25/11/2018
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[Diplomatie] Service du Courrier de l'Etat du Dakora

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Service du Courrier de l'Etat du Dakora

dans un bureau des années 50 de l'armée, des secrétaires militaires féminins tapent des courriers à la machine à écrire et une femme militaire est assise au bureau central et ouvre des lettres au fond de la pièce, il y a des tas de lettres sur le bureau et sur les cols des uniformes les insignes indiquent DKR


Si, depuis le matin du 5 mai 1990, il n’existe plus d’État du Dakora (puisque la quasi totalité de la Population mourut aussi brutalement que mystérieusement) , il existe depuis un an une structure qui entend en tenir lieu : l'Administration militaire de l'Etat du Dakora et que l'on appelle plus fréquemment sous un nom qu'il récuse : le Dakora sous administration makotane. Que l’on soit pour ou contre l’initiative du Makota de récreer un Dakora sous son autorité, il n’en demeure pas moins que cette Administration se revendique comme l'Etat du Dakora ; c’est donc en sa qualité d’État du Dakora qu’il convient d’adresser vos courriers (si, naturellement, vous tenez à avoir de bonnes relations avec lui). Pour le reste, il s’agit d’un régime militaire placé sous la direction du général Jean Lye à qui vous pouvez adresser vos courriers ; en pratique, vous pouvez aussi vous adresser à son porte-parole, le colonel Albert Blondin, ou au chef du service courrier, le capitaine Amanda Chartier (visible sur la photographie d'illustration de ce sujet).
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Entête  (obtenu par encrage)  de la Présidence de la République de l'Etat du Makota sur lequel on voit, outre le texte que l'on vient de donner, un écu avec une vache dans un cercle (armes de la République) flanqué de deux cowboys montés et armés et la devise est jointe : Dieu, Liberté, Patrie. Le tout est encadré.


corps de la lettre


Signature à la plume élégamment tracée surmontée d'un texte imprimé par encrage en typographie ancienne (mais toujours d'actualité en Makota), il est écrit : Jean Irreville, Président de la République de l'Etat du Makota.
Transcription du TexteA l'attention du Général Jean Lye, Chef de l'Etat du Dakora
Général,
Je vous écris pour vous assurer de mon entier soutien dans l’œuvre de reconquête difficile que vous et vos hommes menez courageusement au seuil du Wasterland. Le Makota connaît vos pertes et votre indiscutable sens du sacrifice. Il sait que vous tenez la ligne là où d’autres n’auraient pas tenu une heure et qu'il ne suffit pas de vouloir reprendre cette terre pour qu'elle le soit effectivement.
Aussi, nous ne nous faisons aucune illusion sur votre situation : le Dakora n’est pas encore une terre qu’on administre, c'est encore un champs de bataille sordide et terrifiant. Vous et vos hommes le constatez certainement tout les jours depuis que vous avez eu le courage et le dévouement de franchir la frontière pour reprendre aux ténébres à la pollution ces terres jadis belles et fertiles.
Les punks, cette maudite Parapluvie, et le smog lui-même (et j'ajouterai ce qu'on y trouve) — tout cela forme un chaos que nul esprit raisonnable ne peut prétendre comprendre mais que tout esprit viril se doit de combattre et de soumettre. C’est dans cet esprit que je vous adresse, en convoi scellé, quatre-vingt-dix mille fusils d’infanterie, issus des arsenaux d’État tous estampillés Lavacher. Certes, ce sont des modèles archaïques, mais je ne doute pas qu'ils vous seront tout de même utiles. Armez les volontaires, les pionniers, les paysans, les femmes, les enfants, que sais-je encore ! Renforcez vos postes avancés ; remplacez ces armes tordues et rouillées dont je ne connais pas la provenance par un bonne équipement de chez nous, fiable et aux munitions courantes.
En échange de ce don généreux, je ne vous impose qu’un devoir : ne laissez jamais croire que l’état du Dakora dont vous êtes le seul et légitime représentant, recule ou capitule. Même à l’intérieur du smog, vos couleurs doivent demeurer visibles, ne serait-ce que pour rappeler au monde qu’il existe encore un ordre, quelque part, dans ce champs de ruine sordide que fut le beau pays du Dakora.
Recevez, Général Lyre, l’assurance de ma confiance et de mes prières. Que Dieu garde vos cavaliers, vos éclaireurs, vos miliciens de fortune, vos pionniers, leurs femmes et leurs enfants, et qu’Il éclaire vos décisions là où nul soleil n’entre plus. Tenez bon !

Fait à Sainte-Régine, Capitale du Makota, le 20 avril 2018.
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KINGDOM OF BROCELYNWOOD

Test


Expéditeur : Secrétariat Royal à la Politique Étrangère et aux Armées du Royaume de Brocelynwood

Destinataire : Monsieur le Général Jean Lye, Chef de l’Etat du Dakora

Objet : Enjeux de sécurité et FLFM


Monsieur le Général,

Nous suivons de près l’évolution de la situation sur les territoires du Dakora, frontaliers du Royaume de Brocelynwood. Ce territoire dévasté est désormais complètement morcelé et en proie au développement d’une multitude d’intérêts nationaux et financiers qui se juxtaposent. Ce n’est pas l’idée que nous nous faisons d’une nation qui devrait plutôt s’inscrire dans une tradition pluriséculaire et être source de stabilité. Je ne doute pas que vous partagez ce constat et poursuivez précisément cet objectif. Pour autant, une occupation complète des terres de l’ex-Dakora par l’Etat du Makota poserait aussi un certain nombre de questions, mais là n’est pas le sujet ce jour. Nous serons amenés à le traiter directement avec le Président M. Irreville, c’est du moins ce que nous espérons.

L’enjeu que nous souhaitons aborder par le présent courrier se distingue de la question des influences étatiques. En effet, nous partageons avec le Secrétaire Royal à l’Ordre Public, M. Cornelius Osborne, des inquiétudes liées à la situation au Dakora en tant que menace pour la situation intérieure même de Brocelynwood. L’absence d’autorité d’un Etat sur l’ensemble des terres du Dakora permettent à des groupes marginaux, radicaux et à diverses influences extra-étatiques de pulluler à quelques kilomètres de notre Royaume. Certains de ces groupes essaient d’acquérir une légitimité en obtenant une autorité sur des territoires, ce qui constitue un danger supplémentaire, même si nous ne les reconnaissons évidemment pas comme Etats à part entière.

Si nous n’éprouvons aucune sympathie envers les punks, présents en nombre, nous estimons que leur désorganisation en clans et quasi-autarcie de longue date ne semblent pas présenter un quelconque danger, direct ou indirect, à ce jour.

La situation est bien différente pour le Front de Libération de la Femme Makotane (FLFM) dont nous nous inquiétons grandement quant à sa capacité à investir des terres au Dakora. Ce groupuscule présente une menace armée qui pourrait un jour se diriger à l’encontre de notre Royaume, dont nous savons qu’il représente un contre-modèle à la dystopie féministe et égalitariste défendue par le FLFM. Nous craignons que ce groupe terroriste parvienne à terme à acquérir une influence au sein de milieux de la gauche brocélienne ce qui renforcerait dès lors leur caractère contestataire et pourrait les amener à se convertir à la lutte armée. Malheureusement, notre nation n’est pas exempte de groupements de femmes revendiquant des idéaux auxquels nous sommes fermement opposés. Ces idées et ces individus sont aujourd’hui plus que minoritaires mais il est de notre devoir de prévenir toute contagion future.

Vous comprendrez donc qu’en tant que territoire frontalier, nous soyons en demande d’obtenir des informations les plus précises possibles, selon celles dont vous disposez, sur cette nouvelle dynamique d’expansion territoriale du FLFM. Nous nous interrogeons également sur les moyens que vous mettez en œuvre pour y faire face, les difficultés que vous rencontrez, et l’estimation des risques à terme pour les terres du Dakora ainsi que pour les États frontaliers.

Nous sommes également sur nos gardes, pour employer un euphémisme, sur le contre-modèle transhumaniste que cherche à instaurer la Parapluvie, celui-ci entrant contradiction avec nos valeurs protestantes et profondément humanistes. Mais nous savons qu’il s’agit là encore d’un sujet bien plus vaste et complexe. C’est pourquoi nous avons ciblé, dans un premier temps, nos interrogations sur un groupe terroriste encore circonscrit et assurément dans votre viseur puisqu’originellement issu du Makota qui en a été directement victime.

Dans l’attente de vos éléments et comptant sur votre coopération, nous vous prions de bien vouloir recevoir notre plus sincère considération.

Stephen Philipps
Secrétaire Royal à la Politique Étrangère et aux Armées du Royaume de Brocelynwood
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