14/08/2018
13:29:39
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Hôtel d'Eurysie

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un peu de son ?

Hôtel d'Eurysie

De mémoire d'homme, le plus incroyable bâtiment jamais construit sur terre.

Plaque inaugurative du Grand Hall
1986
Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage
pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis,
la réussite industrielle de Carnavale
et accessoirement donner des sous à de nobles causes



Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Octobre DiabledhommeMelchiolivier Grimace

- Octobre.

- Melchiolivier.

- C'est original de te voir de sortie.

- Surpris ? J'ai reçu une invitation.

- Oh je m'en doute. Un brillant esprit comme le tient... on aurait tort de s'en priver.

- C'est du sarcasme ? Je n'ai pas le temps pour ces mesquineries.

- Non ? Du sarcasme ? Moi ?

- Allez, ça suffit.

- Octobre, attends !

Il le retient par la manche :

- Discutons un peu, c'est si rare de s'avoir en face-à-face, la dernière fois c'était pour ton... supercalculateur, là. Nous sommes dans le même camp : deux grands patrons de l'industrie, deux entreprises florissantes en passe de devenir centrales dans l'écosystème économique carnavalais. Deux héritiers de... tu sais qui.

- Obéron. Pervenche Obéron.

- Voilà ! Mais j'y pense... si elle est notre maman, cela fais de nous des frères !

- Tu m'ennuies.

- Mon frère !

- Assez !

- Allons !

- Ne me touche pas ! C'est de la soie de chez Modes et merveilles et tu as les mains pleines de sucre... Ne peux-tu pas porter des gants comme toute personne civilisée ?

- Mais alors ce seraient mes gants qui seraient plein de sucre.

- Et je ne suis ni ton frère, ni dans ton camp, Grimace. Un... un métèque comme toi.

- A moitié Listonien seulement !

- Ce n'était pas Youslève la dernière fois ?

- Qui sait ? La généalogie c'est toujours un peu obscur.

- C'est ta peau qui est obscure, et dussais-je en juger, ton âme probablement aussi.

- Merde alors, Octobre ! On m'avait dit que tu étais un de ces catholans fanatique survivant mais je n'osais y croire ! Un brave homme comme toi... croire à ces bêtises.

- Arrière Grimace ! Si ce n'était ta femme, ton sang bâtard t'aurais déjà valu le pogrome !

- Je n'oublierai pas de la remercier alors.

Octobre Diabledhomme s'éloigne. Dolorès Grimace vient rejoindre son mari et s'appuyer sur son épaule.

- Mon chéri, tu ne t'es pas encore disputé avec cet affreux bonhomme ?

- C'est déjà oublié ma mésange, rien qu'un mauvais rêve.

- J'espère, ne va pas te tracasser pour ses bêtises.

- Ma tourterelle. Quand je suis avec toi je me sens tout flou.

- Tout fou ?

- Tout flou.

Tout flou

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Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Hyppolicare ÉpithèteVivien Pullisson

- Bonsoir.

- Bonsoir.

...

- J'ai bien aimé ton dernier article pour Carnavale Internationale.

- C'est bien.

- Jolie plume.

- Merci.

...

- Sympa cette petite fête.

- C'est le plus grand évènement de l'année.

- Oui, vraiment sympa.

...

- Et sinon tu

- On n'est pas obligés de parler, Pullisson.

- D'accord.

...

- Je vais aller chercher des en-fête-amines tu en veux ?

- Non.

- J'y vais alors.

- Oui.

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Albernest BrulotAlison Piétaille

- Monsieur Brulot c'est un plaisir de vous voir, vous êtes si discret !

- C'est que je ne sors pas souvent de mon bunker, j'y ai beaucoup de travail.

- Je comprends parfaitement, et comment va la guerre ?

- Ma foi c'est la guerre, des gens meurent abominablement.

- Quelle horreur !

- N'est-ce pas ?

- Pensez vous que nous allons gagner ?

- C'est impossible madame.

- Vous savez ce qu'on dit, impossible n'est pas Carnavalais.

- C'est ne pas perdre qui est facile, gagner en revanche est hors de notre portée.

- Voilà qui est dommage. Cela aura-t-il un impact sur l'économie ?

- A cela je ne peux vous répondre, il faudra demander à mademoiselle Castelage.

- C'est qu'avec toutes ses nouvelles responsabilités, elle non plus on ne la voit plus si souvent.

- Il ne faut pas lui en vouloir, gouverner est une tâche difficile.

- A qui le dites vous... pour ma part je délègue tant que je peux.

- Vous faites bien. Si ça n'avait tenu qu'à moi, demeurer officier dans les milices Obéron m'aurait amplement suffit.

- Vous n'aimez pas votre travail actuel monsieur Brulot ?

- Il ne m'a apporté qu'assez peu de joie jusqu'ici. Je ne suis pas mécontent que tout cela se termine bientôt, j'aurai plaisir à profiter de mon mirobolant salaire.

- Voilà qui est parlé ! Moi même je viens de faire l'acquisition d'un petit hôtel particulier qui appartenait, je crois, aux Duc de Patapaon et qui est une merveille.

- Quel est l'emblème ?

- L'emblème ?

- Le blason. Au dessus de la porte d'entrée, la plupart des hôtels en ont un.

- Oh ! Suis-je sotte, attendez voir... c'est un gros chat tout rond avec des plumes qui lui font comme une auréole.

- Alors c'est bien l'hôtel de Patapaon.

- Vous avez déjà eu l'occasion de le visiter ?

- Pas l'intérieur mais dans ma jeunesse aux milices j'ai assuré la sécurité de certaines de ces rues.

- Passez à la maison à l'occasion, je vous y ferai du café très fort.

- C'est une invitation généreuse, je ne manquerai pas d'y répondre.

- Maintenant que j'y pense, non ne venez pas !

- Et pourquoi cela ?

- C'est que j'aurai trop honte, on dit qu'après avoir vu l'hôtel d'Eurysie, il ne reste plus qu'à se crever les yeux car aucun bâtiment n'égale sa splendeur.

- Je ne sais pas pour se crever les yeux mais il est vrai que j'ai un peu ventilé en entrant ici...

- Moi aussi ! Au pire il suffira de se les faire remplacer...

- Quoi donc ?

- Les yeux.

- Ah !

Ils rient.

- Vous vous êtes déjà crevé les yeux Albernest Brulot ?

- Jamais, on dit que ça fait affreusement mal. Vous oui ?

- Dans ma jeunesse, je les avais marrons mais regardez maintenant...

- Ils sont verts !

- Oui ! Je les préfère ainsi, Grand Hôpital me les a échangé.

- Vous êtes plus courageuse que moi alors, mes yeux sont d'origine.

Elle lui tape la manche pour le taquiner.

- Ne dites pas cela monsieur Brulot, vous êtes un soldat. Et puis de nos jours tout se fait sous anesthésie. Je n'ose imaginer ce que devaient subir nos ancêtres lorsqu'ils se faisaient remplacer les yeux au moyen-âge.

- Les gens serraient les dents je pense. J'ai vu des soldats se faire amputer sur le terrain, le cerveau déconnecte, on tombe dans les pommes.

- Mais c'est horrible !

- Mieux vaut cela que de souffrir.

- Vous n'avez pas tort. Alors, trinquons aux anesthésies !

- Aux anesthésies !

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Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Balthazar MétaphorePhilippe Géminéon

- Pardon. Pardon. Poussez vous je vous prie.

Philippe Géminéon tente de se frayer un chemin dans la foule des convives. Balthazar Métaphore lui emboîte le pas.

- Pardon. Veuillez m'excuser. Balthazar, regarde un peu devant toi.

- Désolé docteur c'est juste...

- Splendide, en effet. Tu n'étais pas venu à l'Hôtel d'Eurysie ?

- Jamais.

- C'est le plus beau bâtiment du monde d'après ses créateurs. Les Castelage auraient tort de ne pas le marteler : les Obéron vont dans l'espace, les Dalyoha sculptent Bourg-Léon et eux... ils construisent ça.

- C'est tout de même une sacrée contribution à l'humanité et au patrimoine carnavalais. On dit que toute la population de la ville pourrait y habiter et qu'il y a assez d'or dans la peinture des murs pour racheter un pays ?

- C'est pourtant si peu de chose comparé à ce que nous accomplissons dans les Laboratoires. Tu transplantes des cœur et tu t'extasies devant un peu d'or ?

- Vous semblez chagrin docteur ?

- Je déteste ces mondanités, nous perdons notre temps ici alors qu'il y a beaucoup à faire à Bourg-Léon.

- Est-ce criminel de s'amuser une soirée ?

- S'amuser ? Parle pour toi, je suis là pour représenter la Compagnie.

Il s'adoucit.

- Va. Ne t'encombre pas d'un vieux grincheux comme moi. L'Hôtel d'Eurysie regorge de passages secrets et de salons dissimulés, une année ne suffirait pas à pousser toutes ses portes. Va et amuse toi.

- Merci docteur !

Balthazar Métaphore disparait dans la foule. Un autre individu s'approche, cherchant l'attention du docteur.

- Docteur Géminéon ? Puis-je vous toucher un mot ?

Octobre Diabledhomme

- Monsieur Diabledhomme, nous n'avions pas eu l'occasion de nous croiser. Faites je vous en prie.

- C'est un honneur pour moi de vous rencontrer en personne docteur Géminéon. J'aurai aimé saluer monsieur Dalyoha également.

- Vous m'en voyez tout aussi navré. Monsieur Dalyoha s'excuse de son absence, il a été retenu.

- Je comprends bien sûr. C'est au sujet du Sainte-Pervanche et du traitement des données des patients de Grand Hôpital, mes collaborateurs...

- Je pensais avoir été assez clair avec vos collaborateurs monsieur Diabledhomme. Le secret médical est inconditionnel à Bourg-Léon, il faudra chiffrer tout cela.

- J'en ai bien conscience docteur Géminéon c'est pourquoi je voulais vous entretenir en personne. Reconsidérez cela autrement : ne risquons nous pas de prendre du retard sur nos concurrents en nous privant d'autant d'informations ? La détection du cancer, des maladies chroniques, l'intelligence artificielle pourrait nous être si utile...

- Je n'en ai aucun doute mais cela ne doit pas se faire au prix de l'anonymat de nos clients. Cela est non-négociable.

- Personne ne sera identifiable nominativement, nous n'aurons accès qu'aux chiffres bruts...

- On dit cela, oui.

- Docteur Géminéon, vous êtes l'une sinon la personne la plus intelligente de la Principauté mais vous sous-estimez l'avenir en sous-estimant l'intelligence artificielle. Bourg-Léon perdra son avance si nous ne prenons pas ce tournant à temps.

- Laissez moi juger de ce qui arrivera à Bourg-Léon je vous prie. Néanmoins nous pourrons prendre un nouveau rendez-vous dans la semaine si vous le désirez. Vous m'expliquerez tout cela en pers...

- Formidable ! Tout va bien docteur ?

- Excusez moi, je dois vous laisser.

- La semaine prochaine docteur !

- Oui oui.

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Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Barthélémy SaintCielestin Robespaul

- Monsieur Saint, on m'a dit que vous avez rencontré quelques succès en CRAMOISIE© ?

- Vous êtes bien renseigné. Avez vous des espions à mes trousses ?

- Non, je lis juste la presse internationale.

- Nous investissons dans le désert rouge, c'est vrai. Les ressources d'hydrocarbures qui s'y trouvent sont alléchantes.

- Mais vous faites dans la géothermie.

- Carnavale travaille à longs termes, on construit son succès sur plusieurs générations. Cela tombe bien, Dalyoha nous promet l'immortalité bientôt. Son Excellence Monseigneur Bartholoméon de Petipont partageait cet avis.

- Quelle perte pour l'humanité. On dit que c'est Printempérie qui va reprendre les rennes ?

- Je ne sais pas, la Société luciférienne va probablement s'y opposer.

- Je crois d'ailleurs avoir croisé monsieur Camélia tout à l'heure, je lui demanderai. Allez vous faire un don monsieur Saint ?

- Pour les pauvres et pour Commissariat Central, oui, les indigents vivent mieux sous Castelage mais ce n'est pas encore assez.

- Nous nous rejoignons sur le constat, mais pas sur les moyens pour y remédier.

- N'allez vous donc rien donner ?

- Je donne de ma personne. Je compte bien remporter la mairie et sortir enfin les Carnavalais de la misère.

- Vous pouvez alors me compter parmi vos amis.

- Je n'aime guère les philanthropes monsieur Saint, bien qu'on me qualifie souvent comme tel. La charité ne sauvera personne, elle n'achète rien d'autre que la paix sociale.

- Voulez vous dont la guerre ? N'en avez vous pas assez d'une ?

- La guerre, nous la menons déjà, je l'appelle la lutte des classes.

- Ce vieux chiffon ? Améthyste l'a déclaré caduque.

- C'est le propre de la bourgeoisie d'être aveugle à sa position, ne vous laissez pas avoir par les déclarations de mademoiselle Castelage, elle joue pour son camp.

- Le nôtre. N'êtes vous pas bourgeois vous-même ?

- C'est vrai. Mais je me soigne.
1983
Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Esther MystèrePhilippe Pine

- Philippe, pssst, ici !

- Madame ?

- Plus bas voyons, j'ai quelques ragots à vous confier.

- Je vous écoute.

- Saviez vous que monsieur Diabledhomme n'a pas obtenu le contrat avec Grand Hôpital pour le partage de données médicales ?

- Je l'ignorais !

- Et que Cassiopée Lycan aurait en ce moment même une aventure avec Julien Glabre, les deux sociétés de mode pourraient fusionner s'ils annonçaient leur union...

- Grand Dieu !

- On dit qu'Améthyste Castelage va profiter de la soirée pour adouber le couple Grimace...

- Vraiment ?

- Et que Philippe Géminéon changera bientôt de véhicule, d'ailleurs il l'a amené avec lui ce soir...

- Le jeune Balthazar ?

- Lui même !

- C'est cruel.

- C'est la cruauté qui rend tout cela excitant...

- Tout de même...

- Nous parlons de Philippe Géminéon, ce n'est pas un Saint. Êtes vous journaliste ou curé ?

- Je souligne le croustillant de l'info.

- Attention, on vient.
Bonsoir mademoiselle Ventmoite.

- Clarâtre ! vous avez l'air en forme.

Clarâtre Ventmoite
- Bonsoir. Madame Mystère. Monsieur Pine.

- Rejoignez nous, nous discutions cancan.

- Discutiez vous du docteur Géminéon ?

- Gémin... oh non ! Pourquoi cela ?

- Monsieur Géminéon est un homme très intelligent.

- C'est vrai, il a été classé troisième plus haut QI de Carnavale, mais vous même êtes deuxième ! C'est formidable mademoiselle, on se sent tout petit face à vous.

- Je n'ai aucun mérite.

- Allons, vous avez dû beaucoup jouer aux échecs et lire de nombreux livres.

- Je n'ai aucun mérite.

- Vous êtes trop modeste. Et sinon, de quoi vouliez vous parler ?

- Vous parliez du docteur Géminéon ?

- Ah non non.

- Monsieur Géminéon est un homme très intelligent.

- C'est vrai, mais vous l'avez déjà dit.

- Monsieur Géminéon est un homme très intelligent.

- Oui oui. Cela me fait penser... monsieur Pine, je dois absolument vous montrer quelque chose dans le salon aux hortensias. Mademoiselle Ventmoite vous nous excusez ?

- A plus tard Clarâtre.

Ils s'éloignent.

- Mon dieu celle-ci... je ne sais pas ce qui l'a rendue si brillante mais ça ne se voit pas dans la conversation...

- C'était l'une des plus talentueuse enquêtrice de RALLY, aucune idée de ce qui lui est arrivé*.

- Philippe, si un jour je deviens pareil légume, promettez moi de me manger en salade.
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Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Olivert PierougeAdrienne Hyène

- Je vous sers un verre ?

- Qu'est-ce que c'est ?

- De l'or fondu.

- De l'or fondu ? Ça se boit ça ?

Adrienne Hyène éclate de rire.

- Ça se voit que vous n'êtes pas de la haute, vous. Bien préparé c'est parfaitement buvable, oui.

Olivert Pierouge, vexé :

- Je ne suis pas de la haute, non. Et je ne vous crois pas.

- Bon ce n'est pas de l'or pur, plutôt un dérivé. Ils l'ont métabolisé il y a quelques décennies aux Laboratoires Dalyoha, la noblesse en raffolait. Mais il y a bien de l'or dedans.

- Vous n'êtes pas noble non plus ?

- Je les fréquentais et je leur ai survécu. Qui aurait cru ? Adrienne Hyène, de Carnavale Demain.

- Désolé je ne lis pas la presse scientifique.

- Vous avez tort, comment anticipez-vous le cour de la bourse si vous ne vous tenez pas au courant des dernières innovations ?

- Je n'ai pas de porte-feuille d'actions.

- Ceci explique cela. Mais vous ne vous êtes pas présenté, mystérieux et pauvre inconnu.

- Olivert Pierouge. Je suis syndicaliste.

- Comme l'oiseau ?

- Oui, mais en rouge.

- Et vous êtes syndicaliste de quoi ?

- Dans l'agriculture.

- Ah mais c'est pour ça qu'on ne vous voit pas trop souvent. Comment va notre arrière pays ?

- Toujours occupé. Le travail ne manque pas.

- L'OND ne vous pose pas trop de problèmes ?

- Aux agriculteurs, ça va. Ils confondent les vaches et les tracteurs.

- C'est le problème des gens qui ne travaillent pas la terre, cela entraîne des confusions.

- Vous vous y connaissez un peu ?

- Non non, j'ai toujours vécu à Carnavale. Mon truc c'est plutôt les nouvelles technologies. L'informatique, la robotique.

- Monsieur Dalyoha nous fournit régulièrement en matériel de ce genre, mais je laisse le détail aux ingénieurs.

- Vous vous intéressez plutôt aux conditions de travail, hein ? Vous savez que les deux sont liés, un bon exosquelette, ça évite de se fouler.

- Nous ne sommes pas trop mal traités, comparés à d'autres profession, mais ça ne signifie pas que le combat est terminé.

- Vous venez pour ça ? Discuter avec Blaise Dalyoha ? Je crois qu'il est encore absent malheureusement.

- Non j'ai... j'ai été invité par mademoiselle Castelage.

- Un syndicaliste ? Alors ça !

- Depuis les accords avec le Grand Kah nous sommes mieux considérés.

- J'ignorais. Mon truc c'est plutôt...

- Les nouvelles technologies, oui.
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Balthazar Métaphore pousse les portes de passages secrets de l'Hôtel d'Eurysie, passant de salons en salons. L'un est rempli de fleur, l'autre complètement couvert de miroirs, le troisième est une serre peuplée d'une infinité de papillons. Balthazar les contemple. Bourg-Léon regorge aussi de merveilles, mais l'architecture de l'Hôtel d'Eurysie dépasse tout ce qu'il a déjà vu.

Il pousse une nouvelle porte. Au milieu de la pièce se trouve un bassin dont l'eau a la couleur de l'argent poli et qui lui renvoie un reflet presque parfait de lui-même. Plusieurs personnes s'y baignent, leurs vêtements habillent des mannequins flanqués contre les murs.

Mark MicmacBalthazar Métaphore

- Jeune homme, vous venez profiter des bains d'Arthur ?

- Les bains d'Arthur ?

- Castelage, feu Arthur Castelage. On dit qu'il adorait ces bains, vous savez de quoi sont remplies les cuves ?

- Non, pas du tout ?

- Un mélange d'aluminium et d'argent liquide refroidis. C'est la matière avec laquelle on fait les miroirs. Regardez.

Balthazar Métaphore observe la substance qui lui renvoie un reflet distordu et mouvant de lui-même.

- Incroyable.

- L'histoire veut que le Duc de Reignelong ait offert le bassin à Arthur Castelage, des murènes dissimulées sous la surface. A cause du reflet on ne voyait pas ce qui s'y cachait. Arthur a déjoué le piège et le Duc a fini noyé dans son cadeau. Ceci dit, point de murène ce soir, j'en donne la garantie, ou alors c'est que les coquines m'évitent. Peut-être ai-je mauvais goût.

- Et les vapeurs d'aluminium ne vous font pas tourner la tête ?

- Si bien sûr, c'est pour ça qu'il ne faut pas y tremper trop longtemps, mais pour le moment c'est juste un peu grisant. Voulez vous vous joindre à nous ou vous contenter de regarder ?

Balthazar hésite puis décide de se déshabiller pour rejoindre les baigneurs.

- Pardon mais... votre coquard ?

- Je me suis pris un métro dans l’œil. Marc Micmac, directeur de la Société Princière de Gestion du Métro Aérien Carnavalais.

- Balthazar Métaphore, je suis chirurgien à Grand Hôpital.

- Oh vous saluerez le docteur Géminéon de ma part. Dites lui que nous sommes prêts à relier Bourg-Léon à Carnavale dès qu'il nous aura donné le feu vert.

- Un métro entre Carnavale et Bourg-Léon ?

- Pourquoi pas ? Cela évitera ces interminables aller-retours en voiture sur le Pont Saint-Pierre. Avouez que quand on a une urgence ce n'est pas bien pratique de se farcir 130 kilomètres d'autoroute pour arriver chez vous. Et je ne parle même pas du ferry.

- C'est la raison pour laquelle nous avons des cliniques à Carnavale.

- Tout le monde sait que vos meilleurs médecins sont à Bourg-Léon et moi je ne veux que les meilleurs.

- Vous avez raison d'être exigeant, on ne badine pas avec la santé.

- Jamais. Ainsi vous êtes chirurgien ? C'est bien jeune pour un titre si élevé.

- Bourg-Léon donne ses diplômes au talent, pas selon l'âge de celui qui les passe.

- Touché monsieur, je ne voulais pas vous offenser. Ce doit être merveilleux de vivre à Bourg-Léon, pour ma part j'aime mon métier mais si vous voyiez les endroits où je dois mettre les pieds parfois. Des quartiers poubelles, et dangereux ! vous n'avez pas idée. Le métro désenclavera tout ça, rien n'est plus profitable aux pauvres que de pouvoir fuir l'endroit où ils se trouvent.

- Ne craignez vous pas de les voir déferler sur toute la ville ?

- Si bien sûr, c'est pour ça que nous mettons le prix du ticket très cher.
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Cacendre FuméePhilippe Géminéon

Philippe Géminéon attrape le bras d'une femme dans la foule avec rudesse.

- Ah mais ! Philippe, vous me faites mal.

- Qu'est-ce que vous foutez ici ?

- Enfin Philippe... j'ai été invitée aux festivités tout simplement.

- Foutaise vous...

Il se mord la joue et adresse un sourire crispé aux autres invités qui les observent avant d'attirer Cacendre Fumée à l'écart.

- Ne me racontez pas des craques ! Vous ne sortez jamais de Bourg-Léon d'habitude. Blaise m'a dit qu'il...

- Philippe...

Il baisse d'un ton.

- Blaise m'a dit qu'il préparait quelque chose mais je ne pensais pas que ce serait avec vous.

- Vous êtes jaloux Philippe ?

- Ne jouez pas à ça avec moi Cacendre. Je refuse de me faire retourner le cerveau par vos tours de magie.

- De psychologie Philippe, ça n'a rien de magique c'est juste... de la science.

- Je m'en contrefous, dites moi ce que vous manigancez !

- Désolé Philippe. Si Blaise a préféré vous tenir éloigné de ce complot-là, je ne peux rien vous dire.

- Peste de vous trois ! Mon véhicule est ici, je ne veux pas qu'on me l'abime !

- Allons c'est parfaitement inoffensif...

- Inoffensif bien sûr. La dernière fois nous avons poussé au suicide la moitié des élites de la ville, inoffensif, elle me prend pour un con...


Il s'éloigne.

- Philippe ! Ne le prenez pas comme ça...
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Camille PrintempérieMartin Estragon

Un hologramme apparait soudainement devant le commissaire Estragon.

- Doux Jésus ! Vous m'avez fait peur !

- J'espère bien !

- Vous apparaissez devant tout le monde comme ça ?

- Vous vous sentez spécial ? Non je le fais au hasard pour surprendre les gens et puis tous les salons n'ont pas de projecteur bartholographique.

- Attendez, je vous reconnais, oui oui, je vous reconnais. Vous êtes le...

- Le... ?

- Le...

- Oui oui...

- Quoi oui oui ?

- Le patron de Robotic & Toc !

- Quoi ?! Mais non pas du tout ! C'est Grimace ça. Je suis Camille Printempérie, PDG-Protecteur de CRAMOISIE©.

- Ah oui oui c'est ce que je disais.

- Ah non non pas du tout.

- C'est pour ça que vous êtes là en holographie ? Vous êtes en Afarée en ce moment ?

- En fait je suis en plein conseil actionnarial mais j'ai prétexté une pause pipi pour m'éclipser.

- Je comprends les réunions c'est ennuyant... oui oui...

- Ne m'en parlez pas, Bartholoméon a vraiment choisi son moment pour se faire assassiner... pile avant le galas à l'Hôtel d'Eurysie, je me faisais une joie de venir.

- C'est triste, oui oui...

- Et vous êtes ?

- Martin Estragon, commissaire à Commissariat Central.

- Ça je me doute que vous n'êtes pas commissaire priseur.

- Non non.

- C'est drôle Estragon comme nom pour un poulet.

- Plait-il ?

- Oubliez ça.

- Merci d'être venu pour le galas en tout cas. Vous allez donner à Commissariat Central ?

- Mais enfin monsieur vous faites la manche ?

- Un peu... Nous avons besoin du soutient de tout le monde.

- Vous savez quel est votre problème non non ? C'est que vous n'êtes pas rentable. Regardez CRAMOISIE© est-ce qu'on est là "ouin ouin j'ai besoin d'argent pour fonctionner" ? Non ! Car nous sommes ren-tables. Rentables ! J'investis à CRAMOISIE© je récupère des sous oh oui !

- C'est un slogan ?

- On travaille encore dessus.

- Si Commissariat Central investit à CRAMOISIE© vous nous donnerez de l'argent ?

- Bien sûr ! Enfin si on rentre dans nos frais. Pour ça il faut que j'obtienne les pleins pouvoirs.

- Alors j'espère que vous allez les obtenir.

- De toute façon vous n'êtes pas actionnaire, vous ?

- Ah non non. Mais si vous nous donnez des sous je pourrai investir chez vous.

- En voilà une brillante idée commissaire Estragon, vous êtes vraiment une flèche vous... Je vais chercher mon porte-monnaie ne bougez surtout pas.

L'hologramme disparait. Le commissaire Estragon sort un petit carnet de sa poche intérieure et y note quelques informations.

- Camille Printempérie, oui oui...
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Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Gilbert CaméliaCielestin Robespaul

- Votre Sainteté, je vous cherchais.

- Robespaul, mon fils, je me croyais entouré d'infidèles et vous voilà pour me tirer de ce traquenard mondain.

- Une horreur ces galas et personne pour partager nos convictions.

- Un mal qu'il faut supporter, CRAMOISIE© hier, demain Carnavale peut-être avec votre concours.

- Si la raison le veut.

- Que triomphent les idées vraies.

- Ave Lucifer. Je me suis entretenu avec monsieur Saint de Petitrou, il m'a dit que les choses se compliquaient à CRAMOISIE© ?

- Ni plus ni moins qu'avant. Nous avons perdu un puissant allié en la personne de Bartholoméon mais nous restons ultra dominants sur place.

- Puisse son corps bénéficier à la science.

- Et chaque particule de son être rejoindre la machine universelle. Ne croyez pas que nous aillons à craindre dans le désert rouge.

- Le Pacte Afaréen, la Kabalie républicaine à l'ouest ?

- Quand on est humaniste, mon fils, on croit en l'avenir inconditionnellement. Périront les idées racistes de ces pseudo-décoloniaux car nous allons faire la démonstration de la transcendance de la race et de la nation.

- J'ai foi votre Sainteté, mais je ne peux m'empêcher de douter.

- Doutez de tout, sauf du genre humain Robespaul. Faites nous confiance en CRAMOISIE© et concentrez vous sur Carnavale, vous avez une municipale à gagner.

- A ce propos, ce Venbranle, il gagne des points.

- Un suppôt du spectre d'Obéron, ce n'est pas bon pour nous...

- Ses appels à l'unité nationale trouvent un écho chez les petites gens, je perds la base et vous savez comme les bas-quartiers s'abstiennent...

- Il faut que nous intensifions notre campagne. L'Armageddon't est une opportunité unique mais les vieux démons veulent ressurgir du néant où nous les avions jeté. Religion, nationalisme, argent roi...

- Folie soit ces calamités !

- Ayons foi et travaillons au triomphe des idées vraies.

- Au triomphe des idées vraies.
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Esther MystèreUrsulin Folcan

- Monsieur Folcanon venez donc un peu par ici et servez moi une coupe de ce délicieux jus de taupe.

- Albinos. Jus de taupe albinos. Le jus de taupe normal est imbuvable.

- Suis-je sotte ! Bien sûr du jus de taupe albinos. D'où la couleur blanche.

- Moyen mnémotechnique, sinon marketing.

- Nos commerciaux ont du talent. Ah oui voilà versez bien jusqu'au bord, ne soyez pas timoré...

- Comme cela ?

- Vous êtes un vrai gentilhomme, donnez moi votre bras un instant et discutons vous voulez bien ?

- C'est toujours un plaisir d'escorter une grande dame de Carnavale. D'autant que les affaires vont bien ?

- L'électronique a le vent en poupe, Diable d'argent fournit presque la totalité de Carnavale en micro composants et mon Dieu que la Cité noire en est gourmande !

- Je n'en doute pas un instant, la modernité est à ce prix.

- Alors monsieur Folcanon est-ce vrai que c'est ce soir que vous annoncez la reddition de Carnavale ?

- La reddition ? Je n'ai rien entendu de tel...

- Allons, toute la Cité noire en frissonne, cela affole la bourse, vous ne pouvez pas l'ignorer.

- Je suis sourd aux rumeurs madame. Je ne fais que répéter ce qu'on me dit de répéter et d'annoncer ce qu'on me dit d'annoncer.

- Tout de même... vous êtes proche d'Améthyste Castelage, porte parole de la Principauté, vous devez bien savoir quelque chose ? Une indiscrétion ? Un bruit de couloir ?

- Rien de rien.

- Allons...

- Motus.

- Même pour moi ?

- Surtout pour vous.

- Comment ?

- On vous dis bavarde.

- Mais c'est qu'il me traite de pipelette le malpoli ! Je vous apprendrai que les indiscrétions à la presse sont 50% du travail d'un capitaine d'entreprise. On ne prospère pas sans laisser trainer ses oreilles et diffuser quelques rumeurs bien senties.

- Je ne le nie pas. Seulement je serai un bien mauvais porte-parole si je vous annonçais quoi que ce soit à vous avant de l'annoncer au monde.

- Je n'ai donc aucune chance de vous faire céder ?

- Ni au chantage, ni à la corruption. Je suis un homme de bronze.

- Mais le bronze est un alliage souple, certains diraient même fragile ?

- Il est surtout très résistant à l'usure.

- Me voilà bien chagrinée.

- Il vous reste le jus de taupe.

- Albinos.
3001
Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Léonpold CastelageHyppolicare Épithète

- Monsieur Castelage, c'est un plaisir de vous croiser.

- Monsieur Épithète, tout le plaisir est pour moi.

- Je vous pensais encore à Aiglefer ?

- Pour une occasion comme celle-ci, on décommande tout le reste. Et puis je n'aurai pas voulu faire faux bond à ma cousine.

- Comme vous avez raison. Bien que tout le monde ne partage pas votre sens de la mondanité.

- Vous parlez de Blaise Dalyoha ? Voilà plus d'un an qu'on ne l'a pas vu à une réception.

- Certains le disent morts...

- Quelle bêtise. Blaise Dalyoha ne peut pas mourir.

- Oui, c'est aussi ce que m'a dit le docteur Géminéon. Avez vous un instant à m'accorder ? J'aimerai vous poser quelques questions à propos de vos affaires en Messalie.

- C'est une interview pour Carnavale Internationale ?

- Rien qu'un off, s'il vous agréé bien sûr.

- Va pour un off alors. J'ai hâte de lire votre réponse à Pascal Bonnebouille.

- Ah oui, lui... quand j'aurai le temps peut-être. Mon travail est d'analyser et de commenter l'actualité internationale, pas de mener des combats de sémanticien pour savoir ce que "moral" veut ou ne veut pas dire.

- Comme je vous comprends. Depuis que je suis en Messalie j'ai comme retrouvé le goût des choses simples. Un petit café. Un petit investissement en bourse. Une petite intrigue. Une petite sieste. Tout est si petit et si doux à la fois.

- Cela sonne enchanteur comme vous le décrivez.

- Il ne faut pas s'y tromper attention, cela reste très miséreux et il y a une de ces diversités raciales... des nègres, des arabes, parfois on se croirait à CRAMOISIE©.

- Moi je ne pourrai pas.

- On s'y fait. J'ai fait l'acquisition à Bourg-Léon de petits bouchons de nez qui se placent au fond des narines avec valve à commande vocale, la machine reconnait les accents les plus exotiques et se referme dès que je me rapproche trop d'un leucytaléen.

- Astucieux !

- Oui, la science fait vraiment des merveilles de nos jours. Mais que vouliez vous savoir sur Messalie ?

- Bien sûr, comptez vous remettre en état la concession aurifère remportée à la loterie ? On vous a vu beaucoup à Aiglefer et vous y faites des travaux je crois.

- Un peu de rénovation, vous savez comment c'est quand on n'entretient pas assez. Rien de très ambitieux. Pour la concession aurifère, oui je souhaite la remettre en marche au plus tôt. L'or c'est le patrimoine et on n'en a jamais trop, voyez l'Hôtel d'Eurysie.

- Une merveille !

- Tout plaqué or et des fois c'est même du massif. L'or c'est le prestige. C'est la gloire d'une nation. J'espère qu'on nommera un jour Carnavale la Cité d'or.

- C'est vrai que le noir et l'or vont bien ensemble. Et pour Aiglefer, comptez vous en faire votre résidence ? Cela signifie qu'on vous verra moins à Carnavale ?

- Ni plus ni moins qu'avant, ce n'est pas très loin en avion.

- Ces acquisitions récentes en Messalie...

- Ces gains.

- Bien sûr, mais pour gagner il faut jouer et donc investir. Ces gains en Messalie, est-ce que cela signifie que le clan Castelage cherche à se rapprocher de la Perle de l'Espérance ?

- Au risque de vous décevoir, ni plus ni moins que de nos autres voisins. Mais c'est vrai que Messalie a un fonctionnement politique basé sur la capitalisation qui facilite les choses puisque c'est une république actionnariale. Si tout le monde en faisait autant, nous serions partout dans le monde. La Perle de l'Espérance et le Joyau noir de l'Eurysie, cela va bien ensemble.

- Vous êtes déjà partout en quelque sorte, grâce à la Banque Princière...

Léonpold rit.

- C'est vrai, ça mais c'est un secret.
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