14/08/2018
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[Karty-Grammatika] Châtiment et dénazification.

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AlinéaL'animal blessé s'enfonçait dangereusement dans l'antre du prédateur, dans l'antre du vainqueur, les portes de la République Fédérale Kartienne. A peine les roues du véhicule Grammatikais s'arrêtèrent, qu'un roulement de tambour grave résonna. Ce n'était plus une entrevue, toutefois bel et bien cette sentence séraphine qui s'abattait. Cuivres explosaient telles salves d'artillerie, percussions des marteaux colossaux frappant le bronze d'une enclume, le sol lui-même tremblait d'une vigueur militaire. Sous "acceptation" des autorités Grammatikaises, l'entrevue d'Hamborga se préparait au rythme de ces notes. Ces diplomates étrangers n'en étaient plus, simplement des pions inexorablement entraînés dans une valse noire, que leur propre pays avait orchestrée, orchestrée et perdue. Le jeu, les cartes, la donne, étaient déjà distribués, la Présidence Fédérale en annoncera simplement la couleur. L'État Garmflüßensteinois n'était guère convié à converser, tout du moins il l'était à écouter, se taire et assumer. Le contraste en devenait fatalement cruel, une nation défaite de ses ambitions face à celle vainqueur, forte de toute sa puissance, un déséquilibre si démesuré. Des garmflüßensteinois, des diplomates, des figurants, des pantins. Les violons, appuyés de toute la mélodie militaire, lacéraient l'air, écrasaient cet Etat pitoyable. Les militaires, non plus de cette Armée Impériale d'antan, mais bien de ce nouveau Tricommandement, encadraient froidement, méthodiquement le tout. Les diplomates étrangers étaient guidés à la baguette, escortés dans un modeste lieu dont l'opulence était nulle, Grammatika était une ennemie plus que tout autre chose. Angèle attendait patiemment aux côtés de Luciano, deux des Gouverneurs de la Présidence Fédérale. Ce serait à cette "bâtarde slave", comme s'accordent à dire les dignitaires garmflüßensteinois, de donner la voix. Cette même bâtarde qui avait mis à genou tout leur gouvernement, les seuls rescapés demeurant ces diplomates qui jouaient le destin même de leur patrie sous la volonté unilatérale Kartienne. Cette même bâtarde qui n'affichait aucune expression, ni haine ni joie, simplement la réalité: A la signature, la patrie garmflüßensteinoise survit, au refus, elle entrera dans les livres d'Histoire.

Gouverneure Angèle Orlovski

Gouverneure Angèle Orlovski-"Je ne viens point vous tendre la main, simplement vous présenter le choix qu'il vous reste: La survie, ou votre naufrage. Votre nation, aussi glorieuse que vous la revendiquez, est à genou, face à notre jugement, notre jugement seul. Vous êtes chez nous, nous faisons notre loi, peu m'importe vos considérations, fussent-elles existantes. Votre patrie ne survivra que par clémence, toute résistance trouvera réponse comme votre ridicule tentative d'ingérence. Votre défaite est un fait, votre diplomatie, votre armée, votre souveraineté... Tout cela relèvera du passé par quel horizon vous choisissez. Le monde entier, la scène internationale, tout Etat saura que vous vivez par signature, ou bien que vous avez péri, gangréné par votre orgueil. Votre défaite est factuelle, votre avenir en revanche, se joue ici et maintenant. Faites le choix, ou disparaissez... Quel est-il ... Excellence ?"
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Kartiens versus Grammatikais
Traité d'Hamborga

Préambule
AlinéaLe présent texte d'accords, ci nommé Traité d'Hamborga, présente deux Etats signataires que sont la République Fédérale Kartienne ainsi que l'État Garmflüßensteinois, ci-après nommés parties. Le Traité d'Hamborga demeure avant tout la suite des exactions du partie Garmflüßensteinois, se concrétisant par des ingérences soutenant le camp royaliste lors de la guerre civile Kartienne.

Article I: Les deux parties conviennent de reconnaître officiellement l'État Garmflüßensteinois comme auteur reconnu d'ingérences en République Fédérale Kartienne.

Article II, alinéa 1: Conscient de l'ingérence militaire évoquée dans l'article 1, la partie Garmflüßensteinois s'engage à diverses concessions sur le domaine militaire, à noter:
Article II, alinéa 2: Limitation des effectifs de l'armée Garmflüßensteinoise à 20000 individus.
Article II, alinéa 3: Accord d'un droit de laisser-passer terrestre et aérien pour tout convoi Kartien sur le territoire Garmflüßensteinois.
Article II, alinéa 4: Interdiction de posséder des armes de type ADM ainsi que balistiques au sein des forces armées Garmflüßensteinoises.
Article II, alinéa 5: Engagement de démilitarisation Garmflüßensteinoise sur l'ensemble des frontières Kartiennes, sur un espace de cinq kilomètres à compter de ces dernières.
Article II, alinéa 6: Engagement Garmflüßensteinois de n'accueillir aucune présence militaire étrangère.

Article III, alinéa 1: Conscient de l'ingérence militaire évoquée dans l'article 1, la partie Garmflüßensteinois s'engage à diverses concessions sur le domaine économique, à noter:
Article III, alinéa 2: Engagement Garmflüßensteinois de baisser les prix sur ses ressources pour les acteurs Kartiens, tout particulièrement sur la production d'uranium.
Article III, alinéa 3: Engagement Garmflüßensteinois d'achat auprès des marchés Kartiens, à des prix plus importants que celui d'équilibre classique.

Article IV, alinéa 1: En contrepartie de l'article 2 et de l'article 3, la partie Kartienne s'engage à fournir divers soutiens, à noter:
Article IV, alinéa 2: Envoi d'agents Kartiens pour vérifier le bon déroulement démocratique au sein des institutions Garmflüßensteinoises.
Article IV, alinéa 3: Engagement Kartien de faciliter grandement l'obtention de la nationalité Kartienne pour les Garmflüßensteinois, au sein de l'état d'Helmer.
Article IV, alinéa 4: Engagement Kartien de conserver le droit Garmflüßensteinois d'emprunter le fleuve le reliant à la mer.
Article IV, alinéa 4: Engagement Kartien de réviser le présent traité d'ici 2038, en faveur partielle Garmflüßensteinoise.

Article V: La partie Garmflüßensteinoise s'engage à la perte la plus rapide de son empire colonial, notamment en Afarée, référant.

Article VI: En cas de violation d'un des articles du présent traité, la République Fédérale Kartienne se réserve le droit de corriger ladite violation, se passant jusqu'une intervention militaire.
1843
Christian Hurensohn, chef de la diplomatie garmflüßensteinoise derrière l'Obergrammatikführerin :

Bien, ce traité me semble déséquilibré, mais je peux comprendre que dans une situation telle que celle-ci, une grande puissance se serve du rapport de forces démesuré pour imposer à un faible État ses conditions violentes. Nous reconnaissons qu'il y a eu un soutien des royalistes durant cette très courte guerre, mais cela constituait du simple opportunisme, nous aurions aussi bien pu soutenir votre camp s'il nous avait semblé plus clair dès le départ que vous alliez gagner.

Toujours est-il que j'ai quelques objections aux points que vous proposez, dont certains sont en l'état tout simplement inacceptables pour un État souverain comme le Garmflüßenstein.

Article II, alinéa 3 : nous acceptons de laisser passer les soldats kartiens, mais cela avec des conditions tout de même : vous devrez prévenir avec autant d'avance que possible nos services, afin qu'ils vous préparent les routes dont vous aurez besoin et puissent vous laisser traverser le plus vite possible. De même, nous voudrions que vous limitiez la quantité de soldats présents sur le territoire garmflüßensteinois à 1000 à la fois, et plus avec autorisation expresse de mon gouvernement. Les aéronefs seront limités au nombre de trente dans l'espace aérien garmflüßensteinois, avec potentielle élévation temporaire de cette limite sous les mêmes conditions.

Article III, alinéas 2 et 3 : cela pourra potentiellement aider nos économies à se renforcer, mais par mesure de précaution, nous souhaiterions limiter l'application de cette mesure passé 5 ans. Autrement dit, nous ne serions plus obligés de suivre ces deux alinéas passé la fin de l'année 2022.

Article IV, alinéa 2 : cet article est ridicule, il n'y a que peu de démocraties plus fonctionnelles et effectives dans le monde que le Garmflüßenstein et vos agents perdront leur temps et vous coûteront pour strictement aucun nouveau résultat.

Article V : nous quittons déjà l'Afarée Centrale aussi vite que nous le pouvons, et les États afaréens pourront vous l'assurer. Et je crois qu'ils sont les plus à même de juger ce qui est bon pour leur continent.
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Gouverneure Angèle Orlovski

AlinéaAngèle ne réagit guère immédiatement, à vrai dire elle s'était quelque peu doutée de cette opposition. Le silence plana quelques secondes, quelques secondes qui indiquaient que la réponse apportée n'était point celle attendue. Les Grammatikais n'étaient en aucun cas conviés à évaluer la justesse de ce traité, il ne l'était pas, il avait seul but de châtier un pays pour ses fautes. La réflexion d'Angèle se continua quelques secondes, si ce n'est résumée par quelques mots "il ne fallait pas faire de conneries, nous on fera pas de compromis".

Gouverneure Angèle Orlovski-"Semble-t-il que votre intervention témoigne de votre non-compréhension de la nature de cette entrevue. Vous parlez de déséquilibre, de rapport démesuré, d'objection, de souveraineté... Ce vocabulaire sied à des Etats qui peuvent encore disposer de leviers de négociation, ce qui n'est point votre cas. Vous n'êtes ni ici pour négocier, modifier ou amender, ce traité relève de la formalisation d'un rapport de forces déjà existant. A la présente, vous avez le choix de le ratifier dans le calme en gardant le peu de dignité qu'il vous reste, ou alors, ces accords vous seront imposés par la force, et croyez bien que les tributs vous seront bien plus lourds.
Votre piètre tentative d'encadrer le transit Kartien par 'votre' territoire est rejetée, au risque de me répéter, vous n'êtes guère ici pour renégocier. La République Fédérale Kartienne vous informera certes en amont, par courtoisie logistique et diplomatique. Cet article, au même titre que les autres, demeure non-discutable, n'est ni soumis à votre droit de refus ou une quelconque limite quantitative. Il n'y aura aucun plafond à nos effectifs, aucune limite sur nos appareils, aucun droit de refus sur nos convois. Ces transits seront encadrés par nos seuls besoins, aucunement de votre volonté. Soyez réjouis que ces convois ne soient que de passages, tantôt pourraient-ils trouver place intégrante par l'installation de complexes militaires Kartiens sur votre territoire. Il en va de même pour votre avis de limitation des accords économiques, ils n'ont pas pour but de rapprocher nos nations, mais bien de réparer vos fautes. Du fait de votre Etat, Karty a perdu plus de citoyens qu'il n'aurait du, le tout dépasse les frontières Kartiennes, j'omettrais de vous informer de l'envoi de missiles balistiques par vos alliés royalistes sur la Kaulthie. Toute tentative de retrait quant à ces aspects économiques sera perçue comme une violation de ce traité.
Quant à l'article IV alinéa 2, il est encore une fois non sujet à votre étude. Si tantôt votre démocratie est si admirable, le travail de nos hommes n'en sera que des plus rapides, peut-être même le rayonnement d'un si beau régime les touchera-t-il ?
Dit-elle avec une moitié de sourire aux lèvres, avant de reprendre. Que nos agents perdent leur temps ou bien que les fonds monétaires Kartiens soient perdus ne vous regardent pas, vous n'avez guère à influer dans notre souveraineté. Ou bien peut-être l'Etat Garmflüßensteinois craint-il d'éventuelles découvertes sur votre système ? Si, comme prétendu, vous n'avez rien à vous reprocher, alors l'envoi de ces agents ne sera qu'une banale formalité. Finalement, nous pouvons concéder le retrait de l'article colonial, croyez bien cependant que si le tout tarde, la République Fédérale Kartienne accélèrera le processus. La question de ce traité n'est guère si vous êtes d'accord, la question réelle est: Souhaitez-vous encore avoir un pays demain ?"
1311
Un secrétaire fait passer un papier à Christian Hurensohn. Il s'agit d'une note de l'Obergrammatikführerin Alice Weinel, qui a malheureusement pour la réputation diplomatique de son pays toujours le dernier mot sur ce qui est signé. Elle a appris qu'il acceptait le passage de troupes kartiennes et d'autres trop grandes concessions à son goût, et lui exhorte de revenir sur tout ceci, et de quitter ces négociations qui ne mèneront à rien de bon.
Christian Hurensohn sent pourtant que faire une chose pareille devant la cheffe d'État de l'une des plus grandes puissances militaires d'Eurysie, qui plus est frontalière et déjà hostile au Garmflüßenstein sonnera le glas pour leur régime orthografiste, protégé par une armée bien trop faible en comparaison. S'il désobéit, il risque cependant d'être jugé pour désobéissance et haute trahison et exécuté. La première option étant la négative des deux pour Christian Hurensohn, il décide de suivre les ordres. Et de dire adieu à sa patrie telle qu'il la connaît.

Il répondit donc avec une voix légèrement tremblante :


Bien. Je suis désolé de vous annoncer, madame la gouverneure, que les négociations s'arrêtent ici. Mon gouvernement a décidé de stopper ce sommet et de me rappeler au pays. Je vous salue donc, et vous souhaite tout de même une bonne fin de journée.

Il se leva et marcha vers la sortie avec angoisse. Les kartiens respectent normalement les diplomates garmflüßensteinois, mais dire une telle chose à la gouverneure et espérer s'en sortir avec un "au revoir" serait un peu trop beau.
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