20/05/2020
12:28:21
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[Rencontre diplomatie] Le Talaristan acceuile le Grand Ling

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Rencontre internationale entre la République du Talaristan et l'Empire du Grand Ling
Таларыстан Җөмһүрияте белән Бөек Линг Империясе арасында халыкара очрашу
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塔拉里斯坦共和国与大灵帝国之间的国际会晤

Talaristan et Grand Ling
Aéroport international de Khydan, le 20 février 2018


La tension est aujourd'hui plus que palpable dans le tout nouveau aéroport international de Khydan. Le directeur passe en revue toutes les tenues de cérémonies de son personnel de sécurité, et tout y passe : du petit pli sur une chemise à la tache de café, Monsieur le Directeur ne veut rien laisser passer ! Il se rend également dans le bureau des douanes, fermé exceptionnellement aujourd’hui pendant quelques heures (et très peu actif vu le faible nombre de vols à destination de Khydan), et exige que tous les douaniers se tiennent prêts pour une “inspection exceptionnelle”. Le responsable de la douane a beau s’égosiller en disant qu’ils ne dépendent pas de lui, le directeur s’en moque.
Car aujourd’hui, l’aéroport international de Khydan, dont certaines pistes n’ont pas encore vu beaucoup d’avions, va accueillir une vaste délégation diplomatique lingoise. Du secrétaire d’État au Premier ministre, en passant par des représentants de grandes entreprises lingoises, tout le monde sera présent pour “honorerson aéroport. On raconte même, chez certains agents de sécurité, que Sa Majesté l’Empereur céleste Ling Jiajing sera présent, mais beaucoup ne croient pas à ces rumeurs.
Jeunes femmes talars en tenues traditionnelles
Jeunes femmes talars en tenues traditionnelles des Ulus cotiers du pays.

La tension redescend d’un cran. Les agents de sécurité de l’aéroport commencent même à plaisanter avec les hôtesses d’accueil talars, en tenue traditionnelle de la côte du pays, qui attendent que l’avion lingois se gare à l’emplacement des avions internationaux privés afin d’offrir à la délégation des mets et présents traditionnels talars. Pas de tapis cette fois ! Le directeur est introuvable et semble s’être rendu ailleurs dans le vaste complexe aéroportuaire, presque complètement vide.
Soudain, alors que l’avion s’approche lentement de la zone de garage où attendent l’orchestre d’honneur et le tapis rouge, et où flotte le drapeau lingois aux côtés du drapeau national talar, un cortège de plusieurs voitures blindées arrive. Tous reconnaissent les agents du MiM et des troupes spéciales qui en descendent, lourdement armés et équipés. Certains se positionnent au loin tandis que le Premier ministre sort de la voiture. Les agents commencent à comprendre la tension dans le regard de leur directeur. Enfin, une dernière voiture arrive, encore plus impressionnante, mais l'homme qui est sort c'est... le président ?!
À ce moment-là, c’est sûr : il ne s’agit pas d’une simple visite. Et la délégation lingoise doit sûrement être à l’image de cette vaste esplanade de costumes noirs et d’agents très tendus, dont ne dénotent que les trois jeunes filles en tenue traditionnelle, qui ont du mal à maintenir leur sourire. Mirzam Arsam en personne a fait le déplacement jusqu’à l’aéroport ! Ce n’est pas une simple visite… je pense que les Lingois ont quelque chose à faire ici… s’écrie l’un des agents à son collègue, très tremblant.
Le président Arsam se tient maintenant devant le tapis rouge, un sourire aux lèvres et une armée de bureaucrates et d’agents du MiM derrière lui. Des soldats sont positionnés non loin, tandis que le personnel de l’aéroport s’affaire à ouvrir la porte de l’avion lingois et que l’orchestre national s’apprête à entonner l’hymne lingois…
Avion

To be continued...
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Illustrations de la Dame du Talar présente au Grand Ling.
L'ANCESTRALE AMITIÉ
Rencontre entre la République du Talaristan et l'Empire du Grand Ling.


Aujourd'hui était de ces jours où ZHOU Lee savait qu'il jouirait des avantages de sa fonction sans les irascibles inconvénients de chevaucher dans les méandres de la Bureaucratie Célestes, des jeux de cour comme de ceux de l'infernale politique intérieure. L'enjeu n'était pas de taille, les intervenants n'étaient pas d'impétueux adversaires et rien ne pouvaient être plus difficile pour lui que les turbulences que subissait la délégation lingoise à bord de Huanglong One, l'impressionnant géant des airs qui transportait partout dans le monde la Maison Impériale ou ses représentants triés sur le volet.
Le Premier Ministre du Cabinet de Sa Majesté n'avait pas systématiquement pu goûter aux plaisirs du long courrier impérial et il devait cette opportunité à la confiance totale qu'avait Sa Majesté Ling Jiajing pour son ministre et, fallait-il le souligner, par la présence de l'intrigante LIN Meiyue nouvellement nommée au poste d'ambassadrice de la Maison Impériales pour les affaires continentales et accessoirement, directrice de la Linganese Culture Promotion Agency.
Le peuple lingois et le peuple talars étaient d'ancestraux cousins qui, par de nombreuses occasions, s'étaient avérés d'intéressants alliés. Hors des alliés, l'Empire en avait bien besoin dans sa lutte idéologique contre le socialisme dégénéré, mais surtout, dans sa lutte d'influence contre l'Empire des Xin. Les Ushongs de Beiyfon s'étaient unifiés en une myriade de vassaux tous insignifiants, mais gravitant telle un système stellaire autour du médian lingois et xin.

Une énième turbulence renversa le fond d'un verre d'alcool entamé des heures auparavant par le Premier Ministre sous le regard amusé de la jeune femme et de certains petits personnels. Le soupir plaintif du Premier Ministre avait activé quelques petits robots de chair et d'os qui nettoyèrent la table de la salle à manger où s'était installé ZHOU Lee pour travailler sur le futur Grand Traité qui serait proposé aux autorités talars.
– Ce n'est pas possible ! S'exclama ZHOU Lee
– Du calme, Honorable Lee. Nous arrivons bientôt. Pour l'instant, c'est la phase de repos. Répondit LIN Meiyue
– Il n'y a rien de reposant à être enfermé dans une cage infernale à 10'000 mètres d'altitude.
– La plus grande faiblesse d'Oncle Pingtie n'est ni les bassesses des chambres, ni l'armée de journaliste, ni les scandales, ni la corruption, ni la véhémence protocolaire de la Maison Impériale, mais un pauvre avion qui fait précisément ce pourquoi il a été conçu : voler...
– Ça ou la frénésie de la Duchesse de Qingshan-Hanlin.
– C'est d'une petitesse...
– J'aimerais pouvoir me concentrer sur ce traité, mais ces foutues turbulences m'en empêchent.
– Monsieur le Premier Ministre, ce premier jet est déjà très bien. Mirza en sera ravi sitôt qu'il y ajoutera sa pierre. N'ayez craintes.

Le prétexte était évidemment fallacieux. Il n'avait simplement aucun plaisir à être en avion. Son calvaire, Dieux merci, touchait à sa fin quand enfin, les pilotes annoncèrent leur approche vers le tout nouvel aéroport de Khydan qui venait d'ouvrir ses portes voilà quelques semaines. Ling Airlines avait déjà initié des pourparlers pour s'implanter, mais le trafic aérien dans la zone était pour ainsi dire... Mort. La descente et l'approche finale ne prirent pas plus longtemps qu'il n'en fallut au Premier Ministre et à l'ambassadrice de la Maison Impériale pour ranger tout ce qui pouvait se déplacer sur la table et boucler leur ceinture de sécurité. Sur l'écran numérique installé au mur, les quelques informations sur la météo à Khydan et l'ETA défilaient sans fin, entrecoupés de transition représentant le sceau impérial. Il faisait apparemment doux pour un mois de février et le soleil irradiait le tarmac.
Un dernier soupir se fit entendre lorsque dans une douceur inconnue de certains vols low cost, l'énorme quadriréacteur se posa.


Huanglong One se posant à Khydan.
Huanglong One se posant à Khydan.

L'avion se positionna rapidement jusqu'à sa voie de garage, guidé par une armée de fourmis et où toute une complexe union de couleurs — aux mille teintes de noir — et de sourires l'attendait. Le personnel finit par ouvrir la porte de l'avion en laissant s'engouffrer un air tiède dans l'appareil. La délégation lingoise était composée du Premier Ministre ZHOU Lee et son épouse, l'ambassadrice de la Maison Ling LIN Meiyue, la secrétaire d'État ZHENGFEI Wanzhou et son époux, l'industriel HANQIN Ji-Ho, le PDG de Great Ling Railways LEE Joon-ho et son épouse, le PDG de Ling Petroleum TAKAHASHI Yuto et son épouse, le PDG de Hongzhaji Rail LU Zhenfang et son épouse, le PDG de Weihua Technologies Company, LTD. FENG Zhi et son épouse, ainsi qu'une myriade disparate de patrons, d'officiels, ou de journalistes couvrant l'événement pour l'occasion.
Tous et toutes sortirent les uns après les autres en regardant avec intérêt l'animation qui se jouait sous leurs yeux.
Lorsque ZHOU Lee atteignit le plancher des vaches, il ferma les yeux un instant et sembla sourire vers le Ciel en quête d'une oreille attentive pour les remerciements qu'il prononçait dans sa tête. Le président Mirza Arsam s'approcha avec un immense sourire vers lui et ils se saluèrent chaleureusement sous une pluie de flash d'appareil photo se laissant aller à une poignée de main ferme mais amicale ainsi qu'à quelques embrassades convenues.
– Président Arsam, c'est une grande joie de vous revoir. Sa Majesté vous fait ses plus vénérables salutations et vous prie de bien vouloir l'excuser pour son absence, mais Sa Majesté Émérite est souffrante et l'Empereur a préféré demeurer au chevet de son père tant qu'il le pouvait. Dit ZHOU Lee.

Armoiries du Grand Ling.
Elle va reservir t'inquiète
Fresque lingoise de la période du XV ou XVIème siècle représentant la première rencontre entre Lingois et Talars, lorsque les hommes de la Grande Armada de Liang Tzu débarquèrent près d'Alnur.

RENCONTRE LINO-TALAR A KHYDAN
Quand le Talaristan acceuil le Grand Ling

Le temps semblait s'écouler de manière insupportable, tant pour les délégations lingoises que talars. Jamais une rencontre ne fut aussi longue à démarrer : le temps que le Huanglong One atterrisse à l'aéroport international de Khydan, qu'il se gare dans la section réservée aux personnels diplomatiques et que les différentes vérifications de sécurité soient faites, le président Arsam et le Premier ministre Zhou auraient pu croire que des semaines furent passées, voire des mois. Quand Zhou tint enfin ses premières paroles au président talar, des années semblaient s'être écoulées sur le sol de Khydan.

    « Monsieur Zhou, quelle joie de vous revoir et je vous souhaite la bienvenue au Talaristan. L'âge me semble de plus en plus perceptible, mais vous, mon ami, vous donnez l'impression d'avoir toujours la force et la vigueur telles que le premier jour où je vous ai connu.

    Madame Zhou, c'est un honneur de vous rencontrer enfin, votre mari m'a souvent parlé de vos nombreuses qualités et je souhaite également avoir la joie de pouvoir accueillir les nombreux partenaires économiques qui vont favoriser l'affermissement des relations entre l'Empire du Grand Ling et la République du Talaristan, deux nations souveraines et amies depuis désormais des décennies. »

Il est vrai que l'entente entre la République du Talaristan et l'Empire du Grand Ling était ancienne. Jadis déjà, à l'époque où l'Empire lingois rayonnait déjà et que la steppe n'était pas encore unifiée, des tribus talars servaient comme auxiliaires des empereurs, arrivant même parfois jusqu'à composer une partie de la garde impériale. Les dynasties lingoises successives avaient eu à cœur d'entretenir ces cavaliers expérimentés qui avaient un sens de l'honneur particulier et qui n'hésitaient pas à se battre jusqu'au bout en faisant fi du danger. L'avènement d'un Talaristan unifié, puis de la République, n'avait guère ébranlé, du moins au début, l'entretien de ces mercenaires jusqu'à leur disparition progressive, faute de voir l'usage du cheval devenir anecdotique, voire inutile sur les champs de bataille.

À la différence de bon nombre de nations où les Talars furent employés comme mercenaires, la relation particulière de l'Empire du Grand Ling et de la République du Talaristan avait su être préservée, après cependant quelques années de refroidissement suivant l'avènement du « siècle de la honte », où la première République du Talaristan, bien loin de la nation aujourd'hui sous la coupe du président Arsam, était un lieu de perdition où l'autorité nationale n'était guère qu'une formalité et où les seigneurs de guerre régnaient en maîtres absolus.

    « Madame Lin, vous faites honneur, par votre beauté et votre stature, à toute votre nation. C'est un plaisir d'enfin vous rencontrer. Votre présence ici est une précieuse perle de la culture et du rayonnement lingois au milieu de la steppe et des hautes montagnes de mon pays.

    Monsieur Zhou, l'ensemble de mon gouvernement s'associe au gouvernement de Sa Majesté pour espérer un rétablissement rapide de Sa Majesté Émérite et je vous confie le soin de passer mes plus sincères salutations à Sa Majesté l'Empereur. Mon voyage au Grand Ling remonte à plusieurs années déjà, mais son souvenir reste toujours d'actualité au sein de mon esprit.

    Mesdames et messieurs, je vous laisse accompagner mon personnel et monter dans nos voitures. Nous allons prendre le chemin du centre-ville afin que le Grand Ling ait la joie de découvrir, outre ses ambassadeurs, la beauté de notre nouvelle capitale jusqu'au palais d'État. »


Si l'on ne peut pas dire que Khydan, la ville nouvelle voulue par le président Arsam, n'est pas belle, sa beauté laisse cependant à désirer par moments : entre l'aéroport international et la capitale, un désert de steppe où l'on ne croise que quelques paysans arriérés et quelques fermes délabrées, bien loin des paysages de carte postale d'un pays en plein développement économique. L'arrivée dans la capitale, inaugurée en 2008, ne peut en revanche pas être ignorée : ses grands bâtiments de marbre blanc et ses routes neuves luisent sur le sol aride du centre du Talaristan et la vue sur la chaîne des Monts Sikurzoï ne peut non plus guère enlever à une certaine beauté de la nature de ses paysages montagneux.

Des rues bien vides, où l'on croise de temps à autre quelques « habitants » et où les bâtiments sont d'une propreté éclatante et où le style architectural est un mélange de modernisme et de « renaissance des traditions turciques » sont cependant, pour la plupart, oubliables. Le palais d'État, quant à lui, ne l'est pas : son dôme doré est visible depuis le ciel et Madame Lin, plus sujette à admirer la vue que Monsieur Zhou dans leur avion, l'avait bien remarqué avant l'atterrissage, en dépit de l'éloignement de l'aéroport. Entouré d'allées somptueuses, de jardins et de nombreuses fontaines et cours d'eau artificiels, on semblait apercevoir une oasis tandis que la température extérieure semblait écrasante pour un mois de février. Monsieur Zhou en venait presque à plaindre les femmes qui l'avaient attendu en tenue traditionnelle talar, particulièrement habillées pour une période aussi chaude, sur le parc de l'aéroport.

Enfin, la voiture s'arrêta devant le palais d'État, siège du gouvernement et de la présidence d'Arsam. L'ensemble du gouvernement, le Premier ministre Aydar Azamat et le Ministre des Affaires étrangères Tahir Mart en tête, fut passé protocolairement en revue par Monsieur Zhou, sa femme et Madame Lin. De grands mâts à drapeaux avaient été mis en place et pavoisés aux couleurs des drapeaux nationaux de l'Empire du Grand Ling et du Talaristan. Avant de rentrer à l'intérieur, honneur devait être fait aux invités et Monsieur Zhou se tint droit devant la fanfare des forces terrestres de la République du Talaristan, qui entonna l'hymne lingois — mais pas parfaitement, cependant
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Illustration
Panorama sur le centre ville de Khydan, la capitale : en premier plan, le palais d'État, siège de la présidence et du gouvernement, en second plan le bâtiment de la Cour constitutionnelle.

À l'intérieur du palais d'État, les agents du MiM, de la garde présidentielle et du corps de sécurité encadrant la délégation lingoise étaient partout : l'aspect sécuritaire était au centre de la conception du palais, mais également de la ville tout entière, car le président Arsam l'avait également voulu pour s'éloigner de l'agitation répétitive de Buzkent, la capitale historique du pays. Si l'on excepte Madame Lin, qui prit grand soin d'étudier la beauté du hall d'accueil, des couloirs et des pièces par lesquelles elle passait, Monsieur Zhou, quant à lui, avait toujours l'estomac retourné par ce vol en avion. Madame Zhou, de son côté, s'entretint quelques instants avec Madame Arsam, Première dame et figure très discrète du pouvoir talar.

La salle de réception était prête. Un dîner protocolaire était prévu dans la soirée, ainsi qu'une visite de plusieurs monuments, places et jardins de Khydan, ainsi qu'une inauguration d'une « place de l'amitié talaro-lingoise » le lendemain, en présence du maire de la ville. L'attention ne se porta cependant pas sur cette organisation classique dans un voyage diplomatique, mais bien sur le président Arsam, qui se leva de sa chaise en regardant Monsieur Zhou, Madame Lin ainsi que l'ensemble des représentants économiques et diplomatiques lingois qui étaient présents, dont Monsieur l'ambassadeur.

    « L'amitié qui unit la République du Talaristan et l'Empire du Grand Ling a toujours été au centre des intérêts diplomatiques et économiques poursuivis par notre gouvernement sur la scène internationale et continentale. À l'heure où la République du Talaristan s'apprête à prendre une tournure d'ouverture, notamment sur la scène régionale nazumie, nous pensons qu'il est de bon ton de réaffirmer cette collaboration historique qui a persisté entre nos deux nations en faisant fi des régimes, de l'histoire et des politiques.

    Nous pensons, messieurs les représentants, Monsieur le Premier ministre, qu'il est dans l'intérêt commun de nos deux gouvernements que cette entente, qui fut signalée à de multiples moments dans notre histoire, soit désormais scellée par un accord international défini par un traité. Nous espérons pleinement que ces négociations se placeront tel que nous l'avons toujours fait : dans le respect de nos identités et de notre souveraineté nationale réciproque et sous le signe de notre amitié historique.

    Monsieur le Premier ministre, je vous laisse la parole.»

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