25/08/2019
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[Almanach] Bestiaire Vlastique

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"Bestiaire Vlastique"... voilà, c’est tout… désolé, pas d’easter egg pour toi.
Vous trouverez ici les espèces endémiques de la Vlastie.
--------Il va sans dire que les terres vlastiques sont riches d’un patrimoine très diversifié, mais pas uniquement en ce qui concerne les traditions, les coutumes ou autres. En effet, la Vlastie abrite en son sein de nombreux animaux, insectes, plantes… et autres êtres vivants qui ne peuvent être trouvés sur aucun autre pays de la planète.
--------C’est de ces espèces qu’il va s’agir, d’elles et de leurs rapports avec les êtres humains les ayant croisé au cours de la longue histoire de la Vlastie.
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Toulecoune
Wesh la méga-baleine !!

--------Les toulcounes ou "baleines à plaques", aussi qualifiés de par leur nom scientifique officiel "megaptera vlastiae" ("mégaptères de Vlastie" en latin), sont des mammifères marins de grande taille. Comparables aux baleines à bosse, dont ils sont une sorte de "cousins éloignés" (bien que les dépassant largement), les toulcounes tirent leur surnom par la forme des proéminentes plaques au sommet de leur tête.

--------Leurs proportions plus qu’imposantes forment également un trait physique très distinctif de cette espèce de cétacé. En effet, les mâles adultes les plus grands jamais mesurés à l’état sauvage ont atteint une longueur de près de cinquante-cinq mètres, soit trois fois la taille d’une baleine à bosse de taille moyenne.
--------Dans la grande majorité des cas, les toulcounes n'atteignent pas cinquante-cinq mètres de long. Les mâles adultes mesurent généralement cinquante mètres de long pour dix-sept mètres et demi de large, les femelles adultes quant à elles sont légèrement plus petites, avec une moyenne de quarante-trois mètres de long pour douze mètres et demi de large.
--------À noter que, malgré leur taille et leur poid plus qu’importants, ils sont capables de jaillir hors de l’eau lors de certaines remontées pour prendre leur respiration grâce à leur impressionnante force. Également en dépit de leur taille, ils passent le plus clair de leur temps dans des zones proches des côtes.

--------Concernant un autre aspect de leur forme physique, les toulecounes possèdent des caractéristiques très particulières.
--------Tout d’abord et non des moindres, les grandes crêtes surplombant leur bouche, utilisées rarement par les parents pour protéger leurs progénitures contre de plausibles prédateurs. En effet, celles-ci font surtout office d'organes sensoriels, dont le but premier est d’abord de permettre une écholocation sur de grandes distances, chose utile au vu de leurs longues migrations régulières pour se reproduire. Les petits n’en disposant pas de tailles suffisante, ceux-ci sont intégralement dépendants de leurs parents
--------La peau des toulecounes, quant à elle, est d’un bleu aux nuances de gris, arborant plusieurs zones de couleur blanche sur leur ventre, dont les transition avec le reste du corps passent par des rayures colorées. Seules les zones au niveau de leurs crêtes et de leurs yeux peuvent avoir des nuances davantage rouges-oranges. Des yeux qui, chose très rare, sont au nombre de quatre, soit deux de chaque côté de la tête du mammifère.

--------Concernant des aspects plus "pratiques", les toulecounes peuvent atteindre une vitesse surprenante, au vu de leur taille et de leur poids, de quarante-cinq kilomètres par heure. Également, leur longévité est plutôt impressionnante, comptée entre cent-cinquante et deux-cents ans, voire même certains spécimens ayant pu être estimés à près de deux-cents cinquante ans, mais extrêmement rares.
--------Concernant leur migration, les baleines vlastiques réalisent une fois par an un long périple. Au cours de celui-ci, les cétacés se dirigent vers des eaux plus adaptées à leur reproduction, le banc grossit de taille et se nourrit jusqu’à ce que les nourrissons puissent survivre à un voyage retour aux côtes de la Vlastie.


--------Leur première apparition documentée officiellement qu’en 1610. C’est en effet cette année que l’explorateur Albert de Bragrance (de la maison Bragrance dirigeant Teyla), qui était alors gouverneur colonial des colonies de Mosvara, parla d’une "créature majestueuse, dont la grâce s’élevant hors des eaux n’eut d’égale que la mortelle force des tranchantes lames de son imposante figure". Ladite créature, énoncée dans ses mémoires, fut reconnue par les historiens comme étant un Toulecoune.
--------Malheureusement pour lesdits mammifères marins, il a été découvert que leur graisse possédait des attributs très recherchés. En plus de produire une flamme plus lumineuse, cette huile donnait également un excellent lubrifiant pour les objets faits de cuir ainsi qu’un élément de choix dans la concoction de peintures, vernis et savons.
--------Ce n’est qu’à partir de la période protectorale (commençant en 1797) que commencèrent de réelles recherches concernant la vie de ces animaux. En effet, jusque là, seules des observations sommaires n’avaient eu lieu, et avaient davantage pour but de mieux anticiper les trajets des toulecounes pour leur chasse. On assista aux débuts d’une réelle question sur ces animaux, bien qu’elle ne trouva ses aboutissements qu’à l’indépendance (en 1848).
--------À partir de la Première République de Vlastie, la chasse de ces animaux fut déclarée illégale. En effet, à ce moment-là de l’histoire, la première président vlastienne Gavrocha Thénardeau déclara "Ces grâcieux êtres, forts de l’exploitation dont ils ont été victimes, ont subi les mêmes sévices et doivent obtenir la même considération que nos citoyens", faisant de cet animal un symbole de l’indépendance ainsi que des souffrances vlastiennes.

--------Au cours de la République de Nouvelle Vlastie, à contre-courant du symbole, la chasse des toulecounes fut ré-autorisée. Le général proto-fasciste dirigeant la Vlastie à ce moment, Édouard Rinochet, avait estimé qu’il était "nécessaire" pour diverses industries du pays de rouvrir la chasse de cette espèce.
--------À la chute du dictateur, et en fonction des différents régimes ainsi que dirigeants du pays, le statut d’espèce protégée ou exploitée des toulecoune changea régulièrement. La Seconde République Vlastienne interdit de nouveau la chasse, une tendance suivi par les premières années de la République Démocratique de Vlastie avant que la dictatrice Joséphine Talin ne la réhabilite dans les années 1940 (en utilisant les mêmes justification que Rinochet).
--------Lors de la détalinisation opérée dans les années 1960, Nicétas Sergio Rouchthès rendit de nouveau illégale la chasse de ces animaux. Une interdiction qui n’a pas été remise en cause depuis, et même renforcée par son apparition dans diverses œuvres de films-documentaires.
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Pargue
Ils ont l’air totalement perchés, comme s’ils venaient de fumer du shit.
--------Les pargues sont des oiseaux sans becs faisant partie de la famille des apterygidae et de l’ordre apterygiformes. Ainsi, comme toutes les espèces aviaires composant cette famille et cet ordre, les pargues ne peuvent pas voler et se rapprochent grandement de volatiles tels que le kiwi, bien qu’ayant une taille plus proche du gallus gallus domesticus (ou "poule domestique").

--------Malgré leur petite taille, variant une fois à l’âge adulte de trente-cinq à quarante-cinq centimètres, les pargues ont une importante corpulence, soulignée par un ventre bedonnant. Ce trait physique est d’ailleurs accentué par la taille des autres caractéristiques de leur physique.
--------En effet, leurs ailes frêles et courtes, leur museau sans relief (ne disposant pas de pointe en forme de bec) ainsi que leurs petites pattes constituent moins de la moitié de leur corps. De plus, il est intéressant de souligner que la "bedonnance" prépondérante de leur torse semble avoir en quelque sorte "contraint" le reste de leurs membres à se développer en adéquation à la forme de leur abdomen.
--------Assez ironiquement, malgré leur apparence, les pargues ne pèsent en réalité qu’entre un kilogramme et un kilo et demi, une perception qui semble être biaisée par leur plumage. En effet, les pargues arborent une livrée très épaisse et fournie (permettant de faire face aux températures froides de leur milieu naturel), blanche au niveau de leur ventre et de leur visage (avec des notes orangées sur les côtés de leur tête), mais de nuances grises et brunes plus foncées sur leurs ailes et leur dos.
--------Il est également intéressant de souligner que les pargues ont un physique dismorphique en fonction de leur sexe. En effet, les mâles pargues, en plus d’être plus grands que les individus femelles de l’espèce, comptaient également autour de leurs yeux un plumage dont la couleur semblait tirer entre le jaune et le corail. Là où le plumage autour des yeux des individus de l’autre sexe était simplement blanc, faisant office de séparation entre l’oeil et le plumage orange.


--------Concernant leur mentalité et leur mode de vie, les pargues sont des êtres à la curiosité extrêmement prépondérante, dont le milieu de vie se situe principalement au niveau des terres avoisinant les étendues marines. Ce sont sur lesdites terres que les nids de ces volatiles sont construits, ou dans des zones difficiles d’accès telles que des tanières (semblables à celles des loups), quand les étendues en question ne disposent pas de falaises à proximité par un souci de sécurité.
--------Très sédentaires, les pargues construisent leurs nids de façon à ce que ceux-ci durent, avec la participation des deux parents, ceux-ci étant en effet monogames et gardant le même partenaire toute leur vie (comme les manchots). Principalement, ils utilisent des matériaux doux (poils de leur propre corps, fibres végétales...) pour le confort à long terme, mais aussi brillants, pour la résistance dans le temps, les suppositions non-confirmées et contestées de certains biologistes étant que les pargues auraient fait le lien entre la brillance métal et la durabilité de celui-ci.
--------Le biologiste vlastique Conrad Lawrence, accompagné d’un ami artiste, a pu en observer certains à l’état sauvage, au moment même où ceux-ci récoltaient des ressources de façon atypique pour leur nid.
Alors, je n’ai pas le nom de l’artiste, mais je sais que si on tappe “porg concept art” sur Google, on trouve ça tout le temps, mais je ne sais pas qui l’a fait précisément.
(dessin de pargues déchirant la banquette arrière d’une Laïka P50 abandonnée pour faire leur nid)

--------Pour se nourrir, les pargues ont les mêmes méthodes que les penguins, à savoir : la chasse des poissons se trouvant proche de leurs étendues d’eau, une chasse qui est alternée quand sont élevés leurs petits, les parglets. À ce propos, concernant leur reproduction, les pargues ont recours à une parade nuptiale, comme de nombreux autres oiseaux, qui se concentre néanmoins principalement sur des chants de gorges profonds.
--------Au sujet de leur façon de vivre les uns avec les autres, les pargues sont des créatures à l’intelligence sociale très développée et à la communication évoluée, faite principalement de couinements, pour parvenir à cohabiter avec les autres membres de leur espèce. Néanmoins, étant très craintifs envers les créatures inconnues, les pargues savent se montrer discrets pour se protéger des prédateurs, un réflexe que les parglets (nom donné à leur progéniture) intériorisent rapidement.
Il sont trop mimis ! 😍
(nouveaux-nés parglets dont les yeux ne se sont pas encore ouverts)


--------C’est leur forme physique, que l’on pourrait qualifier de grotesque, ainsi que leur grande sociabilité qui firent des pargues des animaux de compagnie très appréciés. Ils furent tout d’abord observés au XVIIème siècle, par les premiers explorateurs teylais arrivés sur les terres de la Vlastie. Une fois les colons installés, plusieurs pargues purent être capturés et élevés pour divers usages.
--------À noter ceci dit que l’élevage de pargues avait déjà existé auparavant, par les anciens chefs de clans vlastiens, qui en mangeaient autrefois lors de grands banquets.
--------Leur chair, très goutue, est semblable à celle d’un poulet, mais plus tendre, juteuse et avec des saveurs bien plus prononcées. Ils font partie de plats généralement servis en de grandes occasions.

--------Peu importe lesdits usages, les pargues furent toujours réservés aux élites. En effet, leur petit nombre rendit leur domestication à des fins d’élevage très onéreuse, en font des mets et des compagnons de choix. Il est néanmoins nécessaire de préciser que cette dernière catégorie d’exploitation n’a commencé à exister qu’après le début de la colonisation.
--------Le début d’études ethnologiques par des intellectuels teylais attira la curiosité des personnalités influentes sur ses créatures, et notamment sur la possibilité d’en faire une symbole de statut au vu de leur prix.
--------Autre détail en faisant des animaux de compagnie intéressants est le fait qu’ils apprécient grandement les caresses, plus particulièrement au niveau de leur tête. La théorie privilégiée des comportementalistes animaliers est la même que celle concernant les chats : combinés à des glandes permettant de discrètement marquer leur territoire, les frottements des mains humaines à ces endroits rappelleraient aux pargues les langues de leurs parents quand ceux-ci faisaient leur toilette quand ils étaient encore enfants.


--------Déjà lors de la période protectorale (de 1797 à 1848) survenue après une révolution anticoloniale, les reines vlastiennes servaient parfois des pargues accueillir les membres de la famille royale teylaise (dont la Vlastie demeurait le protectorat) pour célébrer les rares occasions où ceux-ci visitaient le pays. De même, il était commun de voir des pargues en compagnie des membres de l’aristocratie vlastienne être accompagnés de pargues domestiques (quand leurs finances le permettait).
--------Une tradition avec laquelle ne rompit pas la toute première présidente de Vlastie : Gavrocha Thénardo. Celle-ci était régulièrement accompagnée par l’un des pargues du Palais de Vertailles quand elle en prit le contrôle avec ses troupes au cours de l’année 1848 (voyant l’avènement de la République après la défaite des troupes royales du Protectorat).
J’aime pas utiliser l’IA, mais ou est-ce que j’étais censé trouver un tableau du XIXème siècle illustrant ce genre d’oiseaux ?
(peinture du pargue de la dernière reine de Vlastie, plus tard adopté par Gavrocha Thénardeau)

--------Après les diverses formes de gouvernements et troubles politiques au travers desquels passa la Vlastie, l’élevage des pargues est toujours présent. À préciser toutefois qu’ils sont surtout utilisés au niveau culinaire par l’élite lors de fêtes exceptionnelles ou de réceptions importantes, telles que l’accueil de délégations étrangères de haut rang.
--------Néanmoins, il est toujours possible de voir certains individus de la classe dirigeante (à savoir : les membres du Parti Communiste Vlastique) en possèdent parfois chez eux en tant que volatiles domestiques.
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