Cela fait maintenant plusieurs années qu’Apex s’est étendue à l’international, Sylva, Velsna, Slaviensk et bien d’autres, au total, l’entreprise s’était implantée dans 6 pays en dehors de Rasken et Uuqtinut pourrait bien devenir le septième. Il y a maintenant 3 ans, le petit État du nord d’Aleucie avait lancé un appel d’offres pour l’exploitation de gisements au large de ses côtes, appel étant resté sans réponse du côté d’Apex, l’entreprise étant déjà débordée par ses investissements déjà en cours. 3 ans plus tard, l’appel d’offres est toujours sans réponse de la communauté internationale, mais l’entreprise raskenoise ayant terminé certains de ses investissements, elle est maintenant en capacité d’y répondre. Cependant, un tel appel d’offres ne se négocie pas avec un simple oui ou non, bien trop de détails devant être discutés, il n’y a qu’une rencontre pouvant amener à la fin souhaitée.
Cette rencontre, les officiels d’Apex en concertation avec le ministre des relations avec l’étranger de la république native d’Uuqtinut, a lieu aujourd’hui, le 20 février 2018. Cependant, une telle rencontre ne pouvait se dérouler n’importe où, il fallait un lieu symbolique, c’est tout naturellement qu’Apex choisit le siège de son partenaire Kiesling OilRig Group surnommé KORG dans la ville portuaire de Lengenbruck. Pourquoi un tel choix ? La réponse est évidente pour Apex, car du haut du bâtiment de KORG, on peut apercevoir le chantier naval de l’entreprise où sont assemblées les plateformes pétro-gazières de classe Keryl. Plateformes qui, suite à l’accident du Dämonische Grube le 8 janvier 2016, virent leurs mesures de sécurité grandement renforcées, à tel point que certains disent que l’endroit le plus sûr de la planète est une plateforme Keryl. L’objectif d’Apex en choisissant ce lieu était de montrer à ses invités tout le savoir-faire raskenois en matière d’exploitation en mer.
Il était 9 h du matin et sur le tarmac de l’aéroport de la capitale raskenoise se trouvait une voiture, dedans le dirigeant de la branche internationale de l’entreprise, Falko Meyer, attendait patiemment la venue de son invité. Heureusement pour lui, sa patience avait payé, car on venait de lui annoncer que l’avion du ministre de l’Uuqtinut allait se poser d’une minute à l’autre. Une fois l’avion arrêté, Falko Meyer se dirigea vers son invité pour le saluer.
Falko Meyer – C’est un plaisir de vous rencontrer, excellence Umiaktorvik, j’espère que le vol s’est bien passé.
Apex Uuqtinut, une histoire de gaz
Posté le : 21 nov. 2025 à 23:23:25
2059
Posté le : 24 nov. 2025 à 15:59:16
598
Ukluk Umiaktorvik, Ministre des Relations avec l'Étranger de la République Native d'Uuqtinut, venait de descendre de son avion :
En effet, ce vol fut plutôt calme, en dépit du blizzard qui recouvrait l'Uuqtinut lorsque nous avons décollé de l'aéroport de Juunaitit. Je vous remercie de vous enquérir de mes conditions de voyage.
Cette vue sur la mer et sur les chantiers côtiers est incroyable. Cela fait ressembler l'économie raskenoise à un monstre en comparaison de celle de mon petit pays. J'espère bien que nous pourrons grâce à vous nous faire une place dans l'économie mondiale ! Concurrencer seuls les géants des hydrocarbures comme Apex ou Gazoka, ce n'est pas chose facile, du haut de notre petite population.
Cette vue sur la mer et sur les chantiers côtiers est incroyable. Cela fait ressembler l'économie raskenoise à un monstre en comparaison de celle de mon petit pays. J'espère bien que nous pourrons grâce à vous nous faire une place dans l'économie mondiale ! Concurrencer seuls les géants des hydrocarbures comme Apex ou Gazoka, ce n'est pas chose facile, du haut de notre petite population.
Posté le : 29 nov. 2025 à 15:06:37
3188
Falko Meyer – Il est vrai que l’économie raskenoise peut s’apparenter à un monstre, cela apporte des avantages, mais également son lot d’inconvénients, le fait que l’économie repose à 40 % sur de l’industrie fait qu’elle est très gourmande en ressources. Malgré ce qui peut se dire à l’internationale sur Rasken et sur son abondance en matières premières, le pays est en réalité assez pauvre, ou plus précisément peu diversifié, la quasi-totalité de la richesse souterraine de mon pays étant concentrée sur le pétrole, le fer et un peu moins le gaz. Mais cela ne suffit pas forcément à assurer notre indépendance, sur le gaz par exemple, Rasken ne subvient qu’à 22 % de sa consommation, de plus, la remontée de la production étant due à des gaz disons moins conventionnels, comme le gaz associé ou le gaz de charbon. Rasken est donc un monstre, mais un monstre dépendant des importations pour se maintenir à flot, cependant, votre pays, l'Uuqtinut, pourrait bien devenir un véritable hub énergétique à l’avenir. Votre nation dispose d’un atout précieux : un potentiel énergétique encore totalement inexploité et une volonté politique claire de se développer. Ce sont souvent ces pays-là qui finissent par surprendre les géants que vous mentionnez.
Cependant, potentiel énergétique ne veut pas dire que les ressources sont là, mais qu’il faut prouver leur existence. Lorsqu’on regarde les données que vous nous avez transmises, on remarque tout de suite l’immense prospect du nord du pays, cependant, il y a une chose que l’industrie extractive de manière générale m’a apprise, c’est que la nature ne nous fait jamais de cadeau et que les apparences sont parfois trompeuses. Je vous dis ça en connaissance de cause, car à Rasken, nous avons eu un cas similaire avec le prospect Courtial, un prospect à grande profondeur (12 000 mètres) s’étalant sur plus de 100 km de longueur avec 6 dômes visibles grâce aux données sismiques. À l’origine, on avait estimé que celui-ci contenait près de 4 500 milliards de m³, cependant, lors du premier forage, la seule chose qui remonta, ce fut du CO2 et non du gaz naturel. Par la suite, nous avons foré le dôme deux et trois pour savoir si ceux-ci étaient communicants ou distincts les uns des autres. Au final, les dômes ne communiquent pas entre eux, mais seul le dôme numéro trois a mis en lumière des ressources exploitables, 500 milliards de m³ pour être précis, soit 9 fois moins que l’estimation initiale. Même s’il nous reste les dômes quatre, cinq et six à forer, nous avons maintenant peu d’attentes sur ce qu’il pourrait s’y trouver. De plus, en plus d’être une déception au niveau des réserves, Courtial fut également le théâtre du plus grave accident de notre compagnie le 8 janvier 2016. Plus on fore profondément, plus les incertitudes augmentent, et Courtial ne nous le rappelle que trop bien, nous pensions savoir ce qu’il se passait à 12 000 mètres de profondeur, mais l’accident parle de lui-même. Enfin bon, l’accident aura au moins eu l’avantage de nous forcer à renforcer grandement notre matériel et nos mesures de sécurité pour empêcher qu’un accident de ce type ne puisse se reproduire à l’avenir.
Si je vous dis tout ça monsieur Umiaktorvik, ce n’est pas pour vous faire peur ou vous dire que ça ne sert à rien, mais pour vous dire que nous ne savons en réalité pas grand-chose sur les profondeurs de notre planète, l’Homme sait bien plus de choses sur les confins de l’espace et la naissance de l’univers que ce qu’il se cache sous nos pieds. Pour savoir avec certitude ce qu’il se passe et l’étendue de vos ressources gazières, il n’y a qu’une seule solution : un forage. Heureusement pour vous, les prospects gaziers de votre pays se trouvent à des profondeurs relativement faibles par rapport à ce que nous avons déjà réalisé, ce ne sera pas une promenade de santé, mais ce ne sera pas un enfer non plus.