05/01/2020
23:54:54
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[Salle de Presse] Posez vos question à ZED, le Grand Punk, et apportez de la bière !

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Un titre en style de graffiti noir , en longueur et sur une ligne, moche et cradingue  et il est écrit : "Salle de Presse de ZED", fond transparent


photographie, réaliste, noir et blanc, une salle de cinéma délabrée du Wasterland servant de salle de presse, il y a des bières partout. et une femme punk fume à coté d'un punk qui est à un pupitre devant l'écran de cinéma et qui bois de la bière, sont face au public et l'homme est derrière le pupitre.  pas de regard caméra, il y a une banderole marquée "KRADOCS" au mur.  et dans les fauteuils de la salle de cinéma  il y a des journalistes normaux de nos jours dans la pièce.  photographie au format paysage.

Fonctionnement de ce sujet
C’est ici que vos journalistes peuvent poser, en votre nom, leurs questions à ZED, le Grand Punk, chef du clan des Kradoks et, par extension, chef de l’ensemble des punks. Il est fortement recommandé d’apporter de la bière : à défaut, quelques cigarettes peuvent également aider, sans quoi il est tout à fait possible que l’on n’autorise pas votre journaliste à poser la moindre question. ZED est un despote ; il règne sans partage sur le territoire des punks et ne paraît pas plus équilibré que les autres chefs — il est simplement le plus fort. Il est donc impératif que vos journalistes fassent très attention aux questions qu’ils posent, surtout si elles risquent de contrarier le Grand Punk. Qu’ils gardent aussi un œil sur son état d’ébriété qui augmente en permanence au rythme des bières enfilées et des canettes écrasées : il ne sert à rien de l’interroger lorsqu’il est trop saoul, car outre qu'il ne risque pas de donner une réponse pertinente, il y a un risque réel qu’il considère la question comme une insulte.
Formulaire de question
Nom de la Nation :
Nom officiel de la nation : (c'est plus rapide pour moi de répondre)
Type de régime : (vous pouvez donner votre régime précis mais n'oubliez pas d'en indiquer aussi la famille d'idée)
Titre du Journal :
Orientation idéologique du Journal : (quelle est sa ligne éditoriale ?)
Statut et influence du journal : (Ce journal est-il indépendant ? Est il influent ? En général l'influence s'estime selon le tirage)

Question : (la question peut bien entendu être lapidaire et presque extra diégétique, mais je vous invite à illustrer et narrer votre question et à la poser littéralement par le moyen d'un journaliste, jouez le !)

Le formulaire[quote][b]Nom de la Nation : [/b]
[b]Nom officiel de la nation : [i][/b](c'est plus rapide pour moi de répondre)[/i]
[b]Type de régime : [/b] [i] (vous pouvez donner votre régime précis mais n'oubliez pas d'en indiquer aussi la famille d'idée)[/i]
[b]Titre du Journal :[/b]
[b]Orientation idéologique du Journal :[/b] [i](quelle est sa ligne éditoriale ?)[/i]
[b]Statut et influence du journal :[/b] [i](Ce journal est-il indépendant ? Est il influent ? En général l'influence s'estime selon le tirage)[/i]

[b]Question : [/b] [i](la question peut bien entendu être lapidaire et presque extra diégétique, mais je vous invite à illustrer et narrer votre question et à la poser littéralement par le moyen d'un journaliste, jouez le !)[/i]
[/quote]

Liste des questions posées et de leur réponse
modèle Nom du Pays : [url=lien]Question en une ligne[/url] ----> [url=lien]Réponse[/url]

Makota : Quelles perspectives d’avenir pour le Punkland ? Et comment vous positionnez-vous vis à vis de la République du Dakora ? --> Réponse
Makota : Quid du traité d'union de la Parapluvie et de la République du Dakora ? --> Réponse
1924
Nom de la Nation : Makota
Nom officiel de la nation : République du Makota
Type de régime : République oligarchique
Titre du Journal : Les Nouvelles du Makota
Orientation idéologique du Journal : Centre droit (selon les standards makotans)
Statut et influence du journal : Principal titre national

Photographie de Mlle Barbier, journaliste, posant sa question

Question :

Mlle Ambre Barbier, mi-courtisane mi-pigiste — et en réalité surtout courtisane — n’avait absolument aucune envie de se trouver là. La salle de presse, ancienne salle de cinéma imprégnée d’urine et de moisissure, la répugnait profondemment. Elle craignait surtout de salir ou de déchirer sa toilette, de loin le plus précieux de ses biens et le plus indispensable à son travail, quelle que soit la casquette qu’elle portait, que ce soit celle de courtisane ou celle de journaliste (façon de parler, car le port de la casquette ne s’accordait guère avec le maintien des papillotes makotanes). Mais elle n’avait pas le choix. Si elle voulait sortir du demi-monde et s’élever dans la presse — milieu socialement médiocre, certes, mais infiniment plus respectable que la courtisanerie —, elle devait accepter les tâches que personne ne voulait faire.

Cela aurait pu être un entretien avec la dictatrice loduarienne, la visite d’une usine mésovarlde toxique et insalubre ou même une scène de cannibalisme icamienne à couvrir avec une approche anthropologique. Au lieu de quoi, elle se retrouvait à poireauter, un pack bière à la main pour payer les punks, dans une salle qui sentait la pisse et le désespoir, attendant son tour pour poser une question, probablement ne pas comprendre la réponse et tenter d’en tirer quelque chose malgré tout pour l'édition du lendemain. Peut-être péchait-elle par excès d’optimisme, mais elle se persuadait qu’elle n’était finalement pas si mal lotie. Elle se leva donc et demanda la parole en agitant les bières. Quand elle parvint à placer une question entre deux propos incohérents du Grand Punk — déjà passablement ivre et affalé derrière son pupitre —, elle s’exprima d’une voix claire et volontairement simple :

« Monsieur le Despote, quelles perspectives d’avenir envisagez-vous pour le Punkland ? Et comment vous positionnez-vous vis à vis de l’Administration Militaire, qui se prétend être la République du Dakora ? »
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Réponse à la Question de la journaliste du Makota

Zed en conférence, sur l'estrade ruinée de la vieille salle de cinéma délabrée qui lui sert de salle de presse. Il est entouré des quelques femmes Kradocs armées. Zed est saoul.

Zed, en sa qualité de chef des Kradocs et donc de Grand Punk et Despote de tout le Punkland, posait fièrement avec son escorte personnelle, composée de quatre de ses plus fidèles (et plus belles) gardes du corps — toutes des Kradocs d’adoption, offertes par les autres clans en signe de soumission et de déférence pour celui qui les avait tous vaincus. Il lui fallu quelques instants pour comprendre la question, pourtant volontairement simple, que lui avait posée Mlle Ambre Barbier et pour écarter l'hypothèse toujours tentante qu'il s'agissait d'une insulte, hypothése la première qui lui venait en tête chaque fois qu'il peinait à comprendre une question du fait qu'il se trouvait sous l'emprise de substances psychoactives (ce qui était plus ou moins toujours le cas) . Le Despote se la fit d’ailleurs répéter plusieurs fois, demandant qu'on la reformule, le tout naturellement entrecoupé de jurons, propos incohérents et rasades généreuses de bière, avant de parvenir enfin à comprendre ce que l'on attendait de lui. Puis, après un long silence, il ouvrit la bouche et lâcha d’une voix pâteuse :
« D’avenir ? Haaaa… pas d’avenir, ma chérie. Ici, on vit au jour le jour. Enfin… sauf la nuit, où on vit la nuit la nuit. Tu piges ce que dit ? On boit, on mange un peu de temps en temps, on se défonce tout le temps… Entre deux, on fait des trucs chamaniques et on est encore complètement défoncés… Les trucs shamaniques, ça se fait en étant défoncés sinon ça marche pas et on s'emmerde. Ça laisse pas tellement de place à l’avenir tout ça. Et puis maintenant que j’ai flingué les clans rivaux, je peux même plus faire de conquêtes. C’est cool, les conquêtes, c'est sympa, on peut faire des captifs, bruler des trucs, et il y a la gloire, mais c’est fini tout ça. C'est plié. Maintenant quand je dis à un chef : “T’es mal barré, mec, fais ça ou je t’explose”, le type, tu sais quoi ? Eh bin, il fait ce que je demande. J'ai dézingué tous les zinzins aussi. Bref… on s’emmerde, alors on boit. Pas d’avenir, chérie. Et pour l’Administration ? On les emmerde. Dakoraville, c’est à nous. C’est le Punkland. On leur donne rien, et ils ont vraiment pas intérêt à pointer leurs sales tronches de vachers makotans par ici. Enfin… je dis pas que tous les makotans ont une sale tronche de vacher makotan. C’est pas ton cas, chérie. Mais en même temps, t’es pas un vacher makotan. Voilà. Où est la bière ? »
Nom de la Nation : Makota
Nom officiel de la nation : République du Makota
Type de régime : République oligarchique
Titre du Journal : Les Nouvelles du Makota
Orientation idéologique du Journal : Centre droit (selon les standards makotans)
Statut et influence du journal : Principal titre national

Photographie de Mlle Barbier, journaliste, posant sa question

Question :

Mlle Ambre Barbier était de retour après seulement quelques jours d’absence. Elle espérait sincèrement que son premier passage dans ce pays odieux qu’elle haïssait, et dont elle avait prié pour qu’il fût le seul, lui aurait ouvert quelques portes. Celles dont elle avait tant besoin pour quitter une fois pour toutes le monde de la courtisanerie et rejoindre celui, bien plus porteur et valorisant, du journalisme. Hélas, si on l’avait félicitée pour son expédition auprès du Despote, on ne semblait toujours pas disposé à lui confier autre chose. C’est donc bien malgré elle qu’elle retournait dans ce cinéma ruiné pour se plonger à nouveau dans le chaos et la saleté de cette salle de presse qui sentait, comme nous l’avons déjà dit, bien davantage l’urine que l’encre.

Seul point positif : ce n’était plus une première pour elle. Le fait d’avoir déjà parlé à Zed lui conférait une assurance que les autres journalistes présents dans la salle n’avaient pas. Certains avaient même négligé d'amener de la bière, les imbéciles ! Elle se demandait tout de même, si l’on continuait à ne rien lui proposer de mieux, s’il ne vaudrait pas mieux qu’elle reprenne la courtisanerie à plein à Sainte-Régine. Celle-ci présentait bien des misères, mais au moins les choses y étaient belles et sentaient bon. Armée d’un pack de bière tout neuf, elle prit la parole et, comme la dernière fois, simplifia au maximum sa question pour être bien comprise du Despote et éviter que ce débris n’interprète ses mots comme une insulte.

« Monsieur le Despote, la République du Dakora et la Corporation Parapluvie viennent de signer un important traité qui les lie l’une à l’autre dans le cadre de ce qui ressemble beaucoup à une alliance contre le Wasteland. Pensez-vous que le Punkland soit en danger ? Que pensez-vous de ce traité ? »
Réponse à la Question de la journaliste du Makota

Zed en conférence, sur l'estrade ruinée de la vieille salle de cinéma délabrée qui lui sert de salle de presse. Il est entouré des quelques femmes Kradocs armées. Zed est saoul.

Zed, peut-être plus confus encore qu’il ne l’était lors de la dernière session de questions — sans doute avait-il mêlé la drogue dure à l’alcool comme le font fréquemment les citoyens du Punkland —, tenait difficilement sur ses pieds. Ses bras travaillaient laborieusement à maintenir leur emprise sur le pupitre esquinté afin d’éviter que leur propriétaire ne s’effondre lamentablement sur le sol. Quand cela arrivait — et l’on s’en doute, cela arrivait fréquemment —, il fallait que l’une de ses femmes, les femmes de son clan (car les punks, fait qui n’est pas toujours très connu du monde, pratiquent la mise en commun des femmes dans le cadre clanique), aille le relever, souvent avec l’aide de ses consœurs de clan. Cela impliquait, naturellement, qu’elles soient elles-mêmes en état de le faire, ce qui, on s’en doute, n’était pas toujours le cas.

Quand personne ne pouvait relever le Despote, que le Grand Punk se trouvait donc dans l’incapacité de se redresser, alors, outre la sidération chez les journalistes qui se trouvaient livrés à eux même, il fallait parfois attendre longtemps que le maître des lieux, libéré d'une parti des psychotropes qui empoisonnaient son cerveau, puisse enfin se relever et reprendre sa conférence. Dur métier que celui de grand reporter au Punkland. Cela dit, quand on y réfléchit bien, l’incapacité fréquente des autorités à pouvoir matériellement communiquer était aussi la promesse d’un travail journalistique d'autan allégé. À mettre en balance, sans doute, avec le caractère souvent très abscons — pour ne pas dire incompréhensible — des réponses du Grand Punk, qui nécessitaient la plupart du temps pas mal d’interprétation personnelle de la part du journaliste interrogateur. Mais, ici, on l’a dit, Zed tenait encore son pupitre. Il était donc possible de le voir répondre à la question qui lui était posée :

« Tu as raison, machine, enfin Jacqueline ... Enfin, journaliste, peu importe ton nom, j'men fous. J'vais t'appeler Jacqueline, c'était le nom de ma mère, c'est un nom bien de chez nous. Il est a chier. Je sais pas ce que les Corpo et les vachers font ensembles mais ça sent mauvais pour le Punkland. Après moi, j'm'emmerde alors je serais pas contre descendre quelques vachers. Ils croivent que c'est parce qu'ils sont plus qu'ils sont les plus fort ... (rot)... mais ils sont pas du Wasteland les uns comme les autres. Les vachers ils viennent de la vallée du Makota, donc leur truc c'est les vaches, et des vaches ici on en a pas ... Et les Corpo, ils vivent pas non plus dans le Wasteland, ils vivent en dessous, ils ne savent pas ce que c'est de fuir le Smog et de se planquer comme un rat quand ce putain de nuage vient te bouffer le cerveau et que les raiders en profitent pour te massacrer ou te bouffer, ou les deux ensemble. Ces types, ils me font pas peur, j'ai connu pire, pour moi c'est une bande de puceaux ... De pucelles mêmes. Un raider me fait plus peur que cent de ces types. Bref, on les défonce. Le Punkland c'est à nous, et quand je dis nous je veux dire moi. Voila. Merci machine, tu peux poser la bière là. Au suivant. »
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