à l'étranger. Il sert notamment pour le Duché de Sylva, l'État de Fujiwa et le Royaume de Teyla. Le MCSB est adapté pour accueillir des chagres utiles de communication à large bande avec des antennes à réseau phasé et des liaisons inter-satellites. Les lancements s'échelonnent sur quatre ans, avec des groupes de satellites mis en orbite par fournées grâce au lanceur GL-1C, puis courant 2010 sa nouvelle itération, le lanceur GL-1D qui offre une capacité d'emport de une tonne et une meilleure préccision d'injection orbitale. Les satellites embarquent pour la première fois des propulseurs à effet Hall fonctionnant au krypton, réputé pour être plus économique que le xénon et parfaitement adaptgé aux corrections orbitales fréquentes à cette altitude.
Notons qu'un incident notable survient en 2010 quand une défaillance du sous-système de propulsion de trois satellites d'une même fournée provoque une dérive non contrôlée, nécessitant une procédure de désorbitation anticipée. L'enquête technique révéle un défaut sur les propulseurs suite à une qualification baclée, entraînant une révision du processus de certification des équipements pour toutes les missions suivantes.
La transition entre les lanceurs GL-1C et GL-1D entraîne un léger retard lié à l'adaptation des interfaces mécaniques du MCSB et sert de base pour les procédures d'anticipation aux changement de version de lanceur. En outre, le raccordement de milliers de foyer à l'internet haut débit conduit à un désenclavement des territoires isolés du Grand Ling ou de Sylva et améliore le quotidien de milliers d'habitants.


Fenghuang-4 (2014)

Avec cette mission unique lancée par GL-1D en orbite MEO, c'est toute la plateforme qui profite d'une qualification du MCSB pour sa nouvelle version. Les sous-systèmes critiques du bus voient une évolution significative les faisant entrer dans une nouvelle ère moderne.
Le BC&DHS est modernisé autour de processeurs rad-hard de nouvelle génération qui offrent des capacité de traitement de données télémétriques passant de 1 Mbit/s à 8 Mbit/s puis 64 Mbit/s tandit que la mémoire passe de 32 Go à 64 Go.
Pour renforcer la redondance des systèmes critiques, une nouvelle architecture est proposée en doublant parallèlement le BC&DHS.
Le BADCS abandonne ses archaïques gyroscopes mécaniques de première génération pour se concentrer sur de nouveaux à résonateur hémisphérique, dépourvus de pièces en rotation. Cette évolution majeure offre une précision de pointage passant de 0,1° à 0,01° rendu obligatoire pour les futures missions d'observation et préparer les missions lunaires, principalement leurs manoeuvres orbitales. Avec ce nouveau système HRG, la durée de vie opérationnelle garantie du sous-système double ce qui réduit une nouvelle fois les coûts du MCSB.
Il ne faut pas oublier le BEPS qui intègre de nouveaux panneaux solaires à cellules triple jonction en arséniure de gallium. Cette architecture repensée offre un taux de conversion solaire de 29 % et offre une plus grande souplesse pour alimenter le bus.
Le choix du krypton en lieu et place du xénon pour les propulseurs ioniques n'est pas un hasard, ce dernier adopte un matériau composite pour son canal de décharge le rendant de fait plus résistant à la corrosion provoquée par le krypton, un gaz noble plus effiscient quoique plus cher et rare.
Enfin, le chiffrement des liaisons et de l'authentification des télécommandes est revu par l'intermédiaire du bus de sécurité des communications (Bus Communication Security, BCOMSEC), nouveau sous-système optionnel activé en orbite pour la première fois durant cette mission. Son usage doit servir à renforcer la sécurité des communications pour des applications stratégiques et militaires, notamment dans le cadre des missions Xingdao et Fengwang.


Fenghuang-5 (2016)

Entrée dans une nouvelle ère grâce à Fenghuang-4, le nouveau MBCS lancé par GL-1D représente lui-aussi un défis majeur pour l'aérospatial lingois. Pendant longtemps, le choix de l'orbite est au coeur des débats pour ce projet de telescope, limitée par les capacités du lanceur actuel. Initialement voulu pour être en orbite haute elleptique, les capacités de GL-1D conduisent à revoir à la baisse les prétentions de GLSA qui initie en parallèle le début du programme de lanceur lourd TACATABRO. C'est finalement le choix plus raisonnable d'une orbite basse qui est fait avec une altitude de 700 km ce qui le place parmis les plus haut de cette orbite. Cette mission embarque un observatoir spatial appelé Tianyuan (天源, litt. source céleste) et se trouve être le tout premier engin MCSB à vocation purement scientifique.
Cette altitude permet une observation débarassée de l'essentiel des perturbations atmosphériques ce qui facilite le travail du télescope multispectral et embarque également un spectromètre à haute résolution. Les qualifications de Fenghuang-4 permettent de généraliser les propulseurs à effet Hall au krypton, dont le comportement en environnement radiatif plus intense qu'en LEO basse est surveillé avec attention tandis que le BADCS de seconde génération, avec sa précision de pointage, assure la stabilité nécessaire aux observations astronomiques de longue durée.

Observation d'un amas stellaire d'environs 3'000 jeunes étoiles situés à 20'000 années-lumières de la Terre.
Observation d'un amas stellaire d'environs 3'000 jeunes étoiles situés à 20'000
années-lumières de la Terre, dans la constellation de la Carène.

Des accords sans précédents sont ratifiés avec la République du Talaristan, le Shogunat du Fujiwa — qui n'en profitera pas suite à son effondrement — et l'Empire Burujoa pour le partage de temps d'observation avec leurs agences spatiales respectives. Finalement, en 2019 et suite à l'entrée de l'Empire du Grand Ling dans l'Organisation des Nations Démocratiques, ce partage est étendu aux membres de l'alliance comme le Royaume de Teyla ou le Duché de Sylva.


Fenghuang-6 (2018)

2018 marque un tournant pour la conquête spatiale lingoise et la plateforme MCSB avec le lancement de Yuexing (月行, litt. voyageur lunaire) en orbite basse. Fenghuang-6 est le premier engin spatial lingois à quitter progressivement la sphère d'influence terrestre. Les limites imposées par les caractéristiques techniques du lanceur lingois GL-1D et faute d'un lanceur lourd — le GL-1E restant un banc d'essai expérimental pour préparer le programme TACATABRO — la sonde emprunte une trajectoire en spirale longue, utilisant ses propulseurs à effet Hall au krypton pour élever son orbite en un peu moins de dix-huit mois.
Du fait de cette contrainte, la masse disponible pour la charge utile scientifique est significativement réduite à son strict minimum, une caméra grand champ pour la cartographie préliminaire des sites d'intérêt lunaire et tun spectromètre de particules chargées mesurant l'environnement radiatif cislunaire. Quinze mois après son lancement, la sonde est encore en transit.
Le choix de sa trajectoire en spiral offre toutefois des données intéressantes sur l'environnement spatial proche de la Terre. Lorsqu'elle atteint les ceintures de Van Allen, elle fournit des données de dégradation des équipements en environnement radiatif intense ce qui permet déjà d'anticiper ces éléments pour Fenghuang-7 et le programme Longtian.
Etant donné la nature de la mission, celle-ci fait grand bruit dans la sphère médiatique lingoise et plus globalement ondienne, car elle représente le premier pas lingois vers la Lune, malgré sa progression lente et peu spectaculaire qui permet à GLSA de revenir régulièrement à la une des informations nationales.
Par la nature de cette mission, les scientifiques lingois peuvent tester l'autonomie du BC&DHS en conditions réels. Bien malgré elle, elle sert d'argument de poids pour le programme TACATABRO.


Fenghuang-7 (2019)

Si toutes les versions du MCSB ont prouvé la valeur du système, c'est sans doutes sous cette itération qu'il est le plus éprouvé. Mission la plus ambitieuse de tout le programme, Fenghuang-7 profite des premières données de sa prédécesseur pour s'organiser en un temps record. A ce jour, c'est la première fois qu'un orbiteur et un rover lunaire sont associés au sein de la même mission. Son lancement est prévu au plus tôt pour la fin 2019 grâce à un lanceur construit à la hâte pour l'occasion, le GL-1D+ — version directement dérivée du GL1-D mais embarquant un étage supérieur cryogénique portant une capacité d'injection LEO de 2 à 3 tonnes. GL-1D+ offre la possibilité d'une trajectoire cislunaire directe en s'affranchissant de la trajectoire en spirale de Yuexing.
L'orbiteur, une foiis placé en orbite lunaire polaire basse, débute sa mission scientifique grâce à une suite complète d'instruments dédiés à l'étude atmosphérique de la Lune, chargée en sodium, potassium et helium 3 ; ainsi que des capteurs de télédétection pour la cartographie géologique et la composition minéralogique de la surface. De plus, il assure un relais de communication entre le rover et les stations au sol.
Le rover, quant à lui, est pensé pour être compact et léger pour s'inscrire dans l'enveloppe de masse imposée par le GL-1D+. Il embarque le nécessaire à l'analyse in situ de la géologie et de la composition du régolithe lunaire, c'est à dire un spectromètre à rayon X, un radar pénétrant de faible profondeur pour sonder la structure des premiers mètres du sol et une caméra panoramique haute résolution fournie par Weihua Technologies Company, Ltd. Sa zone d'alunissage prioritaire est définie à partir des données cartographiques qui seront transmisent par Yuexing.
Une fois sur site, le rover devra chercher de la glace d'eau afin de préparer une hypothétique présence humaine permanente sur le satellite naturel de la Terre. Par ailleurs, la présence en quantité d'hélium-3 pourrait rabattre les cartes de l'approvisionnement en énergie propre pour son utilité dans la fusion nucléaire. La limité de masse imposée par GL-1D a forcé à construire à la hâte GL-1D+ en se basant sur les essais de GL-1E. Cette situation devenant de plus en plus critique pour l'Empire du Grand Ling et GLSA impose d'avancer les préparatifs du programme TACATABRO ou de se rapprocher du Duché de Sylva dans le cadre du programme BELBIT tandis que l'idée d'un lanceur très lourd offshore fait de plus en plus son chemin pour préparer l'avenir de l'exploration spatiale lingoise et humaine.
Fenghuang-7 boucle donc des années de recherche et d'épreuve pour la plateforme modulaire lingoise qui démontré toute sa fiabilité pour lancer des missions d'envergure à un coût réduit.
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