I. Cérémonie aux morts
II. Revue des troupes
III. Discours aux armées de Monsieur le Président de la République
IV. Défilé militaire
V. Fin du défiléLe cortège des dirigeantes kartiennes arriva devant le Monument à la Révolution. Ce dernier, haut de 42 mètres, avait été sculpté pour célébrer la mémoire des hommes et des femmes qui s’étaient soulevés et battus pour la Liberté, contre l’oppression. La Liberté surplombait le monument de granite, portant à bout de bras, présentant au monde, trois étoiles, symboles des trois valeurs qui sont indissociables du Latrua : la Liberté, l’Union et la Démocratie. Tout autour de la place, des soldats, membres de la garde du Palais présidentiel, étaient se préparaient à accueillir le Président de la République et ses invitées.
Un soldat ouvrit la porte du véhicule, laissant sortir la Première Ministre et les deux Gouverneures kartiennes. Yuliya présenta aux deux femmes le Chef du protocole de la Présidence de la République, Monsieur Maksim Zhernakov. Cela fait, elle serra une dernière fois la main à la Gouverneure Shimanskaya et à la Gouverneure Orlovski puis retourna vers la voiture et s’en alla rejoindre les membres du gouvernement qui l’attendaient dans la tribune officielle. La Première Ministre partie, le Chef du protocole s’approcha des hôtes étrangers et les guida jusqu’à un emplacement qui leur avait été attribué. Il dit :
«Excellences, le Président de la République ne devrait plus tarder. Lorsqu’il sera là, vous irez avec lui déposer au pied du Monument à la Révolution. Nous vous avons préparé une gerbe. Comme le veut le protocole, deux membres de la garde du Palais présidentiel vous accompagneront dans le dépôt de la gerbe.»Lorsqu’il eut fini, il prit congé des deux dirigeantes, les laissant seules devant le Monument. Quelques minutes plus tard, une voiture noire, arborant sur son capot deux petits drapeaux latruants, roulant au pas, s’engagea sur la place. Elle s’arrêta à quelques mètres de l’endroit où étaient situées les deux femmes. Une voix grave annonça :
« Le Président de la République du Latrua, Monsieur Vasiliy Shulichenko. " Vasiliy sortit du véhicule. Il portait un costume noir et semblait empli de gravité, arborant un regard dur, sérieux mais néanmoins déterminé. Il s’avança vers le Monument, s’arrêta pour saluer le Chef d’État Major des Armées, le Maréchal Lavrenti Lomtev. Voilà sept ans que l’homme était à la tête des armées latruantes, sept ans qu’il s’acharnait à réformer et à moderniser une armée qui n’avait, en réalité, jamais vraiment combattu. La tâche était immense, mais certains résultats avaient déjà été notés par le Président de la République.
Les salutations d’usage expédiées, Vasiliy s’approcha des deux représentantes de la République Fédérale. Il les salua chaleureusement :
« Mesdames les Gouverneures de la République Fédérale, c’est un honneur pour moi de vous accueillir au Latrua. Madame la Gouverneure Orlovski, cher Angèle, je suis heureux de vous revoir. »Il regarda Angèle, se rendant compte de la chance qui était la sienne d’accueillir cette femme sur son territoire. Elle et son pays étaient importants pour lui et le Latrua. Il reprit :
« J’espère que vous avez fait un bon voyage et que Madame la Première Ministre vous a bien accueillit. »Il écouta leur réponse puis leur indiqua de le suivre. Ils marchèrent ensemble jusqu’à une marque faite au sol. Trois petits panneaux avaient été posés, indiquant le placement de chacun d’entre eux. Le silence se fit sur la place, un silence lourd et pesant. Soudain, la fanfare de la Garde du Palais présidentiel entonna la sonnerie au mort.
Marche funèbreLe Président de la République s’avança vers le Monument à la Révolution. Il marchait à pas lents, l’air fermé. Il monta une à une les quelques marches le séparant de la base du monument. Il entendit derrière lui les deux Gouverneures avancées à un rythme lent, solennel. Il arriva enfin en bas de l’imposante colonne. Il inclina respectueusement la tête. Deux soldats arrivèrent, portant à bout de bras une imposante couronne de fleurs. Vasiliy les aida à la poser au sol, puis remit soigneusement le ruban qui entourait les gerbes. Il fut rejoint par les deux femmes qui firent de même avec une seconde couronne.
Lorsqu’elles eurent fini, ils repartirent se placer devant le monument. L’orchestre s’arrêta de jouer, la dernière note disparaissant pour mieux laisser place au silence. Le silence d’une ville qui se recueillait, se rappelant le sacrifice de leurs ancêtres, de leurs grands-pères, de leurs grands-mères. Seul un tambour marquait de son son régulier le lent écoulement des secondes, le long passage du temps. Le tambour cessa de jouer. Une brise légère caressa la joue de Vasiliy. Soudainement, un bruit métallique, un bruit religieux sacré, le bruit d’une cloche se fit t’entendre. Puis un second, puis un troisième et ce furent bientôt toutes les cloches de toutes les églises de Vrarany qui sonnèrent. Cette symphonie, cette harmonie, dura deux longues et belles minutes, plongeant ainsi la ville dans une atmosphère s’approchant du céleste, du divin.
Les cloches redevenues muettes, le Président de la République se tourna vers les dirigeantes kartiennes et leur expliqua :
« Je dois malheureusement vous quitter. Je vous remets entre les mains du Chef du protocole, il vous mènera jusqu’au lieu du défilé. »
Il quitta les deux femmes et se dirigea vers une voiture officielle décapotable. Le Chef d’État Major était déjà installé. La voiture s’ébranla et se mit à descendre la longue avenue qui menait à la tribune officielle. Tout autour de la route étaient disposées les différentes unités militaires terrestres qui allaient défiler. Le Président de la République les salua. Il scrutait l’horizon, un horizon en vert, en bleu marine, un horizon rempli d’hommes, de femmes, de soldats, de chars, de canons. Un horizon couvert de drapeaux à la couleur dorée, de pans de tissu aux drapée légers et sublimes, doux et envoûtants. Le véhicule arriva doucement devant la tribune officielle. Il s’arrêta et laissa descendre ses deux passagers. Vasiliy s’approcha des dignitaires latruants, rangés en ligne, qui l’attendaient. Il commença tout d’abord par saluer la Première Ministre. Il lui demanda :
« Comment aller vous Madame la Première Ministre.
- Très Monsieur le Président, honorée d’être parmi les Latruants et Latruantes pour ce jour spécial.
- Je vous remercie pour le travail que vous menez pour notre pays. Merci ! »Il salua ensuite le Ministre de la Défense, le Chef d’État Major de l’armée de terre et la Cheffe d’État Major de l’armée de l’Air. Cette dernière était la première femme à occuper ce poste. Une de ces premières nominations après son élection à la présidence. Les salutations faites, ils s’avancèrent tous vers le détachement de la garde républicaine situé à leur droite. Les soldats se mirent immédiatement au garde-à-vous et l’hymne national résonna sur la place du défilé.
Нам нужна одна победа Vasiliy passa ensuite en revue la garde. Il aimait ces moments-là.
Revue de la gardeLa musique lui semblait belle, pleine de solennité. Il regardait chaque homme et chaque femme qui formaient ces rangs, ce groupe, ce corps. Lorsqu’il arriva à la fin de la rangée, un homme sortit du lot et s’approcha. Il salua le chef de l’État et proclama :
« Monsieur le Président de la République, les honneurs vous ont été rendus par le 5e et le 6e détachement de la garde républicaine stationnées à Illiv. »
Il salua militairement Vasiliy, qui le remercia, et rentra dans les rangs. Le Président de la République se dirigea vers la tribune officielle. Il salua les ministres présents, serra la main aux deux présidents des chambres latruantes puis il s’approcha de son mari. Les deux hommes se sourirent. Vasiliy prit la main de Sergey, longuement, et l’embrassa. Il se tourna alors vers le pupitre qui avait été installé pour lui. Son discours était déjà posé dessus. Vasiliy s’éclaircit la voix et commença :
« Madame la Gouverneure de la République Fédérale Shimanskaya, Madame la Gouverneure de la République Fédérale Orlovski, chère Angèle, Monsieur le Président de l’Assemblée constituante, Monsieur le Président du Parlement des territoires, Monsieur le Président de la commission à la Défense Nationale de l’Assemblée constituante, Madame la Présidente de la Sous-commission à l’Armement de l’Assemblée constituante, Madame la Première Ministre, Monsieur le Chef d’État Major des armées, Madame et Monsieur les Chefs d’État Major, Monsieur le Directeur de la Police, Monsieur le Gouverneur militaire de Vrarany, Monsieur le Ministre de la Défense et des armées, Mesdames Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités, soldats de la fière République du Latrua, Latruants Latruantes, mes chers compatriotes,Voilà huit ans que je suis à la tête de la République du Latrua et à la tête de son armée. Voilà huit ans que chaque 5 mars, je dresse l’État de nos forces armées terrestres et aériennes. Voilà huit ans que je mesure l’engagement de nos soldats, de nos militaires, de ces hommes et de ces femmes, dans la défense de notre nation. Un engagement sacré, un pacte fait avec notre pays, notre peuple. Une promesse de défense, de protection, de sûreté. Un promesse de mortelles à une cause immortelle. Un engagement chaque jours tenu, chaque minutes honoré, chaque secondes mis en œuvre.
Il y a huit ans, quand je prenais mes fonctions, l’armée de la République du Latrua était affaiblie. Affaiblie par des décennies de désintérêt, d’abandon par notre personnel politique. Affaiblie par la corruption qui gangrenais nos élites et qui détournait le budget alloué à nos militaires. Affaiblie par des tensions entre soldats et officiers, entre colonels et généraux. Il y a huit ans, l’armée de terre était désorganisée, mal commandée.
Il y a huit ans, l’armée de l’air était presque inexistante, contenue à quelques appareils dont l’efficacité était loin d’être probante. Il y a huit ans, nos forces armée auraient été en incapacité de défendre la souveraineté nationale si cette dernière avait été menacée.
C’est pourquoi, en huit ans, nous nous sommes attachés, moi, en ma qualité de Président de la République et de chef des armée, et les gouvernements successifs, à réformer en profondeur nos forces de défenses. Réformer en s’attaquant tout d’abord à la protection de nos frontières, en redonnant des moyens, réels, aux hommes et aux femmes présents dans les plus de 20 postes frontières partout sur le territoire, aux hommes et aux femmes qui surveillent, chaque jour et chaque nuit, chaque kilomètres de forêt, de terre appartenant à notre nation.
Réformer en débureaucratisant largement la chaîne de commandement, en la féminisant, en permettant à des femmes s’étant illustrées par leur bravoure, par leur intelligence, de commander nos soldats.
Réformant en mettant en place des partenariats de les domaines stratégiques de la défense et de l’aviation, en achetant du matériel militaire, permettant ainsi à notre armée de retrouver son statut de grande armée.
Ces efforts entrepris tout au long des huit dernières années, nous les continuons. Tout d’abord par la signature de nouveaux partenariats. Je tiens ici à remercier le soutiens qu’a apporté la République Fédérale de Karty à notre pays par la voix de ces deux Gouverneures, Mesdames Shimanskaya et Orlovski. Votre présence parmi nous, aujourd’hui, est un honneur pour mon pays et, plus personnellement, pour moi. Il y a quelques mois, votre démocratie a été menacée par un groupe séditieux, par des hommes ayant décidé de mettre fin aux libertés défendues par Karty. Je tenais ici à rendre hommage, chère Angèle, à la manière dont vous avez permis à votre pays de sortir de l’horreur, de l’impasse. Avec vous, mon pays à signé un accord important, qui a permis de stimuler nos économies respectives dans tous leurs secteurs, dont celui de la défense.
Nous continuons aussi les efforts entrepris par des choix budgétaires orientés. En effet, les huit dernières lois budgétaires, proposées par les gouvernements successifs et votés par les différentes législatures de l’Assemblée constituante, ont entériné la nécessité de donner à nos armées des moyens importants. En huit ans, le budget de la défense a été multiplié par 5, devenant le premier poste budgétaire de notre nation. Nous assumons de vouloir et de porter un effort budgétaire nouveau, historique et sans précédents
Cet effort, nous comptons le continuer dans le temps. J’ai demandé au Ministre de la Défense de revoir la loi de conscription pour permettre d’ouvrir le service militaire aux femmes. Voilà en effet plus de deux siècles que le même texte loi régis le processus de conscription. Un processus devenu aujourd’hui, à l’heure de l’égalité entre hommes et femmes, à l’heure où la misogynie est devenue, à raison, illégale et interdite, une obligation morale et civique.
J’ai aussi demandé au Chef d’État Major des Armées de lancer une série d’entraînements pour préparer nos armées à une confrontation directe avec une autre nation.
J’entends déjà les voix de celles et ceux qui s’insurgeront, qui diront que ces mesures sont inutiles, bellicistes, qu’elles ne peuvent qu’amener à une hausse des tensions entre notre pays et d’autres nations dans le monde. A ces personnes, je réponds que la situation à l’internationale nous oblige à continuer à réformer, mais à le faire. En effet, voilà plusieurs années que les conflits de haute intensité ne cesse d’éclater aux quatre coins de la planète, que les guerre civiles font vaciller les régimes démocratiques. Voilà plusieurs années que nous voyons toutes et tous la montée des périlles, que nous constatons que partout dans le monde, les nations se réarment, se préparent.
Pour être libre, aujourd’hui comme hier, il faut être craint et pour être craint il faut être puissant. Cette maxime est simple, élémentaire et c’est pour cela qu’elle doit guider notre stratégie militaire. Nous ne pouvons pas permettre à notre pays d’être menacé par quelque groupe ou gouvernement que ce soit. Nous nous devons de durcir nos forces armées, de nous préparer, de faire de la Défense notre priorité absolue.
Nous ne jouons pas à la guerre, nous ne voulons jouer à la guerre ! Nous ne voulons pas faire la guerre et nous ne cherchons pas à la faire ! Nous voulons la paix, mais il semblerait aujourd’hui que pour faire vivre la paix, il faut préparer la guerre.
Je ne veux pas créer de peurs, je ne veux vous inquiéter mes chers compatriotes. Je veux au contraire vous rassurer. Aujourd’hui, notre armée est forte. Le défilé qui aura lieu dans quelques minutes en sera un exemple concret. Latruants, Latruantes, soyons fiers de nos soldats, du sacrifice qui est le leur, de la promesse qu’ils ont faits à notre nation. Soyons fiers du choix qu’ils ont faits, comme nos ancêtres, de défendre la liberté, l’égalité, la démocratie.
Il y a 57 ans, nos grands-pères et nos grands-mères, se sont soulevés contre l’oppression, contre la tyrannie. Il y a 57 ans, notre peuple affirmait sa souveraineté, se libérant de l’Empire et de ses contraintes. Il y a 57 ans, nos aïeux ont décidé de nous offrir, de nous léguer la liberté.
Cette liberté, nous nous devons de la garantir, de la défendre, de la protéger. Ce rôle, nous l’avons confié aux membres de nos forces armées. Je tenais ici, à remercier nos soldats, membres de l’Armée de terre, nos aviateurs, membres de l’Armée de l’air, nos gardes-frontières, membres des Forces de protection du territoire,et nos policiers, membres de la police nationale. Je veux aussi saluer l’engagement de nos jeunes, qui défileront aujourd’hui pour représenter les différentes écoles militaires présentes dans notre pays. Tous, jeunes comme moins jeunes, nouveaux arrivants comme vieux briscards, vont nous rendre fiers. Fiers de nos armées, fiers de notre pays, fiers d’être latruants, fiers d’appartenir à ce vieux et beau peuple.
Mesdames, Messieurs, Latruants, Latruantes, mes chers compatriotes, joyeuses Fête de la République !
Vive la République et Vive le Latrua ! »
La foule autour de la place applaudit. Vasiliy attendit que la clameur disparaisse, et dit :
« Soldats de la République du Latrua… HOURRA ! »
Les hommes et femmes en armes répondirent comme un seul Homme, un
« HOURRA » long, intense, sortit du plus profond de leur âme fit trembler les sièges de la tribune. Le Président de la République partit se rasseoir et le défilé commença.
Les 500 soldats kartiens s’avancèrent sur le bitume et commencèrent à descendre l’avenue. Lorsqu’ils eurent fini, ce fut au tour des élèves des quatre grandes académies latruantes de s’engager sur la voie publique. Les membres de l’Académie militaire de Vrarany, de l’École des cadets de l’Armée de l’air de Sloleni, de l’Université militaire d’Illiv et ceux de Institut Sakarov étaient tous reconnaissables à leurs uniformes, héritages de l’histoire impériale.

Suivirent, dans l’ordre, 5 bataillons de l’armée de terre, un bataillon de gardes-frontières, un bataillon de la police. Ce fut ensuite le moment pour les tankistes de faire entendre le bruit caractéristique des chenilles de leur char. Défilèrent aussi quatre missiles balistiques sur les onze possédés par le pays, une fierté pour le Président. Enfin, ce fut au tour des avions de chasse de défiler. Ils survolèrent la place, créant une forte bourrasque de vent.
Les aéronefs partis, un jeune technicien déposa un micro avec son pied au beau milieu de la place. Une voix grave annonça :
« Mesdames et Messieurs, veuillez accueillir l’Artiste de la République du Latrua, Gardien de l’Art latruant, Monsieur Grigory Viktorovitch Leps. » Grigory Leps s’avança et l’orchestre de la Garde commença à jouer. Le chanteur, ami proche de Vasiliy, chanta une chanson patriotique très connue dans le pays.
Архангел Михаил La dernière note chantée, l’artiste s’approcha du Président de la République et lui serra la main. Il dit dans son micro :
« Soldats, vive le Latrua ! »Des applaudissements fusèrent de la foule. Cela permit de masquer l’arrivée d’une vingtaine de personnes devant la tribune. Ils étaient toutes et tous des Latruants et Latruantes, caissières, cadres, prêtres, laïcs. Tous rassemblés. Derrière eux, des soldats et des jeunes tenaient un immense drapeau latruant tendu. Le Président de la République se leva, le reste de la tribune suivant son exemple. Les hommes et les femmes devant eux commencèrent à chanter.
Нам нужна одна Победа La chanson finie, le Gouverneur militaire de Vrarany s’approcha du micro. Vasiliy descendit les quelques marches de la tribune. Lorsqu’il fut arrivé à sa hauteur, le Gouverneur dit :
« Monsieur le Président de la République, le défilé militaire de la Fête de la République est désormais clos. Ce fut un honneur.
- Honneur partagé, répondit Vasiliy. »Il partit discuter avec les membres assis dans la tribune, avec les familles de militaires morts, avec les orphelins de la nation. Après une demi-heure de discussion, il repartit vers le Palais Présidentiel à bord de son convoi.