03/07/2018
11:43:03
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Bureau du Député d'Honneur
Dans le bureau du Député d'Honneur, le chef d'état-major des Armées étaient en train de discuter avec le Député d'Honneur sur l'état de l'Armée Nationale. Quand, tout à coup, le téléphone fixe du bureau sonna.
"Excusez-moi", dit immédiatment le Député d'Honneur.
Il décrocha, puis un sourire apparu à sa bouche : "Vraiment ! Merci beaucoup, Monsieur le Ministre... Oui, je le préviens de suite. Oui, au revoir."
La discussion était courte et incompréhensible à qui ne savait les négociations en cours de Duve. Mais, Monsieur le chef d'état-major, lui, savait, ou plutôt devinait.
"- La réunion a l'air de s'être bien passée, je me trompe ? dit-il.
- Vous ne vous trompez pas, Monsieur. Mais préparez-vous à recevoir le Président de la République Oskallie bientôt. Et préparez, s'il vous plaît, une revue des troupes. Ce sera le 20 février.
- Très bien, dit le chef d'état-major un peu surpris. Je préviens quelqu'un ?
- Ah, oui, j'allais oublier. Prévenez Monsieur Tyore, mon secrétaire et le colonel Loube de venir, s'il vous plaît."
Le chef d'état-major sortit pour aller prévenir tout le personnel que Monsieur le Député d'Honneur avait demandé. Il prévint d'abord le secrétaire, qui n'était pas difficile à trouver étant donné qu'il était souvent proche du bureau du Député d'Honneur. Quant aux autres, ils étaient certainement dans l'aile droite du Palais d'Honneur. Il y trouva Monsieur Tyore, mais pas l'ombre de Monsieur le colonel. Puis, tout à coup, il se rappela qu'il pourrait éventuellement le trouver dans la salle des Gardes, lieu de repos des gardes parlementaires. Il y alla et trouva sur son chemin deux gardes à qui il posa la question pour savoir où était Monsieur Loube. Ils lui répondirent qu'il l'avait vu effectivement entrer dans la salle des Gardes. Il partit donc le voir et engagea une conversation pour lui signifier la demande de sa présence dans le bureau du Député d'Honneur. Retournons donc là-bas, où la discussion pouvait enfin commencer après l'arrivée du colonel Loube :
"Messieurs, bonjour. Je vous ai convoqués dans le but que vous me prépariez la rencontre entre moi et Monsieur le Président de la République d'Oskallie. Car, oui, je viens de recevoir un coup de fil me le disant. Monsieur Tyore, vous vous occuperez de l'organisation de la rencontre avec mon secrétaire ici présent. Votre connaissance envers les protocoles ne manquera pas de faire une excellente réception à Monsieur le Président. Colonel, vous vous chargerez de la sécurité ainsi que de la présentation de la Garde Parlementaire à Monsieur le Président. Quant à vous, Monsieur le secrétaire, vous connaissez votre charge avec Monsieur Tyore et, en plus, vous devrez écrire le traité que nous allons signer. Je vous enverrai le récapitulatif de la négociation qu'on fait Messieurs les ministres et Madame l'Amirale. Sachez que cela fait longtemps que Duve n'a pas reçu un représentant étranger, je tiens à ce que cette réception soit excellente, autant car la personne reçue est une personne très honorable que pour toutes les autres raisons. Des questions ?"
Un signe négatif de la tête de tout le monde signifia la fin de la réunion. Puis, Monsieur le Député d'Honneur les congédia.
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Bureau

Alors que la nuit tombait sur le Palais d'Honneur, Carline avançait d'un pas résolu vers le bureau du Député d'Honneur. Elle y arriva et demanda à être reçue. Le secrétaire, pas totalement au courant de qui lui parlait, lui indiqua, sans même lever le nez, la chaise pour patienter. Elle s'y assit et regarda le secrétaire écrire quelques lignes, puis partir. Elle prit un temps pour respirer car elle savait que ce qu'elle avait à dire pouvait être soudain et surprenant pour le Député d'Honneur, mais c'était nécessaire pour l'intérêt de son parti. Bref, le secrétaire, après quelques discussions inaudibles pour elle, prit parti de la faire entrer dans le bureau. Elle y entra, et fut accueillie par un "Bonjour Madame Garrity" de Monsieur le Député d'Honneur. Ce bonjour était un peu faible, étant donné que Monsieur Gryge n'était pas dans son meilleur état. Il était, par ailleurs, largement plus vieux qu'elle, autant par son âge que sa sagesse.
"-Alors, quelle bonne nouvelle venez-vous m'annoncer ? Une meilleure que celle de mes médecins, j'espère ? dit-il.
-Vous allez bien ?
-Ne vous inquiétez pas, je ne suis plus tout jeune, mais assez vigoureux quand même !
-Vous ne répondez pas à ma question.
-Désolé, réflexe de politicien."
Cette remarque la fit sourire. Car oui, ils se connaissaient car son parti était allié avec le sien. Le vouvoiement n'avait que pour but de marquer le respect, mais passé ce mini protocole, ils repassèrent au tutoiement.
"-Plus sérieusement, qu'est-ce que tu as ?
-Un rhume un peu trop fort, d'après eux. Aucune fièvre mais un nez bouché comme pas possible. Un petit mal de tête, en supplément. Ils m'ont juste dit de prendre du paracétamol.
-Rien de bien grave, donc ?
-Non. Mais tu n'es pas venue pour discuter des traitements qu'on me donne, n'est-ce pas ?
-Pas vraiment, je crois que mon parti s'abstiendra sur la décision pour le budget de la police. Tu sais comme moi que c'est très sensible.
-Quoi !? dit-il en s'énervant un peu. Votre logique c'est de ne pas soutenir les familles qui ont subi les exactions des manifestants. De plus, la police a besoin de plus d'argent pour justement protéger les manifestants respectant leurs droits, raison de plus pour voter pour.
-Dis ça à mes collègues, je te soutiens dans cette vision, mais je n'ai que réussi à calmer les ardeurs de certains, qui voulaient voter contre.
-Ils préparent les élections 2019...
-En s'attirant les faveurs de la gauche, je sais. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Mais qu'est-ce qu'on peut faire ? Ils savent comme nous que la gauche a de plus en plus de voix, et que les futures élections seront chaudes pour nous si on fait rien.
-Mais on va quand même avoir la majorité sans votre soutien, mais à quatre voix.
-Oui.
-Je commence à me demander si je dois réellement me représenter pour l'année prochaine...
-Quoi ?!
-Je ne suis plus tout jeune, j'aurai bientôt 65 ans cette année, et ma santé commence à flancher. De plus, la gauche va bientôt imposer sa vue, tu le vois bien, tes gars partent de plus en plus vers la gauche. Et, avec mes déclarations sur la guerre, je commence à effrayer le peuple et, pourtant, crois-moi que ce n'est que la vérité, des nations essayent d'avoir de l'influence en Aleucie, si Duve reste sans défense, ils vont forcément s'attaquer un jour ou l'autre à nous. Alors, peu importe si cela me coûte mon mandat, je veux que les duvois et duvoises puissent vivre sans la crainte d'attaques.
-Ce que tu dis est vrai, mais personne n'a dit que tu étais mauvais. Tu ne fais que ton travail, et le peuple a encore confiance en toi. Certes, ce n'est pas lui qui t'élut, mais il a une importance quand même. On te fait encore confiance chez nous ! Pour ta santé, je suis désolé, mais on a encore besoin de toi, tu es le plus sage de tous les députés, le plus respecté. Alors, crois en toi."
Sur ces belles paroles, elle vit les yeux du Député d'Honneur briller de reconnaissance pour ces paroles rassurantes. Elle disposa, mais, malgré ces paroles qu'elle pensait réellement, elle savait pertinemment que les prochaines élections seront difficiles pour tout le monde. Elle laissa donc le secrétaire rentrer à sa place, et l'entendit pousser des paroles soudaines : "Monsieur le Député d'Honneur est à terre !", elle ferma les yeux, un instant, ne voulant envisager le pire des scénarios et les rouvrit pour voir le Député d'Honneur se lever, faible, pâle, la maladie devait être soigné. Ses gardes du corps, qui étaient arrivés dès les paroles du secrétaire, le soutenaient et lui donnèrent un papier, qu'il signa et ils l'emmenèrent aux urgences.
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Le médecin venait de l'annoncer : Monsieur Gryge allait bien, mais il fallait qu'il passe des examens et reste sous observation, au moins pendant 1 mois. "Pourra-t-il effectuer sa fonction ?", lui demanda avec inquiétude Monsieur Tyore. La réponse semblait évidente : "Non, il faut lui éviter tout stresse." Alors je le vis pâlir, puis il regarda dans le vide. Paul l'avait nommé remplaçant surtout dans un cas de courte durée, pour éviter une crise étrangère, puisqu'il s'y connaissait dans ce domaine. Mais il était dans la totale ignorance quant au domaine des affaires intérieures, bien qu'il soit accompagné de ses collègues compétents, eux, dans ce domaine. D'ailleurs, les affaires intérieures, parlons-en : les Nordistes extrémistes se servent de l'événement pour créer un désordre pas possible dans certaines villes, les gauchistes commencent à se liguer contre lui (comme si ce n'était pas déjà le cas avec Paul), la droite se méfie de lui. C'était instable et je le savais. Il était Ministre des Affaires Étrangères, et paniquait à chaque fois que la Ministre de l'Intérieur lui parlait. Il pouvait refuser son rôle s'il le voulait, et je le voyais emprunter ce chemin dangereusement :
"-Vous n'y pensez pas, Monsieur Tyore ?
-Vous croyez que j'ai le choix ? Tout le monde me conteste et la République est instable par ma faute. De plus, je suis Ministre des Affaires Étrangères, il m'a choisi pour gérer l'internationale, pour rien d'autres.
-Ce n'est pas pour rien qu'il vous a choisi ! Vous pouvez tenir, montrer à tout le monde que vous pouvez tenir le pays en attendant son rétablissement..."
Il ne m'écoutait déjà plus, repartit dans sa rêverie. Je reconnais que Paul n'a pas fait un coup d'éclat pour le choix de son remplaçant. Il n'est confiant que dans son domaine, instable dans les autres. Après un lourd silence entre nous, il demanda du papier à nos gardes, écrivit quelques mots dessus et signa. Ce que je craignais s'était passé, en refusant ce rôle, il venait de me nommer "Députée d'Honneur par intermittence", comme la Constitution le prévoyait dans un tel cas. Les gardes me regardèrent et me signifièrent qu'il fallait commencer maintenant, l'instabilité étant déjà assez grande comme ça. Je ne le regardais plus, me dirigeant vers la porte de sortie, accompagnée par une bonne dizaine de gardes autours. Je montais dans la voiture blindée, et on s'élança. Mes pensées étaient confuses, brouillonnes, sans autre fondement que la panique et la peur : comment faire ? Quoi faire ? Mais il fallait me ressaisir, car une chose devait maintenant me préoccuper : Duve. Et puis, c'est une occasion unique pour montrer à mes collègues députés que je suis prêt à assurer la gouvernance de la nation si nécessaire, comme la Constitution l'a prévu. Arrivée au Palais d'Honneur, on m'ouvrit la porte et me dirigea vers le bureau de mon cher Paul. C'est là que tout va commencer.
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