Coeur d'un ancien empire oublié, le Kaderstan recèle d'histoires et de peuples qui ont chacun joué à leur manière dans l'évolution du territoire jusqu'à son état actuel. Anciennement le chef-lieu de l'Empire Yudjénide, elle est aujourd'hui l'un des états les plus prospères, occupant une place de choix dans la composition hétérogène d'états divers et variés. A la fois République dans son fonctionnement, elle conserve les reliquats monarchiques des états passés, en témoin des évènements précédents qu'il convient de ne pas oublier. Actuellement, le Kaderstan est l'une des rares entités politiques islamiques chiites, et est souvent présentée comme le point d'origine de cette branche de l'Islam au Nazum.
Issu de la Dynastie Yudjénide, qui a été fondée en 853, l'actuel Calife est Abdulammid III. Il est le 4ème Calife depuis la création de la République du Kaderstan en 1975.
Son rôle, ses pouvoirs
Après la Révolution d'Al-Wutarah Pashir de 1975 contre l'Empire Qaderstanais (régime antécédant à l'actuel), là où auparavant le Calife était aussi Empereur du Kaderstan et de ses territoires annexés (résumé par le titre d'Empereur-Calife), la République nouvellement mis en place assura la séparation entre les deux titres, tout simplement en abolissant le premier (empereur).
Ainsi, aujourd'hui, le Calife est le seul titre détenu par les héritiers de la Dynastie Yudjénide. N'ayant plus de réel impact politique au fondamental, le titre permet néanmoins d'assurer un pouvoir religieux, en devenant l'Imam des populations chiites qui reconnaissent les descendants de Tuğrul Ier comme leur guide. Ainsi, il dirige principalement les affaires religieuses de la branche chiite.
Néanmoins, il arrive en fonction du bord politique des présidents du Kaderstan que le Calife bénéficie d'un certain rôle dans la politique de l'état-membre, bien que celui-ci se cantonne généralement à jouer au conseiller.
Histoire du titre
Al-Wutarah Pashir, leader de la Révolution de 1975, a mis fin à près d'un millénaire de gouvernement centré autour de l'Empereur-Calife. Le dernier détenteur du titre, Mahmud III, sera forcé d'abdiquer en faveur de son fils ainé Mourad IV. Celui-ci, après échanges avec Al-Wutarah, a su conserver son titre de Calife et de leader de la religion chiite en échange de la perte de toute autorité politique sur la nouvelle République.
Ce changement va éviter des évènements tragiques, notamment le massacre de la dynastie régnante, car de nombreux radicaux voulaient les exécuter dans leur totalité. Néanmoins, un grand malheur va vite frapper, lorsque le fils et héritier de Mourad IV, le jeune Atarlük, décède en 1980 à la suite d'une pneumonie. A peine 5 ans après l'instauration du nouveau régime, l'autorité religieuse de celle-ci était sur le point d'entrer dans une crise de succession intense.
Au delà de cela, Mourad IV va devoir régler un problème important, celui de la persécution des minorités catholagniques (de toutes sortes). Il va être le premier à s'interposer pour protéger ces non-musulmans, et favorisera pour une fraternité et une cohabitation entre les religions.
Finalement, faute de fils cadet, ce sera le frère de Mourad IV, Malik Shah III, qui lui succèdera en 1986. Ce dernier va rapidement s'imposer comme un grand soutien à l'intégration du Kaderstan au sein de la Fédération de Yukanaslavie, en réalisant une rencontre entre le président fédéral yukanaslave Pakal Lita et le président kaderstanais Ibrahim Törluk en 1988. C'est de cette manière qu'en 1989, le Kaderstan intègre officiellement la Fédération. C'est alors l'une des quelques fois où le Calife obtiendra une légitimité politique aux yeux des kaderstanais et du pouvoir en place.
En 1990, avec la "Réforme des Provinces", Ibrahim Törluk assure l'autorité symbolique des Califes sur la Province d'Imnakad, centre historique d'où est partie la dynastie pour former l'immense empire Yudjénide. Grâce à cela, l'autorité politique se fait de plus en plus grande pour les Califes.
A la mort de Malik Shah III en 1991, son fils ainé Qarkörluk hérite du trône. Il ne règnera que quelques temps, n'ayant jamais voulu devenir Calife, estimant que cette tâche de diriger les croyants et d'assurer une place de choix à la famille n'était pas son rôle. C'est ainsi qu'en 1993, son frère cadet, Abdulammid III, devient Calife.
Depuis ce jour, Abdulammid III est rapidement devenu, grâce à la durée de son règne qui est le plus important depuis la fondation de la République, a assurer une place de choix pour les futurs califes. En effet, les présidents du Kaderstan sont plus que jamais à l'écoute de potentielles conseils de la part des Imams chiites, et la popularité du Calife n'a jamais été aussi importante depuis la Révolution de 1975.
Règles de succession
Seul l'ainé masculin du Calife au moment des faits peut hériter du trône. C'est une succession agnostique par primogéniture. En cas d'absence d'un ainé, c'est son cadet qui est désigné comme Calife, et ainsi de suite.
Liste des Califes Seulement depuis 1975
Mourad IV (1975 - 1986) Malik Shah III (1986 - 1991) Qarkörluk (1991 - 1993) Abdulammid III (1993 - ... )
Prétendants au titre
Actuellement, il existe plusieurs prétendants au trône Califal qui pourraient succéder à Abdulammid III, l'actuel détenant du titre.
Tout d'abord, le fils ainé d'Abdulammid III, en la personne de Mehmed. Il est l'actuel chef provincial de Qadache, une région au nord du Kaderstan. Très proche de son père, il adhère à nombre de ses idées, et parait être le parfait héritier lorsque le décès du Calife viendra.
Le second prétendant est le second fils d'Abdulammid III, Osman. Bien qu'il n'est qu'un simple possible héritier, Osman est reconnu comme un intellectuel et un esprit brillant, ayant notamment réalisé de nombreuses études dans le monde de la recherche. Il est actuellement scientifique dans les centres d'innovation en métropole.
Enfin, nous avons le frère benjamin d'Abdulammid III, Abdulcemid. De facto, il ne pourra hériter du trône que si ses deux neveux et son frère décèdent subitement. Il reste néanmoins soutenu par les anti-primogéniture, c'est à dire ceux qui souhaitent mettre un terme à la règle de succession par primogéniture. Mais la bonne entente entre Abdulcemid et son frère empêche dans tous les cas l'établissement de ce premier sur le trône.
Fondé en 1975 à l'issue de la Révolution d'Al-Wutarah Pashir, le Président est le dirigeant politique du Kaderstan. L'actuel président est Abdal-il-Mahouid et il est le 5ème Président depuis la création de la République du Kaderstan.
Son rôle, ses pouvoirs
Après la Révolution d'Al-Wutarah Pashir de 1975 qui met fin au titre d'empereur, c'est à dire du rôle politique du Calife de l'époque Mahmud III (qui est forcé à abdiquer), le Président dirige toutes les affaires de l'état-membre, en ce qui concerne les aspects du pouvoir exécutif. Il nomme les chefs des provinces (généralement des beys locaux ou alors des citoyens importants de ceux-ci), nomme ses conseillers (comprenant souvent les Califes), et est le chef des armées (bien que symbolique, puisque aucun état yukanaslave à sa propre armée. Il s'agit principalement d'un symbole rappelant le devoir de protection du président envers son peuple).
Lorsqu'il est élu, le président doit aussi jurer sur la constitution yukanaslave et sur le Coran qu'il n'outragera pas le peuple, la République et la Fédération. Cette tradition remonte aux empereurs yudjénides qui juraient de protéger l'empire sur le Coran pour légitimer leur pouvoir.
Histoire du titre
Al-Wutarah Pashir, après avoir lancé la Révolution de 1975, fait abdiquer l'Empereur-Calife Mourad III et proclame officiellement la République du Kaderstan. Conscient de l'importance du Calife aux yeux du peuple, Al-Wutarah fonde alors le titre de Califes comme il est courant actuellement.
Il se proclame Président en fin d'année pour une durée de 5 ans. Al-Wutarah Pashir réalise de nombreuses avancées pour le droit des femmes, notamment en les autorisant à voter pour les élections présidentielles dès 1977. Il s'engage aussi à développer des liens commerciaux et diplomatiques importants avec la fédération de Yukanaslavie à partir de 1979.
En 1980, il se fait réélire pour 5 ans. C'est alors la première élection libre du Kaderstan. En 1981, Al-Wutarah Pashir créer "l'Assemblée Nationale", qui réunit les Beys et les députés élus par le peuple lors d'élections législatives anticipées en milieu d'année. Cela limite le pouvoir du président, et assure l'importance du peuple dans les nouvelles institutions politiques.
Après 1985, il arrête la politique et laisse Ibrahim Törluk devenir le nouveau président du pays. Ce dernier, sous les conseils du Calife Malik Shah III, va toujours plus se rapprocher de la Yukanaslavie, jusqu'à même rencontrer le président fédéral d'époque Pakal Lita en 1988 lors d'une rencontre présidée par le Calife Malik Shah III. C'est grâce à cela que l'intégration du Kaderstan au sein de la Yukanaslavie sera actée en 1989. En 1990, Ibrahim Törluk réalisera "la Réforme des Provinces" qui divisera le territoire en de nombreuses provinces où siègeront les "chefs des province", des sortes de représentants locaux kaderstanais.
Néanmoins, après les élections de 1990, Ibrahim Törluk ne sera réélut et se fera battre par le fils d'Al-Wutarah Pashir, Alp Aslan Pashir. Celui-ci va longuement dialoguer avec les institutions yukanaslaves pour définir les nouveaux pouvoirs des institutions en place, et se voit confirmer que celles-ci détiennent toujours autant un si grand pouvoir. Néanmoins, la République doit accepter la totalité des lois votées au sein de l'Assemblée Parlementaire.
Après avoir effectué ses deux mandats, en l'an 2000 il doit céder sa place à Ebdelmuk Atarlu, le nouveau président triomphant. Ce dernier critiquera la politique des démocrates et du président fédéral Zapàn Moremore, ce qui va créer un froid entre les institutions étatiques et fédérales. Mais heureusement, sous la présidence fédérale, suivante, avec Fisibeque Yunuku, une réconciliation s'effectuera. C'est d'ailleurs en 2007 que le président du Kaderstan obtiendra officiellement le titre de "chef des armées", bien que symbolique.
Finalement, en 2010, Ebdelmuk Atarlu se fait battre par Abdal-il-Mahouid, le favori du Calife Abdulammid III. Abdal-il-Mahouid a permit, durant son premier mandat, de très largement faire remonter la popularité des Califes auprès de la population et dans la religion chiite. De plus, Abdulammid III est un très proche conseiller du président du kaderstan. Abdal-il-Mahouid a été réélu en 2015 pour un second mandat. Il réalise de nombreux progrès pour la jeunesse, comme d'aides financières pour les étudiants en difficultés financières.
Règles d'élections
Le président doit être citoyen kaderstanais depuis 5 ans, et doit avoir plus de 25 ans. Il peut être un homme ou une femme, et se doit de ne faire partie d'aucun parti politique afin d'être élu pour représenter son peuple, et pas ses intérêts.
Il est élu au suffrage universel masculin et féminin pour une durée de mandat de 5 ans. Ils sont cumulables 3 fois, bien qu'à ce jour aucun président ait fait 15 ans de mandat.
Liste des Présidents
Al-Wutarah Pashir (1975 - 1985) Ibrahim Törluk (1985 - 1990) Alp Aslan Pashir (1990 - 2000) Ebdelmuk Atarlu (2000 - 2010) Abdal-il-Mahouid (2010 - ... )
Fondé en 1981 à l'issue du second mandat d'Al-Wutarah Pashir, l'Assemblée Nationale est l'organe législatif du Kaderstan. L'actuel Protecteur de l'Assemblée est Edmakud Shapür et il est le 8ème Protecteur depuis la création de la République du Kaderstan.
Son rôle, ses pouvoirs
L'Assemblée Nationale s'occupe des pouvoirs législatifs de l'état. Elle gère au niveau local les lois. Bien que l'assemblée ne peut contrer une décision de l'Assemblée Parlementaire, elle peut, dans certains cas, demander à modifier une loi en fonction de la réalité locale.
Le Protecteur de l'Assemblée Nationale est la personne qui préside les réunions et les votes de l'assemblée. Il symbolise celui qui protège la démocratie et le bon déroulé de son application.
Elections
Sur les 150 sièges de l'Assemblée Nationale, 20 doivent obligatoirement être pris par des Beys (seigneurs) du Kaderstan. Les autres sont élus par le peuple tous les 5 ans au suffrage universel masculin et féminin.
Le Protecteur de l'Assemblée est élu tous les 5 ans en même temps que l'Assemblée Nationale (généralement après l'établissement de la nouvelle Assemblée Nationale). Il ne peut être réélu et est nommé par l'Assemblée Nationale.
Historique
Le principe de partis politiques était déjà plus ou moins marqué durant l'Empire Qaderstanais mais a finit par devenir une formalité dès 1975 lors de la création de la République du Kaderstan.
C'est de cette manière qu'en 1981, lors de la création de l'Assemblée Nationale, des groupes politiques se sont très rapidement illustrés et se sont mis en place au sein de celle-ci. Le premier protecteur fut Al-Wutarah Pashir, président du Kaderstan. Cette époque marque l'apogée du Parti Patriote en nombre de sièges.
En 1986, Abdullah Yakar devient le nouveau protecteur. L'Assemblée Nationale n'évolue pas tant que cela. Le Parti patriote, jugé trop extrême, perd très rapidement une bonne partie de ses sièges, chose qui est renforcée par les premiers liens avec la Fédération de Yukanaslavie.
En 1991, Abbas Ibdelim devient le nouveau protecteur. Avec l'intégration du Kaderstan au sein de la Yukanaslavie en 1989, le Parti Patriote est plus qu'affaiblit. Cette année marque aussi l'apogée du Parti Social Kaderstanais qui obtient 50 sièges, soit un tier de l'Assemblée Nationale. Néanmoins, Abbas Ibdelim est rapidement accusé de propagande et de désinformation en faveur du Parti Patriote en 1995, ce qui le pousse à être profondément impopulaire à l'image du Parti Patriote.
En 1996, Batuhan Jekir est élu nouveau protecteur. Profondément neutraliste, il réalise son travail avec brio, au point qu'il est surnommé aujourd'hui "Le Frère de la Démocratie". Le Parti Patriote retrouve tout de même 11 sièges, chiffre qu'il n'atteindra plus jamais. Le Parti Révolutionnaire Islamiste obtiendra également 5 sièges, l'une des rares fois où cela sera le cas. Enfin, un parti émerge : le Parti du Calife. Celui-ci atteint son apogée à son entrée dans l'Assemblée avec ses 2 sièges. Il devient rapidement impopulaire car non soutenu par les principaux concernés : les Califes Malik Shah III, Qarkörluk et Abdulammid III.
En 2001, Haydar Tulemide devient le nouveau protecteur. C'est le premier Bey (seigneur) à ce poste. Il marque alors une réconciliation entre le monde traditionnel Kaderstanais et la démocratie. Nombre de partis perdent en popularité, comme le Parti du Calife, le Parti Patriote ou encore le Parti Social Kaderstanais.
En 2006, Abdulammid Keseçu est élu nouveau protecteur. Cette période marque la disparition du Parti du Calife qui disparait totalement de la vie politique Kaderstanaise. Elle marque aussi l'hégémonie totale de "Solidarité Républicaine" avec ses 85 sièges et montre la montée en importance de "l'Union Coranique".
En 2011, Yalçin Qorom devient le 7ème protecteur. C'est à ce moment que le Parti Révolutionnaire Islamiste est à son apogée avec 5 sièges. L'Union Coranique est aussi à son apogée avec 19 sièges.
En 2016, Edmakud Shapür devient le 8ème protecteur. L'hégémonie de "Solidarité Républicaine" s'y voit confortée avec encore une fois 85 sièges. Un rapprochement entre le Parti Social Kaderstanais et Solidarité Républicaine permet d'assurer un avenir stable pour la démocratie du Kaderstan.
Le Parti Révolutionnaire Islamiste est un groupuscule politique revendiquant la création d'un état communiste (d'inspiration du Negara Strana) tout en le liant avec la Sharia (la loi islamique). Ils disposent aujourd'hui de 4 sièges.
Le Parti Social Kaderstanais est un groupe politique favorable à des avancées progressistes, notamment dans l'acceptation pour le peuple des LGBT+, ou encore avec des aides plus élevées pour les familles les plus démunies. Il dispose de 41 sièges.
Union Coranique est un groupe politique souhaitant l'établissement de la Sharia (la loi islamique) au Kaderstan, et l'établissement d'une Théocratie dirigée par l'Imam suprême, qui est l'actuel Calife Abdulammid III. Elle dispose de 10 sièges.
Solidarité Républicaine est un groupe politique (le majoritaire) favorable à la préservation du régime actuel tout en favorisant des idées sociales et conservatrices. En bref, un centre-droit. Elle dispose de 85 sièges.
Le Parti Patriote est un groupe politique revendiquant un plus grand pouvoir pour le Président et l'établissement d'un état-nation indépendant de toute forme de suzeraineté. Généralement associé comme d'extrême droite. Il dispose de 2 sièges.
Le Parti du Calife était un groupuscule politique entre 1996 et 2006 qui souhaitant la remise en place de l'Empire Yudjénide avec le Calife Abdulammid III à sa tête. Ils n'ont jamais réussi à avoir plus de 2 sièges.