Aujourd'hui une des capitales du commerce de Yukanaslavie, le Shotugara a été pendant longtemps un pays victime des tempêtes de l'histoire. Entre invasions à l'ouest, et tentatives de survie face aux pays de l'est, le territoire a réussit à s'imposer comme un acteur majeur, aussi bien commercialement parlant, avec le Canal de Yee-Mong que politiquement parlant, avec un régime étant en place depuis plusieurs siècles. Sa culture est aujourd'hui le phare de sa puissance, qui lui permet de favoriser une politique basée sur le soft-power plutôt que les autres types de pouvoirs, avec par exemple la S-Pop et le développement de celle-ci dans tous les territoires de la Fédération.
Issu de la Dynastie Mohamoto, qui a été fondée en 1620, l'actuel Janggun est Taejo II Mohamoto. Il est le 4ème Janggun depuis l'intégration du Shotugara dans la Fédération de Yukanaslavie en 1966.
Son rôle, ses pouvoirs
Le Janggun est un souverain que l'on peut qualifier d'absolu. Il dirige les affaires de l'état-membre, et maitrise les pouvoirs législatifs et exécutifs. Néanmoins, il est dans l'obligation d'avoir un ensemble de conseillers importants pour le soutenir dans sa tâche de la gouvernance du Shotugara. Par exemple, le Grand-Daimyo doit être écouté par le Janggun, et les daimyos (seigneurs) peuvent aussi exprimer leurs avis concernant la ligne politique de l'état-membre. En plus simpliste, on peut voir le Jauggun comme le suzerain veillant à la sureté d'un état aux multiples vassaux (bien que ceux-ci aient bien moins de pouvoirs).
Histoire du titre Que depuis les années 1960
Tae-Je Mohamoto a été le premier janggun de l'histoire du shotugara a entrer au contact de la Yukanaslavie. On disait de lui qu'il régnait avec sagesse et bonté sur son peuple, et pour l'époque, le Shotugara qui se modernisait était garant de prospérité et de stabilité. Son père, Ko-Tae Mohamoto, avait su que le pays néanmoins ne pourrait se maintenir indépendant face aux puissances voisines parfois bellicistes. De facto, il lui enseigna qu'il devait essayer de se forger à tout prix des alliances pour préserver le pays des guerres. C'est de cette manière que Tae-Je en vient à s'associer puis à intégrer la Fédération de Yukanaslavie en 1966. La Yukanaslavie a ainsi promit une protection de l'identité culturelle shotugarienne, mais aussi la garantie de la préservation du système politique en place. C'était d'une certaine manière l'échappatoire le plus sûr et qui fut, pour ses descendants, le choix le plus juste.
Il régna encore deux années avant de mourir en 1968, laissant à son fils Geyong Mohamoto la charge de l'autorité jauggunale. Ce dernier favorisa les activités commerciales, en théorisant ce qui deviendra plus tard le Canal de Yee-Mong, ou encore en favorisant l'établissement de nouvelles lignes de chemins de fer de l'est vers l'ouest. Le titre de Janggun acquit clairement le rôle de celui qui guide les shotugariens vers un avenir meilleur, et les ressources à dispositions de la Yukanaslavie ont pu qu'accentuer ce phénomène.
A sa mort, en 1987, c'est son fils Sy-Heong Mohamoto qui devient le 3ème Janggun depuis l'intégration. Lui favorisa essentiellement le domaine social, en lançant des campagnes de préventions contre les dépressions/troubles mentaux et autres soucis qui peuvent toucher des citoyens shotugariens. Mais il est aussi un pilier de la recherche historique, en favorisant les fouilles archéologiques aux quatre coins du Shotugara, permettant une reconstitution d'une large partie du passé du "pays de l'isthme calme". Il participa également aux mécénats des entreprises d'innovations yukanaslaves, usant de la propre fortune de la couronne pour faire avancer la science. Néanmoins il serait surtout retenu en 1998 la tentative d'assassinat par une secte catholagnique appelée les "Témoins de Saint-Kun-ji", dû à l'interdiction des groupes chrétiens à cause d'une peur de la destruction des croyances et des traditions shotugariennes. C'est par ailleurs sous son règne que la Yukanaslavie fit le choix d'intégrer Shiramazu, territoire autonome yukanaslave depuis 1988, au sein du Shotugara avec un statut d'état autonome en 1988. Cela permit d'assurer une fois de plus la puissance des Mohamoto et du Shotugara dans leur nouvelle présence dans l'union des états-membres de la Fédération.
Finalement, en 2012, Sy-Heong Mohamoto décède et laisse son très jeune fils, Taejo II Mohamoto, monter sur le trône. Mais son jeune âge de 18 ans lui vaudra un certain "accompagnement politique" par des conseillers afin de garantir que le nouveau souverain ne soit que mal préparé à son nouveau rôle. Aujourd'hui, il est à l'image de son grand-père un homme qui pense beaucoup commerce, et espère profiter de la conclusion des travaux du Canal de Yee-Mong débuté sous son père pour mettre la main sur une fortune considérable. C'est également sous son règne que l'état sort du simple cadre de la fédération yukanaslave pour maintenir des relations avec des puissances importantes, comme l'Empire du Nord et surtout le Jashuria.
Règles de succession
Seul un héritier masculin (qu'il soit l'ainé ou le cadet) au moment des faits peut hériter du trône. C'est une succession agnostique.
Généralement, c'est le Grand-Daimyo qui hérite du trône.
Actuellement, il existe plusieurs prétendants au trône Jauggunal qui pourraient succéder à Taejo II Mohamoto, l'actuel détenant du titre.
En premier lieu, on peut retrouver le Grand-Daimyo, très clairement l'héritier direct de l'actuel Janggun. Se nommant Myeong Mohamoto, il est le petit frère de Taejo II Mohamoto, et est jeune de seulement 2 ans de moins que son frère ainé, qui a la vingtaine. Il est déjà expérimenter dans l'art de régner car il conseil souvent son souverain dans ses actions. Il est le préféré de tous et toutes, notamment à travers sa romance avec son épouse Sen-jee Ya.
En second lieu, on retrouve le frère benjamin de la fratrie, Daejong Mohamoto. Absent de la scène politique, il est encore jeune et passe sa vie à étudier. Les affaires politiques ne l'intéressent guère. Il reste ainsi qu'un héritier plutôt absent de la course à la couronne.