08/07/2018
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Grand Annuaire : miliciens de Carnavale

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Milices et miliciens de Carnavale

A la fin du Chaos de Carnavale (1931-1938), trois grandes familles émergent sur les ruines de la couronne de Vale : les Dalyoha, les Obéron et les Castelage. Chacune spécialisée dans un secteur de l'économie particulier, elles s'accordent sur la cessation des hostilités entre elles, préférant à la guerre ouverte une forme de concurrence larvée et d'équilibre de la terreur. Chacune des trois grandes familles de Carnavale se dote d'une milice qui participe à construire un oligopole militaire dans la Principauté.

Comme bien souvent à Carnavale, les milices sont un marché sur lequel les diplômés des prestigieuses écoles militaires peuvent choisir de rejoindre l'une ou l'autre, selon leurs compétences et la situation militaire du moment. Certains clans proposent, après le recrutement, des formations plus poussées pour adapter les compétences de leurs soldats aux spécificités des armes employées par leur milice. Les Dalyoha entraînent ainsi à la manipulation des armes chimiques et bactériologiques, les Obéron préfèrent la fuséologie et l'artillerie. Les milices Castelage, elles, s'illustrent dans le renseignement urbain.

Bien qu'elles soient en concurrence, les milices collaborent malgré tout très régulièrement. Sauf pour les opérations les plus sensibles, elles communiquent leurs intentions les unes aux autres et s'informent de leur stratégie afin de ne pas se marcher sur les pieds. Carnavale ne possède pas d'organe militaire centralisé (si on fait exception de Commissariat Central, qui s'occupe de la sécurité intérieure) et l'autonomie des milices implique nécessairement une bonne coordination entre elles. Elles s'unissent également souvent sur certaines opérations lorsque leurs capacités peuvent fonctionner en synergie.

Le partage des savoirs-faire tout comme la concurrence industrielle entre les milices a fait l'efficacité militaire de Carnavale, en état de guerre avec elle-même permanent. Les menaces ne manquent pas sur le sol de la Principauté : lépreux, sectes, gangs, etc. sont autant de théâtres d'opérations où les miliciens Castelage, Dalyoha et Obéron peuvent s'entraîner les uns avec les autres, ou les uns contre les autres.

Historiquement, les milices Obéron sont les plus nombreuses et les mieux équipées. Après la chute du clan, elles sont devenue le SAD BB, le Syndicat Autonome de la Dissuasion Balistique et Biologique et s'apparentent de plus en plus à une forme de proto-armée nationale. Efficaces et mobiles, le SAD BB se déplace en groupes et peut tenir une ligne de défense, une rue, un boulevard, un champ. Spécialistes de l'artillerie, des fusées et des mines, elles font de la progression de l'ennemi un enfer et maîtrisent comme personne les opérations massives en milieu urbain.

Les milices Dalyoha, davantage spécialisée dans les opérations commandos, se caractérisent par l'emploi de produits chimiques et biologiques sur le terrain. Gaz incapacitant, seringues et fléchettes, elles peuvent tuer ou neutraliser à l'aide de produits inodores sans même alerter l'ennemi de leur présence. L'angoisse d'être assommé par l'une de leurs attaques et de se réveiller dans les tréfonds de Bourg-Léon en a fait capituler plus d'un...

Les milices Castelage, enfin, se font plus discrètes. Pas moins efficaces que leurs deux concurrentes, elles profitent de la manne financière quasi illimité de la Banque Princière éponyme pour graisser des pattes et obtenir des renseignements que personne d'autre n'aurait réussi à avoir. Le clan Castelage a ses entrées dans la Cité noire et plutôt que de circuler furtivement dans les égouts comme des rats, ses miliciens se montrent au grand jour, parfois même en habits civils, où ils s'apparentent à une véritable armée populaire.

On estime le SAD BB à environ 30 000 hommes, les milices Dalyoha et Castelage n'en comptent pour leur part que 20 000. Moins nombreux sont ceux qui se déploient réellement sur le terrain considérant le grand usage que fait Carnavale de ses opérateurs, réseaux satellites et neuronaux connectés. Comme souvent la Principauté privilégie l'efficacité du petit nombre à la masse. Les miliciens carnavalais sont d'ailleurs réputés pour leur haut niveau d'éducation, bien loin des bourrins que recrutent souvent les armées de métier. Il faut dire que la prime est bonne dans les milices, sans compter les nombreux avantages en nature et le prestige d'être recruté. Devenir officier dans les milices garantit de sortir sa famille de la misère et l'armée est un rouage à part entière de la méritocratie carnavalaise.

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L’emblème partagé des milices, représentant un squelette noir sur fond jaune, reprend le code couleur des panneaux indiquant le danger radiologique ou chimique. Repérable de loin sur un brassard, un plastron ou une épaulette, il indique lorsque les milices font des opérations de maintien de l'ordre, que mieux vaut se trouver ailleurs que dans leurs parages...
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Constantin Tamare

- DALYOHA -


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IDENTITÉ ET DONNÉES ADMINISTRATIVES

Nom de code : Choux Gras
Prénom et nom : Constantin Tamare
Fonction : Opérateur à distance avec support IA et satellite, centre de relais neuronal IA pour la brigade 22
Profil : Brigade 22 - support
Nationalité : Carnavalaise
Grade : Supofficier catégorie Archange
Date de naissance : 11 décembre 1978
Langues parlées : Carnavalais (français langue maternelle), langue des oiseaux, lojban, calculus ratiocinator (langue théorique)
Statut : Actif / Opérationnel

FORMATION ET HISTOIRE TRAGIQUE

Enfance (1978 - 1989) : Le fils du silence

Constantin Tamare naît en 1978, trois ans après les lois sur le silence, dans le quartier des oiselles, un entrelacs de tours noires en bordure du vieux centre ancien de Carnavale. Il grandit dans une famille pauvre, en plein milieu de l'ère de la Grande Dépression et éclatée par la grève de dix ans et les tensions sociales qui secouent alors la Principauté. Son père, docker syndiqué, disparaît mystérieusement en 1985 (officiellement « parti pour rejoindre les collectifs de résistance »), mais les Carnavalais savent que les disparitions non résolues étaient courantes à cette époque de durcissement politique.

Sa mère, opératrice dans un vieux relais électrique automatisé, élève seule Constantin et ses deux sœurs. L’appartement familial, minuscule mais rempli de câbles, d’équipements de secours et de consoles d’ancienne génération, devient pour le jeune homme un terrain de jeu formateur. Constantin développe très tôt une fascination pour les signaux, les flux, les machines. Il apprend à reconnaître les pulsations d’un réseau saturé, à réparer des capteurs cassés, à déchiffrer les premiers protocoles d’assistance numérique.

Sa solitude d’enfant, accentuée par les effets de la fin de l’Oulipo et les illusions grandissantes de la Déréalisation, forge chez lui un rapport particulier au réel : pour Constantin, le monde concret n’est que la surface lisible d’un immense système sous-jacent, qu’il apprend patiemment à écouter. Carnavale est, déjà à l'époque, une ville moderne malgré la pauvreté du quartier des oiselles, et Constantin découvre avec fascination que les murs des immeubles sont transpercés de cables électriques, que sous les pavés passent d'immenses tuyaux et, avec les balbutiement de la radio, qu'il est entouré d'ondes invisibles. Très tôt, on lui enseigne de se méfier des égouts et de ce qui y vit mais loin d'effrayer Constantin, ces-derniers l'attirent car il le comprend presque immédiatement : il y a la ville qu'on voit, et il y a la ville cachée, ses nerfs, ses égouts, ses réseaux et ses flux.

Adolescence et formation (1989 - 1996) : L'Araignée

À douze ans, il intègre une école technique professionnalisante qui forme les futurs techniciens civils de Carnavale. Ses professeurs repèrent immédiatement ses aptitudes : mémoire opérationnelle quasi parfaite, vitesse d’analyse, sens aigu de détection des patterns et compréhension intuitive des schémas. Mais Constantin est introverti, taciturne, peu à l’aise socialement : on le surnomme l'Araignée, parce qu’il « voit les fils invisibles que les autres ignorent ». A cette époque l'industrie carnavalaise investi beaucoup dans l'application des mécanismes biologiques aux machines et à l’informatique. Le cerveau est au cœur des travaux des scientifiques et les formations des techniciens intègrent dans leurs cursus l'étude des réseaux neuronaux.

Les années 1990, marquées par la Déréalisation, influencent profondément sa perception du monde. De nombreux camarades se perdent dans les drogues sensorielles, les immersions psychiques et les dérives expérimentales. Constantin, lui, observe tout cela de loin. Il ne juge pas, mais il refuse de se dissoudre dans la matière mouvante des illusions collectives. Son ancrage est technologique, pas spirituel.

En 1994, son école signe un partenariat avec les milices Obéron, dont les effectifs doivent être renforcés en opérateurs experts. Constantin est sélectionné pour un cursus accéléré en neuro-informatique militaire, alors en plein essor. Il découvre les premiers prototypes de relais neuronaux (qui ne sont pas encore assistés par IA à l'époque) connectés aux premiers satellites d’observation à basse orbite. Sa formation inclue l'utilisation de modules de soutien tactique à distance, pour lesquels la prise en compte d'un grand nombre de données remontant du champ de bataille est nécessaire. Constantin Tamare passe plusieurs tests d'aptitude physique et cognitive, sa compatibilité neuro-synaptique, testée à 98%, en fait un candidat idéal pour les premiers essais tactiques sur les populations marginalisées.

Il rejoint officiellement les milices Obéron en 1996, à dix-huit ans, un an après le lancement du premier module de leur base spatiale dans l'espace.

Entrée dans les milices Obéron (1996 - 1999) : L'apprentissage du lien

Les milices Obéron (bras armé discret et pragmatique du clan éponyme) voient en Constantin un opérateur d’exception. Son jeune âge permet l'optimisation de sa formation, à une époque de la vie où le cerveau est encore flexible. Son initiation se fait dans l'Hôtel des étoiles, ancien hôtel particulier transformé en centre de formation des unités neuro-satellitaires. Les milices Obéron explorent les méthodes de guerre hybride et non conventionnelles mais leur doctrine est de garder un opérateur humain dans la chaîne stratégique, quitte à l'assister par ordinateur.

On apprend à Constantin les procédures de connexion au réseau spatiale carnavalais, les protocoles tactiques, et à donner des instructions à la machine pour qu'elle tri les données qui remontent du champ de bataille en temps réel afin d'évaluer la situation. Le calcul automatique des risques permet de délivrer des instructions aux unités sur le terrain, de la façon la plus optimale possible. L'intégration des premières IA semi-autonomes, l’analyse en temps réel des comportements humains et le contrôle simultané de plusieurs couches d’information sont centralisées dans son esprit grâce aux implants neuronaux et l'utilisation de plusieurs écrans à la fois.

Sa fonction est claire : devenir un Opérateur à distance, capable de soutenir une brigade entière sans jamais être sur le terrain.

Les instructeurs notent sa capacité naturelle à entrer en consonance mentale avec les IA tactiques. Contrairement à d'autres, Constantin ne cherche pas à forcer la machine: il l'écoute et laisse les algorithmes se déployer pour ensuite seulement les corriger si nécessaire. Cette confiance dans la fiabilité des chiffres et la compréhension quasi intuitive de leurs limites en fait très tôt un opérateur de talent dont les brigades remportent plusieurs affrontements pourtant difficiles. L'Araignée devient renommé pour son « toucher mental », une compétence théorisée à l'époque par les ingénieurs Obéron, censée permettre d’éviter les dérives agressives et risquées des premiers modèles algorithmiques de combat.

Carrière à la brigade 22 (1999 - 2017) : L’homme derrière les yeux

En 1999, il est affecté à la brigade 22, unité de contre-insurrection, de surveillance des zones sensibles et d’intervention dans les bas-quartiers. Constantin ne porte presque jamais d’arme : son arme, c’est le réseau. Depuis les hautes tours du quartier des pépinières, à la périphérie sud de Carnavale, il opère simultanément les satellites Obéron à orbite basse, les modules d’écoute des signaux civils et le Centre de Relais Neuronal IA qui connecte les membres de sa brigade.

Chaque soldat de la 22 porte un implant cortical léger. Constantin reçoit leurs flux émotionnels et sensoriels amoindris, simulés sous forme de couleurs sur ses écrans. Le processus n'est pas assez intrusif pour violer l’intimité, mais suffisamment pour anticiper le stress, le danger, la fatigue ou la panique. Les partenariats Obérin-Dalyoha permettent dès les années 2000 d’affiner ces données grâce à la remontée en direct des signes vitaux et, dans les années 2015, une simulation de la vision des soldats grâce à l'interprétation de l’activité électrique du nerf optique.

Pour les soldats de sa brigade, Constantin devient leur ombre, leur ange gardien, leur rempart invisible. Au sommet de son art, il s'illustre lors d’une opération dans le quartier des oranges, alors en proie à la guérillas urbaine dû à un schisme théologique des sectes sataniques locales. Il aurait détecté une embuscade trente secondes avant son déclenchement, en percevant avant les autres l’accélération incontrôlée des micro-rythmes cardiaques de deux soldats, dont le cerveau en alerte avait perçu le danger sans réussir à l'identifier.

Débauchage de la brigade 22 (2017 - ) : In Dalyoha we trust

En 2017, l'Armageddon't scelle la fin des Obéron. Le gros des milices se coordonnent pour former le SAD BB mais Constantin craint que cette décision n'implique une diminution des moyens à sa disposition et notamment la perte de support satellite et IA. Après concertation avec sa brigade, ils prennent contact avec l'état-major des milices Dalyoha qui leur offrent des garanties en échange de leur expertise. La brigade 22 garde son nom mais change de bannière.


Psychologie et vie intérieure :

« Un homme qui ne rêve pas » - Docteur Giraphon, Grand Hôpital

À force de surveiller les flux neuronaux des autres, Constantin développe une aversion pour les imageries mentales brouillonnes et illisibles. Il en vient à détester ses propres rêves qui « contiennent trop de bruit pour être fiables ». Il dit souvent qu’il « ne rêve plus », ou qu’il a « débranché le théâtre ». Les psychologues militaires du Palais d'Hiver affirment que c’est faux : il rêve, mais ses rêves sont des réseaux, des pulsations, des motifs. Certains médecins de Bourg-Léon ont émis des inquiétudes quant à sa trop grande capacité d’abstraction émotionnelle, au point que Grand Hôpital lui diagnostique une forme de sociopathie mélancolique. Ses supérieurs, eux, ne voient que son efficacité.

Au début des années 2000, alors que la Déréalisation prend fin et que Carnavale se dirige vers l'Icare, les objectifs du clan Obéron se transforment : à la fois plus métaphysiques et aussi plus pragmatiques. L'époque n'est plus aux rêves embrumés des drogues et des artistes mais à la prophétie millénariste. Constantin incarne cette transition.

Il n’est pas un héros. Pas un guerrier. Pas un idéologue. Il est un médiateur entre l’humain et l’inhumain, entre Carnavale et ce qu’elle devient. Sa loyauté ne va ni aux Obérons, ni aux Dalyoha, ni à la mairie, ni à ses concitoyens : elle va à la stabilité, à la continuité du système de connections mis en place durant les dernières décennies. Au maintien des réseaux. Électriques. Informatiques. Satellites. Neuronaux. Les nerfs de la Cité noire. Là où d’autres voient le chaos ou espèrent l'utopie, Constantin voit des flux. Des veines.


PRINCIPAUX ENGAGEMENTS

  • Crise schismatique du quartier des oranges
  • Bataille du pont Saint-Marie
  • Contrôle du terrain lors de la prise d'otage à l'hôtel Camomille
  • Opération de contre-guérilla sous-marine dans les quartiers innondés
  • Gestion de foule (1999 ; 2001 ; 2002 ; 2004 ; 2007 ; 2016)
  • Expertise informatique lors de l'insurrection IA de Caïn
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Hectorianne Brisemarine

- DALYOHA -


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IDENTITÉ ET DONNÉES ADMINISTRATIVES

Nom de code : Douce Cerise
Prénom et nom : Hectorianne Brisemarine
Fonction : Sniper urbain, maîtrise du fusil à lunette assistée par calcul cyclométrique
Profil : Brigade 14 - tireur·se
Nationalité : Carnavalaise
Grade : Épée catégorie Seraphin
Date de naissance : 11 décembre 1987
Langues parlées : Carnavalais (français langue maternelle), lojban, calculus ratiocinator (langue théorique)
Statut : Actif / Opérationnel

FORMATION ET HISTOIRE TRAGIQUE

Enfance (1988 - 2002) : Enfant de jaune

Hectorianne Brisemarine naît en 1988, en plein cœur de la grève de dix ans. Ses parents sont tous deux de farouches anti-grévistes, persuadés des bienfaits de la libéralisation économique pour la Principauté de Carnavale. Ils refusent de suivre les appels des syndicats ce qui leur vaut assez vite une réputation de "jaunes" ou de briseurs de grèves. Hectorianne apprend très tôt ce que signifient ces mots : résidents dans le quartier des anges, iel subit l'animosité de ses camarades de classe et même de certains de ses professeurs en raison des engagements de ses parents.

Hectorianne répond à la violence par la violence : à défaut de pouvoir compter sur le nombre iel découvre l'intérêt stratégique d'une frappe ciblée. Isoler un camarade violent, lui casser la gueule et laisser planer la menace sur les prochains qui seraient tenter de lela menacer. Iel réussit à s'imposer dans les classes préparatoires, au prix d'un comportement chahuteur qui lui vaut les réprimandes de ses enseignants mais le respect de ses camarades.


Éducation militaire (2002 - 2008) : Formation militaire et mathématique

Il n'existe pas beaucoup d'options pour les Carnavalais issus des classes populaires quand ils ne réussissent pas bien à l'école : le crime, la débrouille ou les milices. Hectorianne Brisemarine eut la chance d'intégrer très tôt les corps de commandos Dalyoha, pour une formation juvénile de six ans. Simple troufion au départ, iel se distingue par sa patience méthodique et son sang froid. Ses supérieurs entrevoient rapidement son potentiel militaire et font le choix de l'orienter vers des commandos spécialisés. Après quelques tests médicaux physiques et psychologiques, iel est incité à se former pour passer les concours de mathématique avancé et bénéficie, en parallèle de sa formation militaire, d'une bourse pour suivre cursus à l'université.

Iel y obtient d'excellente note, formant son esprit à la projection géométrique et la cartographie mentale.


Spécialisation (2008-2010) : Cyclométrie

Fort de ses succès, Hectorianne Brisemarine choisit de passer les concours internes à la formation de sniper cyclométrique. Cette théorie mathématique étrange remet en question certains axiomes euclidiens et propose comme application de réaliser des tirs à trajectoire réputée impossible, en contournant les prémisses majeures de la physique contemporaine. Iel y obtient plusieurs succès sur le champ de tir, rapidement mis en application en situations réelles dans les rues de Carnavale. Le modèle non-euclidien cyclométrique de visée se révèle extrêmement pertinent dans les rues complexes de la Cité noire où il est parfois difficile d'obtenir un angle dégagé sur un cible. Au début des années 2010, les méthodes de répression anti-gangs deviennent de plus en plus performantes grâce à l'expérimentation de ces nouvelles techniques.


Carrière dans les milices (2010-2018) : Un nouveau terrain de jeu

Hectorianne Brisemarine s'illustre dans les milices Dalyoha où iel opère avec succès un grand nombre d'opération d'assassinats ciblés et de contrôle des foules grâce à des tirs de précision réputés impossibles. À peine diplômé·e de la formation cyclométrique, Douce Cerise est mobilisé·e lors d’un vaste mouvement de panique déclenché par une série de coupures électriques terroristes dans les bas-quartiers. En partenariat avec les officiers civils de Commissariat Central, iel neutralise depuis un clocher effondré sept tireurs rivalisant pour la prise du réseau local. Première démonstration publique de tir non-euclidien : deux cibles touchées à rebond interne, en utilisant l’onde sonore du générateur thermique comme vecteur balistique secondaire. Cette opération lui vaut son entrée officielle dans la Brigade 14.

En 2011, envoyé·e en soutien lors d'une descente contre un laboratoire clandestin produisant des dérivés synthétiques de médicaments Dalyoha, Hectorianne Brisemarine doit opérer dans le deuxième cercle, zone où l'aération et les vents violents rendent quasi impossibles l'utilisation d'armes à feu conventionnelles. Les combats y sont rendus impossibles par les bourrasques imprévisibles, les échos qui empêchent la géolocalisation, ainsi que l’absence de lignes de tir. Iel inaugure la méthode des angles morts projetés, calcul cyclométrique permettant de tirer « dans le futur immédiat » d’un déplacement ennemi : une forme de prédiction géométrique avancée. Résultat : liquidation complète du laboratoire et extraction de cinq miliciens pris à parti.

2014 : Hectorianne Brisemarine est envoyé·e neutraliser le collectif d'artiste des Sœurs Sourire, un groupe de performeuses oulipiennes retranché dans une usine où elles produisent des illusions épiléptiques qui contraignent les miliciens à ne pas les regarder directement. Plusieurs otages sont menacés mais Douce Cerise parvient à neutraliser les tireurs sans les observer directement, grâce à un tir réflexe basé uniquement sur la mémoire musculaire et le découplage de son cerveau droit et de son cerveau gauche. Ce succès entérine le début de la fin des derniers mouvements terro-artistes oulipiens et des méthodes de guérilla héritées de la Déréalisation.

2015 : lors d’une expérimentation Dalyoha impliquant des drones autonomes mimant des silhouettes angéliques, les machines deviennent incontrôlables et attaquent un parvis entier. Hectorianne Brisemarine, posté·e sur le toit de l'hôtel de Coeur, parvient à tous les neutraliser avant qu’ils n’atteignent la zone civile. Fait notable : les drones effectuent des trajectoires pseudo-aléatoires inspirées d’un modèle mathématique cyclométrique dérivé, conçu par les Industries Obéron. Autrement dit : iel combat son propre langage balistique.


Psychologie et vie intérieure :

« Iel tire au potentiel » - Docteur Giraphon, médecin militaire à Grand Hôpital

Selon les rapports de Grans Hôpital, Hectorianne Brisemarine possède une puissante capacité d'abstraction qui lui permet de maîtriser le calcul cyclométrique. Chez iel, n’est pas seulement une technique : c’est une façon de percevoir le monde, de couper les angles du réel pour y trouver les lignes droites qui n’existent que dans l’esprit. Hectorianne Brisemarine manifeste une pensée projective, orientée vers l’hypothétique, le potentiel, l’espace du possible plutôt que vers les faits.


PRINCIPAUX ENGAGEMENTS

  • Contrôle de foule dans les bas-quartiers
  • Descente dans le deuxième cercle contre des laboratoires clandestins
  • Assassinat d'Ulbert Mélasse, le tueur porc-épique
  • Neutralisation du collectif des Sœurs Sourire
  • Contre-attaque contre les drones angéliques de l'hôtel de Coeur
  • Exécution de la noblesse durant l'Armageddon't
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