25/11/2018
14:20:57
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[Salle de Presse] Posez vos questions à la PDG de la Parapluvie Inc.

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vieux pc écran noir texte blanc vue de face et sans éclairage extérieur, il est écrit sur une ligne : "Salle de Presse de la Parapluvie Inc", plein écran sur l'écran, pas de reflets,  il n'y a que l'écran, plein cadre sur l'écran. Surtout pas de reflet ou de jeu de lumière
Une femme rousse en habit d'homme et aux cheveux courts à la garçonne est assise à son bureau et sourit, elle est à un bureau élégant surmonté du symbole de la Parapluvie Inc  dans une salle de presse avec des chaises alignées sur lesquelles il y a  des journalistes vus de dos.

Fonctionnement de ce sujet
C’est ici que vous pouvez poser vos questions à la Parapluvie Inc. Comme vous le savez certainement, la Parapluvie Inc., bien qu’initialement simple société de droit privé (malgré tout à la capitalisation et à l'influence considérable), a profité de la destruction de l’État du Dakora (le 9 mai 1990) pour se constituer en État à part entière et s'affranchir de toutes autres autorités que la sienne. Concrètement, elle administre des abris et leurs zones d’influence — parfois ces zones ne dépassent guère les abords immédiats d’un complexe souterrain — mais elle n’en exerce pas moins l’ensemble des compétences que l’on attribue habituellement à une autorité souveraine. Vos journalistes peuvent donc poser toutes les questions qu’ils souhaitent. Cependant, encore faut-il pouvoir accéder à la Salle de Presse, située dans un abri souterrain au cœur du Wasterland. Il existe bien un porte-parole, mais en pratique, c’est le PDG de la Parapluvie Inc. elle-même qui répond aux questions : Mlle Antoinette Dispensier.
Formulaire de question
Nom de la Nation :
Nom officiel de la nation : (c'est plus rapide pour moi de répondre)
Type de régime : (vous pouvez donner votre régime précis mais n'oubliez pas d'en indiquer aussi la famille d'idée)
Titre du Journal :
Orientation idéologique du Journal : (quelle est sa ligne éditoriale ?)
Statut et influence du journal : (Ce journal est-il indépendant ? Est il influent ? En général l'influence s'estime selon le tirage)

Question : (la question peut bien entendu être lapidaire et presque extra diégétique, mais je vous invite à illustrer et narrer votre question et à la poser littéralement par le moyen d'un journaliste, jouez le !)

Le formulaire[quote][b]Nom de la Nation : [/b]
[b]Nom officiel de la nation : [i][/b](c'est plus rapide pour moi de répondre)[/i]
[b]Type de régime : [/b] [i] (vous pouvez donner votre régime précis mais n'oubliez pas d'en indiquer aussi la famille d'idée)[/i]
[b]Titre du Journal :[/b]
[b]Orientation idéologique du Journal :[/b] [i](quelle est sa ligne éditoriale ?)[/i]
[b]Statut et influence du journal :[/b] [i](Ce journal est-il indépendant ? Est il influent ? En général l'influence s'estime selon le tirage)[/i]

[b]Question : [/b] [i](la question peut bien entendu être lapidaire et presque extra diégétique, mais je vous invite à illustrer et narrer votre question et à la poser littéralement par le moyen d'un journaliste, jouez le !)[/i]
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Liste des questions posées et de leur réponse
modèle Nom du Pays : [url=lien]Question en une ligne[/url] ----> [url=lien]Réponse[/url]
Finejouri : Plusieurs questions générales sur la situation géopolitique ----> Réponse
Nom de la Nation : Finejouri
Nom officiel de la nation : Royaume de Finejouri
Type de régime : Monarchie constitutionnelle
Titre du Journal : Globe Investigations
Orientation idéologique du Journal : Globe Investigations documente les marges du monde par des reportages de terrain rigoureux, indépendants et sans concession, là où les États se délitent et où l’information disparaît.
Statut et influence du journal : Jeune journal indépendant

Question : Le pourquoi du comment Pour Élina Morvane, le choix du Dakora comme premier reportage ne relève ni du hasard ni du sensationnalisme. À la sortie de l’école, alors que beaucoup de jeunes journalistes cherchent un terrain visible, stable et médiatiquement porteur, elle décide au contraire de commencer par un territoire que presque plus personne ne considère comme un pays. Le Dakora n’a ni gouvernement reconnu, ni diplomatie, ni capitale fonctionnelle, mais il est pourtant présent dans de nombreux rapports confidentiels, dans les discours sécuritaires régionaux et dans les communications feutrées de certaines multinationales. Ce paradoxe, celui d’un État officiellement mort mais constamment évoqué sans jamais être expliqué, devient pour elle une évidence, si elle veut incarner un journalisme mondial sérieux, elle doit commencer là où l’information est fragmentée, dangereuse et volontairement brouillée. Son premier reportage sera donc une tentative de comprendre non pas comment fonctionne un pays, mais comment un pays cesse d’exister tout en continuant d’influencer le monde.
À son arrivée aux abords du Dakora, le reportage s’ouvre sur un territoire qui ne ressemble plus à une nation mais à une zone de catastrophe permanente. Le paysage est dominé par des ruines à perte de vue, des infrastructures effondrées, des villes fantômes noyées dans un brouillard verdâtre dont l’origine exacte reste incertaine. L’air lui-même semble hostile, saturé de particules toxiques, et la frontière n’est pas matérialisée par des postes douaniers classiques mais par des camps retranchés, des panneaux d’avertissement NRBC et des procédures sanitaires lourdes. Le Dakora n’accueille pas, il tolère à peine la présence humaine. La majeure partie du territoire est vide, non pas parce qu’il est inhabitable au sens strict, mais parce que toute installation durable y conduit à une attrition lente et inexpliquée. Ici, la géographie est une arme, et le Wasterland apparaît comme la véritable autorité souveraine. Les seules forces organisées visibles sont fragmentées et méfiantes les unes envers les autres. À la périphérie, les miliciens makotans maintiennent des camps fortifiés, officiellement dans une logique d’occupation et de stabilisation, mais en réalité cantonnés à une présence défensive, marquée par des pertes élevées et une peur palpable du territoire intérieur. Plus loin, invisibles depuis la surface, les clans punks contrôlent les ruines de Dakoraville et les réseaux souterrains, survivant dans une violence permanente, sans structure centrale mais avec des figures d’autorité informelles. Enfin, sous terre, Parapluvie Inc. maintient quelques abris hyper-sécurisés, îlots de propreté et de technologie avancée au milieu du chaos, revendiquant un rôle d’administration civile sans en avoir réellement les moyens. Aucun de ces acteurs ne contrôle le Dakora dans son ensemble, et aucun ne peut prétendre dire toute la vérité sur ce qui s’y passe réellement.

Carte de presse avec ça photocarte de presse
C’est dans ce contexte qu’Élina entame son deuxièmes entretiens officiels,

Elina se leva et prit la parole. Son manque d'expérience sur le terrain se fit sentir, mais elle ne se laisse pas abattre:

Merci de me recevoir dans cette salle de presse, dans un contexte particulièrement sensible pour votre entreprise. La Parapluvie Inc. a récemment refait surface sur la scène internationale après près de trente années d’isolement quasi total au Dakora, et l’actualité montre aujourd’hui une activité diplomatique et économique accrue, notamment en direction de Cramoisie. Avant d’entrer dans le détail, comment la Parapluvie définit-elle cette nouvelle phase de communication avec le monde extérieur ?

Le général Jean Lye a qualifié à la suite d'une de mes questions que la Parapluvie Inc. est un groupe rebelle et terroriste, affirmant que l’administration militaire makotane était la seule autorité légitime du Dakora. Quelle est la position officielle de la Parapluvie face à ces accusations, et comment souhaitez-vous que la communauté internationale les interprète ?

Le Makota affirme également que la reconstruction du Dakora est en cours sous son impulsion, avec une reconquête territoriale progressive et l’installation massive de colons. De votre point de vue, quelle est la réalité de la situation sur le terrain, et comment la Parapluvie Inc. évalue-t-elle l’impact de cette présence militaire sur la stabilité, la sécurité et l’avenir du territoire ?

Enfin, face aux menaces explicites formulées par le commandement makotan et aux inquiétudes exprimées par plusieurs États, quel message la Parapluvie Inc. souhaite-t-elle adresser à la communauté internationale quant à ses intentions réelles, ses lignes rouges, et sa vision de l’avenir du Dakora ?
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Réponse à Mlle Elina Mornave pour le Globe Investigation (Finejouri)

Une femme rousse en habit d'homme et aux cheveux courts à la garçonne est assise à son bureau et sourit, elle est à un bureau élégant surmonté du symbole de la Parapluvie Inc  dans une salle de presse avec des chaises alignées sur lesquelles il y a  des journalistes vus de dos.
Avant toute chose, permettez-moi, mademoiselle, de saluer votre courage. Ce n’est pas tous les jours que nous voyons des personnes de couleur pénétrer dans nos installations pour y faire autre chose que le ménage, le service de table ou le service de chambre. Et bien que nous estimions que vos faibles facultés affarroïdes soient fort mal employées dans le journalisme, vous pourrez néanmoins témoigner qu’ici, vous êtes traitée correctement et qu’aucun mal ne vous est fait. De toute façon, je présume que si vos autorités ont fait de vous une journaliste, c’est qu’elles ont perçu que votre quotient intellectuel devait correspondre à celui d’une euryzoïde moyenne. C’est rare, mais cela arrive parfois ! En tout état de cause, sachez que la clinique de l’abri n°001 — l’abri dans lequel nous nous trouvons actuellement — se fera un plaisir de vous ligaturer les trompes gracieusement, si vous le désirez, cela ne vous empêchera nullement de porter un embryon d'homme supérieur, lequel vous sera évidemment implanté tout aussi gracieusement . Inutile de nous remercier car n’oublions pas que ce sont les petits gestes qui permettront l’avènement du Surhomme.

À présent, je vais répondre à vos questions. Oui, en effet, vous avez raison : la Parapluvie est longtemps demeurée repliée sur elle-même, travaillant en vase clos à la réalisation de sa raison sociale — l’avènement du Surhomme. Mais les temps ont changé. Le Smog s’est considérablement affaibli ces dernières années et, aujourd'hui, il n’est plus aussi difficile de circuler dans le Wasterland ni de communiquer avec le monde extérieur. Je me souviens que quand j'étais enfant, il n'était absolument pas possible de sortir des abris et jusqu'à mes vingt ans, je ne pouvais voir le Dakora qu'à travers les caméras gyroscopiques de l'abri... Aujourd'hui ce n'est plus le cas, le Smog se retire progressivement. C’est à cet affaiblissement que nous devons la possibilité de reprendre une activité normale, c’est-à-dire ouverte vers l’extérieur. Nous pouvons désormais rechercher des partenaires afin de mener à bien notre mission philanthropique de réalisation de l’homme supérieur. C’est dans cet esprit que je me suis rendue en Cramoisie pour rencontrer l’excellent M. Printempérie, et c’est également pour cette raison que Mlle Améthyste Pascale, industrielle makotane, a tenu à investir dans notre entreprise. Que ce soit la République actionnariale de Cramoisie ou la Compagnie Pascale au Makota, toutes deux peuvent se révéler des alliées utiles.

En ce qui concerne le général Lye et son Administration militaire, sachez que nous les tenons pour ce qu’ils sont : des Makotans. Être makotan n’a rien qui doive faire rougir, surtout que, contrairement à vous, mademoiselle, la plupart d’entre eux présentent un phénotype tout à fait excellent et prometteur. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’ils sont nos cousins. J’irai même jusqu’à dire que la sous-race makotane est supérieure à la sous-race dakorane. La faute en revient au métissage organisé par les derniers gouvernements du Dakora — un choix lamentable, justifié par une vile âpreté au gain typiquement libérale-libertaire. Les Makotans, eux, sont peut-être plus arriérés, mais leur génétique demeure bien meilleure. De braves et estimables gens…

Quoi qu’il en soit, les Makotans de l’Administration militaire n’ont rien à faire au Dakora dont ils ne sont assurément pas le gouvernement légitime. Pour notre part, nous disposons d’actes de propriété pour l’ensemble de nos installations, y compris celles qui se trouvent actuellement sous leur contrôle dans la plus totale illégalité. À ce titre, nous sommes fondés à les considérer comme des voleurs et des envahisseurs. Il est navrant d’avoir maille à partir avec des individus si bien dotés génétiquement… Mais nous récusons formellement toute qualification de terroristes à notre encontre. Nous n’avons jamais commis le moindre attentat et sommes résolument opposés à tout acte de violence, à l’exception de ceux strictement nécessaires à notre défense ou à celle de nos biens et intérêts légitimes.

Pour répondre à votre troisième question, c’est-à-dire notre position quant à l’impact de cette administration étrangère sur le pays, notre ligne est simple : la Parapluvie Inc. défendra ses propriétés et ne reconnaît pas les occupants makotans comme représentants légitimes de l’État du Dakora, lequel est mort et enterré. Nous ne doutons pas que ces messieurs tireront un honnête profit de l’exploitation de la métropole de Fort-Aleutien, ni que les autres territoires du Nord aient vocation à être colonisés. Mais les terres que nous occupons sont les nôtres, et nous ne les leur concéderons pas. A défaut de gouvernement authentiquement Dakoran, nous nous considérons comme ne relevant que de nous même. Si encore, ils avaient eut la délicatesse de prendre quelques parts dans notre entreprise ...

En ce qui concerne leur démarche de colonisation — c’était l’une de vos questions — elle pourrait bien porter ses fruits, à condition toutefois que le Smog ne décide pas de se renforcer soudainement, ce qui ne peut être exclu puisque, je vous le rappelle, nous en ignorant toujours l'origine et le carburant. Pour notre part, nous sommes prêts à négocier avec eux. Notre seule ligne rouge réside dans le respect absolu de nos installations. Un accord d’opérations conjointes visant à reprendre Dakoraville, la capitale du Dakora actuellement aux mains des punks, serait de nature à nous avantager mutuellement. Il se trouve que nous y possédons certaines installations que nous souhaiterions récupérer. Vous le voyez : nous ne sommes pas hostiles à certains arrangements et ne tenons aucune position géopolitique de principe.

Votre dernière question porte sur notre message au monde. Je vous remercie de me l’avoir posée, car elle est, en définitive, la plus importante. Je dirais que la postmodernité dans laquelle nous sommes plongés nous confronte au choix le plus fondamental qui soit : devons-nous accepter toujours plus d’avilissement racial et de rabougrissement anthropologique, jusqu’à régresser évolutivement au rang d’êtres inférieurs ?
Et quand je dis “inférieurs”, j’entends plus inférieurs encore que les affaroïdes — votre race — lesquels représentent, objectivement, la forme la plus vile d’humanité existant actuellement. Ou bien devons-nous saisir les opportunités que nous offre la science afin d’atteindre enfin ce Surhomme qui est là, si proche ? Si proche ... [Voix émue] Tellement proche ... C’est assurément la seconde option qu’il convient de choisir : emprunter le chemin lumineux, héroïque et joyeux vers la surhumanité ! La Parapluvie tend la main à tous ceux qui souhaitent l’accompagner sur cette voie glorieuse.

Merci pour vos questions, mademoiselle.
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