Posté le : 23 déc. 2025 à 20:05:54
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Pays : Grande République de Velsna
Parti représenté : UPR - Les fils de la liberté
Personne représentante : Lucio Campora, chef de la faction sénatoriale de l'UPR.
N° de session : 1
Texte :
Excellences, messieurs, mesdames, mes excellences et amis,
En premier lieu, je tiens Ă remercier nos amis et partenaires du Talaristan, monsieur Yaltan le premier, qui nous a permis de nous retrouver ici, tous ensemble. Nous saluons cette initiative qui revient selon nous Ă une entreprise de salut public, dans un contexte international bien troublĂ© qui a grand besoin du groupe dâintĂ©rĂȘt que nous sommes ici en train de constituer. A l'heure de l'exacerbation des rivalitĂ©s entre nations, Ă lâĂ©mergence de blocs de puissances dont la mĂ©fiance mutuelle ralentit tant les Ă©changes culturels qu'Ă©conomiques, la voix de la grande famille politique libĂ©rale est grandement nĂ©cessaire, et nous nous devons de faire honneur Ă ce qui la compose: la libertĂ© de rĂ©union, d'association, d'expression, d'entreprise de vote et d'existence
...l'interdiction des sydica... attendez, non j'ai raturĂ© ça.... Nous ne devons, dans chacune de nos dĂ©cisions, ne jamais oublier ce qui fait de nous ce que nous sommes: les garants des libertĂ©s sous toutes leurs formes. C'est ce cadre que je me fixe, Ă titre personnel, afin de rĂ©pondre aux deux premiĂšres requĂȘtes de notre hĂŽte, monsieur Aydar Yaltan.
1. En premier lieu, il convient, comme ce dernier l'a proposĂ©, d'Ă©lire un secrĂ©tariat Ă notre organisation, ce dont je suis on ne peut plus d'accord. Nous nous attendons donc Ă ce que cette organisation, mĂȘme si elle nĂ©cessite une reprĂ©sentation Ă©lue, soit dirigĂ©e conformĂ©ment aux principes de notre famille politique, de maniĂšre collĂ©giale, impartiale et transparente.
Ensuite, concernant nos prĂ©fĂ©rences personnelles quant Ă l'identitĂ© de la personne qui prendra Ă sa charge cette lourde responsabilitĂ©, nous estimons qu'il est de notre interĂȘt commun, afin que notre organisation soit la plus reprĂ©sentative possible de nos prioritĂ©s et de la promotion des idĂ©es de libertĂ© dans le monde, que ce dernier soit rattachĂ© Ă une formation politique qui est dĂ©jĂ au pouvoir dans son pays d'origine. Autrement dit, nous, reprĂ©sentants de l'UPR et des fils de la libertĂ©, nous ne pouvons guĂšre prĂ©tendre Ă en prendre la tĂȘte compte tenu de notre situation minoritaire en notre nation, ce dont nous espĂ©rons que cela ne dure guĂšre. Si nous ne nous prononçons pas encore quant Ă l'identitĂ© de notre candidat ayant notre faveur, compte tenu du fait qu'il n'y a pour l'instant qu'une candidature, nous ne voterons pas pour un candidat qui ne correspondrait pas au profil dont nous avons fait la description.
Enfin, nous rejoignons nos voisins teylais sur la nécessité de donner du corps à cette organisation et un sens, en l'occurence dans la promotion des idées libérales au travers du monde. Faire exister cette organisation ne suffit pas, il nous faut également l'équiper des outils nécessaires qui en feront le catalyseur de la diffusion de notre pensée? Nous sommes dons trÚs favorables à la créatio d'un think tank, et d'un investissement massif de l'espace public, tant dans les cercles médiatiques qu'universitaires, dans la limite de nos capacités, bien evidemment.
2. Nous arrivons au point qui suscite nos réserves, à contrario de la premiÚre motion dont nous sommes enthousiastes. En effet, nos compÚres des Royalistes ont souligné avec justesse une observation pertinente, à laquelle j'ajouterai ma réprobation catégorique que je vais prendre le temps de développer, ici avec vous. Je commencerai par les mots suivants: personne n'aime les missionnaires armés, et la seule chose à laquelle cette proclamation aboutira, c'est un élan de sympathie généralisé pour les formations politiques dont nous ferons la condamnation.
Certains d'entre vous ici l'ont comprit, d'autres non. Je ne pense qu'il y là d'entrée un paradoxe total entre notre déclaration d'intention et la motion qui nous est proposée. Il serait fort dommage pour une organisation prÎnant l'expression de toutes les libertés, de condamner et d'encourager à l'interdiction l'intégralité d'une famille politique à l'échelle internationale et sans prendre en compte le contexte dans lequel chacune de ces formations à évolué. Condamner la Loduarie, c'est bien beau, et je crois que tout le monde ici sera d'accord, mais cela signifie t-il que nous devons également condamner le Parti communiste gallouÚsant ? Qui est pourtant une organisation devenue réformiste depuis un demi-siÚcle ? Cela signifie t-il que nous devons condamner le PEV velsnien qui est en train d'adopter les rÚgles du jeu démocratique de notre pays ?
Je prends l'exemple de Velsna, ma citĂ©. La Parti eurycommuniste velsnien compte 200 000 adhĂ©rents, possĂšde plus de 300 siĂšges au SĂ©nat velsnien. Ce dernier aurait pu prendre le pouvoir par la force en 2014, Ă l'occasion des Ă©meutes contre le tyran Scaela. Et ils ne l'ont pas fait. De quoi aurais-je l'air Ă mon retour Ă la maison au moment d'annoncer Ă tous que je condamne l'existence de la deuxiĂšme formation politique la plus importante de mon pays, qui compte pour 30% des suffrages Ă chaque Ă©lection ou presque depuis 2014. Je sais que cela a Ă©tĂ© apparemment trĂšs facile de le faire au Talaristan, mais ce n'est pas sĂ©rieux de reproduire l'exemple Ă Velsna, et cela n'aura pour effet que de marginaliser un peu davantage mon mouvement, alors mĂȘme que nous venons de subir un revers Ă©lectoral. Pour ma part, je voterai contre l'adoption d'une telle motion, car si elle est de bonne volontĂ©, elle n'est guĂšre productive.
Je m'alignerai sur ce sujet sur la position de nos compÚres des Royalistes teylais: ce n'est pas en nous offusquant de leur existence que nous détournerons la jeunesse du projet communiste, mais en proposant une solution alternative viable, accessible et dont le corpus théorique sera aussi solide que le leur. Je préfÚre construire le futur que condamner. J'espÚre que vous comprendrez la position de ma délégation sur le sujet. Je vous laisse la parole.