25/11/2018
11:20:51
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[Salle de Presse] Posez vos questions au Gouvernement du Dakora

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Titre tapuscrit : Salle de presse du gouvernement du Dakora


photographie, salle de presse des années 40, noir et blanc, avec un drapeau  au dessus de l'estrade (c'est celui du Dakora) , un homme est à l'estrade en uniforme de colonel américain des années 50


Fonctionnement de ce sujet
C’est dans ce sujet que vos journalistes peuvent venir poser leurs questions (qui sont aussi les vôtres) au gouvernement de l’État du Dakora, c’est-à-dire à son administration militaire, émanation du Makota. Une présence physique est nécessaire, et votre journaliste doit poser sa question de vive voix ; une petite narration, éventuellement accompagnée d’une illustration, ne serait d’ailleurs pas un luxe. Le porte-parole du gouvernement est le colonel Albert Blondin : c’est lui qui écoutera et répondra à votre journaliste, mais il vous est parfaitement permis d’interpeller le général Jean Lye ou n’importe quel autre membre de son gouvernement.

Officiellement, le Dakora est une République garantissant la liberté de la presse ; mais c’est aussi une administration militaire en difficulté, opérant dans un territoire hostile… Il est donc recommandé à vos journalistes de faire preuve d’un minimum de prudence dans la formulation de leurs questions.


Formulaire de question
Nom de la Nation :
Nom officiel de la nation : (c'est plus rapide pour moi de répondre)
Type de régime : (vous pouvez donner votre régime précis mais n'oubliez pas d'en indiquer aussi la famille d'idée)
Titre du Journal :
Orientation idéologique du Journal : (quelle est sa ligne éditoriale ?)
Statut et influence du journal : (Ce journal est-il indépendant ? Est il influent ? En général l'influence s'estime selon le tirage)

Question : (la question peut bien entendu être lapidaire et presque extra diégétique, mais je vous invite à illustrer et narrer votre question et à la poser littéralement par le moyen d'un journaliste, jouez le !)

Le formulaire[quote][b]Nom de la Nation : [/b]
[b]Nom officiel de la nation : [i][/b](c'est plus rapide pour moi de répondre)[/i]
[b]Type de régime : [/b] [i] (vous pouvez donner votre régime précis mais n'oubliez pas d'en indiquer aussi la famille d'idée)[/i]
[b]Titre du Journal :[/b]
[b]Orientation idéologique du Journal :[/b] [i](quelle est sa ligne éditoriale ?)[/i]
[b]Statut et influence du journal :[/b] [i](Ce journal est-il indépendant ? Est il influent ? En général l'influence s'estime selon le tirage)[/i]

[b]Question : [/b] [i](la question peut bien entendu être lapidaire et presque extra diégétique, mais je vous invite à illustrer et narrer votre question et à la poser littéralement par le moyen d'un journaliste, jouez le !)[/i]
[/quote]

Liste des questions posées et de leur réponse
modèle Nom du Pays : [url=lien]Question en une ligne[/url] ----> [url=lien]Réponse[/url]

Finejourie : Questions de Mlle Elina Morvane ----> La Réponse
4378
Nom de la Nation : Finejouri
Nom officiel de la nation : Royaume de Finejouri
Type de régime : Monarchie constitutionnelle
Titre du Journal : Globe Investigations
Orientation idéologique du Journal : Globe Investigations documente les marges du monde par des reportages de terrain rigoureux, indépendants et sans concession, là où les États se délitent et où l’information disparaît.
Statut et influence du journal : Jeune journal indépendant

Question : Le pourquoi du comment Pour Élina Morvane, le choix du Dakora comme premier reportage ne relève ni du hasard ni du sensationnalisme. À la sortie de l’école, alors que beaucoup de jeunes journalistes cherchent un terrain visible, stable et médiatiquement porteur, elle décide au contraire de commencer par un territoire que presque plus personne ne considère comme un pays. Le Dakora n’a ni gouvernement reconnu, ni diplomatie, ni capitale fonctionnelle, mais il est pourtant présent dans de nombreux rapports confidentiels, dans les discours sécuritaires régionaux et dans les communications feutrées de certaines multinationales. Ce paradoxe, celui d’un État officiellement mort mais constamment évoqué sans jamais être expliqué, devient pour elle une évidence, si elle veut incarner un journalisme mondial sérieux, elle doit commencer là où l’information est fragmentée, dangereuse et volontairement brouillée. Son premier reportage sera donc une tentative de comprendre non pas comment fonctionne un pays, mais comment un pays cesse d’exister tout en continuant d’influencer le monde.
À son arrivée aux abords du Dakora, le reportage s’ouvre sur un territoire qui ne ressemble plus à une nation mais à une zone de catastrophe permanente. Le paysage est dominé par des ruines à perte de vue, des infrastructures effondrées, des villes fantômes noyées dans un brouillard verdâtre dont l’origine exacte reste incertaine. L’air lui-même semble hostile, saturé de particules toxiques, et la frontière n’est pas matérialisée par des postes douaniers classiques mais par des camps retranchés, des panneaux d’avertissement NRBC et des procédures sanitaires lourdes. Le Dakora n’accueille pas, il tolère à peine la présence humaine. La majeure partie du territoire est vide, non pas parce qu’il est inhabitable au sens strict, mais parce que toute installation durable y conduit à une attrition lente et inexpliquée. Ici, la géographie est une arme, et le Wasterland apparaît comme la véritable autorité souveraine. Les seules forces organisées visibles sont fragmentées et méfiantes les unes envers les autres. À la périphérie, les miliciens makotans maintiennent des camps fortifiés, officiellement dans une logique d’occupation et de stabilisation, mais en réalité cantonnés à une présence défensive, marquée par des pertes élevées et une peur palpable du territoire intérieur. Plus loin, invisibles depuis la surface, les clans punks contrôlent les ruines de Dakoraville et les réseaux souterrains, survivant dans une violence permanente, sans structure centrale mais avec des figures d’autorité informelles. Enfin, sous terre, Parapluvie Inc. maintient quelques abris hyper-sécurisés, îlots de propreté et de technologie avancée au milieu du chaos, revendiquant un rôle d’administration civile sans en avoir réellement les moyens. Aucun de ces acteurs ne contrôle le Dakora dans son ensemble, et aucun ne peut prétendre dire toute la vérité sur ce qui s’y passe réellement.

Carte de presse avec ça photocarte de presse
C’est dans ce contexte qu’Élina entame son premier entretien officiel,

Elina se leva et prit la parole. Son manque d'expérience sur le terrain se fit sentir, mais elle ne se laisse pas abattre face à ces hommes:

- Ma première question colonel Albert Blondin porte sur la nature même de votre présence ici. Officiellement, les forces makotanes sont engagées au Dakora dans une logique d’occupation et de stabilisation, pourtant, plus de trente ans après l’effondrement du pays, la capitale reste inaccessible et l’essentiel du territoire échappe à tout contrôle durable. Comment définiriez-vous aujourd’hui, avec vos mots, la mission réelle de vos hommes au Dakora, et comment a-t-elle évolué depuis les premières opérations ?

- Ma seconde question est la suivant colonel. Vos troupes sont actuellement cantonnées à des camps retranchés situés en périphérie du territoire, sans présence permanente au cœur des ruines de Dakoraville. Est-ce un choix délibéré de votre commandement, ou la conséquence de contraintes opérationnelles que vous ne parvenez pas à surmonter à ce stade ?

- Ma troisième question aborde la présence de Parapluvie Inc. En effet Parapluivie Inc revendique une administration civile et militaire du Dakora tout en ne contrôlant qu’une partie très limitée du territoire et cela suscite de nombreuses interrogations à l’international. Comment les forces makotanes perçoivent-elles cette corporation ?

- Enfin, si vous deviez vous adresser directement à l’opinion publique internationale, qui observe la situation du Dakora avec une fascination mêlée d’inquiétude, quel message souhaiteriez-vous faire passer sur la réalité du terrain, au-delà des images de ruines, de brouillard toxique et de pertes humaines ?
Réponse du Colonel Albert Blondin à Mlle Mornave pour le Globes Investigation de Finejourie
photographie, salle de presse des années 40, noir et blanc, avec un drapeau  au dessus de l'estrade (c'est celui du Dakora) , un homme est à l'estrade en uniforme de colonel américain des années 50


« Mademoiselle, nous sommes très honorés de constater l’intérêt que votre journal porte à notre pays et nous espérons que vous saurez faire bon usage de nos réponses en apportant à vos compatriotes une image exacte du Dakora que nous rebâtissons patiemment et avec détermination…

Je vais répondre à toutes vos questions. Vous commencez par nous mettre face à nos contradictions ; permettez-moi de reformuler et de développer votre première question : pourquoi ne sommes-nous pas encore à Dakoraville ? Pourquoi, alors que trente ans ou presque se sont écoulés, n’y a-t-il toujours pas d’ordre public au Dakora ? Avons-nous changé d’objectif ? Eh bien non, mademoiselle, pas le moins du monde. L’État du Dakora n’entame sa glorieuse mais difficile résurrection que depuis deux ans, grâce — notamment — à la générosité du Makota et des ses acteurs et au courage de ses volontaires et de ses colons. En deux années, ce ne sont pas moins de 73 461 km² que nous avons reconquis sur le Wasterland. Qui peut se vanter d'une telle prouesse ? Et contre un tel ennemi, qui plus est ? Et si, certes, nous ne contrôlons pas parfaitement l'ensemble de nos territoires et que nous nous trouvons actuellement dans l’incapacité temporaire de reprendre notre capitale, ce n’est qu’une question de temps avant que nous trouvions une solution à ce problème. Cinq ans peut-être, dix ans tout au plus et notre pays sera intégralement recouvré dans ses frontières des années 90. En réalité, rien ne presse : nous avons déjà énormément à faire avec les territoires que nous avons réinvestis. L’État du Dakora doit prendre le temps de renaître ; la conquête territoriale ne fait pas tout. En ce sens, oui, notre manière de voir les choses a évolué.

Cela nous amène à votre seconde question, mademoiselle, à savoir pourquoi nous ne nous sommes pas encore projetés à Dakoraville et pourquoi nous n’y avons pas établi de forteresses. Serions-nous incapables de nous projeter dans la capitale ? La réponse est simple : nos moyens sont effectivement limités et nos besoins demeurent considérables. À l’heure actuelle, nous avons fait le choix de nous renforcer, d’améliorer nos bases et de raffermir nos positions. Mais vous le verrez, nous reprendrons notre capitale. Nous le ferons lorsque nous nous sentirons prêts, dans le cadre d’une vaste opération mûrement réfléchie et parfaitement orchestrée, et non par une série de petits coups de main dangereux et à l’issue incertaine.

En ce qui concerne votre troisième question, c’est-à-dire notre positionnement vis-à-vis de la Parapluvie, je n’irai pas par quatre chemins. Pour nous, l’entité « Parapluvie » n’est rien d’autre qu’un groupe de hors-la-loi et de terroristes disposant de hautes technologies dangereuses. Ils ont clairement manifesté le désir de s’affranchir de notre autorité. Or l’Administration militaire est le Dakora : nous, et nous seuls, sommes le Dakora ! La Parapluvie est donc un groupe rebelle et, en son temps, il lui faudra choisir entre la soumission et l’acceptation pleine et entière des conséquences de sa rébellion. Mlle Dispensier aura, j’en suis certain, le plaisir de goûter aux charmes de notre toute nouvelle prison pour femmes, si, naturellement, le jury populaire qui la jugera ne lui offre pas les honneurs de la corde… Pour le dire clairement : nous attendons la soumission de la Parapluvie et la remise du contrôle de ses abris. Tant que cela ne sera pas le cas, nous les considérerons pour ce qu’ils sont, à savoir de dangereux rebelles et d'odieux séparatistes et brigands.

Enfin, pour répondre à votre dernière question, c'est à dire si j’avais un message à adresser à la communauté internationale par votre intermédiaire — et il se trouve que j’en ai un —, ce serait le suivant : Que tout le monde sache que le Dakora sera bientôt de retour dans le concert des nations. Personne ne pourra empêcher le gouvernement du Dakora de rétablir l’ordre et sa souveraineté. Tandis que nous parlons, plus de trois cent mille nouveaux colons venus du Makota s’installent déjà dans nos territoires ; bientôt, ils travailleront d’arrache-pied et sans faiblir pour revivifier cette terre. Bientôt, oui, le Dakora redeviendra une puissance majeure. C’est en tout cas pour cela que nous œuvrons, et nous y parviendrons. Que Dieu bénisse le Dakora. Merci, mademoiselle, pour vos questions. »
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