03/07/2018
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Gouvernement urbain de la cité de Velsna

20041
Gouvernement urbain de la cité de Velsna

Magistratures municipales et divisions administratives


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Si le monde se rappelle sans cesse à l'existence de Velsna en tant qu'Etat, Velsna reste avant tout une cité, dotée de structures administratives locales, en parallèle des mécanismes qui font d'elle une puissance régionale. Velsna est à la fois une ville et un Etat, à l'instar de certaines des autres puissances de ce monde, telles Fortuna, les cités de la Dodécapole ou encore la Messalie. Comme pour son Etat, la ville de Velsna est en théorie sous la totale autorité du Gouvernement communal de la Grande République, et du corps législatif du Sénat des Mille de la Grande République, qui assurent la gestion de ses affaires courantes. Ainsi, il n'existe pas à proprement parler de "municipalité" velsnienne au sens moderne du terme dans la plupart des pays eurysiens, mais c'est bien l'Etat velsnien lui-même qui se réserve son administration. De même, les finances de l'Etat velsnien se confondent avec celles de sa ville. Il n'y a point de maire ou de conseil municipal, puisque c'est le Gouvernement communal de la Grande République lui-même qui en assure la gestion. Il existe néanmoins un terme désignant la longue liste de magistratures sénatoriales dédiées à l'administration de la ville de Velsna: le "Gouvernement urbain de la cité". La plupart des fonctions à responsabilité liées à cette administration sont monopolisées par des sénateurs, le plus souvent en début de carrière, ce qui constitue une première incursion dans le cursus honorum de la République, cette hiérarchie de magistratures qu'il est conseillé d'avoir pour au moins un mandat dans l'optique d'atteindre les sommets de la politique velsnienne.

Au quotidien, parmi les différents bureaux du Gouvernement communal, le Bureau des canaux est probablement le plus grand contributeur à la gestion des affaires courantes de la cité velsnienne, puisqu'il est en charge de l'entretien et de la continuité des services publics. A l'origine de son appellation se trouve une fonction qu'il possède toujours, c'est à dire la charge laborieuse du désenvasement des canaux de la ville sur l'eau, tâche pourtant indispensable afin d'éviter l'ensablement des cours d'eau. A ses côtés, c'est le Maître des évergètes qui lui, se charge de l'organisation et du financement des grands évènements publics, qu'il s'agisse de fêtes importantes dans le folklore velsnien, ou des manifestations civiques qui émaillent la vie politique de la cité de manière générale. Le Gouvernement communal, à l'occasion de chaque session, compartimente l'ordre de ses priorités, entre "sujets d'Etat", et "sujets municipaux", ce qui implique malgré le caractère de cité état de Velsna, que le gouvernement opère une distinction entre ces deux échelles administratives.


Une ville sans conseil municipal, mais dotée d'une multitude de"conseils":

Comme dit, l'administration de la ville de Velsna se fait d'une manière que l'on pourrait qualifier de "compartimentée", chaque maître de bureau coordonnant comme il l'entend sa propre administration suivant leurs domaines de compétence. Ceux-ci doivent composer avec des magistrats nommés par le Sénat, et issus de leurs rangs. Nous pouvons ainsi nommer trois conseils particulièrement importants constitués par ces derniers:
  • Le Conseil des Canaux: Dirigé par le Maître des Canaux, cet organe est composé de ce dernier, ainsi que de dix édiles des canaux, sénateurs nommés à cette magistrature. Ceux-ci sont chargés par le Sénat de faire observer la bonne tenue de la vie urbaine et quotidienne de Velsna. Les édiles des canaux sont dans l’obligation de collecter auprès des autres sénateurs le financement de l’évergétisme permettant la tenue de festivités publiques et de jeux (ils siègent ainsi également au Conseil de l'évergète), ainsi que l’entretien des bâtiments que le Sénat considère comme étant du ressort historique et dépendant d’un financement collectif. Les édiles des canaux sont dans l’obligation d’établir le lien entre la République et les acteurs du secteur privé en matière de transport, d’énergie, d’accès à l’eau et d’urbanisme. Ils siègent ainsi à la fois au Sénat et dans les collèges de convention de secteurs privés susnommés.

  • En dehors de ce conseil de magistrats, un certain nombre de fonctionnaires sont au service du Maître des Canaux, à l'instar du Curateur des eaux usées, nommé dans l'optique d'organiser l'adduction d'eau et d’électricité dans la ville de Velsna au contact des partenaires privés, ont pour mission la mise en adjudication des travaux de construction et de réparation des édifices publics, la conclusion des contrats avec les entrepreneurs qui prennent en charge les chantiers et l'inspection des travaux finis (que l'on nomme la probatio). Celui-ci lutte également contre les gaspillages, recherche les fuites, prévoit les accidents de toute sorte, gère les ressources en eau et assure la bonne coordination administrative des services. Le curateur s'occupe également des questions de droit concernant le partage de l'eau, des conflits entre particuliers jusqu'aux fraudes et trafics illégaux. Le Curateur du Canal, quant à lui, reçoit la charge de désenvasement annuel du canal.

    Les édiles des canaux et le Maître du Bureau sont également secondés par des "curateurs équestres", au nombre de trois. Le service qui prend en charge l'entretien des routes dans la chôra velsienne (territoire administrativement rattaché à la ville de Veldsna) est divisé en deux parties. Les curateurs équestres ont pour mission de gérer les relatons publiques avec les détenteurs privés des franchises des routes principales, tandis que c'est la ville de Velsna qui procèse à l'entretien des voies secondaires. Les curateurs peuvent autoriser ou interdire les travaux et ont la possibilité d'en assurer la surveillance sur demande.


  • Le Conseil de l'évergète, sous la responsabilité du Maître de évergétisme, à la charge de l'organisation et du financement des festivités civiques, toujours en présence des dix édiles des canaux, qui assistent également ce conseil. Celui-ci assure également l'entretien des monuments et autre bâti monumental dont l'importance historique a été validée par le Sénat des Mille de la Grande République.


  • Le Conseil des Polices, sous la responsabilité du Maître de la Garde de la Grande République. A contrario [des deux autres conseils constitués de magistrats sénatoriaux, le Maître de la Garde est ici assisté d'un préfet des vigiles, ainsi que d'un préfet urbain.

  • Le préfet des vigiles a pour mission d'administrer la lutte contre les dangers d'incendie dans la ville de Velsna, ainsi que de servir de renfort dans le cadre des missions de sécurité nocturne. Le préfet est investi de pouvoirs militaires et civils en théorie, puisqu’il est mobilisable dans le cas d'une attaque contre la cité velsnienne. Ces pouvoirs lui donnant juridiction sur les incendiaires, les cambrioleurs et autre crime de premier appel entrant dans le cadre de sa juridiction. Il peut condamner à des peines légères (amendes ou instructions judiciaires pour des peines de prison ne dépassant pas deux mois) mais les cas importants sont transférés sous la responsabilité du Tribunal de deuxième instance de la cité velsnienne. En 2018, on établit qu'il y a à Velsna environ 12 000 vigiles.

    Le préfet urbain, quant à lui, a pour mission d'assurer les tâches de maintien de l'ordre. Il doit maintenir l'ordre public la journée, la vie nocturne étant laissée au préfet des vigiles. Il est responsable de la sécurité de la plupart des espaces publics. Son commandement militaire est rattaché à la Garde civique velsnienne, mais son unité est strictement cantonnée à la protection de la ville de Velsna même, à contrario du reste de la Garde civique, qui est l'armée conscrite de la Grande République. Il est également détenteur, tout comme le préfet des vigiles, du droit d'instruction judiciaire. Celui-ci supervise l'administration de police des sept quartiers de la ville de Velsna, les sestieri, lesquels comptent chacun un sous-préfet.


  • Le Conseil des marchés, sous la responsabilité du Maître des Blanches, a pour mission d'assurer les relations publiques entre l'administration urbaine velsnienne et les divers acteurs économiques de la cité. Assisté par quatre "patrices", ceux-ci doivent veiller à l'équité concurrentielle entre les membres des corporations d'entreprises présentes dans la ville, et recevoir les plaintes de celles-ci. Le Maître des Balances, par l'intermédiaire de ses patrices, possède ainsi le droit d'instruction des plaintes relatives à toutes les lois anti-trust ou entravant le principe de concurrence de quelque façon que ce soit parmi les acteurs privés de Velsna. Les patrices ont ainsi le droit d'obliger un entrepreneur privé à réaligner ses prix sur ce que les règles de sa corporation d'entreprise indiquent.

  • Au delà de ce rôle d'arbitre des litiges économiques, le Conseil des Marchés a pour but, en temps de guerre, de subvenir aux besoins financiers et même alimentaires de la ville de Velsna si celle-ci se trouve en état de siège, en lien avec la Marineria velsnienne. Ce rôle, toutefois, est considéré de plus en plus comme symbolique, et n'a pas été réactivé depuis plusieurs siècles, Velsna n'ayant pas eu à affronter de menaces extérieures notables depuis plusieurs centaines d'années.


Administration territoriale: le système des sestieri


Pour faciliter l'administration fiscale et les opérations de police, la ville de Velsna est divisée depuis le début de la seconde guerre celtique, au XIIIème siècle, en sept sestieri, des quartiers distincts dotés d'une identité politique propre. Les sestieri sont à la fois des divisions fiscales et des arrondissements de police. Ils sont également utiles dans le cadre du recensement, qui sert à sonder les levées militaires possibles pour le recrutement de la garde civique velsnienne. Chaque quartier voit une proportion égale de citoyens tirés au sort pour le service militaire par rapport à leurs populations respectives. Les sestieri sont divisés en deux grands groupes: les sestieri de la lagune, qui rassemblent tous les quartiers se situant sur la lagune de la vieille ville de Velsna, etles deux sestieri de la "terra firma", qui se sont développés sur le rivage à partir du XVIIIème siècle.

En 2018, les sept sestieri se décomposent ainsi:
  • San Stefano (sestieri de la lagune): Centre historique de la cité velsnienne, le sestieri de San Stefano, qui a pour épicentre la basilique du même nom, est le siège de la plupart des institutions de la Grande République, hormis quelques exceptions comme le Bureau de l'Arsenal. Le quartier se développe ainsi du Forum San Stefano,concentrant la présence du Palais des Patrices, siège du pouvoir législatif et du gouvernement communal. Sur cette même place sont également situés deux des trois assemblées comitiales de Velsna, ainsi que le Grand Collège des Corps de métiers et de nombreux musées et grandes institutions culturelles et économiques. Ironiquement, il est également le plus petit des quartiers de Velsna en superficie. Sociologiquement, le quartier est le lieu de résidence d'une très haute aristocratie sénatoriale et d'une partie de leur clientèle.Le sestieri de San Stefano a été fondé à partir devingt paroisses pré-existantes. A l'heure actuelle, dix de ces églises sont encore existantes. Le sestieri compte une trentaine de palazzos de diverses grandes familles sénatoriales.
  • Arsenale (sestieri de la lagune): De tous les quartiers de la lagune, l'Arsenale est probablement le sestieri dont la composition sociale est la plus populaire, et nombre de citoyens parmi les classes censitaires les plus basses occupent les ruelles de ce quartier quelque excentré. Morphologiquement, l'Arsenale se distingue des autres sestieri de la lagune par une architecture beaucoup plus étriquée: les canaux sont beaucoup plus étroits que partout ailleurs dans la vieille ville, et l'ensemble prend les airs d'un dédale dont il paraît difficile de sortir sans les indications des locaux. Le quartier est relativement moins touristique que celui de San Stefano, et le nombre de grands monuments publics est plus faible qu'ailleurs. Mais l'attraction principale de ce sestieri réside dans nom: l'Arsenal de Velsna. Ce vast ensemble d'une trentaine d'hectares de cales dèches et d'anciens chantiers navals a vu tout le quartier se développer à sa périphérie, et qui était jusqu'au décplacement de l'Arsenal, le lieu de résidence des ouvriers y travaillant. De nos jours, l'Arsenal est devenu un musée, et est resté le siège du Bureau de l'Arsenal de la Grande République. In y trouve également l'école de l'amirauté de la Marineria. Ce quartier a été fondé à partir de dix paroisses existantes au XIème siècle. Il est déconseillé aux touristes étrangers de s'y déplacer de nuit, mais nombre de ceux ci aiment à s'aventurer dans les ruelles étroites de l'Arsenale, à la recherche d'une hypothétique "Velsna authentique", éloignée des circuits touristiques. Ses abords sont constellée de dépôts, magasins, petites industries mais aussi d'anciennes installations monastiques reconverties en logements collectifs.
  • San Ciro (sestieri de la lagune): San Ciro est situé à l'opposé est de San Stefano, et constitue un quartier notablement connu pour son nombre impressionnant de palazzos, et une architecture beaucoup plus inspirée du gothique landrin que le reste de la ville. Pour cause, la plupart des grandes familles occupant le sestieri sont des descendants de l'aristocratie sénatoriale landrine, immigrée à Velsna au XVème siècle suite à la chute de leur cité aux mains de Fortuna. Logiquement, le quartier est devenu le bastion de la faction réactionnaire des optimates de Léandre, qui malgré la défaite de Dino Scaela, qui était à leur tête, ont gardé une assise politique importante sur les affaires locales. En termes de revenu par habitan, San Ciro est considéré comme le sestieri le plus riche, surpassant même le vieux centre historique de San Stefano.
  • Santa Maria (sestieri de la lagune): Situé en plein centre de la lagune velsnienne, et ayant une frontière commune avec les quatre aux sestieri, Santa Maria est devenu depuis le XVIIIème siècle le hub le plus important de la capitale d'un point de vue économique, faisant office de quartier des affaires de la capitale, accueillant davantage de sièges d'entreprises que le sestieri de San Stefano lui-même. Le quartier s'est développé autour de la paroisse de Santa Maria, et de cinq autres églises. Le quartier est le siège de la plupart des grandes institutions bancaires du pays, à l'image du Groupe Falieri, et du Groupe Oliviera, lesquels administrant en partie l'institution financière de la Républque: la Zecca de Velsna, qui a également siège dans le quartier. Le lien de Santa Maria avec la finance et le commerce ne date pas d'hier: dés le XIIIème siècle, le quartier devient le lieu de rassemblement du Marché de la Croce, le plus grand marché ouvert de la ville alors, où les armateurs venaient chercher des financements des riches patriciens de la ville pour mener à bien leurs expéditions lointaines. Celui-ci, qui existe encore de nos jours, mais a été supplanté par la Bourse de Velsna depuis l'invention des outils macro-économiques modernes à la fin du XVIIIème siècle. Elle même est située dans le quartier de Santa Maria.
  • San Luigi (Sestieri de la lagune): Parmi les sestieri velsniens, San Luigi fait figure de creuset cosmopolite de la cité. Jusqu'au début du XXème siècle, c'est par le biais des quais de port Ratinioni, situé aux abords de San Luigi, que les immigrés arrivaient à Velsna en quête d'une vie nouvelle. Mais la longue histoire du quartier avec les étrangers remonte à des occurrences beaucoup plus anciennes. Dés le XIème siècle, San Luigi a vu l’accueil des marchands étrangers, logés dans des palzzos particuliers aux frais de la Grande République, que l'on nommait alors "comptoirs". Ceux-ci étaient réservés au nombre d'un par "nation". Encore aujourd'hui sont encore visibles des bâtiments magnifiques aux noms évocateurs, à l'instar du "Comptoir des margoulins", qui abritait les marchands venus de toutes les contrées germaniques. Celui-ci fait toujours face au "comptoir teylais". Bien que le système des comptoirs ait disparu, celui-ci a donné naissance aux ambassades modernes, dont un grand nombre on pignon sur rue à San Luigi, dans le quartier du Rialta. San Luigi s'est également improvisé comme pôle intellectuel, puisque que c'est ici que se trouve l’École de Philosophie Politique de Velsna, l'un des instituts éducatifs de science politiques les plus prestigieux de la cité. San Luigi est ainsi connu pour sa vie étudiante bouillonnante, mais également teintée de luttes politiques, puisque beaucoup de ces écoles sont le théâtre des grandes revendications politiques et sociales du moment.
  • San Michele (sestieri de la terra firma): A partir du XVIIIème siècle, la lagune velsnienne ne suffisait plus à contenir la capitale de la République, et celle-ci s'étendit graduellement sur ce que l'on nomme la "terra firma". La Révolution industrielle du XIXème siècle provoqua une accélération brutale du processus, qui provoqua en un siècle le triplement de la superficie de la ville de Velsna. Ainsi, le sestieri de San Michele constitue pour lui seul le tiers de la superficie de Velsna, et la moitié de sa population (San Michele compte un peu moins de deux millions d'habitants en 2018, et si le quartier était indépendant, il serait donc la deuxième cité la plus peuplée du pays). Il est le seul sestieri sillonné de grandes avenues et autres axes de communication amples. Il est relié à la lagune par le Pont du 12 octobre, à la fois par le train et la route. San Michele constitue souvent le premier foyer des arrivants les plus récents de Velsna, où le logement plus abordable qu'ailleurs lui a permis de devenir le quartier des foyers les plus modestes. La Révolution industrielle a également fait son office, et depuis me XIXème siècle, la plupart des industries de la capitale sont regroupées dans ses zones d'activités situées en bordure ouest de ce quartier. C'est en 2014 que la journée des barricades, une grande révolte populaire provoquée par la tyrannie de Dino Scaela, est née. Le sestieri de San Michele accueille depuis les réformes de 2015 l'une des seules institutions politiques n'ayant pas siège à San Stefano: l'assemblée des Comices proletari, qui tient séance en plein air sur la place de l'achosien pendu.
  • Nuevo Arsenale (sestieri de la terra firma): L'Histoire du Nuevo Arsenale débute en même que temps que celle du déclin de l'Arsenal de Velsna. En effeti au XVIIIème siècle, les célèbres installations portuaires de la lagune ne sont plus en capacité d'assurer la construction et l'entretien de l'immense flotte velsnienne, et le manque de place pousse le Sénat velsnien a déplacé l'activité de construction navale sur la terre ferme. Le sestieri s'est donc développé en même temps que les chantiers navals, qui ont provoqué un besoin immense de main d'oeuvre à l’extérieur de la ville. Ce sont les dockers du nouvel arsenal qui ont obtenu du Sénat le droit de constituer leur propre sestieri, alors que ceux-ci devaient intégrer à l'origine le sestieri de San Michele. Encore aujourd'hui, les ouvriers des chantiers navals constituent une large part de la population du quartier.


Culture et sports: les sestieri comme moteurs d'une concurrence acharnée:


Comme dit plus tôt, les sestieri ne sont pas qu'une simple division administration, arrondissement de police ou circonscription militaire: ceux-ci sont souvent porteurs d'une identité propre, exacerbée à l'occasion de grandes manifestations publiques, que ce soit dans le domaine de la culture, du sport et de la politique. Ces rivalités sont exacerbées par le pouvoir velsnien lui-même, qui l'a longtemps qualifié comme "bénéfique au renouvellement perpétuel de l'audace velsnienne". Ainsi, presque chaque évènement public est l'occasion pour les représentants de chaque sestieri de se démarquer de leurs concourrents des autres quartiers. Ainsi, lors des processions du Carnaval de Velsna au mois de mai de chaque année sur le Grand canal traversant toute la cité de nord en sud, l'élite politique des différents sestieri dépense sans compter afin de créer les meilleurs attelages de gondoles, et les gagnants bénéficient d'une remise d'impôt pour l'année qui vient de la part du doyen du Sénat des Mill lui-même.

En dehors du contexte culturel, le sport est lui aussi prétexte à l'éternelle rivalité entre quartiers. Velsna dispose de plusieurs clubs de football professionnels, mais l'identité de ces formations est davantage liée aux quartiers dans lesquels ils ont été crées qu'à la ville elle-même de Velsna. Ainsi, il existe une rivalité historique entre le Calcio San Stefano, le Sporting San Luigi ou la Testarossa, club situé dans le quartier populaire de San Michele. Les matchs peuvent dégénérer en affrontements violents à l'occasion, en particulier lorsque ces rencontres ont lieu à des dates proches des échéances électorales, chaque quartier se disputant également le plus grand nombre de sénateurs.

En dehors du football, il existe d'autres disciplines plus locales qui donnent à ces inimitiés l'occasion d'être mises en exergue, l'iconique Calcio velsnien. Dans le cadre d'une compétition se déroulant entre chaque quartier de la ville, Les joueurs sont pour la plupart des bonnes gens de bonne famille, dont des futurs et probables sénateurs, âgés de dix-huit à cinquante ans. Ils portent des livrées fastueuses représentant chacun des sept sestieri de la ville. Le vainqueur de cette compétition, considérée comme un sport particulièrement violent, est couvert d'honneurs par le gouvernement communal, que ce soit en primes accordées aux joueurs que par des avantages symboliques.


Administration de la chôra velsnienne:


La ville de Velsna n'est pas la seule agglomération sous l'autorité de son gouvernement urbain. En effet, le Sénat velsnien étend son administration directe dans une région d'environ 5 000 km² dans ses alentours immédiats, nommée la chôra velsnienne. Historiquement, cette zone comprend une région conquise très tôt dans l'Histoire de la cité, et dont les entités locales ne relèvent d'aucun des trois statuts de cité libre en vigueur dans la Grande République, mais de Municipes. A contrario des cités libres, les Municipes ne possèdent aucune sorte d'autonomie ou existence politique sur la scène nationale. Les lois de Velsna s'y appliquent et il n'y existe pas d'assemblées locales comme dans les cités de droit fortunéen, occitan ou velsnien. Toutefois, un magistrat y est élu par la population pour assurer le lien entre l'administration velsnienne et les fonctionnaires locaux. En théorie, les sénateurs velsniens sont tout aussi représentatifs des velsniens que des habitants de la chôra, qui le sont tout autant. Dans les faits toutefois, cette population est numériquement peu représentée au Sénat.Il existe en tout 90 municipes dans la chôra velsnienne. L'intégralité de sa population est sous l régime de la conscription militaire velsnienne.

Historiquement le chôra a toujours représentée l'épicentre de la Grande République, et son principal réservoir de recrues militaires. Les révoltes, à contrario des mouvements de rébellion ayant pu éclater par plusieurs occasion dans les cités libres, à l'instar de la Guerre sociale de 1238, les villes de la Chôra sont toujours restées un noyau fidèle, ayant obtenu les mêmes privilèges que la population de la ville de Velsna, et bénéficiant des services de son administration urbaine.
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